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PB Math 2 Classes de Similitude

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R OYAUME DU M AROC

Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement


Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique

Concours National Commun


d’Admission aux
Grandes Écoles d’Ingénieurs ou Assimilées

É PREUVE DE M ATH ÉMATIQUES II

Durée 4 heures

Filière MP

Cette épreuve comporte 4 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L’usage de la calculatrice est interdit
L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière MP,
comporte 4 pages.
L’usage de la calculatrice est interdit .

Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision des
raisonnements constitueront des éléments importants pour l’appréciation des copies. Il convient en particulier
de rappeler avec précision les références des questions abordées.

Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est
amené à prendre.

Sur les classes de similitude de matrices carrées d’ordre 2


L’objectif de ce problème est d’étudier quelques propriétés topologiques des classes de simili-
tudes de matrices carrées à coefficients réels ou complexes en liaison avec la diagonalisabilité.

Notations et rappels

Dans ce problème, K désigne le corps des réels ou celui des complexes (K = R ou C) et M2 (K)
l’algèbre des matrices carrées d’ordre 2 à coefficients dans K ; la matrice identité se notera I2 . GL2 (K)
désigne le groupe des matrices inversibles de M2 (K).
Pour toute matrice A de M2 (K), tA désigne la matrice transposée de A, tr (A) sa trace, detA son
déterminant et SpK (A) l’ensemble des valeurs propres de A appartenant à K.
Si A ∈ M2 (C), on appelle matrice conjuguée de A et on note A, la matrice de M2 (C) dont les
coefficients sont les conjugués de ceux de A ; la matrice transposée de la matrice A se notera A∗ .
On rappelle que deux matrices A et B de M2 (K) sont dites semblables dans M2 (K) s’il existe une
matrice P ∈ GL2 (K) telle que A = P BP −1 . Il s’agit d’une relation d’équivalence sur M2 (K) ; les
classes d’équivalence de cette relation sont dites les classes de similitude de M2 (K).

I. Résultats préliminaires

1. (a) Vérifier que si A ∈ M2 (K), la classe de similitude de la matrice A dans M2 (K), notée
SK (A), est égale à {P AP −1 ; P ∈ GL2 (K)}.
(b) Donner la classe de similitude d’une matrice scalaire, c’est à dire une matrice de la forme
xI2 avec x ∈ K.
   
1 λ 1 0
2. Pour tout λ ∈ K, on pose Eλ = et Fλ = .
0 1 λ 1
(a) Justifier que, pour tout λ ∈ K, Eλ et Fλ sont inversibles et exprimer leur inverses.
 
a b
(b) Soit A = ∈ M2 (K) ; calculer les produits Eλ AEλ−1 et Fλ AFλ−1 où λ ∈ K.
c d
(c) On suppose que la classe de similitude SK (A) de A ∈ M2 (K) est réduite à un singleton.
Montrer que A est une matrice scalaire.
 
a b  1/2
3. Pour A = ∈ M2 (K), on pose AS = |a|2 + |b|2 + |c|2 + |d|2 .
c d
(a) Montrer que A −→ AS est une norme sur M2 (K).

(b) Vérifier que, pour tout A ∈ M2 (K), AS = tr (AA∗ ) et que si U ∈ M2 (K) est une
matrice vérifiant U U ∗ = I2 alors AS = U AU ∗ S = U ∗ AU S .

Épreuve de Mathématiques II 1/4 Tournez la page S.V.P.


4. On suppose que la classe de similitude SK (A) de la matrice A ∈ M2 (K) est bornée.

(a) Justifier que les parties {Eλ AEλ−1 ; λ ∈ K} et {Fλ AFλ−1 ; λ ∈ K} de M2 (K) sont bornées.
(b) En déduire que A est une matrice scalaire.

5. Que peut-on dire d’une matrice B ∈ M2 (K) dont la classe de similitude est compacte ?

6. Montrer que les applications A −→ tr (A) et A −→ detA sont continues sur M2 (K).

7. Montrer que si A et B sont deux matrices semblables de M2 (K), elles ont le même déterminant,
la même trace et le même polynôme caractéristique.

II. Condition pour qu’une classe de similitude de M2 (K) soit fermée

1. Soit A ∈ M2 (K).
 
λ 0
(a) Si SpK (A) = {λ, µ}, justifier que A est semblable dans M2 (K) à la matrice .
0 µ
(b) Si SpK (A) = {λ}, montrer que A est diagonalisable dans M2 (K) si et seulement si
A = λI2 .
(c) Si SpK (A) = {λ} et A n’estpas une matrice scalaire, montrer que A est semblable dans
λ 1
M2 (K) à la matrice .
0 λ

2. Soit A ∈ M2 (K).

(a) Si A est une matrice scalaire, justifier que la classe de similitude SK (A) de A dans M2 (K)
est fermée.
 −k   
2 0 λ 1 2k 0
(b) Si SpK (A) = {λ} et A non diagonalisable, on pose Ak = , k ∈ N.
0 1 0 λ 0 1
Étudier la suite (Ak )k∈N et en déduire que la classe de similitude SK (A) n’est pas fermée.
 
(c) Si SpK (A) = {λ, µ}, soit Pk APk−1 k∈N une suite d’éléments de SK (A) qui converge vers
une matrice B ∈ M2 (K). Soit α ∈ {λ, µ}.
 
i. Étudier la suite Pk (A − αI2 )Pk−1 k∈N et en déduire que det(B − αI2 ) = 0.
ii. Montrer alors que B ∈ SK (A) et conclure que SK (A) est fermée.

3. Montrer que si A ∈ M2 (C) alors SC (A) est fermée si et seulement si A est diagonalisable dans
M2 (C).

4. Soit A ∈ M2 (R) une matrice telle que SpR (A) = ∅.

(a) Justifier que 4detA − (tr (A))2 > 0. Dans la suite, on pose
 
 2 tr (A)  1 tr (A) −δ 
A = A− I2 et A = avec δ : = 4detA − (tr (A))2 .
δ 2 2 δ tr (A)

(b) Montrer que A2 = −I2 .


(c) On note f l’endomorphisme de R2 canoniquement associé à A et on considère un vecteur
non nul e de R2 . Montrer que la famille (e, f (e)) est une base de R2 et écrire la matrice A1
de f dans cette base.
(d) Exprimer A en fonction de A1 et en déduire que les matrices A et A sont semblables
dans M2 (R).

Épreuve de Mathématiques II 2/4 −→


 
(e) Soit Pk APk−1 k∈N une suite d’éléments de SR (A) qui converge vers une matrice Ã
élément de M2 (R).
i. Montrer que tr (Ã) = tr (A) et detà = detA.
ii. Justifier alors que les matrices A et à sont semblables dans M2 (R).

5. Montrer que si A ∈ M2 (R) alors SR (A) est fermée dans M2 (R) si et seulement si A est
diagonalisable dans M2 (R) ou bien SpR (A) = ∅.

III. Une caractérisation des matrices diagonalisables de M2 (K)

1. Un résultat de réduction
On muni le K-espace vectoriel K2 de son produit scalaire canonique noté (.|.) ; la norme
associée est notée .. Ainsi (K2 , (.|.)) est un espace euclidien si K = R et hermitien si K = C.
Soit G ∈ M2 (K) ; on note g l’endomorphisme de K2 canoniquement associé à G. On suppose
de plus que SpK (G) = ∅ si K = R.

(a) Justifier que les racines du polynôme caractéristique χG de G sont toutes dans K.
Dans la suite, on désigne par λ et µ les racines de χG (éventuellement confondues) ;
ce sont les valeurs propres de g. On choisi un vecteur propre u1 de g, associé à la
valeur propre λ, qu’on complète en une base (u1 , u2 ) de K2 et on note (u1 , u2 ) la base
orthonormée de (K2 , (.|.)) obtenue en appliquant le procédé de Schmidt à (u1 , u2 ).
(b) Rappeler les expressions des vecteurs u1 et u2 en fonction des vecteurs u1 et u2 .
(c) On note U la matrice de passage de la base canonique (e1 , e2 ) de K2 à la base (u1 , u2 ).
Montrer que U U ∗ = I2 . (on pourra exprimer les coefficients de U à l’aide du produit scalaire).
 
λ α
(d) On note T la matrice de g dans la base (u1 , u2 ). Justifier que T est de la forme et
0 µ
que G = U T U ∗ . Que vaut GS ?

2. Calcul d’une borne inférieure


On considère une matrice A ∈ M2 (K) avec SpK (A) = ∅ si K = R, et on désigne par λ et µ les
valeurs propres de A (éventuellement confondues).

(a) Justifier que l’ensemble {P AP −1 S ; P ∈ GL2 (K)} possède une borne inférieure.

(b) Montrer que, pour toute matrice B ∈ SK (A), BS  |λ|2 + |µ|2 .
 
λ tα
(c) Montrer qu’il existe α ∈ K tel que, pour tout réel non nul t, la matrice ∈ SK (A).
0 µ

(d) Déduire de ce qui précède que inf BS = |λ|2 + |µ|2 .
B∈SK (A)

(e) Montrer que A est diagonalisable dans M2 (K) si et seulement si la borne inférieure de
l’ensemble {P AP −1 S ; P ∈ GL2 (K)} est atteinte. (pour montrer que la condition est
suffisante, on pourra utiliser le résultat de la question 1.)

3. Application
On considère une matrice A ∈ M2 (K) avec SpK (A) = ∅ si K = R, et on désigne par λ et µ les
valeurs propres de A (éventuellement confondues).
On suppose que la classe de similitude SK (A) de A est fermée.
 
(a) Justifier qu’il existe une suite Pk k∈N d’éléments de GL2 (K) telle que, pour tout entier

naturel k, Pk APk−1 S  |λ|2 + |µ|2 + k+1
1
.

Épreuve de Mathématiques II 3/4 Tournez la page S.V.P.


 
(b) En considérant une sous-suite convergente de la suite Pk APk−1 k∈N , dont on justifiera
préalablement l’existence, montrer que la matrice A est diagonalisable dans M2 (K).

IV. Cas d’une matrice réelle n’ayant aucune valeur propre réelle

On considère une matrice M ∈ M2 (R) n’ayant aucune valeur propre réelle,  ce qui signifie que
SpR (M ) = ∅. On a déjà vu que 4detM − (tr (M ))2 > 0 ; on pose alors δ : = 4detM − (tr (M ))2 et
 
 2 tr (M )   1 tr (M ) −δ
M = M− I2 , M = .
δ 2 2 δ tr (M )

On rappelle que M 2 = −I2 et on note f l’endomorphisme de R2 canoniquement associé à M  .


   
a b   α β
1. On note M = ; justifier que la matrice M est de la forme M = , où α, β et
c d γ −α
γ sont des réels à préciser en fonction de a, b, c et d, puis vérifier que α2 + βγ = −1.

2. Pour tout vecteur v = (x, y) de l’espace euclidien (R2 , (.|.)), exprimer le produit
 scalaire

2
(v|f (v)) et montrer qu’il existe un vecteur non nul e ∈ R tel que la famille e, f (e) soit
orthogonale. Justifier que f (e) = 0.
1 1
3. Un tel vecteur e étant choisi, on pose u1 = e .e et u2 = f (e) .f (e) ; Vérifier que (u1 , u2 ) est
2
une base orthonormée de l’espace euclidien (R , (.|.)) et écrire la matrice M1 de f dans cette
base.

4. On note U la matrice de passage de la base canonique (e1 , e2 ) de R2 à la base (u1 , u2 ) ; justifier


que U est une matrice orthogonale
 et exprimer
 M  en fonction de M1 puis en déduire que
1 tr (M ) −δ
M = U M2 tU où M2 = δ ,  étant un réel > 0 à préciser.
2  tr (M )

5. On sait, d’après les parties précédentes, que l’ensemble {P M P −1 S ; P ∈ GL2 (R)} possède
une borne inférieure et que les matrices M et M  sont semblables dans M2 (R).

(a) Justifier que inf BS  M  S = 2detM .
B∈SR (M )

(b) Montrer que M2 S  M  S et que, plus généralement, BS  2detM pour toute
matrice B ∈ SR (M ). Que vaut alors la borne inférieure inf BS ?
B∈SR (M )

6. Conclure que la borne inférieure de l’ensemble {P M P −1 S ; P ∈ GL2 (R)} est atteinte et
caractériser toutes les matrices de SR (M ) en lesquelles cette borne est atteinte.

7. Conclusion : Soit A une matrice réelle d’ordre 2 ; montrer que la borne inférieure de
l’ensemble {P AP −1 S ; P ∈ GL2 (R)} est atteinte si et seulement si la classe de similitude
SR (A) est fermée (dans M2 (R)).

F IN DE L’ ÉPREUVE

Épreuve de Mathématiques II 4/4 F IN

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