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Journal Officiel Algérien N°82 - Décembre 2004

Ce décret définit les termes techniques liés à l'aviation civile et fixe les principes généraux régissant le personnel de l'aéronautique civile en Algérie.

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Mendoud Sofiane
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N°° 82 Mercredi 10 Dhou El Kaada 1425

43ème ANNEE Correspondant au 22 décembre 2004

JOURNAL OFFICIEL
DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
CONVENTIONS ET ACCORDS INTERNATIONAUX - LOIS ET DECRETS
ARRETES, DECISIONS, AVIS, COMMUNICATIONS ET ANNONCES
(TRADUCTION FRANÇAISE)
DIRECTION ET REDACTION
Algérie ETRANGER
SECRETARIAT GENERAL
Tunisie
ABONNEMENT (Pays autres DU GOUVERNEMENT
Maroc que le Maghreb)
ANNUEL Libye WWW. JORADP. DZ
Mauritanie Abonnement et publicité:
IMPRIMERIE OFFICIELLE
1 An 1 An Les Vergers, Bir-Mourad Raïs, BP 376
ALGER-GARE
Tél : 021.54.35..06 à 09
Edition originale….........….........…… 1070,00 D.A 2675,00 D.A [Link]
Fax : [Link]
Edition originale et sa traduction....... 2140,00 D.A 5350,00 D.A C.C.P. 3200-50 ALGER
(Frais d'expédition en sus) TELEX : 65 180 IMPOF DZ
BADR: 060.300.0007 68/KG
ETRANGER: (Compte devises)
BADR: 060.320.0600 12

Edition originale, le numéro : 13,50 dinars. Edition originale et sa traduction, le numéro : 27,00 dinars.
Numéros des années antérieures : suivant barème. Les tables sont fournies gratuitement aux abonnés.
Prière de joindre la dernière bande pour renouvellement, réclamation, et changement d'adresse.
Tarif des insertions : 60,00 dinars la ligne
2 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82 10 Dhou El Kaada 1425
22 Décembre 2004

SOMMAIRE

DECRETS

Décret exécutif n° 04-414 du 8 Dhou El Kaada 1425 correspondant au 20 décembre 2004 relatif aux conditions et modalités
d’exercice des fonctions exercées par le personnel de l’aéronautique civile............................................................................ 3

Décret exécutif n° 04-415 du 8 Dhou El Kaada 1425 correspondant au 20 décembre 2004 fixant les conditions de délivrance des
autorisations d’exercice des activités de transport routier de personnes et de marchandises................................................... 17

Décret exécutif n° 04-416 du 8 Dhou El Kaada 1425 correspondant au 20 décembre 2004 fixant les modalités d’élaboration et
de mise en œuvre des plans de transport terrestre de personnes............................................................................................... 23

Décret exécutif n° 04-417 du 8 Dhou El Kaada 1425 correspondant au 20 décembre 2004 fixant les conditions relatives à la
concession de la réalisation et/ou de la gestion des infrastructures d’accueil et de traitement de voyageurs par route........... 26

Décret exécutif n° 04-418 du 8 Dhou Kaada 1425 correspondant au 20 décembre 2004 portant désignation des autorités compétentes
en matière de sûreté des navires et des installations portuaires et de création des organes y afférents......................................... 32

ARRETES, DECISIONS ET AVIS

MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Arrêté interministériel du 4 Chaâbane 1425 correspondant au 19 septembre 2004 portant ouverture de filières de magister à
l’école militaire polytechnique et fixant le nombre de postes ouverts pour l’année universitaire 2004-2005.......................... 38

Arrêté interministériel du 4 Chaâbane 1425 correspondant au 19 septembre 2004 portant ouverture d’une filière
en post-graduation spécialisée à l’école militaire polytechnique et fixant le nombre de postes ouverts pour l’année
universitaire 2004-2005............................................................................................................................................................. 39

Arrêté du 2 Dhou El Kaada 1425 correspondant au 14 décembre 2004 modifiant l’arrêté du 21 Rajab 1423 correspondant au
28 septembre 2002 portant composition nominative des membres de la commission nationale des points hauts................... 39

MINISTERE DES FINANCES

Arrêté du 28 Ramadhan 1425 correspondant au 11 novembre 2004 fixant la composition des commissions paritaires
compétentes à l’égard des corps des fonctionnaires de la direction générale du domaine national.......................................... 40
10 Dhou El Kaada 1425 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82 3
22 Décembre 2004

DECRETS

Décret exécutif n°° 04-414 du 8 Dhou El Kaada 1425 Commandant de bord : Pilote qui commande à bord et
correspondant au 20 décembre 2004 relatif aux qui est responsable de l'exécution sûre du vol et des
conditions et modalités d’exercice des fonctions missions qui lui sont fixées par les dispositions de la loi
exercées par le personnel de l’aéronautique civile. n° 98-06 du 3 Rabie El Aouel 1419 correspondant au
———— 27 juin 1998, susvisée.
Le Chef du Gouvernement, Copilote : Pilote exerçant toutes les fonctions de pilote
autres que celles du pilote commandant de bord.
Sur le rapport du ministre des transports,
Elève pilote : Candidat à une licence de pilote
Vu la Constitution, notamment ses articles 85-4° et 125 détenteur d’une carte de stagiaire délivrée par l’autorité
(alinéa 2) ; chargée de l’aviation civile.
Vu la loi n° 98-06 du 3 Rabie El Aouel 1419 Qualification : Mention portée sur une licence
correspondant au 27 juin 1998, modifiée et complétée, établissant les conditions, les privilèges ou les restrictions
fixant les règles générales relatives à l’aviation civile ; spécifiques à cette licence.
Vu le décret présidentiel n° 04-136 du 29 Safar 1425 Temps de vol : Total du temps entre le moment où
correspondant au 19 avril 2004 portant nomination du l'aéronef se déplace sous l’effet de sa propre puissance ou
Chef du Gouvernement ; d’une puissance externe dans le but de décoller et le
moment où il s’immobilise en fin de vol.
Vu le décret présidentiel n° 04-138 du 6 Rabie
El Aouel 1425 correspondant au 26 avril 2004 portant Temps de vol en solo : Temps de vol pendant lequel un
nomination des membres du Gouvernement ; élève pilote est le seul occupant de l'aéronef.
Vu le décret exécutif n° 04-109 du 23 Safar 1425 Section 2
correspondant au 13 avril 2004 fixant les conditions de Des principes généraux
validation des titres aéronautiques des membres
d’équipage de conduite ainsi que des autres personnels à Art. 3. — Conformément aux dispositions de la loi
bord d’un aéronef civil immatriculé en Algérie ; n° 98-06 du 3 Rabie El Aouel 1419 correspondant au
Vu le décret exécutif n° 04-110 du 23 Safar 1425 27 juin 1998, susvisée, le personnel de l’aéronautique
civile doit être pourvu de titres aéronautiques et de
correspondant au 13 avril 2004 fixant la classification par
qualifications dans les conditions déterminées par le
catégories du personnel navigant professionnel et les présent décret.
conditions d’inscription sur les registres du personnel
navigant professionnel et du personnel navigant privé ; Art. 4. — Les titres aéronautiques civils sont :
Décrète : — le brevet : sanctionne un ensemble de connaissances
générales, théoriques et pratiques, il est délivré par
Article 1er. — En application des dispositions des l’autorité chargée de l'aviation civile après examen
articles 12,178 et 193 de la loi 98-06 du 3 Rabie El Aouel et est définitivement acquis à son titulaire.
1419 correspondant au 27 juin 1998, susvisée, le présent — le certificat : sanctionne un ensemble de
décret a pour objet de fixer les conditions et les modalités connaissances générales, théoriques et pratiques.
d’exercice des fonctions exercées par le personnel de
— La licence : titre sanctionnant l’aptitude,
l’aéronautique civile. la reconnaissance et le droit pour le titulaire de brevets de
CHAPITRE I remplir les fonctions correspondantes, sous réserve, le cas
DES DISPOSITIONS GENERALES échéant, de la possession des qualifications propres à un
type d’aéronef, à un équipement ou aux conditions de vol
et à l’apptitude médicale requise correspondante. Elle est
Section 1 délivrée par l’autorité chargée de l’aviation civile après
Des définitions examen pour une périodé limitée. Le maintien de cette
validité est soumis à la vérification des aptitudes requises.
Art. 2. — Il est entendu, au sens du présent décret, par :
Lorsqu’il s’agit d’une licence délivrée par un autre Etat
Pilote : Personne détentrice d’une licence qui assure la contractant à la convention relative à l’aviation civile
manœuvre des commandes d’un aéronef pendant le temps internationale, celle-ci est validée par l’autorité chargée
de vol. de l’aviation civile conformément à la réglementation en
vigueur.
Pilote professionnel : Pilote qui assure le pilotage
d’aéronefs contre rémunération. — la licence d’opérateur radiotéléphoniste navigant
ou d’opérateur radio de station aéronautique : titre
Pilote privé : Pilote qui n’assure pas le pilotage délivré par le ministre chargé des radiocommunications
d’aéronefs contre rémunération. après avis du ministre chargé de l’aviation civile.
4 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82 10 Dhou El Kaada 1425
22 Décembre 2004

CHAPITRE II Il lui est délivré une carte stagiaire qui lui donne
droit de recevoir l’instruction et d’effectuer l’entraînement
DE L’EXERCICE DES FONCTIONS PAR LE
en vol nécessaire.
PERSONNEL DE L’AERONAUTIQUE CIVILE
Un arrêté du ministre chargé de l’aviation civile
Section 1 détermine, en tant que de besoin, les caractéristiques de
Des licences exigées cette carte.

Art. 5. — Le personnel de l’aéronautique civile doit, Art. 8. — Pour demander une licence ou en exercer les
pour l’exercice de ses fonctions, être titulaire d’une privilèges, le candidat ou le titulaire d'une licence doit
licence ou d’un certificat de sécurité et de sauvetage en détenir un certificat médical en cours de validité et délivré
état de validité. en conformité avec les normes médicales fixées par arrêté
conjoint des ministres chargés de l’aviation civile et de la
Art.6. — Les licences ,citées ci-après, sont établies santé.
pour le personnel de l’aéronautique civile :
Art. 9. — Des titres aéronautiques militaires peuvent
1. Personnel navigant professionnel : être reconnus équivalents à des titres aéronautiques civils.

a) Equipage de conduite : La liste de ces titres ainsi que les conditions et les
modalités de mise en œuvre du présent article sont fixées
— licence de pilote professionnel - avion ; par arrêté conjoint du ministre chargé de l’aviation civile
— licence de pilote de ligne - avion ; et du ministre chargé de la défense nationale.
— licence de pilote professionnel - hélicoptère ;
Section 2
— licence de pilote de ligne - hélicoptère ;
— licence de navigateur ; Des conditions d’obtention des licences
du personnel navigant professionnel
— licence de mécanicien navigant ;
— licence d’opérateur radiotéléphoniste navigant. Art. 10. — Les conditions exigées pour la délivrance
de la licence de pilote professionnel – avion sont les
b) Personnel complémentaire de bord : suivantes :
— certificat de sécurité et de sauvetage. 1. être âgé de 21 ans révolus ;
2. Personnel technique au sol : 2. totaliser au moins 200 heures de vol ou 150 heures si
— licence de technicien de maintenance d'aéronefs ; celles-ci ont été accomplies dans le cadre d'un cours
d'instruction homologuée, en qualité de pilote d'avion. Ce
— licence de contrôleur de la circulation aérienne ; total de 200 ou 150 heures, selon le cas, comprendra :
— licence d’agent technique d'exploitation ;
— licence d’opérateur de station aéronautique. a) 100 heures en qualité de pilote/commandant de bord,

b) 20 heures de vol sur campagne en qualité de


3. Personnel navigant privé : pilote/commandant de bord, comprenant un vol d'un
— licence de pilote privé – avion ; minimum de 540 km (300 NM) au cours duquel aura été
effectué un atterrissage avec arrêt complet à deux
— licence de pilote privé — hélicoptère ; aérodromes différents,
— licence de pilote de planeur ;
c) 10 heures d'instruction aux instruments, dont un
— licence de pilote de ballon libre ; maximum de 5 heures aux instruments au sol,
— licence de pilote d’ultra-léger motorisé (ULM) ;
d) si les privilèges de la licence doivent être exercés de
— licence de parachutiste. nuit, 5 heures de vol de nuit, comprenant 5 décollages et 5
atterrissages en qualité de pilote/commandant de bord ;
Art. 7. — Tout candidat à une licence ou à un certificat
de sécurité et de sauvetage doit satisfaire aux conditions 3. être titulaire d’un certificat de radiotéléphonie ;
relatives : 4. satisfaire aux épreuves théoriques et pratiques fixées
— à l’âge minimal requis ; par arrêté du ministre chargé de l’aviation civile ;

— à l’aptitude physique et mentale ; 5. être titulaire d’un certificat médical de classe 1 en


état de validité.
— à la formation ;
Sous réserve du maintien de l’aptitude physique et
— à l’expérience ; mentale et de la possession des qualifications et mentions
— aux examens théoriques ; exigées par les circonstances du vol et le type d’aéronef
utilisé, la licence de pilote professionnel d’avion permet à
— à l’épreuve d’aptitude. son titulaire :
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a) d'exercer tous les privilèges du titulaire de la licence a) - d'exercer tous les privilèges des titulaires des
de pilote privé - avion ; licences de pilote privé et de pilote professionnel - avion
ainsi que de la qualification de vol aux instruments -
b) de remplir les fonctions de pilote commandant de avion ;
bord de tout avion effectuant une opération de travail
aérien contre rémunération ;
b) - de remplir les fonctions de pilote commandant de
c) de remplir les fonctions de pilote commandant de bord et de copilote d'avion dans le transport aérien.
bord, dans le transport aérien commercial, de tout avion
dont l'équipage minimal de conduite certifié est d'un seul Art. 12. — Les conditions exigées pour la délivrance
pilote ; de la licence de pilote professionnel – hélicoptère sont les
suivantes :
d) de remplir les fonctions de copilote dans le transport
aérien commercial à bord d'avions où la présence d'un 1. être âgé de 21 ans révolus ;
copilote est exigée ;
2. totaliser au moins 150 heures de vol, ou 100 heures si
e) d'exercer de nuit les privilèges cités ci-dessus. celles-ci ont été accomplies dans le cadre d'un cours
d'instruction homologué, en qualité de pilote d'hélicoptère ;
Art. 11. — Les conditions exigées pour la délivrance de
la licence de pilote de ligne – avion sont les suivantes :
Dans ce total de 150 ou 100 heures de vol, le candidat
1. être âgé de 21 ans révolus ;
doit accomplir sur hélicoptère, au moins :
2. totaliser au moins 1 500 heures de vol en qualité de
pilote d'avion ; a) 35 heures de vol en qualité de pilote commandant de
bord ;
Ce total de temps de vol comprendra au moins :

a) 250 heures effectuées en qualité de pilote b) 10 heures de vol sur campagne en qualité de pilote
commandant de bord ou composées comme suit: 100 commandant de bord, comprenant un vol au cours duquel
heures au minimum en qualité de pilote commandant de aura été effectué un atterrissage en deux points différents ;
bord et le reste en qualité de copilote remplissant les
fonctions de pilote commandant de bord sous la c) 10 heures d'instruction de vol aux instruments, dont
surveillance d'un pilote commandant de bord titulaire, un maximum de 5 heures aux instruments au sol ;
sous réserve que la méthode de surveillance soit jugée d) si les privilèges de la licence doivent être exercés de
acceptable par l’autorité chargée de l’aviation civile, nuit, 5 heures de vol de nuit, comprenant 5 décollages et
5 circuits d'atterrissage en qualité de pilote/commandant
b) 200 heures de vol sur campagne dont un minimum de de bord.
100 heures en qualité de pilote commandant de bord ou de
copilote remplissant les fonctions de pilote commandant Ce total de 150 heures ou de 100 heures, selon le cas,
de bord sous la surveillance d'un pilote commandant de peut être ramené respectivement à 120 et 70 heures
bord titulaire, sous réserve que la méthode de surveillance lorsque le candidat possède une licence de
soit jugée acceptable par l’Autorité chargée de l’aviation pilote-professionnel d’avion ou une licence de
civile, pilote-de ligne-avion.
c) 75 heures aux instruments, dont un maximum de 30 3- justifier du suivi d’un stage d’instruction homologué
heures aux instruments au sol, d’une manière satisfaisante et complète ;
d) 100 heures de vol de nuit en qualité de pilote 4. être titulaire d’un certificat de radiotéléphonie ;
commandant de bord ou de copilote.
5. satisfaire à des épreuves théoriques et pratiques
3. être titulaire de la licence de pilote professionnel ; fixées par arrêté du ministre chargé de l’aviation civile ;
4. justifier avoir suivi, d’une manière satisfaisante et 6. être titulaire d’un certificat médical de classe 1 en
complète, un stage d’instruction homologué ; état de validité.
5. être titulaire d’un certificat de radiotéléphonie ; Sous réserve du maintien de l’aptitude physique et
6. satisfaire aux épreuves théoriques et pratiques fixées mentale et de posséder les qualifications et mentions
par arrêté du ministre chargée de l’aviation civile ; exigées par les circonstances du vol et le type d’aéronef
utilisé, la licence de pilote professionnel - hélicoptère
7. être titulaire d’un certificat médical de classe 1 en permet à son titulaire :
état de validité.
a) d'exercer tous les privilèges du titulaire de la licence
Sous réserve du maintien de l’aptitude physique et de pilote privé - hélicoptère ;
mentale et de posséder les qualifications et mentions
exigées par les circonstances du vol et le type d’aéronef b) de remplir les fonctions de pilote commandant de
utilisé, la licence de pilote de ligne - avion permet à son bord de tout hélicoptère effectuant un vol autre qu'un vol
titulaire : de transport commercial ;
6 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82 10 Dhou El Kaada 1425
22 Décembre 2004

c) de remplir les fonctions de pilote commandant de Art. 14. — Les conditions exigées pour la délivrance
bord, dans le transport aérien commercial, de tout de la licence de navigateur sont les suivantes :
hélicoptère dont l'équipage minimal de conduite certifié
est d'un seul pilote ; 1. être âgé de 21 ans révolus ;

d) de remplir les fonctions de copilote, dans le transport 2. avoir exercer les tâches de navigateur pendant au
aérien commercial, à bord d'hélicoptères où la présence moins 200 heures de vol sur campagne jugées acceptables
d'un copilote est exigée ; par l’autorité chargée de l’aviation civile, dont au
minimum 30 heures de vol de nuit.
e) avant d'exercer de nuit ces privilèges, le titulaire de la
licence devra avoir satisfait aux conditions spécifiées en Toutefois, si un candidat a précédemment acquis de
2-d ci-dessus et avoir acquis les connaissances appropiées. l’expérience en qualité de pilote de transport aérien, il
pourra faire porter à son crédit 50% du temps ainsi
Art. 13. — Les conditions exigées pour la délivrance accompli, à valoir sur la moitié des 200 heures précitées,
de la licence de pilote de ligne – hélicoptère sont les mais non sur les 30 heures de vol de nuit sur campagne ;
suivantes :
3. justifier qu'il a, de façon satisfaisante, déterminé la
1. être âgé de 21 ans révolus ; position de l'aéronef en vol et utilisé cette information
2. totaliser 1 000 heures de vol en qualité de pilote pour assurer la navigation :
d'hélicoptère, que le candidat doit accomplir sur
hélicoptère, a) de nuit, au moins 25 fois au moyen de relevés
astronomiques, et
a) 250 heures effectuées en qualité de pilote
commandant de bord ou composées comme suit : b) de jour, au moins 25 fois au moyen conjointement de
100 heures au minimum en qualité de pilote commandant relevés astronomiques et de systèmes de navigation
de bord et le reste en qualité de copilote remplissant les autonomes ou à référence extérieure ;
fonctions de pilote commandant de bord sous la
surveillance d'un pilote commandant de bord titulaire, 4. justifier avoir suivi, d’un stage d’instruction homologué
sous réserve que la méthode de surveillance soit jugée d’une manière satisfaisante et complète ;
acceptable par l’autorité chargée de l’aviation civile,
5. satisfaire à des épreuves théoriques et pratiques
b) 200 heures de vol sur campagne, dont un minimum fixées par arrêté du ministre chargé de l’aviation civile ;
de 100 heures en qualité de pilote commandant de bord ou
de copilote remplissant les fonctions de pilote 6. être titulaire d’un certificat médical de classe 1
commandant de bord sous la surveillance d'un pilote en cours de validité.
commandant de bord titulaire, sous réserve que la
méthode de surveillance soit jugée acceptable par Sous réserve du maintien de l’aptitude physique et
l’autorité chargée de l’aviation civile ; mentale et des dispositions de validité de la licence
prescrites par le présent décret, la licence de navigateur
c) 30 heures aux instruments, dont un maximum de permet à son titulaire de remplir les fonctions de
10 heures aux instruments au sol, navigateur de tout aéronef.
d) 50 heures de vol de nuit en qualité de pilote
Art. 15. — Les conditions exigées pour la délivrance
commandant de bord ou de copilote ;
de la licence de mécanicien navigant sont les suivantes :
3. être titulaire de la licence de pilote
professionnel/d’hélicoptère ; 1. être âgé de 21 ans révolus ;
4. justifier avoir suivi, de manière satisfaisante et 2. totaliser au moins 100 heures de vol au cours
complète, un stage d’instruction homologué ; desquelles il aura assuré les fonctions de mécanicien
5. satisfaire à des épreuves théoriques et pratiques navigant en qualité de stagiaire ou 50 heures s’il justifie
fixées par arrêté du ministre chargé de l’aviation civile ; avoir suivi, d’une manière satisfaisante et complète, un
stage d’instruction sur un entraîneur synthétique de vol
6. être titulaire d’un certificat médical de classe 1 en homologué ;
état de validité.
3. satisfaire à des épreuves théoriques et pratiques
Sous réserve du maintien de l’aptitude physique et fixées par arrêté du ministre chargé de l’aviation civile ;
mentale et de posséder les qualifications et mentions
exigées par les circonstances du vol et le type d’aéronef 4. être titulaire d’un certificat médical de classe 1 en
utilisé, la licence de pilote de ligne - hélicoptère permet à cours de validité.
son titulaire :
Sous réserve du maintien de l’aptitude physique et
a) d'exercer tous les privilèges des titulaires des licences mentale et des dispositions de validité de la licence
de pilote privé et de pilote professionnel - hélicoptère, prescrites par le présent décret, la licence de mécanicien
navigant permet à son titulaire de remplir les fonctions de
b) de remplir les fonctions de pilote commandant de mécanicien navigant à bord de tout aéronef pour lequel il
bord et de copilote d'hélicoptère dans le transport aérien. possède une qualification.
10 Dhou El Kaada 1425 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82 7
22 Décembre 2004

Art. 16. — Les conditions exigées pour la délivrance a) en vue de l'obtention d'une licence conférant
de la licence d’opérateur radiotéléphoniste navigant sont les privilèges pour l'aéronef dans son intégralité, au
les suivantes : moins :
1. être âgé de 21 ans révolus ; a) 1. quatre (4) ans; ou
2. être titulaire du certificat d’aptitude professionnelle à a) 2. deux (2) ans si le candidat a suivi d'une manière
l’emploi de radiotélégraphiste de 1ère ou de 2ème classe ; satisfaisante et complète un cours d'instruction
homologué ;
3. avoir acquis au moins quatre (4) mois d’expérience
satisfaisante en qualité de radiotélégraphiste et prouvé son b) en vue de l'obtention d'une licence avec privilèges
aptitude au cours de 25 heures de vol sur un aéronef muni restreints conformément au présent article, une expérience
d’un équipement radio, ou justifier avoir suivi, d’une dont la durée assure un niveau de compétence équivalent à
manière satisfaisante et complète, un stage d’instruction celui de l'alinéa a); toutefois la durée minimale sera :
homologué ;
b) 1. de deux (2) ans, ou
4. satisfaire à des épreuves théoriques et pratiques ;
b) 2. si le candidat a suivi d'une manière satisfaisante et
5. être titulaire d’un certificat médical de classe 1 en complète un cours d'instruction homologué, égal à la
état de validité. période que l’autorité chargée de l’aviation civile juge
Sous réserve du maintien de l’aptitude physique et nécessaire pour lui donner un niveau d'expérience pratique
équivalent ;
mentale et des dispositions de validité de la licence
prescrites par le présent décret, la licence d’opérateur 3. satisfaire à des épreuves théoriques et pratiques
radiotéléphoniste navigant permet à son titulaire de fixées par arrêté du ministre chargé de l’aviation civile ;
remplir les fonctions d’opérateur radiotéléphoniste à bord
de tout aéronef. 4. être titulaire d’un certificat médical de classe 1 en
état de validité.
Section 3
Sous réserve des conditions spécifiées ci-dessus, la
Des conditions d’obtention du certificat licence de technicien de maintenance d’aéronefs permet à
de sauvetage et de sécurité son titulaire d’exercer les fonctions de technicien de
maintenance et, à ce titre, de certifier que l'aéronef ou ses
Art. 17. — Les conditions exigées pour la délivrance éléments sont en état de navigabilité après une réparation,
du certificat de sauvetage et de sécurité sont les suivantes : modification ou installation autorisée d'un groupe
motopropulseur, d'un accessoire, d'un instrument ou d'un
1. être âgé de 19 ans révolus ; élément d'équipement, et de signer une fiche de
maintenance à la suite d'une inspection d'opérations de
2. justifier du suivi d’un stage d’instruction homologué maintenance ou de travaux d'entretien courant.
d’une manière satisfaisante et complète ;
Le titulaire d'une licence de maintenance d'aéronefs
3. satisfaire à des épreuves théoriques et pratiques n'exercera les privilèges spécifiés ci-dessous que :
fixées par arrêté du ministre chargé de l’aviation civile ;
a) pour :
4. être titulaire d’un certificat médical de classe 1 en 1. les aéronefs mentionnés sur la licence, soit
état de validité. expressément, soit par catégories générales, dans leur
intégralité; ou
Sous réserve du maintien de l’aptitude physique et
mentale et des dispositions de validité du certificat 2. les cellules, les groupes motopropulseurs et
prescrites par le présent décret, le certificat de sauvetage les systèmes ou éléments d'aéronef mentionnés sur la
et de sécurité permet à son titulaire d’assurer à bord d’un licence, soit expressément, soit par catégories générales;
aéronef en exploitation commercial, la sécurité dans la et/ou
cabine ainsi que le service aux passagers et/ou de 3. les systèmes ou les éléments d'avionique de bord
superviser lesdits sécurité et service. mentionnés sur la licence, soit expressément, soit par
catégories générales ;
Section 4
b) s'il dispose des renseignements pertinents relatifs à la
Des conditions d’obtention des licences maintenance et à la navigabilité des aéronefs pour lesquels
de personnel technique au sol il signe une fiche de maintenance, ou des cellules, des
Art. 18. — Les conditions exigées pour la délivrance groupes motopropulseurs, des systèmes ou éléments
de la licence de technicien de maintenance d'aéronefs sont d'aéronef et des systèmes ou éléments d'avionique de bord
qu'il certifie en état de navigabilité ;
les suivantes :
1. être âgé de 19 ans révolus ; c) si, au cours des 24 mois précédents, il a soit,
accumulé au moins six (6) mois d'expérience dans
2. justifier du suivi d’un stage d’instruction homologué l'inspection, l'entretien ou la maintenance d'un aéronef ou
d’une manière satisfaisante et complète ; d'éléments d'aéronef conformément aux privilèges
conférés par sa licence, soit, rempli les conditions de
3. avoir acquis l'expérience spécifiée ci-après en ce qui délivrance d'une licence conférant les privilèges en
concerne l'inspection, la réparation et la maintenance des question de façon probante pour l’autorité chargée de
aéronefs ou de leurs éléments : l’aviation civile.
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Art. 19. — Les conditions exigées pour la délivrance Section 5


de la licence de contrôleur de la circulation aérienne sont
Conditions d’obtention des licences
les suivantes :
et certificats de personnel navigant privé
1. être âgé de 21 ans révolus ;
Art. 22. — Les conditions exigées pour la délivrance
2. avoir suivi avec succès un cours homologué et de licence de pilote privé – avion sont les suivantes :
accompli au moins trois (3) mois de service satisfaisant en
participant à des opérations réelles de contrôle de la 1. être âgé de 21 ans révolus ;
circulation aérienne sous la surveillance d'un contrôleur de
la circulation aérienne détenteur d'une qualification 2. totaliser au moins 40 heures de vol en qualité de
appropriée. L'expérience prescrite pour les qualifications pilote d'avion.
de contrôleur de la circulation aérienne peut faire partie de
l'expérience prescrite dans le présent paragraphe ; Ce total de 40 heures comprendra au moins 10 heures
de vol en solo sur avion, sous la surveillance d'un
3. satisfaire à des épreuves théoriques et pratiques instructeur de vol habilité, dont 5 heures de vol en solo sur
fixées par arrêté du ministre chargé de l’aviation civile. campagne comprenant au moins un vol d'un minimum de
4. être titulaire d’un certificat médical de classe 3 en 270 km (150 NM) au cours duquel aura été effectué un
cours de validité. atterrissage avec arrêt complet à deux aérodromes
différents ;
Art. 20. — Les conditions exigées pour la délivrance 3. recevoir sur avion une instruction au vol de nuit d’au
de la licence d'agent technique d'exploitation sont les moins 5 heures, comprenant au moins 10 décollages et 10
suivantes : atterrissages de nuit, 3 départs et 3 atterrissages au moins
1. être âgé de 21 ans révolus. doivent avoir été effectués dans les trois (3) derniers
mois ;
2. avoir acquis l'expérience de deux (2) années
de service au total dans une des fonctions spécifiées 4. être titulaire d’un certificat de radiotéléphonie ;
ci-dessous ou dans une combinaison quelconque de ces
fonctions : 5. satisfaire aux épreuves théoriques et pratiques fixées
par arrêté du ministre chargé de l’aviation civile ;
— membre d'équipage de conduite dans le transport
aérien ; 6. être titulaire d’un certificat médical de classe 2 en
état de validité.
— météorologiste dans un organisme de préparation
et de suivi des vols dans le transport aérien; Sous réserve du maintien de l’aptitude physique et
mentale et de posséder les qualifications et mentions
— contrôleur de la circulation aérienne, ou responsable exigées par les circonstances du vol et le type d’aéronef
d'agents techniques d'exploitation ou d'un service utilisé, la licence de pilote privé avion permet à son
d'opérations aériennes d'une entreprise du transport titulaire de remplir, sans rémunération, les fonctions de
aérien ; pilote commandant de bord de tout avion mono ou
bi-moteurs certifié mono-pilote, utilisé pour des vols non
3. avoir servi dans un organisme de contrôle payants.
d'exploitation sous la supervision d'un agent technique
d'exploitation pendant au moins 90 jours de travail au Art. 23. — Les conditions exigées pour la délivrance
cours des 6 mois précédant immédiatement la date de la de la licence de pilote privé – hélicoptère sont les
candidature ; suivantes :
4. satisfaire à des épreuves théoriques et pratiques 1. être âgé de 21 ans révolus ;
fixées par arrêté du ministre chargé de l’aviation civile ;
2. totaliser au moins 40 heures de vol en qualité de
5. être titulaire d’un certificat médical de classe 3 en pilote d'hélicoptère.
cours de validité.
Ce total comprendra au moins 10 heures de vol en solo
Sous réserve des dispositions de validité de la licence sous la surveillance d'un instructeur de vol habilité, dont 5
prescrites par le présent décret, la licence d'agent heures de vol en solo sur campagne comprenant au moins
technique d'exploitation permet à son titulaire d'exercer un vol d'un minimum de 180 km (100 NM) au cours
les fonctions d'agent technique d'exploitation. duquel aura été effectué un atterrissage en deux points
Art. 21. — Les conditions exigées pour la délivrance différents.
de la licence d'opérateur radio de station aéronautique sont 3. avoir reçu une instruction en double commande au
les suivantes : vol de nuit sur hélicoptère, avec décollage, atterrissage et
1. être âgé de 19 ans révolus ; navigation ;
2. le candidat doit avoir suivi avec succès un cours 4. être titulaire d’un certificat de radiotéléphonie ;
homologué pendant la période de 12 mois précédant
5. satisfaire à des épreuves théoriques et pratiques
immédiatement sa candidature et avoir servi de manière
fixées par arrêté du ministre chargé de l’aviation civile ;
satisfaisante, sous la supervision d'un opérateur radio de
station aéronautique qualifié, pendant deux (2) mois au 6- être titulaire d’un certificat médical de classe 2 en
moins. état de validité.
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Sous réserve du maintien de l’aptitude physique et Art. 26. — Les conditions exigées pour la délivrance
mentale et de posséder les qualifications et mentions de la licence de parachutiste privé sont les suivantes :
exigées par les circonstances du vol et le type d’aéronef
utilisé, la licence de pilote privé - hélicoptère permet à son 1. être âgé de 18 ans révolus ;
titulaire de remplir, sans rémunération, les fonctions de
pilote commandant de bord ou de copilote de tout 2. totaliser au moins 33 sauts à partir d’un avion,
hélicoptère utilisé pour des vols non payants. effectués chacun sous contrôle d’un instructeur de
parachutisme, suivant une progression approuvée par
Art. 24. — Les conditions exigées pour la délivrance décision ministérielle ;
de la licence de pilote de planeur sont les suivantes :
3. satisfaire à des épreuves théoriques et pratiques
1. être âgé de 21 ans révolus ; fixées par arrêté du ministre chargé de l’aviation civile ;

2. totaliser au moins 6 heures de vol en qualité de 4. être titulaire d’un certificat médical de classe 2 en
pilote de planeur, dont 2 heures de vol en solo comportant cours de validité.
au minimum 20 lancements et atterrissages ;
Sous réserve du maintien de l’aptitude physique et
3. satisfaire à des épreuves théoriques et pratiques mentale, la licence de pilote de parachutiste permet à son
titulaire d’effectuer, sans rémunération, des sauts à titre
fixées par arrêté du ministre chargé de l’aviation civile.
de démonstration, d’exhibition ou d’entraînement en
utilisant à son gré le dispositif d’ouverture automatique ou
4. être titulaire d’un certificat médical de classe 2 en commandé, avec du matériel homologué, et sous réserve
cours de validité. de la présence, à bord ou au sol, d’un instructeur en vol de
parachutisme, au courant de l’exercice projeté et ayant
Sous réserve du maintien de l’aptitude physique et donné son accord sur celui-ci.
mentale et de posséder les qualifications et mentions
exigées par les circonstances du vol et le type d’aéronef Art. 27. — Les conditions exigées pour la délivrance
utilisé, la licence de pilote de planeur permet à son de la licence d’ultra-léger motorisé sont les suivantes :
titulaire de remplir les fonctions de pilote commandant de
bord de tout planeur, à condition qu'il ait une expérience 1. être âgé de 19 ans révolus ;
opérationnelle de la méthode de lancement employée.
2. totaliser au moins 30 heures de vol sur l’aéronef
Art. 25. — Les conditions exigées pour la délivrance U.L.M ;
de la licence de pilote de ballon libre sont les suivantes :
3. avoir suivi un cours d'instruction homologué ;
Les dispositions ci-après s'appliquent aux ballons à air
chaud et aux ballons à gaz. 4. satisfaire à des épreuves théoriques et pratiques
fixées par arrêté du ministre chargé de l’aviation civile ;
1. être âgé de 21 ans révolus.
5. être titulaire d’un certificat médical de classe 2 en
2. totaliser au moins 16 heures de vol en qualité de cours de validité.
pilote de ballon libre, qui comprendront au minimum huit
décollages avec ascension, dont un en solo. Sous réserve du maintien de l’aptitude physique et
mentale et de posséder les qualifications et mentions
Pour pouvoir exercer de nuit les privilèges de la licence, exigées par les circonstances du vol et le type d’aéronef
le candidat doit avoir acquis, sous surveillance appropriée, utilisé, la licence de pilote d’avion ultra-léger motorisé
une expérience opérationnelle du vol de nuit sur ballon permet à son titulaire d’agir en qualité de commandant de
libre. bord d’un avion ultra-léger si aucun passager ne se trouve
à bord.
3. satisfaire à des épreuves théoriques et pratiques
fixées par arrêté du ministre chargé de l’aviation civile ; CHAPITRE III
DES QUALIFICATIONS DES LICENCES
4. être titulaire d’un certificat médical de classe 2 en
cours de validité. Art. 28. — L’exercice des fonctions correspondant aux
différentes licences est subordonné à la possession par le
Sous réserve du maintien de l’aptitude physique et titulaire de qualifications ayant trait à l’aéronef, aux
mentale et de posséder les qualifications et mentions équipements, aux conditions de vol, ainsi qu’à
exigées par les circonstances du vol et le type d’aéronef l’instruction en vol ou au sol.
utilisé, la licence de pilote de ballon libre permettra à son
titulaire de remplir les fonctions de pilote commandant de Art. 29. — Les qualifications d’exercice des fonctions
bord de tout ballon libre, à condition qu'il ait une ayant trait aux radiocommunications sont fixées par arrêté
expérience opérationnelle sur ballon à air chaud ou sur du ministre chargé des télécommunications après avis du
ballon à gaz, selon le cas. ministre chargé de l’aviation civile.
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Section 1 b) 40 heures de vol aux instruments sur hélicoptère ou


sur avion, dont au maximum 20 heures aux instruments au
De la qualification de vol aux instruments sol, ce maximum étant porté à 30 heures si l'on utilise un
simulateur de vol. Les heures aux instruments au sol
Art. 30. — Les conditions exigées pour la délivrance seront effectuées sous la surveillance d'un instructeur
de la qualification de vol aux instruments –avion sont les habilité,
suivantes :
c) 10 heures de vol de nuit comprenant 10 décollages et
1. être titulaire d'une licence de pilote privé ou de pilote 10 atterrissages de nuit pendant lesquels il aura
professionnel – avion ; effectivement manœuvré les commandes ;
3. justifier du suivi d’un stage d’instruction homologué
2. totaliser au moins : de manière satisfaisante et complète ;
a) 150 heures de vol en qualité de pilote commandant 4. satisfaire à des épreuves théoriques et pratiques
de bord dont 50 heures sur campagne à bord d'aéronefs de fixées par arrêté du ministre chargé de l’aviation civile ;
catégories jugées acceptables par l’autorité chargée de 5. être titulaire d’un certificat médical de classe
l’aviation civile, comprenant au moins 10 heures sur 1 en état de validité.
avion,
La qualification de vol aux instruments - hélicoptère
b) 40 heures aux instruments sur avion ou sur permet à son titulaire de piloter les hélicoptères selon les
hélicoptère, dont au maximum 20 heures de vol règles de vol aux instruments, dans la limite des privilèges
aux instruments au sol. Ce maximum étant porté à 30 conférés par la licence du titulaire ainsi que des
heures s’il est utilisé un simulateur de vol. qualifications et mentions qui y sont portées.

Les heures aux instruments au sol seront effectuées sous Section 2


la surveillance d'un instructeur habilité, Des qualifications de classe et de type
et d’instruction
c) 5 heures de vol de nuit, comprenant 10 décollages et
10 atterrissages de nuit pendant lesquels le candidat aura Art. 32. — Les qualifications de classe-citées ci-après,
effectivement manœuvré les commandes ; sont établies pour les aéronefs dont l’équipage minimal
certifié est d’un seul pilote :
3. justifier du suivi d’un stage d’instruction homologué
d’une manière satisfaisante et complète ; — avions terrestres monomoteur ;

4. satisfaire aux épreuves théoriques et pratiques fixées — avions terrestres multimoteurs ;


par arrêté du ministre chargé de l’aviation civile ;
— hydravions monomoteur; et
5. être titulaire d’un certificat médical de classe 1 en
état de validité. — hydravions multimoteurs.

Toutefois, sous réserve des dispositions de l’alinéa Art. 33. Les qualifications de classe citées ci-après,
ci-dessous, la qualification de vol aux instruments-avion sont établies pour les giravions suivants :
permet à son titulaire de piloter des avions selon les
règles de vol aux instruments dans la limite des privilèges — hélicoptère monomoteur ;
conférés par la licence du titulaire ainsi que des
— hélicoptère multimoteurs ;
qualifications et mentions qui y sont portées.

Avant d'exercer les privilèges de la qualification de vol — autogyres.


aux instruments sur avions multimoteurs, le candidat doit Art. 34. — Les qualifications de type sont établies
prouver qu’il est capable de piloter ces catégories d’avions pour :
en se référant seulement aux instruments; un moteur étant
en panne réelle ou simulée. — chaque type d’aéronef dont l’équipage minimal de
conduite certifié est d’au moins deux pilotes ;
Art. 31. — Les conditions exigées pour la délivrance de
la qualification de vol aux instruments – hélicoptère sont — chaque type d’hélicoptère dont l’équipage minimal
les suivantes : de conduite certifié est d’un seul pilote, à moins qu’une
qualification de classe n’ait été délivrée, pour
1. être titulaire d'une licence de pilote professionnel ou les hélicoptères dont l’équipage minimal de conduite
de pilote de ligne hélicoptère ; certifié est d’un seul pilote et qui possède des
caractéristiques comparables, notamment du point de vue
de la conduite et des performances ;
2. totaliser au moins :
— tout type d’aéronef pour lequel l’autorité chargée de
a) 250 heures de vol en qualité de pilote commandant l’aviation civile le juge nécessaire.
de bord dont au moins 50 heures de vol sur campagne à
bord d'aéronefs de catégories jugées acceptables par Art. 35. — La durée de validité de toute qualification
l’autorité chargée de l’aviation civile comprenant au de classe ou de type (avion/hélicoptère) est de douze
moins 10 heures sur hélicoptère, (12) mois.
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Art. 36. — La liste, les conditions de délivrance, de Une qualification cessera d’être valide lorsqu’un
prorogation et de renouvellement des qualifications de
classe et de type d’avion, d’hélicoptère ainsi que celles contrôleur de la circulation aérienne aura cessé d’exercer
intéressant les planeurs et les ballons libres sont fixées par les privilèges de sa qualification durant six (6) mois
arrêté du ministre chargé de l’aviation civile. successifs. Il ne pourra recommencer à exercer les
privilèges afférents à sa qualification avant d’avoir établi
Art. 37. — Les catégories de qualification et
d’autorisation d'instructeurs pour avion sont les de nouveau son aptitude.
suivantes :
— qualification d'instructeur de vol avion ; Art. 42. — Les conditions exigées pour l’obtention des
qualifications de contrôleur de la circulation aérienne ainsi
— qualification d'instructeur de type avion ;
que les privilèges du titulaire de cette qualification sont
— qualification d'instructeur de classe avion ; fixées par arrêté du ministre chargé de l’aviation civile.
— qualification d'instructeur de vol aux instruments-avion ;
— qualification d'instructeur sur entraîneur de vol CHAPITRE IV
synthétique – avion ;
DU CONTROLE DE COMPETENCE EN VUE
— qualification d’instructeur de mécanicien navigant de DE L’OBTENTION DES LICENCES
type – avion ;
ET DES QUALIFICATIONS
— qualification d'instructeur de mécanicien navigant
sur entraîneur de vol synthétique - avion.
Art. 43. — Les licences et les qualifications, telles que
Art. 38. — Les catégories de qualification et définies ci-dessus, sont soumises à des procédures de
d’autorisation d'instructeurs pour hélicoptère sont les contrôle de compétence par l’autorité chargée de
suivantes :
l’aviation civile.
— qualification d'instructeur de vol hélicoptère ;
— qualification d'instructeur de type hélicoptère ; Art. 44. — L’autorité chargée de l’aviation civile est
chargée d’assurer les missions de contrôle de compétence
— qualification d'instructeur de classe hélicoptère ; pour l’exercice des fonctions par le personnel de
— qualification d'instructeur de vol aux instruments l’aéronautique civile.
hélicoptère ;
Elle peut autoriser et habiliter des personnes physiques
— qualification d'instructeur sur entraîneur de vol
synthétique – hélicoptère. à l’effet d’effectuer ce contrôle à sa place et en son nom.

Art. 39. — Les qualifications sont valables douze Dans l’exercice de leurs missions, telles que
(12) mois. déterminées ci-dessus, ces personnes habilitées reçoivent
le titre d’examinateurs.
Art. 40. — Les conditioons de délivrance, de
prorogation et de renouvellement des qualifications
(avion/hélicoptère) ainsi que celles intéressant la Les conditions et les modalités de mise en œuvre des
parachutiste privé, le planeur et de pilotes de ballon libre dispositions du présent article sont fixées par arrêté du
sont fixées par arrêté du ministre chargé de l’aviation ministre chargé de l’aviation civile.
civile.
Section 3 CHAPITRE V
Des qualifications de contrôle aérien
DES CARACTERISTIQUES, DU CONTENU
Art. 41. — Les qualifications de contrôleur de la ET DE LA VALIDITE DES LICENCES
circulation aérienne comprennent les catégories DU PERSONNEL
suivantes :
— qualification de contrôle d'aérodrome ; Art. 45. — Les modèles-types de la licence et du
— qualification de contrôle d'approche ; certificat de sécurité et de sauvetage sont annexés au
présent décret.
— qualification de contrôle radar d'approche ;
La licence et le certificat de sécurité et de sauvetage
— qualification de contrôle radar d'approche de
précision ; sont blancs.

— qualification de contrôle régional ; Art. 46. — Sous réserve du maintien de l’aptitude


physique et mentale et de posséder les qualifications et
— qualification de contrôle radar régional ; mentions exigées par les circonstances du vol et le type
— qualification d’examinateur ; d’aéronef réputés valides tel que prescrit par le présent
décret, la durée de validité de la licence est de cinq
— qualification d’instructeur. (5) ans.
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CHAPITRE VI Section 3
DES MODALITES D’EXERCICE DU PERSONNEL De la discipline
DE L’AERONAUTIQUE CIVILE
Art. 53. — Sans préjudice des poursuites pénales, les
Section 1 manquements dans l’exécution des fonctions liées aux
Du personnel navigant professionnel et privé licences, au certificat de sécurité et de sauvetage et
qualifications, délivrés dans le cadre du présent décret,
donnent lieu au retrait provisoire ou définitif de licence ou
Art. 47. — Pour le personnel navigant professionnel la de qualification par le ministre chargé de l’aviation civile
composition de l’équipage s’effectue conformément aux sur proposition du conseil de discipline du personnel de
règles fixées par arrêté du ministre chargé de l’aviation l’aéronautique civile, institué auprès de l’autorité chargée
civile et ce, compte tenu du type d’aéronef, des de l’aviation civile.
caractéristiques du voyage à effectuer et de la nature des
opérations auxquelles est affecté cet aéronef. Art. 54. — La composition, le fonctionnement du
La liste nominative de l’équipage est dressée par conseil de discipline du personnel de l’aéronautique civile
l’exploitant avant chaque vol. ainsi que les cas et les conditions de retrait temporaire ou
définitif sont fixés par arrêté du ministre chargé de
Art. 48. — Le personnel navigant professionnel ne peut l’aviation civile.
exercer aucune activité en qualité de pilote commandant
de bord ou de copilote dans le transport aérien public CHAPITRE VII
au-delà de l’âge de soixante (60) ans.
DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES
Toutefois, et à titre exceptionnel, le personnel cité
ci-dessus peut être autorisé par décision de l’autorité
chargée de l’aviation civile à l’effet d’exercer dans le Art. 55. — Deux (2) ans après la date de publication du
domaine de la formation, de l’instruction et de présent décret au Journal officiel de la République
l’évaluation, sous réserve qu’il remplisse les conditions de algérienne démocratique et populaire, une licence ou une
renouvellement des qualifications d’instructeur et/ou qualification peut être délivrée sur la base
d’examinateur prescrites par le présent décret. des dispositions réglementaires antérieures relatives au per
sonnel navigant de l’aéronautique civile à condition que
Art. 49. — Des organismes nationaux ou étrangers de le candidat ait entamé sa formation avant le jour de
formation agréés assurent les formations, instructions et l’entrée en vigueur du présent décret et qu’il remplisse les
l’évaluation requises de personnel navigant professionnel conditions fixées par les dispositions réglementaires
et privé pour l’obtention des différents brevets, licences et antérieures.
certificats.
Les conditions d’agrément de ces organismes ainsi que Art. 56. — Les licences délivrées dans le cadre de la
les conditions techniques d’homologation des entraîneurs législation et de la réglementation antérieures restent
synthétiques de vol destinés à la formation ou au maintien valables jusqu’à leur expiration dans un délai de deux
des compétences du personnel navigant professionnel et (2) ans à compter de la date de la publication du présent
privé sont fixées par arrêté du ministre chargé de décret au Journal officiel de la République algérienne
l’aviation civile. démocratique et populaire.

Art. 50. — Pour permettre l’authenticité et la validité Le renouvellement de ces licences obéit aux dispositions
des licences produites par le personnel navigant du présent décret
professionnel et privé, les renseignements sur l’état des
licences et qualifications, sur les normes de formation de
personnel navigant professionnel et privé, de délivrance Art. 57. — Le personnel technique au sol qui exerce
des licences peuvent être mis à la disposition des Etats déjà une activité autorisée lors de l’entrée en vigueur du
contractants à la convention relative à l’aviation civile présent décret et qui ne réunit pas les conditions du
internationale et des compagnies aériennes concernées. présent décret est autorisé à continuer à exercer ses
fonctions.
Art. 51. — Le personnel navigant professionnel et privé
doit être détenteur d’un carnet de vol délivré par l’autorité
chargée de l’aviation civile. Art. 58. — Les présentes dispositions transitoires
expirent deux (2) ans après la date de publication du
Le modèle et les caractéristiques du carnet de vol ainsi présent décret au Journal officiel de la République
que le décompte du temps de vol sont fixés par arrêté du algérienne démocratique et populaire .
ministre chargé de l’aviation civile.
Section 2 Art. 59. — Le présent décret sera publié au Journal
officiel de la République algérienne démocratique et
Du personnel technique au sol populaire.
Art. 52. — Les contrôleurs affectés à d’autres postes de
travail que ceux exigeant une licence en état de validité Fait à Alger, le 8 Dhou El Kaada 1425 correspondant
peuvent être autorisés, par l’autorité chargée de l’aviation au 20 décembre 2004.
civile , à bénéficier du maintien en état de validité de leur
licence et des qualifications qui y sont mentionnées. Ahmed OUYAHIA.
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13

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REPUBLIC OF ALGERIA w?? ½b?? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?L? ?« Ê«d?? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? O? ?D? ?«
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JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82

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The Government of Democratic and Popular shall be exercised only when the
Republic of Algeria certifies that the holder of holder has a valid medical
CIVIL AVIATION AUTHORITY certificate for the required
this licence has been found duly qualified in
accordance with the provisions of the Convention privilege.
on International Civil Aviation, especially the
nðUNUÐ WBUC« «“UO²7ô« XII
Annex 1 and has been found competent to exercise
the privileges attached to this licence. Ác?? ¼ q?? 7U?? ?? ?? ?? ?? ?? ?? ?? ?? ?Š © .RT®® w?? J??K?? Ýö??«
W?? ?? ?? GK?U?Ð q?L?? ?? ?? FK? ¡n?I …œU?? ?? ?? N?? ?? ??A?«
s²? ?7 v?KŽ RT “U?? N?? ?−Ð W?¹e?? OK?J½ù«
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Date of issued..................... —«bBô« a¹—Uð X
The appropriate privileges of the
Name :.............................................∫ VIK« IV radiotelephony : The holder of this
licence had shown his competence
to work with in english with the
First Name :..............................................∫ rÝô« ¡UC²/ô« V(Š i9uL« nþuL« rÝ« lO/uð X RT. Instrument
Signature and name of duly authorized official
Date of birth :............... ∫œU¹œ“ô« a¹—Uð © a® IV
ÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆÆ—UOÞ WBš— II Remarks / WEŠö7 XIII
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...............................................................LICENCE
Address :.................................................................
Nationality :..................................∫ WO(M−« VI
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Signature of holder
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FR (IR)s7 Date of test Examiner’s Authority’s PPL Private Pilot Licence ’Uš —UOÞ …“UłÌ«
Class/Type Valid authorisation signature
œËbŠ Ø UEŠö7 Precise if the ATPL Airline Transport Pilot Licence
test contained until Íuł jš —UOÞ …“Uł≈
“«dD« ØnMB« Remarks/Limitations CPL Commercial Pilot Licence
part FR (IR) Í—U−ð —UOÞ …“UłÌ«
IR Instrument rating is required wü« Ê«dOD« WOK¼√
JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82

(A) Aircraft …dzUÞ


SE Single-Engine bŠ«u« „d×L«
ME Multi-Engine UId×L« œbF²L«
MPA Multipilot Aircraft s¹œbF²7 s¹—UOÞ «– …dzUÞ
SPA Single Pilot Aircraft bŠ«Ë —UOÞ «– …dzUÞ
R/T Radio Telephony wJKÝö« u¹œ«d«
MEP Multi Engine Piston fÐUJL« …œbF²7 …dzUÞ
SEP Single Engine Piston f³JL« …bOŠË …dzUÞ
Type “«dD«
Class nMB«
qzUÝuK qO¼Q²« FI Flight Instructor Ê«dOD« rKF7
CP Co-pilot
Instruments Rating —UOÞ bŽU(7
RPPL As private pilot only ’Uš —UOÞ jI9
CRI Class Ratings Instructor UOK¼« rKF7 nMB«
TRI Type Ratings Instructor “«dD« UOK¼¬ rKF7
IRI Instrument rating Instructor wü« Ê«dOD« rKF7
FE Flight examiner Ê«dOD« sײL7
sOMײL7 Ø sO½uJ7 CRE Class rating examiner w_« Ê«dOD« sײL7
INSTRUCTORS/EXAMINERS TRE Type Ratings examiner “«dD« UOK¼« sײL7
IRE Instrument rating examiner w_« Ê«dOD« sײL7
SFE Synthetic flight examiner ÃËœe7 Ê«dOÞ sײL7
FIE Flight instructor examiner Ê«dOD« sײL7 Ë rKF7
14
15

¡UC7≈ ≠ lÐUÞ v≈ W×UB …œUNý


WO³FA« WOÞ«dIL¹b« W¹dz«e−« W¹—uNL−« © I®® Certificat n°..................................∫∫ …œUNA« r/—
Cachet-Signature Certificat valable jusqu’au
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JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82

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16
10 Dhou El Kaada 1425 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82 17
22 Décembre 2004

Décret exécutif n°° 04-415 du 8 Dhou El Kaada 1425 Art. 2. — Il est entendu, au sens du présent décret, par :
correspondant au 20 décembre 2004 fixant les — Transporteur routier : Personne physique ou
conditions de délivrance des autorisations morale autorisée à effectuer les activités telles que
d’exercice des activités de transport routier de définies à l’article 2 de la loi n° 01-13 du 7 août 2001,
personnes et de marchandises. susvisée.
————
— Transporteur public routier : Personne physique
Le Chef du Gouvernement, ou morale autorisée à effectuer contre rémunération des
activités telles que définies à l’article 2 de la loi n° 01-13
Sur le rapport du ministre des transports, du 7 août 2001, susvisée.
Vu la Constitution, notamment ses articles 85-4° et 125 — Transporteur routier pour propre compte :
(alinéa 2) ; Personne physique ou morale autorisée à effectuer pour
son propre besoin des activités telles que définies à
Vu la loi n° 90-08 du 7 avril 1990 relative à la l’article 2 de la loi n° 01-13 du 7 août 2001, susvisée.
commune ;
Art. 3. — Conformément aux dispositions de l’article
Vu la loi n° 90-09 du 7 avril 1990 relative à la wilaya ; 17 de la loi n° 01-13 du 7 août 2001, susvisée, l’exercice
Vu la loi n° 01-13 du 17 Joumada El Oula 1422 des activités de transport routier de personnes et de
marchandises est soumis à une autorisation préalable
correspondant au 7 août 2001 portant orientation et délivrée par le directeur des transports de wilaya
organisation des transports terrestres ; territorialement compétent.
Vu la loi n° 01-14 du 29 Joumada El Oula 1422 Pour les services de transport public routier d’intérêt
correspondant au 19 août 2001 relative à l’organisation, la national, l’accord préalable du ministre chargé des
sécurité et la police de la circulation routière ; transports est requis.
Vu le décret présidentiel n° 04-136 du 29 Safar 1425 CHAPITRE I
correspondant au 19 avril 2004 portant nomination du
Chef du Gouvernement ; DES CONDITIONS DE DELIVRANCE
DE L’AUTORISATION DE TRANSPORT
Vu le décret présidentiel n° 04-138 du 6 Rabie El Aouel ROUTIER DE PERSONNES
1425 correspondant au 26 avril 2004 portant nomination
des membres du Gouvernement ; Art. 4. — Le transport routier de personnes est organisé
en services publics réguliers, occasionnels ou privés
Vu le décret exécutif n° 90-381 du 24 novembre 1990 conformément à l’article 26 de la loi n° 01-13 du 7 août
relatif à l’organisation et au fonctionnement des directions 2001, susvisée.
des transports de wilaya ;
Section 1
Vu le décret exécutif n° 97-40 du 9 Ramadhan 1417 Des services publics réguliers
correspondant au 18 janvier 1997, modifié et complété,
relatif aux critères de détermination et d’encadrement des Art. 5. — Toute personne physique ou morale qui désire
activités et professions réglementées soumises à exploiter un service régulier de transport public routier de
inscription au registre du commerce ; personnes doit déposer sa demande d’autorisation auprès
du directeur des transports de wilaya territorialement
Vu le décret exécutif n° 03-223 du 9 Rabie Ethani 1424 compétent. Il lui en est remis un accusé de réception.
correspondant au 10 juin 2003 relatif à l’organisation du
contrôle technique des véhicules automobiles et les Lorsqu’elle émane d’une personne physique, la
demande doit mentionner l’état civil, le domicile du
modalités de son exercice ; demandeur ainsi que l’adresse du siège de ses activités.
Vu le décret exécutif n° 03-261 du 23 Joumada El Oula Lorsqu’elle est présentée au nom d’une personne
1424 correspondant au 23 juillet 2003 portant morale, elle doit mentionner la dénomination sociale, la
composition, attributions et fonctionnement du conseil forme juridique, l’adresse du siège social ainsi que l’état
national des transports terrestres du comité interministériel civil et le domicile du représentant légal habilité à
du transport de matières dangereuses et de la commission présenter la demande.
de sanctions administratives de wilaya ;
Art. 6. — La demande d’autorisation doit être
Vu le décret exécutif n° 03-452 du 7 Chaoual 1424 accompagnée des documents suivants :
correspondant au 1er décembre 2003 fixant les conditions
particulières relatives au transport routier des matières A- Pour les personnes physiques :
dangereuses ; — copie de la carte grise du ou des véhicules à
exploiter ;
Décrète :
— copie du procès-verbal de contrôle technique en
cours de validité du ou des véhicules à exploiter ;
Article 1er. — En application des dispositions de
l’article 17 de la loi n° 01-13 du 17 Joumada El Oula 1422 — extrait du casier judiciaire (bulletin n° 3) de moins
correspondant au 7 août 2001, susvisée, le présent décret a de trois (3) mois.
pour objet de fixer les conditions de délivrance des La justification que le demandeur satisfait aux
autorisations d’exercice des activités de transport routier conditions d’aptitude professionnelle telles que définies
de personnes et de marchandises. ci-dessous.
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22 Décembre 2004

B- Pour les personnes morales : 4. disposer en toute propriété ou en leasing de moyens


de transport routier de personnes appropriés en rapport
En sus des documents prévus au point A ci-dessus, les avec l’activité.
documents suivants :
Le nombre, le type, la capacité des véhicules exigés
— les statuts de la personne morale ; pour l’exercice des services publics de transport routier
réguliers et les modalités de leur affectation seront fixés
— l’ampliation de la délibération au cours de laquelle par arrêté du ministre chargé des transports.
ont été désignés le président et/ou le gérant, à moins que
5. disposer en propriété ou en location d’installations et
ceux-ci ne soient statutaires ainsi que leur acte de
d’équipements appropriés en rapport avec l’activité de
naissance ; transporteur routier de personnes.
— la justification que le propriétaire ou le gérant
Art. 12. — L’autorisation d’exploitation de l’activité de
statutaire satisfont aux conditions d’aptitude
transport public routier de personnes est délivrée pour une
professionnelle telles que définies ci-dessous. durée de trois (3) ans, renouvelable.
Art. 7. — Le directeur des transports de wilaya Elle est personnelle, précaire et révocable.
territorialement compétent est tenu de répondre au
postulant dans un délai de quinze (15) jours à compter de Elle est intransmissible, incessible et ne peut faire
la date de réception de la demande d’autorisation. l’objet, sous peine de retrait, d’aucune forme de location.

Toutefois, en cas de décès du titulaire de l’autorisation,


Art. 8. — L’autorisation est refusée si : ses ayants droit peuvent poursuivre l’exploitation,
— les conditions nécessaires à sa délivrance ne sont pas sous réserve pour eux, d’en informer le directeur des
remplies, transports de wilaya territorialement compétent dans un
délai n’excédant pas deux (2) mois et de se conformer aux
— le demandeur a déjà fait l’objet d’un retrait définitif dispositions du présent décret.
d’autorisation d’exploitation de service de transport public
routier de personnes. Art. 13. — L’autorisation d’exploitation est
accompagnée d’un cahier des charges-type fixant les
conditions d’exploitation des services publics réguliers de
Art. 9. — La décision de refus doit être motivée et transport routier de personnes et qui sera défini par arrêté
notifiée par le directeur des transports de wilaya du ministre chargé des transports.
territorialement compétent au demandeur par lettre
recommandée avec accusé de réception. Art. 14. — La délivrance de l’autorisation
d’exploitation entraîne l’inscription au registre des
Art. 10. — En cas de refus de la demande transporteurs publics de personnes, ouvert auprès du
directeur des transports de wilaya.
d’autorisation, le demandeur peut introduire un recours
écrit auprès du ministre chargé des transports en vue : Art. 15. — L’inscription au registre des transporteurs
— soit de présenter de nouveaux éléments publics de personnes donne lieu, dans tous les cas, à la
remise d’une carte d’inscription dite « carte
d’information ou de justification, professionnelle de transporteur public de personnes».
— soit d’obtenir un complément d’examen. Cette carte doit contenir les renseignements suivants :
Cependant, la demande de recours doit parvenir au — un numéro correspondant à celui porté sur le registre
ministre chargé des transports dans un délai de deux (2) y afférent ;
mois à compter de la notification du refus. — le nom ou la raison sociale de l’opérateur ;
Dans ce cas, le ministre chargé des transports est tenu — l’adresse du siège social ou personnelle de
de se prononcer dans le mois qui suit la réception de la l’opérateur ;
demande de recours. — le type d’activité exercée.

Art. 11. — Nul ne peut postuler à titre personnel à une Les caractéristiques et le modèle-type du registre des
autorisation d’exploitation d’un service de transport public transporteurs publics de personnes et des cartes
routier de personnes s’il ne remplit pas les conditions d’inscription seront définies par arrêté du ministre chargé
suivantes : des transports.
1. être âgé de plus de dix-neuf (19) ans, Art. 16. — Le registre des transporteurs publics de
2. jouir de ses droits civils et civiques, personnes est tenu et mis à jour par le directeur des
transports de wilaya territorialement compétent. Il est coté
et paraphé par le ministre chargé des transports.
3. justifier d’une formation professionnelle dans le
domaine des transports dans les conditions et modalités Il doit contenir les éléments d’information relatifs à
qui seront définies par arrêté du ministre chargé des l’identification de l’opérateur de transport, de son activité,
transports, de ses moyens de transport et des lignes exploitées.
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22 Décembre 2004

Section 2 Art. 23. — En cas de refus de la demande


d’autorisation, le demandeur peut introduire un recours
Des services occasionnels écrit auprès du ministre chargé des transports en vue :
— soit de présenter de nouveaux éléments
Art. 17. — Les transporteurs exploitant des services d’information ou de justification,
publics réguliers de personnes peuvent être autorisés à
effectuer un transport occasionnel au niveau national et — soit d’obtenir un complément d’examen.
international.
Cependant, la demande de recours doit parvenir au
ministre chargé des transports dans un délai de dix (10)
Toutefois, le service occasionnel international ne peut jours à compter de la notification du refus.
être effectué qu’à l’aide de moyens de transport
appropriés, sous réserve pour ceux-ci de satisfaire aux Dans ce cas, le ministre chargé des transports est tenu
dispositions législatives et réglementaires en vigueur dans de se prononcer dans les deux (2) jours qui suivent la
le pays d’accueil. réception de la demande de recours.

Art. 24. — L’autorisation de transport occasionnel doit


Les dispositions du présent article seront définies, en être inscrite au registre de transport occasionnel ouvert
tant que de besoin, par arrêté du ministre chargé des auprès du directeur des transports de wilaya.
transports.
Art. 25. — Le registre du transport occasionnel de
Art. 18. — La délivrance des autorisations de transport personnes est tenu et mis à jour par le directeur des
transports de wilaya. Il est coté et paraphé par le ministre
occasionnel ne doit en aucun cas porter préjudice à la chargé des transports.
continuité du service public régulier.
Il doit contenir les éléments d’information relatifs
Art. 19. — La demande d’autorisation de transport à l’identification du transporteur, de son activité
occasionnel doit être déposée auprès du directeur des principale, de ses moyens de transport utilisés et du
transports de wilaya territorialement compétent au service exécuté.
minimum quinze (15) jours avant la date d’exécution du
Section 3
service.
Des services privés
Lorsqu’elle émane d’une personne physique, la
demande doit mentionner l’état civil, le domicile du Art. 26. — Le service privé peut être effectué à l’aide
de véhicules détenus en propre compte ou en location
demandeur ainsi que son adresse personnelle. dans le cadre d’une convention passée avec des opérateurs
de transport public régulier de personnes.
Lorsqu’elle est présentée au nom d’une personne
morale, elle doit mentionner la dénomination sociale, la Dans le cas ou le transport privé est exécuté à l’aide de
forme juridique, l’adresse du siège social ainsi que l’état moyens de transport détenus en propre compte,
civil et le domicile du représentant légal habilité à l’autorisation est valable pour une durée de trois (3) ans,
présenter la demande. renouvelable.

Elle doit préciser, notamment, l’itinéraire, le cadre et la Si ce même transport est exécuté à l’aide de moyens
de transport pris en location, la durée de validité de
durée d’exécution du service et l’organisme bénéficiaire et l’autorisation visée ci-dessus doit être égale à la durée du
comporter la liste nominative des voyageurs. contrat de location liant les deux parties concernées.

Art. 20. — Le directeur des transports de wilaya est Art. 27. — L’opérateur de transport public ne peut
tenu de répondre dans un délai de deux (2) jours, assurer de manière concomitante avec le même véhicule
à compter de la date de réception de la demande l’exploitation d’un service public régulier et un service
d’autorisation. privé.

Art. 28. — Toute personne physique ou morale qui


Art. 21. — L’autorisation est refusée notamment si : désire exploiter un service privé de transport routier de
personnes doit déposer sa demande auprès du directeur
— les conditions nécessaires à sa délivrance ne sont pas des transports de wilaya territorialement compétent.
réunies ;
Lorsqu’elle émane d’une personne physique, la
— le demandeur a déjà fait l’objet de sanctions graves demande doit mentionner l’état civil, le domicile du
liées à l’exercice de son activité. demandeur ainsi que son adresse personnelle.

Art. 22. — La décision de refus doit être motivée et Lorsqu’elle est présentée au nom d’une personne
morale, elle doit mentionner la dénomination sociale, la
notifiée par le directeur des transports de wilaya au forme juridique, l’adresse du siège social ainsi que l’état
demandeur par lettre recommandée avec accusé de civil et le domicile du représentant légal seul habilité à
réception. présenter la demande.
20 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82 10 Dhou El Kaada 1425
22 Décembre 2004

Art. 29. — La demande d’autorisation doit être Art. 34. — Les autorisations de transport privé doivent
accompagnée des documents suivants : être inscrites au registre ouvert auprès du directeur des
transports de wilaya.
A- Pour les personnes physiques :
Art. 35. — Le registre du transport privé de personnes
— copie de la carte grise des véhicules à exploiter ou de est tenu et mis à jour par le directeur des transports de
l’acte notarié de louage, wilaya. Il est coté et paraphé par le ministre chargé des
transports.
— copie du procès-verbal de contrôle technique en
cours de validité du ou des véhicules à exploiter, Il doit contenir les éléments d’information relatifs à
l’identification du transporteur, de l’organisme ou de
— copie de la convention liant le transporteur à l’institution bénéficiaire des moyens de transport utilisés
l’organisme ou l’institution bénéficiaire, le cas échéant. et des services exploités.
B- Pour les personnes morales : CHAPITRE II
En sus des documents prévus au point A ci-dessus, les DES CONDITIONS DE DELIVRANCE
documents ci-après : DE L’AUTORISATION D’EXERCICE
DE L’ACTIVITE DE TRANSPORT ROUTIER
— les statuts de la personne morale ; DE MARCHANDISES

— l’ampliation de la délibération au cours de laquelle Art. 36. — Le transport routier de marchandises


ont été désignés le président et/ou le gérant, à moins que comprend le transport public et le transport pour propre
ceux-ci ne soient statutaires ainsi que leur acte de compte.
naissance ; Section 1

— copie de la convention liant le transporteur à Du transport routier public de marchandises


l’organisme ou l’institution bénéficiaire, le cas échéant.
Art. 37. — Toute personne physique ou morale qui
Art. 30. — Le directeur des transports de wilaya désire exercer l’activité de transport public routier de
territorialement compétent est tenu de répondre dans un marchandises doit déposer sa demande d’autorisation
délai de quinze (15) jours à compter de la date de auprès du directeur des transports de wilaya
réception de la demande d’autorisation. territorialement compétent. Il lui est remis un accusé de
réception.
Art. 31. — L’autorisation est refusée notamment si :
Lorsqu’elle émane d’une personne physique, la
— les conditions nécessaires à sa délivrance ne sont pas
demande doit mentionner l’état civil, le domicile du
réunies ;
demandeur ainsi que son adresse personnelle.
— le demandeur a déjà fait l’objet d’un retrait définitif
d’autorisation d’exploitation de service privé de transport Lorsqu’elle est présentée au nom d’une personne
routier de personnes. morale, elle doit mentionner la dénomination sociale, la
forme juridique, l’adresse du siège social ainsi que l’état
Art. 32. — La décision de refus doit être motivée et civil et le domicile du représentant légal habilité à
notifiée par le directeur des transports de wilaya au présenter la demande.
demandeur par lettre recommandée avec accusé de
réception. Art. 38. — La demande d’autorisation doit être
accompagnée des documents suivants :
Art. 33. — En cas de refus de la demande
d’autorisation, le demandeur peut introduire un recours A- Pour les personnes physiques :
écrit auprès du ministre chargé des transports en vue :

— soit de présenter de nouveaux éléments — copie de la carte grise du ou des véhicules à


d’information ou de justification, exploiter ;

— soit d’obtenir un complément d’examen. — copie du procès-verbal de contrôle technique en


cours de validité du ou des véhicules à exploiter ;
Cependant, la demande de recours doit parvenir au
ministre chargé des transports dans un délai de deux (2) — extrait du casier judiciaire (bulletin n° 3) de moins
mois à compter de la notification du refus. de trois (3) mois.

Dans ce cas, le ministre chargé des transports est tenu — la justification que le demandeur satisfait aux
de se prononcer dans le mois qui suit la réception de la conditions d’aptitude professionnelle telles que définies
demande de recours. ci-dessous.
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22 Décembre 2004

B- Pour les personnes morales : 4. disposer en toute propriété ou en leasing de moyens


de transports routiers de marchandises appropriés en
En sus des documents prévus au point A ci-dessus, les rapport avec l’activité quelqu’en soit leur tonnage,
documents ci-après :
5. disposer en propriété ou en location d’installations et
— les statuts de la personne morale ; d’équipements appropriés en rapport avec l’activité de
transporteur routier de marchandises.
— l’ampliation de la délibération au cours de laquelle
ont été désignés le président et éventuellement le Art. 44. — L’autorisation d’exercice de l’activité de
propriétaire ou le gérant, à moins que ceux-ci ne soient transport public routier de marchandises est délivrée pour
statutaires ainsi que leur acte de naissance ; une durée de cinq (5) ans, renouvelable, valable sur
l’ensemble du territoire national.
— la justification que le propriétaire ou le gérant
statutaire satisfont aux conditions d’aptitude professionnelle Elle est personnelle, précaire et révocable.
telles que définies ci-dessous.
Elle est intransmissible, incessible et ne peut faire
Art. 39. — Le directeur des transports de wilaya l’objet, sous peine de retrait, d’aucune forme de location.
territorialement compétent est tenu de répondre au
postulant dans un délai de quinze (15) jours à compter de Toutefois, en cas de décès du titulaire de l’autorisation,
la date de réception de la demande d’autorisation. ses ayants droit peuvent poursuivre l’exploitation, sous
réserve pour eux, d’en informer le directeur des transports
Art. 40. — L’autorisation est refusée si : de wilaya territorialement compétent dans un délai
n’excédant pas deux (2) mois et de se conformer aux
— les conditions nécessaires à sa délivrance ne sont pas dispositions du présent décret.
remplies ;
— le demandeur a déjà fait l’objet d’un retrait définitif Art. 45. — L’autorisation d’exercice est accompagnée
d’autorisation d’exercice de l’activité de transport public du cahier des charges-type prévu à l’article 47 ci-dessous.
routier de marchandises.
Art. 46. — La délivrance de l’autorisation d’exercice de
Art. 41. — La décision de refus doit être motivée et l’activité de transport public routier de marchandises
notifiée par le directeur des transports de wilaya entraîne l’inscription au registre des transporteurs publics
territorialement compétent au demandeur par lettre de marchandises ouvert auprès du directeur des transports
recommandée avec accusé de réception. de wilaya.

Art. 42. — En cas de refus de la demande Art. 47. — Les conditions d’exploitation de l’activité de
d’autorisation, le demandeur peut introduire un recours transport routier public de marchandises sont fixées dans
écrit auprès du ministre chargé des transports en vue : le cahier des charges-type qui sera défini par arrêté du
ministre chargé des transports.
— soit de présenter de nouveaux éléments
d’information ou de justification, Art. 48. — L’inscription au registre des transporteurs
— soit d’obtenir un complément d’examen. publics de marchandises donne lieu, dans tous les cas, à la
remise d’une carte d’inscription dite « carte
Cependant, la demande de recours doit parvenir au professionnelle de transporteur public de marchandises».
ministre chargé des transports dans un délai de deux (2)
mois à compter de la notification du refus.
Cette carte doit contenir les renseignements suivants :
Dans ce cas, le ministre chargé des transports est tenu — un numéro correspondant à celui porté sur le registre
de se prononcer dans le mois qui suit la réception de la y afférent ;
demande de recours.
— le nom ou la raison sociale de l’opérateur ;
Art. 43. — Nul ne peut postuler à titre personnel à une
autorisation d’exercice de l’activité de transport public — l’adresse du siège social ou personnelle de
routier de marchandises s’il ne remplit pas les conditions l’opérateur ;
suivantes : — le type d’activité exercée.
1. être âgé de plus de dix-neuf (19) ans, Art. 49. — Le registre des transporteurs publics de
marchandises est tenu et mis à jour par le directeur des
2. jouir de ses droits civils et civiques, transports de wilaya territorialement compétent. Il est coté
et paraphé par le ministre chargé des transports.
3. justifier d’une formation professionnelle dans le
domaine des transports dans les conditions et modalités Il doit contenir les éléments d’information relatifs à
qui seront définies par arrêté du ministre chargé des l’identification de l’opérateur de transport, de son activité
transports, et de ses moyens de transport.
22 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82 10 Dhou El Kaada 1425
22 Décembre 2004

Section 2 Art. 54. — L’autorisation est refusée si :


Du transport routier pour propre — les conditions nécessaires à sa délivrance ne sont pas
compte de marchandises remplies ;
— le demandeur a déjà fait l’objet d’un retrait définitif
Art. 50. — Toute personne physique ou morale peut, d’autorisation d’exercice de l’activité de transport routier
dans le cadre de l’exercice de son activité principale, pour propre compte de marchandises.
disposer pour ses propres besoins de moyens de transport
routier pour propre compte de marchandises. Art. 55. — La décision de refus doit être motivée et
notifiée par le directeur des transports de wilaya
Le postulant doit déposer sa demande d’autorisation territorialement compétent au demandeur par lettre
auprès du directeur des transports de wilaya recommandée avec accusé de réception.
territorialement compétent. Il lui est remis un accusé de
réception. Art. 56. — En cas de refus de la demande
d’autorisation, le demandeur peut introduire un recours
Lorsqu’elle émane d’une personne physique, la écrit auprès du ministre chargé des transports en vue :
demande doit mentionner l’état civil, le domicile du
demandeur ainsi que son adresse personnelle. — soit de présenter de nouveaux éléments
d’information ou de justification,
Lorsqu’elle est présentée au nom d’une personne
morale, elle doit mentionner la dénomination sociale, la — soit d’obtenir un complément d’examen.
forme juridique, l’adresse du siège social ainsi que l’état Cependant, la demande de recours doit parvenir au
civil et le domicile du représentant légal habilité à ministre chargé des transports dans un délai de deux (2)
présenter la demande. mois à compter de la notification du refus.
Art. 51. — La demande d’autorisation doit être Dans ce cas, le ministre chargé des transports est tenu
accompagnée des documents suivants : de se prononcer dans le mois qui suit la réception de la
demande de recours.
A- Pour les personnes physiques :
Art. 57. — L’autorisation de circuler pour les véhicules
— copie de la carte grise du ou des véhicules dont le de transport routier pour propre compte de marchandises
poids total en charge est égal ou supérieur à cinq (5) est délivrée pour une durée de cinq (5) ans, renouvelable.
tonnes ;
Elle est personnelle, précaire et révocable.
— copie de l’extrait du registre de commerce de
l’activité principale ; Art. 58. — La délivrance de l’autorisation de circuler pour
les véhicules de transport routier pour propre compte de
— copie du procès-verbal de contrôle technique en marchandises entraîne l’inscription au registre des
cours de validité du ou des véhicules à exploiter. transporteurs pour propre compte de marchandises ouvert
auprès du directeur des transports de wilaya.
B- Pour les personnes morales :
Art. 59. — Le registre des transporteurs pour propre
Outre les documents cités au point A ci-dessus, il est compte de marchandises visé à l’article 58 ci-dessus est
exigé : tenu et mis à jour par le directeur des transports de wilaya
territorialement compétent. Il est coté et paraphé par le
— copie du statut de constitution de la société ; ministre chargé des transports.
— ampliation de la délibération au cours de laquelle ont Il doit contenir les éléments d’information relatifs à
été désignés le président et/ou le gérant, à moins que l’identification de l’opérateur de transport, de son activité
ceux-ci ne soient statutaires. principale et de ses moyens de transport.

Art. 52. — Pour les activités qui ne sont pas soumises à Art. 60. — La délivrance de l’autorisation de circuler
l’inscription au registre de commerce, les postulants pour les véhicules de transport routier pour propre
doivent fournir, selon le cas, les documents suivants : compte de marchandises obéit aux conditions suivantes :
— carte d’artisan pour les professions à caractère 1. le ou les véhicules utilisés doivent être la propriété de
artisanal ; la personne physique ou morale devant assurer le transport
pour propre compte,
— carte de fellah pour les professions agricoles ;
2. le transport doit être accessoire ou complémentaire
— permis de construire pour les activités liées à l’auto d’une activité principale de la personne physique ou
construction et, le cas échéant, toute attestation des morale,
services de l’assemblée populaire communale
mentionnant l’activité de l’intéressé. 3. la marchandise à transporter doit lui appartenir ou lui
être confiée pour une transformation, une préparation ou
un travail à façon,
Art. 53. — Le directeur des transports de wilaya
territorialement compétent est tenu de répondre au 4. l’emploi d’un personnel de bord ayant une
postulant dans un délai de quinze (15) jours à compter de qualification professionnelle telle que prévue par la
la date de réception de la demande d’autorisation. réglementation en vigueur.
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22 Décembre 2004

CHAPITRE III Art. 2. — Les plans de transport terrestre de personnes


constituent un instrument d’optimisation de l’utilisation
DES DISPOSITIONS FINALES
des moyens de transport pour une meilleure adéquation de
l’offre à la demande de transport et de planification
Art. 61. — Les modèles-types des documents prévus au
d’actions d’investissement au niveau national, régional et
présent décret seront définis par arrêté du ministre chargé
local.
des transports.
Ils s’inscrivent dans la cadre de la mise en œuvre du
Art. 62. — Les transporteurs routiers de personnes et de
schéma directeur des transports prévu par la loi n° 01-20
marchandises sont autorisés à poursuivre leurs activités et
du 27 Ramadhan 1422 correspondant au 12 décembre
sont tenus de se conformer, dans un délai de six (6) mois à
2001, susvisée.
compter de la date de publication du présent décret au
Journal officiel de la République algérienne démocratique
Art. 3. — Les plans de transport terrestre de personnes
et populaire, aux dispositions du présent décret.
sont élaborés pour une durée de cinq (5) années sur la
base d’une étude technico-économique comportant les
Art. 63. — Le présent décret sera publié au Journal
étapes suivantes :
officiel de la République algérienne démocratique et
populaire.
— la définition du périmètre d’étude ;
Fait à Alger, le 8 Dhou El Kaada 1425 corespondant au
20 décembre 2004. — la définition des horizons d’étude ;
Ahmed OUYAHIA.
————★———— — l’analyse de la situation actuelle ;

Décret exécutif n°° 04-416 du 8 Dhou El Kaada 1425 — la synthèse des résultats ;
correspondant au 20 décembre 2004 fixant les
modalites d’élaboration et de mise en œuvre des — la mise en œuvre des modèles de prévisions de trafic.
plans de transport terrestre de personnes.
———— Les modalités d’élaboration des plans de transport
terrestre de personnes sont fixées en annexe du présent
Le Chef de Gouvernement,
décret.
Sur le rapport du ministre des transports,
CHAPITRE I
Vu la Constitution, notamment ses articles 85-4° et 125
(alinéa 2) ; DES MODALITES D’ELABORATION DES PLANS
DE TRANSPORT TERRESTRE DE PERSONNES
Vu la loi n° 90-08 du 7 avril 1990 relative à la
commune ;
Section 1
Vu la loi n° 90-09 du 7 avril 1990 relative à la wilaya ;
Des modalités d’élaboration du plan
Vu la loi n° 01-13 du 17 Joumada El Oula 1422 national de transport
correspondant au 7 août 2001 portant orientation et
organisation des transports terrestres, notamment son Art. 4. — Le plan national de transport :
article 45 ;
Vu la loi n° 01-20 du 27 Ramadhan 1422 correspondant — détermine les liaisons routières et ferroviaires
au 12 décembre 2001 relative à l’aménagement et au d’intérêt national, les infrastructures de transport
développement durable du territoire ; notamment celles liées à l’accueil et au traitement des
voyageurs et les projets d’investissement d’intérêt national
Vu la loi n° 03-10 du 19 Joumada El Oula 1424 ou local à caractère structurant ;
correspondant au 19 juillet 2003 relative à la protection de
l’environnement dans le cadre du développement durable ;
— arrête le schéma directeur des infrastructures
Vu le décret présidentiel n° 04-136 du 29 Safar 1425 d’accueil et de traitement de voyageurs dites « gares
correspondant au 19 avril 2004 portant nomination du routières » ;
Chef du Gouvernement ;
Vu le décret présidentiel n° 04-138 du 6 Rabie El Aouel — définit les actions à mener en termes
1425 correspondant au 26 avril 2004 portant nomination d’investissement et arrête le plan de financement y
des membres du Gouvernement ; afférent.

Décrète : Art. 5. — Le plan national de transport est élaboré et


Article 1er. — En application des dispositions de arrêté, conformément aux dispositions de l’article 42 de la
l’article 45 de la loi n° 01-13 du 17 Joumada El Oula 1422 loi n° 01-13 du 17 Joumada El Oula 1422 correspondant
correspondant au 7 août 2001, susvisée, le présent décret a au 7 août 2001, susvisée, par le ministre chargé des
pour objet de fixer les modalités d’élaboration et de mise transports, sur la base des plans de transport de wilaya,
en œuvre des plans de transport terrestre de personnes. après avis du conseil national du transport terrestre.
24 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82 10 Dhou El Kaada 1425
22 Décembre 2004

Section 2 Art. 9. — Le plan de transport urbain est élaboré, selon


le cas, par :
Des modalités d’élaboration du plan
de transport de wilaya — le président de l’assemblée populaire communale en
concertation avec le directeur des transports de la wilaya
concernée, lorsque le périmètre de transport urbain est
Art. 6. — Le plan de transport de wilaya :
circonscrit dans les limites territoriales de la commune ;
— détermine les liaisons routières et ferroviaires — le wali, lorsque le périmètre de transport urbain
régulières d’intérêt local, arrête le schéma directeur des couvre le territoire de plusieurs communes d’une même
infrastructures de transport notamment celles liées à wilaya ;
l’accueil et au traitement des voyageurs ainsi que les
— les walis concernés lorsque le périmètre de transport
projets d’investissement y afférents ;
urbain excède les limites du territoire d’une wilaya et pour
tout périmètre englobant plus de 200 000 habitants.
— détermine les services de transports routiers spécifiques
non urbains ; Art. 10. — Le plan de transport urbain est approuvé,
après avis du comité de coordination de wilaya,
— définit les actions à mener en termes conformément à l’article 44 de la loi n° 01-13 du 17
d’investissement et arrête leur plan de financement. Joumada El Oula 1422 correspondant au 7 août 2001
susvisée, par :
Art. 7. — Le plan de transport de wilaya est élaboré par — l’Assemblée populaire communale concernée
les services compétents de la wilaya et arrêté, lorsque le périmètre de transport urbain est circonscrit
conformément aux dispositions de l’article 43 de la loi dans les limites territoriales de la commune ;
n° 01-13 du 17 Joumada El Oula 1422 correspondant au
7 août 2001 susvisée, par le wali territorialement — l’Assemblée populaire de wilaya, lorsque le
compétent, après avis du comité de coordination de périmètre de transport urbain couvre le territoire de
wilaya. plusieurs communes d’une même wilaya ;
— le ministre chargé des transports, le ministre de
L’organisation et les modalités de fonctionnement du l’intérieur et des collectivités locales et le ministre chargé
comité de coordination de wilaya sont fixées par arrêté de l’habitat et de l’urbanisme lorsque le périmètre de
conjoint des ministres chargés des transports, de transport urbain excède les limites du territoire d’une
l’intérieur et des collectivités locales et des travaux wilaya et pour tout périmètre englobant plus de
publics. 200.000 habitants.

CHAPITRE II
Section 3
DE LA MISE EN ŒUVRE DES PLANS
Des modalités d’élaboration du plan DE TRANSPORT
de transport urbain
Section 1
Art. 8. — Le plan de transport urbain : De la mise en œuvre du plan
national de transport
— détermine les liaisons routières et ferroviaires
Art. 11. — La mise en œuvre du plan national de
régulières de transport urbain et suburbain et
transport incombe :
les infrastructures de transport ;
— au ministre chargé des transports, en ce qui concerne
— détermine les transports spécifiques en milieu la gestion et l’exploitation des services de transport
urbain et suburbain ; terrestre de personnes ;

— à l’Etat et aux collectivités locales, en ce qui


— arrête le schéma directeur des infrastructures de
concerne la réalisation et la gestion des infrastructures de
transport notamment celles liées à l’accueil et au
transport notamment celles liées à l’accueil et au
traitement des voyageurs ainsi que les projets
traitement des voyageurs et les projets d’investissement à
d’investissement y afférents ;
caractère structurant retenus au titre du plan national de
transport et ce, conformément aux dispositions de l’article
— définit les actions à mener en termes 51 de la loi n° 01-13 du 17 Joumada El Oula 1422
d’investissement et arrête le plan de financement y correspondant au 7 août 2001 susvisée et de la législation
afférent. en vigueur.
10 Dhou El Kaada 1425 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82 25
22 Décembre 2004

Section 2 ANNEXE
De la mise en œuvre du plan MODALITES D’ELABORATION DES PLANS
de transport de wilaya DE TRANSPORT
Art. 12. — La mise en œuvre du plan de transport de 1. Reconnaissance du site.
wilaya incombe : L’organisme chargé de la réalisation de l’étude de plan
— au directeur des transports de wilaya territorialement de transport doit effectuer une visite sur site pour établir
compétent, en ce qui concerne la gestion et l’exploitation un état détaillé des lieux.
des services de transport routier de personnes d’intérêt
local; 2. Définition de l’aire et de l’horizon d’étude.
— au ministre chargé des transports, en ce qui concerne La définition de l’aire et de l’horizon d’étude doit
la gestion et l’exploitation des services ferroviaires découler de la reconnaissance du site et être arrêtée en
d’intérêt local ; étroite concertation entre le comité de coordination et le
bureau d’études agréé conformément à la réglementation
— à l’Etat, en ce qui concerne la réalisation et/ou la en vigueur.
gestion des gares routières dont les flux sont supérieurs à
1.000.000 de voyageurs par an ; Le périmètre de l’étude doit être bien cerné pour
garantir une évaluation objective de la situation.
— au wali territorialement compétent, en ce qui
concerne la réalisation et/ou la gestion des gares routières 3. Recueil des données.
dont les flux sont supérieurs à 750.000 et inférieurs à
1.000.000 de voyageurs par an ; Les données recueillies par les bureaux d’études doivent
être aussi fines et réalistes que possibles pour une
— à l’assemblée populaire communale territorialement meilleure crédibilité de la qualité des résultats.
compétente, en ce qui concerne la réalisation et/ou la
A cet effet, il est primordial de veiller à la fiabilité de
gestion des gares routières dont les flux sont inférieurs à ces données et à l’identification des sources.
750.000 voyageurs par an, les stations urbaines, les zones
d’arrêt équipées et les haltes routières. Les données de l’étude doivent comporter les éléments
d’information suivants :
Section 3
Occupation du sol : c'est-à-dire déterminer le nombre
De la mise en œuvre du plan d’habitants, les effectifs scolaires, les emplois et les
de transport urbain principaux équipements en tant que facteurs explicatifs des
déplacements quantifiés et localisés sur un zonage
Art. 13. — La mise en œuvre du plan de transport "Transports". Le détail de ces paramètres socio-économiques
urbain incombe : est d’une importance capitale pour la fiabilité des prévisions
— au directeur des transports de wilaya territorialement des flux futurs.
compétent, en ce qui concerne la gestion et l’exploitation Offre de transport : c'est-à-dire recenser l'ensemble
des services urbains de transport routier de personnes; des services de transport (transports public et privé,
— au ministre chargé des transports, en ce qui concerne transport par taxis, ramassage des travailleurs et
la gestion et l’exploitation des services ferroviaires d'écoliers,...) assurés dans l'aire d'étude.
urbains ;
A cet effet, le bureau d’étude doit, pour chaque liaison,
— à l’Etat et au wali territorialement compétent, en ce relever le ou les itinéraires empruntés, les fréquences de
qui concerne la réalisation et la gestion des projets passage des véhicules, les arrêts, le nombre et l'âge des
d’investissement à caractère structurant, les infrastructures véhicules utilisés, la qualité et la sécurité des services, le
de transport d’envergure nationale, notamment celles liées nombre de places offertes, les tarifs pratiqués, l'amplitude
à l’accueil et au traitement des voyageurs ou lorsque le de service, la longueur des lignes, etc…
périmètre urbain couvre le territoire de plusieurs wilayas Conditions de circulation : c'est-à-dire définir les
ou englobe plus de 200.000 habitants ; caractéristiques fonctionnelle et géométrique du réseau
— au wali territorialement compétent, en ce qui viaire, le comptage de trafic en sections et aux principaux
concerne la réalisation et la gestion des infrastructures de carrefours, l’offre de stationnement, la mesure des vitesses
transport lorsque le périmètre urbain couvre le territoire de commerciales et le relevé des sens de circulation du
plusieurs communes d’une même wilaya ; réseau de voirie.

— à l’assemblée populaire communale territorialement Demande de transport : c'est-à-dire la génération de la


compétente, en ce qui concerne la réalisation et/ou la demande de transport par zone ainsi que la direction des
gestion des infrastructures de transport lorsque le flux. Les enquêtes menées sur le terrain seront évaluées en
périmètre urbain est circonscrit dans les limites tenant compte notamment :
territoriales de la commune. — du comptage des usagers montants au niveau des
principales stations (enquête de charge) ;
Art. 14. — Le présent décret sera publié au Journal — des enquêtes origine-destination des usagers des
officiel de la République algérienne démocratique et transports en commun ;
populaire.
— des enquêtes opérées auprès des administrations et
Fait à Alger, le 8 Dhou El Kaada 1425 correspondant entreprises assurant le transport de leurs employés
au 20 décembre 2004. (déterminer par liaison le nombre de personnes
Ahmed OUYAHIA. transportées et les moyens mobilisés).
26 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82 10 Dhou El Kaada 1425
22 Décembre 2004

4. Découpage de l’aire d’étude. 7. Recommandations.


L’aire d’étude définie, procéder à un découpage pour : Au terme des études du terrain, le comité de
coordination formule des scénarios de prise en charge des
— la réalisation des enquêtes Origine /Destination, préoccupations actuelles et prévisibles de la demande de
notamment. transport pour une meilleure amélioration des conditions
de déplacement et l’utilisation rationnelle des moyens
— le diagnostic et la modélisation.
disponibles et leur renforcement futur en fonction de la
demande prévisible.
Le découpage doit se faire selon une unité
géographique, administrative et démo-économique Les scénarios tiennent compte des situations générées
homogène. par l’activité des autres secteurs qui ont un impact direct
sur l’activité des transports notamment les éléments
5. Analyse de la situation existante. d’information relatifs à l’occupation du sol, au respect de
la réglementation y afférente, au développement du réseau
5.1 Traitement des données. viaire, aux problèmes propres au secteur des transports
tels que la réorganisation de l’offre et de l’amélioration
Le traitement des données consiste en la détermination des conditions des transports, d’accueil et de traitement
des indicateurs et des ratios qui serviront pour des voyageurs.
l’appréciation du diagnostic de la situation de référence,
notamment : 8. Présentation de l’étude.

L’occupation du sol : taux de croissance Chaque étape importante de l’étude doit être
démographique, d’emploi et de scolarisation etc... sanctionnée par un rapport qui sera soumis à la validation
du comité de coordination.
L’offre de transport : taux de couverture et de
correspondance et capacité du réseau etc... Le rapport final établi à la fin de l’étude servira de base
pour l’approbation définitive de l’étude de plan de
Les conditions de circulation : vitesse commerciale, transport.
saturation et débit de trafic etc... ————★————

La demande de transport : périodes et heures de Décret exécutif n°° 04-417 du 8 Dhou El Kaada 1425
pointe, mobilité et matrice Origine/Destination. correspondant au 20 décembre 2004 fixant les
conditions relatives à la concession de la
5.2 Diagnostic. réalisation et/ou de la gestion des infrastructures
d’accueil et de traitement de voyageurs
Le diagnostic vise à éclairer les autorités concernées par route.
sur la problématique des transports dans l'aire d'étude et à ————
mettre en évidence les problèmes de transport en termes Le Chef du Gouvernement,
de couverture spatiale des populations et des activités,
Sur le rapport du ministre des transports,
de fréquence des services, et d'adaptation de l'offre par
rapport aux réels besoins des usagers. Vu la Constitution, notamment ses articles 85-4° et 125
(alinéa 2) ;
6. La situation projetée.
Vu la loi n° 90-08 du 7 avril 1990 relative à la
La modélisation du trafic prévisionnel portera sur commune ;
l'étude des perspectives de développement projeté des Vu la loi n° 90-09 du 7 avril 1990 relative à la wilaya ;
données socio-économiques de l'aire d'étude. Cette Vu la loi n° 90-29 du 1er décembre 1990, modifiée et
modélisation tiendra compte : complétée, relative à l’aménagement et à l’urbanisme ;
— des flux de transport issus des différentes enquêtes à Vu la loi n° 01-13 du 17 Joumada El Oula 1422
partir d’une année de base ou de référence, correspondant au 7 août 2001 portant orientation et
organisation des transports terrestres, notamment son
— des prévisions d'occupation du sol par zone, tenant
article 51 ;
compte des perspectives de développement
socio-économique de l'aire d'étude, Vu la loi n° 01-14 du 29 Joumada El Oula 1422
correspondant au 19 août 2001 relative à l’organisation, la
— de l'utilisation d'un modèle de prévision de trafic sécurité et la police de la circulation routière ;
adapté au contexte étudié.
Vu le décret présidentiel n° 04-136 du 29 Safar 1425
correspondant au 19 avril 2004 portant nomination du
A l’issue de ces différentes tâches, une estimation du Chef du Gouvernement ;
flux de trafic zonal sera établie. Cette estimation Vu le décret présidentiel n° 04-138 du 6 Rabie El Aouel
constituera la base de la formulation des différents 1425 correspondant au 26 avril 2004 portant nomination
scénarios. des membres du Gouvernement ;
10 Dhou El Kaada 1425 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82 27
22 Décembre 2004

Vu le décret exécutif n° 90-381 du 24 novembre 1990 Art. 7. — Lorsque les infrastructures d’accueil et de
relatif à l’organisation et au fonctionnement des directions traitement de voyageurs par route sont déclarées d’intérêt
des transports de wilaya ; local, la concession est consentie par le président de
l’assemblée populaire communale territorialement
Vu le décret exécutif n° 91-177 du 28 mai 1991 fixant
compétent.
les procédures d’élaboration et d’approbation du plan
directeur d’aménagement et d’urbanisme et le contenu Elle est consentie par le wali territorialement
des documents y afférents ; compétent, lorsqu’elles sont déclarées d’intérêt régional
ou national.
Vu le décret exécutif n° 91-178 du 28 mai 1991 fixant
les procédures d’élaboration et d’approbation des plans
Art. 8. — La procédure d’adjudication est menée, selon
d’occupation des sols et le contenu des documents
la vocation de l’infrastructure à concéder, par le président
y afférents ;
de l’assemblée populaire communale ou le wali
Vu le décret exécutif n° 04-416 du 8 Dhou El Kaada territorialement compétent, le ministre chargé des
1425 correspondant au 20 décembre 2004 fixant transports informé.
les modalités d’élaboration et de mise en œuvre des plans
de transport terrestre de personnes ; Art. 9. — La concession de la réalisation et/ou de la
gestion des infrastructures d’accueil et de traitement de
Décrète : voyageurs par route est consentie par convention de
concession signée, selon le cas, par le président de
Article 1er. — En application des dispositions de l’assemblée populaire communale ou le wali
l’article 51 de la loi n° 01-13 du 17 Joumada El Oula 1422 territorialement compétent et l’adjudicataire.
correspondant au 7 août 2001, susvisée, le présent décret a
Les modèles-types de la convention de concession et du
pour objet de fixer les conditions relatives à la concession
cahier des charges sont joints en annexes 1 et 2 du présent
de la réalisation et/ou de la gestion des infrastructures
décret.
d’accueil et de traitement de voyageurs par route.
Art. 10. — La concession donne lieu au paiement d’une
Art. 2. — Les infrastructures d’accueil et de traitement
contrepartie financière.
de voyageurs par route sont, au sens du présent décret,
les gares routières, les stations urbaines, les zones d’arrêts
Art. 11. — La durée de la concession, objet du présent
équipées et les haltes routières.
décret, est fixée par la convention de concession.
Art. 3. — Les infrastructures d’accueil et de traitement Lorsque la concession porte sur la réalisation et la
de voyageurs par route sont déclarées d’intérêt local, gestion de l’infrastructure, la durée de la concession ne
régional ou national par les plans de transport y afférents. saurait être inférieure à vingt (20) ans. Les délais de
réalisation et d’entrée en activité sont déterminés dans la
Art. 4. — La classification, la réalisation et convention de concession.
l’organisation des infrastructures d’accueil et de
traitement de voyageurs par route ci-dessus définies, Lorsque la concession porte seulement sur la gestion, la
obéissent à des règles et normes fixées par arrêté durée de la concession ne saurait être inférieure à dix (10)
du ministre chargé des transports. ans.

Art. 5. — Conformément aux dispositions de l’article Art. 12. — La concession est personnelle, incessible et
51 de la loi n° 01-13 du 17 Joumada El Oula 1422 ne peut faire l’objet d’aucune forme de location.
correspondant au 7 août 2001, susvisée, la réalisation Elle est précaire et révocable.
et/ou la gestion des infrastructures d’accueil et de
traitement de voyageurs par route peuvent être concédées Toutefois, en cas de décès du concessionnaire, ses
à toute personne physique ou morale de droit algérien ayants droit peuvent poursuivre la concession jusqu’à son
dans les conditions ci--après. terme, sous réserve pour eux, d’en informer l’autorité
concédante dans un délai n’excédant pas deux (2) mois et
La concession des infrastructures d’accueil et de de se conformer aux dispositions du cahier des charges.
traitement de voyageurs par route peut concerner la
réalisation et la gestion ou seulement la gestion lorsque Art. 13. — Seules les personnes qui remplissent les
celles-ci existent. conditions ci-après, peuvent postuler à la concession de la
réalisation et/ou de la gestion des infrastructures d’accueil
Art. 6. — La concession, objet du présent décret, est et de traitement de voyageurs par route :
consentie par adjudication par appel d’offres.
— jouir de leurs droits civils et civiques,
Lorsque l’adjudication s’avère infructueuse, elle est
consentie de gré à gré. — disposer de moyens humains et matériels nécessaires
à l’activité,
Elle ne doit, en aucun cas, être consentie à des
personnes physiques ou morales ayant la qualité de — disposer de moyens financiers nécessaires à la
transporteur routier de voyageurs. réalisation et/ou à la gestion d’une infrastructure d’accueil
et de traitement de voyageurs par route.
28 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82 10 Dhou El Kaada 1425
22 Décembre 2004

A leur soumission sont joints : Art. 23. — Le concessionnaire doit disposer d’une
organisation appropriée, comprenant un personnel
— l’identité du demandeur pour les personnes qualifié, équipements et autres installations des services
physiques ou les statuts de la société pour les personnes conformes aux règles et normes fixées par l’arrêté du
morales, ministre chargé des transports prévu à l’article 4 ci-dessus.
— la preuve de l’existence du capital, Art. 24. — En cas de renonciation à la concession,
l’autorité concédante prononce l’annulation de la
— les informations relatives à la réalisation et/ou à concession.
l’organisation de l’exploitation prévue.
Art. 25. — L’autorité concédante peut, en tout temps,
Art. 14. — Le concessionnaire est tenu de mettre en suspendre provisoirement la concession si le
œuvre la concession dans le délai tel que fixé par la concessionnaire viole ses obligations de façon grave ou
convention de concession. répétée et ce, après deux (2) mises en demeure restées
sans réponse.
Art. 15. — Lorsqu’un concessionnaire ne fait pas usage
des droits qui lui sont octroyés dans le cadre de la Art. 26. — La concession peut être également annulée
concession dans le délai fixé ci-dessus, l’autorité par l’autorité concédante pour les motifs suivants :
concédante est tenue de le mettre en demeure d’exploiter
ses droits dans un délai maximal de quinze (15) jours. — si les conditions ayant prévalu à son obtention ne
sont plus remplies ;
Lorsqu’au terme de ce délai, le concessionnaire n’a pas
obtempéré aux injonctions de l’autorité concédante, — si le concessionnaire n’a pas obtempéré aux mises en
celle-ci prononce l’annulation de la concession. demeure de l’autorité concédante ayant constaté une
infraction grave ;
Art. 16. — Le concessionnaire a la responsabilité de la — si le concessionnaire gère la concession dans
direction de la réalisation et/ou de la gestion. des conditions différentes de celles figurant dans la
En matière de réalisation, il est tenu au respect des convention de concession ;
dispositions de l’article 4 ci-dessus et des plans élaborés — si le concessionnaire enfreint gravement
par l’autorité concédante. les dispositions du présent décret.
Art. 17. — Le concessionnaire est tenu au respect des Art. 27. — Le présent décret sera publié au Journal
dispositions législatives et réglementaires relatives au officiel de la République algérienne démocratique et
permis de construire. populaire.
Art. 18. — Le concessionnaire ne doit pas modifier, de Fait à Alger, le 8 Dhou El Kaada 1425 correspondant au
quelque manière que ce soit, les délimitations des 20 décembre 2004.
périmètres concédés ou changer leur vocation.
Ahmed OUYAHIA.
Art. 19. — Le concessionnaire doit exercer ses droits ————————
sur la base d’un programme de réalisation et/ou de
gestion. ANNEXE 1
Art. 20. — Le concessionnaire est tenu de se soumettre CONVENTION-TYPE RELATIVE
aux injonctions de l’autorité concédante et du directeur A LA CONCESSION DE LA REALISATION ET/OU
des transports de wilaya territorialement compétent. DE LA GESTION DES INFRASTRUCTURES
D’ACCUEIL ET DE TRAITEMENT
Il est tenu de se soumettre aux inspections et contrôles
effectués inopinément et régulièrement par les agents de DE VOYAGEURS PAR ROUTE
l’autorité concédante et par ceux qui sont mandatés par le
directeur des transports de wilaya territorialement Entre (selon le cas) :
compétent.
Le wali de la wilaya de……….ou le président de
Il est tenu, à cet effet, de leur fournir toutes informations et l’assemblée populaire communale de…………, appelé
documents nécessaires à l’accomplissement de leur mission « l’autorité concédante », d’une part ;
et de leur porter assistance.
Art. 21. — Le concessionnaire est tenu de fournir, et :
périodiquement, au directeur de wilaya chargé des
transports territorialement compétent, les informations • (Personne physique) : …...... ayant élu domicile : ...…,
statistiques relatives aux mouvements des véhicules, aux
flux des voyageurs, à la régularité d’exploitation des • (Personne morale) : …….…, siège social :................. ,
services et horaires par les transporteurs dûment autorisés,
aux personnels en service, aux incidents et accidents appelé « le concessionnaire »,
enregistrés ainsi que les tarifs appliqués.
Art. 22. — Le concessionnaire est tenu de porter à la d’autre part.
connaissance du public, les horaires et les tarifs
concernant ses services. Il a été convenu ce qui suit :
10 Dhou El Kaada 1425 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82 29
22 Décembre 2004

Article 1er. — En vertu de la présente convention, le Art. 10. — Le concessionnaire est tenu de mettre en
wali ou le président de l’assemblée populaire communale œuvre les tarifs appliqués aux transporteurs, usagers de
concède à …………………………… qui accepte la l’infrastructure d’accueil et de traitement de voyageurs par
réalisation et/ou la gestion de l’infrastructure d’accueil et route, homologués annuellement par l’autorité concédante
de traitement de voyageurs par route, suivante : après avis des services locaux compétents des transports et
du commerce.
• Type : …………................……………………………
• Catégorie : …………….........………………………… Art. 11. — Toute modification ou tout complément
apportés à la présente concession doivent intervenir par
• Lieu d’implantation : ………………….……………… avenant approuvé dans les mêmes formes que celles qui
ont prévalu à l’obtention de la concession.
• Superficie : ……………………………………………
Art. 12. — La présente convention et son cahier des
Art. 2. — La réalisation et/ou la gestion de
charges constituent une seule entité.
l’infrastructure d’accueil et de traitement de voyageurs par
route, objet de la présente convention, doivent se faire
Art. 13. — La présente convention entre en vigueur dès
conformément à la législation et à la réglementation en
sa signature.
vigueur et aux prescriptions du cahier des charges ci-après
annexé.
Fait à , ..............................................................................
Art. 3. — Le concessionnaire est tenu de réaliser et/ou
de gérer l’infrastructure dans le délai de…….........…...…..
L’autorité concédante Le concessionnaire
Si au terme de ce délai, le concessionnaire ne réalise
et/ou n’entame pas la gestion de l’infrastructure, l’autorité
————————
concédante est en droit de le mettre en demeure de réaliser
et/ou de démarrer la gestion de l’infrastructure dans un
ANNEXE 2
délai qu’elle aura fixé.
CAHIER DES CHARGES-TYPE RELATIF
Art. 4. — La concession de la réalisation et/ou de la
A LA CONCESSION DE LA REALISATION ET/OU
gestion est consentie, à titre précaire et révocable, pour
DE LA GESTION DES INFRASTRUCTURES
une durée de …….…. années à compter du …............…...
D’ACCUEIL ET DE TRAITEMENT
DE VOYAGEURS PAR ROUTE
Art. 5. — Le concessionnaire a la responsabilité de la
direction de la réalisation et/ou de la gestion de la
Article 1er. — Le présent cahier des charges a pour
concession.
objet de fixer les droits et obligations liés à la concession
de la réalisation et/ou de la gestion des infrastructures
Art. 6. — Le concessionnaire est tenu de préserver la
d’accueil et de traitement de voyageurs par route.
vocation principale des espaces réservés à la gestion de
l’activité de transport routier de voyageurs et de se
conformer strictement aux plans de réalisation de Consistance de la concession
l’infrastructure.
Art. 2. — L’infrastructure concédée est constituée des
La création de toutes autres activités qui sont de nature biens immobiliers et/ou mobiliers suivants :
à gêner l’activité principale de l’infrastructure est
interdite. (Etat descriptif)
…………………………………………………………..
Art. 7. — Le concessionnaire est habilité à louer les …………………………………………………………..
espaces réservés aux activités commerciales légalement Le concessionnaire ne doit pas modifier, de quelque
autorisées. manière que ce soit, les délimitations des périmètres
concédés ou changer leur vocation.
Art. 8. — En vertu de la présente concession, le
concessionnaire est tenu de payer une contrepartie Obligations liées à la réalisation
financière d’un montant de ………………DA.
Art. 3. — Le concessionnaire est tenu de se conformer
Art. 9. — Le concessionnaire est tenu de contracter au programme de réalisation suivant :
l’ensemble des assurances couvrant les risques dus à la
réalisation et/ou à la gestion de la concession et ceux (Programme détaillé)
relatifs à ses engagements et à ses responsabilités. ………………………………………………………..…
………………………………………………………..…
Les contrats d’assurance couvrant ses risques, ses
engagements et ses responsabilités doivent être déposés Art. 4. — La réalisation des infrastructures d’accueil et
auprès de l’autorité concédante au plus tard un (1) mois de traitement de voyageurs par route doit obéir aux règles
avant le début de la réalisation et/ou de la gestion de et normes réglementaires y afférentes en vigueur et être
l’infrastructure. conforme aux plans élaborés par l’autorité concédante.
30 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82 10 Dhou El Kaada 1425
22 Décembre 2004

Art. 5. — Le concessionnaire ne peut édifier aucune Obligations à l’égard des opérations de transport
construction ou aucun ouvrage autres que ceux prévus par public routier de voyageurs.
les plans élaborés par l’autorité concédante.
Art. 11. — Le concessionnaire est tenu :
Toute édification d’une construction ou d’un ouvrage en — de traiter équitablement les opérateurs de transport
infraction aux dispositions de l’alinéa précédent expose le routier de voyageurs quel que soit leur statut ;
contrevenant à l’annulation de sa concession et à la
destruction à sa charge des biens édifiés. — de conclure des conventions d’utilisation de
l’infrastructure d’accueil et de traitement de voyageurs par
route avec chaque opérateur dûment autorisé.
Obligations liées à la gestion
Programme de gestion. Ces conventions doivent préciser notamment les droits
et obligations des deux parties et la tarification applicable
pour l’accès à l’infrastructure considérée ;
Art. 6. — Avant l’ouverture de l’infrastructure aux
usagers, le programme de gestion doit être approuvé par — d’élaborer un programme des départs et arrivées
l’autorité concédante, après avis du directeur des conformément aux cartes d’horaires délivrées par la
transports de wilaya territorialement compétent. direction des transports de wilaya ;

Matériel et personnels : — d’instaurer une coordination permanente entre les


différents opérateurs et modes de transport ;
Art. 7. — Le concessionnaire est tenu d’acquérir tout le — de répartir équitablement et rationnellement les quais
matériel et de recruter le personnel nécessaire et d’embarquement et de débarquement, en vue de faciliter
compétent pour la gestion de l’infrastructure concédée. l’arrivée, le départ et le transit des véhicules de transport
routier de voyageurs ;
Il doit doter ses agents d’uniformes et de signes — de veiller au respect de la durée de stationnement,
distinctifs justifiant leur qualité de préposés de des horaires des départs et de l’intervalle entre le départ de
l’infrastructure d’accueil et de traitement de voyageurs par chaque véhicule desservant la même destination ;
route. — de veiller au respect du stationnement au niveau des
Régularité des services. quais désignés en fonction des destinations.
Autres obligations.
Art. 8. — La gestion de l’infrastructure d’accueil et de
traitement de voyageurs par route doit être continue et Art. 12. — Le concessionnaire est tenu :
offrir en permanence une régularité de services pour — d’assurer l’accueil, l’orientation et l’information des
l’ensemble des usagers. voyageurs ;
Art. 9. — Toute modification ou tout abandon de — d’afficher les horaires des départs et des arrivées sur
gestion de l’infrastructure d’accueil et de traitement de des tableaux placés dans des endroits accessibles au
voyageurs par route doit être communiqué deux (2) mois à public ;
l’avance à l’autorité concédante et à la direction des — d’informer le public par les moyens les plus
transports de wilaya concernée. appropriés et dans des délais raisonnables de toute
modification ou suppression temporaire ou définitive des
Obligations à l’égard de la direction des transports services ;
de wilaya.
— de veiller à l’amélioration de la qualité du service
Art. 10. — Le concessionnaire est tenu: offert ;
— de faciliter l’embarquement et le débarquement ;
— d’assurer l’exécution des services tels que — de mettre à la disposition du public un registre de
déterminés par celle-ci et lui signaler toute irrégularité doléances qui sera visé par l’autorité concédante
constatée; concernée et la direction des transports de wilaya
territorialement compétente.
— de faire approuver par celle-ci le plan de circulation Equipements et prestations.
et de stationnement à l’intérieur de l’infrastructure
d’accueil et de traitement de voyageurs par route ; Art. 13. — Le concessionnaire doit organiser les
prestations commerciales à l’intérieur de la superstructure
— de prêter assistance à ses agents chargés du de la gare, notamment la restauration et les autres
contrôle ; commerces et commodités utiles aux usagers.
Ces prestations commerciales ne doivent en aucun cas
— de lui fournir périodiquement les informations se faire au détriment de la vocation principale de cette
statistiques relatives aux mouvements des véhicules, aux infrastructure.
flux des voyageurs, à la régularité d’exploitation des Art. 14. — Les installations commerciales annexes à la
services et horaires par les transporteurs dûment autorisés, gestion de l’infrastructure doivent avoir un aspect
aux personnels en service, aux incidents et accidents esthétique et être conçues de telle sorte que leurs
enregistrés ainsi que les tarifs appliqués. ensembles présentent un caractère d’uniformité.
10 Dhou El Kaada 1425 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82 31
22 Décembre 2004

Art. 15. — La vente ou la consommation des boissons Art. 24. — Lorsque les mesures prises par le
alcoolisées, à l’intérieur des infrastructures d’accueil et de concessionnaire pour assurer le bon fonctionnement de
traitement de voyageurs par route, sont strictement l’infrastructure d’accueil et de traitement de voyageurs par
interdites. route s’avèrent dangereuses pour la circulation des
véhicules et la sécurité des usagers, l’autorité concédante
Tarifs. met en demeure le concessionnaire à l’effet de rétablir la
situation, avec toutes les conséquences qui peuvent en
Art. 16. — En contrepartie des charges qui lui découler.
incombent et en exécution du présent cahier des charges,
le concessionnaire perçoit les droits liés à l’usage de
Art. 25. — Il incombe à l’autorité concédante :
l’infrastructure concédée ainsi qu’à tout autre service
offert dans le cadre de son activité.
— d’installer visiblement des panneaux de signalisation
Art. 17. — La détermination des tarifs d’accès à identifiant l’infrastructure ;
l’infrastructure, par les transporteurs routiers de voyageurs
dûment autorisés, doit faire l’objet de concertation avec — de mettre en place, si nécessaire, des postes de
les transporteurs, l’autorité concédante, la direction des secours d’urgence de la protection civile dotés de moyens
transports de wilaya ainsi que la direction du commerce suffisants et opérationnels ;
de wilaya territorialement compétentes et tenir compte du
type de véhicule (du nombre de places offertes par — d’assurer la présence des services de sécurité.
véhicule) et de services exploités.
Contrôle.
Art. 18. — Le concessionnaire est tenu de porter à la
connaissance du public et des transporteurs les tarifs par
Art. 26. — Le concessionnaire est tenu, en vertu du
moyen d’affichage.
présent cahier des charges, de se soumettre aux contrôles,
visites et inspections inopinés ou annoncés des agents de
Entretien.
l’autorité concédante et de ceux mandatés par le directeur
des transports de wilaya territorialement compétent.
Art. 19. — Le concessionnaire est tenu d’assurer une
gestion efficace des biens concédés, veiller à leur
conservation et procéder ou faire procéder, à ses frais, à A ce titre, il est tenu de leur faciliter l’accès à
leur entretien, à la réparation ou au remplacement des l’infrastructure concédée et à ses dépendances et de leur
éléments détruits ou dégradés. fournir tous documents ou renseignements que ces
derniers lui réclament dans l’exercice de leurs missions de
Art. 20. — Le concessionnaire doit prendre les mesures contrôle.
nécessaires pour maintenir en bon état de propreté
l’infrastructure concédée.
Art. 27. — Lorsque les circonstances l’exigent, le
A ce titre, il est tenu de procéder à l’enlèvement des concessionnaire est tenu de réserver certains locaux de
déchets et des objets de toute nature nuisibles au bon l’infrastructure aux agents des services de sécurité et des
aspect de l’infrastructure ou dangereux pour les usagers. transports.

Environnement. Impôts, taxes et autres charges.

Art. 21. — Le concessionnaire doit veiller à la Art. 28. — Le concessionnaire doit s’acquitter de
préservation de l’environnement. l’ensemble de ses charges notamment les impôts et taxes,
conformément à la législation et à la réglementation en
Sécurité des usagers. vigueur.
Art. 22. — Le concessionnaire est responsable de la
police au niveau de l’infrastructure concédée, de ses Responsabilité et assurances.
dépendances et des abords immédiats.
Arti. 29. — Le concessionnaire est responsable de tout
Il doit veiller au respect, par le public et les conducteurs préjudice causé aux tiers du fait de la concession. Il lui
de véhicules, des signaux et indications des agents appartiendra de contracter, à cet effet, toutes assurances
préposés à la circulation. prévues par les lois en vigueur.

Art. 23. — Le concessionnaire est tenu de maintenir


constamment l’infrastructure concédée et ses dépendances Fait à ,...............................................................................
en bon état de fonctionnalité. Les installations doivent
également être aménagées de façon à assurer la sécurité de
circulation et de manœuvres des véhicules ainsi que la
sécurité des usagers. Lu et approuvé Le concessionnaire
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22 Décembre 2004

Décret exécutif n°° 04-418 du 8 Dhou Kaada 1425 Décrète :


correspondant au 20 décembre 2004 portant
désignation des autorités compétentes en matière Article. 1er. — Le présent décret a pour objet la
de sûreté des navires et des installations portuaires désignation des autorités compétentes en matière de sûreté
et de création des organes y afférents. des navires et des installations portuaires et la création des
———— organes y afférents .
Le Chef du Gouvernement,
CHAPITRE 1
Sur le rapport du ministre des transports ; DU PLAN NATIONAL DE SURETE MARITIME
Vu la Constitution, notamment ses articles 85- 1° et 4° ET PORTUAIRE, DE LA DESIGNATION
et 125 (alinéa 2) ; DU POINT DE CONTACT NATIONAL
UNIQUE ET DES AUTORITES
Vu le décret n° 83-510 du 27 août 1983 portant COMPETENTES
ratification de la convention internationale de 1974 pour la
sauvegarde de la vie humaine en mer, faite à Londres le Section 1
1er novembre 1974 et du protocole de 1978 relatif à la
convention internationale de 1974 pour la sauvegarde de Du plan national de sûreté
la vie humaine en mer, faite à Londres le 17 février 1978, maritime et portuaire
notamment son chapitre XI-2 faisant référence au code
international de sûreté des navires et des installations Art. 2. — Le plan national de sûreté maritime et
portuaires ( code ISPS ); portuaire ci-après dénommé « plan national » constitue
une démarche uniforme et intégrée adoptée au niveau
Vu l’ordonnance n° 73-12 du 3 avril 1973, modifiée et national en vue de garantir la conformité des installations
complétée, portant création du service national des portuaires et des navires battant pavillon national aux
garde-côtes ; dispositions du code international de sûreté des navires et
des instalations portuaires désigné ci-après « code ISPS ».
Vu l’ordonnance n° 76-80 du 23 octobre 1976, modifiée
et complétée, portant code maritime ; Art. 3. — Dans le cadre de la mise en œuvre du plan
Vu l’ordonnance n° 95-24 du 30 Rabie Ethani 1416 national de sûreté maritime et portuaire, le ministre des
correspondant au 25 septembre 1995 relative à la transports a pour missions, notamment, de veiller à :
protection du patrimoine public et la sécurité des — l’établissement des niveaux de sûreté (niveaux 1,
personnes qui lui sont liées ; 2 et 3) pour les navires du pavillon national et les
Vu la loi n° 90-09 du 7 avril 1990 relative à la wilaya ; installations portuaires et la formulation des
recommandations sur les mesures de protection contre les
Vu le décret n° 84-386 du 22 décembre 1984 portant incidents de sûreté.
création de la commission nationale de classification des
points sensibles et fixant ses missions ; Au sens du présent décret il est entendu :
Vu le décret n° 88-206 du 18 octobre 1988 portant * niveau de sûreté 1 : désigne le niveau auquel des
création, mission, organisation et fonctionnement du mesures de sûreté minimales appropriées doivent être
comité national de facilitation maritime ; maintenues en permanence,
Vu le décret présidentiel n° 04-136 du 29 Safar 1425 * niveau de sûreté 2 : désigne le niveau auquel des
correspondant au 19 avril 2004 portant nomination du mesures de sûreté additionnelles appropriées doivent être
Chef du Gouvernement ; maintenues pendant une période déterminée en raison
d’un risque accru d’incident de sûreté,
Vu le décret présidentiel n° 04-138 du 6 Rabie El Aouel
1425 correspondant au 26 avril 2004 portant nomination * niveau de sûreté 3 : désigne le niveau auquel de
des membres du Gouvernement ; nouvelles mesures de sûreté spéciales doivent être
maintenues pendant une période limitée lorsqu’un incident
Vu le décret exécutif n° 94-340 du 20 Joumada El Oula de sûreté est probable ou imminent, bien qu’il puisse ne
1415 correspondant au 25 octobre 1994 portant création pas être possible d’identifier la cible précise,
du comité national de sûreté portuaire et de comités de
sûreté des ports civils et de commerce ; — la définition des prescriptions applicables à une
déclaration de sûreté ;
Vu le décret exécutif n° 95-192 du 12 Safar 1416
correspondant 10 juillet 1995 portant création — l’approbation des évaluations de la sûreté des navires
du commissariat de sécurité de port ou d’aéroport ; et des installations portuaires préalablement identifiées et
de tout amendement ultérieur aux évaluations
Vu le décret exécutif n° 96-158 du 16 Dhou El Hidja approuvées ;
1416 correspondant au 4 mai 1996 fixant les conditions
— l’approbation des plans de sûreté des navires et des
d’application des dispositions de sûreté interne
installations portuaires et de tout amendement ultérieur
d’établissement prévues par l’ordonnance n° 95-24 du 30
aux plans de sûreté approuvés ;
Rabie Ethani 1416 correspondant au 25 septembre 1995
relative à la protection du patrimoine public et la sécurité — l’élaboration de toute réglementation relative aux
des personnes qui lui sont liées ; modalités d’application du « code ISPS » ;
10 Dhou El Kaada 1425 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82 33
22 Décembre 2004

— l’évaluation et au contrôle périodique du respect des * désigner l’agent de sûreté du navire ;


dispositions du « code ISPS » ;
Il est entendu par agent de sûreté du navire, toute
— la délivrance du certificat international de sûreté et personne à bord du navire, responsable devant le
de la fiche synoptique continue pour les navires ; capitaine, désignée par la compagnie comme responsable
de la sûreté du navire, y compris de l’exécution et du
— la délivrance du document de conformité de maintien du plan de sûreté du navire et de la liaison avec
l’agent de sûreté de la compagnie et les agents de sûreté
l’installation portuaire ;
de l’installation portuaire ;
— la communication à l’organisation maritime * effectuer l’évaluation de la sûreté du navire ;
internationale (OMI) d’informations spécifiques en
matière de sûreté maritime et portuaire, notamment : * préparer le plan de sûreté du navire ;

1. la liste des ports et des navires concernés par le Il est entendu par plan de sûreté du navire, le plan établi
«code ISPS» ainsi que les informations y afférentes ; en vue de garantir l’application des mesures nécessaires à
bord du navire pour protéger les personnes à bord, la
2. la liste des navires avec leurs évaluations de la sûreté cargaison, les engins de transport, les provisions de bord
et leurs plans de sûreté approuvés ; ou le navire contre les risques d’un incident de sûreté.

* mettre en place les équipements requis par le code


3. le point de contact national unique pour les rapports (alarme de sûreté, système d'éclairage extérieur quand le
avec l’organisation maritime internationale (OMI) en navire est à quai ou au mouillage et de contrôle d'accès) ;
matière de sûreté;
* assurer la formation des agents de sûreté de la
4. l’autorité nationale responsable de la sûreté des compagnie et des agents de sûreté des navires ;
navires ;
* effectuer des exercices de sûreté à bord et à terre ;
5. l’autorité nationale responsable de la sûreté des
* mettre en place un bureau de sûreté de compagnie
installations portuaires ; dimensionné en fonction de l’importance des tâches.
6. l’autorité compétente désignée pour recevoir les — Pour les entreprises portuaires :
alertes de sûreté du navire ;
* désigner l’agent de sûreté de l’installation portuaire ;
7. l’autorité compétente pour la réception
des communications ayant trait à la sûreté provenant Il est entendu par agent de sûreté de l’installation
d’autres gouvernements contractants à la convention portuaire, toute personne désignée comme étant
internationale de 1974 pour la sauvegarde de la vie responsable de l’établissement, de l’exécution, de la
révision et du maintien du plan de sûreté de l’installation
humaine en mer (Convention SOLAS), modifiée ;
portuaire ainsi que de la liaison avec les agents de sûreté
du navire et les agents de sûreté de la compagnie.
8. l’autorité compétente pour recevoir les demandes
d’assistance en cas d’incidents concernant la sûreté ; * effectuer l’évaluation de la sûreté de l’installation
portuaire ;
9. les noms des organismes de sûreté agréés par l’Etat * préparer le plan de sûreté de l’installation portuaire ;
algérien.
Il est entendu par le plan de sûreté de l’installation
Art. 4. — Dans le cadre de la mise en œuvre du plan portuaire le plan établi en vue de garantir l’application des
national de sûreté maritime et portuaire, les entreprises de mesures nécessaires pour protéger l’installation portuaire
transport maritime et les entreprises portuaires sont et les navires, les personnes, la cargaison, les engins de
tenues, sous le contrôle du ministre chargé de la marine transport et les provisions de bord à l’intérieur de
marchande et des ports, d’accomplir les obligations l’installation portuaire contre les risques d’un incident de
suivantes : sûreté ;
* assurer la formation des agents de sûreté des
— Pour les entreprises de transport maritime : installations portuaires ;
* désigner l’agent de sûreté de la compagnie ; * effectuer des exercices de sûreté au niveau des
installations portuaires ;
Il est entendu par agent de sûreté de la compagnie, toute * mettre en place un bureau de sûreté portuaire
personne désignée par la compagnie pour garantir qu’une dimensionné en fonction de l’importance des tâches.
évaluation de la sûreté du navire est effectuée, qu’un plan
de sûreté du navire est établi et soumis pour approbation L’organisation et le fonctionnement des bureaux de
et est ensuite appliqué et tenu à jour et pour assurer la sûreté des compagnies maritimes et des bureaux de sûreté
liaison avec l’agent de sûreté de l’installation portuaire et portuaire sont fixés par arrêté du ministre chargé de la
l’agent de sûreté du navire ; marine marchande et des ports .
34 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82 10 Dhou El Kaada 1425
22 Décembre 2004

Section 2 — la délivrance des certificats internationaux


provisoires de sûreté aux navires prévus par le
De la désignation du point de contact national
«code ISPS» ;
unique et des autorités compétentes
— Aux visites et inspections des navires algériens et
Art. 5. — Le ministre chargé de la marine marchande et étrangers par les moyens appropriés ;
des ports est désigné point de contact national unique pour
les rapports avec l’organisation maritime internationale — L’organisation des formations requises par le
(OMI) en matière de sûreté des navires et des installations «code ISPS» et la délivrance des certificats aux officiers
portuaires. de sûreté des compagnies et aux officiers de sûreté des
navires.
En cette qualité, il a pour attributions :
Art. 8. — Le ministre chargé des ports est désigné
— la coordination des échanges d’informations entre autorité nationale responsable de la sûreté des installations
l’organisation maritime internationale (OMI) et les portuaires.
institutions nationales qui participent à la mise en œuvre
des dispositions du «code ISPS» ; En cette qualité , il procède, notamment à :

— d’assurer la liaison avec l’organisation maritime — l’élaboration de la réglementation en matière de


internationale (OMI) et les autres organisations sécurité et de sûreté portuaires ;
internationales concernées par la mise en œuvre des
dispositions du «code ISPS» ; — l’intégration de tout amendement introduit par
l’organisation maritime internationale (OMI) au dispositif
— d’accéder au système intégré global d’information réglementaire national;
sur le transport maritime (GISIS) de l’organisation
maritime internationale (OMI) et de procéder aux — l’évaluation de la sûreté portuaire et l’élaboration
déclarations et modifications de toutes informations des plans de sûreté ainsi que leur mise à jour ;
relatives au «code ISPS» .
— la conduite des audits de sûreté et la délivrance des
Art. 6. — Le ministre chargé de la marine marchande et documents de conformité requis par le «code ISPS» ;
des ports est désigné autorité compétente pour la réception
des communications ayant trait à la sûreté provenant des — la mise en place des mesures d’atténuation des
autres gouvernements parties à la convention risques identifiés ;
internationale de 1974 pour la sauvegarde de la vie
— l’organisation des formations en matière de sûreté et
humaine en mer (convention SOLAS), modifiée.
la délivrance des certificats pour les agents de sûreté de
l’installation portuaire.
A ce titre il est chargé de recevoir les informations
relatives au contrôle des navires battant pavillon national
Art. 9. — Le service national des garde-côtes (SNGC)
par l’Etat du port étranger et de prendre les mesures
est désigné autorité compétente pour recevoir les alertes
appropriées pour leur mise en conformité aux dispositions
de sûreté des navires.
du «code ISPS».
A ce titre, il assure, de façon continue et par les moyens
Art. 7. — Le ministre chargé de la marine marchande
appropriés, la réception des messages d’alerte de sûreté
est désigné autorité nationale responsable de la sûreté des
provenant des navires.
navires.

En cette qualité, il procède, notamment à : Outre la prise de mesures de sûreté requises, il informe
le centre opérationnel de sûreté et de sécurité maritimes et
— l’élaboration de textes réglementaires relatifs à la portuaires (COSS) mentionné ci-dessous.
sûreté des navires et des textes d’application ;
Art. 10. — Le service national des garde-côtes est
— l’intégration de tout amendement introduit par désigné autorité compétente pour recevoir les demandes
l’organisation maritime internationale (OMI) au dispositif d’assistance.
réglementaire national ;
A ce titre, en coordination avec les autres institutions
— l’habilitation des organismes de sûreté pour agir en concernées, le centre opérationnel de sûreté et de sécurité
son nom ; maritimes et portuaires (COSS) informé et selon les
procédures arrêtées, il fournit l’assistance requise en mer à
— la délivrance des fiches synoptiques continues pour toute demande émanant des navires.
les navires algériens soumis aux dispositions du
«code ISPS» ; Art. 11. — Le point de contact national unique tel que
défini par les dispostions ci-dessus est tenu de transmettre
— la délivrance des certificats internationaux de sûreté
ses coordonnées ainsi que celles des autres autorités
aux navires algériens soumis aux dispositions du
nationales compétentes prévues ci-dessus à l’organisation
«code ISPS» ;
maritime internationale (OMI).
10 Dhou El Kaada 1425 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82 35
22 Décembre 2004

CHAPITRE 2 Art. 14. — Le comité national est présidé par le


ministre des transports ou son représentant.
DES ORGANES DE SURETE
MARITIME ET PORTUAIRE Il est composé :
Section 1 — du commandant du service national des garde-côtes
Du comité national de sûreté ou son représentant ;
maritime et portuaire — d’un représentant du commandement de la
gendarmerie nationale ;
Art. 12. — Il est créé un comité national de sûreté
maritime et portuaire chargé : — d’un représentant du ministre d’Etat, ministre de
l’intérieur et des collectivités locales ;
— d’élaborer un programme national de sûreté
maritime et portuaire pour les navires du pavillon national — d’un représentant du ministre de l’énergie et des
et des installations portuaires; mines ;
— de veiller à la prise en charge des aspects de sûreté et — d’un représentant du ministre des travaux publics ;
ce lors de la conception ou de l’aménagement des ports
civils de commerce ; — d’un représentant du ministre de la poste et des
technologies de l’information et de la communication ;
— de proposer au ministre des transports, l’ensemble
des mesures de sûreté nécessaires à la préservation des — du directeur général de la sûreté nationale ou son
installations portuaires et des navires de commerce dans représentant ;
les limites des ports, rades et des eaux sous juridiction
nationale et ce, contre toutes les formes de menaces, de — du directeur général des douanes ou son
risques et d’actes illicites ; représentant ;

— de se prononcer sur toutes les questions relatives à — du directeur général de la protection civile ou son
la sûreté maritime et portuaire ; représentant ;
— de veiller à la concordance entre les niveaux de — de trois (3) directeurs de l’administration centrale du
sûreté préconisés par le «code ISPS» et ceux prévus par ministère des transports concernés par l’activité portuaire
les dispositifs nationaux de sûreté existants ; et maritime ;
— d’assurer, en matière de sûreté maritime et portuaire, — du président du directoire de la société de gestion
la coordination et la concertation entre les différentes des participations/ports (Sogéports) ;
administrations, services et organes de l’Etat intervenants,
à quelque titre que ce soit ; — du président du directoire de la société de gestion
des participations/transports maritimes (Gestramar) ;
— d’assurer, en matière de sûreté maritime et portuaire,
la coordination entre les opérateurs portuaires et — du directeur général de l’office national de la
maritimes et les services de l’administration maritime ; signalisation maritime .
— de veiller à la mise en œuvre des plans de sûreté des Art. 15. — Les représentants des autorités, citées
navires et des plans de sûreté des installations portuaires ; ci-dessus, doivent avoir, au moins, le rang de directeur de
— de veiller à la mise en œuvre des programmes l’administration centrale.
d’équipement et de formation des personnels chargés de la
sûreté maritime et portuaire ; Art. 16. — Les membres du comité sont désignés sur
une liste nominative par arrêté du ministre des transports
— d’étudier les recommandations et les demandes sur proposition des autorités dont ils relèvent.
formulées par les comités locaux de sûreté maritime et
portuaire et le cas d’échéant arrêter les mesures Art. 17. — Le comité national peut appeler en
appropriées ; consultation toute personne qui, en raison de sa
compétence ou de ses activités professionnelles, est à
— de suivre l’évolution de la réglementation même de l’éclairer dans ses travaux.
internationale relative à la sûreté maritime et portuaire en
vue de son adaptation au niveau national. Art. 18. — Les décisions du comité national,
approuvées par le ministre chargé des transports sont
Art. 13. — Dans le cadre de ses missions, le comité impérativement mises en application par l’ensemble des
national de sûreté maritime et portuaire est habilité à : institutions et organismes concernés.
— faire procéder, par les moyens appropriés et selon la
périodicité arrêtée, au contrôle de l’application et de la Art. 19. — Le comité national veille à la mise en œuvre
prise en charge des mesures de sûreté maritime et de ses décisions par les structures concernées.
portuaire ; et
Il est dressé, à chaque réunion du comité, un bilan de
— entretenir et développer des relations et des échanges suivi de l’exécution des décisions de la réunion
avec d’autres organes similaires étrangers. précédente.
36 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82 10 Dhou El Kaada 1425
22 Décembre 2004

Art. 20. — Le comité national se réunit deux fois par an — du directeur des transports de la wilaya ;
en session ordinaire sur convocation de son président.
— du directeur des travaux publics de la wilaya ;
Il peut également se réunir en session extraordinaire
— du directeur de l'énergie et de mines (exclusivement
autant de fois qu’il le juge opportun.
pour les ports à hydrocarbures) ;
Art. 21. — Le comité national est doté d’un secrétariat — du représentant local de l’agence de radionavigation
permanent assuré par le responsable du centre maritime ;
opérationnel de sûreté et de sécurité maritimes prévu
ci-dessous. — du représentant local de l’office national de la
signalisation maritime ;
Section 2
— du représentant des armements nationaux.
Du comité local de sûreté
maritime et portuaire Le secrétariat technique du comité est assuré par
l’autorité portuaire du port concerné.
Art. 22. — Le comité local de sûreté maritime et
portuaire est chargé : Art. 24. — Les membres du comité local de sûreté
maritime et portuaire sont désignés, sur proposition des
— de coordonner la mise en œuvre du plan national de autorités dont ils relèvent, sur une liste nominative, par
sûreté maritime et portuaire ; arrêté du wali territorialement compétent.
— d'établir et mettre à jour les plans de zoning de sûreté
du port avec ses points vulnérables ; Art. 25. — Le comité veille dans l'ensemble de ses
décisions à concilier la facilitation maritime avec la sûreté
— d'évaluer périodiquement les menaces et les maritime et portuaire telle que définie par le présent
dispositifs de sûreté mis en place ; décret.
— d'établir et mettre à jour périodiquement les plans Art. 26. — Le comité local de sûreté maritime et
réglementant la circulation et le déplacement à l'intérieur portuaire se réunit en session ordinaire au moins quatre
du port ; (4) fois par an.
— de s'assurer de la prise en compte des mesures de
Il peut se réunir en session extraordinaire autant de fois
sûreté lors des aménagements et des réaménagements du
qu'il le juge opportun.
port ;
— de prendre les dispositions nécessaires pour former Art. 27. — Le comité local de sûreté maritime et
et recycler les personnels concernés par la sûreté maritime portuaire rend compte périodiquement au comité national
et portuaire avec la contribution des administrations ; et lui adresse son bilan d'activités ainsi que les mesures
qu'il a retenues.
— de proposer toute mesure susceptible d'améliorer les
dispositifs de sûreté en cas de menace ou d'acte dirigé Art. 28. — Le comité national et le comité local de
contre les installations portuaires et les navires à l'intérieur sûreté maritime et portuaire élaborent et adoptent leur
du port, de la rade et de leurs approches. règlement intérieur qu'ils transmettent au ministre des
transports pour information.
Art. 23. — Le comité local de sûreté maritime et
portuaire est présidé par le wali territorialement Section 3
compétent, ou son représentant. Il est composé comme
suit : Du centre directeur des opérations d’urgence

— du responsable de l’autorité portuaire concerné ; Art. 29. — Il est créé, auprès du wali territorialement
compétent et au niveau de chaque port de commerce, un
— du commissaire de sûreté du port concerné ; centre directeur des opérations d’urgence par abréviation
«CDOU» désigné ci-après le «centre».
— de l’officier de sûreté de l’installation portuaire
(PFSO) ; Art. 30. — Le centre a pour mission de gérer toutes les
situations de crise en matière de sûreté et sécurité
— du chef de la station maritime principale du service maritime et portuaire.
national des garde-côtes;
Art. 31. — Le centre est dirigé par le commissaire de
— du commandant du groupement de la gendarmerie
sûreté du port concerné.
nationale, territorialement compétent ;
La composition et le fonctionnement du centre sont
— du responsable des services des douanes, fixés par arrêté du wali territorialement compétent.
territorialement compétent ;
Le centre se réunit de droit en cas de survenance d’un
— du responsable des services de la protection civile évènement lié à la sûreté et à la sécurité, et autant de fois
territorialement compétent; que nécessaire, sur convocation de son président.
10 Dhou El Kaada 1425 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82 37
22 Décembre 2004

Section 4 Art. 35. — Le centre opérationnel de suivi de la sûreté et


de la sécurité des navires et des installations portuaires
Du centre opérationnel de sûreté
(COSS) est doté d’un encadrement modulable selon la
et de sécurité maritimes
consistance des missions exercées, l’importance des
installations portuaires et armements nationaux ainsi que
Art. 32. — Il est créé, auprès du ministre des transports,
la nécessité d’une veille permanente.
un centre opérationnel de suivi de la sûreté et de sécurité
des navires et des installations portuaires.
Art. 36. — Le centre opérationnel de suivi de la sûreté
et de la sécurité des navires et des installations portuaires
Art. 33. — Le centre opérationnel de suivi de la sûreté
(COSS) est dirigé par un chef de centre de rang de chargé
et de sécurité des navires et des installations portuaires d’études et de synthèse.
(COSS ) a pour missions, notamment :
— d’assurer une veille permanente en matière de sûreté Il est assisté par des chefs d’études (quatre) et des
et de sécurité maritimes ; chargés d’études (quatre à six).
— de servir comme point de réception des notifications Art. 37. — Le centre opérationnel de suivi de la sûreté
de l’organisation maritime internationale (OMI) en et de la sécurité des navires et des installations portuaires
matière de sûreté et de sécurité maritimes ; (COSS) sera doté de personnels dont l’effectif sera fixé
— de servir comme point de réception des notifications par arrêté conjoint du ministre des transports , du ministre
relatives aux niveaux de sûreté (1,2 et 3) concernant les des finances et de l’autorité chargée de la fonction
ports de commerce ; publique.

— de recevoir les rapports sur le contrôle des navires Art. 38. — Outre le personnel prévu ci-dessus, le centre
par l’Etat du port dans les ports étrangers ; opérationnel de suivi de la sûreté et de la sécurité des
— d’établir une banque de données et de maintenir les navires et des installations portuaires (COSS) dispose :
registres afférents aux incidents de sécurité et de sûreté au — d’un représentant du service national des
niveau national et international. garde-côtes ;

A ce titre, il est chargé du suivi permanent de — d’un représentant de la direction générale de la


l’ensemble des mesures de sûreté, de la collecte des sûreté nationale ;
informations y afférentes et de leur diffusion aux — d’un représentant de la gendarmerie nationale.
structures et autorités concernées pour leur permettre
d’exercer leurs missions. Lorsque les circonstances l’exigent, le centre opérationnel
de suivi de la sûreté et de la sécurité des navires et des
Art. 34. — Le centre opérationnel de suivi de la sûreté installations portuaires (COSS) peut faire appel à toutes
et de la sécurité des navires et des installations portuaires personnes et institutions susceptibles de lui prêter assistance
(COSS) a, également, pour mission de préparer pour le dans la réalisation des missions dont il est investi.
compte de l’autorité habilitée et selon les procédures
réglementaires en vigueur, les informations permettant Art. 39. — Les charges de fonctionnement du centre
de : opérationnel de suivi de la sûreté et de sécurité des navires
— notifier aux navires battant pavillon national les et des installations portuaires (COSS) sont imputables au
niveaux de sûreté ; budget de l’Etat.

— informer les gouvernements étrangers sur la situation Art. 40. — Les modalités d’application du présent
des mesures de sûreté et de sécurité maritimes à bord des décret seront précisées en tant que de besoin par arrêté du
navires battant pavillon national ; ministre des transports.
— informer l’organisation maritime internationale
(OMI) sur tout changement de mesures de sûreté en Art. 41. — Les dispositions du décret exécutif
Algérie ; n° 94-340 du 20 Joumada El Oula 1415 correspondant au
25 octobre 1994, susvisé, sont abrogées.
— délivrer les autorisations nécessaires de sûreté et de
sécurité ; Art. 42. — Le présent décret sera publié au Journal
— coordonner, le cas échéant, les actions en matière de officiel de la République algérienne démocratique et
sûreté avec les agents de sûreté des compagnies, des populaire.
navires et des installations portuaires ;
Fait à Alger, le 8 Dhou El Kaada 1425 correspondant
— informer les Gouvernements étrangers sur les au 20 décembre 2004.
questions de sûreté et de sécurité maritimes concernant les
navires battant leur pavillon. Ahmed OUYAHIA.
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22 Décembre 2004

ARRETES, DECISIONS ET AVIS

MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE Vu le décret exécutif n° 98-254 du 24 Rabie Ethani


1419 correspondant au 17 août 1998 relatif à la formation
doctorale, à la pots-graduation spécialisée et à
Arrêté interministériel du 4 Chaâbane 1425 correspondant l’habilitation universitaire ;
au 19 septembre 2004 portant ouverture de
filières de magister à l’école militaire polytechnique et Arrêtent :
fixant le nombre de postes ouverts pour l’année
universitaire 2004-2005. Article 1er. — Le présent arrêté a pour objet
———— l’ouverture de cinq filières et de huit options en magister à
l’école militaire polytechnique pour l’année universitaire
Le ministre de la défense nationale,
2004-2005.
Le ministre de l’enseignement supérieur et de la
recherche scientifique, Art. 2. — L’intitulé des filières, des options, ainsi que le
Vu le décret n° 83-363 du 28 mai 1983 relatif à nombre de postes ouverts sont fixés dans l’annexe du
l’exercice de la tutelle pédagogique sur les établissements présent arrêté.
de formation supérieure ;
Art. 3. — Le présent arrêté sera publié au Journal
Vu le décret présidentiel n° 95-197 du 24 Safar 1416
officiel de la République algérienne démocratique et
correspondant au 22 juillet 1995 portant reconversion
de l’école nationale d’ingénieurs et de techniciens populaire.
d’Algérie en école militaire polytechnique et fixant
son statut ; Fait à Alger, le 4 Chaâbane 1425 correspondant au
19 septembre 2004.
Vu le décret présidentiel n° 04-138 du 6 Rabie El Aouel
1425 correspondant au 26 avril 2004 portant nomination
des membres du Gouvernement ; Le ministre Pour le ministre de la défense
de l’enseignement nationale
Vu le décret présidentiel n° 04-229 du 16 Joumada supérieur et de la recherche Le secrétaire général
Ethania 1425 correspondant au 3 août 2004 portant scientifique
création du secrétariat général du ministère de la défense Le Général-Major
nationale, notamment son article 3 ; Rachid HARAOUBIA Ahmed SENHADJI

————————

ANNEXE

SPECIALITE NOMBRE
FILIERES OPTIONS DE POSTES

Technologie 1. Systèmes électroniques Télécommunications 4


Techniques avancées en traitement du signal 4

2. Robotique, automatique et informatique Contrôle et commande 4


industrielle Systèmes mécaniques robotisés 4

3. Systèmes électrotechniques Systèmes d’entraînements électriques 4


Systèmes électromagnétiques 4

4. Chimie appliquée Elaboration et physico-chimie des matériaux 4

5. Dynamique des fluides et énergétiques Aérodynamique et propulsion 4


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22 Décembre 2004

Arrêté interministériel du 4 Chaâbane 1425 correspondant ANNEXE


au 19 septembre 2004 portant ouverture d’une filière
en post - graduation spécialisée à l’école militaire NOMBRE
SPECIALITE FILIERE
polytechnique et fixant le nombre de postes ouverts DE POSTES
pour l’année universitaire 2004-2005.
———— Technologie Télécommunications 24
et réseaux
Le ministre de la défense nationale,
Arrêté du 2 Dhou El Kaada 1425 correspondant au
Le ministre de l’enseignement supérieur et de la 14 décembre 2004 modifiant l’arrêté du 21 Rajab
recherche scientifique, 1423 correspondant au 28 septembre 2002
portant composition nominative des membres de
Vu le décret n° 83-363 du 28 mai 1983 relatif à la commission nationale des points hauts.
l’exercice de la tutelle pédagogique sur les établissements ————
de formation supérieure ;
Le ministre de la défense nationale,
Vu le décret présidentiel n° 95-197 du 24 Safar 1416
correspondant au 22 juillet 1995 portant reconversion de Vu le décret présidentiel n° 04-229 du 16 Joumada
l’école nationale d’ingénieurs et de techniciens d’Algérie Ethania 1425 correspondant au 3 août 2004 portant
en école militaire polytechnique et fixant son statut ; création du secrétariat général du ministère de la défense
nationale, notamment son article 3 ;
Vu le décret présidentiel n° 04-138 du 6 Rabie El Aouel
1425 correspondant au 26 avril 2004 portant nomination Vu l’arrêté du 21 Rajab 1423 correspondant au 28
des membres du Gouvernement ; septembre 2002, modifié, portant composition nominative
des membres de la commission nationale des points
Vu le décret présidentiel n° 04-229 du 16 Joumada hauts ;
Ethania 1425 correspondant au 3 août 2004 portant
création du secrétariat général du ministère de la défense Arrête :
nationale, notamment son article 3 ;

Vu le décret exécutif n° 98-254 du 24 Rabie Ethani Article 1er. — Les dispositions de l’article 1er de
1419 correspondant au 17 août 1998 relatif à la formation l’arrêté du 21 Rajab 1423 correspondant au 28 septembre
doctorale, à la pots-graduation spécialisée et à 2002, susvisé, sont modifiées comme suit :
l’habilitation universitaire ;

Arrêtent : “Article 1er. — La commission nationale des points


hauts comprend les membres suivants :
Article 1er. — Le présent arrêté a pour objet l’ouverture
d’une filière de post-graduation spécialisée à l’école Au titre du ministère de la poste et des technologies
militaire polytechnique pour l’année universitaire de l’information et de la communication :
2004-2005.
— M. Abdelkader Ibrir, membre”.
Art. 2. — L’intitulé de la filière ainsi que le nombre de
postes ouverts sont fixés dans l’annexe du présent arrêté. (Le reste sans changement).

Art. 3. — Le présent arrêté sera publié au Journal Art. 2. — Le présent arrêté sera publié au Journal
officiel de la République algérienne démocratique et officiel de la République algérienne démocratique et
populaire. populaire.

Fait à Alger, le 4 Chaâbane 1425 correspondant au 19 Fait à Alger, le 2 Dhou El Kaada 1425 correspondant au
septembre 2004. 14 décembre 2004.

Le ministre Pour le ministre de la défense Pour le ministre de la défense nationale


de l’enseignement nationale
supérieur et de la recherche Le secrétaire général Le secrétaire général
scientifique
Le Général-Major Le Général-Major
Rachid HARAOUBIA Ahmed SENHADJI Ahmed SENHADJI
40 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 82 10 Dhou El Kaada 1425
22 Décembre 2004

MINISTERE DES FINANCES

Arrêté du 28 Ramadhan 1425 correspondant au 11 novembre 2004 fixant la composition des commissions paritaires
compétentes à l’égard des corps des fonctionnaires de la direction générale du domaine national.
————

Par arrêté du 28 Ramadhan 1425 correspondant au 11 novembre 2004, la composition des commissions paritaires
compétentes à l’égard des fonctionnaires de la direction générale du domaine national est fixée suivant le tableau ci-après :

REPRESENTANTS REPRESENTANTS
DE L’ADMINISTRATION DU PERSONNEL
CORPS
Membres Membres Membres Membres
titulaires suppléants titulaires suppléants

Inspecteurs Ali Ghazli Ahmed Harmel Mohamed Haroun Mohamed Meskine

Ingénieurs du cadastre Alaoua Bentchakar Ali Smida Slimane Mekhloufi Salim Bouchema

Architectes Mohamed Nefra Abderrahmen Mohamed Mokrane Fayçal Taleb


Kail

Administrateurs Ali Ghazli Cherif Benmouma Djamel Terki Mohamed Faouzi Hamdoud
Ingénieurs en informatique
Mohamed Himour Djamel Kheznadji Hocine Saïdj Hayet Benamara
Archivistes-documentalistes
Techniciens en informatique Kamel Belkadi Smaïl Boukria Soraya Berrahal Samira Ouchène
Adjoints tech. informatique
Agents tech. informatique
Assistants administratifs
Comptables
Adjoints administratifs
Agents administratifs
Secrétaires de direction
Secrétaires
Conducteurs auto
Ouvriers professionnels
Appariteurs
Contrôleurs
Agents de constatation

Le directeur de l’administration des moyens est désigné président des commissions paritaires et, en cas d’empêchement, il
sera remplacé par le sous-directeur du personnel et de la formation.

Imprimerie officielle - Les Vergers, Bir-Mourad Raïs, BP 376 - ALGER GARE

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