GCHAPITRE N°01
De manière générale, ils représentent trois catégories principales : continus, discontinus et
par mélange.
I. Échangeurs à contact indirect
1. À transfert direct (continus) :
➢ ceux qui assurent un transfert de chaleur au travers d’une paroi matérielle entre
deux fluides à des températures différentes.
➢ Cette paroi a pour but d'éviter le mélange de ces fluides.
2. À transfert par stockage discontinus (régénérateurs) : des appareils dont la surface
d’échange est alternativement mise en contact avec le fluide froid et le fluide chaud,
3. À lit fluidisé
II. Différents types d’échangeurs de chaleur à contact indirect :
1. Échangeur coaxial (Double-tubes)
▪ Ces appareils sont spécifiquement utilisés dans le cas où l’un des fluides est un
gaz dont le coefficient de transfert de chaleur par convection est faible.
▪ L’échangeur compact est caractérisé par son coefficient𝛽 > 700 𝑚 2 ⁄𝑚 3 défini
par le rapport de la surface d’échange de chaleur au volume total de l’appareil.
2. Échangeur à calandre
• Les chicanes ont pour second rôle de maintenir les tubes équidistants et permettre un maximum
de contact du fluide aux tubes, ainsi que de réduire les vibrations du tube.
• Le classement des différents types de cet échangeur se fait en fonction du nombre de passes
effectués par les deux fluides à l’intérieur de tubes et coté calandre.
La calandre est généralement réalisée en acier au carbone et les brides portants les boites de
distribution et le couvercle sont soudées. Le choix du matériau dépend de l’utilisation :
➢ Acier au carbone pour usage courant ;
➢ Laiton amirauté pour les appareils travaillant avec l’eau de mer ;
➢ Aciers alliés pour les produits corrosifs et les températures élevées ;
➢ Aluminium et cuivre pour les très basses températures
3. Échangeur à plaques
▪ Ce type d’échangeur est constitué d’une série de plaques permettant aux fluides de
s’écouler de part et d'autre de celles-ci.
▪ Ces échangeurs sont bien appropriés à l’échange thermique entre liquide/liquide.
Mais, il existe d’autres constructions qui sont utilisés pour les fluides : Gaz/Liquide et
Gaz/Gaz.
Dans le cas des échanges de chaleur entre des fluides Gaz/Gaz, les surfaces d'échange sont souvent
constituées de plaques planes séparées par des ailettes brasées sur les plaques
Surfaces étendues (ailettes)
Dans certaines situations, devant la contrainte que l’un des fluides (généralement les gaz)
possède un coefficient d’échange de chaleur (h) faible, la nécessité d’installer des ailettes sur le tube
s’impose.
III. Échangeurs à contact direct (par mélange) : où la paroi séparant les deux fluides est
supprimée.
CHAPITRE N°02
Facteur d'encrassement
Les performances d'un échangeur de chaleur se détériorent avec le temps de fonctionnement
à cause de l'encrassement des surfaces de contact avec les fluides. Parmi les causes de ce phénomène
on peut citer le dépôt de particules d'impureté se trouvant dans les fluides sur les surfaces des parois
solides (plaque, tube, etc.) et aussi les réactions (chimique et corrosion) entre les fluides et les
matériaux de paroi. La couche d'encrassement représente une résistance thermique additionnelle
dans le circuit du transfert de chaleur et engendre la diminution du flux de chaleur transmis entre les
deux fluides. Cet effet est pris en considération dans les calculs par l'ajout d'une résistance thermique
correspondante, désignée par le facteur d'encrassement (résistance d'encrassement) notée par :
"Rec", dont l'unité est : [m²°C/W].
Un échangeur de chaleur donné
Pour chacune de ces deux approches. Il existe une méthode de calcul appropriée. Pour la
première. La méthode des Différences de Température Logarithmiques Moyennes (DTLM) est plus
adaptée. Et la Méthode au Nombre d'Unités de Transfert (NUT) pour la deuxième ;
les hypothèses couramment utilisées lors de la modélisation d'échangeurs de chaleur
1) Écoulement stationnaire
2) Chaleur spécifique constante
3) Conduction thermique négligeable
4) Surface externe isolée
5) Transfert thermique entre les fluides uniquement
➢ L’application au schéma de la figure 17 du 1er P. thermo, qui prévoit l’égalité entre le
flux de chaleur quittant le liquide chaud et celui reçu par le liquide froid
Le débit calorifique
Il représente le taux de transfert de chaleur nécessaire pour faire varier la température du liquide de
1°C pendant son écoulement à travers l'échangeur de chaleur
Différences de Température Logarithmiques Moyennes (DTLM)
Échangeur à co-courant
Dans un premier temps nous présenterons l'étude d'un échanger à co-courant. Nous
considérons les hypothèses suivantes :
• On supposera que l'échangeur est sans pertes thermique, c'est-à-dire que pendant l'échange,
toute la chaleur cédée par le fluide chaud est transmise intégralement au fluide froid.
• La capacité thermique massique des fluides Cp C et Cpf reste constante pendant la traversée
de l'échangeur Ceci n'est qu'une simplification puisque Cp est fonction de la température.
• Le coefficient d'échange global « K » reste constant tout le long de la surface d'échange ce
qui revient à dire que l'on considère les coefficients d'échange superficiels « hi et he » constant
Le coefficient F dépend de la géométrie de l'échangeur de chaleur et les températures
On dit qu’un écoulement de fluide est dirigé lorsque le fluide passe à travers un chemin bien
spécifié à l’aide d’ailettes ou surfaces étendues de manière générale.
La méthode NUT (DTLM) est adaptée au calcul de projet d'un échangeur de chaleur, car elle permet
de déterminer la surface « S » le coefficient K.
La puissance thermique réelle (Φ) d'un échangeur de chaleur, également appelée flux de chaleur
transmis entre les deux fluides.
La puissance max :Φ𝑚𝑎𝑥 = 𝑞𝑚𝑖𝑛 (𝑇𝑐𝑒 − 𝑇𝑓𝑒 )
𝐾.𝑆
𝑁𝑈𝑇 = 𝑞 : D’après cette relation on constate que NUT est proportionnelle à la surface S de
𝑚𝑖𝑛
l’échangeur. Ainsi, plus le NUT est grand, plus la surface de l’échangeur est grande.
Le flux de chaleur min est atteint avec un écoulement dirigé.
Le flux de chaleur max est atteint avec un écoulement non-dirigé.
1.Qu'est-ce que le facteur d'encrassement dans un échangeur de chaleur et quelle est son unité de
mesure ?
2.Quelles sont les principales causes de l'encrassement des surfaces dans un échangeur de chaleur ?
3.Pourquoi l'encrassement des surfaces dans un échangeur de chaleur entraîne-t-il une détérioration
des performances ?
4.Quelles sont les hypothèses couramment utilisées lors de la modélisation d'échangeurs de chaleur
?
5.Qu'est-ce que le débit calorifique dans un échangeur de chaleur ?
6.Quelle méthode de calcul est plus adaptée pour l'approche des Différences de Température
Logarithmiques Moyennes (DTLM) et pourquoi ?
7.Quelle méthode de calcul est utilisée pour l'approche basée sur le Nombre d'Unités de Transfert
(NUT) ?
8.Quelles sont les hypothèses faites pour l'étude d'un échangeur à co-courant ?
9.Qu'est-ce que le coefficient F et comment dépend-il de la géométrie de l'échangeur et des
températures ?
10.Comment peut-on déterminer la puissance thermique réelle d'un échangeur de chaleur ?
11.Quelle est la relation entre le NUT, la surface de l'échangeur et le flux de chaleur min/max ?
12.Dans quel cas atteint-on le flux de chaleur min et dans quel cas atteint-on le flux de chaleur max
dans un échangeur de chaleur ?
Les réponses aux questions posées :
1. Le facteur d'encrassement (résistance d'encrassement), noté "Rec", est une résistance
thermique correspondant à l'encrassement des surfaces de contact dans un échangeur de
chaleur. Son unité de mesure est [m²°C/W].
2. Les principales causes d'encrassement dans un échangeur de chaleur sont
➢ Le dépôt de particules d'impureté présentes dans les fluides sur les surfaces des parois
solides (plaque, tube, etc.)
➢ Les réactions chimiques et la corrosion entre les fluides et les matériaux de paroi.
3. L'encrassement des surfaces dans un échangeur de chaleur entraîne une détérioration des
performances en ajoutant une résistance thermique supplémentaire dans le circuit du
transfert de chaleur. Cela diminue le flux de chaleur transmis entre les deux fluides,
réduisant ainsi l'efficacité de l'échangeur.
4. Les hypothèses couramment utilisées lors de la modélisation d'échangeurs de chaleur sont
les suivantes :
1. Écoulement stationnaire.
2. Chaleur spécifique constante.
3. Conduction thermique négligeable.
4. Surface externe isolée.
5. Transfert thermique entre les fluides uniquement.
5. Le débit calorifique dans un échangeur de chaleur représente le taux de transfert de chaleur
nécessaire pour faire varier la température du liquide de 1°C pendant son écoulement à
travers l'échangeur.
6. La méthode des Différences de Température Logarithmiques Moyennes (DTLM) est plus
adaptée pour l'approche des échanges co-courants. Elle permet de calculer la différence de
température logarithmique moyenne entre les deux fluides, ce qui est essentiel pour
déterminer les performances de l'échangeur.
7. La Méthode au Nombre d'Unités de Transfert (NUT) est utilisée pour l'approche basée sur le
Nombre d'Unités de Transfert. Elle permet de calculer le coefficient de transfert global "K" et
la surface d'échange "S" en fonction du NUT, qui est une mesure de l'efficacité de
l'échangeur.
8. Les hypothèses pour l'étude d'un échangeur à co-courant sont :
• L'échangeur est sans pertes thermiques, ce qui signifie que toute la chaleur cédée
par le fluide chaud est transmise intégralement au fluide froid.
• Les capacités thermiques massiques des fluides (CpC et Cpf) restent constantes
pendant la traversée de l'échangeur (une simplification, car Cp dépend normalement
de la température).
• Le coefficient d'échange global "K" reste constant le long de la surface d'échange, ce
qui suppose que les coefficients d'échange superficiels "hi" et "he" sont constants.
9. Le coefficient F dépend de la géométrie de l'échangeur de chaleur et des températures. Il est
utilisé pour calculer la puissance thermique réelle (flux de chaleur transmis) de l'échangeur.
10. La puissance thermique
CHAPITRE N°03
méthode de KERN
• La méthode de KERN utilise des travaux expérimentaux pour prédire de manière raisonnable
le coefficient de transfert de chaleur des échangeurs commerciaux avec des tolérances
standard.
Procédure :
• La conception d’un échangeur de chaleur à calandre nécessite un calcul de projet,
afin de déterminer les dimensions de cet échangeur.
• Comme données de départ à un calcul de projet, on doit avoir les paramètres
suivants :
▪ Les températures d’entrée et sortie des fluides chauffant et chauffé (ou au
moins 3 températures)
▪ Les débits des 2 fluides (ou au moins un débit).
▪ Les chaleurs spécifiques des fluides.
▪ Choisir à partir des normes :
- les diamètres interne et externe des tubes,
- la longueur des tubes,
- les résistances d’encrassement interne et externe,
- conductivité thermique du matériau de tube.
CHAPITRE N°04
Les tubes corrugués(annelés)
Le moletage des tubes lisses pour créer des tubes corrugués augmente le transfert
thermique en générant de la turbulence, mais cela entraîne également une augmentation
des pertes de charge.
Coefficient externe
Le mot externe est utilisé pour désigner l'échange de chaleur à l'extérieur du tube interne
dans le cas des échangeurs à tubes concentriques (dans l'espace annulaire). Et aussi à
l'extérieur des tubes du faisceau tubulaire (entre calandre et tubes) dans le cas des
échangeurs à calandre.
Échangeurs tubulaires à courants croisés
La présence de chicanes impose au fluide un écoulement croisé (perpendiculaire au faisceau
de tubes).
Selon la construction, il existe 2 types principaux de disposition de tubes dans le faisceau
tubulaire.
_ En ligne (figure 2)
_ En quinconce (figure 3)
Dans la disposition en ligne les rangées de tubes sont disposées l'une derrière l'autre suivant
un pas rectangulaire ou à pas carré.
Dans la disposition en quinconce les rangées de tubes sont décalées les unes par rapport aux
autres, afin de permettre un meilleur brasage des tubes par le fluide en écoulement. En
considérant 2 rangées successives, on constate que le pas est triangulaire.
Echangeurs à faisceau de tubes et chicanes
La présence de chicanes
▪ a pour objectif d'intensifier le transfert de chaleur et assurer la résistance mécanique
des tubes en évitant le phénomène de flambage.
▪ l'inconvénient d'augmenter les pertes de charge et par conséquent la consommation
d'énergie qui fait circuler le fluide.
Pertes de charge dans les échangeurs
1) Les pertes de charge dans les échangeurs de chaleur ont une considération importante
au cours de l'étape du design. Car la puissance des équipements (pompes et
compresseurs) qui assurent la circulation des fluides y est étroitement liée.
2) Les pertes de charge dépendent de plusieurs facteurs : le régime d'écoulement, la
géométrie du corps dans lequel s'écoule le fluide, les paramètres de circulation et bien
entendu les propriétés physiques du fluide.
3) Intérieur de tube : Les pertes de charge à l'intérieur de tube circulaire des échangeurs de
chaleur sont la somme des pertes dues aux frottements à l'intérieur de tubes et les
pertes dans les coudes entre les passes côté tubes.
1. Qu'est-ce que la méthode de KERN et comment est-elle utilisée pour prédire le coefficient de
transfert de chaleur des échangeurs commerciaux ?
2. Quels sont les paramètres nécessaires pour effectuer le calcul de projet d'un échangeur de
chaleur à calandre ?
3. Comment les tubes corrugués (annelés) augmentent-ils le transfert thermique ? Quel est
l'effet sur les pertes de charge ?
4. Quelle est la différence entre le coefficient externe dans le cas des échangeurs à tubes
concentriques et celui des échangeurs à calandre ?
5. Qu'est-ce qu'un échangeur tubulaire à courants croisés ? Quelles sont les deux principales
dispositions de tubes dans le faisceau tubulaire ?
6. Pourquoi utilise-t-on des chicanes dans les échangeurs à faisceau de tubes et quel est leur
impact sur le transfert de chaleur et les pertes de charge ?
7. Pourquoi les pertes de charge sont-elles importantes dans la conception des échangeurs de
chaleur et comment sont-elles liées à la puissance des équipements de circulation des fluides
?
8. Quels sont les facteurs qui influent sur les pertes de charge dans les échangeurs de chaleur ?
9. Comment sont calculées les pertes de charge à l'intérieur des tubes circulaires des échangeurs
de chaleur ?
10. Comment les propriétés physiques du fluide affectent-elles les pertes de charge dans un
échangeur de chaleur ?
Les réponses aux questions précédentes :
1. La méthode de KERN utilise des travaux expérimentaux pour prédire de manière raisonnable le
coefficient de transfert de chaleur des échangeurs commerciaux avec des tolérances standard.
2. Les paramètres nécessaires pour effectuer le calcul de projet d'un échangeur de chaleur à calandre sont
les suivants :
• Les températures d'entrée et de sortie des fluides chauffant et chauffé (ou au moins 3
températures).
• Les débits des deux fluides (ou au moins un débit).
• Les chaleurs spécifiques des fluides.
• Les dimensions des tubes (diamètres interne et externe), la longueur des tubes, les
résistances d'encrassement interne et externe, et la conductivité thermique du matériau
des tubes.
3. Les tubes corrugués (annelés) augmentent le transfert thermique en générant de la turbulence,
mais cela entraîne également une augmentation des pertes de charge.
4. Le coefficient externe fait référence à l'échange de chaleur à l'extérieur du tube interne dans le
cas des échangeurs à tubes concentriques (dans l'espace annulaire). Il peut également se référer
à l'échange de chaleur à l'extérieur des tubes du faisceau tubulaire (entre la calandre et les tubes)
dans le cas des échangeurs à calandre.
5. Un échangeur tubulaire à courants croisés est caractérisé par la présence de chicanes qui imposent
un écoulement croisé (perpendiculaire au faisceau de tubes). Il existe deux principales dispositions
de tubes dans le faisceau tubulaire : en ligne et en quinconce.
6. Les chicanes sont utilisées dans les échangeurs à faisceau de tubes dans le but d'intensifier le
transfert de chaleur et de renforcer la résistance mécanique des tubes en évitant le flambage.
Cependant, elles entraînent une augmentation des pertes de charge et donc de la consommation
d'énergie nécessaire pour faire circuler le fluide.
7. Les pertes de charge sont importantes dans la conception des échangeurs de chaleur car elles sont
étroitement liées à la puissance des équipements tels que les pompes et les compresseurs, qui
assurent la circulation des fluides.
8. Les pertes de charge dépendent de plusieurs facteurs, notamment le régime d'écoulement, la
géométrie du corps dans lequel s'écoule le fluide, les paramètres de circulation et les propriétés
physiques du fluide.
9. Les pertes de charge à l'intérieur des tubes circulaires des échangeurs de chaleur sont la somme
des pertes dues aux frottements à l'intérieur des tubes et aux pertes dans les coudes entre les
passes côté tubes.
10. Les propriétés physiques du fluide, telles que sa viscosité et sa densité, influencent les pertes de
charge dans un échangeur de chaleur. Des fluides avec une viscosité plus élevée ou une densité
plus élevée auront généralement des pertes de charge plus importantes.