Rapport Annuel BCC 2019
Rapport Annuel BCC 2019
RAPPORT ANNUEL
2019
Goma
Inongo
Bukavu
MAI-NDOMBE
Kindu
Lodja SUD-KIVU
Bandundu MANIEMA
Uvira
SANKURU
KINSHASA Ilebo
Kenge KWILU Lusambo
KONGO-CENTRAL Kikwit KASAI
Kongolo
Mbanza- Mbuji- Kabinda
Ngungu Kananga
a
Mayi
i
ad
m
a
Kalemie
nd
Bo
LOMAMI
at
Tshikapa
ua
KWANGO KASAI
M
TANGANYIKA
M
CENTRAL
Mwene-Ditu
Kamina
HAUT-LOMAMI Pweto
KASAI-ORIENTAL
LUALABA
Fungurume HAUT-KATANGA
Légende
Kolwezi Likasi
Kinshasa : Siège de la BCC
Direction provinciale Lubumbashi
Agence autonome
Agence Mandataire
Chef lieu non représenté par la BCC Kasumbalesa
Siège social :
563, Boulevard Colonel Tshatshi
B.P. 2697
KINSHASA I
Tél. : +243 81 07 50 340 (Haute Direction)
+243 99 23 20 001 (Direction Générale de la Politique Monétaire
et des Opérations Bancaires)
+243 97 00 44 802 (Direction des Analyses Economiques)
+243 97 00 44 803 (Direction de la Recherche et des Statistiques)
E-mail : info@[Link]
Site Web : http :/[Link]
Directions Provinciales :
Agences autonomes :
Boende, Boma, Bumba, Buta, Gbadolite, Ilebo, Inongo, Isiro, Kalemie, Kamina, Kasumbalesa,
Kikwit, Kongolo, Tshikapa et Zongo.
Gouverneur
Les signes conventionnels et sigles suivants ont été utilisés dans les tableaux sta-
tistiques :
… non disponible
- nul
p provisoire
e estimation
r rectifié
t tonne
tm tonne métrique
m³ mètre cube
DTS (XDR) Droit de Tirage Spécial
USD Dollar des Etats-Unis
CDF Franc Congolais
Cc Centime congolais
Cts Cents
ME Monnaies Etrangères
MN Monnaie Nationale
BCM Banques Créatrices de Monnaie
TMP Taux d’intérêt Moyen Pondéré
IMF Institution de Micro-Finance
PGAI Plate-forme pour la Gestion de l’Aide Internationale
et des Investissements
XAF Franc CFA
BDD Bandundu
BC Bas-Congo
EQ Equateur
KT Katanga
K-OCC Kasaï-Occidental
K-Or Kasaï-Orientale
Kin Kinshasa
MAN Maniema
N-KV Nord-Kivu
S-KV Sud-Kivu
OR Province Orientale
RNB Revenu National Brut
5 4,8
4,6 4,5
4,3
4 3,8 3,7
3,6
3,4 3,4
3,2 3,2 3,1
2,9 2,9
3
2,3 2,4
2,2
2 1,7 1,7
1,4
0
2015 2016 2017 2018 2019
Croissance économique mondiale Pays avancés
Pays Emergents et en développements Afrique subsaharienne
• Etats-Unis
Le rythme de progression du PIB réel a ralenti en 2019, s’établissant à 2,3 % contre
2,9 % en 2018, influencé par les incertitudes liées au commerce, lesquelles ont pesé
négativement sur l’investissement.
Ce niveau de croissance a été tiré par la consommation des ménages et le rebond
des exportations sur fond de la mise en œuvre des politiques macroéconomiques
accommodantes : politique monétaire assouplie et relance budgétaire. En effet, ces
politiques ont contribué à maintenir le chômage à un niveau faible autour de 3,5 %,
considéré généralement comme niveau approchant le plein-emploi.
• Chine
L’activité économique a légèrement ralenti en 2019, plombée principalement par les
tensions commerciales avec les Etats-Unis, et ce, malgré la suspension, en décembre
2019, de la hausse des droits des douanes supplémentaires contre certains produits
en provenance des Etats-Unis, conformément à la « phase I » de l’accord entre les
deux économies. En effet, le taux de croissance du PIB réel de la Chine s’est établi
à 6,1 % au cours de l’année sous examen contre 6,6 % en 2018.
Il sied de relever que l’économie chinoise se trouve dans une situation de
ralentissement structurel avec le rééquilibrage économique, le ralentissement de
la demande intérieure, lié aux mesures de réglementation prises par les autorités
pour maîtriser la dette et la baisse du taux de croissance de la population en âge
de travailler. Toutefois, la croissance chinoise a bénéficié des mesures de relance
budgétaire et d’un léger relâchement de la règlementation financière.
• Afrique sub-saharienne
La croissance économique de l’Afrique subsaharienne s’est poursuivie en 2019, en
dépit d’un environnement extérieur difficile. En effet, l’économie de la région a
progressé de 3,1 %, en ralentissement par rapport à son niveau de 3,2% réalisé en
2018. Cette évolution a été portée par la demande intérieure, principalement les
dépenses d’investissement qui ont contribué de plus de la moitié à la croissance
régionale, et les exportations nettes, notamment celles des produits de base.
MONNAIE ET CREDIT
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
2
BCC Rapport annuel 2019
TITRE I
DEVELOPPEMENTS ECONOMIQUES
Il convient de noter que le PIB courant par habitant s’est situé à 583,0 USD en 2019
contre 560,7 USD une année plus tôt. Malgré cette légère amélioration, des efforts
considérables restent à faire pour accroître le pouvoir d’achat de la population.
Sur le marché des biens et services, l’inflation a poursuivi son trend baissier, passant
de 7,23 % en 2018 à 4,59 % en 2019, contre un objectif de moyen terme de 7,00 %,
à la faveur de la stabilité du taux de change et de la coordination des politiques
RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
macroéconomiques.
Par ailleurs, le Rapport mondial sur le développement humain, publié par le
Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en décembre 2019,
indique que la RDC s’est classée à la 179ème place sur 189 pays retenus, avec un IDH
de 0,459 point. Le pays a donc perdu 3 places, par rapport au classement de 2018,
et demeure dans la catégorie des pays à niveau de développement humain faible.
MONNAIE ET CREDIT
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
En 2019, le PIB réel s’est chiffré à 12.660,6 milliards de CDF, soit un taux de
croissance de 4,4 %, en ralentissement par rapport à celui de 5,8 % réalisé en 2018.
Cette évolution reflète l’atonie affichée par le secteur primaire, particulièrement
l’activité extractive.
FINANCES PUBLIQUES
Graphique I.1 Croissance du PIB et du revenu réels par habitant
(en pourcentage)
En %
10
8.5 9.5
8
7.1 7.1
6 5.8
4.4
4 3.7
2.4
2 Taux de croissance du PIB réel
Taux de croissance du revenu réel par tête d'habitant
-2
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
MONNAIE ET CREDIT
Source : Banque Centrale du Congo (BCC), d’après les données produites par la Commission des Etudes Statistiques et
des Comptes Nationaux (CESCN).
Sur cette base, le revenu réel par habitant connaît une croissance peu significative,
soit 0,79% en 2019. Ce niveau demeure nettement insuffisant pour améliorer
substantiellement le niveau de vie de la population. Au regard de défis économiques
majeurs auquel est confronté le pays, il y a lieu d’agir efficacement sur la
transformation de la base productive.
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
Source : Banque Centrale du Congo, d’après les résultats des travaux de la C.E.S.C.N.
Cf. Tableau I.11.
2015=100
130
120
110
FINANCES PUBLIQUES
100
90
Indice de production Agriculture, forêt, élevage, chasse et pêche
Indice de production Agriculture
80 Indice de production de la Sylviculture
Indice de production Elevage pêche et chasse
70
I.[Link]. Agriculture
En 2019, les activités de cette sous-branche se sont inscrites en hausse de 3,1 %
après celle de 1,7 % en 2018. Il en a résulté une contribution à la croissance de 0,5
point venant de 0,3 une année auparavant.
MONNAIE ET CREDIT
après celle de 1,7 % une année auparavant, en raison notamment de l’expansion de
certaines cultures céréalières ainsi que celle des racines et tubercules. Cette évolution
a résulté principalement de l’amélioration de la production du riz, des tomates,
de piments et poivre ainsi que du blé et orge, qui ont rebondi respectivement de
8,9 %, 10,3 %, 7,1 % et 6,8 % par rapport à leur niveau de l’année précédente. Les
performances observées dans cette sous-branche ont découlé de (i) l’influence des
programmes de promotion de la culture du maïs, notamment le Programme Achats
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
pour progrès (P4P), mis en œuvre par les partenaires techniques et financiers dans
certaines provinces, (ii) l’accalmie sécuritaire dans l’Est du pays, entraînant la
reprise des activités agricoles pour les populations autrefois déplacées, et (iii) la
promotion de la culture des riz, occasionnant l’augmentation des emblavures dans
le Nord–Kivu, la Mongala et le Sankuru.
b. Culture de rente
Les activités de cette sous-branche ont globalement progressé en 2019. Leur
valeur ajoutée s’est accrue de 7,2 % contre 2,3 % en 2018, soutenue notamment
I.[Link]. Forêt
En 2019, la valeur ajoutée de la sous-branche « Sylviculture » a enregistré une
FINANCES PUBLIQUES
I.1.1.2. Extraction
Considérée comme le poumon de l’économie congolaise, la branche « Extraction »
a enregistré une contreperformance en 2019. Sa valeur ajoutée n’a progressé que de
1,0 % contre 16,9 % une année auparavant. Sa contribution à la croissance est de
MONNAIE ET CREDIT
0,3 point contre 4,4 points une année plus tôt. La baisse de la production de cobalt,
consécutive à la contraction de la demande mondiale, explique essentiellement
cette évolution.
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
2015=100 Indice d'extraction des métaux non ferreux 2015=100 Indice de production du pétrole brut
130 105.0
120 102.5
110 100.0
FINANCES PUBLIQUES
100 97.5
90 95.0
80 92.5
70 90.0
MONNAIE ET CREDIT
21,2 milliers de tonnes, soit une progression annuelle de 15,2 %. Cette évolution
fait suite à l’accroissement des investissements ayant permis la modernisation de
la salle d’électrolyse des usines métallurgiques de Shituru et le développement des
unités opérationnelles de la filière des mines de Kamfundwa et Kamatanda, avec
comme objectif de produire 40.000 tonnes de cuivre par an.
Le gros de la production, soit 88,5%, a été assuré par les autres sociétés. Leur
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
Pour sa part, la Gécamines n’a produit que 0,2 millier de tonnes, soit une baisse
de 27,3 % par rapport à 2018. La production d’autres sociétés, laquelle avait atteint
109,2 milliers de tonne en 2018, s’est ressortie à 77,8 milliers de tonnes.
Cobalt Cuivre
1,600,000
Cuivre 1,400,000
Cobalt
FINANCES PUBLIQUES
1,200,000
1,000,000
800,000
110,000
600,000
100,000 400,000
90,000
RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
80,000
70,000
60,000
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
c. Zinc
Après avoir affiché une baisse de 91,5 % en 2018, la production du zinc s’est
améliorée de 53,6 %, se situant à 1,6 millier de tonnes. Cette performance a résulté
notamment de la mise en service d’une grande unité de production à Lualaba.
MONNAIE ET CREDIT
d. Diamant
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
20,000
19,000
18,000
17,000
16,000
FINANCES PUBLIQUES
15,000
14,000
13,000
12,000
a. Or
En 2019, la production de l’or a baissé de 5,8 %, se situant à 34.657,4 kgs après une
croissance de 16,4 % une année auparavant. Cette baisse est attribuable notamment
à la suspension des activités dans quatre filiales d’une grande entreprise aurifère du
pays pour des raisons sécuritaires
b. Pétrole brut
L’activité de production du pétrole brut s’est de nouveau repliée en 2019, après
MONNAIE ET CREDIT
son bond de 2018. En effet, s’établissant à 8.161,7 milliers de barils, la production
du pétrole a accusé une baisse de 2,8 % en 2019 contre une hausse de 11,4 % une
année plus tôt. Ce ralentissement fait suite, entre autres, aux travaux d’entretien des
puits dans une grande entreprise du secteur.
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
8,800
8,600
8,400
8,200
8,000
FINANCES PUBLIQUES
7,800
7,600
7,400
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
130
FINANCES PUBLIQUES
110
100
90
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
MONNAIE ET CREDIT
des problèmes structurels dans ce secteur, notamment les coûts élevés des facteurs
de production, l’importation des produits similaires, le déficit énergétique, et la
faible diversification de la base productive. Son indice de production atteste cette
évolution, affichant une baisse de 0,6 % en 2019. Cette contreperformance a été
induite par la réduction de 4,6 % pour production de la farine de froment, de 1,9 %
pour la chocolaterie et biscuiterie, et de 4,1 % pour les graisses et huiles de table.
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
120
100
110
FINANCES PUBLIQUES
95 100
90
90
80
85 70
I.[Link]. Electricité
En 2019, la production de l’électricité s’est améliorée de 8,9 %, s’établissant à 11.499,0
milliers de Mwh. Cette croissance a résulté notamment des actions menées dans
le cadre du projet de réhabilitation et renforcement des centrales hydroélectriques
d’Inga et du réseau de distribution de Kinshasa (Projet PMEDE - Project Appraisal).
Cette évolution est expliquée par l’augmentation des investissements dans ce
secteur, notamment dans le cadre des travaux de maintenance et de réhabilitation
de certaines centrales hydroélectriques, ainsi que des réseaux de transport et de
MONNAIE ET CREDIT
distribution électrique.
Par ailleurs, la consommation d’électricité a nettement progressé de 13,7 %,
s’établissant à 8.648,4 milliers de Mwh en 2019, en corrélation avec la hausse des
abonnés de 8,0 % après 8,1 % une année plus tôt.
I.[Link]. Eau
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
La production d’eau potable s’est accrue de 0,9 % en 2019 contre une contraction
de 4,6 % en 2018, situant son volume de production à 309.078,8 milliers de m3. En
dépit de cet accroissement, l’offre reste contenue suite à la léthargie observée dans
la réalisation de certains projets visant la production en eau potable dans plusieurs
contrées de la République.
Quant à sa consommation, elle s’est quasiment située à son niveau de 2018,
s’établissant à 176.779,0 milliers de m3 suite à la vetusté et un non renouvellement
du circuit de distribution. Pour ce qui est du nombre d’abonnés, il a atteint 628.569
unités, soit une progression de 1,5 %.
I.1.3.1. Commerce
En 2019, les activités de cette branche ont été plus vigoureuses comparativement à
l’année précédente. En effet, sa valeur ajoutée s’est accrue de 4,0 % après 1,8 % en
2018, suite notamment à l’importation des biens de construction et autres, dans un
contexte de réalisation du programme de 100 jours du Chef de l’Etat. Sa contribution
à la croissance a atteint 0,6 point en 2019 contre 0,3 point en 2018.
croissance pour 0,5 point de pourcentage contre une contribution négative de 0,2
point une année auparavant. Cette évolution serait liée notamment au dynamisme
des activités de transports, impulsé par les travaux du Programme de 100 jours du
Chef de l’Etat.
I.[Link]. Transports
L’analyse de la sous-branche « Transports » renseigne des évolutions analogues de
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
FINANCES PUBLIQUES
Chef de l’Etat.
[Link]
Les activités de la manutention ont connu une amélioration en 2019, attestée par
la croissance de son indice d’activités. En effet, cet indice s’est accru de 1,3 %
après une baisse de 0,6 %, s’établissant à 53,8 points. L’activité dans le port de
Matadi a été beaucoup plus dynamique en 2019 comparativement aux autres ports,
I.[Link]. Télécommunications
En 2019, les activités de la sous branche « Télécommunications » ont été dynamiques,
à l’instar de 2018. En effet, le nombre de mégabytes consommés est passé de 43,2
millions à 76,1 millions entre 2019, soit un accroissement de 76,2 %. Les effets
d’entraînement de l’entrée en vigueur de la licence 4G, laquelle a influencé la
vigueur de la consommation des données pour le réseau internet, expliquent cette
évolution.
MONNAIE ET CREDIT
I.1.3.3. Autres services hors Administration publique
Comme en 2018, les activités de la branche « Autres Services hors Administration
publique » ont été dynamiques. Sa valeur ajoutée a progressé de 8,3 % en 2019
après une hausse de 4,9 % en 2018. De même sa contribution à la croissance a été
de 0,8 point contre de 0,4 point en 2018. L’amélioration du climat des affaires, au
lendemain des élections démocratiques, a influencé positivement les activités de
cette branche.
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
croissance économique
(en pourcentage)
250,0
200,0
RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
150,0
207,5
100,0 140,9 32,8
142,3
50,0 67,2
- 50,0 - 107,5
- 100,0
- 150,0
2016 2017 2018 2019
Source : Banque Centrale du Congo sur base des données de la Commission des Etudes Statistiques et des Comptes
Nationaux (CESCN).
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
FINANCES PUBLIQUES
Variation des stocks 0,2 0,0 0,0 0,0 0,0
Demande extérieure nette -16,4 -12,7 -16,1 -13,4 -14,6
Exportations de biens et services 28,1 27,2 28,1 30,4 23,8
Exportations des biens 27,5 26,7 27,7 30,0 23,4
Produits miniers 23,9 23,1 24,2 26,7 20,2
Autres produits 3,7 3,6 3,5 3,3 3,2
Exportations des services 0,5 0,4 0,4 0,3 0,4
Importations de biens et services -44,4 -39,8 -44,2 -43,7 -38,4
Importations des biens -37,3 -31,9 -35,2 -33,5 -30,6
MONNAIE ET CREDIT
Concernant les investissements bruts, ils ont enregistré une augmentation
de 14,6 % en 2019 contre 12,9 % en 2018, imputable au regain de confiance des
investisseurs, suite à l’alternance politique enregistrée au pays.
La consommation finale a affiché un accroissement de 1,1 % contre une régression
de 0,7 % en 2018. Les dépenses des consommations privées en 2019 se sont accrues
de 0,6 % contre une régression de 1,5 % en 2018, dans un contexte de la stabilité du
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
Les exportations de biens et services ont connu une régression de 18,3 % en 2019
contre un accroissement de 14,2 % en 2018. La baisse de la demande des produits
miniers de 21,1 % contre une augmentation de 16,9 % en 2018 a été à la base de
cette évolution.
Concernant les importations de biens et services, elles ont enregistré une
baisse de 8,5 % contre une hausse de 4,7 % l’année précédente. Cette évolution
est principalement consécutive au recul des importations des services et des
biens intermédiaires, corroborent la contreperformance du secteur extractif,
particulièrement les services de sous-traitance de ce dernier.
FINANCES PUBLIQUES
120,0
100,0
80,0
RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
60,0
106,0 103,7 103,6 103,4
40,0
20,0
- 20,0
2016 2017 2018 2019(p)
PRIX INTERIEURS
FINANCES PUBLIQUES
La variation annuelle de l’Indice des Prix à la Consommation (IPC) s’est établie
à 4,59 % contre 7,23 % l’année précédente. Ce niveau demeure faible comparé à
l’objectif de moyen terme fixé à 7,00 %. Cette décélération du niveau général des
prix est expliquée notamment par la bonne coordination des politiques monétaire
et budgétaire, la stabilité du taux de change et l’amélioration de l’offre des biens et
services.
MONNAIE ET CREDIT
Toutefois, il y a lieu de relever les pressions sur les prix intérieurs au dernier trimestre
de l’année. Cette situation a été consécutive, d’une part, à la hausse récurrente de
la demande des produits de première nécessité dans le cadre des festivités de fin
de l’année et, d’autre part, à l’insuffisance de l’offre interne, suite aux tracasseries
administratives dans certaines provinces et le délabrement des infrastructures
routières reliant les centres de production à ceux de consommation.
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
Encadré 1. Indice général des prix calcule par la Banque Centrale du Congo (BCC)
L’indice des prix à la consommation calculé par la BCC a renseigné, en 2019, la poursuite du trend baissier des prix sur
le marché des biens et services. En effet, en rythme annuel, le taux d’inflation s’est établi à 3,91 % en 2019 contre 7,73 %
en 2018.
Taux en cumul annuel 2019 0,60 1,01 1,28 1,61 1,91 2,13 2,32 2,54 2,76 3,05 3,36 3,91
Taux en cumul annuel 2018 1,55 2,36 2,93 4,19 5,81 6,43 6,62 6,80 6,91 7,16 7,38 7,73
Source : Banque Centrale du Congo.
L’analyse infra-annuelle du taux d’inflation fait ressortir trois sous-périodes importantes, il s’agit : de la sous-période du
mois de janvier, de février à novembre et de décembre.
Pour la sous-période de janvier 2019, il s’est observé une hausse des prix mensuelle de 0,60 % contre 1,55 % à la
période correspondante de 2018. Cette situation est expliquée notamment par la faible volatilité du taux de change.
S’agissant de la sous-période de février à novembre 2019, elle a été caractérisée par la stabilité des prix des biens
RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
et services sur le marché, établissant le taux d’inflation moyen mensuel à 0,27 % contre 0,56 % pour la même période de
2018. Cette stabilité est expliquée par la bonne coordination des politiques économiques.
Quant à la dernière sous-période, le taux d’inflation mensuel s’est établi à 0,53 % contre 0,32 % en 2018, en raison de la
forte volatilité du taux de change et de la hausse de la demande des produits de première nécessité, sur fond de festivités
de fin d’année.
L’analyse fonctionnelle de l’inflation révèle des pressions sur les prix, localisées au niveau de : (i) Produits alimentaires et
boissons non alcoolisées avec une contribution de 60,8 %, (ii) Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles, pour
8,4 % et (iii) Articles d’habillements et chaussures, avec une contribution de 7,4 %. Cependant, les autres fonctions ont
contribué de façon marginale.
En 2019, aucune modification des prix à la pompe n’a été opérée en RDC. En effet,
la structure des prix fixée le 18 novembre 2018 a été maintenue tout au long de
l’année 2019.
La non révision des prix à la pompe a poursuivi deux objectifs : préserver le pouvoir
d’achat des ménages et veiller au bon fonctionnement des activités des sociétés
pétrolières commerciales. Par cette décision, le Gouvernement a pris des mesures
pour soulager tant soi peu la trésorerie desdites sociétés. Il s’agit, d’une part, du
FINANCES PUBLIQUES
paiement d’une partie de la créance due aux sociétés pétrolières commerciales et,
d’autre part, de l’accompagnement à travers les allègements fiscaux notamment les
droits de douane et d’accises ainsi que l’exemption de la Taxe sur la Valeur Ajoutée
(TVA) à l’importation.
MONNAIE ET CREDIT
08 juin 1 730,0 1 420,0 1 400,0 1 340,0 1 260,0 1 255,0 1 720,0 1 430,0 1 390,0 703,9 1 250,0
2018
26 janvier 1 810,0 1 450,0 1 415,0 1 400,0 1 290,0 1 260,0 1 800,0 1 460,0 1 395,0 705,1 1 300,0
19 mars 1 890,0 1 510,0 1 485,0 1 465,0 1 350,0 1 320,0 1 880,0 1 520,0 1 465,0 706,2 1 350,0
29 avril 1 980,0 1 580,0 1 555,0 1 535,0 1 410,0 1 380,0 1 970,0 1 590,0 1 530,0 706,2 1 350,0
30 septembre 2 110,0 1 790,0 1 750,0 1 665,0 1 640,0 1 540,0 2 100,0 1 800,0 1 740,0 885,3 1 400,0
18 novembre 2 240,0 1 810,0 1 760,0 1 795,0 1 660,0 1 550,0 2 230,0 1 820,0 1 750,0 1 014,0 1 450,0
Source : Banque Centrale du Congo.
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
CHAPITRE III
Siècle », la RDC est classée 179ème sur 189 pays en 2018. Avec un score de 0,459,
le pays est demeuré ainsi dans la catégorie des pays à niveau de développement
humain faible.
A la lecture de principales composantes de l’IDH, l’espérance de vie en RDC s’est
faiblement accrue de 0,4 an, d’une année à l’autre. En ce qui concerne la durée
attendue et la durée moyenne de scolarisation, elles n’ont guère changé par rapport
RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
à 2017. Par ailleurs, le revenu national brut par habitant a augmenté de 0,5 % en
2018.
Source : PNUD.
Les activités de Développement Durable, en 2019, se sont déroulées en lien étroit avec
les Objectifs de Développement Durable (ODD), inscrits dans le rapport d’Examen
National Volontaire, au niveau national. Ce rapport met en exergue l’évolution de
ces ODD et développe l’évolution des objectifs priorisés par la RDC. En plus, il
relève les défis auxquels le pays est confronté.
FINANCES PUBLIQUES
¾ Pilier Economique
Il ressort des ODD de cette catégorie que la croissance économique a été de 4,4 %
en 2019 après 5,8 % en 2018, largement inférieure à la cible de 7,0 % fixée par
l’agenda 2030, pouvant permettre de générer suffisamment d’emplois et réduire les
inégalités.
¾ Pilier environnemental
MONNAIE ET CREDIT
financements adéquats en vue de pouvoir mettre en œuvre des actions retenues au
titre de réponse aux différents risques mis en évidence dans ledit document.
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
26
BCC Rapport annuel 2019
TABLEAUX ANNEXES - DEVELOPPEMENTS ECONOMIQUES
TABLEAUX ANNEXES
DEVELOPPEMENTS ECONOMIQUES
Source : Banque Centrale du Congo, d’après les résultats des travaux de la C.E.S.C.N.
Tableau I.16 Structure du Produit Intérieur Brut selon l’approche par le produit
(en pourcentage du PIB à prix constants)
Branches d’activité 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 (p)
Secteur primaire 39,6 42,2 42,1 41,8 43,2 42,3 41,7 42,3 44,4 43,3
Agriculture, foret, élevage, chasse et pêche 19,6 19,0 18,3 17,6 16,9 16,5 16,6 16,3 15,6 15,5
Agriculture 18,8 18,3 17,6 17,0 16,1 15,7 15,9 15,5 14,9 14,8
vivrière 18,6 18,0 17,4 16,7 15,9 15,5 15,6 15,3 14,7 14,5
rente 0,3 0,3 0,3 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2
Sylviculture 0,7 0,7 0,7 0,6 0,7 0,7 0,8 0,7 0,7 0,7
Elevage, peche et chasse 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Extraction 20,0 23,2 23,8 24,1 26,3 25,8 25,0 26,0 28,7 27,8
Secteur secondaire 15,5 15,2 15,3 15,7 15,4 15,5 15,5 16,1 15,9 16,7
Industries manufacturières 11,3 10,8 10,6 10,7 10,8 11,5 12,2 12,0 11,3 11,5
Industries alimentaires,boissons et tabac 8,9 8,2 8,4 8,8 9,1 9,7 10,3 10,1 9,4 9,5
Autres industries manufacturières 2,4 2,6 2,2 1,9 1,6 1,8 1,8 1,9 1,9 1,9
Bâtiment et travaux publics 3,4 3,7 4,0 4,2 3,9 3,4 2,7 3,4 3,9 4,6
Electricité, gaz, vapeur et eau 0,8 0,7 0,7 0,7 0,7 0,6 0,6 0,6 0,6 0,6
Secteur tertiaire 42,0 39,7 39,6 39,4 38,4 39,2 40,0 39,7 38,0 38,4
Commerce 15,0 14,1 14,7 14,7 14,0 14,5 15,1 15,3 14,7 14,6
Transports et telecommunications 13,3 12,5 12,4 12,5 12,1 12,4 12,5 12,4 11,6 11,6
Autres services hors adm. publique 9,9 9,5 9,2 9,1 9,2 9,2 9,3 9,2 9,1 9,4
Services d’administration publique 4,6 4,3 4,0 3,9 3,8 3,7 3,7 3,6 3,4 3,5
SIFIM -0,8 -0,7 -0,7 -0,6 -0,6 -0,6 -0,7 -0,7 -0,7 -0,7
PIB au coût des facteurs 97,1 97,1 97,0 96,9 97,0 97,0 97,2 98,1 98,2 98,3
Taxes sur les produits 2,9 2,9 3,0 3,1 3,0 3,0 2,8 1,9 1,8 1,7
PIB aux prix constant 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
Source : Banque Centrale du Congo, d’après les résultats des travaux de la C.E.S.C.N.
Demande intérieure 8 521 999,6 9 427 319,9 10 697 773,5 11 540 518,0 12 309 640,5 12 556 818,2 12 450 894,5 13 305 481,3 13 753 874,2 14 510 377,6
Consommation 6 733 763,5 6 421 701,6 7 598 263,7 8 463 528,9 9 073 106,7 9 615 341,3 9 223 274,0 9 327 144,4 9 263 565,4 9 364 894,0
Secteur public 861 087,2 910 846,9 1 197 005,1 1 251 500,1 1 312 213,2 1 346 200,0 947 726,4 636 494,0 701 166,8 747 175,6
Secteur privé 5 872 676,3 5 510 854,7 6 401 258,7 7 212 028,9 7 760 893,5 8 269 141,3 8 275 547,6 8 690 650,4 8 562 398,6 8 617 718,4
Investissements bruts 1 788 236,1 3 005 618,3 3 099 509,8 3 076 989,1 3 236 533,8 2 941 476,9 3 227 620,6 3 978 336,9 4 490 308,8 5 145 483,6
FBCF 1 782 456,1 2 996 606,1 3 084 279,2 3 060 724,0 3 224 694,7 2 920 900,0 3 226 620,6 3 978 336,9 4 489 282,0 5 143 696,7
Secteur public 364 502,1 659 253,3 678 541,4 705 181,0 806 173,7 457 200,0 348 255,5 244 761,8 238 107,3 252 872,3
Secteur privé 1 417 954,0 2 337 352,8 2 405 737,8 2 355 543,0 2 418 521,0 2 463 700,0 2 878 365,1 3 733 575,1 4 251 174,8 4 890 824,5
Variation des stocks 5 779,9 9 012,1 15 230,6 16 265,1 11 839,1 20 576,9 1 000,0 0,0 1 026,8 1 786,9
Demande extérieure nette -1 096 109,9 -1 490 924,7 -2 198 934,1 -2 320 810,7 -2 216 800,3 -1 765 938,2 -1 401 100,4 -1 843 867,1 -1 625 065,6 -1 849 777,9
Exportations de biens et services 1 556 637,5 1 946 072,8 2 168 294,6 2 396 542,6 2 909 088,4 3 028 300,0 3 001 784,1 3 222 242,3 3 681 237,1 3 007 698,3
Exportations des biens 1 482 382,0 1 830 612,0 2 050 685,2 2 304 288,2 2 833 329,0 2 969 200,0 2 953 295,4 3 172 789,2 3 639 506,2 2 962 409,5
Produits miniers 1 190 555,6 1 526 996,2 1 736 160,4 1 981 223,4 2 443 792,2 2 574 900,0 2 557 775,2 2 768 643,7 3 237 288,7 2 555 787,7
Autres produits 291 826,5 303 615,8 314 524,8 323 064,8 389 536,8 394 300,0 395 520,2 404 145,4 402 217,5 406 621,8
Exportations des services 74 255,5 115 460,8 117 609,4 92 254,5 75 759,4 59 100,0 48 488,7 49 453,1 41 730,9 45 288,8
Importations de biens et services -2 652 747,4 -3 436 997,5 -4 367 228,6 -4 717 353,3 -5 125 888,7 -4 794 238,2 -4 402 884,5 -5 066 109,4 -5 306 302,8 -4 857 476,2
Importations des biens -2 389 690,8 -3 150 584,8 -3 742 434,2 -3 894 596,0 -4 112 610,5 -4 028 177,5 -3 522 050,9 -4 035 627,4 -4 058 724,1 -3 880 385,8
Consommations -592 639,3 -597 486,4 -664 609,8 -719 096,4 -753 567,7 -814 927,8 -1 006 161,7 -1 050 709,4 -871 982,5 -859 875,4
Equipements -1 586 388,3 -1 800 000,0 -1 815 602,0 -1 805 988,2 -1 859 427,8 -1 685 815,3 -1 502 015,9 -1 712 212,1 -1 714 703,4 -1 771 130,9
Intermédiaires -210 663,2 -753 098,3 -1 262 222,5 -1 369 511,4 -1 499 614,9 -1 527 434,4 -1 013 873,3 -1 272 706,0 -1 472 038,2 -1 249 379,4
Importations des services -263 056,6 -286 412,7 -624 794,4 -822 757,3 -1 013 278,2 -766 060,7 -880 833,6 -1 030 482,0 -1 247 578,6 -977 090,4
Produit Intérieur Brut 7 425 889,7 7 936 395,2 8 498 839,5 9 219 707,4 10 092 840,2 10 790 880,0 11 049 794,1 11 461 614,2 12 128 808,6 12 660 599,7
Source : Banque Centrale du Congo, d’après les résultats des travaux de la C.E.S.C.N.
Demande intérieure 21 202 264,8 25 224 647,1 28 772 828,7 31 425 787,2 36 140 766,5 37 248 518,8 39 765 037,1 57 737 714,8 78 731 542,2 85 880 062,9
Consommation 15 579 345,6 19 310 426,0 24 910 717,5 24 861 881,4 28 183 685,1 30 120 266,3 25 883 813,8 43 825 551,7 62 807 556,3 67 685 899,2
Secteur public 1 567 665,8 2 728 076,6 2 963 272,6 3 991 111,1 3 828 016,7 4 083 731,0 3 672 843,5 4 276 343,0 6 760 346,3 7 101 844,4
Secteur privé 14 011 679,8 16 582 349,4 21 947 444,9 20 870 770,3 24 355 668,4 26 036 535,3 22 210 970,3 39 549 208,7 56 047 209,9 60 584 054,8
Investissements bruts 5 622 919,2 5 914 221,1 3 862 111,3 6 563 905,9 7 957 081,4 7 128 252,6 13 881 223,3 13 912 163,1 15 923 986,0 18 194 163,7
FBCF 5 611 307,0 5 895 984,8 3 840 476,3 6 532 886,9 7 918 108,7 7 062 981,8 13 793 049,3 13 793 049,3 15 739 021,4 17 906 943,4
Secteur public 912 320,6 1 375 570,3 1 924 107,7 1 394 396,6 1 899 120,3 1 746 314,9 1 644 672,7 2 215 924,1 2 955 359,21 1 737 451,84
Secteur privé 4 698 986,4 4 520 414,5 1 916 368,6 5 138 490,3 6 018 988,4 5 316 666,8 12 148 376,6 11 577 125,2 12 783 662,2 16 169 491,6
Variation des stocks 11 612,1 18 236,4 21 635,0 31 019,0 38 972,7 65 270,8 88 174,0 119 113,8 184 964,6 287 220,2
Demande extérieure nette -1 665 587,8 -1 465 222,5 -1 818 271,8 -1 374 607,8 -2 916 778,0 -2 137 292,8 -2 247 644,7 -2 061 621,7 -2 746 589,0 -2 831 724,3
Exportations de biens et services 8 031 726,2 9 388 683,1 8 302 814,6 10 952 411,2 11 691 156,8 9 684 064,1 12 137 102,3 17 087 080,3 26 092 846,2 25 001 774,9
Exportations des biens 7 679 712,6 8 708 848,8 8 038 321,5 10 680 107,0 11 399 897,9 9 523 545,7 12 007 977,4 16 928 563,1 25 906 589,1 24 767 970,0
Produits miniers 6 956 320,9 7 679 153,0 7 057 018,8 9 559 650,4 10 173 720,5 8 964 237,4 8 490 489,7 16 249 959,0 24 711 420,5 23 646 716,8
Autres produits 723 391,7 1 029 695,8 981 302,7 1 120 456,6 1 226 177,4 559 308,3 3 517 487,7 678 604,1 1 195 168,6 1 121 253,3
Exportations des services 352 013,6 679 834,3 264 493,1 272 304,2 291 258,9 160 518,4 129 124,9 158 517,2 186 257,1 233 804,9
Importations de biens et services -9 697 314,1 -10 853 905,7 -10 121 086,4 -12 327 019,0 -14 607 934,7 -11 821 357,0 -14 384 747,0 -19 148 702,0 -28 839 435,1 -27 833 499,2
Importations des biens -7 285 305,1 -8 197 364,0 -7 977 523,0 -9 940 207,4 -11 756 200,0 -9 791 929,3 -12 273 954,6 -16 623 429,7 -24 293 546,3 -24 109 472,4
Consommations -1 216 052,2 -1 860 959,0 -1 720 603,9 -2 255 855,8 -3 477 772,8 -2 603 773,5 -4 092 355,0 -4 608 930,5 -5 768 461,1 -6 042 855,8
Equipements -5 172 098,8 -5 069 681,2 -2 850 460,7 -5 405 102,2 -6 897 624,7 -6 319 750,4 -4 084 917,3 -7 674 273,5 -11 554 304,9 -10 417 741,9
Intermédiaires -897 154,1 -1 266 723,8 -3 406 458,4 -2 279 249,3 -1 380 802,5 -868 405,5 -4 096 682,3 -4 340 225,8 -6 970 780,3 -7 648 874,8
Importations des services -2 412 008,9 -2 656 541,6 -2 143 563,4 -2 386 811,6 -2 851 734,8 -2 029 427,6 -2 110 792,3 -2 525 272,3 -4 545 888,9 -3 724 026,8
Produit Intérieur Brut 19 536 676,9 23 759 424,6 26 954 556,9 30 051 179,4 33 223 988,5 35 111 226,0 37 517 392,4 55 676 093,1 75 984 953,3 83 048 338,6
Source : Banque Centrale du Congo, d’après les résultats des travaux de la C.E.S.C.N.
1991 7 497 155,4 15 824,1 132,2 -8,4 0,0007735 14 887,19 0,0000000 1 975,4 0,0000000 2 166,3
1992 6 709 954,0 14 162,6 118,3 -10,5 0,0293734 13 650,42 0,0000005 3 697,5 0,0000004 4 143,0
1993 5 803 258,9 12 248,8 102,3 -13,5 0,4479538 17 866,21 0,0000079 1 425,0 0,0000077 1 663,3
1994 5 578 636,5 11 774,7 98,4 -3,9 115,3692934 9 662,80 0,0020347 25 654,7 0,0020681 26 691,7
1995 5 618 637,8 11 859,2 99,1 0,7 659,5575702 9 368,04 0,0116323 471,7 0,0117387 467,6
1996 5 556 071,7 11 727,1 98,0 -1,1 4 818,7326349 9 601,95 0,0849855 630,6 0,0867291 638,8
1997 5 255 549,5 11 092,8 92,7 -5,4 12 983,8400118 9 885,31 0,2289893 169,4 0,2470501 184,9
1998 5 164 264,5 10 900,1 91,1 -1,7 16 620,2208301 10 344,58 0,2931222 28,0 0,3218313 30,3
1999 4 943 744,8 10 434,7 87,2 -4,3 86 223,5289069 21 460,37 1,5206797 418,8 1,7440934 441,9
2000 4 602 626,4 9 714,7 81,2 -6,9 494 251,7814340 22 650,39 8,7168627 473,2 10,7384727 515,7
2001 4 505 970,9 9 510,7 79,5 -2,1 2 341 846,2277081 11 334,25 41,3019291 373,8 51,9720675 384,0
2002 4 662 260,0 9 840,5 82,2 3,5 3 198 119,2920301 9 230,20 56,4035737 36,6 68,5959011 32,0
2003 4 932 264,5 10 410,4 87,0 5,8 3 824 458,6933104 9 443,13 67,4499974 19,6 77,5396110 13,0
2004 5 259 764,4 11 101,7 92,8 6,6 4 327 493,6419573 10 864,97 76,3217642 13,2 82,2754269 6,1
2005 5 670 065,0 11 967,7 100,0 6,1 5 670 065,0000000 11 967,70 100,0000000 31,0 100,0000000 21,5
2006 5 971 768,0 12 604,5 105,3 5,3 6 767 519,5454000 14 459,04 119,3552375 19,4 113,3252254 13,3
2007 6 345 569,5 13 393,5 111,9 6,3 8 648 878,5137204 16 739,32 152,5357913 27,8 136,2979088 20,3
2008 6 740 637,9 14 227,3 118,9 6,2 11 067 568,5144426 19 724,03 195,1929742 28,0 164,1917073 20,5
2009 6 933 087,5 14 633,5 122,3 2,9 15 101 187,9014711 18 725,46 266,3318304 36,4 217,8133188 32,7
2010 7 425 889,7 15 673,7 131,0 7,1 19 536 676,9254905 21 567,21 344,5582533 29,4 263,0887034 20,8
2011 7 936 395,2 16 751,2 140,0 6,9 23 759 424,5824566 25 841,18 419,0326669 21,6 299,3730032 13,8
2012 8 498 839,5 17 938,3 149,9 7,1 26 954 556,9324885 29 318,77 475,3835614 13,4 317,1557363 5,9
2013 9 219 707,4 19 459,9 162,6 8,5 30 051 179,3964046 32 676,03 529,9970882 11,5 325,9450460 2,8
2014 10 092 840,2 21 302,8 178,0 9,5 33 223 988,4618189 35 909,04 585,9542785 10,6 329,1837359 1,0
2015 10 790 880,0 22 776,1 190,3 6,9 35 111 225,9719369 37 917,71 619,2385091 5,7 325,3787086 -1,2
2016 11 049 794,1 23 322,6 194,9 2,4 37 517 392,3916505 37 134,86 661,6748202 6,9 339,5302393 4,3
2017 11 461 614,2 24 191,8 202,1 3,7 55 676 093,1273583 37 980,58 981,9304210 48,4 485,7613629 43,1
2018 (p) 12 128 808,6 25 600,1 213,9 5,8 75 984 953,2764436 46 831,34 1 340,1072700 36,5 626,4832418 29,0
2019 (p) 12 660 599,7 26 722,5 223,3 4,4 83 048 338,5514665 50 400,75 1 464,6805381 9,3 655,9589628 4,70
Source : Banque centrale du Congo, d’après les résultats des travaux de la C.E.S.C.N.
Sources : Banque Centrale du Congo, sur base des données de l’ONC, de l’OCC, du Ministère de l’Agriculture et du Fonds de
Reconstruction du Capital Forestier.
(1) Production exportée.
Produits Unité 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 (p)
Cuivre tonnes 497 537 499 198 619 942 922 016 1 030 129 1 039 007 1 023 687 1 094 638 1 225 227 1 420 386
dont : - Gécamines tonnes 20 015 17 287 36 452 40 707 15 090 16 811 10 444 15 864 18 367 21 165,9
- Partenaires de la Gécamines tonnes 477 522 481 911 583 490 881 310 1 015 039 1 022 196 1 013 243 1 078 773 1 206 860 1 399 220
Zinc tonnes 9 233 14 758 10 572 12 114 12 737 12 675 12 587 12 337 1 047 1 607,4
dont : - Gécamines tonnes 9 233 12 342 10 572 9 938 9 460 6 319 9 028 9 163 777,4 1 194
- Partenaires de la Gécamines tonnes 2 416 - 2 176 3 277 6 356 3 559 3 174 269,3 414
Cobalt tonnes 97 693 99 475 86 433 76 593 75 560 83 529 68 822 82 461 109 402 77 964
dont : - Gécamines tonnes 877 716 1 522 878 163 0 39 180 237 172
- Partenaires de la Gécamines tonnes 96 816 98 759 84 911 75 715 75 397 83 529 68 783 82 282 109 165 77 791
Or fin (1) kilos 0 414 4 529 6 112 23 937 31 791 30 664 31 586 36 777 34 657,4
Diamant milliers de carats 16 963 18 598 19 724 16 899 14 933 15 789 15 523 18 891 15 131 12 929
dont : - MIBA et autres industriels milliers de carats 912 997 569 246 244 1 505 3 146 3 488 3 202 2 736
- Artisanal milliers de carats 16 051 17 601 19 154 16 653 14 689 14 284 12 377 15 404 11 929 10 193
Cassitérite tonnes 16 963 18 598 18 981 6 231 7 295 8 304 11 824 12 536 13 355 22 788
Wolframite tonnes 77 45 71 115 16 106 154 1 777 249 1 463
Colombo-tantalite tonnes 279 383 586 500 1 140 2 102 2 414 1 359 2 190 1 131
Pétrole brut milliers de barils 8 628 8 558 8 545 8 351 8 362 8 247 7 837 7 536 8 393 8 161,7
Source : Banque Centrale du Congo sur base des données du Ministère des Mines et des enquêtes conjoncturelles
(1) Y compris la production artisanale.
Unité 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 (e)
Casiers et bacs de 32 litres 10 de pièces
3
177 211 252 301 360 431 515 436 521 442
Divers articles plastiques 103 de pièces 2 578 2 656 2 735 2 817 2 902 2 989 3 266 3 368 3 738 3 992
Industries des fabrications
métalliques légères :
Articles galvanisés 103 de pièces 123 138 154 173 193 216 214 185 182 173
Machettes et houes 10 de pièces
3
176 182 187 193 199 205 211 199 196 193
Pelles et bêches 103 de pièces 24 25 26 27 28 28 29 28 27 27
Tôles galvanisées 10 de pièces
3
353 364 375 386 398 410 422 398 392 386
Articles de ménage en aluminium tonnes 56 57 59 61 63 65 67 63 62 61
Valises et malles pièces 144 148 153 157 161 166 170 161 159 157
Bouchons couronnes 106 de pièces 675 695 716 738 760 783 806 814 809 794
Industries d’édition, d’imprimeries
et reproduction :
Imprimés 103 de pièces 376 393 411 430 449 461 476 484 496 511
Industries de fabrication de papier,
carton et d’articles en papier et carton
Papiers et cartons tonnes 488 503 518 534 550 569 584 597 614 629
Papiers hygiéniques Sach. (30 roul.) 69 382 71 463 73 607 75 816 78 090 80 433 82 846 85 331 87 891 90 528
Source : Banque Centrale du Congo, sur base des enquêtes économiques.
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 (e)
A. INDUSTRIES ALIMENTAIRES, BOISSONS ET TABACS 119,4 123,9 135,3 126,6 99,9 100,0 102,5 101,9 99,2 99,0
Produits alimentaires 84,5 84,5 85,3 93,8 96,6 100,0 108,0 109,7 107,9 107,3
Boissons 81,5 85,1 95,7 97,3 103,5 100,0 96,3 93,2 89,6 89,6
Tabacs
B. AUTRES INDUSTRIES MANUFACTURIERES 107,0 99,1 98,0 98,5 99,3 100,0 99,2 99,4 102,0 103,8
Confection et bonneterie, tissage et impression de tissu 332,7 248,4 191,6 151,5 122,2 100,0 82,9 69,6 59,1 50,8
Chaussures et cuirs 1286,0 771,6 463,0 277,8 166,7 100,0 60,0 36,1 34,7 20,8
Chimie de consommation 87,9 88,5 91,1 92,4 97,0 100,0 102,4 98,6 102,7 107,0
Fabrication des produits pétroliers raffinées 86,3 88,8 91,5 94,3 97,1 100,0 103,0 106,1 109,3 112,6
Plastique 82,5 86,0 89,8 93,9 95,4 100,0 110,6 111,3 124,6 129,7
Fabrications métalliques légères 83,0 86,0 89,3 92,6 96,2 100,0 102,5 98,7 97,6 95,6
Edition, imprimérie et reproduction 81,6 85,3 89,2 93,3 97,5 100,0 103,2 105,0 107,6 110,9
Fabrication des papiers, cartons et d’articles en papier et carton 86,3 88,8 91,5 94,3 97,1 100,0 103,0 106,1 109,3 112,5
Fabrication métalliques lourdes 91,6 92,2 92,5 93,5 95,4 100,0 104,8 110,3 113,0 114,3
Matériel de transport 41,5 43,7 62,9 70,6 89,8 100,0 82,4 80,8 71,4 76,7
Minéraux non métalliques 110,5 110,0 139,7 153,0 134,0 100,0 84,8 77,0 88,7 100,0
Transformation de bois 60,7 78,6 80,0 92,9 94,0 100,0 102,3 62,7 70,7 95,2
Autres non classées ailleurs 69,1 74,3 79,9 86,0 92,7 100,0 108,0 116,7 126,2 136,6
C. INDICE GLOBAL 139,2 110,0 113,7 110,4 99,7 100,0 100,6 100,5 100,6 101,8
Source : Banque Centrale du Congo, sur base des enquêtes économiques.
(1) base 2015 = 100.
REGIDESO S. N . EL .
( Eau potable ) ( Electricité )
PERIODES Consommation
Production Consommation Production
Nombre (1) Nombre
d’abonnés (en milliers de d’abonnés
(en mios de m )3
(en mios de m )3
(en milliers de MWh)
MWh)
2004 226 150 134 062 445 754 6 922 4 713 353 720
2005 228 401 134 078 457 678 7 128 4 496 374 611
2006 235 068 141 288 469 602 7 629 5 697 443 844
2007 242 341 139 181 481 526 7 543 4 636 374 611
2008 245 253 145 826 489 734 7 495 5 201 428 297
2009 273 179 153 036 498 082 7 665 6 104 439 906
2010 283 202 156 544 507 659 7 454 6 630 440 777
2011 277 246 165 273 517 236 7 010 6 781 517 236
2012 271 760 166 868 528 182 7 547 6 678 528 182
2013 288 073 171 632 536 903 8 349 7 424 596 691
2014 298 329 176 377 552 735 8 728 7 716 777 122
2015 311 021 181 450 580 263 8 930 7 265 825 842
2016 324 241 178 798 600 759 8 891 6 983 864 088
2017 320 993 173 376 610 128 9 410 7 230 613 163
2018 306 199 176 715 619 280 10 561 7 604 662 704
2019 (p) 309 079 176 779 628 569 11 499 8 648 715 720
( en milliers de tonnes )
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 (p)
Port de Matadi 2 226,7 2 792,2 2 653,0 2 694,5 2 911,1 2 944,2 2 331,6 1 435,2 1 447,9 1 150,3
Entrées 1 853,1 2 287,8 2 211,0 2 297,0 2 478,4 2 538,0 1 968,8 1 216,2 1 247,3 971,5
Sorties 373,6 504,4 442,0 397,5 432,7 406,2 362,8 219,1 200,7 178,8
Port public de Kinshasa 368,2 276,1 286,3 247,1 232,6 187,1 180,8 167,6 158,5 90,3
Réseau fluvial 217,6 206,4 221,2 186,4 175,1 142,6 135,5 101,4 72,2 90,3
Chargement 62,7 64,5 83,7 77,7 59,6 54,2 45,0 28,0 16,9 21,6
Déchargement 155,0 142,0 137,5 108,7 115,5 88,4 90,4 73,4 55,4 68,7
C.F.M.K. 150,5 69,7 65,1 60,7 57,5 44,4 45,4 66,2 86,2 0,0
Chargement 43,0 9,5 13,2 10,7 10,3 9,5 14,3 11,3 8,4
Déchargement 107,5 60,2 51,9 50,0 47,2 34,9 31,1 54,9 77,8
Port de Boma 153,8 189,8 228,9 194,2 186,2 192,915 135,234 119,884 95,392 11,080
Chargement 15,2 22,3 29,1 28,9 19,4 16,0 16,1 12,2 14,2 8,9
Déchargement 138,6 167,5 199,8 165,4 166,8 176,9 119,1 107,7 81,2 2,2
Port de Kalemie … … … … … … … … … …
Chargement … … … … … … … … … …
Déchargement … … … … … … … … … …
Port de Kalundu … … … … … … … … … …
Chargement … … … … … … … … … …
Déchargement … … … … … … … … … …
Total 2 748,7 3 258,1 3 168,2 3 135,9 3 329,9 3 324,2 2 647,7 1 722,7 1 701,8 1 251,7
Indice de manutention (1)
( 2012 = 100 ) 83,7 102,7 100,0 99,1 105,5 105,7 83,9 53,4 53,1 53,8
Source s : Rapports de l’ONATRA et de la S.N.C.C.
(1) Indice calculé par la Banque Centrale du Congo. Il ne comprend pas C.F.M.K.
FINANCES PUBLIQUES
58
BCC Rapport annuel 2019
DEVELOPPEMENTS ECONOMIQUES
L’année 2019 a été marquée par la mise en place de nouvelles institutions de
la République issues des élections de décembre 2018. Au niveau des finances
publiques, le budget de l’Etat pour l’exercice 2019 a été élaboré dans un contexte
caractérisé notamment par (i) la stabilité du cadre macroéconomique attestée par
le ralentissement de la dépréciation de la monnaie nationale et la décélération du
rythme de formation des prix intérieurs, (ii) l’entrée en vigueur du Code minier
révisé, (iii) le bon comportement des cours des produits miniers et pétroliers ainsi
que (iv) la résurgence des maladies épidémiques dont Ebola et le choléra.
A cet effet, le budget de l’Etat pour l’exercice 2019 a été présenté en équilibre, en
recettes et en dépenses de l’ordre de 10.352,3 milliards de CDF, en régression de
FINANCES PUBLIQUES
0,01 % par rapport à 2018. Ce budget a représenté 12,5 % du PIB contre 13,6 %,
l’année précédente. Cependant, l’exécution a coïncidé avec l’installation d’un
nouveau régime dont les priorités économiques et sociales se sont traduites par le
lancement du programme d’urgence du Chef de l’Etat.
De ce fait, la situation intégrée des opérations financières des Administrations
publiques a renseigné des recettes de l’ordre de 8.359,9 milliards de CDF, soit 10,1 %
MONNAIE ET CREDIT
de la Banque Centrale.
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
CHAPITRE I
L’exécution des opérations du cadre budgétaire s’est inscrite en droite ligne avec
les priorités reprises dans le programme du Gouvernement issu des élections de
décembre 2018. Ce programme prévoyait notamment la mise en place progressive
des structures de la réforme Administrative, le rajeunissement de l’administration
publique, le déploiement progressif en provinces de la Caisse Nationale de Sécurité
FINANCES PUBLIQUES
Recettes Dépenses
16,0
14,0 13,9
14,0 13,4 13,2
12,6 12,5 13,7 13,1
11,8 12,6
12,0 10,9 10,6
9,7 9,7 10,4 9,4
10,0 9,7 8,7
8,0
6,0
4,0
MONNAIE ET CREDIT
2,0
0,0
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
-2,0
Cf/ II.8
2,0
1,5 1,4
1,0 0,8
0,5
0,01
FINANCES PUBLIQUES
0,0 -0,3 -0,2
-0,2
-0,5 -0,5
-0,7
-0,8
-1,0
-1,1
-1,5
MONNAIE ET CREDIT
des recettes non fiscales et les recettes exceptionnelles avec des parts respectives de
77,5%, 19,7% et 2,8% du total.
extérieures, elles se sont établies à 1.498,0 milliards, soit une hausse de 10,8 % par
rapport à l’année précédente.
Les recettes non fiscales, quant à elles, ont baissé de 2,4 %, atteignant 1.450,9
milliards de CDF.
Sur un montant prévisionnel de 2.685,1 milliards de CDF, les recettes des impôts
sur les revenus, constituées des traitements et salaires des personnes physiques
ainsi que des bénéfices des sociétés et des entreprises, se sont évaluées à 2.442,5
milliards contre 2.594,3 milliards en 2018. Ces revenus ont représenté 2,9 % du PIB
contre 3,4 % en 2018. Ce recul est consécutif à la faible mobilisation des recettes de
l’impôt professionnel sur la rémunération à charge des personnes physiques.
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
Par contre, les impôts prélevés sur les revenus des sociétés et entreprises sont
passées de 1.510,8 milliards de CDF en 2018 à 1.506,0 milliards en 2019.
1 Comprennent les ressources tirées des impôts et droits perçus sur la consommation, la TVA, le chiffre d’affaires,
les véhicules ainsi que la taxe sur le chiffre d’affaires des sociétés pétrolières appelée marge distribuable.
FINANCES PUBLIQUES
de 32,2 % par rapport à leur niveau de l’année précédente. Cette progression est
imputable à l’accroissement de 32,4 % de l’impôt exceptionnel sur la rémunération
des expatriés à charge des employés, représentant quasiment la totalité d’autres
recettes fiscales, soit 99,9 %.
MONNAIE ET CREDIT
à l’année 2018 où le Gouvernement avait bénéficié des appuis budgétaires, au cours
de l’exercice sous examen, le financement extérieur n’a concerné que des projets.
2 Regroupent les impôts sur la propriété immobilière, les impôts exceptionnels sur les rémunérations des expatriés
à charge des employeurs et les fonds spéciaux.
3 Sont celles provenant de la parafiscalité, des recettes de portefeuille, administratives, domaniales et judiciaires.
Il convient de relever que le volume des dépenses publiques paraît faible par rapport
à la moyenne de 25,0%, pour les pays de l’Afrique subsaharienne.
c. Subventions et transferts
Pour un montant exécuté de 2.044,9 milliards de CDF, les subventions et transferts
ont augmenté de 4,6 %, à cause principalement des subventions accordées aux
MONNAIE ET CREDIT
organismes publics autres que les écoles et les formations médicales, qui se sont
accrues de 5,7 %. Elles ont représenté 94,4 % du total.
affectée à ces services a été de 82,9 %, alors qu’elle l’a été de 71,2 %, une année
auparavant. Il s’observe dans les dépenses affectées aux services communs une
prédominance de la rémunération des agents et fonctionnaires de l’Etat, laquelle a
représenté 61,6 % et a enregistré une hausse de 28,9 % par rapport à 2018. Ainsi,
les dépenses communes se sont accrues de 58,6 %, d’une année à l’autre, et ont
représenté 76,1 % du total des dépenses des services communs. Ceci est expliqué
par l’importance significative de la rémunération qui a atteint 80,9 % des dépenses
communes.
4 Cette rubrique est reprise dans le tableau RA-II-18 sous l’appellation « Autres services ».
FINANCES PUBLIQUES
repli est principalement localisé dans les dépenses de la Présidence, lesquelles ont
chuté de 51,3%, d’une année à l’autre.
MONNAIE ET CREDIT
Les dépenses en capital ont été exécutées à concurrence de 34,4% de leur prévision
contre 63,9% en 2018 et ont connu une baisse significative de 46,4%, se chiffrant à
897,7 milliards de CDF. Rapprochées au PIB, elles ont représenté 1,0% contre 2,2%
en 2018.
La baisse des dépenses en capital en 2019 est corroborée par les dépenses des
« Institutions politiques » et des « Autres services » qui ont connu des baisses
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
.
MONNAIE ET CREDIT
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
En 2019, la RDC a reçu de ses partenaires extérieurs des dons évalués à 977,7
milliards de CDF, soit 1,2 % du PIB contre 1.766,5 milliards une année auparavant,
représentant 2,3% du PIB.
II.1. RECETTES
FINANCES PUBLIQUES
Les transferts d’origine extérieure ont été constitués des donations multilatérales à
concurrence de 843,3 milliards de CDF et des dons bilatéraux à hauteur de 134,4
milliards, représentant respectivement 86,3 % et 13,7 % du total.
S’agissant des contributions par pays, le Royaume-Uni et la Suisse ont accordé des
dons représentant respectivement 12,0 % et 1,7 % du total.
II.2. DEPENSES
Chiffrées à 977,7 milliards de CDF, les dépenses sur ressources extérieures provenant
des partenaires multilatéraux et bilatéraux ont servi à financer les investissements
et à couvrir les dépenses courantes respectivement à 85,9%et 14,1 %.
A l’instar des années antérieures, «l’Aide alimentaire» ainsi que «l’Assistance et
MONNAIE ET CREDIT
Secours d’urgence publics» ont constitué la totalité des dépenses courantes financées
par l’aide extérieure. En effet, sur un total des dépenses courantes d’un montant de
138,0 milliards de CDF, la part de l’aide alimentaire a été de 70,2 %, tandis que celle
de l’assistance humanitaire et secours d’urgence a été de 29,8 %.
La totalité des dons alloués aux dépenses courantes provient des aides multilatérales
de 74,2 % et des aides bilatérales de 25,8 %. Les aides multilatérales orientées vers
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
les dépenses courantes ont été accordées par l’Union Européenne (UE), la Banque
Mondiale (BM) ainsi que par la Banque Africaine de Développement (BAD) avec
des parts respectives de 34,9 %, 55,9 % et 9,2 %. Concernant les aides bilatérales, le
Royaume-Uni a été le plus grand contributeur avec 69,6 %.
Pour ce qui est des dépenses en capital, la part des aides multilatérales a été de 88,2%
et celle des aides bilatérales 11,8%. Dans le groupe des partenaires multilatéraux, la
part de la Banque mondiale a représenté 61,2%, tandis que dans celle des bilatéraux,
la plus grande contribution a été celle du Royaume-Uni avec une part représentant
94,1%.
1675,4
1800,0
Dépenses en capital Dépenses en capital
(cadre budgétaire) (finacement extérieur)
1447,3
1600,0
1390,5
1279,9
1400,0
RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
1123,2
1117,2
1102,5
1098,7
1200,0
998,3
902,9
897,7
1000,0
839,8
800,0
629,4
623,2
598,8
542,2
533,6
491,5
451,8
600,0
377,3
400,0
200,0
0,0
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
MONNAIE ET CREDIT
L’analyse des Etats de Suivi Budgétaire pour l’exercice 2019 renseigne un taux
d’engagement de 86,3%, sur un total de 9.604,9 milliards de CDF des crédits votés.
Concernant la liquidation chiffrée à 8.241,6 milliards de CDF, elle a représenté
99,5 % du montant engagé. De ce fait, il se dégage des arriérés de 1.012,5 milliards
de CDF, soit 12,3 % des dépenses liquidées.
FINANCES PUBLIQUES
III.1. ANALYSE PAR NATURE DES DEPENSES
Au cours de l’année sous revue, plus de la moitié des arriérés de paiements a été
localisée au niveau des « Transferts et intervention de l’Etat » et « Dépenses des
prestations » avec des parts respectives de 36,3 % et 20,5 % du total. S’agissant des
MONNAIE ET CREDIT
l’Etat
Equipement 402,3 400,0 371,7 368,2 31,9 3,1
Construction, refection, réhabili-
tation addition d’ouvrage 578,5 571,4 426,9 424,5 146,9 14,5
TOTAL 8 284,3 8 241,6 7 293,1 7 229,1 1 012,5 100,0
Source : Etats de suivi Budgétaire 2019. PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
L’analyse fonctionnelle révèle que près de trois quarts des arriérés de paiement se
sont concentrés dans les rubriques « Administration publique centrale », « Affaires
économiques » et « Ordre et sécurité », avec des parts respectives de 36,3 %, 20,0 %
et 17,5 %.
Par ailleurs, au niveau des engagements, seul celui se rapportant aux dépenses
de l’enseignement a atteint un taux d’exécution de 96,5%, alors que les dépenses
FINANCES PUBLIQUES
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
1. Produit intérieur brut 19 536 676,9 23 759 424,6 26 954 556,9 30 051 179,4 33 224 281,1 35 111 230,0 37 517 392,4 55 124 325,3 75 984 953,3 83 048 338,6 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
2. Dépenses publiques 2 537 526,4 4 145 516,8 4 940 888,0 5 460 203,6 5 791 807,4 5 285 980,8 5 393 526,1 6 595 826,2 9 844 030,0 8 954 697,9 13,0 17,4 18,3 18,2 17,4 15,1 14,4 12,0 13,0 10,8
Consommation publique 1 567 665,8 2 728 076,6 2 963 272,6 3 991 111,1 3 828 016,7 4 083 731,0 3 672 843,5 4 276 343,0 6 760 346,3 7 101 844,4 8,0 11,5 11,0 13,3 11,5 11,6 9,8 7,8 8,9 8,6
Formation brute de capital fixe 912 320,6 1 375 570,3 1 924 107,7 1 394 396,6 1 899 120,3 1 746 314,9 1 644 672,7 2 215 924,1 2 955 359,2 1 737 451,8 4,7 5,8 7,1 4,6 5,7 5,0 4,4 4,0 3,9 2,1
Transferts à d’autres secteurs 57 540,0 41 869,9 53 507,7 74 695,9 64 670,4 79 088,4 76 009,9 103 559,1 128 324,4 115 401,7 0,3 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,1
3. Charge fiscale brute (Pression fiscale) 1 631 396,6 2 108 002,5 2 710 339,7 3 388 628,5 3 615 470,7 3 850 292,6 3 128 520,5 3 656 755,0 5 599 638,4 5 723 510,4 8,4 8,9 10,1 11,3 10,9 11,0 8,3 6,6 7,4 6,9
Commerce extérieur 576 131,6 799 369,7 1 074 830,0 1 391 069,6 1 449 722,5 1 452 753,1 990 976,5 963 915,7 1 352 180,0 1 498 041,1 2,9 3,4 4,0 4,6 4,4 4,1 2,6 1,7 1,78 1,80
Exportations 13 437,8 19 529,2 17 652,3 16 696,0 16 873,4 10 161,2 8 700,7 12 758,3 15 745,1 15 588,2 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Importations 562 412,4 779 343,3 1 057 177,7 1 374 373,6 1 432 849,1 982 275,8 982 275,8 951 157,4 1 336 435,0 1 482 452,9 2,9 3,3 3,9 4,6 4,3 2,8 2,6 1,7 1,8 1,8
Activités intérieures 1 055 265,0 1 308 632,8 1 635 509,7 1 997 558,9 2 165 748,2 2 397 539,4 2 137 544,0 2 692 839,3 4 247 458,4 4 225 469,3 5,4 5,5 6,1 6,6 6,5 6,8 5,7 4,9 5,6 5,1
Revenus 479 300,1 595 305,4 708 769,8 862 213,9 1 102 055,7 1 249 961,5 987 123,7 1 433 916,9 2 594 345,9 2 442 454,5 2,5 2,5 2,6 2,9 3,3 3,6 2,6 2,6 3,4 2,9
Biens et Services 558 984,2 693 090,9 882 143,3 1 026 077,1 1 012 073,5 1 097 215,1 1 106 568,1 1 199 688,8 1 561 411,7 1 661 814,9 2,9 2,9 3,3 3,4 3,0 3,1 2,9 2,2 2,1 2,00
Autres recettes fiscales 16 980,7 20 236,6 44 596,6 109 267,8 51 619,1 50 362,8 43 852,2 59 233,6 91 700,8 121 199,8 0,1 0,1 0,2 0,4 0,2 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1
Cotisations sécurité sociale - - - - - - - - - - 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
4. Charge fiscale nette (1) 1 573 856,6 2 066 132,6 2 656 832,0 3 313 932,6 3 550 800,3 3 771 204,1 3 052 510,6 3 553 195,9 5 471 314,0 5 608 108,7 8,1 8,7 9,9 11,0 10,7 10,7 8,1 6,4 7,2 6,8
5. Solde global (2) 146 648,1 -228 716,0 431 629,0 -104 849,0 -52 456,0 -216 148,0 -479 051,0 39 465,7 -125 643,3 -601 725,0 0,8 -0,96 1,60 -0,3 -0,2 -0,62 -1,3 0,07 -0,17 -0,72
publiques 313 515,0 998 270,3 1 390 467,7 902 880,6 1 447 346,4 1 123 161,4 1 102 508,7 1 117 200,5 1 279 912,0 839 784,9 1,6 4,2 5,2 3,0 4,4 3,2 2,9 2,0 1,7 1,0
de capital 313 515,0 998 270,3 1 390 467,7 902 880,6 1 447 346,4 1 123 161,4 1 102 508,7 1 117 200,5 1 279 912,0 839 784,9 1,6 4,2 5,2 3,0 4,4 3,2 2,9 2,0 1,7 1,0
Transferts d’équipements - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
[Link]ôts sur biens et serv. (4) 544 061,5 717 685,8 1 126 061,5 1 148 658,3 1 294 877,5 1 444 101,5 1 128 605,1 1 477 310,2 1 397 450,9 1 818 389,2
[Link] recettes fiscales 152 298,3 170 896,7 220 156,4 215 965,2 240 187,3 260 331,2 113 401,2 158 357,5 174 581,1 268 478,5
a. I.E.R charge des employeurs 18 972,2 27 216,4 32 502,8 48 637,9 67 480,7 72 009,9 50 749,5 59 426,8 63 627,2 105 500,1
b. Impôts sur le patrimoine - - - - - - - - - -
-Impôts sur propriété immobilière - - - - - - - - - -
-Autres - - - - - - - - - -
c. Fonds spéciaux - - - - - - - - - -
-Fonds de relance économique - - - - - - - - - -
-Taxes sur produits pétroliers - - - - - - - - - -
d. Divers 22 891,1 4 769,2 2 738,6 2 780,8 3 186,0 3 816,2 1 840,9 2 419,4 1 882,8 1 808,3
e. Gécamines - - - - - - - - - -
f. Pétroliers 110 435,0 138 911,1 184 915,0 164 546,4 169 520,7 184 505,1 60 810,8 96 511,2 109 071,0 161 170,0
[Link] NON FISCALES 868 386,2 944 559,7 1 147 535,5 1 213 993,2 895 631,3 865 577,5 659 727,8 957 859,6 1 242 895,7 1 475 888,6
[Link] adm, ,judiciaires et
294 424,7 491 537,6 747 829,1 789 945,8 565 978,0 615 522,0 586 930,5 846 367,3 1 138 492,9 1 290 486,5
domaniales
[Link] 187 338,0 234 776,6 282 706,4 267 277,3 240 914,3 250 055,5 72 797,2 111 492,3 104 402,8 185 402,1
[Link] (5)
386 623,5 218 245,5 117 000,0 156 770,1 88 739,0 - 0,0
[Link] EXCEPTIONNELLES 2 633 677,0 3 011 566,2 2 348 879,0 1 833 303,1 1 968 609,2 1 582 028,5 1 203 830,8 3 932 375,1 2 324 708,0 1 311 014,1
1 Dons projets 1 141 261,7 1 319 538,2 1 621 939,2 866 994,8 1 587 193,3 1 531 043,3 606 238,1 1 951 297,6 1 372 527,1 879 354,6
[Link]êts projets 1 077 105,8 1 089 569,7 403 068,1 588 149,5 184 042,6 372 838,1 1 889 842,9 143 279,6 281 659,5
[Link] PPTE 218 278,8 345 119,0 293 450,7 293 450,7 40 373,3 50 985,2 30 406,7 6 134,3 8 541,3
[Link] budgétaire 158 351,3 257 339,3 30 421,0 84 708,0 - 101 002,6 725 360,0
[Link](Remboursement BCC) 38 679,4 - - - 157 000,0 - 93 345,0 85 100,0
[Link] des emprumts intérieurs 75 000,0 150 000,0
[Link] POUR ORDRE (6)
307 126,0 449 726,0 - - - - - - - -
TOTAL (A+B+C+D) 5 607 517,6 6 746 324,0 6 609 171,2 6 434 664,6 7 449 004,2 7 586 219,0 5 497 471,6 10 223 312,6 8 927 875,8 9 604 869,1
Source : Banque Centrale du Congo sur base des données du Ministère du Budget (Loi de Finances).
(1) Non compris le fonds de contrepartie.
(2) Cfr tableau II.11.
(3) Cfr tableau II.13.
(4) Cfr tableau II.15.
(5) Bonus sur le contrat chinois, Pas de porte minier et vente de participations (CCT, CILU, CINAT, OKIMO).
(6) Il s’agit des recettes des provinces
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
[Link] DU CADRE BUDGET 2 293 882,0 2 799 655,0 3 762 378,0 4 121 604,2 4 362 631,5 4 438 795,2 3 656 554,0 5 336 242,0 7 937 124,0 7 382 107,2
I.1 RECETTES COURANTES (1) 2 166 489,1 2 755 341,0 3 633 721,0 4 053 514,2 4 347 496,5 4 415 544,2 3 655 157,0 4 552 402,0 7 086 586,0 7 174 441,2
[Link] FISCALES 1 631 396,6 2 108 002,5 2 710 339,7 3 388 628,5 3 615 470,7 3 850 292,6 3 128 520,5 3 656 755,0 5 599 638,4 5 723 510,4
-Droits de sortie 13 437,8 19 529,2 17 652,3 16 696,0 16 873,4 10 161,2 8 700,7 12 758,3 15 745,1 15 588,2
-Droits d’entrée 562 412,4 779 343,3 1 057 177,7 1 374 373,6 1 432 849,1 1 442 592,0 982 275,8 951 157,4 1 336 435,0 1 482 452,9
[Link]ôts s/revenus 479 300,1 595 305,4 708 769,8 862 213,9 1 102 055,7 1 249 961,5 987 123,7 1 433 916,9 2 594 345,9 2 442 454,5
-Revenus des soc. et ent 247 347,9 278 566,8 250 751,1 305 665,6 491 190,6 681 733,6 424 749,3 634 494,9 1 510 793,5 1 506 003,3
-Amendes et accroiss. - 14 737,4 25 695,7 30 848,4 28 184,6 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
[Link]ôts s/biens et services(3) 558 984,2 693 090,9 882 143,3 1 026 077,1 1 012 073,5 1 097 215,1 1 106 568,1 1 199 688,8 1 561 411,7 1 661 814,9
[Link] recettes fiscales 16 980,7 20 236,6 44 596,6 109 267,8 51 619,1 50 362,8 43 852,2 59 233,6 91 700,8 121 199,8
a. I.E.R charge des employeurs 15 369,6 18 107,4 37 316,9 49 086,9 50 661,8 48 502,5 43 342,9 59 172,6 91 488,1 121 125,1
-Autres - - - - - - - - - -
b. Divers 1 611,1 2 129,2 7 279,7 60 180,9 957,3 1 860,3 509,3 61,0 212,8 74,7
c. Gécamines - - - - - - - - - -
[Link] NON FISCALES 535 092,5 647 338,5 923 381,3 664 885,7 732 025,8 565 251,6 526 636,5 895 647,0 1 486 947,6 1 450 930,9
[Link] adm.,judic.
et domaniales 369 623,0 353 656,0 599 476,7 434 147,0 505 619,0 450 442,5 436 230,7 709 387,5 1 199 695,7 1 218 456,7
[Link] 36 321,3 43 813,4 99 517,9 110 532,8 103 473,2 86 708,8 28 866,1 92 509,3 120 508,8 173 968,5
[Link] 60 550,2 85 415,6 54 383,9 62 679,9 58 676,6 28 100,3 11 918,6 48 008,7 45 194,1 58 503,7
[Link](4) 68 598,0 164 453,5 170 002,8 57 526,0 64 257,0 - 49 621,0 45 741,5 121 548,0
I.2 RECETTES EXCEPTIONNELLES 127 392,9 44 314,0 128 657,0 68 090,0 15 135,0 23 251,0 1 397,0 783 840,0 850 538,0 207 666,0
[Link] PPTE - - - - - - - - - -
[Link] budgétaires 127 392,9 44 314,0 - 32 459,0 15 015,0 23 251,0 1 397,0 783 840,0 850 538,0
[Link] DE LA SECURITE - - - - - - - - - -
SOCIALE
[Link] - - - - - - - - - -
[Link] - - - - - - - - - -
Total ( I + II ) 2 293 882,0 2 799 655,0 3 762 378,0 4 121 604,2 4 362 631,5 4 438 795,2 3 656 554,0 5 336 242,0 7 937 124,0 7 382 107,2
Source : Banque Centrale du Congo sur base des données du Ministère des Finances.
(1) Encaissements enregistrés dans les comptes du Trésor à la Banque non compris les recettes de fonds de contrepartie (A+B)
(2) Non compris la Gécamines.
(3) Cfr tableau II.16.
(4) Bonus sur le contrat chinois,vente de participation et reliquat paie.
2. T.V.A à l’importation 303 543,7 437 093,8 575 000,0 663 906,9 1 174 933,5 1 097 326,1 784 738,7 1 082 763,2 1 216 351,1 1 263 741,8
[Link] statistique 7 350,3 3 889,9 - - - - - - - -
[Link] 1 003,5 15 504,9 55 428,6 11 050,0 23,4 8 344,7 885,0 2 262,3 2 262,3 1 811,8
b. ENTREPOTS (3) 200,3 536,2 - - - - - - - -
TOTAL(A+B+b) 694 151,9 828 073,4 1 085 728,6 1 162 372,6 1 911 942,4 1 973 944,4 1 396 407,4 2 066 771,9 2 072 062,9 2 045 978,0
Source : Banque Centrale du Congo sur base des données du Ministère du Budget (Loi de Finances).
(1) Non bompris la Gébamines.
(2) A partir de 2012, Taxe sur la valeur ajoutée
(3) Comprend les droits de magasin, la taxe progressive, la taxe d’ouverture d’entrepôts partibuliers et la taxe d’entreposage
d’office.
[Link] DES PERS. PHYS. 189 879,7 288 101,9 448 353,1 535 894,8 702 637,3 772 670,7 573 034,3 1 107 440,2 942 371,0 1 145 108,4
1.Rémunérations 171 963,3 255 890,2 415 773,3 489 601,2 647 235,6 700 820,5 522 982,6 988 546,6 787 906,4 961 419,6
[Link] locatifs - - - - - - - - - -
[Link] mobiliers 15 737,2 28 844,2 28 252,4 38 667,8 55 401,8 71 850,2 50 051,7 56 747,2 81 548,0 92 466,6
[Link] libérales 2 179,2 3 367,5 4 327,3 7 625,8 0,0 0,0 0,0 62 146,3 72 916,7 91 222,2
[Link] DES SOC. ET ENT. 217 936,9 335 714,3 232 457,1 277 762,1 390 899,9 687 565,1 422 465,1 523 198,1 773 806,3 1 540 012,2
[Link]étés 200 036,9 300 235,5 200 576,4 237 034,8 324 749,4 614 311,2 351 482,7 476 308,0 730 459,3 1 520 735,7
[Link] 17 900,0 35 478,8 31 880,7 40 727,3 66 150,5 73 253,9 70 982,4 46 890,1 43 347,0 19 276,5
TOTAL 407 816,6 623 816,2 680 810,2 860 372,3 1 137 756,5 1 460 235,8 995 499,3 1 630 638,3 1 716 177,3 2 685 120,6
Source : Banque Centrale du Congo sur base des données du Ministère du Budget.
(1) Cfr note 1, tableau II.12.
[Link] DES PERS. PHYS. 231 952,2 302 001,2 432 323,0 525 699,9 582 680,4 568 227,9 562 374,4 799 422,1 1 083 552,4 936 451,2
1.Rémunérations 205 985,8 273 629,0 391 793,1 478 375,7 532 023,7 515 016,4 508 929,3 659 395,3 816 379,2 726 149,8
[Link] locatifs - - - - - - - - - -
[Link] mobiliers 23 355,8 27 052,8 37 918,3 45 671,6 50 656,7 53 211,5 53 445,1 65 016,6 164 488,2 119 766,4
[Link] libérales 2 610,6 1 319,4 2 611,6 1 652,7 - - - 75 010,15 102 684,96 90 534,99
[Link] DES SOC. ET ENT. 247 347,9 278 566,8 250 751,1 305 665,6 491 190,6 681 733,6 424 749,3 634 494,9 1 510 793,5 1 506 003,3
[Link]étés 229 723,5 255 213,1 226 118,5 297 345,9 435 020,3 632 854,1 376 430,5 627 904,4 1 501 627,3 1 499 255,8
dont -Gécamines - - - - - - - - - -
-Pétroliers 32 766,3 50 140,0 54 383,9 53 668,1 42 253,2 25 849,9 10 964,1 23 448,1 35 367,6 1 499 255,8
[Link] 17 624,4 23 353,7 24 632,6 8 319,7 56 170,4 48 879,6 48 318,8 6 590,4 9 166,2 6 747,5
TOTAL 479 300,1 595 305,4 708 769,8 862 213,9 1 102 055,7 1 249 961,5 987 123,7 1 433 916,9 2 594 345,9 2 442 454,5
A. T.V.A. A L’INTERIEUR (2) 345 240,0 430 259,6 684 960,7 673 363,3 747 667,7 788 176,7 652 289,3 955 766,4 880 722,0 1 173 818,1
B. DROITS DE CONSOMMATION 175 637,2 258 668,1 413 440,8 470 356,7 543 809,8 604 134,7 438 865,7 462 601,8 478 257,2 599 404,2
[Link]ères 67 825,6 54 006,7 101 016,3 119 174,8 138 245,1 160 002,1 142 128,1 146 685,5 144 993,0 212 125,2
[Link] et allumettes 55 020,6 66 615,5 84 625,9 91 694,5 101 118,9 118 178,1 65 552,2 88 610,8 88 861,0 130 434,6
[Link] produits (3) 49 158,0 125 948,0 187 357,7 257 314,6 304 122,2 320 694,8 228 054,5 224 741,0 234 815,2 246 796,6
[Link] 3 633,0 12 097,9 40 440,8 1 820,0 323,5 1 401,1 1 401,1 70,1 70,1 158,1
TOTAL (A+B+C) 544 061,5 717 685,8 1 126 061,5 1 148 658,3 1 294 877,5 1 444 101,5 1 128 605,1 1 477 310,2 1 397 450,9 1 818 389,2
Commerce 541,7 631,4 700,0 635,1 3 800,0 2 126,7 1 239,1 4 696,8 5 619,7 6 100,0
Défense Nationale 44 297,4 76 376,6 131 544,1 204 475,3 212 469,6 214 078,0 140 206,6 134 312,7 135 235,5 145 536,7
Anciens Combattants 487,6 515,0 621,0 744,1 800,0 801,8 563,7 1 163,7 1 860,1 2 500,0
Justice 3 683,8 6 052,2 25 000,0 18 977,8 21 750,0 23 119,1 13 832,7 13 075,6 13 998,5 14 713,1
Finances 10 743,7 15 315,2 20 000,0 23 640,8 25 517,4 25 849,6 13 753,9 12 861,7 13 789,5 21 893,8
Economie Nationale 1 083,4 3 338,6 3 000,0 2 915,0 3 050,0 3 015,5 2 415,7 3 023,5 3 946,3 4 531,6
Education Nationale (4) 10 293,0 40 150,0 91 661,0 86 366,7 90 200,0 92 741,0 63 899,7 65 790,8 118 482,2 114 932,1
Information et presse 2 007,5 2 047,4 2 500,0 2 235,5 2 377,0 2 036,4 1 344,3 1 952,1 2 874,9 3 700,0
Agriculture , Pêche & Elevage 3 250,4 7 816,0 10 000,0 10 164,6 10 850,0 9 745,5 10 164,0 17 989,5 20 078,8 23 721,9
Travaux Publics et Aménagement du Territoire 3 792,2 4 328,7 3 000,0 3 488,0 3 708,0 8 473,8 6 030,3 5 801,9 9 347,0 7 415,6
Mines & Hydrocarbure 3 423,0 3 818,0 7 780,0 7 942,4 8 286,1 8 139,5 5 359,6 6 575,2 8 420,8 9 890,0
Transports et Communications. 1 733,5 1 785,5 1 900,0 2 766,8 3 500,0 3 519,7 2 051,4 2 659,2 3 808,4 5 000,0
Fonction Publique 3 250,6 5 367,2 7 000,0 6 248,8 6 976,0 6 981,9 5 294,2 5 902,0 6 824,8 9 250,0
Affaires sociales 1 625,2 1 549,5 2 000,0 2 198,2 2 500,0 2 019,9 4 013,8 4 621,6 5 544,4 8 357,4
Postes, Télégraphes,Télégrammes. 1 625,2 1 650,7 1 700,0 2 440,7 2 700,0 2 139,4 1 525,9 2 133,6 3 282,9 3 388,6
Santé Publique 8 103,9 18 201,0 27 870,0 31 219,4 30 000,0 31 413,6 24 897,0 25 504,8 26 427,6 28 902,5
Culture et Arts 2 007,5 1 999,5 1 762,5 1 625,1 2 180,0 3 197,4 2 061,7 2 669,5 3 592,3 3 708,0
Energie 1 083,5 1 085,2 1 200,0 1 389,7 1 450,0 1 513,6 4 599,2 5 207,0 6 129,8 6 463,8
Sports & Jeunesse 7 042,6 7 448,1 13 256,9 11 503,8 11 909,2 11 839,6 7 432,1 8 681,9 10 824,7 13 575,1
Affaires Foncières. 1 083,5 1 115,1 1 476,9 1 353,2 1 450,0 1 609,2 1 250,6 1 998,3 3 034,4 4 000,0
Travail et Prévoyance Sociales. 2 102,5 2 032,4 2 500,0 2 363,5 4 286,2 4 145,6 2 234,3 4 117,6 6 416,1 8 569,5
Portefeuille 1 679,4 1 713,8 2 000,0 1 740,3 1 860,0 1 870,9 1 697,2 2 304,9 3 227,8 4 500,0
Environnement 1 733,6 2 791,7 4 250,0 4 484,6 4 700,0 3 905,3 2 859,4 3 467,2 3 583,2 4 200,0
Développement rural 2 706,7 4 910,2 5 949,9 6 000,8 6 400,0 7 882,7 8 843,9 9 451,7 10 844,5 11 200,0
Plan 3 250,4 5 650,7 6 000,0 5 114,7 5 841,3 5 816,8 4 696,4 5 304,2 6 227,0 8 609,3
Recherche scientifique 1 625,2 1 815,8 1 900,0 1 697,6 2 000,0 3 235,8 2 209,4 2 817,2 3 740,0 4 104,1
Condition Féminine & Famille 2 166,9 1 830,2 2 350,0 1 903,5 2 100,0 1 667,1 3 635,8 4 243,6 5 166,4 5 332,8
Droits et libertés du Citoyen. - - - -
Droits humains 1 081,8 1 109,2 1 400,0 1 204,0 1 300,0 1 122,0 1 030,9 3 003,6 3 931,4 4 000,0
Budget 10 237,9 12 134,6 25 000,0 24 114,6 23 514,6 22 960,9 13 870,3 12 928,1 13 850,9 24 827,7
Urbanisme et Habitat 4 002,8 4 598,8 4 608,7 4 369,5 4 500,0 3 223,9 4 146,7 4 500,0
Reconstruction 270,9 261,2 264,0 229,6 250,0 249,7 403,0 1 003,0 0,0 1 754,2
Coopération internationale 3 723,0 11 269,2 10 458,9 10 901,0 11 850,0 11 955,2 7 281,0 8 409,4 10 758,8 14 447,9
Relations avec le parlement 1 255,1 1 440,4 1 500,0 1 304,2 1 387,0 2 079,4 1 340,3 2 248,1 3 170,9 3 517,7
Réformes Institutionnelles 270,9 313,2 320,0 295,0 300,0 439,8 1 039,8 1 731,2 2 400,0
Relations avec partis politiques. - 302,8 300,0 340,1 350,0 744,8 466,1 966,1 1 458,6 1 712,8
Petites et Moyennes Entreprises. 1 083,5 1 963,3 1 985,0 1 849,8 1 955,0 2 880,4 1 846,0 2 513,8 3 549,8 3 664,2
Tourisme et hôtellerie 541,7 568,2 600,0 532,9 600,0 1 788,8 1 415,1 2 022,9 2 945,7 4 077,0
Industrie 1 083,5 1 220,0 1 400,0 1 235,6 2 800,0 2 105,3 1 419,8 2 027,6 2 950,4 3 045,4
Ministères non identifiés 38 733,6 13 145,5 7 304,0 3 498,2 2 331,5 2 349,9 10 542,4 8 493,7 6 025,0
[Link] services 2 452 217,6 3 934 420,8 3 583 607,2 3 008 937,8 3 627 879,0 3 716 632,5 3 521 120,3 5 021 017,6 5 374 468,8 5 666 428,3
Dette Publique 430 233,5 643 623,1 544 794,7 612 320,1 369 067,8 341 301,5 225 937,0 537 411,5 791 005,3 836 454,4
Villes et Provinces 497 402,0 833 040,0 973 221,0 212 400,0 212 400,0 241 698,1 212 400,0 240 000,0 240 000,0 240 000,0
Dépenses communes (5) 858 899,7 1 200 100,5 1 439 432,1 1 526 913,8 1 694 425,3 2 055 684,9 2 030 189,5 2 577 543,2 2 942 932,8 3 697 772,2
Budgets annexes 140 670,0 171 458,2 293 069,8 376 731,2 437 326,1 364 841,3 221 235,6 71 000,0 76 500,0 477 201,7
Dépenses pour ordre - - - - - -
Dépenses exceptionnelles 332 773,8 434 555,5 285 789,6 247 272,7 864 383,7 203 637,8 323 200,0 1 202 950,6 977 536,0 410 000,0
Autres services 192 238,5 651 643,5 47 300,0 33 300,0 50 276,1 509 468,9 508 158,1 392 112,3 346 494,8 5 000,0
TOTAL 2 847 984,7 4 470 724,8 4 427 309,0 3 925 501,2 4 602 438,6 4 721 261,3 4 187 918,6 5 794 255,9 6 307 466,9 6 721 154,3
Source: Banque Centrale du Congo sur base des données du Ministère du Budget.
(1) Primature, Vice-Primatures et Secrétariat du Gouvernement
(2) Principalement les Services de Sécurité.
(3) Cour des Comptes, Commission Nationale Electorale Indépendante, Conseil Economique et social, Conseil Superieur de
l’Audio-visuel et de la Communication, Commission Nationale des Droits de l’homme
Délégation Générale à la francophonie, Délégation générale à la MONUSCO.
(4) Il s’agit de l’Enseignement Supérieur et Universitaire et de l’Enseignement Primaire et Secondaire.
(5) Les rémunérations sont comprises dans les dépenses communes.
[Link] et services 894 073,8 2 086 980,1 2 215 632,5 2 912 557,9 3 399 221,6 3 403 022,6 3 014 862,4 3 025 477,3 4 307 751,6 4 859 083,9
1.Rémunérations 604 270,1 1 061 170,0 1 256 135,0 1 409 746,4 1 577 880,8 1 802 647,6 1 957 119,0 2 083 863,0 2 694 080,0 3 616 181,7
[Link] biens et services 289 803,7 1 025 810,1 959 497,5 1 502 811,5 1 821 340,8 1 600 375,0 1 057 743,4 941 614,3 1 613 671,6 1 242 902,1
Fournitures et matériel (1) 80 223,7 106 465,7 209 639,6 111 729,2 167 808,8 196 565,3 153 497,5 152 037,4 359 065,2 233 879,4
Frais généraux et divers 79 706,6 78 710,5 104 338,4 64 874,1 108 244,7 121 984,9 251 592,9 378 562,2 949 421,9 208 733,4
Dépenses extérieures (2) - - 18 066,0 11 582,1 12 109,8 11 978,1 8 288,4 15 374,4 23 475,5 16 167,5
Provinces et villes 101 592,3 348 568,4 170 441,0 199 774,2 170 100,4 236 283,1 162 529,2 137 094,7 199 704,0 151 178,1
Organismes médicaux - - - - - - - -
Enseignement - - - - - - - -
TABLEAUX ANNEXES -FINANCES PUBLIQUES
Voyages 7 327,9 29 114,6 28 440,1 45 937,1 61 546,9 49 248,6 59 962,6 38 462,9 82 005,0 65 306,7
A ventiler 20 953,3 462 950,9 428 572,4 1 068 914,8 1 301 530,1 984 315,1 421 872,8 220 082,7 567 637,0
[Link] d’intérêts 51 512,4 126 625,4 160 780,8 243 168,9 139 559,1 156 078,5 259 582,1 89 882,4 140 245,9 175 309,8
[Link] dette intérieure 26 032,4 99 600,0 136 836,0 152 396,2 117 050,9 138 928,6 242 427,7 66 690,0 108 571,8 149 496,5
Découvert journalier(3) 26 032,4 99 600,0 136 836,0 152 396,2 117 050,9 138 928,6 242 427,7 66 690,0 108 571,8 149 496,5
Bons du Trésor - - - - - - - -
Dette consolidée - - - - - - - -
[Link] dette extérieure 25 480,0 27 025,4 23 944,8 90 772,7 22 508,2 17 150,0 17 154,4 23 192,4 31 674,1 25 813,3
Dette financière 25 480,0 27 025,4 23 944,8 90 772,7 22 508,2 17 150,0 17 154,4 23 192,4 31 674,1 25 813,3
Dette commerciale - - - - - - - -
A ventiler - - - - - - - -
[Link] et transferts 597 187,2 405 644,5 461 686,7 524 715,3 470 320,4 439 949,0 271 050,6 1 115 901,6 1 954 130,1 2 044 864,2
[Link] publics (4) 539 647,1 363 774,6 408 179,0 450 019,4 405 650,0 360 860,5 195 040,7 1 012 342,5 1 825 805,7 1 929 462,5
3.Ménages 42 685,6 29 630,4 35 118,8 34 017,5 30 448,0 49 893,9 46 333,6 58 285,3 98 151,7 88 171,7
Pensions civiles et militaires 6 998,0 8 397,6 11 810,9 17 633,0 17 514,6 24 155,1 25 808,7 26 824,2 31 624,8 41 251,9
Soins médicaux 17 214,4 16 102,5 12 691,7 8 641,9 7 855,9 13 707,4 15 463,5 20 400,5 35 644,8 32 082,4
Divers (5) 18 473,2 5 130,3 10 616,2 7 719,7 5 077,5 11 862,8 4 632,0 10 987,8 30 856,1 14 725,1
4.A l’étranger (6) 14 854,5 12 239,5 18 388,9 19 645,0 17 273,0 12 080,9 17 954,5 33 219,8 21 602,9 21 037,5
Total 1 542 773,4 2 619 250,0 2 838 100,0 3 680 442,1 4 009 101,1 3 999 050,1 3 545 495,0 4 231 261,3 6 402 127,5 7 079 257,9
Source : Banque Centrale du Congo sur base des données du Ministère du Budget.
(1) Non compris les achats de matériel civil durable. Y compris les achats d’équipements militaires.
(2) Principalement les représentations diplomatiques.
(3) A partir de 2010, il enregistre aussi les intérêts sur créances titrisées et les commissions.
(4) Organismes publics autres que les écoles et les formations médicales. A partir de 2005, il s’agit des subventions, rétrocessions
et autres interventions de l’Etat.
(5) Essentiellement les frais des transports pris en charge par l’Etat.
(6) Concerne les cotisations à des organismes internationaux.
Commerce 0,0 22 688,4 665,0 0,0 0,0 2 184,6 601,8 0,0 284,9 342,3
Défense Nationale 6 313,5 4 801,9 31 201,8 12 275,2 13 290,7 4 975,6 5 911,8 11 739,0 20 773,8 1 553,9
Anciens Combattants 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 787,5 595,6
Justice 136,9 268,9 135,6 321,1 297,1 4 071,7 12 830,8 8 203,9 0,0 14 670,4
Finances 37 576,2 44 116,2 4 605,4 58 944,5 33 855,1 10 059,1 33 729,9 28 942,9 56 245,3 57 844,0
Economie Nationale - 160,5 0,0
Education Nationale (4) 3 104,3 5 148,1 2 379,1 18 925,5 30 603,1 33 968,4 30 360,2 20 523,5 71 654,5 82 579,3
Information et presse 6 246,7 8 510,5 23,7 0,0 0,0 1 081,5 574,5 0,0 4 761,6 1 020,0
Agriculture , Pêche & Elevage 11 617,9 3 980,1 27 082,4 33 471,4 73 157,2 27 467,8 9 995,2 6 282,0 49 510,6 60 094,2
Travaux Publics et Aménagement du Territoire 416 211,2 160 237,0 41 870,7 119 848,0 32 810,3 131 282,9 67 128,1 138 463,3 115 154,8 196 962,5
Mines & Hydrocarbure 0,0 0,0 212,8 1 130,9 120,0 2 978,0 0,0 15 510,8 8 950,6 11 017,5
Transports et Communications. 0,0 973,1 15 599,5 32 974,9 41 426,8 102 657,8 258 638,7 54 193,6 71 386,4 43 710,4
Fonction Publique 440,7 0,0 0,0 40,1 644,3 11 835,6 6 977,9 47 967,8 33 398,4 28 304,3
Affaires sociales 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 468,9 0,0 1 326,9 2 203,1
Postes, Télégraphes,Télégrammes. 31,6 690,2 0,0 6 518,0 672,1 801,8 5 415,8 7 288,2 5 616,7 5 300,5
Santé Publique 8 579,6 1 381,1 17 478,2 31 356,2 33 324,3 10 337,4 12 874,7 204 335,8 97 376,0 153 886,9
Culture et Arts 8,0 61,9 146,1 168,1 1 364,5 1 414,6 339,3 30,0 537,6 346,1
Energie 8 120,3 51,7 192 066,2 0,0 0,0 99 966,0 17 065,3 271 662,4 54 794,1 22 310,2
Sports & Jeunesse 233,4 11,0 66,7 0,0 6 170,8 4 807,4 5 362,5 0,0 1 815,8 580,0
Affaires Foncières. 243,0 93,0
Travail et Prévoyance Sociales. 1 103,0 1 629,9
Portefeuille 1 245,3 2 308,6
Environnement 0,0 115,3 0,0 0,0 0,0 5 088,9 11 805,6 20 255,9 34 297,7 15 738,3
Développement rural 3 709,8 0,0 38,3 645,7 57,1 7 968,1 9 102,8 46 213,6 8 220,8 3 363,5
Plan 13 168,2 1 104,5 7 238,6 1 698,5 6 029,1 3 575,4 10 425,2 17 957,6 10 842,8 13 536,0
Recherche scientifique 6,1 111,8 528,2 709,6 0,0 0,0 566,9 0,0 367,3 210,7
Condition Féminine & Famille 0,0 0,0 66,7 0,0 356,7 1 465,5 7 621,6 15 529,9 6 487,7 208,3
Droits et libertés du Citoyen. -
Droits humains 0,0
Budget 7 487,5 966,7 794,5 1 080,0 814,2 2 306,9 650,5 1 634,9 2 407,9 1 052,5
Urbanisme et Habitat 0,0 0,0 0,0 65,8 125,0 12 771,0 1 088,2 17 968,1 17 823,4 79 900,3
Reconstruction 0,0
Coopération internationale 0,0
Relations avec le parlement 0,0 0,0
Réformes Institutionnelles 0,0 0,0
Relations avec partis politiques. 0,0 0,0
Petites et Moyennes Entreprises. 1 188,3 4 278,0
Tourisme et hôtellerie 604,4 125,0
Industrie 9 695,3 789,6
Ministères non identifiés 3 133,8 961,9
[Link] services 56 010,6 97 221,3 174 519,0 138 762,8 153 040,9 117 233,1 0,0 98 471,4 858 529,9 29 736,8
Villes et Provinces 37 964,1 29 736,8
Budgets annexes
Dépenses exceptionnelles
Autres services 56 010,6 97 221,3 174 519,0 138 762,8 153 040,9 117 233,1 0,0 98 471,4 820 565,8
TOTAL 598 805,6 377 300,0 533 640,0 491 516,0 451 773,9 623 153,5 542 164,0 1 098 723,6 1 675 447,2 897 667,0
Source: Banque Centrale du Congo sur base des données du Ministère du Budget.
(1) Primature, Vice-Primatures et Secrétariat du Gouvernement
(2) Principalement les Services de Sécurité.
(3) Cour des Comptes, Commission Nationale Electorale Indépendante, Conseil Economique et social, Conseil Superieur de
l’Audio-visuel et de la Communication, Commussion Nationale des Droits de l’homme
Délégation Générale à la francophonie, Délégation générale à la MONUSCO.
(4) Il s’agit de l’Enseignement Supérieur et Universitaire et de l’Enseignement Primaire et Secondaire.
(5) Les rémunérations sont comprises dans les dépenses communes.
A. Auprès des institutions monétaires -715 364,0 -486 648,0 -925 141,0 -820 292,0 -767 836,0 -551 688,0 -53 175,0 -92 640,7 33 002,5 522 727,6
Banque Centrale du Congo -661 280,0 -394 023,0 -699 115,0 -635 903,0 -631 259,0 -436 790,0 71 973,0 21 271,0 254 346,4 783 966,0
Banques de dépôts -54 084,0 -92 625,0 -226 026,0 -184 389,0 -136 577,0 -114 898,0 -125 148,0 -113 911,7 -221 343,9 -261 238,4
TOTAL -715 364,0 -486 648,0 -925 141,0 -820 292,0 -767 836,0 -551 688,0 -53 175,0 -92 640,7 33 002,5 522 727,6
Source : Banque Centrale du Congo.
86
BCC Rapport annuel 2019
TITRE III
88
Une vue du port de Matadi.
FINANCES PUBLIQUES
dans le sens de lissage des fluctuations du taux de change sur le marché. Ainsi, le
rythme de dépréciation de la monnaie nationale a encore ralenti par rapport aux
deux années précédentes, avec à l’indicatif, un taux de dépréciation de 2,2 % en
2019 contre 2,7 % en 2018 et 23,7% en 2017.
En ce qui concerne le stock de la dette extérieure, sa composante publique a
représenté 7,4 % du PIB contre 7,0 % en 2018. En outre, il a représenté 66,0 % de
l’endettement public total. Par ailleurs, l’analyse de cette dette a indiqué, à l’instar
MONNAIE ET CREDIT
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
CHAPITRE I
commerciales entre la Chine et les USA. Le taux de couverture des importations par
les exportations s’est fixé à 102,7 % contre 106,6 %, une année auparavant.
En 2019, l’indice global des cours mondiaux de principaux produits exportés par
RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
la RDC s’est fixé à 71,6 points après 78,2 points en 2018. Cette évolution a découlé
du recul de l’indice des cours des produits minéraux ainsi que de celui des produits
végétaux.
160
Produits minéraux
140 Produits végétaux
Indice global
120 109,2
100,0
100 108,6 92,9 96,2 93
MONNAIE ET CREDIT
90,8 89,5
90,7 78,9 78,2
80 84,8 86 72,3
76,3
60 72 71,6
65
59
40
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
20
0
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
FINANCES PUBLIQUES
contraction de la demande mondiale, ont significativement expliqué cette évolution.
Toutefois, en décembre 2019, le cours du cuivre a enregistré une forte hausse,
bénéficiant essentiellement de la baisse des tensions entre les deux puissances
économiques mondiales.
MONNAIE ET CREDIT
(1) Prix implicite dégagé par le rapport entre la valeur et le volume exportés.
(2) Il s’agit du cobalt cathode dont la teneur est de 99,80 %.
(3) Il s’agit du cobalt brut.
Cfr. Tableau III.20.
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
6495 6342
5790 5681 5633 5697
9,000 8819 5344 5564 6,000
5169
7960
8,000 7730 4597 4,000
7350
7541
7,000 6873
6528
FINANCES PUBLIQUES
6198 2,000
6004
6,000 5509
0
5,000 Marché de Londres
Marché de Paris
4854
4,000
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
Le cours mondial du zinc a également été affecté par le conflit commercial entre la
Chine et les USA. A cet effet, son cours moyen a affiché une chute de 12,9 % contre
une hausse de 1,3 % en 2018.
La baisse du cours moyen du cobalt (cathode) dont la teneur est de 99,80 % sur
le LME, située à 53,3 % contre une augmentation de 44,5 % en 2018, a été induite
principalement par la baisse de la demande, résultant du constat selon lequel
le boom du marché des automobiles électriques ne serait pas aussi important
qu’initialement prévu. Par ailleurs, plusieurs fabricants des Smartphones et des
véhicules électriques, face à la cherté du cobalt, poursuivent les recherches devant
MONNAIE ET CREDIT
geables rapidement.
En 2008, l’expansion du marché des Smartphones a entrainé une forte hausse de la demande de batteries rechargeables
et par ricochet, une augmentation des cours du cobalt qui en est la principale composante. Sur le London Metal Exchange
(LME), le cours moyen de ce produit est passé de 37.926,0 USD la tonne en 2006 à 70.780,5 USD en 2008, avant de se
stabiliser autour d’une moyenne de 30.000 USD jusqu’en 2016.
Toutefois, les spéculations sur les perspectives d’une forte croissance des ventes de véhicules ont fait augmenter le prix
du cobalt à près de 97.682,1 USD en 2018. En effet, eu égard principalement à l’importance de ce minerais, sa rareté a
poussé plusieurs experts à prédire sa pénurie dans les années avenir. Des nations développées ainsi que la RDC l’ont
classé comme matière première stratégique. C’est dans ce contexte que de grands groupes industriels se sont rués sur le
marché pour en constituer des stocks afin de répondre à leurs besoins futurs.
FINANCES PUBLIQUES
Graphique III.3 Cours du Zinc, du Cobalt et de l’Or sur le marché de Londres
USD/tm (Zinc) - USD/o.t. (Or) USD/lb (Cobalt)
40
37.6
Cours du Zinc 35
Cours du Cobalt
30
Cours de l'Or
26.0 25
20.8
MONNAIE ET CREDIT
Le cours de l’Or s’est inscrit en hausse de 9,6 % en 2019 après un léger accroissement
de 1,0 % en 2018. Ce cours a été soutenu par l’assouplissement de la politique
monétaire de grandes banques centrales, dans le contexte de la guerre commerciale
entre les deux plus grandes économies du monde. En effet, les craintes concernant
l’économie se sont aggravées davantage lorsque le taux d’intérêt sur la dette
américaine à dix ans est passé temporairement sous celui des bons à deux ans, pour
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
Japon a annoncé, le 1er juillet 2019, une restriction des exportations des produits chimiques essentiels pour les fabricants
de matériels électroniques coréens, dont Samsung et LG-Electronics.
C’est à dater de ce jour, que les deux pays s’infligent des mesures des restrictions administratives aux exportations. Ils se
sont mutuellement supprimés des pays avec lesquels ils disposent d’un traitement de faveur en termes de commerce, en
passant de la catégorie des États A (traitement de faveur) à celle des États B (autorisation spéciale obligatoire).
Ce conflit a significativement impacté la croissance des deux pays, leurs prévisions de croissance ayant même été réduites
à la baisse. Les deux pays ont entamé des pourparlers pour résoudre leur différend commercial.
RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
Le cours moyen du diamant a également été affecté par les tensions commerciales
entre la Chine et les USA. A cet effet, il a affiché une baisse de 14,3 % après la forte
chute de 46,7 % observée en 2018. Il en est de même pour celui du coltan dont le
cours moyen a baissé de 29,8 % après une hausse de 36,8 % l’année précédente.
Quant au cours moyen du pétrole, il a affiché, en 2019, une baisse de 11,8 %
contre une hausse de 26,0 % une année auparavant, à la suite principalement
des conséquences liées à la guerre commerciale entre Pékin et Washington. Par
ailleurs, la situation s’est aggravée par des productions américaines records, rendant
inefficaces les efforts de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP),
visant à limiter la production et soutenir les prix.
Graphique III.4 Cours du pétrole brut sur les marchés internationaux
MONNAIE ET CREDIT
USD/baril
140
98
95 94 93
80
80 71.52
64,1
60 55 64.7
54
57,1
45
51
49 44
40
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
FINANCES PUBLIQUES
Arabica New York Cts/lb 132,9 136,4 133,0 113,1 101,6
Cacao New York USD/tonne 2 918,7 3 163,0 2 831,3 2 310,5 2 384,3
(Marché à terme)
Huile
de palme Kuala Lumpur EUR/tm 441,0 528,9 552,2 451,3 436,8
de palmistes Kuala Lumpur EUR/tm 774,6 857,5 951,1 758,3 865,5
Coton New York Cts/lb 63,3 65,6 73,6 82,1 67,4
En effet, les cours moyens des cafés robusta et arabica ont conne des baisses
respectives de 17,8 % et 10,2 % comparativement à la moyenne de 2018. Cette
évolution a fait principalement suite à l'excédent de l’offre et la dévaluation de la
monnaie du Brésil, grand producteur mondial du café. Cependant, en septembre et
novembre 2019, les cours du café ont connu des fortes hausses provoquées par la
sècheresse et l’épidémie de la rouille ayant fortement endommagé les cultures dans
MONNAIE ET CREDIT
les grandes zones de production, lesquelles ont perturbé l’offre mondiale.
Par ailleurs, le cours moyen de l’huile de palme n’a enregistré qu’une baisse de
3,2 % contre celle de 18,3 % observée en 2018. Cette situation a été consécutive au
maintien de la demande, sous l’impulsion des fabricants de biocarburant. Il sied de
noter que l’Indonésie et la Malaisie, qui produisent tous les deux environ 90 % de
la production mondiale d’huile des palmes, ont décidé que leurs carburants diesel
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
253 400
163 175 126 176 176 136 133 113 101,6 200
2,000 2178
FINANCES PUBLIQUES
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
Le cours moyen du coton, sur le marché de New York, a affiché en 2019 une baisse
de 18,0 %, suite à la baisse des importations chinoises.
La structure des exportations de la RDC, selon les pays de destination, n’a pas
évolué comparativement à l’année 2018. En effet, les principales destinations des
exportations congolaises ont été la Chine avec 29,5 % des exportations, quoiqu’en
baisse par rapport aux 35,5 % de 2018, l’Afrique du Sud avec 26,1 % en progression
par rapport à son niveau de 20,1 % de l’année précédente, et l’Union Européenne
MONNAIE ET CREDIT
En 2019, 14,2 % des importations de la RDC, dont la valeur globale s’est chiffrée à
14,6 milliards de USD, est provenue de la Chine. L’Afrique du Sud vient en deuxième
position avec 13,9 % et l’Union Européenne, qui occupait la première place une
année avant, vient en troisième position avec 11,9 %.
FINANCES PUBLIQUES
Chine 13,4 10,9 8,6 11,9 14,2
Afrique du Sud 12,3 9,7 8,5 10,8 13,9
Union Européenne 23,5 17,7 19,4 12,1 11,9
Autres 50,9 61,7 63,6 65,2 60,0
Source : Banque Centrale du Congo.
Cfr. Tableau III.24.
Les termes de l’échange de la RDC, fixés à 102,0 en 2019, se sont détériorés par
rapport à 2018 où ils s’étaient situés à 105,8 points, suite à la forte contraction des
prix à l’exportation.
200
183
Indice de prix à l'exportation 171,9
180
Indice de prix à l'importation
MONNAIE ET CREDIT
Termes de l'échange 173 168,6
160
146
140
140 133 132
141 122
136
120 131
108 125
105 118
100 107 106
105 100 101 102,0
96 97 97
97
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
80
60
40
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
CHAPITRE II
POLITIQUE DE CHANGE
La politique de change mise en œuvre en 2019 a poursuivi les mêmes objectifs que
précédemment, à savoir lisser les fluctuations du taux de change et relever le matelas
des réserves de change légèrement au-dessus de son niveau de fin décembre 2018.
Compte tenu du contexte extérieur difficile, l'objectif de relèvement du niveau des
réserves de change ne pouvait être atteint.
Pour ce faire, la Banque Centrale du Congo a recouru principalement à l’instrument
« intervention sur le marché des changes », à travers lequel l’Institut d’émission
est intervenu de façon indirecte, en exécutant certaines dépenses publiques en
monnaies étrangères.
MONNAIE ET CREDIT
A l’instar de 2018, le marché des changes a été caractérisé, en 2019, par la poursuite
de la dépréciation du taux de change, quoi qu’à un rythme relativement moins
soutenu. En effet, le taux de change indicatif s’est établi à 1.672,95 le dollar
américain, à fin décembre 2019, contre 1.635,62 CDF à fin 2018, soit un taux de
dépréciation de 2,2 % contre 2,7 % précédemment.
Par ailleurs, sur l’ensemble de l’année, le taux de change moyen a été de 1.647,76
CDF le dollar américain contre 1.622,52 CDF en 2018, soit un taux de dépréciation
de 1,5 % contre 9,7 % l’année précédente.
1,600 1620 1621 1626 1627 1028 1631 1632 1633 1636
1605 1616 1617
FINANCES PUBLIQUES
1,500
1,400
ar
y ry ch ril ay ne ly st be
r er be
r
be
r
nu ua ar Ap M Ju Ju gu ob
Ja br M Au em ct em em
Fe pt O o v e c
Se N D
MONNAIE ET CREDIT
1,800
1726
1718
1682 1687
1,700
1658 1662 1667 1664 1667 1673 1676 1678
1675
1648 1647 1644 1649 1649 1648 1649
1637 1633 1638 1639
1,600
1,500
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
1,400
ar
y ry c h ril ay ne ly st be
r er be
r
be
r
nu ua ar Ap M Ju Ju gu ob
Ja br M Au em ct em em
Fe pt O o v e c
Se N D
Par ailleurs, l’écart entre le cours indicatif et celui parallèle s’est relativement élargi
en 2019, se situant à 3,2 %, alors qu’il était de 2,4 % en 2018 et 1,5 % en 2017.
Cette situation a résulté des anticipations observées sur le marché parallèle, dans
un contexte d’attente de l’installation de certaines institutions de la République,
notamment le Gouvernement.
4.0
Ecart 2019
FINANCES PUBLIQUES
3.6
Ecart 2018 3,2 3,2
3.2
2.8
2,4
2.4
2.0 2,0
2.0 1,8 1,8
1,7 1,6 1,6
1,5 1,5
RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
1.6 1,5
1,7
1.2 1,4 1,3
1,2 1,3
1,2 1,1
0.8 1,1 1,1 1,0 1,0
0.4
ay
y
st
r
ry
ne
er
r
ril
ly
ch
be
be
be
ar
Ju
Ap
gu
ua
ob
M
ar
Ju
nu
em
em
em
Au
br
ct
Ja
O
Fe
pt
ov
ec
Se
D
Source : Banque centrale du Congo.
contre 879,5 millions en 2018, soit un relèvement de près de 261,8 millions, suite à
l'encaissement de l'appui à la balance des paiements du FMI.
Il convient de relever que trois périodes se dessinent de la lecture de l’évolution des
réserves de change en 2019.
La première, de janvier à avril, marquée par la hausse du niveau des réserves, avec
un pic de 1.151,7 millions de USD, expliquée notamment par l'échéance fiscale du
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
mois d'avril.
La deuxième période, de mai à novembre, caractérisée par la consommation des
devises jusqu’à un creux de 854,3 millions de USD au mois d’octobre. Cette évolution
a résulté de l’exécution accrue de certaines dépenses du Trésor, notamment le
paiement de la dette extérieure.
1,100
1034 1033
1,000
914
879
FINANCES PUBLIQUES
900
841 854
800
700
600
s
ril
ai
ût
e
r
lle
e
ie
ar
br
br
br
br
Av
Ju
Ao
vi
vr
i
M
em
em
em
Ju
n
Fé
ct
Ja
O
pt
ov
éc
Se
D
Source : Banque centrale du Congo.
MONNAIE ET CREDIT
Couverture des importations 2018
1.2 1,17 1,17
1,15
1,13
1.1 1,08
1,06
1,03 1,02
0,99
1.0 0,96 0,96
0,91 0,98
0,84 0,96
0,87
0.9
0,90
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
0,86 0,80
0,83 0,83
0.8
0,80 0,79
0,76
0.7
s
ril
ai
in
ût
re
e
r
ille
ie
rie
ar
br
br
br
Av
Ju
Ao
ob
nv
em
em
em
v
Ju
Fé
ct
Ja
O
pt
ov
éc
Se
CHAPITRE III
de capital.
FINANCES PUBLIQUES
0
-1,000
-1080.7
-1439.0
-1614.5 -1686.8
-2,000
-2118.1
-2686.9
-3,000 2017 2018 2019
MONNAIE ET CREDIT
a. Exportations des biens
Les exportations des biens ont enregistré une diminution de 5,9 % en 2019, après
une hausse de 38,3 % en 2018. Cette baisse s’est principalement observée dans
les exportations des produits miniers et des hydrocarbures, lesquelles se sont
contractées de 5,7% contre une hausse de 38,0% une année auparavant.
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
Les exportations des produits agricoles ont représenté 0,7 % du total en 2019 contre
0,8 %, une année plus tôt.
Pétrole brut 403,0 3,9 332,3 2,8 383,2 3,3 596,5 3,7 568,9 3,8
Autres (1)
83,0 0,8 119,9 1,0 127,6 1,1 151,9 1,0 312,1 2,1
PRODUITS AGRICOLES 196,7 1,9 500,5 4,2 74,3 0,6 124,0 0,8 100,7 0,7
Café 31,0 0,3 41,8 0,4 27,0 0,2 24,7 0,2 25,8 0,2
Caoutchouc 0,5 0,0 0,0 0,0 0,4 0,0 13,0 0,1 11,5 0,1
Bois 102,6 1,0 401,1 3,4 32,0 0,3 57,0 0,4 27,7 0,2
Cacao 43,7 0,4 44,8 0,4 11,1 0,1 24,9 0,2 24,5 0,2
Autres (2) 19,0 0,2 12,8 0,1 3,8 0,0 4,4 0,0 11,1 0,1
RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
PRODUITS INDUSTRIELS ET
4,3 0,0 16,0 0,1 5,5 0,0 16,1 0,1 10,9 0,1
ENERGETIQUES
Ciment 0,3 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Produits chimiques 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Electricité 4,0 0,0 4,3 0,0 4,2 0,0 4,5 0,0 4,5 0,0
Autres (3) 0,0 0,0 11,7 0,1 1,3 0,0 11,6 0,1 6,4 0,0
AJUSTEMENT (4)
0,0 0,0 2 632,9 22,2 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
TOTAL 10 284,8 100,0 11 885,5 100,0 11 548,2 100,0 15 966,8 100,0 15 031,3 100,0
Source : Banque Centrale du Congo.
(1) notamment Coltan, Plomb et Cassitérite.
(2) notamment thé et quiquina.
(3) notamment mitrailles ferreuses.
(4) Il s’agit des données issues de l’enquête annuelle de la balance des paiements et des exportations non classifiées.
Cfr. Tableau III.30.
En effet, les exportations du cobalt ont enregistré un recul de 33,7 % par rapport à
2018, s’établissant à 4.213,7 millions de USD. Cette évolution a résulté de la baisse
à la fois du prix de ce produit sur le marché international et de la baisse du volume
exporté. Ainsi, le prix moyen annuel de la tonne du cobalt s’est fixé à 38.745,7 USD
la tonne en 2019 contre 82.933,8 USD une année plus tôt. Par ailleurs, le volume
exporté est passé de 109,4 milles tonnes à 77,9 milles tonnes, d’une année à l’autre.
S’agissant des exportations du pétrole brut, elles ont connu un recul de 4,6 % en
2019, occasionné par la baisse tant du volume exporté que du prix sur le marché
mondial. En effet, le prix moyen annuel est passé de 64,7 USD le baril en 2018 à
Tableau III.7 Variation annuelle des exportations des produits miniers et hydrocarbures
(Variation en pourcentage)
2015 2016 2017 2018 2019 (p)
Produits miniers et hydrocarbures -14,3 -13,4 31,3 38,0 -5,7
Cuivre -23,5 -13,5 25,9 18,6 14,4
Cobalt 7,9 -27,3 86,4 88,5 -33,7
Zinc -7,7 12,3 -20,6 -90,4 74,6
FINANCES PUBLIQUES
Diamant 11,3 -2,9 -15,9 -9,1 -11,6
Plomb -24,1 -85,8 -100,0 - -
Or 31,4 13,7 -10,9 1,3 4,3
1 002
Cassitérite 12 517,7 35,9 16,1 67,9
179,9
Pétrole brut -47,7 -17,6 15,3 55,7 -4,6
Autres (1) -9,1 -32,0 -27,2 25,1 180,8
Source : Banque Centrale du Congo.
(1) Notamment Coltan.
MONNAIE ET CREDIT
a.3. Exportations des produits industriels et énergétiques
Les exportations des produits industriels et énergétiques ont connu une diminution
de 32,0 % en 2019, s’établissant à 10,9 millions de USD. Cette situation a été induite
par la baisse des exportations des « autres produits », particulièrement les mitrailles
ferreuses.
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
b. Importations
Les importations de la RDC ont enregistré une légère contraction de 2,3 % en 2019,
après avoir progressé de 32,0 %, l’année précédente. Le recul des importations des
biens d’équipement et d’énergie a été la cause principale de cette évolution.
Cuir, Caoutchouc et ouvrages en caoutchouc 162,3 1,5 1 619,0 13,3 823,4 7,3 884,3 5,9 1 013,1 6,9
Produits chimiques, colorants et autres 84,3 0,8 759,9 6,3 881,4 7,8 292,4 2,0 317,1 2,2
Agriculture, matériaux de construction et métalliques 59,1 0,6 1 619,5 13,3 1 193,8 10,5 2 010,9 13,4 2 243,0 15,3
BIENS D’EQUIPEMENT 6 824,9 64,5 4 043,3 33,3 5 235,2 46,2 7 121,2 47,6 6 322,4 43,2
Biens fixes et roulants destinés à l’agriculture 2 664,2 25,2 809,4 6,7 357,0 3,1 305,0 2,0 259,8 1,8
Matériels de transport 186,2 1,8 1 619,4 13,3 1 119,0 9,9 1 027,9 6,9 1 002,1 6,8
Machines pour industries spécialisées 1 260,3 11,9 811,7 6,7 3 261,3 28,8 5 287,5 35,3 4 128,3 28,2
Autres instruments et appareils 2 714,2 25,7 802,7 6,6 497,8 4,4 500,7 3,3 932,1 6,4
RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
TOTAL 10 574,6 100,0 12 148,8 100,0 11 340,0 100,0 14 972,7 100,0 14 631,7 100,0
Source : Banque Centrale du Congo, sur base des données de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA).
Cfr. Tableau III.31.
Les importations des biens de consommation ont enregistré une hausse en 2019,
expliquée par l’accroissement de toutes les composantes de cette catégorie. En effet,
la composante « Tabacs, textiles et habillements » s’est accrue de 4,9 %, venant de
1.636,4 millions de USD en 2018. La composante « Alimentations et boissons » a
progressé de 1,7 %, se situant à 1.950,6 millions de USD en 2019.
S’agissant des importations de l’énergie, elles se sont fixées à 1.068,7 millions
de USD, enregistrant une diminution de 3,6 % par rapport à 2018. La valeur des
importations pour la rubrique Energie demeure importante, en dépit de la baisse
MONNAIE ET CREDIT
observée en 2019.
Pour ce qui est des matières premières et semi-produits, la hausse des importations
de 12,1 % est liée principalement à l’accroissement des importations des matériaux
de construction et métalliques pour la réalisation des grands travaux notamment
ceux dans le cadre du Programme d’urgence pour les 100 premiers jours du Chef
de l’Etat.
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
FINANCES PUBLIQUES
Pour ce qui est des services d’Assurances, leur déficit a diminué de 13,5 %, revenant
de 482,6 millions de USD en 2018. Cette situation tient, entre autre, de la libéralisation
effective du secteur des assurances en RDC, attestée par l’octroi d’agréments et
autorisations à plusieurs sociétés au cours de l’année 2019.
Par ailleurs, chiffré à 99,4 millions de USD, le déficit des services financiers a reculé
de 13,2 % en 2019.
MONNAIE ET CREDIT
2015 2016 2017 2018 2019 (p)
Services de fabrication sur des intrants physiques détenus par des tiers - - - - -
Services d’entretien et de réparation non inclus ailleurs - - - - -
Transports -918,4 -708,5 -839,7 -1 245,6 -1 031,1
Voyages -127,3 -55,5 -61,5 -54,3 4,1
Services de bâtiment et travaux publics -16,6 -19,4 -18,1 -73,3 -71,1
Service de pension et d’assurance -405,0 -311,2 -373,1 -482,6 -417,4
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
Par ailleurs, les transferts publics reçus au titre des donations extérieures se sont
établis à 593,4 millions de USD, en régression de 45,5 % par rapport à l’année
2018. En revanche, les transferts privés reçus à titre personnel via les messageries
financières se sont accrus, passant de 1.764,4 millions de USD en 2018 à 2.006,1
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
millions en 2019.
FINANCES PUBLIQUES
Tableau III.12 Evolution du compte de capital et d’opérations financières
(en millions USD)
2015 2016 2017 2018 2019(p)
I. Compte de capital 252,2 -46,3 465,3 437,1 146,9
- ACANFNP nettes (1)
176,3 -0,7 -20,3 -47,2 -14,9
- Capitaux publics nets 129,6 1,5 498,4 523,7 533,7
- Capitaux privés nets -53,7 -47,2 -12,8 -39,3 -371,9
MONNAIE ET CREDIT
* Titres de créance - - - - -
- Accroissement net des passifs finaciers - 0,0 -10,2 -7,4 -29,6
* Actions et parts dans les fonds de placement - 0,0 -10,2 -7,4 -29,6
* Titres de créance - - - - -
3. Dérivés financiers (autres que les réserves) - - - - -
4. Autres Investissements 116,2 197,0 134,7 -129,2 -13,8
- Acquisition nette d’actifs finaciers -593,0 386,5 688,9 -52,3 624,1
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
- Accroissement net des passifs finaciers -709,1 189,5 554,3 76,9 637,9
5. Avoirs de réserve -344,6 -603,0 -23,9 56,4 617,8
- Or monétaire 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
- Droits de tirage spéciaux -59,7 -225,5 -135,6 -72,0 42,2
- Position de réserve au FMI - - - - -
- Autres avoirs de réserve -285,0 -377,5 111,6 128,4 575,5
Source : Banque Centrale du Congo.
(1) Acquisition ou cession d’actifs non financiers non produits.
Cfr. Tableau III.29.
CHAPITRE IV
DETTE EXTERIEURE
Tableau III.13 Répartition de l’emprunt extérieur selon les termes et conditions indicatifs en
2019
Montant
de l’em-
Date de Nature
Objet du prêt Créanciers prunt en
signature du prêt
millions
de USD
Financement du projet d’appui au bien-etre alternetif des enfants
et jeunes impliqués dans la chaine d’approvisionnement du cobalt 13.06.2019 concessionnel 57,88 % FAD 45,22
MONNAIE ET CREDIT
(PABEA-COBALT)
Financement du projet d’appui au developpent des chaines de
13.06.2019 concessionnel 57,88 % FAD 28,14
valeurs agricoles dans six provinces de la Rdc (PADCA-6P)
Financement du projet multisectoriel de nutrition et de santé
20.06.2019 concessionnel 53,26 % IDA 244,55
(PMNS)
Financement du projet de réhabilitation de la route national n°1,
6.09.2019 concessionnel 57,88 % FAD 71,15
trocon kinshasa (N’djili) - kikwit- batshamba, long de 622 km
Financement du projet régional d’amélioration des systemes
de surveillance des malades en afrique centrale - 4ieme phase 18.10.2019 concessionnel 53,26 % IDA 75,00
(REDISSE IV)
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
FINANCES PUBLIQUES
EXIM BANK OF CHINA 7,1 -
- Financement du Projet de Réhabilitation de la piste de l’aéroport international de N’djili 7,1 -
EXIM BANK OF INDIA 0,2 0,4
- Financement du projet de Développement des lignes électriques et réseaux de
distribution de l’électricité dans la province du Bandundu
(Barrage hydroélectrique de Kakobola) 0,2 0,4
INSTITUTIONS MULTILATERALES 220,0 600,8
BADEA 3,3 2,2
- Financement du Projet de construction Réhabilitation et équipement des centres de santé à la RDC 0,7 2,1
MONNAIE ET CREDIT
- Financement additionnel du Projet de Développement du système de santé pour améliorer
les résultats à la santé maternelle et infantile (PDSS-FA) 81,0 40,1
- Financement additionnel du Projet d’Appui à la relance et à la réhabilitation du secteur agricole 5,2 28,9
- Financement additionnel du Projet d’accès et d’amélioration des services éléctriques (PAASE) 2,5 2,6
- Financement additionnel du Projet de Développement Urbain (PDU) 2,9 2,1
- Financement du Projet de Relèvement de l’Est et Financement additionnel pour la relance de l’Est 9,0 9,5
- Financement du Projet de Développement agricole intégré de la région des grands lacs 16,2 7,8
- Financement du Projet d’appui au développment de petites et moyennes entreprises - 6,3
OFID 4,8 3,9
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
En 2019, aucun arriéré n’a été enregistré. Le service effectif de la dette publique
extérieure s’est chiffré à 228,4 millions de USD, niveau légèrement supérieur à celui
de 2018, soit 225,3 millions.
A fin décembre 2019, le stock de la dette extérieure s’est chiffré à 3.728,9 millions
de USD, soit une hausse de 13,4 % par rapport à son niveau de l’année précédente.
Cette augmentation est principalement expliquée par l’accroissement de la dette à
moyen et long terme, notamment celle vis-à-vis des Institutions multilatérales et du
Club de Paris, dont l’échéance du principal est non encore échue.
FINANCES PUBLIQUES
en date du 12 novembre 2019 entre le Gouvernement de la RDC et celui de la
République Française pour un montant total de 64,9 millions d'euros dont 0,9
million d'euros pour le compte du Trésor-Agence Française de Développement
(AFD) et 64,0 millions d'euros pour le compte de la Banque de France. L’échéancier
du C2D s’étend du 31 mars 2020 au 30 septembre 2023.
MONNAIE ET CREDIT
l’aéroport international de N’djili.
CHAPITRE V
DONATIONS EXTERIEURES
et autres ».
FINANCES PUBLIQUES
76,6 % au financement du volet « coopération technique, projets d’investissement
et autres ».
MONNAIE ET CREDIT
Les donations en provenance des partenaires bilatéraux ont enregistré un repli de
84,0 % au cours de l’année sous analyse, se situant à 21,6 millions de USD.
d’urgence
autres
2018 2019 (p) 2018 2019 (p) 2018 2019 (p)
Total 257,0 60,0 6,7 0,0 133,9 21,6
Belgique 0,0 - - - - -
USA - - - - - -
Royaume-Uni 155,5 56,4 - - 103,9 15,0
Canada 28,7 - 2,5 - 19,7 -
Chine - - - - - -
Autres pays 72,7 3,5 4,3 - 10,3 6,6
Source : Banque Centrale du Congo et Plate-forme de Gestion de l’Aide Internationale et des investissements (PGAI)/
Ministère du Plan.
CHAPITRE VI
COOPERATION INTERNATIONALE
L’année 2019 a été principalement marquée par la tenue de la 42ème Réunion Ordinaire
de l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA), le 1er août 2019, à Kigali,
FINANCES PUBLIQUES
au Rwanda. Cette réunion a été précédée par le Symposium des Gouverneurs qui a
eu lieu le 31 juillet 2019 dans la même ville.
En conclusion, il a été recommandé que, pour sortir de cette situation, les pays
africains doivent (i) développer les marchés de la dette intérieure pour offrir les
opportunités aux pays, (ii) mettre en place plusieurs réformes des finances publiques,
notamment la discipline budgétaire et la bonne gouvernance (tolérance zéro contre
la corruption et la fraude fiscale), la canalisation des ressources vers les secteurs
d’investissements productifs et/ou rentables (éducation, santé, infrastructures) et
(iii) assurer une bonne coordination des politiques économiques afin de préserver
la stabilité macroéconomique et financière.
FINANCES PUBLIQUES
de la croissance économique dans les pays émergents, la croissance économique
modérée dans les pays développés et des chocs régionaux dans certains pays, en
particulier la sécheresse en Afrique de l’Est et en Afrique australe, ont eu un impact
défavorable sur la croissance du continent.
En 2018, aucun des pays sur le continent n’avait respecté l’ensemble des huit
critères de convergence. Le critère relatif à la pression fiscale constitue le goulot
d’étranglement pour presque tous les pays. En effet, comme en 2017, 12 sur 51 pays
MONNAIE ET CREDIT
d’examen par les pairs pour la convergence macroéconomique
A ce sujet, le Conseil des Gouverneurs a recommandé que le rapport susmentionné
soit transmis aux Communautés Economiques Régionales (CER) pour recueillir
leurs commentaires éventuels et que tous les pays devraient veiller à ce que les
rapports sur le PCMA et son calendrier soient présentés à bonne date par le biais de
cadres institutionnels appropriés.
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
Les activités, dans cette Organisation, ont été marquées par la tenue, du 09 au 18
août 2019, à Dar es Salam en Tanzanie, des travaux du 39ème Sommet des Chefs
d’Etat et de Gouvernement de la SADC, auxquels le Président de la République avait
pris part.
La cérémonie protocolaire avait été marquée par plusieurs allocutions, dont celle du
Chef de l’Etat Congolais. Ce dernier avait tenu à remercier ses pairs de la SADC pour
l’appui et l’accompagnement qu’ils ont apporté à la RDC dans la tenue des élections
MONNAIE ET CREDIT
FINANCES PUBLIQUES
d’autofinancement, dont une option « à la carte » et trois options communes, à
savoir l’organisation de loteries, les appels à philanthropie et l’organisation de
manifestations régionales, ces options étant à coordonner à l’échelle régionale ; (iv)
les contributions volontaires des États membres ; (v) les contributions volontaires
du secteur privé ; (vi) les contributions volontaires de la société civile ; (vii) les
contributions volontaires des organisations d’employeurs et des organisations
d’employés et (viii) les financements fournis par les Partenaires Internationaux de
MONNAIE ET CREDIT
Déclaration adoptée en 2015 par la SADC sur le développement et l’autonomisation
des Jeunes et d’intégrer le Programme de développement de la jeunesse, dans le
RISDP révisé 2015-2020.
Quant à la proposition de la Tanzanie d'intégrer le kiswahili comme la quatrième
langue officielle de travail de la SADC, le Sommet a examiné les deux propositions
sur les implications financières, à savoir :
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
(i) 245.200 USD par an si le kiswahili est utilisé en tant que langue parlée dans
toutes les réunions statutaires ;
(ii) 88.400 USD par an si le kiswahili est utilisé en tant que langue parlée aux
réunions du Sommet et du Conseil.
Après examen, le Sommet a opté pour la deuxième proposition, faisant ainsi de
Kiswahili, la quatrième langue officielle de la SADC.
Les activités de cette Communauté Economique Régionale ont été marquées par
la tenue de la réunion du Conseil de convergence, au niveau des Ministres des
Finances et des Gouverneurs des Banques Centrales du COMESA, le 16 octobre 2019,
à Washington, en marge des réunions annuelles du Groupe du Fonds Monétaire
International et du groupe de la Banque Mondiale.
Cette réunion s’était appesantie sur les 3 points ci-après :
1. l’examen du rapport de la deuxième réunion du Groupe d’experts chargé d’affiner
les critères de convergence macroéconomique et d’élaborer la feuille de route
vers l’Union monétaire du COMESA ;
2. l’examen du modèle proposé de déclaration des risques budgétaires par les Etats
membres du COMESA ;
MONNAIE ET CREDIT
de leur mise en œuvre prévoit trois étapes : Etape I : 2019-2025 ; Etape II : 2026-2030
et Etape III : 2031-2035.
Ainsi, les activités visant à réaliser la Feuille de route sont classées en trois principaux
piliers, à savoir : (i) Convergence macroéconomique, Harmonisation statistique et
mise en œuvre du cadre macroéconomique multilatéral du COMESA ; (ii) Mise en
œuvre de l’élaboration du système financier et du Plan de stabilité financière du
COMESA ; et (iii) Préparatifs sur le plan institutionnel, administratif et juridique, en
vue de la création d’une banque centrale commune et de l’Union monétaire.
FINANCES PUBLIQUES
l’opérationnalisation du prélèvement communautaire du COMESA, tel qu’institué
par le Traité (art 168), il a mis en exergue la nécessité de renforcer l’autonomie
financière de l’Organisation, en réduisant sensiblement sa dépendance vis-à-vis
de la contribution des partenaires au développement. Pour ce faire, le mécanisme
prévoit le prélèvement d’une taxe de 0,2 % sur les importations hors équipements
et matières premières en provenance des pays non africains ; ce qui permettrait
non seulement de couvrir le montant de contribution statutaire des Etats membres,
MONNAIE ET CREDIT
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
122
BCC Rapport annuel 2019
TABLEAUX ANNEXES - RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
TABLEAUX ANNEXES
Chine (2) 1 261 373,6 1 990 228,2 2 604 964,2 2 538 290,5 2 611 913,8 2 451 082,2 2 403 867,5 4 778 865,6 9 185 823,5 7 297 240,8
Brésil (3)
175 285,7 187 132,0 177 475,6 248 909,3 - - - - - 1,6
Afrique du Sud (3) 181 869,6 231 814,0 644 023,8 829 957,9 1 857 728,4 1 947 700,7 2 217 029,9 3 602 842,2 5 210 938,3 6 475 380,0
Autres pays 3 901 374,1 3 986 349,3 2 406 736,2 4 158 842,1 5 225 919,2 3 656 255,8 5 736 528,2 6 186 307,8 9 270 575,0 9 657 469,5
Total 7 679 712,6 8 708 848,8 8 038 321,5 10 680 107,0 11 399 897,9 9 523 545,7 12 007 996,1 16 928 563,6 25 906 589,1 24 767 970,0
Taux de change moyen USD/CDF 905,9 919,4 919,4 919,7 925,2 926,0 1 010,3 1 465,9 1 622,5 1 647,8
Source : Banque Centrale du Congo, sur base des données de la Direction of Trade Statistics (IMF) et des Statistiques du
Commerce Extérieur de l’O.C.D.E.
(1) Avant 2013, les estimations sont faites sur base du Rapport commercial, Statistical Database - Comstat.
(1) A partir de 2013, les estimations sont faites sur base des données de ISYS-DDR (Integrated System des Déclarations des
Dépenses et des Recettes).
(2) A partir de 2013, Chiffres de la Direction Générale des Douanes de Chine.
(3) Chiffres estimés sur base des statistiques miroires
Chine (2) 1 081 548,5 1 678 337,3 1 419 147,3 1 793 357,4 1 260 158,2 1 308 416,8 1 332 736,0 1 421 932,4 2 879 002,1 3 422 000,7
Brésil (3) 71 462,2 71 411,3 73 584,9 90 591,5 67 129,2 34 161,3 57 204,0 89 890,4 84 602,9 75 071,7
Afrique du Sud (3)
118 196,8 136 495,4 1 127 429,1 1 170 133,6 1 248 883,4 1 202 641,1 1 188 099,7 1 413 586,6 2 630 518,4 3 361 456,0
Autres pays 3 908 587,1 4 043 396,3 3 098 702,8 4 113 971,6 5 580 173,5 4 222 247,6 6 532 462,5 9 121 191,9 14 408 060,4 13 079 689,7
Total 7 285 305,1 8 197 364,0 7 977 523,0 9 940 207,4 11 756 200,0 9 791 929,3 12 273 973,7 16 623 430,2 24 293 546,3 24 109 472,4
Taux de change moyen USD/CDF 905,9 919,4 919,4 919,7 925,2 926,0 1 010,3 1 465,9 1 622,5 1 647,8
Source : Banque Centrale du Congo, sur base des données de la Direction of Trade Statistics (IMF) et des Statistiques du
Commerce Extérieur de l’O.C.D.E.
(1) Avant 2013, les estimations sont faites sur base du Rapport commercial, Statistical Database - Comstat.
(1) A partir de 2013, les estimations sont faites sur base des données de ISYS-DDR (Integrated System des Déclarations des
Dépenses et des Recettes).
(2) A partir de 2013, Chiffres de la Direction Générale des Douanes de Chine.
(3) Chiffres estimés sur base des statistiques miroires.
2017
Janvier 1 249,08 1 540,42 943,01 1 236,26 1 083,73 201,94 1 686,26 1 324,63 92,04 928,75 … … … … … … …
Février 1 299,03 1 621,57 992,12 1 297,74 1 148,68 210,89 1 760,75 1 378,33 98,40 990,40 … … … … … … …
Mars 1 339,97 1 654,15 1 001,77 1 337,67 1 186,33 214,40 1 815,79 1 432,04 103,87 1 021,92 … … … … … … …
Avril 1 385,24 1 747,79 1 032,58 1 384,32 1 257,51 226,08 1 884,95 1 483,20 103,17 1 044,71 … … … … … … …
Mai 1 418,18 1 832,98 1 042,19 1 435,21 1 263,14 238,73 1 949,40 1 565,98 106,98 1 054,20 … … … … … … …
Juin 1 461,65 1 869,83 1 095,71 1 508,99 1 320,37 250,05 2 021,58 1 640,21 113,01 1 102,46 … … … … … … …
Juillet 1 569,81 2 037,12 1 234,00 1 635,07 1 394,98 275,30 2 189,29 1 805,81 119,37 1 221,96 … … … … … … …
Août 1 548,27 2 005,54 1 232,03 1 603,61 1 410,34 278,58 2 184,13 1 827,38 109,70 1 225,33 … … … … … … …
Septembre 1 561,44 2 076,39 1 270,08 1 622,75 1 411,63 283,73 2 217,37 1 861,16 89,44 1 245,29 … … … … … … …
Octobre 1 570,84 2 074,27 1 248,10 1 602,36 1 391,86 281,78 2 214,38 1 848,35 87,00 1 224,26 … … … … … … …
Novembre 1 579,06 2 085,47 1 234,81 1 591,64 1 399,12 282,38 2 224,18 1 852,28 84,77 1 204,08 … … … … … … …
Décembre 1 589,67 2 130,01 1 244,55 1 609,16 1 408,64 286,73 2 249,52 1 880,82 90,09 1 213,84 … … … … … … …
2018 … … … … … … …
Janvier 1 599,54 2 208,16 1 285,61 1 663,42 1 441,76 297,04 2 298,92 1 948,46 94,58 1 270,65 … … … … … … …
Février 1 611,99 2 252,70 1 283,44 1 723,99 1 491,69 303,40 2 340,62 1 990,20 97,48 1 269,88 … … … … … … …
Mars 1 616,53 2 257,56 1 250,75 1 706,28 1 523,31 303,78 2 348,52 1 992,63 97,72 1 254,88 … … … … … … …
Avril 1 617,84 2 288,91 1 273,91 1 683,18 1 511,88 303,89 2 351,57 1 993,37 95,47 1 249,83 … … … … … … …
Mai 1 619,22 2 181,95 1 257,90 1 623,90 1 476,76 294,03 2 308,58 1 914,33 112,62 1 218,21 … … … … … … …
Juin 1 623,75 2 156,91 1 239,69 1 640,74 1 476,83 288,99 2 295,94 1 895,67 122,29 1 218,24 … … … … … … …
Juillet 1 625,43 2 139,20 1 235,93 1 633,41 1 458,79 289,37 2 283,99 1 898,12 122,02 1 202,36 … … … … … … …
Août 1 627,91 2 095,95 1 248,10 1 647,04 1 466,75 286,55 2 271,51 1 879,63 114,38 1 193,87 … … … … … … …
Septembre 1 629,67 2 128,23 1 268,89 1 684,34 1 456,66 289,91 2 282,68 1 901,72 110,24 1 174,22 … … … … … … …
Octobre 1 631,27 2 126,25 1 257,09 1 644,24 1 446,13 286,04 2 270,17 1 876,26 112,72 1 158,98 … … … … … … …
Novembre 1 632,27 2 105,90 1 237,71 1 630,46 1 441,65 282,84 2 260,21 1 855,29 115,55 1 182,01 … … … … … … …
Décembre 1 632,63 2 068,57 1 215,21 1 643,98 1 451,26 282,98 2 260,73 1 856,24 114,81 1 174,36 … … … … … … …
2019
Janvier 1 637,21 2 106,04 1 228,44 1 655,15 1 499,43 284,94 2 280,97 1 869,10 117,73 1 168,54 … … … … … … …
Février 1 637,09 2 127,20 1 240,39 1 636,37 1 484,88 283,73 2 279,45 1 861,12 118,76 1 172,22 … … … … … … …
Mars 1 639,05 2 161,24 1 227,74 1 639,11 1 482,77 282,84 2 281,90 1 855,30 114,34 1 161,57 … … … … … … …
Avril 1 639,40 2 137,33 1 225,56 1 628,45 1 468,88 280,84 2 273,97 1 842,21 115,87 1 168,25 … … … … … … …
Mai 1 640,64 2 109,60 1 219,84 1 622,77 1 491,03 279,98 2 267,51 1 836,58 112,78 1 140,45 498,91 89,32 181,36 119,54 71,42 43,65 237,69
Juin 1 643,64 2 082,65 1 234,71 1 660,25 1 519,78 282,73 2 276,37 1 854,59 112,49 1 140,73 486,81 89,06 181,29 125,87 71,49 43,96 238,12
Juillet 1 638,82 2 058,64 1 255,76 1 669,11 1 522,52 281,92 2 276,57 1 849,30 116,83 1 151,53 476,89 93,42 180,36 128,78 71,64 63,43 0,00
Août 1 652,09 2 008,24 1 244,72 1 685,16 1 550,11 280,34 2 268,82 1 838,73 109,29 1 118,56 459,87 89,58 180,39 126,74 71,85 44,72 234,28
Septembre 1 653,78 2 041,54 1 248,16 1 668,35 1 539,85 277,71 2 263,22 1 821,69 111,85 1 126,08 451,38 89,32 179,62 125,76 71,94 44,99 232,34
Octobre 1 653,93 2 086,70 1 253,38 1 664,40 1 529,70 278,50 2 268,08 1 826,88 111,57 1 122,72 394,34 88,92 179,20 125,42 71,90 44,74 232,90
Novembre 1 658,32 2 137,28 1 253,49 1 670,29 1 523,77 279,58 2 280,51 1 833,61 112,75 1 133,90 349,98 88,54 178,96 119,12 72,01 44,65 236,20
Décembre 1 668,53 2 184,83 1 265,72 1 694,91 1 528,50 279,50 2 300,16 1 853,10 115,83 1 146,86 350,90 88,98 178,60 115,94 72,61 45,40 237,79
Source : Banque Centrale du Congo.
* Services personnels, culturels et relatifs aux loisirs 1,2 1,0 0,8 0,3 0,2 0,1 0,1 0,1 0,1 0,0
* Biens et services publics non inclus ailleurs 97,8 413,2 63,0 129,4 81,1 60,0 43,1 48,9 25,9 15,8
- Débit 2 662,7 2 889,3 2 331,6 2 595,3 3 082,2 2 191,6 2 089,3 1 722,7 2 801,7 2 260,0
* Services de fabrication sur des intrants physiques détenus par des tiers 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
* Services d’entretien et de réparation non inclus ailleurs 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
* Transports 1 513,1 1 412,6 921,5 1 253,0 1 598,2 1 008,7 772,4 874,2 1 264,0 1 051,4
* Voyages 149,6 298,3 107,5 170,0 282,6 127,4 59,8 67,5 114,8 95,6
* Services de bâtiment et travaux publics 14,1 18,8 47,2 99,5 20,0 16,6 19,4 18,1 73,3 71,1
* Service de pension et d’assurance 326,1 338,3 401,7 438,2 474,2 405,0 311,2 373,1 482,6 417,4
* Services financiers 33,3 42,4 75,5 40,4 8,3 34,8 36,0 24,7 116,8 100,8
* Commissions pour usage de propriété intellectuelle non incluses ailleurs 0,0 0,0 0,0 20,3 10,7 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
* Services de télécommunications, d’informatique et d’information 0,9 1,2 3,0 49,9 64,2 20,9 434,8 1,1 4,6 5,2
* Autres services aux entreprises 458,1 519,1 380,9 234,9 255,2 291,7 188,4 183,4 599,3 380,1
* Services personnels, culturels et relatifs aux loisirs 1,9 2,5 6,3 2,6 2,9 2,5 2,6 2,3 9,6 10,6
* Biens et services publics non inclus ailleurs 165,6 255,9 388,0 286,4 365,7 283,9 264,7 178,2 136,6 127,8
2. Revenus primaires -1 177,5 -1 097,9 -1 047,5 -2 879,8 -603,1 -1 080,5 -613,5 -1 080,7 -1 708,7 -1 439,0
- Crédit 48,3 168,2 18,3 144,8 109,4 142,5 16,7 12,3 72,7 72,9
* Rémunérations des salariés 15,7 114,6 12,2 33,1 22,4 141,9 16,0 12,0 58,4 70,2
* Revenus des placements 32,6 53,6 6,1 111,7 87,0 0,6 0,8 0,2 14,3 2,6
- Débit 1 225,8 1 266,1 1 065,8 3 024,7 712,5 1 223,1 630,2 1 093,0 1 781,4 1 511,9
* Rémunérations des salariés 57,2 39,6 55,3 135,9 95,1 428,4 28,5 11,8 65,8 77,1
* Revenus des placements 1 168,6 1 226,5 1 010,5 2 888,7 617,4 794,7 601,7 1 081,2 1 715,6 1 434,8
3. Revenus secondaires 842,7 1 410,9 1 764,8 1 265,7 2 032,9 1 904,9 1 334,1 1 245,7 1 729,2 1 464,3
- Crédit 1 688,0 2 430,4 2 709,6 2 369,0 2 527,7 2 414,5 1 870,0 1 927,8 2 853,1 2 599,5
* Administrations publiques (2) 906,5 1 417,5 1 865,9 1 400,8 1 793,7 1 389,8 1 292,6 863,5 1 088,7 593,4
* Sociétés financières, sociétés non financières, ménages et ISBLSM (3) 781,5 1 012,9 843,7 968,2 734,0 1 024,7 577,5 1 064,3 1 764,4 2 006,1
- Débit 845,3 1 019,5 944,7 1 103,3 494,8 509,6 535,9 682,1 1 123,9 1 135,2
* Administrations publiques (2) 212,7 246,5 330,3 319,2 139,2 86,8 114,1 161,4 275,9 207,8
* Sociétés financières, sociétés non financières, ménages et ISBLSM (3) 632,6 773,0 614,4 784,1 355,6 422,8 421,9 520,7 848,0 927,4
II. COMPTE DU CAPITAL 10 083,8 932,6 486,4 192,7 320,5 252,2 -46,3 465,3 437,1 146,9
- Crédit 10 578,1 1 240,5 645,1 206,6 570,9 306,5 1,6 498,5 675,0 599,4
* Acquisitions d’actifs non financiers non produits 0,0 0,4 0,1 69,7 0,7 176,9 0,0 0,0 1,0 3,1
* Transferts en capital 10 578,1 1 240,1 645,1 136,9 570,2 129,6 1,6 498,5 673,9 596,3
Administrations publiques (2) 10 322,2 913,0 392,4 47,2 520,0 129,6 1,5 498,4 523,7 533,7
Remises de dettes 10 244,5 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Autres transferts 77,7 913,0 392,4 47,2 520,0 129,6 1,5 498,4 523,7 533,7
Sociétés financières, sociétés non financières, ménages et ISBLSM (3) 255,9 327,1 252,7 89,7 50,2 0,0 0,1 0,0 150,3 62,6
Remises de dettes 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Autres transferts 255,9 327,1 252,7 89,7 50,2 0,0 0,1 0,0 150,3 62,6
* Services personnels, culturels et relatifs aux loisirs 1 087,0 919,4 735,2 287,0 181,1 134,1 105,2 172,9 101,5 62,7
* Biens et services publics non inclus ailleurs 88 592,2 379 912,8 57 901,6 118 962,5 75 069,3 55 568,0 43 588,4 71 672,7 42 086,5 26 007,4
- Débit 2 412 008,9 2 656 541,6 2 143 563,4 2 386 811,6 2 851 734,8 2 029 427,6 2 110 792,3 2 525 272,3 4 545 888,9 3 724 006,3
* Services de fabrication sur des intrants physiques détenus par des tiers 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
* Services d’entretien et de réparation non inclus ailleurs 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
* Transports 1 370 642,9 1 298 783,0 847 198,8 1 152 370,6 1 478 726,4 934 043,4 780 371,8 1 281 558,3 2 050 945,0 1 732 535,7
* Voyages 135 515,3 274 315,1 98 831,7 156 382,8 261 429,0 117 975,2 60 381,0 98 978,0 186 314,1 157 574,4
* Services de bâtiment et travaux publics 12 772,5 17 265,9 43 354,7 91 548,6 18 514,8 15 389,8 19 635,3 26 533,6 118 880,8 117 216,1
* Service de pension et d’assurance 295 397,9 311 075,3 369 287,5 402 991,4 438 749,9 375 056,8 314 390,4 546 979,8 783 016,1 687 693,7
* Services financiers 30 164,8 39 017,4 69 437,8 37 130,5 7 724,5 32 257,8 36 368,4 36 156,5 189 563,8 166 089,1
* Commissions pour usage de propriété intellectuelle non incluses ailleurs 0,0 0,0 0,0 18 669,3 9 933,6 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
* Services de télécommunications, d’informatique et d’information 815,3 1 134,4 2 797,2 45 877,1 59 432,2 19 373,9 439 295,4 1 638,4 7 539,5 8 487,6
* Autres services aux entreprises 414 970,3 477 295,5 350 177,7 216 006,0 236 149,6 270 141,2 190 336,0 268 904,2 972 401,4 626 395,0
* Services personnels, culturels et relatifs aux loisirs 1 721,1 2 333,7 5 754,5 2 429,9 2 718,0 2 316,3 2 624,4 3 370,6 15 510,8 17 461,2
* Biens et services publics non inclus ailleurs 150 008,9 235 321,6 356 723,4 263 405,2 338 356,7 262 873,2 267 389,7 261 152,8 221 717,2 210 553,5
2. Revenus primaires -1 066 639,3 -1 009 453,8 -963 066,3 -2 648 501,9 -557 958,6 -1 000 538,2 -619 772,8 -1 584 252,1 -2 772 441,0 -2 371 167,9
- Crédit 43 752,6 154 649,9 16 789,0 133 183,1 101 219,2 131 988,1 16 907,0 17 982,7 117 928,4 120 074,1
* Rémunérations des salariés 14 221,9 105 367,9 11 215,7 30 451,5 20 705,0 131 404,3 16 147,5 17 649,4 94 683,2 115 746,0
* Revenus des placements 29 530,7 49 282,0 5 573,3 102 731,6 80 514,1 583,8 759,5 333,3 23 245,1 4 328,1
- Débit 1 110 391,9 1 164 103,7 979 855,3 2 781 685,0 659 177,8 1 132 526,2 636 679,8 1 602 234,8 2 890 369,3 2 491 242,0
* Rémunérations des salariés 51 814,7 36 409,8 50 846,4 124 994,7 87 944,7 396 691,7 28 796,4 17 299,4 106 762,0 127 063,4
* Revenus des placements 1 058 577,3 1 127 693,8 929 008,9 2 656 690,3 571 233,0 735 834,6 607 883,4 1 584 935,4 2 783 607,3 2 364 178,6
3. Revenus secondaires 763 360,5 1 297 238,7 1 622 517,8 1 164 035,2 1 880 928,2 1 763 892,2 1 347 856,9 1 826 058,2 2 805 648,8 2 412 832,7
- Crédit 1 529 076,2 2 234 608,3 2 491 081,6 2 178 713,7 2 338 736,7 2 235 751,0 1 889 311,3 2 825 943,0 4 629 155,6 4 283 300,8
* Administrations publiques (2) 821 153,8 1 303 307,0 1 715 458,5 1 288 245,6 1 659 591,0 1 286 930,7 1 305 865,0 1 265 841,3 1 766 455,2 977 773,0
* Sociétés financières, sociétés non financières, ménages et ISBLSM (3) 707 922,4 931 301,3 775 623,1 890 468,1 679 145,7 948 820,4 583 446,3 1 560 101,7 2 862 700,4 3 305 527,9
- Débit 765 715,7 937 369,6 868 563,8 1 014 678,5 457 808,5 471 858,9 541 454,4 999 884,8 1 823 506,7 1 870 468,1
* Administrations publiques (2) 192 674,5 226 642,1 303 671,3 293 547,2 128 774,4 80 373,1 115 251,0 236 641,4 447 573,6 342 386,6
* Sociétés financières, sociétés non financières, ménages et ISBLSM (3) 573 041,2 710 727,5 564 892,5 721 131,4 329 034,1 391 485,8 426 203,5 763 243,4 1 375 933,1 1 528 081,5
II. COMPTE DU CAPITAL 9 134 427,4 857 509,6 447 159,7 177 251,8 296 574,1 233 505,3 -46 812,7 682 085,1 709 227,5 242 097,3
- Crédit 9 582 189,5 1 140 566,0 593 105,0 190 012,8 528 241,4 283 856,4 1 656,9 730 684,4 1 095 157,2 987 656,4
* Acquisitions d’actifs non financiers non produits 0,0 367,8 55,9 64 108,7 631,2 163 816,9 0,0 0,0 1 685,1 5 060,5
* Transferts des capitaux 9 582 189,5 1 140 198,2 593 049,2 125 904,1 527 610,1 120 039,5 1 656,9 730 684,4 1 093 472,2 982 595,9
Administrations publiques (2) 9 350 382,3 839 449,2 360 762,6 43 366,6 481 156,4 120 039,5 1 534,4 730 627,4 849 674,1 879 384,5
Remises de dettes 9 279 997,7 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Autres transferts 70 384,6 839 449,2 360 762,6 43 366,6 481 156,4 120 039,5 1 534,4 730 627,4 849 674,1 879 384,5
Sociétés financières, sociétés non financières, ménages et ISBLSM (3) 231 807,2 300 749,0 232 286,6 82 537,5 46 453,7 0,0 122,6 57,0 243 798,1 103 211,4
Remises de dettes 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Autres transferts 231 807,2 300 749,0 232 286,6 82 537,5 46 453,7 0,0 122,6 57,0 243 798,1 103 211,4
Bois 64,3 65,2 66,8 85,4 45,6 102,6 401,1 32,0 57,0 27,7
Quinquina - - - - - 8,3 7,5 1,1 3,5 11,1
Autres 0,0 - 1,4 3,2 - 10,4 5,1 2,5 0,8 0,0
Produits industriels 31,7 31,0 29,5 116,6 7,3 4,3 16,0 5,5 16,1 10,9
Ciment 13,4 12,6 8,2 7,4 4,9 0,3 - - - -
Produits chimiques - - - 0,0 - - - - - -
Sucre de canne - - - - - - - - - -
Divers (1) 18,4 18,3 21,3 109,2 2,4 4,0 16,0 5,5 16,1 10,9
Ajustement (2) - - - - - - 2 632,9 0,0 0,0 0,0
Total 8 477,9 9 471,90 8 743,4 11 613,0 12 321,2 10 284,8 11 885,5 11 548,2 15 966,8 15 031,3
Source: Banque Centrale du Congo et Commission Interministérielle d’Harminisation et de Consolidation des Statistiques Minières
et Commission Elargie d’Elaboration de la Balance des Paiements (CEEBP).
(1) dont mitrailles ferreuses et éléctricité.
(2) Il s’agit des données issues de l’enquête annuelle de la balance des paiements et des exportations non classifiées.
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 (p)
A. Biens de consommation 1 342,4 2 024,0 1 871,5 2 452,9 3 758,8 2 811,9 4 050,6 3 144,1 3 555,2 3 667,3
Viandes, abats comestibles, poissons, lait, fruits,
céréales, légumes, abats comestibles et autres (2) 800,1 1 174,5 1 100,8 1 436,6 2 197,8 1 647,8 812,0 1 178,4 1 291,7 1 393,1
Boissons (3)
33,6 56,3 145,5 151,6 209,2 146,4 809,5 546,9 627,1 557,6
Tabacs (4)
154,4 258,9 305,4 372,7 554,8 404,3 809,5 403,6 295,0 201,7
Textiles (5) 354,4 534,3 319,8 492,0 797,0 613,4 809,5 376,8 525,8 562,3
Habillements … … … … … … 810,1 638,4 815,6 952,6
B. Energie 755,1 1 016,9 2 929,8 1 896,3 1 081,1 632,0 56,5 62,2 1 108,6 1 068,7
Produits chimiques et colorants (6) 1,5 2,0 789,6 405,9 221,6 116,9 49,5 57,9 776,8 593,0
Autres instruments et appareils (7) 753,6 1 014,8 2 140,3 1 490,4 859,5 515,1 7,0 4,4 331,8 475,7
C. Matières premières et semi-produits 235,3 360,8 775,4 582,0 411,3 305,8 3 998,4 2 898,5 3 187,6 3 573,2
Cuir (8) 110,1 168,6 379,4 281,7 198,6 147,2 809,4 341,5 351,9 321,9
Destinés à l’agriculture 5,4 8,6 9,3 8,7 6,4 5,0 … … … …
Caoutchouc et ouvrages en caoutchouc (9) 27,1 36,5 14,0 22,1 17,4 15,1 809,5 481,9 532,5 691,2
Produits chimiques, colorants 53,9 67,9 173,4 125,2 87,8 65,7 759,9 881,4 292,4 317,1
TABLEAUX ANNEXES - RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
Matériaux de construction 11,8 40,2 98,3 71,6 50,3 35,2 810,1 389,0 450,4 455,4
Métalliques (10)
17,6 26,2 43,2 34,8 24,9 19,0 809,4 804,7 1 560,5 1 787,7
Autres 9,4 12,8 57,9 38,0 26,0 18,6 - - -
D. Biens d’équipement 5 709,7 5 513,9 3 100,4 5 877,2 7 455,1 6 824,9 4 043,3 5 235,2 7 121,2 6 322,4
Biens fixes et roulants destinés
à l’agriculture 513,9 494,0 568,9 873,4 995,1 850,2 809,4 357,0 305,0 259,8
Véhicules routiers non domestiques 2 991,9 1 847,3 135,6 893,0 1 482,8 1 814,0 809,5 532,3 378,0 342,5
Autres matériels de transport 211,3 130,4 80,6 147,7 184,6 186,2 809,9 586,8 650,0 659,7
Machines pour industries spécialisées 194,1 1 931,5 249,0 1 061,5 1 670,9 1 260,3 811,7 3 261,3 5 287,5 4 128,3
Autres instruments et appareils (11) 1 798,6 1 110,5 2 066,3 2 901,6 3 121,7 2 714,2 802,7 497,8 500,7 932,1
Total 8 042,5 8 915,6 8 677,2 10 808,4 12 706,3 10 574,6 12 148,8 11 340,0 14 972,7 14 631,7
Source : Banque Centrale du Congo, sur base des données de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA).
(1) Valeur FOB.
(2) Avant 2016, alimentation, boissons et tabacs.
(3) Avant 2016, Textiles et habillement.
(4) Avant 2016, autres biens non durables.
(5) Avant 2016, biens de consommations durables.
(6) Avant 2016, matières brutes.
(7) Avant 2016, matières élaborées.
(8) Avant 2016, destinés à l’alimentation.
(9) Avant 2016, textiles, cuir et caoutchouc.
(10) Avant 2016,minerais et produits métalliques.
(11) Avant 2016, autres biens d’équipement.
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 (p)
A. Biens de consommation 1 216 052,2 1 860 959,0 1 720 603,9 2 255 855,8 3 477 772,8 2 603 773,5 4 092 355,0 4 608 930,6 5 768 461,1 6 042 855,8
céréales, légumes, abats comestibles et autres (2) 724 767,1 1 079 869,9 1 012 063,4 1 321 195,7 2 033 447,9 1 525 872,2 820 374,4 1 727 376,3 2 095 826,6 2 295 448,8
Boissons (3)
30 401,3 51 749,3 133 742,6 139 421,9 193 574,6 135 567,1 817 881,3 801 689,6 1 017 478,0 918 743,4
Tabacs (4) 139 846,0 238 046,7 280 799,9 342 761,7 513 322,4 374 366,7 817 857,3 591 695,2 478 624,4 332 431,4
Textiles (5) 321 037,8 491 293,2 293 997,9 452 476,4 737 427,8 567 967,4 817 820,9 552 370,7 853 148,2 926 562,0
B. Energie 684 009,8 934 951,7 2 693 569,7 1 743 996,5 1 000 258,6 585 242,1 57 106,2 91 219,1 1 798 801,2 1 761 029,1
Autres instruments et appareils (7) 682 641,7 933 081,8 1 967 664,7 1 370 709,7 795 260,2 476 978,4 7 100,2 6 381,8 538 353,3 783 842,5
C. Matières premières et semi-produits 213 144,4 331 772,1 712 888,7 535 252,8 380 543,9 283 163,4 4 039 595,2 4 249 006,8 5 171 979,1 5 887 845,7
Cuir (8) 99 751,6 154 992,9 348 807,4 259 054,4 183 744,1 136 306,0 817 782,0 500 542,3 570 908,2 530 386,8
Caoutchouc et ouvrages en caoutchouc (9) 24 511,6 33 602,5 12 828,1 20 317,2 16 076,9 14 012,6 817 855,9 706 436,3 863 916,3 1 138 889,0
Produits chimiques, colorants 48 810,1 62 475,8 159 432,6 115 172,3 81 190,6 60 854,9 767 769,5 1 292 061,1 474 380,5 522 561,6
Métalliques (10) 15 985,8 24 071,0 39 709,0 31 976,3 23 064,2 17 567,6 817 775,5 1 179 676,7 2 531 988,4 2 945 671,5
Autres 8 525,8 11 735,8 53 198,8 34 907,0 24 048,3 17 240,9 - 0,0 0,0 0,0
D. Biens d’équipement 5 172 098,8 5 069 681,2 2 850 460,7 5 405 102,2 6 897 624,7 6 319 750,4 4 084 898,2 7 674 273,2 11 554 304,9 10 417 741,9
à l’agriculture 465 488,9 454 243,4 523 012,2 803 254,1 920 655,7 787 281,7 817 775,7 523 392,7 494 907,5 428 097,3
Véhicules routiers non domestiques 2 710 179,8 1 698 530,7 124 649,0 821 254,8 1 371 968,7 1 679 699,5 817 853,6 780 237,7 613 289,5 564 338,6
Autres matériels de transport 191 367,7 119 934,4 74 131,4 135 853,0 170 753,2 172 435,6 818 242,7 860 139,1 1 054 571,7 1 086 957,6
Machines pour industries spécialisées 175 851,4 1 775 909,3 228 952,7 976 214,9 1 545 999,6 1 167 025,2 820 105,5 4 780 784,3 8 579 115,1 6 802 476,1
Autres instruments et appareils (11) 1 629 211,1 1 021 063,3 1 899 715,4 2 668 525,5 2 888 247,5 2 513 308,5 810 920,6 729 719,4 812 421,1 1 535 872,3
Total 7 285 305,1 8 197 364,0 7 977 523,0 9 940 207,4 11 756 200,0 9 791 929,3 12 273 954,6 16 623 429,7 24 293 546,3 24 109 472,4
Taux de change moyen USD/CDF 905,9 919,4 919,4 919,7 925,2 926,0 1 010,3 1 465,9 1 622,5 1 647,8
Source : Banque Centrale du Congo, sur base des données de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA).
(1) Valeur FOB.
(2) Avant 2016, alimentation, boissons et tabacs.
(3) Avant 2016, Textiles et habillement.
(4) Avant 2016, autres biens non durables.
(5) Avant 2016, biens de consommations durables.
(6) Avant 2016, matières brutes.
(7) Avant 2016, matières élaborées.
(8) Avant 2016, destinés à l’alimentation.
(9) Avant 2016, textiles, cuir et caoutchouc.
(10) Avant 2016,minerais et produits métalliques.
(11) Avant 2016, autres biens d’équipement.
Service de la dette
- Service dû 192,6 168,0 172,9 191,5 188,0 180,4 222,9 219,9 302,2 228,4
FMI 66,3 2,6 1,0 - - - 65,3 46,3 95,4 79,3
Club de Paris 33,5 4,5 12,8 43,7 75,5 72,0 55,9 58,1 43,0 0,3
Club de Kinshasa 36,1 108,0 64,2 57,1 33,8 32,1 31,4 35,5 53,7 82,8
Club de Londres - 0,0 - - - 2,0 2,0 - - 4,0
Institutions multilatérales 56,6 52,9 95,0 90,7 78,8 74,3 68,3 79,9 110,0 62,1
dont BAD - 20,9 - 29,1
Autres (1) - - - - - - - - - -
- Service effectué 158,9 184,1 172,9 191,5 209,4 220,5 259,9 212,1 225,3 228,4
FMI 53,2 3,6 1,0 - 0,7 38,8 78,5 93,0 100,2 79,3
Club de Paris 33,5 3,3 12,8 43,7 74,9 69,4 57,9 20,0 0,3 0,3
Club de Kinshasa 22,2 124,2 64,2 57,1 31,0 29,5 37,6 48,4 67,0 82,8
Club de Londres - - - - - - - - 1,5 4,0
Institutions multilatérales 50,0 53,0 95,0 90,7 102,7 82,9 85,9 50,8 56,2 62,1
dont BAD - 29,7 - 29,1 -
Autres (1)
- - - - - - - -
- Arriérés (3) 33,7 -16,2 - - -21,3 -40,1 -37,0 7,8 76,9 -
FMI 13,1 -1,0 - - -0,7 -38,8 -13,2 -46,6 -4,8 -
Club de Paris 0,0 1,2 - - 0,5 2,7 -2,0 38,1 42,7 -
Club de Kinshasa 14,0 -16,3 - - 2,8 2,6 -6,2 -12,9 -13,3 -
Club de Londres - - - - - 2,0 2,0 - -1,5 -
Institutions multilatérales 6,7 -0,1 - - -23,9 -8,6 -17,6 29,2 53,8 -
dont BAD - -8,8 - - - - - - - -
Autres (1)
- - - - - - - - - -
Sources : DGDP et Banque Centrale du Congo.
(1) A partir de 2013, il s’agit du montant constituant le passif conditionnel et les engagements de la BCC.
Il s’agit de la dette extérieure privée publiquement garantie (explicite et implicite) qui n’est renseignée qu’à titre purement
indicatif aussi que celle-ci n’est appélée. A partir de 2018, la DGDP ne prend en compte que la dette publique appelée.
(2) A partir de 2018, il s’agit des engagements de la BCC.
(3) (-) : paiements antcipatifs, (+) arriérés des paiements.
144
BCC Rapport annuel 2019
TITRE IV
MONNAIE ET CREDIT
146
BCC Rapport annuel 2019
DEVELOPPEMENTS ECONOMIQUES
En 2019, le secteur monétaire a évolué dans un environnement économique
international et national difficile marqué notamment par la persistance de la guerre
commerciale entre les USA et la Chine ainsi que l’installation tardive de certaines
institutions de l’Etat.
Concernant les facteurs de la liquidité bancaire, l’interaction entre les facteurs
autonomes et institutionnels s’est traduite par une faible injection de la liquidité par
rapport au niveau attendu. Il sied de noter que cette situation est restée en droite
ligne avec les comportements des agrégats monétaires, dont les niveaux réalisés
sont restés supérieurs à ceux programmés.
FINANCES PUBLIQUES
Quant à l’évolution l’activité bancaire, il y a lieu de noter une progression sensible
des dépôts des banques commerciales, plus particulièrement les dépôts en devises.
En outre, en vue de renforcer davantage la résilience du système bancaire national,
la Banque centrale a relevé, de nouveau, le niveau de constitution des fonds propres
des banques commerciales.
CHAPITRE I
POLITIQUE MONETAIRE
obligatoire, ils sont restés inchangés. Pour sa part, le Bon BCC a contribué à la
régulation de la liquidité bancaire dans le respect de la programmation monétaire.
Pour atteindre son objectif de la stabilité du niveau général des prix, la BCC a
RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
RES
(iv) Quant aux interventions sur le marché des changes, elles se font essentiellement
au moyen des adjudications des devises.
FINANCES PUBLIQUES
Au cours de l’année sous revue, la contribution à l’expansion de la liquidité, via les
facteurs autonomes, a été plus importante que prévu, soit un flux de 617,8 milliards
de CDF contre une programmation de 399,8 milliards. Cette situation est expliquée
essentiellement par l’expansion des avoirs intérieurs nets (AIN) de 387,3 milliards
de CDF.
MONNAIE ET CREDIT
L’évolution des facteurs autonomes, au cours de l’année 2019, a été marquée par deux
périodes :
- la première, de janvier à juin, marquée par une importante injection de la liquidité
à hauteur de 410,5 milliards de CDF, en dépassement de 259,7 milliards de CDF.
Cette évolution a été impulsée par la forte augmentation des AIN hors Bon BCC et
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
a. Taux directeur
Au cours de l’année 2019, l’Autorité monétaire a procédé à une révision à la baisse
de son taux directeur, à l’instar de l’année 2018. Ainsi, le taux de base est passé de
14,0 % à 9,0 %, le 02 mai 2019. La baisse ainsi réalisée visait à alléger les conditions
d’octroi des crédits, en vue de contribuer au financement de l’économie, dans un
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
16,0
14,0 14,0
12,0
10,0
9,0
FINANCES PUBLIQUES
8,0
6,0
4,0
2,0
0,0
MONNAIE ET CREDIT
I.3. EVALUATION DES OBJECTIFS DE LA POLITIQUE MONETAIRE
d’inflation est demeuré sous contrôle en s’établissant à 4,6 %, soit de 2,4 points en
deçà de l’objectif d’inflation de moyen terme de 7,0 %.
25,00 23,57
20,00 18,95
17,37
15,00 13,67
FINANCES PUBLIQUES
10,00
7,00
4,59
5,00
0,00
Inflation Base monétaire au sens strict Masse monétaire hors provisions
et dépôts en devises
RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
RES
FINANCES PUBLIQUES
4,2.
3 500,0
3 065,1
3 000,0
2 500,0
MONNAIE ET CREDIT
2 483,2
2 000,0
1 984,1
1 500,0 1 267,7
1 619,9
994,4
1 000,0 1 134,0
804,5 849,4
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
500,0 622,1
0,0
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
2018 2019
Base monétaire 1 267,7 1 619,9 1 984,1 2 483,2 3 065,1 25,2 23,4
Base monétaire sens strict 1 262,3 1 610,7 1 952,4 2 471,0 3 053,4 26,6 23,6
Circulation fiduciaire 868,1 1 153,3 1 454,8 1 689,8 1 933,6 16,2 14,4
Dépôt des banques 374,4 438,8 477,9 767,7 1 083,3 60,6 41,1
Dépôts en devises 2,2 5,1 25,6 6,2 5,7 -75,7 -8,6
Provision pour importation 3,3 4,1 6,1 6,0 6,0 -2,0 0,1
Source : Banque Centrale du Congo.
RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
RES
Par ailleurs, la hausse des AIN a été portée par l’accroissement du CNE. En ce qui
concerne les créances sur les banques commerciales, elles ont progressé de 40,0 %,
se chiffrant à 906,1 milliards de CDF à fin décembre 2019.
Variation en %
2015 2016 2017 2018 2019
2018 2019
Avoir extérieurs nets 111,3 -446,8 -567,3 -307,7 -77,1 45,8 74,9
Avoir intérieurs nets 1 156,4 2 066,7 2 551,4 2 790,9 3 142,2 9,4 12,6
Crédit Net à l’Etat -103,6 407,0 360,2 593,2 1 152,0 64,7 94,2
Créances sur les banques 227,3 346,8 661,2 647,1 906,1 -2,1 40,0
Autres postes nets 1 020,9 1 301,0 1 512,0 1 524,8 1 032,1 0,8 -32,3
Source : Banque Centrale du Congo.
14 000,0
12 752,9
FINANCES PUBLIQUES
12 000,0
10 000,0
9 843,2
8 000,0
7 609,9
6 000,0
0,0
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
MONNAIE ET CREDIT
La hausse de la masse monétaire est principalement localisée au niveau des dépôts
en devise dont la croissance a été de 32,4 %, soit 82,2 % de la croissance monétaire
totale. Quant à la circulation fiduciaire et les dépôts à vue, leurs croissances ont
représenté respectivement 7,3 % et 7,9 % de la variation totale de la masse monétaire.
Par ailleurs, la masse monétaire est restée dominée par les dépôts en devises, dont la
part est passée de 75,0 % à 76,6 %, d’une année à l’autre. Concernant la circulation
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
fiduciaire et les dépôts à vue, ils ont représenté respectivement 13,9 % et 8,4 % de
la masse monétaire en 2019.
Le poids des dépôts à terme en monnaie nationale dans la masse monétaire est
demeuré particulièrement faible, soit 0,5 %, en dépit d’une forte croissance de
43,7 % enregistrée en 2019. Cette situation illustre la préférence des déposants pour
les devises étrangères, malgré la stabilité monétaire observée au cours de l’année
RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
RES
sous examen.
Avoir extérieurs nets 1 318,0 1 069,1 2 645,0 3 414,5 5 023,8 29,1 47,1
Avoir intérieurs nets 3 037,8 4 268,7 4 964,8 6 428,7 7 729,1 29,5 20,2
Créances nettes sur l’Etat -218,5 281,8 264,2 371,8 915,7 40,7 146,3
Crédit au secteur privé 2 088,2 2 530,7 2 735,7 4 248,5 4 932,8 55,3 16,1
Autres postes nets 1 092,0 1 321,9 1 680,4 1 764,9 1 389,7 5,0 -21,3
Source : Banque Centrale du Congo.
Concernant les Avoirs extérieurs Nets, leur croissance a été impulsée principalement
par l’accroissement des avoirs en devises au niveau des banques commerciales.
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
Pour ce qui est des AIN, leur évolution a été portée principalement par le crédit au
secteur privé dont la variation a représenté 67,7% de la variation totale de la masse
monetaire.
10,00
FINANCES PUBLIQUES
4,19
3,84 3,96
3,50
3,47 3,51 3,44
3,23 3,30
3,03
MONNAIE ET CREDIT
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
CHAPITRE III
MARCHE MONETAIRE
Durant l’année 2019, le marché monétaire, dans sa globalité, a été plus actif qu’en
2018 où les activités n’étaient concentrées que sur le marché interbancaire. En ce
qui concerne les différents taux d’intérêts, ils sont demeurés stables, à partir du
mois d’avril 2019, compte tenu de la baisse du taux directeur dans un contexte de
recul de l’inflation.
FINANCES PUBLIQUES
61,9
60
50 46,3
MONNAIE ET CREDIT
40,1
40
32,2
30
10
3,0 3,1
0
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
FINANCES PUBLIQUES
12 000,0
9 844,7
10 000,0
8 000,0
4 000,0
2 403,8 2 365,1
1 900,4
2 000,0
609,8
71,8 54,4 173,0 25,0
-
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
MONNAIE ET CREDIT
III.1.2. Marché interbancaire
Le marché interbancaire est demeuré actif avec un volume global de 1.791,5 milliards
de CDF, soit un accroissement 22,3 % par rapport à 2018. Le taux d’intérêt moyen
appliqué sur ce marché a été largement en deçà du taux directeur.
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
7 000,0 6 575,0
6 000,0
5 000,0
4 303,5
4 000,0
3 401,7
FINANCES PUBLIQUES
3 000,0
2 153,3
2 000,0 1 819,7 1 791,5
1 338,4 1 464,5
840,6
1 000,0 658,4
-
RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
RES
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Par ailleurs, le volume des transactions s’est chiffré à 748,5 milliards de CDF, soit
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
une hausse de 18,0 % par rapport à l’année 2018. Cette évolution est expliquée par
la participation active des banques sur les guichets des trois maturités, dans un
contexte de stabilité du cadre macroéconomique.
6 000,0
5 048,5
5 000,0
3 957,1
4 000,0
3 512,1 3 447,4
3 000,0
FINANCES PUBLIQUES
2 000,0 1 689,1
-
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
MONNAIE ET CREDIT
Graphique IV.10 Taux moyen pondéré du Bon BCC à 7 jours et du marché Interbancaire
(en pourcentage)
20,00
18,00 Taux du marché Interbancaire
16,00 Taux moyen pondéré Bon BCC à 7 jours
14,00
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
12,00
10,00
8,00
6,00
4,00
2,00
0,00
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
De même, le taux moyen pondéré sur le marché interbancaire a connu une tendance
baissière de 6,5 points de pourcentage, se situant à 3,8 % à fin 2019.
Par contre, les taux débiteurs des banques en monnaie nationale et en devises ont
été rigides à la baisse, restant stables au cours de l’année. En effet, ils se sont établis
à 26,9 % et 15,7 % respectivement pour les opérations en MN et ME. Du coté des
taux créditeurs, ils se sont maintenus à 6,0 % pour la monnaie nationale et 3,5 %
pour les monnaies étrangères.
80
70 Taux directeur
Taux débiteurs BCM MN
60
Taux débiteurs BCM ME
40
30
20
10
0
2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Au cours de l’année 2019, le taux directeur réel est demeuré positif, à la faveur de
la décélération de l’inflation, passant de 6,8 points à fin décembre 2018 à 4,4 points
à fin 2019.
Quant aux taux moyens pondérés réels sur le Bon BCC, ils se sont établis à -2,6
points de pourcentage contre -5,7 points en 2018. Par contre, les taux créditeurs en
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
MN ont enregistré des niveaux positifs en 2019, se situant à 1,4 point de pourcentage
contre -2,0 points, une année auparavant.
-10
FINANCES PUBLIQUES
-20
-30
-40
MONNAIE ET CREDIT
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
CHAPITRE IV
ACTIVITE BANCAIRE
institutions financières, attesté par une solde d’opinions de 61,7 % venant de 32,8 %
une année plutôt. La même tendance a été observée tant du côté de l’offre du crédit
que de celui de la demande. En effet, s’agissant du comportement de l’offre de
crédit, le solde global d’opinions est passé de 1,6 % en 2018 à 25,2 % en 2019. Du
côté de la demande, il s’est établi à 87,6 % en 2019, venant de 50,9 % en 2018.
L’encours global des crédits à l’économie, en 2019, s’est situé à 6.620,3 milliards
de CDF, soit un accroissement de 36,5 % par rapport à 2018. Rapporté au PIB,
le crédit à l’économie a représenté 8,0 % contre 6,4 % en 2018. Néanmoins, ce
niveau demeure faible par rapport à la moyenne de 26 % pour les pays de l’Afrique
subsaharienne.
9,0
MONNAIE ET CREDIT
8,0
8,0 7,7
7,5
7,1 7,2
7,0
6,4
5,9
6,0
5,1 5,1
5,0
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
4,0
3,0
2,0
1,0
0,0
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Graphique IV.14 Structure générale des crédits octroyés par le système bancaire
(en pourcentage du total)
100,0
87,0 88,5
90,0 86,0 85,0 86,1
82,3 83,2
79,1 79,8 78,8
FINANCES PUBLIQUES
80,0
70,0
60,0
50,0
40,0
30,0
0,0
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
MONNAIE ET CREDIT
par rapport à 2018. Ce crédit a représenté 86,1 % du total contre 88,5 % une année
plus tôt. Le crédit à décaissement alloué à l’économie a été principalement accordé
en monnaie étrangère. La part de cette dernière dans l’encours total a été de 95,5 %,
soit une hausse de 4,0 points de pourcentage par rapport à 2018, traduisant la
préférence des agents économiques pour les devises étrangères.
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
30
20
10
0
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Le crédit à décaissement, accordé par les banques, aux entreprises et aux ménages
a atteint 4.259,3 milliards de CDF en 2019, enregistrant un accroissement de
18,7 % contre 18,1 % en 2018. Rapproché au PIB, il s’est situé à 5,1 %, soit une
augmentation de 0,4 point de pourcentage.
Par ailleurs, les crédits à décaissement à moyen terme se sont établis à 2.829,2
milliards de CDF, représentant 50,0 % de l’encours total du crédit en 2019 contre
40,1 % en 2018.
Graphique IV.16 Crédit à décaissement par terme : arbitrage entre court et moyen terme
(en pourcentage du total)
MONNAIE ET CREDIT
80,0 76,0
70,4
68,5 68,4
70,0 66,1 66,7
62,6 63,9
59,9
60,0
50,0 50,0
50,0
40,1
40,0 37,4 36,1
33,9
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
33,3
31,5 31,6
29,6
30,0
24,0
20,0
10,0
0,0
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
FINANCES PUBLIQUES
ceux à l’exportation, ils ont enregistré un accroissement de 65,8 milliards de CDF,
s’établissant à 70,1 milliards.
100%
80%
54,9%
70% 63,1% 62,5% 65,4%
67,6%
74,0%
60% 79,5%
87,9% 87,5%
91,7%
50%
4,9%
40% 0,0% 1,1%
1,0% 7,7%
30%
0,0%
40,1% 0,0%
20% 36,9% 36,5%
31,5%
26,0% 0,0% 0,0% 26,9%
10% 20,5%
12,1% 12,5% 0,8%
7,5%
MONNAIE ET CREDIT
0%
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
En outre, cette prédominance des dépôts à vue réduit la capacité des banques dans
le financement de l’économie, lequel nécessite la collecte des ressources stables à
l’effet de financer des projets à moyen terme et long, gage de la promotion d’une
croissance économique soutenue et à sources diversifiées
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
100,0
89,8 89,4 88,2 89,5
90,0 87,4 85,9 85,6
83,1 84,8
81,1
80,0
70,0
60,0
50,0
FINANCES PUBLIQUES
40,0
30,0
18,9 16,9
20,0 14,1 14,4 15,2
12,6 10,6 11,8
10,2 10,5
10,0
0,0
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
MONNAIE ET CREDIT
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
170
BCC Rapport annuel 2019
TABLEAUX ANNEXES
MONNAIE ET CREDIT
déc-10 déc-11 déc-12 déc-13 déc-14 déc-15 déc-16 déc-17 déc-18 déc-19
Avoirs extérieurs nets 907 868 834 878 1 389 151 1 445 872 1 552 286 1 317 994 1 069 064 2 645 048 3 414 514 5 023 811
BCC 171 534 19 178 337 135 381 523 353 118 111 292 - 446 794 - 567 349 - 307 681 - 77 139
Banques commerciales 736 334 815 700 1 052 016 1 064 349 1 199 167 1 206 702 1 515 858 3 212 397 3 722 195 5 100 950
Avoirs intérieurs nets 1 101 741 1 604 255 1 561 074 2 046 490 2 413 361 3 037 831 4 268 700 4 964 849 6 428 706 7 729 103
Crédits intérieurs 424 913 792 282 700 847 1 073 299 1 466 916 1 945 815 2 946 752 3 284 402 4 663 812 6 339 399
Crédit net à l’Etat - 390 073 - 169 761 - 603 677 - 506 184 - 434 533 - 218 547 281 818 264 188 371 839 915 710
BCC - 335 989 - 77 136 - 377 651 - 312 898 - 297 956 - 103 649 406 967 360 174 593 183 1 151 959
BCM - 54 084 - 92 625 - 226 026 - 193 287 - 136 577 - 114 898 - 125 148 - 95 986 - 221 344 - 236 249
Créances sur les entreprises publiques 32 359 48 716 157 333 134 887 122 151 76 168 134 226 284 498 43 478 490 860
Créances sur le secteur privé 782 626 913 327 1 147 191 1 444 597 1 779 299 2 088 194 2 530 707 2 735 716 4 248 495 4 932 829
Créances sur le reste de l’Economie 0 - - - - - - - - -
Autres postes nets 676 828 811 973 860 227 973 192 946 445 1 092 015 1 321 948 1 680 447 1 764 894 1 389 704
M2 avec Provisions 2 009 609 2 439 133 2 950 224 3 492 362 3 965 647 4 355 824 5 337 764 7 609 896 9 843 221 12 752 914
Monnaie et quasi-monnaie (M2) 1 964 597 2 413 934 2 927 433 3 470 710 3 948 007 4 339 891 5 311 187 7 579 828 9 820 614 12 675 194
Monnaie (M1) 706 164 790 059 883 844 1 072 635 1 181 584 1 324 936 1 674 868 1 985 284 2 395 532 2 838 206
Circulation fiduciaire 489 377 615 345 595 164 692 945 742 508 781 868 1 073 431 1 355 225 1 559 683 1 772 939
Dépôts à vue 216 787 174 714 288 680 379 690 439 076 543 068 601 437 630 059 835 849 1 065 267
Quasi-monnaie 1 258 433 1 623 875 2 043 589 2 398 076 2 766 424 3 014 955 3 636 319 5 594 544 7 425 082 9 836 988
Dépôts à terme en monnaie nationale 8 465 17 544 25 741 30 355 35 622 72 775 58 244 45 841 46 092 66 216
Dépôts en devises 1 249 968 1 606 331 2 017 848 2 367 721 2 730 802 2 942 180 3 578 075 5 548 703 7 378 990 9 770 772
Provisions pour Importations 45 012 25 199 22 791 21 652 17 640 15 933 26 577 30 068 22 606 77 720
Source : Banque Centrale du Congo.
TABLEAUX ANNEXES - MONNAIE ET CREDIT
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Contreparties
Avoirs extérieurs nets 948 825 -72 989 554 272 56 721 106 414 -234 292 -248 930 1 575 984 769 467 1 609 297
Avoirs intérieurs nets -482 752 506 995 -44 987 483 595 366 018 624 469 1 230 869 696 149 1 463 857 1 300 397
Créances nettes sur l’État -562 890 228 715 -439 096 104 835 96 854 180 197 500 365 -17 630 107 650 543 871
Crédits à l’économie 128 377 3 342 481 274 960 321 966 262 913 500 571 355 281 1 271 759 1 131 716
Autres postes nets -48 239 131 222 51 627 103 800 -52 802 181 359 229 933 358 499 84 448 -375 191
Variations de la masse monétaire 466 073 434 006 509 285 540 316 472 432 390 177 981 939 2 272 133 2 233 324 2 909 693
Composantes
Monnaie fiduciaire 226 289 83 895 93 786 188 790 108 949 143 352 349 932 310 416 410 248 442 674
Monnaie scripturale 239 784 350 111 415 500 351 526 363 483 246 825 632 007 1 961 717 1 823 076 2 467 019
Source : Banque Centrale du Congo.
Rubriques 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Contreparties
Avoirs extérieurs nets 203,6 -16,8 108,8 10,5 22,5 -60,0 -25,4 69,4 34,5 55,3
Avoirs intérieurs nets -103,6 116,8 -8,8 89,5 77,5 160,0 125,4 30,6 65,5 44,7
Créances nettes sur l’État -120,8 52,7 -86,2 19,4 20,5 46,2 51,0 -0,8 4,8 18,7
Crédits à l’économie 27,5 33,9 67,2 50,9 68,2 67,4 51,0 15,6 56,9 38,9
Autres postes nets -10,4 30,2 10,1 19,2 -11,2 46,5 23,4 15,8 3,8 -12,9
Variations de la masse monétaire 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100
Composantes
Monnaie fiduciaire 48,6 19,3 18,4 34,9 23,1 36,7 35,6 13,7 18,4 15,2
Monnaie scripturale 51,4 80,7 81,6 65,1 76,9 63,3 64,4 86,3 81,6 84,8
Source : Banque Centrale du Congo.
100 FC 95 059 107 959 108 699 109 299 114 849 118 817 123 097 122 317 127 737 133 605
50 FC 29 579 41 561 45 571 45 571 47 608 50 473 53 339 53 465 56 135 59 792
20 FC 5 759 5 759 5 759 5 759 5 759 5 759 5 759 5 759 5 759 5 759
10 FC 2 143 2 143 2 143 2 143 2 143 2 143 2 143 2 143 2 143 2 143
5 FC 371 371 371 371 371 371 371 371 371 371
1 FC 41 41 41 41 41 41 41 41 41 41
50 CC 49 49 49 49 49 49 49 49 49 49
20 CC 15 15 15 15 15 15 15 15 15 15
10 CC 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8
5 CC 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3
1 CC 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
TOTAL 721 291 862 233 999 331 1 239 531 1 515 313 1 772 491 2 189 587 2 736 258 3 259 768 3 953 798
Source : Banque Centrale du Congo.
Espace Grand Katanga 30 331 50 659 36 891 52 449 208 466 281 943 355 916 521 858 255 687 549 477
Tanganyika - - - - - - - - 783 736
Haut-Katanga - - - - - - - - 242 330 281 387
Lualaba - - - - - - - - 12 574 267 355
Espace du Grand Kasai 622 1 188 1 251 2 444 9 321 8 288 10 463 15 341 13 109 17 010
Kasai-Oriental 526 1 028 550 1 391 4 701 5 024 6 342 9 300 2 440 4 121
Lomami - - - - - - - - 110 455
Sankuru - - - - - - - - 88 134
Haut-Lomami - - - - - - - - 925 1 239
Kasai - - - - - - - - 189 211
Kasai-Central 96 159 700 1 053 4 620 3 264 4 120 6 041 9 358 10 850
D. Échéance 96 646 167 595 223 668 291 808 863 631 989 194 1 248 729 1 830 933 1 476 641 2 529 126
15 jours 40 70 92 121 1 440 2 781 3 511 5 147 4 151 7 110
1 mois 9 134 18 841 24 964 32 804 130 489 184 015 232 295 340 600 274 692 470 481
3 mois 36 591 63 351 83 940 110 303 246 160 288 695 364 440 534 355 430 956 738 122
6 mois 21 016 35 997 47 696 62 675 223 835 258 696 326 570 478 829 386 174 661 422
1 an et plus 29 865 49 338 66 977 85 905 261 707 255 007 321 913 472 002 380 668 651 991
Source : Banque Centrale du Congo.
(1) Y compris les dépôts en monnaies étrangères.
* A partir de 2011, la rubrique «secteur d’activités» a subi un reclassement suivant les nouvelles informations produites dans l’
annexe DEC 9004 du Guide Comptable des Établissements de Crédit (GCEC).
total dépôts à
Total dépôts a vue Total dépôts a terme Total
Rubriques régime spécial
MN ME MN ME MN ME MN ME MN + ME
Administration Publique
38 727 213 529 - 1 875 - - 38 727 215 403 254 131
Centrale
Administration Publique
11 899 13 588 363 1 975 - - 12 261 15 563 27 825
Locale
Entreprises (Etablissements)
116 580 270 150 2 036 177 128 - - 118 616 447 278 565 894
Publiques
Entreprises (Etablissements)
267 099 1 827 394 308 282 142 22 4 787 267 430 2 114 323 2 381 752
Privées
PME 30 211 386 599 2 901 91 083 - 6 366 33 113 484 049 517 161
Ménages 215 520 1 983 037 7 327 717 212 6 220 67 938 229 068 2 768 186 2 997 255
ISBLM 34 344 280 418 5 690 26 100 - - 40 035 306 518 346 552
Autres 17 548 161 749 68 555 6 611 - - 86 103 168 360 254 464
TOTAL GENERAL 731 929 5 136 463 87 181 1 304 127 6 243 79 091 825 353 6 519 680 7 345 033
Source : Banque Centrale du Congo.
Formes des crédits 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 (p)
Crédits documentaires à l’importation 47 470 66 120 128 973 162 085 132 566 74 726 63 892 88 818 41 315 245 144
Crédits documentaires à l’exportation - - 15 811 4 700 4 112 - - - 4 268 70 095
Crédits documentaires à l’intérieur - - - - - - - - - -
Autres (lettre de garantie, cautions, avals) 81 089 188 410 176 578 277 465 284 747 289 078 462 043 623 837 505 700 594 667
Total 128 559 254 530 321 361 444 249 421 425 363 804 525 934 712 655 551 283 909 906
Source : Banque Centrale du Congo.
* Données revisitées
P : Provisoire.
Comptes Créances
Créances Total crédit
Crédits à Crédits à Crédits à débiteurs de radiées et
Provinces brutes en bruts de la
long terme moyen terme court Terme la clientèle sorties du
souffrance clientèle
(Découverts) bilan
1 Kinshasa 346 925 788 789 581 647 781 992 382 845 2 882 198 48 619
2 Kongo-Central 2 496 91 118 22 289 8 088 28 161 152 152 1 265
3 Kwango 64 - 39 407 2 512 -
4 Kwilu - 5 212 3 323 336 1 417 10 288 -
5 Mai-Ndombe - - - - - - -
6 Equateur - 423 1 212 495 2 326 4 457 -
7 Mongala - - - 1 - 1 -
8 Nord-Ubangi 112 6 52 49 7 226 -
9 Sud-Ubangi 71 2 315 87 161 1 776 4 410 -
10 Tshuapa - - - - - - -
11 Kasai - 661 1 431 12 31 2 136 -
12 Kasai-Central 12 839 2 753 1 105 2 457 7 166 -
13 Kasai-Oriental 82 4 286 4 881 653 4 858 14 761 -
14 Lomami - - 247 52 923 1 222 -
15 Sankuru - 951 2 11 37 1 001 -
16 Haut-Lomami 2 075 419 294 99 15 2 902 -
17 Tanganyika - 541 7 460 405 136 8 542 -
18 Haut-Katanga 46 298 187 921 140 200 406 647 91 903 872 968 7 648
19 Lualaba 388 25 398 41 125 20 951 8 428 96 290 -
20 Bas-Uélé 30 333 - - 445 808 -
21 Haut-Uele 58 10 826 1 647 2 580 9 047 24 157 -
22 Tshopo 182 6 878 2 302 3 012 5 571 17 944 -
23 Ituri 1 708 1 899 1 871 1 764 5 011 12 252 14
24 Nord-Kivu 2 756 32 485 34 659 36 411 17 017 123 326 -
25 Sud-Kivu 288 28 489 19 247 19 885 22 850 90 758 -
26 Maniema 157 2 227 1 081 170 666 4 301 -
TOTAL 403 700 1 192 016 867 848 1 285 284 585 932 4 334 779 57 546
Source : Banque Centrale du Congo.
TABLEAUX ANNEXES - MONNAIE ET CREDIT
2018 2019
Secteurs d’activités
MN ME MN + ME MN ME MN + ME
Actions sociales: mariage, funérailles, soins médicaux, étude - - - -
Activités financières et assurances - - - -
Administration publique - - - -
Agriculture - - - -
Arts, spectacles et activités récréatives - - - -
Vente, réparation, pièces de rechange des véhicules - - - -
Commerce de détail - - - - -
Commerce de gros - - - -
Construction, bâtiments et travaux publics - - - -
Elevage, pêche et sylviculture - - - -
Enseignement - - - -
Entreprises immobilières - - - -
Hebergement et restauration - - - -
Industries extractives (mines) - - - -
Production industrielle (manufactures) - - - -
Information et communication - - - -
Production artisanale - - - -
Production des produits brassicoles - - - -
Distribution des produits brassicoles - - - -
Production et distribution de gaz et d’électricité - - - -
Production et distribution d’eau - - - -
Production des produits pétroliers - - - -
Distribution des produits pétroliers - - - -
Production des produits pharmaceutiques -
Distribution des produits pharmaceutiques -
Santé - - - -
Autres activites des entreprises de services - - - -
Exploitation forestiere - - - -
Telecommunication - - - -
Textile et confection - - - -
Transports et entreposage - - - -
Autres activites non sectorisees 13 048,65 - 13 048,65 17 390,66 17 390,66
I. Total credit de decaissements 13 048,65 - 13 048,65 - -
Ii. Credits d’engagement - - - - -
Textile et confection - - - - -
Transports et entreposage - 6 079 6 079 8 245 8 245
Autres activités non sectorisées - 1 814 1 814 1 969 1 969
I. Total credit de decaissements - 30 911 30 911 - 39 431 39 431
II. Crédits d’engagement - - - - - -
1. Crédits documentaires a l’importation: - - - - - -
- Payables à l’embarquement - - - - - -
- Payables à délai d’embarquement - - - - - -
2. Crédits documentaires a l’exportation - - - - -
3. Autres ( lettres de garantie et autres cautions) - - - - -
Source : Banque Centrale du Congo.
PASSIF déc.-11 déc.-12 déc.-13 déc.-14 déc.-15 déc.-16 déc.-17 déc.-18 déc.-19
COMPTES DE TRÉSORERIES ET OPÉRATIONS INTERBANCAIRES - - - - 4 624 4 709 -
OPÉRATIONS AVEC LA CLIENTÈLE - - - - - - - 2 -
COMPTE DES TIERS ET DE RÉGULARISATION 906 785 1 315 1 072 1 114 1 534 3 545 4 918 6 208
CAPITAUX PERMANENTS 1 133 33 201 61 829 62 268 61 506 43 463 68 953 81 731 98 499
Dont - - - - - - -
Fonds propres 1 030 33 042 61 677 61 984 61 450 43 207 53 241 63 105 63 563
Capital 2 58 880 58 880 22 080 22 080
Primes liées au capital et Réserves 256 8 9 13 22 31 69 74 75
Reports à nouveau créditeur 220 269 328 641 952 1 293 1 575 1 834 2 050
Résultat de l’exercice en cours (bénéfice) - 58 1 032 950 237 279 6 847 440
Plus values et provisions réglementées 445 22 696 618 828 828 4 123 20 249 20 930
Subventions d’équipement 107 811 811 671 530 295 147 -
Fonds affectés - 9 197 - - - 18 400 18 400 18 428 18 428
Autres capitaux permanents - - - - - - 15 521 17 823 32 390
Emprunts et dettes à L & MT - - - - - - 15 521 17 823 31 982
Provision pour pertes, risques et charges 103 159 152 284 56 256 190 792 2 122
TOTAL PASSIF 2 039 33 986 63 144 63 339 67 243 49 705 72 498 86 651 99 662
Source : SOFIDE.
194
BCC Rapport annuel 2019
TITRE V
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
196
BCC Rapport annuel 2019
DEVELOPPEMENTS ECONOMIQUES
CHAPITRE I
FINANCES PUBLIQUES
Les mesures de confinement des populations et de fermeture des frontières, prises
pour sauver des vies humaines et protéger les systèmes de santé dans différents
pays, ont notamment provoqué un ralentissement de la production, une faible
mobilité des personnes, des problèmes sur le marché du travail et une contraction
du volume du commerce mondial.
6 5,4
3,9
4 3,6
2,9
-2
MONNAIE ET CREDIT
-4
-4,9
-6
-8
2017 2018 2019 2020 2021
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
devraient-ils être en récession : Etats-Unis (-8,0 %), Zone-Euro (-10,2 %), Allemagne
(-7,8 %), France (-10,2 %) et Japon (-5,8 %). Toutefois, une hausse de la demande
devrait favoriser un regain de croissance en 2021, soit 4,8 % pour les Etats-Unis,
6,0 % pour la Zone-Euro, 5,4 % pour l’Allemagne, 7,3 % pour la France et 2,4 %
pour le Japon.
I.1.2. Inflation
Dans les pays avancés, l’inflation devrait rester faible et inférieure à son niveau
de 2019. En effet, l’indice des prix à la consommation ne devrait augmenter que
de 0,3 % en 2020 et de 1,1 % en 2021, après une progression de 1,4 % en 2019. Ce
MONNAIE ET CREDIT
Aux Etats-Unis, l’inflation devrait passer de 0,6 % en 2020 à 2,2 % en 2021, suite
aux perspectives d’une reprise économique.
FINANCES PUBLIQUES
une réduction des flux des transferts de fonds, lesquels demeurent une source
importante de financement étranger dans la plupart des pays africains.
I.2.2. Inflation
Dans les pays émergeants et en développement, l’inflation devrait se fixer à 4,4 %
et 4,5 %, respectivement en 2020 et 2021 et ce, après une réalisation de 5,1 % en
L’indice des prix des produits énergétiques, composé des indices du pétrole, du gaz
naturel et du charbon, pourrait se fixer à 80,5 points en 2020 et à 87,5 points en
2021 et ce après s’être fixé à 130,4 points en 2019. Cette baisse serait la conséquence
du recul de la demande des matières premières, notamment celle utilisée dans
l’industrie des transports, à savoir le pétrole. A cet effet, le cours moyen du pétrole,
MONNAIE ET CREDIT
représentant la moyenne des trois principaux marchés devrait s’établir à des niveaux
annuels de 35,6 USD et 37,9 USD, respectivement en 2020 et 2021.
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
Graphique V.2 Prévisions des cours du pétrole et de l’indice des prix des produits
énergétiques
160
Cours moyen du pétrole (USD/baril)
157,7
140 Indice des prix énergétiques (2016=100)
130,4
120
123,9
100
FINANCES PUBLIQUES
80 68,3 87,5
80,5
61,4
60
52,8 37,9
40 35,6
20
RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
RES
De son côté, l’indice des prix des métaux, composé des indices des cours du cuivre,
de l’aluminium, du minerai de fer, de l’étain, du nickel, du zinc, du plomb et de
l’uranium, devrait baisser pour se fixer à 114,9 points et 108,4 points, respectivement
en 2020 et 2021, venant de 135,1 points en 2019.
140
MONNAIE ET CREDIT
135,1
130,3
120
122,2
114,9
100 108,4
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
80
60
7,000
6,500 6.619,9
6.529,8
FINANCES PUBLIQUES
6,000
6.010,1
5,500
5,000
5.021,4
4.877,4
4,500
3,500
2017 2018 2019 2020 2021
D’après le FMI, la Banque Mondiale et l’OCDE, plusieurs risques planent sur les
perspectives de l’économie mondiale, à savoir notamment :
MONNAIE ET CREDIT
- la persistance de la pandémie avec la survenance d’une deuxième vague de
contamination au second semestre de l’année 2020 ou en début d’année 2021 ;
- les séquelles des fermetures d’entreprises pouvant rendre plus difficile le
redémarrage de l’activité à la fin de la pandémie ;
- la lenteur dans le réaménagement des chaîne d’approvisionnements mondiales
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
et de filets de sécurité dont les faiblesses ont été mises à nu par la pandémie de
la covid-19. De plus, en dehors de l’épidémie, il serait important de résoudre les
tensions commerciales et technologiques pour qu’elles ne puissent pas compromettre
la reprise après la crise sanitaire.
Les pays émergents et en développement ayant un cadre macroéconomique crédible,
un régime de change flexible et un bon niveau d’endettement devraient procéder
à de nouvelles réductions des taux directeurs du côté de la politique monétaire et
de laisser jouer pleinement les stabilisateurs automatiques du côté de la politique
budgétaire. Ceux présentant des paramètres macroéconomiques moins solides
n’auront d’autre choix que de limiter leur action de relance et de contracter de
FINANCES PUBLIQUES
PERSPECTIVES INTERIEURES
FINANCES PUBLIQUES
L’activité économique en RDC connaitrait un repli en 2020 du fait de la pandémie
de la covid-19 et pourrait se relancer en 2021 avant de se consolider en 2022 avec la
performance attendue principalement aux niveaux du secteur primaire et tertiaire.
En effet, après le repli de 1,7 % qui s’observerait en 2020, la croissance économique,
dans un contexte d’amélioration des conditions intérieures et d’une bonne tenue
des cours des matières premières, s’établirait à 3,2 % en 2021 et pourrait se situer
4,7%
5,0% 4,4%
4,0% 3,2%
MONNAIE ET CREDIT
3,0%
2,0%
1,0% -1,7%
0,0%
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
-1,0%
-2,0%
2019 2020 2021 2022
Source : Banque Centrale du Congo, sur base des données tirées du CPCM.
FINANCES PUBLIQUES
En effet, estimé à 21,5 % en rythme annuel, en 2020, le taux d’inflation s’établirait
à 8,8 % en 2021 et pourrait se situer à 7,6 % en 2022, face à un objectif de moyen
terme de 7,0 %. Cette évolution favorable des prix à la consommation, attendue
en 2021 et 2022, résulterait d’un renforcement de la coordination des politiques
macroéconomiques, dans un contexte de maîtrise de la pandémie covid-19.
20,0%
15,0%
8,8%
10,0% 7,6%
4,6%
MONNAIE ET CREDIT
5,0%
0,0%
2019 2020 2021 2022
de formation des prix intérieurs serait induite notamment par (i) l’accroissement
de la demande après l’annonce des mesures de riposte contre la covid-19, (ii) la
rareté des biens, suite aux difficultés d’importation et d’approvisionnement des
centres urbains touchés par la pandémie, (iii) les tensions observées sur le marché
de changes et (iv) le comportement spéculatif de certains agents économiques au
regard de la psychose due aux effets de la pandémie.
FINANCES PUBLIQUES
Graphique V.7 Capacité et besoin de financement prévisionnels de 2020 à 2022
0,00
2020 2021 2022
-0,50
-1,50
-2,00 -1,96
-2,28
-2,50
-3,00
-3,29
-3,50
MONNAIE ET CREDIT
(-) Besoin de financement (+) Capacité de financement.
Source :Banque Centrale du Congo.
- dont investissements directs nets -959,2 -1 441,9 -1 516,6 -1,8 -2,8 -2,8
Erreurs et omissions nettes 823,3 0,0 0,0 1,6 0,0 0,0
Source :Banque Centrale du Congo.
la monnaie nationale sur le marché des changes. Ainsi, le franc congolais perdrait
3,4 %de sa valeur en 2021 et 2,8 % en 2022. L’accalmie qui s’observerait sur le marché
de change résulterait de la bonne coordination des politiques macroéconomiques.
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
2164,5
2180,0
2160,0
2103,4
2140,0
2120,0
2100,0
FINANCES PUBLIQUES
2080,0 2032,2
2060,0
2040,0
2020,0
2000,0
1980,0
1960,0
MONNAIE ET CREDIT
conjoncture.
(AEN).
6000,0 25,0%
5000,0 19,4%
20,0%
17,8%
4000,0
13,4% 4831,2 15,0%
3000,0 4045,7
3435,1 10,0%
FINANCES PUBLIQUES
2000,0
5,0%
1000,0
0,0 0,0%
Decembre_2020 Decembre_2021 Decembre_2022
Base monétaire (sens strict) Variation
RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES
RES
25000,0 21,0%
21692,0
20,7%
20,5%
20000,0 18124,7
20,0%
15263,8
15000,0 19,7%
19,5%
PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES
10000,0 19,0%
18,7%
18,5%
5000,0
18,0%
0,0 17,5%
Décembre_2020 Décembre_2021 Décembre_2022
ACTIVITES DE LA BANQUE
ADMINISTRATION, ACTIVITES
ET COMPTES DE LA BANQUE
212
BCC Rapport annuel 2019
ADMINISTRATION ET CADRES DIRIGEANTS DE LA BANQUE
TITRE I
ACTIVITES DE LA BANQUE
ADMINISTRATION ET CADRES DIRIGEANTS
DE LA BANQUE
ADMINISTRATION
I.2. GOUVERNEUR
Selon la loi, la Banque Centrale est dirigée par le Gouverneur, assisté de deux Vice-
Gouverneurs. En 2019, un seul Vice-Gouverneur a été en fonction. Dans l’exercice
de ses fonctions, le Gouverneur prépare et met en œuvre les résolutions du Conseil
d’Administration. Il assure également la gestion courante de l’Institut d’Emission et
ACTIVITES DE LA BANQUE
Madame PUNGU LUAMBA ;
Madame NKONDI NSALA
Monsieur SANGWA LUMBU
La Banque Centrale dispose, outre le Collège des Commissaires aux comptes prescrit
A fin décembre 2019, la liste des Cadres dirigeants de la Banque se présente comme
suit :
ACTIVITES DE LA BANQUE
M. MAWAKANI SAMBA : Conseiller en charge du Suivi des Relations
avec le Gouvernement et les Institutions
Financières Multilatérales
M. MALATA KAFUNDA : Conseiller en charge du Suivi de la Politique
Monétaire
Mme NKONDI NSALA : Conseiller en charge de la Supervision
bancaire et du Suivi des Institutions des
Micro-Finances
Direction Générale
M. KAYEMBE wa KAYEMBE : Directeur Général
Direction de la Trésorerie
M. MULAMBA MUSAFIRI : Responsable
ACTIVITES DE LA BANQUE
ACTIVITES DE LA BANQUE
TECHNIQUES
Direction Générale
M. MOSEI NSAMBI : Directeur Général
Direction de l’Informatique
M. BOLIPOMBO MBOMBO : Responsable
Sous-Direction de l’Infrastructure
M. BOFALA BEKANGA : Responsable
Direction Juridique
ACTIVITES DE LA BANQUE
Audit Interne
Mme SHABANI ANIFA : Auditeur Général
RAPPORT DE L’AUDITEUR INDEPENDANT
Direction du Changement
M. LUSAMBA NTUMBA : Responsable
Caisse de Retraite
M. MUKIZA MUHIMA : Coordonnateur
Direction Technique
ACTIVITES DE LA BANQUE
M. NGONGO NGOYI BOSADI : Responsable
Direction Commerciale
M. ILUNGA KAHIMBA : Responsable
Agence de Boende
M. BOTAKA BOKANGA : Chef d’Agence
Agence de Boma
M. ONOYA KAHODI : Chef d’Agence
Agence de Bumba
ACTIVITES DE LA BANQUE
M. KUMBU BADIANGA : Chef d’Agence
Agence de Gbadolite
M. KOYAKONZI AHONZIALA : Chef d’Agence
Agence d’Ilebo
M. TSHIBUABUA WA TSHIBUABUA : Chef d’Agence
Agence de Kalemie
M. KABANGE NGOIE : Chef d’Agence
Agence de Kamina
M. KABALA NSENGA : Chef d’Agence
Agence de Kasumbalesa
Mme MUANJI BAPANGE : Chef d’Agence
Agence de Kikwit
M. MUYEBA KANDENGA : Chef d’Agence
Agence de Tshikapa
M. LAVU TALA TULA : Chef d’Agence
Agence de Zongo
M. BULAMBO MUKINGI : Chef d’Agence
Agence de Buta
M. KOMBO NGUKA : Chef d’Agence
ACTIVITES DE LA BANQUE
RAPPORT DE L’AUDITEUR INDEPENDANT
ACTIVITES DE LA BANQUE
226
BCC Rapport annuel 2019
CHAPITRE I
ACTIVITES DE LA BANQUE
Au terme de l’année 2019, les réalisations des émissions monétaires se sont chiffrées
à 601,1 milliards de CDF, en hausse de 15,2 % par rapport à 2018.
La part des billets neufs destinée aux paiements au Siège est passée de 29,7 % à
43,9 %, d’une année à l’autre, tandis que celle affectée aux envois en provinces a
été de 56,1 % contre 70,3 % en 2018.
Tableau 2.2 Répartition des billets émis entre Siège et Entités Provinciales
(en milliards de CDF)
Année Pour compte Janv. Févr. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Total
Paiements au Siège 11,7 11,5 11,4 13,5 14,1 14,7 17,2 15,9 16,3 13,8 21,0 22,3 183,3
2019 Envois en provinces 11,5 42,7 - 64,1 1,1 65,4 0,1 54,6 6,0 75,0 3,6 93,9 417,9
Total 23,2 54,2 11,4 77,6 15,1 80,0 17,3 70,5 22,3 88,8 24,6 116,2 601,1
Paiements au Siège 10,6 14,8 16,2 11,1 8,0 9,6 13,2 15,1 12,3 13,4 17,5 13,3 155,0
2018 Envois en provinces - 62,4 - 60,1 - 44,1 4,1 67,8 - 66,0 - 62,1 366,6
Total 10,6 77,1 16,2 71,2 8,0 53,7 17,3 82,9 12,3 79,4 17,5 75,4 521,6
Paiements au Siège 1,1 - 3,3 - 4,8 2,4 6,0 5,0 4,0 0,8 4,0 0,3 3,6 9,0 28,3
Variation Envois en provinces 11,5 - 19,6 - 4,0 1,1 21,2 - 4,0 - 13,3 6,0 9,0 3,6 31,7 51,3
Total 12,6 - 23,0 - 4,8 6,4 7,1 26,3 0,1 - 12,4 10,0 9,3 7,2 40,8 79,5
Source : Banque Centrale du Congo.
Par ailleurs, les banques agréées demeurent le canal privilégié pour la mise en
circulation des billets neufs, leur part dans les paiements en billets neufs étant
prépondérante en dépit de sa légère baisse. En effet, en 2019, cette part est évaluée
à 81,8 % contre 88,5 % une année auparavant.
Les injections des billets de 10.000 CDF et 20.000 CDF ont représenté des parts
ACTIVITES DE LA BANQUE
respectives de 27,1 % et 24,8 % des émissions totales. Hormis ces coupures, les
réalisations des émissions monétaires ont été en deçà de la programmation dans
toutes les autres coupures de l’éventail fiduciaire.
Par ailleurs, les injections des billets en coupure modale de 1.000 CDF ont accusé
un déficit de près de 48,7 milliards de CDF par rapport au montant programmé. En
outre, le taux d’exécution en cette coupure est de 68,8 % du fait de l’insuffisance
de son stock, étant causée par la non émission des coupures de la nouvelle gamme.
Les petites coupures de 100 CDF, 50 CDF et 200 CDF affichent des taux d’exécution
RAPPORT DE L’AUDITEUR INDEPENDANT
ACTIVITES DE LA BANQUE
Total - 12,7 - 3,8 32,8 21,3 29,0 24,6 8,8 9,0 9,0 - 1,8 17,4 17,1 150,6
Source : Banque Centrale du Congo.
De l’examen des détails des billets détruits durant l’année 2019, il se dégage que
la coupure de 500 CDF demeure prépondérante avec une proportion de 41,3 % du
volume détruit.
Tableau 2.6 Ventilation par coupure des destructions des billets impropres à la circulation
(en millions de CDF et millions de billets)
I.2.1. Versements
ACTIVITES DE LA BANQUE
L’année 2019 a été marquée par une très légère baisse de 0,6 % des versements
effectués aux guichets du Siège en 2019, lesquels se sont chiffrés à 769,4 milliards
de CDF.
Les versements des banques ont représenté 97,1 % du total des versements réalisés
contre 96,4 % une année auparavant.
Année Pour compte Janv. Févr. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Total
du Trésor 0,9 1,1 0,8 1,2 1,0 0,6 0,8 0,8 0,6 0,8 0,7 0,7 9,9
de la BCC 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,2 0,1 0,1 0,0 0,0 1,0
2019 des Banques 89,0 52,3 59,5 74,2 68,9 60,4 60,8 65,1 67,2 59,4 51,5 39,1 747,4
des Particuliers 1,7 0,6 0,5 0,5 0,9 0,7 0,8 1,4 1,0 0,2 0,8 1,9 11,1
Total 91,7 54,0 60,9 75,9 70,9 61,8 62,6 67,4 68,9 60,4 53,2 41,6 769,4
du Trésor 0,6 0,7 0,6 0,8 0,8 0,5 0,5 0,6 0,9 0,8 0,7 0,6 8,3
de la BCC 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 4,1 0,1 3,3 0,1 0,1 0,1 8,3
2018 des Banques 74,5 46,5 60,9 64,5 59,3 53,1 81,2 71,0 65,9 70,2 54,8 44,3 746,4
des Particuliers 0,7 0,7 0,6 0,7 1,4 1,1 0,7 0,2 1,8 1,1 0,7 1,4 11,2
Total 76,0 48,0 62,3 66,2 61,6 54,8 86,6 72,0 71,9 72,2 56,3 46,4 774,2
du Trésor 0,3 0,3 0,2 0,3 0,2 0,1 0,3 0,2 - 0,2 - 0,0 - 0,0 0,0 1,6
de la BCC - 0,0 0,0 - 0,1 0,0 0,1 0,1 - 4,0 0,1 - 3,3 - 0,0 - 0,0 - 0,0 - 7,2
Variation des Banques 14,4 5,7 - 1,4 9,7 9,6 7,3 - 20,4 - 5,9 1,3 - 10,8 - 3,2 - 5,3 1,0
des Particuliers 1,0 - 0,1 - 0,1 - 0,2 - 0,5 - 0,4 0,1 1,2 - 0,8 - 0,9 0,1 0,5 - 0,1
Total 15,7 5,9 - 1,3 9,8 9,3 7,0 - 24,1 - 4,5 - 3,0 - 11,7 - 3,1 - 4,7 - 4,8
Source : Banque Centrale du Congo.
En 2019, les versements en coupure de 1.000 FC ont été prépondérants, leur part
dans le montant total versé étant de 28,6 %, soit 220,4 milliards de CDF. Elle est
suivie des coupures de 20.000 FC, 10.000 FC et 500 FC avec des parts respectives de
26,7 %, 23,8 % et 18,4 %.
I.2.2. Retraits
Les retraits aux guichets du Siège ont été évalués à 1.005,6 milliards de CDF en 2019
contre 1.033,4 milliards l’année précédente.
ACTIVITES DE LA BANQUE
Tableau 2.10 Evolution des retraits aux guichets du Siège
(en milliards de CDF)
Année Pour compte Janv. Févr. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Total
du Trésor 62,5 26,0 41,1 53,4 37,6 29,7 26,3 26,0 19,2 25,7 17,9 15,6 380,9
de la BCC 7,5 7,5 6,8 7,5 7,9 7,5 8,1 6,4 5,0 6,0 7,1 11,4 88,6
2019 des Banques 24,8 32,0 33,2 36,7 43,7 43,1 47,4 46,9 41,7 58,5 66,9 57,3 532,0
des Particuliers 0,1 0,2 0,1 0,1 0,1 0,7 0,5 0,3 0,6 0,5 0,5 0,3 4,1
Total 94,9 65,7 81,1 97,7 89,2 81,0 82,3 79,6 66,5 90,7 92,3 84,6 1 005,6
du Trésor 30,0 22,8 36,7 39,1 42,1 26,6 51,1 37,2 22,8 26,4 37,2 57,4 429,6
Par ailleurs, avec un montant de 315,8 milliards de CDF, les retraits en coupure
de 1.000 FC ont été prépondérants en 2019, représentant 31,4 % du montant total
des retraits. Ils sont suivis par les retraits en 20.000 FC et 10.000 FC avec des parts
respectives de 26,1 % et 24,2 %.
Les retraits en petites coupures (200 FC, 100 FC et 50 FC) effectués en 2019 ont été
très faibles car ne représentant que 1,2 % contre 1,6 % en 2018.
ACTIVITES DE LA BANQUE
Au cours de l’exercice 2019, le volume global des transactions des banques
commerciales à la Banque Centrale du Congo s’est élevé à 16.197,6 milliards de
CDF. Comparé à l’année 2018, ce volume des transactions a connu une hausse de
72,3 %, expliquée essentiellement par l’introduction des opérations en monnaies
étrangères dans l’ATS, mais également par la hausse des opérations du Trésor public
dénouées aux guichets des banques commerciales.
BCC
Tableau 2.13 Volume des virements bancaires effectués aux guichets de la BCC
(en millions de CDF, sauf indication contraire)
Variation en %
Rubriques 2015 2016 2017 2018 2019
2018 2019
Virement bancaires ordonnés par l’Etat 1 611 098,3 1 349 570,0 2 423 241,1 4 820 547,0 2 716 936,2 98,9 -43,6
Virement bancaires ordonnés par la BCC 34 840,7 34 036,6 85 115,2 50 788,3 56 343,0 -40,3 10,9
Virements bancaires ordonnés par autres clients 53 503,1 44 743,8 134 909,0 93 866,6 53 706,9 -30,4 -42,8
ACTIVITES DE LA BANQUE
Total virements bancaires 1 699 442,0 1 428 350,3 2 643 265,2 4 965 202,0 2 826 986,2 87,8 -43,1
Source : Banque Centrale du Congo.
payés par voie de l’ATS, « l’Automaticated Transfer System », par les messageries
financières.
Tableau 2.14 Volume des transferts d’espèces effectués aux guichets de la BCC
(en millions de CDF)
Variation en %
Rubriques 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
2018 2019
Transferts payés via la Chambre de compensation 123 349,4 102 677,9 26 982,9 37 821,8 34 562,0 27 269,9 24 850,8 -21,1 -8,9
dont Transferts des Messageries financières 107 107,5 92 019,6 25 514,8 37 002,6 26 693,3 19 101,3 21 292,2 -28,4 11,5
Transferts payés en espèces 65 327,8 59 690,7 6 660,5 19 060,7 18 050,1 19 995,0 23 626,2 10,8 18,2
Total 188 677,2 162 368,6 33 643,4 56 882,5 52 612,1 47 264,9 48 476,9 -10,2 2,6
Source : Banque Centrale du Congo.
ACTIVITES DE LA BANQUE
La gestion des réserves internationales de la RDC par la Banque Centrale du Congo
s’articule autour d’un cadre fonctionnel et organisationnel répondant aux exigences
internationales en la matière, ainsi que d’un portefeuille de devises dont l’allocation
stratégique est fonction non seulement de la priorité des besoins en devises du pays,
mais aussi des impératifs de sécurité, de liquidité et de rentabilité.
La gestion des réserves internationales à la BCC a toujours été conduite selon les
principes en la matière, par l’établissement d’un portefeuille de référence, dans
le respect des orientations et recommandations reçues du Comite de gestion des
réserves de change.
Afin de se prémunir contre les risques de change et de contrepartie, l’essentiel du
portefeuille des réserves de la Banque Centrale du Congo est constitué, au cours de
l’année 2019, en dollars américains (93 %) et euros(2 %). Pour raison de sécurité
des fonds, les opérations des placements sont réalisées principalement à la Banque
des Règlements Internationaux, BRI en sigle, dont la notation de Standard & Poor’s
est AAA.
rapport à fin 2018. Cette hausse fait notamment suite à l’encaissement d’une Facilité
de Crédit Rapide (FCR) du FMI de USD 367 millions.
Toutefois, les réserves internationales de la République Démocratique du Congo se
sont situées à 818,7 millions de USD à fin 2019. Elles représentent 68,6 % des avoirs
extérieurs de la République, le reste étant détenu auprès des banques locales.
Par ailleurs, les achats des devises issues des recettes publiques, principale source
des devises de la BCC, ont constitué 59,4 % du total des recettes en devises de la
RAPPORT DE L’AUDITEUR INDEPENDANT
Banque en 2019, venant de 76,5 % en 2018. Aussi, les recettes publiques encaissées
en monnaies étrangères déduites des dépenses de l’Etat payées en devises ont été
négatives de 191,5 millions de USD en 2019, traduisant une consommation des
réserves extérieures.
ACTIVITES DE LA BANQUE
RAPPORT DE L’AUDITEUR INDEPENDANT
ACTIVITES DE LA BANQUE
des aspects de sécurité informatique avec le Cabinet DATAPROJECT avant la mise
en production prévue à fin mars 2020, et à la tenue des échanges avec la firme VISA
pour la concrétisation du projet du service national de règlement net (NNSS).
Par ailleurs, s’agissant de la surveillance, l’année 2019 a connu l’élaboration et
la publication de la « Déclaration de Politique de surveillance des systèmes et
instruments », en vue de se conformer aux règles de l’art dicté par la BRI.
Ce document constitue un référentiel pour l’exercice de cette activité et un outil
- 50 % pour les travaux liés à la CIP, faute d’acquisition des serveurs et autres
matériels associés ;
- 60 % de réalisation des travaux de surveillance, étant donné la non finalisation de
la procédure de recrutement d’un Cabinet d’accompagnement et du renforcement
de capacités des agents, en vue du contrôle ;
- 80 % de réalisation des travaux sur la monétique, en attendant la finalisation des
dispositifs de sécurité informatique et de la mise en place effective de la structure
de gestion du Switch monétique national ;
- aucun travail n’a été réalisé en matière d’éducation sur le paiement électronique,
visant la promotion de l’inclusion financière, l’activité n’ayant pas encore été
lancée par le bailleur de fonds KFW. Le financement y relatif est renvoyé en
2020 ;
- néanmoins, les innovations Fintech et la lutte contre la cybercriminalité ont été
réalisées à 40 % avec la firme FSD/Coopération Britannique et autres partenaires.
ACTIVITES DE LA BANQUE
IV.3. PERSPECTIVES
V.1.1. Vision
La Banque Centrale du Congo est une Institution financièrement solide et autonome,
dotée d’une capacité institutionnelle renforcée, pour contribuer à la stabilité
financière et au financement efficace de l’économie, en vue de l’émergence du pays.
V.1.2. Valeurs
Les valeurs que prône la Banque Centrale du Congo dans la réalisation de ses
ACTIVITES DE LA BANQUE
missions sont les suivantes :
- Probité ;
- Intégrité ;
- Honnêteté ;
- Loyauté ;
- Transparence ;
1. Audit Interne
- l’Entité en charge de la Gestion des Risques est restructurée ;
- l’applicatif de gestion des risques est développé, implémenté et opérationnel ;
- le système du contrôle interne est restructuré.
9. Direction Juridique
- la cohérence des textes réglementaires de la Banque est assurée ;
- la contribution de la Banque à la ratification par l’Etat de la Convention des
Nations Unies sur l’immunité juridictionnelle des Etats et de leurs biens est
assurée ;
ACTIVITES DE LA BANQUE
- l’impact financier des missions statutaires secondaires et complémentaires
confiées à la Banque est présenté au Gouvernement ;
- le processus de passation des marchés est adapté.
AUDIT INTERNE
L’Audit Interne est l’organe chargé de la prévention des risques et pertes en vue
de garantir l’efficacité, la transparence et la bonne gouvernance de la Banque. A
cet effet, il (i) exerce une activité permanente de surveillance et de contrôle sur
le fonctionnement et la gestion de l’Institut d’Emission et (ii) propose à la Haute
Direction des mesures susceptibles de contribuer à la prévention des cas de mauvaise
gestion, à l’accroissement du rendement au sein de la Banque par la qualité de ses
services et à l’amélioration de la fiabilité de l’information financière.
A cet effet, le présent chapitre passe en revue les activités de cet organe au cours de
l’année sous examen.
aux Comptes, la Direction de l’Audit Interne a réalisé la revue des états financiers de
l’exercice N-1 (en l’occurrence 2018) de la Banque, doublée d’une revue du système
de contrôle interne de celle-ci. Les diligences ont permis, d’une part, de proposer
des ajustements sur lesdits états financiers et, d’autre part, de mettre en perspective
les faiblesses de contrôle interne ayant une incidence sur ces états et qui en mitigent
la fiabilité.
A cette occasion, entre autres, le total du bilan a été ajusté de 4.493,9 milliards de
CDF à 4.478,4 milliards. Quant au résultat, il est passé de 62,2 milliards de CDF à
59,5 milliards.
Les dysfonctionnements qui n’ont pas pu être corrigés, tant en termes de violations
de dispositions légales et réglementaires (non-conformités) que de déficits
opérationnels, techniques et de ressources, ont été rapportés à la Haute Direction et
au Conseil pour des décisions et une prise en charge idoines, au plus haut niveau.
Il en est ainsi, entre autres, de : l’absence d’un Plan de Continuité d’Activités
(PCA), la persistance de l’octroi des avances au Trésor, la garantie de la BCC auprès
d’Afriland Bank en caution d’un prêt contracté par le Gouvernement, la récurrence
des dysfonctionnements autour des actifs immobilisés, l’absence ou l’obsolescence
des normes et procédures dans certains secteurs/activités-clés, cœur de métier.
ACTIVITES DE LA BANQUE
il a été procédé au suivi de l’état des lieux de la mise en œuvre des observations
antérieures de l’Auditeur externe sur les comptes de l’Institut d’Emission et sur son
système de contrôle interne.
Il sied de rappeler que certaines de ces recommandations d’audits interne et/ou
externe portent sur des déficiences majeures, susceptibles d’entraver la continuité
d’activité de la Banque ou, du moins, l’atteinte de ses objectifs de façon significative.
Enfin, il sied de signaler, en particulier, étant donné que l’option de l’audit préalable
Les Commissaires aux Comptes ont également conclu leurs travaux de certification
des comptes annuels de la Banque au 31 décembre 2018 et de vérifications spécifiques
et d’informations. Leur rapport adressé au Chef de l’Etat, conclut à la régularité, à la
sincérité et à l’image fidèle du résultat des opérations de l’exercice passé en revue,
donc à une opinion sans réserve.
ACTIVITES DE LA BANQUE
La Direction de l’Audit Interne a également piloté ou participé à plusieurs autres
projets, dont ceux ci-après :
- suivi de l’évaluation des projets à exécuter par le Groupe Technique chargé
de la mise en place du système informatisé de gestion des risques et d’audit
(GTSIRAC) ;
- travaux sur le plan d’actions de mise en œuvre de la loi organique n° 10/027 du
13 décembre 2018, portant organisation et fonctionnement de la BCC ;
ACTIVITES DE LA BANQUE
en Guinée Equatoriale, et à Douala, au Cameroun, de l’Auditeur Senior
MAMBUKU NTIMASI, Correspondant de la Banque avec la Cellule Nationale
des Renseignements Financiers, CENAREF en sigle, en qualité d’Expert Financier,
dans le Pool des Evaluateurs du GABAC. En cela, la République Démocratique
du Congo dispose dorénavant, à travers la Banque Centrale du Congo, d’une
personne-ressource appelée, notamment, à :
• participer aux évaluations mutuelles des autres pays en matière de LBC/FTP
et à réviser tous les rapports y afférents ;
1 Il sied de signaler que dans le processus d’évaluation mutuelle de la RDC par le GABAC, une réunion dite Face-à-face a été
tenue au SULTANI Hôtel, du 7 au 9 août 2019, aux fins de lever les dernières zones d’ombre entre les deux parties, avant la
production du rapport de cette évaluation.
ACTIVITES DE LA BANQUE
2. Ordre de Service n°074/19 du 29 mars 2019
Cet Ordre de Service a prorogé, jusqu’au 30 juin 2019, le mandat du Cabinet Elie
NGOMO TONGBO BANGAYE en qualité de Liquidateur de la First International
Bank RDC.
ACTIVITES DE LA BANQUE
18. Ordre de Service n°410/19 du 27 décembre 2019
Cet Ordre de Service a prorogé, jusqu’au 30 juin 2020, le mandat du Cabinet Elie
NGOMO TONGBO BANGAYE en qualité de Liquidateur de la First International
Bank RDC.
Les missions officielles ci-après ont été effectuées respectivement par Messieurs le
Gouverneur et le Vice-Gouverneur, à l’extérieur du pays :
VII.2.1. Gouverneur
- Mars 2019 : Dakar (Sénégal), participation à la Réunion du Bureau de l’Association
des Banques Centrales Africaines (ABCA) ;
VI.2.2. Vice-Gouverneur :
- Juin 2019 : Malabo (Guinée Equatoriale), participation aux Assemblées Annuelles
RAPPORT DE L’AUDITEUR INDEPENDANT
VI.3.1. Personnel
Sur les 1.814 agents dénombrés à la fin de l’année 2019 à la Banque il y a, 23,9 %
des femmes et 76,1 %des hommes. Comparativement à 2018, il se dégage une
diminution de 5 agents féminins et de 21 agents masculins, comme l’indique le
tableau ci-dessous :
ACTIVITES DE LA BANQUE
Déc. 2018 Déc. 2019 Variation en
Sexe
Effectif % Effectif % Effectif %
Féminin 439 23,9 434 23,9 -5,0 -1,1
Masculin 1 401 76,1 1 380 76,1 -21,0 -1,5
Total 1 840 100 1 814 100 -26,0 -1,4
Source : Banque Centrale du Congo.
ACTIVITES DE LA BANQUE
DP MATADI 6 32 38 7,00 % 2,09 %
AA BOMA 3 16 19 3,50 % 1,05 %
DP MBANDAKA 5 18 23 4,24 % 1,27 %
AA BOENDE 1 5 6 1,10 % 0,33 %
AA BUMBA 1 9 10 1,84 % 0,55 %
AA GBADOLITE 0 8 8 1,47 % 0,44 %
AA ZONGO 0 11 11 2,03 % 0,61 %
DP MBUJI-MAYI 5 33 38 7,00 % 2,09 %
TOTAL 96 447 543 100 % 29,93 %
ACTIVITES DE LA BANQUE
TOTAL GENERAL 434 1 380 1 814 100 %
Source : Banque Centrale du Congo.
Le tableau ci-dessus renseigne que 1.008 agents, soit 55,6 %, sur l’effectif global du
personnel actif, ont au moins un diplôme de niveau supérieur et/ou universitaire
contre 806 agents, soit 44,6 %, n’ayant pas de titre académique ou supérieur.
Techniques ainsi que les Métiers Non Spécialisés font, ensemble, 8,6 %.
Tableau 2.25 Répartition du personnel actif selon l’âge et par ancienneté à la Banque
Tranche Tranche d’ancienneté à la Banque
d’âge 0à5 6 à 10 11 à 15 16 à 20 21 à 25 26 à 30 31 et plus Total %
18 à 25 ans 2 - - - - - - 2 0,1
26 à 30 ans 58 6 - - - - - 64 3,5
31 à 35 ans 117 111 11 - - - - 239 13,2
36 à 40 ans 73 150 46 3 - - - 272 15
41 à 45 ans 59 83 87 14 3 - - 246 13,6
46 à 50 ans 20 18 63 34 14 18 - 167 9,2
51 à 55 ans 8 8 44 48 25 116 9 258 14,2
56 à 60 ans 3 2 26 28 25 223 96 403 22,2
ACTIVITES DE LA BANQUE
61 à 65 ans 0 - 7 10 9 60 77 163 9,0
Total 340 378 284 137 76 417 182 1 814 100
% 18,74 % 20,84 % 15,66 % 7,55 % 4,19 % 22,99 % 10,03 % 100 %
Source : Banque Centrale du Congo.
2. Formation
En 2019, le nombre d’agents ayant bénéficié de formation s’est situé à 494 unités,
dont 135 à l’étranger et 349 à Kinshasa et à l’intérieur du pays. En référence à celui
de l’année précédente, il se dégage une baisse de 10,18 %.
NBRE DE
N° Thème Période Organisme LIEU
PARTICIPANT
AYANA Technical
1 Logiciel SOPHOS UTM 9.5 Janvier Alger - Algérie 2
Services
Le modèle d’équilibre général stochastiques (EGSD) et Institut Monétaire
2 Mars Nairobi - Kenya 1
dynamiques et l’analyse des séries chronologiques du COMESA
La politique monétaire, taux de change et flux des Banque Nationale
3 Mars Gerzensee - Suisse 1
capitaux de Suisse
Institut de
4 Introduction aux statistiques monétaires et financières Mars Formation pour Ebène - Ile Maurice 3
l’Afrique et le FMI
Le mécanisme de transmission de chocs macro-
prudentiels au système financier : application des
Institut Monétaire
5 modèles vectoriels autorégressifs (VAR), vectoriel Mars Nairobi - Kenya 1
du COMESA
autorégressif structurel (SVAR) et vectoriel à correction
d’erreurs (VECM)
Institut de
6 La surveillance du secteur financier Mars-Avril Formation pour Ebène - Ile Maurice 1
l’Afrique
7 La résilience Avril IBFI Paris - France 1
8 le perfectionnement en protocole Avril ADM Corp Brazzaville - Congo 3
9 MCSA Windows serveurs 2016 Avril EGILIA Lyon - France 2
Le renouvellement des équipements de stockage
10 Avril EU TECHNOLOGY Paris - France 4
NETTAPP
STANDAR Abidjan - Côte
11 La technologie fibre optique Avril 4
ACTIVITES DE LA BANQUE
TELECOM d’Ivoire
12 Politique Monétaire Avril-Mai FMI Ebène - Ile Maurice 4
BANQUE
La règlementation du marché de transfert des fonds Nouakchott -
13 Avril CENTRALE DE 2
en Afrique Mauritanie
MAURITANIE
Balaclava - Ile
14 Séminaire continental de l’ABCA Mai ABCA 2
Maurice
15 La dessaisonalisation des séries chronologiques Mai AFRISTAT Douala - Cameroun 1
La gestion macroéconomique dans les pays riches en
16 Mai FMI/ATI Ebène - Ile Maurice 1
ressources naturelles
17 La maintenance de l’ERP DYNAMICS NAV Mai EUROP TECH Haguenau - France 5
18 Les statistiques monétaires et financières Mai IBFI Paris - France 2
RAPPORT DE L’AUDITEUR INDEPENDANT
ACTIVITES DE LA BANQUE
47 Automatisation industrielle Août-Septembre SIEMENS SA 2
Belgique
Huizingen -
48 Automatisation industrielle Août-Septembre SIEMENS 2
Belgique
Le protocole et relations publiques niveau maitriser
49 Septembre ADM Corporation Brazzaville - Congo 2
toutes les facettes du métier
50 Les actifs et passifs de la gestion des réserves Septembre COMESA Caire - Egypte 2
La lutte contre le blanchissement des capitaux et Banques Centrales
51 Septembre Arusha - Tanzanie 1
financement du terrorisme de la SADC
L’analyse empirique des effets des principaux
52 chocs externes sur une sélection d’indicateurs Septembre-Octobre COMESA Nairobi - Kenya 1
macroéconomiques
La sauvegarde des données avec IBM TRIVOLI Johannesburg -
53 Octobre INFOSET 3
SPECTRUM PROTECT RSA
(*) Cette situation n’intègre pas les données des entités provinciales
Tableau 2.29 Répartition des stagiaires par institution en 2019
N° Universités et Instituts Supérieurs 2018 2019 Ecart
ACTIVITES DE LA BANQUE
ACTIVITES DE LA BANQUE
COMPTES DE LA BANQUE
COMPTES DE LA BANQUE
266
BCC Rapport annuel 2019
Les comptes annuels de la Banque Centrale du Congo de l’exercice 2019 ont été
ACTIVITES DE LA BANQUE
¾ la reprise de la coopération avec les institutions de Bretton Woods, notamment le
Fonds Monétaire International.
Par ailleurs, au terme de l’exercice 2019, le résultat d’exploitation de la Banque
s’est clôturé avec un résultat positif de CDF 11.841,0 millions contre CDF 52.624,0
millions en 2018.
COMPTES DE LA BANQUE
BILAN
L’analyse sommaire des comptes annuels de l’exercice 2019 montre que le total
bilantaire s’est établi à 6.094.158 millions de CDF contre 4.451.962 millions à fin
décembre 2018.
I.1. ACTIF
I.2. PASSIF
ACTIVITES DE LA BANQUE
Engagements en DTS 1 895 061 1 377 691 517 370 37,6
Engagements en DTS envers le FMI 1 886 150 1 368 934 517 216 37,8
Engagements en DTS Env. les autres IFNR 8 911 8 756 155 1,8
Autres Passifs 586 327 63 381 522 946 825,1
Engagements divers 46 643 23 005 23 638 102,8
Régularisations et Suspens 37 242 39 772 -2 530 -6,4
Autres passifs divers 502 443 604 501839 83 085,9
Provisions pour risques et charges 67 700 72 506 -4 806 -6,6
Fonds propres 235 376 235 376 0 0,0
Résultat de l’exercice 11 841 52 624 -40 783 -77,5
COMPTES DE LA BANQUE
TOTAL PASSIF 6 094 158 4 451 962 1 642 196 36,9
COMPTES HORS-BILAN (PASSIF)
Comptes hors bilan passif 11 285 323 9 157 371 2 127 952 23,2
Source : Banque Centrale du Congo.
L’exercice 2019 s’est clôturé avec un résultat positif de 11.841,0 millions de CDF, en
recul de 40.783,0 millions par rapport à l’exercice 1018. Ce résultat a découlé des
produits de 527.008,0 millions de CDF contre des charges de 515.167,0 millions.
Comparativement à l’exercice 2018, il a été observé une baisse des produits de 1.557
millions alors que les charges se sont accrues de 39.227,0 millions.
En outre, comparativement à l’exercice 2018, il a été observé une baisse des produits
bancaires de 1.557,0 millions, alors que les charges bancaires se sont accrues de
39.227,0 millions.
ACTIVITES DE LA BANQUE
II.1 MARGE D’EXPLOITATION MONETAIRE
COMPTES DE LA BANQUE
ACTIVITES DE LA BANQUE
- Autres intérêts 10 1 017 -1 007
- Intérêts autres prêts 107 65 42
Plus-value et produits divers /titres - - -
Produits d’autres prestations bancaires 119 444 116 654 2 790
- Redevance du suivi de change 114 398 111 110 3 288
- Autres 5 046 5 544 -497
Autres produits d’exploitation bancaire 17 250 2 110 15 140
- Produits sur facturation informatique 17 220 2 048 15 172
- Autres 30 62 -32
COMPTES DE LA BANQUE
CHARGES D’EXPLOITATION BANCAIRE (2) 63 916 55 142 8 774
Commissions payées 40 476 35 829 4 647
- Commissions sur les opérations bancaires 40 476 35 829 4 647
- Commissions sur les opérations en M.E. - - -
Intérêts payés 22 631 18 644 3 987
- Intérêts sur les opérations avec le FMI 11 636 10 971 665
- Intérêts sur les comptes nostro débiteurs 2 893 1 442 1 451
- Intérêts sur les comptes lori créditeurs - - -
- Intérêts sur les autres Emprunts 8 101 6 231 1 870
- Pertes des écarts entre marchés - - -
Charges d’autres prestations bancaires 808 667 141
- Charges d’autres prestations bancaires 808 667 141
Autres charges d’exploitation bancaire 1 2 -1
MARGE D’EXPLOITATION BANCAIRE (3) = (1)-(2) 278 369 257 055 21 314
Source : Banque Centrale du Congo.
Au 31 décembre 2019, les intérêts perçus ont atteint 91.059,0 millions de CDF, soit
une augmentation de 4.567,0 millions par rapport à l’année précédente.
Ils sont composés principalement des :
• intérêts perçus sur titres en monnaie nationale à hauteur de 36.000,0 millions de
CDF à fin 2019 contre 48.000,0 millions en 2018 ;
• intérêts à recevoir sur titres en monnaie nationale d’un import de 12.000,0
millions ;
• intérêts sur les comptes en monnaies étrangères de 42.941,0 millions de CDF à
fin 2019 contre 37.410,0 millions en 2018.
¾ Produits d’autres prestations bancaires
Les produits d’autres prestations bancaires se sont accrus de 2.790,0 millions
de CDF par rapport à 2018. L’évolution positive de ces produits est consécutive
principalement à la Redevance du Suivi de Change.
ACTIVITES DE LA BANQUE
A fin décembre 2019, les commissions payées aux correspondants se sont situées à
40.476,0 millions de CDF contre 35.829,0 millions en 2018.
¾ Intérêts payés
Ils se sont établis, au 31 décembre 2019, à 22.631,0 millions de CDF contre 18.644,0
millions en 2018.
¾ Charges d’autres prestations bancaires
La rémunération reconnue aux Agences mandataires s’est chiffrée à 808,0 millions
de CDF à fin 2019 contre 667,0 millions l’année précédente.
ACTIVITES DE LA BANQUE
COMPTES DE LA BANQUE
276
BCC Rapport annuel 2019
Deuxième partie : Administration, activités et comptes de la banque 277
COMPTES DE LA BANQUE ACTIVITES DE LA BANQUE ADMINISTRATION ET CADRES DIRIGEANTS DE LA BANQUE
COMPTES DE LA BANQUE ACTIVITES DE LA BANQUE ADMINISTRATION ET CADRES DIRIGEANTS DE LA BANQUE
278
BCC Rapport annuel 2019
LISTE DES AUTRES INSTITUTIONS DE DEPOT ET
INSTITUTIONS FINANCIERES
DENOMINATION
1 FOND POUR LA PROMOTION DE L’INDUSTRIE (FPI)
2 SOCIETE FINANCIERE DE DEVELOPPEMENT (SOFIDE)