Norme IAS 38 : Immobilisations incorporelles
Norme IAS 38 : Immobilisations incorporelles
INTRODUCTION................................................................................................................................. 2
I. Présentation de la norme .................................................................................................................. 3
A. Historique de l’IAS 38 ................................................................................................................. 3
B. Définition de l’immobilisation incorporelle selon le PCG et l’IAS 38 ..................................... 4
II. Champ d'application ....................................................................................................................... 5
A. Types d'immobilisations incorporelles traitées par l'IAS 38 .................................................... 5
B. Exceptions du IAS 38 ................................................................................................................... 7
III. Evaluation des immobilisations incorporelles à l’entrée du patrimoine ................................... 8
A. L’acquisition d’immobilisation incorporelle ............................................................................. 8
B. Production de l’immobilisation incorporelle ........................................................................ 12
IV. Evaluation de l’immobilisation incorporelle à la clôture de l’exercice .................................... 16
A. Amortissements (durée déterminée) ......................................................................................... 16
B. Evaluation à la clôture immobilisation incorporelle à durée indéterminée ....................... 22
V. Cession de l’immobilisation........................................................................................................... 23
A. Sortie volontaire ......................................................................................................................... 23
B. Sortie involontaire ................................................................................................................... 27
VI. Comparaison entre L’IAS 38 ET LE PCG ................................................................................ 32
A. Convergences .............................................................................................................................. 32
B. Divergences .............................................................................................................................. 33
CONCLUSION ................................................................................................................................... 34
BIBLIOGRAPHIE&WEBOGRAPHIE ........................................................................................... 35
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INTRODUCTION
L’essor du commerce international a favorisé les investissements directs à l’étranger qui
consistent à investir dans un autre pays que le sien, pour créer, développer ou maintenir une
filiale à l’étranger. Ces IDE sont le moteur de la multinationalisation des entreprises qui ont 2
objectifs principaux : la réduction des coûts, car les firmes vont bénéficier d’une exploitation
à distance de ressources naturelles couteuses voire impossible à transporter et une utilisation
d’une main d’œuvre moins onéreuse. La conquête des nouveaux marchés, qui sont difficiles à
pénétrer par seules les exportations, entraine une mobilité des capitaux à travers les frontières
et la diversité de système de comptabilité selon les pays et régions entraine des difficultés de
lecture des états financiers par les différents acteurs de gestion des firmes. De ce fait, le
parlement européen et le conseil du 19 juillet 2002 ont mis en place le règlement numéro
1606/2002 sur l’application des normes comptables internationales. Parmi, ces normes
comptables internationales, il y a l’IAS 38 qui traite sur les immobilisations incorporelles. En
effet, la norme de l’IAS 38 énonce les exigences supplémentaires et les risques particuliers
associés aux immobilisations incorporelles et prescrit le traitement comptable des
immobilisations incorporelles qui ne sont pas spécifiquement traitées par une autre norme. La
présente norme impose à une entité de comptabiliser une immobilisation incorporelle si et
seulement si, elle satisfait à certains critères. La norme spécifie également comment évaluer
la valeur comptable des immobilisations incorporelles et oblige à fournir certaines
informations sur les immobilisations incorporelles.
Comment a évolué depuis son apparition l’IAS 38 ? Quels sont les objectifs poursuivis
par ce dernier ? Quel est son champ d’application ? Comment sont évaluées et traitées
les immobilisations incorporelles dès leur rentrée dans le patrimoine de l’entreprise
jusqu’à leur sortie par l’IAS 38 ? Quelles sont les particularités de l’IAS 38 par rapport
au PCG ?
Telles sont les questions problématiques qui vont conduire notre réflexion.
Dans une première partie, nous montrerons l’évolution de l’IAS 38 ainsi que ses objectifs
poursuivis et son champ d’applications. Dans une seconde partie, nous expliquerons la
manière qu’une immobilisation est comptabilisée et traitée de sa rentrée dans le patrimoine
jusqu’à sa sortie. Enfin nous mettrons à la lumière les grandes différences de l’IAS 38 avec le
PCG
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I. Présentation de la norme
A. Historique de l’IAS 38
L'International Accounting Standards Committee (IASC) est un organisme privé qui est
chargé d'élaborer les normes comptables internationales (International Accounting Standards,
ou IAS) et de promouvoir leur utilisation. Il est fondé en juin 1973 à Londres, et a été
remplacé par l'International Accounting Standards Board (IASB) le 1er avril 2001.
Les IAS élaborés après le 1/4/2001 par l'IASB s'appellent International Financial Reporting
Standards ou IFRS, bien que l'expression IAS reste couramment utilisée pour désigner
l'ensemble des standards comptables internationaux (certains IAS non encore remplacés, et
les IFRS) recommandés par l'IASB.
L'IASC avait été fondé par un accord entre les institutions comptables des pays suivants :
Australie, Canada, France, Allemagne, Japon, Mexique, Pays-Bas, Royaume-Uni, USA. Elle
comptait environ 140 institutions membres, dans 104 pays.
En janvier 2010, la Partie I du Manuel de CPA Canada a été publiée. La Partie I s'applique
aux états financiers intermédiaires et annuels des exercices ouverts à compter du 1er janvier
2011. Son application anticipée est permise.
Le 12 décembre 2013, il y a eu une modification pour apporter les améliorations annuelles
des IFRS – Cycle 2010-2012 (retraitement au prorata du cumul des amortissements selon le
modèle de la réévaluation).
Des modifications s'appliquent aux exercices ouverts à compter du 1er juillet 2014
notamment une clarification des dispositions concernant le modèle de la réévaluation pour ce
qui est du retraitement au prorata du cumul des amortissements. Une application anticipée est
permise
L’IAS 16 Immobilisations corporelles et IAS 38 Immobilisations incorporelles ont été
révisées afin d’intégrer des modifications publiées par l’IASB le 12 mai 2014. Les
modifications apportées à IAS 16 précisent que l’utilisation de modes d’amortissement
fondés sur les produits n’est pas appropriée pour déterminer l’amortissement d’une
immobilisation. Les modifications apportées à IAS 38 précisent qu’il est généralement
présumé qu’un mode d’amortissement fondé sur les produits n’est pas approprié pour évaluer
la consommation des avantages économiques intrinsèques d’une immobilisation incorporelle.
Toutefois, les modifications prévoient des circonstances limitées dans lesquelles un tel mode
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d’amortissement peut être approprié.
Frais d'établissements
Le coût de création d'une entreprise est une immobilisation incorporelle
qui est imputée au compte 201. Ils représentent :
o Tous les frais liés à la constitution de l'entreprise, tels que les frais d'agents, d'apport
de capital, les frais de justice, les frais d'avocat, les frais d'enregistrement, etc.
o Les coûts d'établissement initiaux correspondant aux coûts associés à l'ouverture d'une
nouvelle entreprise ou à l'entreprise d'une nouvelle activité
o Les frais d'augmentation de capital (fusion, scission, etc.) et opérations
financières diverses, droits d'enregistrement et frais de dossier.
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Frais de R&D
Les dépenses de recherche et développement se réfèrent aux immobilisations incorporelles
dans 203 sujets, qui sont tous liés aux travaux de recherche et développement entrepris par la
société. Il peut s'agir d'études de faisabilité de conception de produits, d'études de marché,
etc., augmentant la connaissance de l'entreprise, comme dans le cas de la personnalisation,
des coûts de recherche à forte rentabilité commerciale, et les coûts de recherche appliquée ne
doivent pas être confondus avec les coûts de développement.
Le fonds de commerce
Les immobilisations incorporelles incluent le fonds de commerce. Il entre dans les comptes
207. C’est un regroupement d’éléments pouvant être matériels (marchandises, équipement…)
et immatériels (droit au bail, nom commercial, etc.)
Le fonds de commerce peut être évalué dans son ensemble pour augmenter l’actif de
l’entreprise au compte des immobilisations incorporelles. Son évaluation fait alors l’objet
d’une méthode de calcul drastique.
Droit au Bail
Lorsque le droit au bail n'est pas transféré avec le goodwill, il est comptabilisé séparément en
tant qu'immobilisation incorporelle. A l'inverse, le goodwill est comptabilisé comme une
immobilisation incorporelle dans son ensemble. Il va dans le compte 206.
Ce compte d'immobilisation comprend le montant versé au titulaire d'un précédent bail
commercial pour pouvoir occuper les locaux dans les mêmes conditions, le montant
correspondant au droit d'entrer dans les locaux ou le montant versé pour obtenir le contrat de
bail comme le montant versé au propriétaire et le montant correspondant au coût d'acquisition
du contrat de location.
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Autres immobilisations incorporelles
D'autres actifs incorporels ne sont pas classables, tels que les dossiers clients (lorsqu'ils sont
acquis séparément du goodwill).
B. Exceptions du IAS 38
La présente Norme ISA 38 doit être appliquée par toutes les entreprises pour la
comptabilisation des immobilisations incorporelles, à l'exception :
Des immobilisations incorporelles couvertes par une autre norme comptable
internationale ;
Des actifs financiers, tels que définis dans IAS 32 Instruments financiers ;
Des droits miniers et des dépenses au titre de la prospection, du développement et de
l'extraction de minerais, de pétrole, de gaz naturel et autres ressources non
renouvelables similaires ;
Des immobilisations incorporelles résultant des contrats avec les assurés dans les
entreprises d'assurance ;
Actifs résultant d'avantages du personnel (voir IAS 19 Avantages du personnel) ;
Goodwill acquis lors d'un regroupement d'entreprises (voir IFRS 3 Regroupements
d'entreprises).
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III. Evaluation des immobilisations incorporelles à
l’entrée du patrimoine
Coût d’acquisition
L'évaluation du coût d'acquisition d'une immobilisation est généralement fiable lorsqu'elle est
achetée séparément, car la contrepartie de l'achat est souvent en monnaie. Le coût
d'acquisition doit inclure le prix d'achat (y compris les droits de douane, la taxe non
récupérable et les remises), ainsi que les dépenses liées à la préparation de l'actif pour son
utilisation. Les coûts associés à l'acquisition comprennent les avantages du personnel, les
honoraires, les tests de bon fonctionnement de l'actif.
Certains coûts peuvent également être inclus dans le coût d'acquisition, à la discrétion de
l'entreprise : frais d'acquisition et coûts d'emprunt directement liés à l'acquisition de l'actif. La
comptabilisation des coûts d'emprunt doit être incluse soit dans le coût de l'actif incorporel,
s'ils sont directement liés à l'acquisition, la construction ou la fabrication d'un actif incorporel
qualifié, soit dans le compte de résultats si ces coûts ne sont pas directement liés à
l'acquisition, la construction ou la production de l'actif.
Les éléments exclus du coût d'acquisition incluent les frais administratifs et généraux, les
pertes et gaspillages avant la mise en service, les frais de formation du personnel, les coûts de
lancement d'un nouveau produit ou service, y compris les coûts publicitaires et de promotion,
et les coûts liés à l'exploitation d'une activité dans un nouveau lieu ou avec une nouvelle
catégorie de clients, y compris les coûts de formation du personnel.
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Comptabilisation
Après avoir vérifié que l’actif respecte les conditions de comptabilisation et avoir déterminé
le coût d’acquisition, les écritures comptables à passer pour l’acquisition de l’actif sont les
suivantes :
La date
On débite :
Le compte de l’immobilisation avec le montant HT
Le compte 44562- TVA déductibles sur immobilisations
Et on crédite :
Le compte 404- Fournisseurs d’immobilisations avec le montant TTC.
Le libellé
Date
Comptes Intitulé Débit Crédit
2…. Immobilisation incorporelle X
44562 TVA X
404 Fournisseurs d’immobilisation X
Facture N°….
Lors d'un regroupement d'entreprises, l'acquisition d'une immobilisation incorporelle doit être
comptabilisée à sa juste valeur. Cette valeur dépend de l'existence ou non d'un marché :
❖ Si un marché existe : évaluation au prix actuel du marché. Si ce cours n'est pas disponible :
évaluation au prix de la dernière transaction similaire.
❖ Si aucun marché n’existe : coût correspondant à ce que l'entreprise aurait payé pour
acquérir l'actif.
❖ Si la juste valeur ne peut être évaluée de façon fiable, l'actif est inclus dans le goodwill.
Il est possible que des immobilisations incorporelles puissent être acquises sans frais, comme
les subventions publiques accordées par l'État à une entreprise sous certaines conditions.
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L'État peut ainsi transférer ou allouer des immobilisations incorporelles telles que des droits
d'atterrissage sur un aéroport, des licences d'exploitation de stations de radio ou de télévision,
des licences ou des quotas d'importation ou des droits d'accès à des ressources sous certaines
restrictions.
La norme IAS 38 prévoit deux traitements pour les subventions publiques: soit évaluées à
leur juste valeur, soit évaluées à une valeur symbolique majorée des dépenses engagées pour
la préparation de l'actif. De plus, la subvention accordée n'est rien d'autre qu'une subvention
d'investissement, ainsi son traitement comptable est le suivant :
1. Promesse d'octroi de la subvention :
* Débit : Etat-Subventions à revoir (créance)
* Crédit : Subvention d'équipement
2. Réception des fonds :
* Débit : Banque
* Crédit : Etat-Subventions à revoir (créance)
3. Comptabilisation de la quote-part de subvention :
4. À la fin de chaque exercice, une fraction de la subvention doit être transférée dans les
produits exceptionnels de l'exercice.
* Débit : Subventions inscrites au compte de résultat
* Crédit : quote-part des subventions d'investissement virée au résultat de l'exercice
o Promesse d’octroi de la subvention
Débit Crédit Date Débit Crédit
441 Etat-Subventions à revoir (créance) D
131 Subvention d’équipement C
Libellé : Promesse de subvention
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o Comptabilisation de la quote-part de subvention
Débit Crédit Date Débit Crédit
1391 Subventions inscrites au compte de résultat D
quote –part des subventions d’investissement
777 vire au résultat de l’exercice C
Libellé : Promesse de subvention
4) Échanges d’actifs
EXEMPLE D’APPLICATION
L’entreprise Charko Idris achète un logiciel le 1er janvier 2022 pour une dure de 10 ans selon
les conditions suivants :
Prix d’achat normal HT : 150000FDJ
Remise obtenu sur le prix d’achat : 10%
Escompte obtenue pour paiement comptant : 5%
Cout d’emprunt : 50000FDJ
Frais d’acquisition : 10000FDJ
Facture N145
Info complémentaires :
L’entreprises décide d’incorporer le frais d’acquisition dans le coût d’acquisition. L’emprunt
est directement attribuable à l’acquisition.
TAF : Calculer le cout d’acquisition et puis enregistrer ?
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CA : prix d’achat – les réductions commercial et financiers +les frais accessoires
Remises de 10% : 150000 * 10% = 15000
Escomptes de 5% : (150 000-15 000) *5%= 6750
Cout Acquisition = 150000-(15000+6750)+10000+50000
CA=188250
L’ENREGISREMENT
01/01/2022
Comptes Intitulé Débit Crédit
201 Logiciel 188250
44562 TVA déductibles sur immobilisation 13825
404 Fournisseurs d’immobilisation 152075
796 Transfert des charges 50000
Facture N145
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Ces dépenses sont donc comptabilisées en charge lorsqu'elles sont engagées dans :
Les activités visant à obtenir de nouvelles connaissances.
La recherche afin de substituer de matériaux, produits, systèmes ou services.
La formulation, la conception, l'évaluation de différentes possibilités de matériaux
disponibles, produits, procédés, systèmes ou services nouveaux ou améliorés.
Phase de développement
Selon la norme IAS 38 "Le développement est l'application des résultats de la recherche à un
plan ou un modèle pour la production d'un matériau, d'un dispositif, d'un produit, d'un
procédé, d'un système ou d'un service nouveau ou substantiellement amélioré avant de
commencer la production commerciale".
Les dépenses de développement peuvent être comptabilisées dans le compte les dépenses de
recherche et développement mais doivent répondre à six conditions :
La faisabilité technique nécessaire à l'achèvement de l'immobilisation incorporelle en
vue de sa mise en service ou de sa vente.
L'intention d'achever l'immobilisation incorporelle et de l'utiliser ou de la vendre.
La capacité à utiliser ou à vendre l'immobilisation incorporelle.
La façon dont l’immobilisation incorporelle va générer des avantages futurs
probables.
La disponibilité de ressources (techniques, financière et autre) appropriées pour
achever le développement ou utilisées pour vendre l'immobilisation incorporelle.
Sa capacité à évaluer de façon fiable les dépenses attribuables à l'immobilisation au
cours de son développement.
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L'amortissement des brevets acquis et licences utilisées pour générer l'actif.
Le coût de dépôt de brevet et coûts directement liés à l'acquisition.
En revanche tous les coûts exclus du coût de production d'une immobilisation générée en
interne sont :
Les frais généraux et administratif
Les pertes d'exploitation initiale subie avant qu’un actif n’atteint le niveau de
performance prévue.
Les dépenses des frais de formation du personnel pour exploiter l’actif.
CAS PRATIQUE
Un laboratoire pharmaceutique à engager au cours de l'année N des dépenses de recherche et
développement pour un montant de 330 000 000 f, sa décomposition ainsi ;
Frais de recherche fondamentale : 30 000 000 f.
Frais de recherche de médicaments P1 :90 000 000 f.
Frais de développement de médicaments P1: 210 000 000 f.
(Dont 100 000 000 F de janvier à fin Avril et 110 000 000 F du début Mai à fin décembre).
Les conditions d'activation sont réunies au début du mois de Mai. Un brevet pour les
médicaments P1 a été déposé fin N moyennant 750 000 de frais de dépôt payés par chèque.
La date de début de consommation des avantages économiques est le 01/01/N+1 avec une
durée estimée à 5 ans.
Solution :
Au titre de l’exercice N
Au cours de l’exercice N, les frais seront enregistrés dans les comptes de charge par
nature ;
Libellé
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A la clôture de l’exercice N, les frais de développement du médicament P1 qui
doivent être inscrit à l’actif s’élèvent à 110 000 000
Débit Crédit Date : 31/12/N Débit Crédit
203 Frais de recherche et de 110 000 000
développement
721 Production immobilisée 110 000 000
Libellé
Au Titre de l’exercice N + 1
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IV. Evaluation de l’immobilisation incorporelle à la
clôture de l’exercice
La norme permet de choisir entre deux méthodes d’évaluation à la clôture : l’évaluation au
coût historique qui consiste en la méthode de référence et l’évaluation au montant réévalué.
L’entreprise peut exercer ce choix par catégorie d’immobilisation (logiciel, brevet, droits
cinématographique, liste de clients).
La méthode de référence : dans cette méthode on détermine la valeur nette comptable de
l’immobilisation en fonction de son coût d’entrée diminué des amortissements et de
dépréciation constatés.
Le modèle de réévaluation : l’immobilisation est comptabilisée à son montant réévalué
c’est-à-dire la valeur de l’immobilisation est ajustée en fonction de sa juste valeur diminuée
du cumul d’amortissement et des pertes de valeur éventuelles. L’emploi de cette méthode
présuppose l’existence d’un marché actif pour cette catégorie ou pour une catégorie similaire
d’immobilisation.
L'amortissement est une méthode de comptabilisation utilisée pour allouer la valeur d'un actif
sur une période plus longue. Il s'agit d'un processus par lequel une entreprise déduit la perte
de valeur d’un bien due à l’obsolescence où l'usure d'un actif sur une période de temps
donnée. L’amortissement d’un actif commence à la date de début de consommation c’est-à-
dire la date de mise en service. L'objectif de l'amortissement est de refléter la perte de valeur
d'un actif (les dotations) au fil du temps dans les comptes de l'entreprise. La dotation est
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déductible du résultat imposable et viendra baisser le montant de l’impôt à payer par
l’entreprise (une économie d’impôt). Les immobilisations incorporelles amortissables sont
les concessions, licences, brevet, logiciel, frais de recherche etc….
1. La durée d’amortisement
La durée d'amortissement correspond à la durée normale d'utilisation d'un actif et dépend de
la nature du bien. Cette durée prévisible détermine le taux d'amortissement.
En matière de durée d’amortissement, la norme IAS 38 distingue les immobilisations
incorporelles ayant une durée d’utilité déterminée qui se définit comme la période durant
laquelle l’immobilisation est supposée générer un profit net pour l’entité peut être déterminée
alors l’amortissement est calculé sur cette durée.
La norme prévoit 3 facteurs pour déterminer la durée d’utilisation
Les clauses légales et contractuelles qui peuvent limiter une durée fixe d’utilisation.
Les clauses de renouvellement ou d’extension qui peuvent altérer la spécification de
la durée d’utilisation.
Les effets de l’obsolescence de la demande, de la concurrence et d’autres facteurs
économiques pouvant d’affecter la durée utilisation.
Principe : les actifs incorporels sont amortis sur leur durée d’utilisation.
Considérations particulières : les concessions, licences et droit similaires sont amortis sur la
durée du privilège que leurs confèrent les conventions contractuelles ou sur leur durée
probable d’exploitation si elle est inférieure.
Les logiciels sont généralement amortis sur une durée courte, ne dépassent pas les 5 ans.
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A noter : Il est important de noter que la valeur résiduelle peut être affectée par des facteurs
tels que la technologie obsolète, les conditions économiques et la qualité de l'entretien de
l'actif
Ainsi, il existe plusieurs méthodes d'amortissement couramment utilisées :
LINEAIRE
DEGRESSIF
AMORTISSEMENT
UNITE D’OEUVRE
Principe de calcul
Taux d’amortissement linéaire = 100% /nbre des années d’utilisation prévu
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Débit Crédit Date Débit Crédit
Dotation aux amortissements
681110 Immobilisation incorporelle ×
28××× Amortissement des immobilisations ×
Libellé :
ACTIF IMMOBILISE
logiciel × × ×
ACTIF CIRCULANT
Valeur d’origine
Amortissement cumulés
b) Compte de résultat
Sur le compte de résultat, les dotations aux amortissements (compte 681) augmentent les
charges donc diminuent le résultat, l’entreprise sera amenée à payer moins d’impôts due à la
diminution du résultat. On parle de charge calculée (ou non décaissée).
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Extrait du compte de résultat au 31/12/N
EXEMPLE D’APPLICATION
La société RAD a acquis logiciel le 20 06 N. Le prix d’achat HT s’élevé 10780. La durée de
vie de l’immobilisation incorporelle est de 4 ans. La société souhaite revendre le bien dans 5
ans pour une valeur estimée de 780. Ici le mode d’amortissement est linéaire
NB : L’amortissement d’un logiciel débute la date d’acquisition et non pas la date de mise en
service.
Base amortissable : 10780 - 780 = 10000 taux linéaire = 1 /4= 25%
Première annuité =10000× 25% × 190 /360= 1319 ,44
Anuite constante = 10000 × 25% = 2500
Dernière annuité = 3300 - 2475 = 1180 ,56
Débit Crédit Date Débit Crédit
Dotation aux amortissements
681 Immobilisation incorporelle 1319,44
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Un extrait du compte résultat aux 31 /12/N
Charge (hors taxes) Exercice N
Charge exploitation
Dotation aux
amortissements 1319,44
2.2.L’amortissement dégressif
Comme son nom le laisse supposer, il implique que la dotation aux amortissements diminue
au fur et à mesure des exercices. Ce mode est facultatif et s’applique à des biens
amortissables acquis neufs dont la durée d’utilisation est égale ou supérieur à 3 ans.
Le calcul de l’amortissement dégressif se fait en multipliant le taux d’amortissement linéaire
par un coefficient.
Taux dégressif = taux linéaire ×coefficient
Le coefficient est variable selon la durée d’utilisation du bien.
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3. Réexamen de la durée d’amortissement et du mode d’amortissement
La durée d’amortissement et le mode d’amortissement doivent être réexaminés au minimum à
la clôture de chaque exercice. Si la durée d’utilité attendue de l’actif est sensiblement
différente des estimations antérieures, la durée d’amortissement doit être modifiée en
conséquence. Si le rythme attendu des avantages économiques de l’actif a connu un
changement important, le mode d’amortissement doit être modifié pour refléter le nouveau
rythme. Ce changement est traité comme un changement d’estimation comptable en ajustant
la dotation aux amortissements de l’exercice et des exercices futurs.
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Sur la base du principe de prudence, des tests de dépréciation doivent être réalisés dès lors
que des indices de perte de valeur éventuelle sont constatés.
On distingue 2 types d’indice qui sont interne ou externe.
V. Cession de l’immobilisation
A. Sortie volontaire
Les immobilisations incorporelles sont des biens durables inscrits à l’actif du patrimoine
d’une entreprise qui génèrent des avantages économiques futurs pour cette dernière. Il peut
arriver que l’entreprise utilisatrice soit amenée à les céder pour diverses motivations. Une
cession correspond alors à la vente d’un bien de ses actifs, cela veut dire que cette
immobilisation est éliminée du bilan lorsqu’elle est sortie : par cession, disparition… C’est-à-
dire qu’on n’attend plus aucun avantage économique futur de son utilisation ou de sa sortie.
On parle alors d’un désinvestissement ou une mise au rebus. Cette opération des
désinvestissements aura des conséquences comptables, sachant que cette immobilisation était
à l’actif du bilan donc on doit la faire sortir avec son montant brut ainsi que sa valeur de
dépréciation. De plus au compte de résultat, comme l’entité a vendu une immobilisation, ça
doit apparaitre au produit exceptionnel un prix de vente et la VNC à la charge exceptionnelle.
23
cession d’une immobilisation incorporelle ne se fait pas nécessairement à la valeur nette
comptable. Celle-ci est le résultat d’un calcul d’amortissement qui ne représente
qu’approximativement la perte de valeur de l’immobilisation du fait de son usure. A titre
d’exemple, un logiciel totalement amorti mais en bon état de fonctionnement peut avoir une
valeur vénale supérieure à sa valeur comptable différente. Les profits ou les pertes en
résultant doivent être comptabilisé en résultat. Les profits ne doivent pas être classés en
produits des activités ordinaires.
Au jour de la vente
Si le prix de cession est supérieur à la VNA, il s’agit d’une plus-value.
Si le prix de cession est inférieur à la VNA, il s’agit d’une moins-value.
CAS PRATIQUE
L’entreprise LACFA, prestataire de services, achète plusieurs logiciels :
26/06 : UN ANTIVIRUS= 200.000 FRDJ
01/07/N : UN LOGICIEL DE GESTION DE STOCK= 32 200 FDJ (Durée
d’amortissement 5ans)
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01/09/N : UN LOGICIEL DE COMPTABILITE= 45 000 000 FDJ (Durée
d’amortissement 6 ans)
Pour des raisons de renouvellement de ses logiciels, l’entreprise a décidé de céder les
logiciels de gestion de stock après 5 ans d’utilisation. Elle a pratiqué sur ce bien
l’amortissement linéaire. Le 28 septembre N+2, elle cède le logiciel de gestion de stock a
l’entreprise LEVASSEUR a 28 520 FR DJ. Le comptable de la société nous transmet le plan
d’amortissement et on remarque que le VNC qui est la valeur du logiciel au moment de vente
est de 16 100, la TVA est de 10%.
En poursuivant son objectif de renouvellement de ses logiciels, au 01/01 /N+3 elle met sur le
marché encore son logiciel de comptabilité qu’elle souhaite à 23 500 000 à une petite société
de transport terrestre. Le département comptable de la société nous donne le VNA de cette
immobilisation 25 000 000 DFR.
RESULTAT DE CESSION = 23 500 000 –25 000 000 = - 1 500 000
Il s’agit d’un moins-value comme le prix de vente est inférieur à la VNA, donc
l’entreprise doit enregistrer dabs bilan comme étant une charge exceptionnelle
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2éme étape : Dotation complémentaire
Sachant que la dotation d’une année complète est 32 200/5= 6 440
Donc la dotation complémentaire est 6 440*267/360= 4776,33
Débit Crédit
Débit Crédit
675 VNC 17 763,67
2805 Amortissement de logiciel 14 436,33
205 Logiciel 32 200
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2éme étape : Dotation complémentaire
Il n’y a pas de dotation complémentaire puisque la cession a eu lieu au 01/01.
Débit Crédit
675 VNC 20 000 000
2805 Amortissement de logiciel 25 000 000
205 Logiciel 45 00 000
B. Sortie involontaire
Lorsque l’entreprise est victime d’un vol ou d’un incendie qui détruit totalement des biens
immobilisés, cela est alors considéré comme une cession exceptionnelle.
L’indemnité d’assurance que l’entreprise reçoit représente le prix de cession des
immobilisations concernées.
Le traitement diffère selon que le dommage soit réparable (destruction partielle) ou non
réparable (destruction totale)
Destruction totale :
Il s’agit du cas où une immobilisation a été détruite totalement à la suite d’un sinistre ou
a été volée. Deux cas de figures apparaissent :
1° L’immobilisation était assurée et l’entreprise touche une indemnité d’assurance : la
sortie du bien est comptabilisée comme une cession ; l’indemnité d’assurance étant
considérée comme le prix de cession.
La sortie de l’actif de l’immobilisation doit être enregistrée l’année du sinistre, il ne faut
pas attendre l’indemnisation par la compagnie d’assurance pour enregistrer la sortie de
l’immobilisation.
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2° Aucune indemnité n’est versée : la sortie de l’actif est enregistrée comptablement
comme une réforme du bien détruit ou volé. La réforme du bien doit être constatée l’année
de la destruction ou du vol.
Destruction partielle :
En cas de destruction partielle, le montant de l’indemnité d’assurance sera comptabilisée au
compte 7788 « produits d’exploitation divers ».
- Constatation d'un amortissement exceptionnel (compte de classe 687) pour ramener à zéro
la valeur nette comptable du bien, et sortie de l'immobilisation du bilan.
OU
- Transfert de la valeur nette comptable dans un compte de charges exceptionnelles 675
(écriture habituelle de cession). Ce traitement est privilégié lorsque la destruction est couverte
par une indemnité d'assurance.
L’enregistrement comptable
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Cas de constatation d’un amortissement exceptionnel
1ère étape
Débit Crédit Libellés Montant
Débit Crédit
687 VCEA X
280 Amortissement des immobilisation X
incorporel- compte d’actif
2éme étape
Débit Crédit Libellés Montant
Débit Crédit
280 Amortissement des immobilisation X
incorporel- compte d’actif
200 Immobilisation incorporelles- X
compte d’actif
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Informations à fournir
Pour chaque catégorie d’immobilisations incorporelles, une entité doit fournir les
informations suivantes en distinguant les immobilisations incorporelles générées en interne
des autres immobilisations incorporelles :
- Les durées d’utilité soient indéterminées ou finies et, si elles sont finies, les durées d’utilité
ou les taux d’amortissement utilisés.
- Les modes d’amortissement utilisés pour les immobilisations incorporelles à durée d’utilité
finie.
- La valeur brute comptable et tout cumul des amortissements (regroupés avec le cumul des
pertes de valeur) à l’ouverture et à la clôture de la période.
- Le(s) poste(s) du compte de résultat dans lesquels est incluse la dotation aux amortissements
des immobilisations incorporelles.
- Un rapprochement entre les valeurs comptables à l’ouverture et à la clôture de la période,
faisant apparaître :
•Les entrées d’immobilisations incorporelles, en indiquant séparément celles générées en
interne, celles acquises séparément et celles résultant de regroupements d’entreprises ;
•Les actifs classés en tant que détenus en vue de la vente ou inclus dans un groupe destiné à
être cédé, classé en tant que détenu en vue de la vente selon IFRS 5 et autres sorties ;
•Les augmentations ou les diminutions durant la période résultant des réévaluations, et des
pertes de valeur comptabilisées ou reprises directement en capitaux propres selon IAS 36 (s’il
y a lieu) ;
•Les pertes de valeur comptabilisées dans le compte de résultat durant la période selon IAS
36 (s’il y a lieu) ;
•Les pertes de valeur reprises dans le compte de résultat durant la période selon IAS 36 (s’il y
a lieu) ;
•L’amortissement comptabilisé au cours de la période ;
•Des écarts de change nets provenant de la conversion des états financiers dans la monnaie de
présentation, et de la conversion d’une activité à l’étranger dans la monnaie de présentation
de l’entité:
•Les autres variations de la valeur comptable au cours de la période. Une entité doit fournir
aussi les informations suivantes:
- Pour une immobilisation incorporelle estimée comme ayant une durée d’utilité indé-
terminée, la valeur comptable de cet actif et les raisons justifiant l’appréciation d’une
durée d’utilité indéterminée. En indiquant ces raisons, l’entité doit décrire le(s) fac-
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teur(s) ayant joué un rôle important dans la détermination que l’actif a une durée
d’utilité indéterminée ;
- Une description, la valeur comptable et la durée d’amortissement restant à courir de
toute immobilisation incorporelle prise individuellement, significative pour les états
financiers de l’entité ;
- Pour les immobilisations incorporelles acquises grâce à une subvention publique et
comptabilisées initialement à leur juste valeur ;
- Leur valeur comptable et s’ils sont évalués après comptabilisation selon le modèle du
coût ou selon le modèle de la revaluation ;
- L’existence et les valeurs comptables d'immobilisations incorporelles dont la proprié-
té est soumise à des restrictions et les valeurs comptables d'immobilisations incorpo-
relles données en nantissement de dettes ;
- Le montant des engagements contractuels en vue de l'acquisition d'immobilisations
incorporelles ;
- Les immobilisations incorporelles évaluées après la comptabilisation en utilisant le
modèle de la réévaluation.
Si des immobilisations incorporelles sont comptabilisées à des montants réévalués, une entité
doit fournir les informations suivantes :
. Par catégorie d'immobilisations incorporelles ;
. La date d'entrée en vigueur de la réévaluation ;
. La valeur comptable des immobilisations incorporelles réévaluées ;
. La valeur comptable qui aurait été comptabilisée si la catégorie d'immobilisations
incorporelles réévaluées avait été évaluée selon le modèle du coût ;
. Le montant de l'écart de réévaluation se rapportant aux immobilisations incorporelles à
l'ouverture et à la clôture de la période, en indiquant les changements survenus au cours de la
période et toute restriction sur la distribution du solde aux actionnaires ;
. Enfin, les méthodes et les hypothèses importantes retenues pour estimer la juste valeur des
actifs.
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VI. Comparaison entre L’IAS 38 ET LE PCG
Le plan comptable ou compte d’exploitation est d’ensemble des règles d’évaluation et de
tenue des comptes qui constitue la norme de la comptabilité
Les Normes de l IFRS sont de normes comptables internationales mises en place depuis un
certain temps. Elles permettent d’harmoniser la présentation des états financiers et
comparables des sociétés cotées et d’obtenir un système comptable uniforme entre les
différents pays du monde.
A. Convergences
IAS PCG
IAS 38 est une norme exhaustive sur L’immobilisation incorporelles sont des
l’immobilisation incorporelle qui définit immobilisations que l’on peut identifier et
comme des actifs non monétaires identifiable qui ne se touchent pas. Autrement dit, qui
sans substance physique. Elle traite des n’ont pas de corps
immobilisations incorporelles acquises ou
générés à l’interne y compris les couts de
recherche et de développement, elle ne
s’applique pas à certaines catégories de
l’immobilisation incorporelle
IAS 38 exige d’amortir une immobilisation a Le PCG est en convergences avec IAS 38,
durée d’utilité définie. Une immobilisation une immobilisation incorporelle doit être
incorporelle indéfinie ne doit pas être amortie amortie sur sa durée de vie utile et si sa durée
et doit être soumise à un test de dépréciation de vie est indéfinie elle doit être soumise à
annuel un test de dépréciation
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B. Divergences
IAS 38 sert à l’entité de réalisé des Le PCG exige que les immobilisations
réévaluations périodiques de la juste valeur incorporelles soient évaluées au cout et ne
dans le cas des immobilisations incorporelles permet pas d’autre réévaluation (principe
pour lesquelles il existe un marché actif cout historique)
L’IAS 38 exige de donner des informations Le PCG n’oblige pas de fournir des
détaillées pour chaque catégorie renseignements aussi détaillés que celles
d’immobilisations incorporelle. Elle impose exigées par l’IAS 38 et par contre il impose
également de distinguer les immobilisations des informations détaillées sur les pertes de
incorporelles générées à l’interne des autres valeur des actifs incorporels ayant une durée
immobilisations et exige des informations de vie utile indéfinie
séparées pour les immobilisations
incorporelles
Au niveau de la comptabilisation de Selon le PCG, l’entité a le choix de
l’immobilisation, si l’entité a contracté un l’incorporer comme aussi elle peut
emprunt selon l’IAS 38, lorsque l’emprunt l’enregistrer en tant que charge
est liée au financement il doit
obligatoirement être incorporé dans le cout
d’acquisition
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CONCLUSION
En considérant les différentes parties présentées dans notre projet qui interprète la norme
internationale à savoir l’IAS 38 « L’IAS 38 définit les immobilisations incorporelles comme
un actif non monétaire identifiable sans substance physique » ce 3 critères doivent être
remplies pour que la norme s’applique.
Autant de conceptions différentes qui font que les normes internationales IFRS constituent un
enjeu financier car elles ont des effets sur le comportement des agents (allocation des
ressources pour le financement par des investisseurs étrangers), ont un enjeu politique lié à la
normalisation comptable internationale et à sa légitimité et constitue un outil de stabilité
financière.
La présente norme étudiée évoque les méthodes de comptabilisation des immobilisations
incorporelles dans la perspective que ces dernières aient respectés tous les critères : à savoir
que les avantages économiques futurs bénéficieront a à l’entité et que son ou sa juste valeur
peut être mesuré de façon fiable.
Une immobilisation incorporelle est évaluée à son cout d’acquisition si elle est acquise à titre
onéreux, à son cout de production si elle produit pour elle-même, et enfin à sa valeur vénal
(valeur du marché) si elle est acquise à titre gratuit.
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BIBLIOGRAPHIE & WEBOGRAPHIE
Comptabilité financière Par Jacques Richard, Didier Bensadon, Alexandre Rambaud, Dunod,
2018
Pratique des normes IFRS, Référentiel et guide d'application par Robert Obert, Dunod, 2021
Journal officiel de l’Union Européenne du 13 Octobre 2003
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immobilisations-incorporelles
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erpretations/ias_38_immobilisations_incorporelles#
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la-sortie-de-actif-une-immobilisation-detruite
[Link]%2Fcomptabiliser-la-sortie-de-actif-une-immobilisation-detruite-
ao2450
[Link]
039-immobilisation-incorporelle
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