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Oscillations Électriques Forcées RLC

Le document décrit les oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal dans un circuit RLC série. Il présente les notions de base comme les grandeurs alternatives sinusoïdales, le déphasage, l'impédance et étudie le comportement de dipôles R, L et C.

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Oscillations Électriques Forcées RLC

Le document décrit les oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal dans un circuit RLC série. Il présente les notions de base comme les grandeurs alternatives sinusoïdales, le déphasage, l'impédance et étudie le comportement de dipôles R, L et C.

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Professeur M.

JUFF PC
Année Scolaire : 2023-2024(TS1)
P10b: Oscillations Electriques Forcées en régime
sinusoidal: Circuit (RLC) série
Introduction
On dit qu’un système est en régime sinusoïdal forcé quand il est le siège d’oscillation sinusoïdale dont la
fréquence lui est imposée par un dispositif extérieur.
Par exemple la fréquence du réseau d’électricité (SENELEC) est de 50Hz. Elle est imposée à de nombreux
appareils domestiques et industriels qui sont ainsi en régime sinusoïdal forcé.
I. GENERALITES SUR LE REGIME SINUSOIDAL FORCE
I.1 Grandeurs alternatives sinusoïdales
I.1.1 Intensité et tension instantanées alternatives sinusoïdales
Une intensité et une tension électrique sont dites alternatives sinusoïdales si elles sont des fonctions
sinusoïdales du temps.
i  I max cost i  I max cost   
 Ou 
u  U max cost    u  U max cost
 i(t) et u(t): est appelé intensité instantanée et tension instantanée
 Im et 𝑈𝑚 : intensité maximale et tension maximale
Ces grandeurs changent de sens pour i et de signe pour u, deux fois pendant une période.

I.1.2 Notion de déphasage entre la tension instantanée u et l’intensité du courant instantanée i


* ωt−φ : est la phase de i à l’instant t.
* ωt : est la phase de u à l’instant t.
On appelle déphasage de u par rapport à i la grandeur algébrique Δφ :
Δφ = φu – φi  Δφ =ωt – (ωt – φ) = φ  Δφ = φu – φi = φ
Remarque :
 Si φ > 0 : on dit que u est en avance de phase de φ rad sur i.
 Si φ = 0 : on dit que u et i sont en phase.
 Si φ < 0 : on dit que u est en retard de phase de φ rad sur i.
I.2. Intensité efficace et tension efficace
Par définition l’intensité efficace (Ieff) d’un courant alternatif est égale à l’intensité I d’un courant continu qui
produirait dans le conducteur ohmique le même dégagement de chaleur pendant chaque période.
Les valeurs efficaces et les valeurs maximales sont liés par :
I U
Ieff = I = max et Ueff = U = max
2 2
Remarque : Un ampèremètre et un voltmètre mesurent en régime sinusoïdal des grandeurs efficaces.
I.3 Représentation de Fresnel d’une grandeur alternative sinusoïdale
A toute grandeur sinusoïdale x = xmax cos ( t   ), est associée un vecteur 𝑉 ⃗⃗⃗ dit vecteur de Fresnel tel que :

 V  x max

 
V 
V , ox  t  

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Exemples : Représenter les vecteurs tournants associés aux fonctions sinusoïdales suivantes :
Y1 = 2sin(ωt + π/2) et Y2 = 3sin(ωt − π/4)

Somme de deux grandeurs sinusoïdales de même pulsation


Soient Y1 = a1 sin(ωt + φ1 ) et Y2 = a2 sin(ωt + φ2 )
Déterminer la somme Y = Y1 + Y2

Y = Y1 + Y2 = a sin(ωt + φ) Où a et φ sont des constantes à déterminer graphiquement.


Application n°1 : y1 = 3sinωt et y2 = 4sin(ωt + π/2). Déterminer la somme Y = Y1 + Y2
Solution
𝜋
⃗⃗⃗⃗̂
(𝑜𝑥 ;𝑉⃗ 1; ) = 0 ⃗⃗⃗⃗̂
(𝑜𝑥 ⃗ 2; ) =
;𝑉
𝑦1 ⟶ 𝑉 ⃗1 { 𝑒𝑡 𝑦2 ⟶ 𝑉 ⃗2 { 2
⃗ 1‖ = 3
‖𝑉 ⃗
‖𝑉2 ‖ = 4
Y = asin(ωt + φ)
4
a = √( 32 + 42 ) = 5 et tan φ = 3 ; 𝜑 = 0,93𝑟𝑎𝑑
d′ où y = 5sin(ωt + 0,93)

Application n°2 : y1 = 5sinωt ; y2 = 2sin(ωt + π/2) et y3 = 7sin(ωt − π/2).


Déterminer la somme Y = Y1 + Y2 + Y3
Application n°3 : y1 = 5sinωt et y2 = 2sin(ωt + π/3). Déterminer la somme Y = Y1 + Y2
I.4. Impédance d’un dipôle
Considérons un dipôle dont la tension instantanée à ses bornes est 𝐮(𝐭) = 𝐔𝐦 𝐜𝐨𝐬 (𝛚𝐭 + 𝛗) et l’intensité qui
le traverse 𝒊(𝒕) = 𝑰𝒎 𝒄𝒐𝒔 (𝝎𝒕 + 𝝋).
𝑈
L’impédance de se dipôle sera défini comme étant le rapport de Um sur Im : 𝑍 = 𝐼 𝑚 𝑜ù Z : est en ohm(Ω)
𝑚
Um Ueff
Z= or Um = Ueff √2 et Im = Ieff √2 ⇒ Z=
Im Ieff
Remarque:
L’impédance Z dépend de la pulsation ou de la fréquence du
générateur mais aussi des caractéristiques du dipôle (résistor,
bobine, condensateur).
1
La grandeur Y  est appelée admittance du dipôle. Dans le
Z
système international (SI) Y s’exprime en siemens (S).

Page 2 sur 8
I-5) Etude de quelques dipôles
I-5-1) Conducteur ohmique
Soit un conducteur ohmique de résistance R parcouru par un courant d’intensité i=Imcos(𝑤𝑡)

u = Ri = RIm cos(⍵t) ⟹ u = Um cos(⍵t) avec Um=RIm

Um
Z= ⟹ Z= R Ψu /i = 0 ; u et i sont en phase
𝐼𝑚

⃗⃗⃗⃗⃗ =( Um=RIm )
u = Umcos(⍵t) ⟹ 𝐴𝐵 A B reference des phases
Ψu /i = 0

R𝐼𝑚 𝑈
𝑚
I-5-2) Bobine (L, r)
Soit une bobine d’inductance L et de résistance interne r parcourue par un courant d’intensité i = Imcos(⍵𝑡)
𝑑𝑖
i = Imcos(⍵𝑡) et uL = ri + L𝑑𝑡
𝜋
UL = r Imcos(⍵𝑡) - L𝜔Im sin(⍵𝑡) = r Imcos(⍵𝑡) + L𝜔Imcos(⍵𝑡 + 2 ) =
Umcos(⍵𝑡 + 𝜑)

On détermine graphiquement le déphasage par la relation :


2πΔt
φ= T
or ∆𝑡 = 2 𝐷𝑖𝑣 𝑒𝑡 𝑇 = 8 𝐷𝑖𝑣

2π.2 𝛑
Φ= ⟹ 𝛗=
8 𝟐

2 𝑈𝑚
𝑈𝑚 = 𝑟 2 𝐼𝑚
2
+ 𝐿2 𝜔2 𝐼𝑚
2
d’ou 𝑍 = = √𝑟 2 + (𝐿𝜔)2
𝐼𝑚
𝐿𝜔𝐼𝑚 𝐿𝜔
tanφ = ⟹ tan 𝜑 = >0
𝑟𝐼𝑚 𝑟
u et i sont déphasées : u est en avance de phase de 𝜑 sur i.
Le terme L𝝎 est appelé la réactance d’induction. Elle
s’exprime en Ω
Remarque :
π
Pour une bobine non resistive r = 0 ; L’impédance Z = L𝜔, le déphasage entre u et i est φ = 2 , u est en
quadrature avance sur i
I-5-3) Dipôle (R, C)
Soit un condensateur de capacité C en série avec un résistor de résistance R parcouru par un courant
d’intensité i = Imcos(⍵𝑡)

𝑞 1 𝑚 𝐼
𝑢𝐴𝐵 = 𝑢𝑅 + 𝑢𝐶 = Ri + 𝐶 = R𝐼𝑚 cos(⍵𝑡) + ∫ 𝐼𝑚 cos(⍵𝑡) = R𝐼𝑚 cos(⍵𝑡) + 𝐶𝜔 sin 𝜔𝑡
𝐶
𝐼𝑚 𝐼𝑚 𝜋
𝑢𝐴𝐵 = R𝐼𝑚 cos(⍵𝑡) + sin 𝜔𝑡 = R𝐼𝑚 cos(⍵𝑡) + cos( 𝜔𝑡 − ) = Umcos(⍵𝑡 + 𝜑)
𝐶𝜔 𝐶𝜔 2

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𝑅𝐼𝑚 𝐼 𝑈𝑚 1
𝑈𝑚 = (𝑅𝐼𝑚 )2 + (𝐶𝜔
𝑚 2
) ⟹ Z= = √𝑅 2 + (𝐶𝜔)2
𝐼𝑚
𝜑 𝐼𝑚 tan 𝜑 = −
1
< 0 u est en retard de phase sur i
𝑅𝐶𝜔
𝐶𝜔
𝑈𝑚

Remarque :
1
Pour une capacité (dipôle C), l’impédance Z = 𝐶𝜔 , u est en quadrature retard sur i.
𝟏
Le terme 𝑪𝝎 est appele reactance de capacite.
II. ETUDE THEORIQUE DU CIRCUIT (RLC) EN REGIME SINUSOIDALE FORCE
Considérons le circuit série (R, L, C) alimenté par un générateur de tension de f.é.m. 𝑢(𝑡) = 𝑈𝑚 cos(ω𝑡) ,
𝑢(𝑡) représente l'excitation appliquée au circuit série.

II.1 Equation différentielle


Loi des mailles : 𝑈𝐶 (𝑡) + 𝑈𝐿 (𝑡) + 𝑈𝑅 (𝑡) – 𝑈(𝑡) = 0 ⟹ 𝑈(𝑡) = 𝑈𝐶 (𝑡) + 𝑈𝐿 (𝑡) + 𝑈𝑅 (𝑡)
𝑑𝑖(𝑡) 𝑞(𝑡)
Avec 𝑈𝑅 (𝑡) = 𝑅𝑖(𝑡) , 𝑈𝐿 (𝑡) = 𝐿 , 𝑈𝐶 (𝑡) = 𝑒𝑡 𝑞(𝑡) = ∫ 𝑖(𝑡)𝑑𝑡
𝑑𝑡 𝐶
𝑑𝑞(𝑡) 𝑑2 𝑞(𝑡) 𝑞(𝑡) 𝒅𝒊(𝒕) 𝟏
𝑈(𝑡) = 𝑅 + 𝐿 + ⟹ 𝑼(𝒕) = 𝑹𝒊(𝒕) + 𝑳 + 𝑪 ∫ 𝒊(𝒕)𝒅𝒕
𝑑𝑡 𝑑𝑡 2 𝐶 𝒅𝒕

Si les conditions initiales sont telles que : 𝑖(𝑡) = 𝐼𝑚 𝑠𝑖𝑛 (𝑤𝑡) 𝑒𝑡 𝑈(𝑡) = 𝑈𝑚 𝑠𝑖𝑛 (𝑤𝑡 + ɸ)
𝑑𝑖(𝑡) 𝐼𝑚 𝐼𝑚 П
= 𝐼𝑚 𝑤𝑐𝑜𝑠 (𝑤𝑡) ; ∫ 𝑖(𝑡)𝑑𝑡 = − 𝑐𝑜𝑠 (𝑤𝑡) = 𝑠𝑖𝑛 (𝑤𝑡 − )
𝑑𝑡 𝑤 𝑤 2
𝑰𝒎
𝑼𝒎 𝒔𝒊𝒏 (𝒘𝒕 + ɸ) = 𝑳𝑰𝒎 𝒘𝒔𝒊𝒏 (𝒘𝒕 + П/𝟐) + 𝑹𝑰𝒎 𝒔𝒊𝒏(𝒘𝒕) + 𝒔𝒊𝒏 (𝒘𝒕 − П/𝟐)
𝒄𝒘
II.2 Résolution de l’équation différentielle par la méthode de Fresnel
 Vecteurs de Fresnel associés : à t = 0
 I max
  RI max 
LI max 
  I max   C
*R Imax cos ωt  V1  * L Imax ω cos (ωt + )  V2   * cos (ωt - )  V3 
0 2  2 C 2  
 2
 U max    
* Umax cos(ωt + φ)  V   V = V1 + V2 + V3

 Digrammes de Fresnel correspondants

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II.3 Caractéristiques du circuit
II.3.1 Expression de l’impédance du circuit (R, L, C)
D’après le théorème de Pythagore, on a : 𝑉 2 = 𝑉1 2 + 𝑉2 2
1 1 𝐼 𝑼 𝟏
 Si L  > 0  L > : 𝑈 2 𝑚 = (𝑅𝐼𝑚 )2 + (𝐿𝑤𝐼𝑚 − 𝑚 )2 ⇒ 𝒁 = 𝒎 = √𝑹𝟐 + (𝑳𝒘 − )𝟐
C C 𝐶𝑤 𝑰𝒎 𝑪𝒘

On dit que le circuit est inductif


1 1 𝐼 𝑼 𝟏
 Si L  < 0  L < : 𝑈 2 𝑚 = (𝑅𝐼𝑚 )2 + ( 𝑚 − 𝐿𝑤𝐼𝑚 )2 ⇒ 𝒁 = 𝒎 = √𝑹𝟐 + ( − 𝑳𝒘)𝟐
C C 𝐶𝑤 𝑰 𝒎 𝑪𝒘

On dit que le circuit est capacitif


1 1 𝐼 𝑼
 Si L  = 0  L  : 𝑈 2 𝑚 = (𝑅𝐼𝑚 )2 + (𝐿𝑤𝐼𝑚 − 𝑚 )2 ⇒ 𝒁 = 𝒎 = √𝑹𝟐 = 𝑹
C C 𝐶𝑤 𝑰𝒎

On dit que le circuit est à la résonance d’intensité.


1
Remarque : Le terme 𝑋 = Lw − Cw est appelé réactance du circuit RLC.
II.3.2 Déphasage φ entre u et i
Le déphasage 𝜑 est la différence de phase entre la tension délivrée par le générateur e(t) et i(t)
I 1 1
LI max  max L  L 
*tanφ = C  C  tanφ = C
RI max R R
1 𝐿 𝑤 2 −𝑤02
En posant 𝑤0 = pulsation propre : 𝑡𝑎𝑛 𝜑 = ( )
√𝐿𝐶 𝑅 𝑤
RI max I 1 R
*cosφ= or max   cosφ =
U max U max Z Z
Remarque :
1 1 1 1
*Si tanφ > 0  L  > 0  L >  LCω2 > 1  ω2 > = ω02  ω > ω0= alors φ > 0
C C LC LC

Le circuit est inductif : u est en avance de phase sur i.


1 1 1 1
*Si tanφ < 0  L  < 0  L <  LCω2 < 1  ω2 < = ω02  ω < ω0= alors φ < 0
C C LC LC

Le circuit est capacitif : u est en retard de phase sur i.


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1 1 1 1
*Si tanφ = 0  L  = 0  L   LCω2 = 1  ω2 = = ω02  ω = ω0= alors φ = 0
C C LC LC

On dit que le circuit est à la résonance d’intensité : u et i sont en phase.


III. Étude de la résonance électrique d’un circuit (RLC)
III.1 Définition
Un circuit RLC est à la résonance d’intensité si la fréquence du générateur est égale à la fréquence du circuit
oscillant.
1 1 𝜔 𝟏
𝐿𝐶𝜔2 = 1 ⟹ 𝜔2 = ⟹𝜔=√ 𝑜𝑟 𝑁0 = ⟹ 𝑵𝟎 =
𝐿𝐶 𝐿𝐶 2𝜋 𝟐𝝅√𝑳𝑪
III.2 Courbe de résonance
En fixant la tension maximale Um du GBF et en faisant varier sa pulsation w, avec un système d’acquisition
adéquat, on peut avoir la courbe de variation de 𝑖 = 𝑓 (𝑤) appelée courbe de résonance.
La courbe de résonance traduit la courbe de variation de l’intensité efficace du circuit en fonction de la
fréquence ou de la pulsation : 𝑰 = 𝒇(𝑵) 𝑜𝑢 𝑰 = 𝒇(𝝎).

𝑈
A la résonance I est maximale (𝐼 = ) c'est-à-dire donc Z maximal : Z est maximale si 𝐋𝐜𝐰 𝟐 = 𝟏
𝑍
1
𝑤 = 𝑤𝑜 =
√𝐿𝐶
III.3 Grandeurs caractéristiques de la résonance
III.3.1 Impédance du circuit à la résonance
A la résonance d’intensité, le dipôle se comporte comme un conducteur ohmique de résistance R.
1 2 1
Z=√𝑅 2 + (𝐿𝑤 − 𝐶𝑤) 𝑜𝑟 Lw − =0 ⟹ Z=R.
𝐶𝑊

III.3.2 Intensité efficace du courant à la résonance


𝑈 𝑈
𝐼= = 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑅: 𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑟é𝑠𝑖𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑢 𝑐𝑖𝑟𝑐𝑢𝑖𝑡
𝑍 𝑅

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III.3.3 Déphasage de u par rapport à i à la résonance
A la résonance u et i sont en phase c’est-à-dire 𝜑 = 0.
III.3.4 Bande passante à la résonance
La bande passante à trois décibels ou encore 3dB, du dipôle(RLC) est l’intervalle de fréquence pour lequel
𝐼𝑚
l’intensité efficace I≥ .
√2
𝐼𝑚
Les pulsations w1 et w2 limites de la bande passante sont telles que : I (w1)=I (w2) = . La largeur de la bande
√2
passante est ∆𝑤 = w2−w1.
 Détermination par le calcul
𝐼𝑚 𝑈𝑚 𝑈𝑚
𝐼(𝜔1 ) = 𝐼(𝜔2 ) = 𝑜𝑟 𝐼𝑚 = ⟹ 𝐼(𝜔1 ) = 𝐼(𝜔2 ) =
√2 𝑅 𝑅√2
𝑈𝑚 𝑈𝑚 𝑈𝑚
𝐼(𝜔1 ) = 𝐼(𝜔2 ) = = =
𝑍 1 𝑅√2
√𝑅 2 + (𝐿𝜔 −
𝐶𝜔)2
2 2
⟹ { LCω2 + RCω − 1 = 0
1 1
𝑅 2 + (𝐿𝜔 − 𝐶𝑤) = 2𝑅 2 ⟹ 𝐿𝜔 − 𝐶𝜔 = ± R
LCω − RCω − 1 = 0

𝑳𝑪𝝎𝟐 + 𝑹𝑪𝝎 − 𝟏 = 𝟎 ∆ = (𝑅𝐶)2 + 4𝐿𝐶 > 0

−𝑅𝐶−√∆ −𝑅𝐶+√∆
𝜔1′ = < 0 (à 𝑟𝑒𝑗𝑒𝑡𝑒𝑟) 𝑒𝑡 𝜔1 = >0
2𝐿𝐶 2𝐿𝐶

Ou 𝑳𝑪𝝎𝟐 − 𝑹𝑪𝝎 − 𝟏 = 𝟎 ∆= (−𝑅𝐶)2 + 4𝐿𝐶 > 0


𝑅𝐶+√∆ 𝑅𝐶−√∆
𝜔2 = >0 𝑒𝑡 𝜔′ 2 = < 0 (à rejeter)
2𝐿𝐶 2𝐿𝐶
Les solutions sont donc : 𝑤1 et 𝑤2 (𝑤2 > 𝑤1 )
2𝑅𝐶 𝑹 𝑹
Et enfin 𝑤2 − 𝑤1 = ⇒ ∆𝒘 = et on a aussi ∆𝑤 = 2П∆𝑁 d’où ∆𝑵 = 𝟐𝝅𝑳
2𝐿𝐶 𝑳

 Détermination graphique

Remarque :
- si R augmente : résonance floue et le circuit est dit pseudosélectif
- si R diminue : résonance aigue et le circuit est dit sélectif
III.3.5. Facteur de qualité
L’acuité des courbes de résonnance est caractérisée par le facteur de qualité Q.
𝜔 𝑁 1 𝐿 𝐿𝜔0 1
𝑄 = ∆𝜔0 = ∆𝑁0 𝑜𝑢 𝑄 = 𝑅 √𝐶 𝑜𝑢 𝑄= = 𝑅𝐶𝜔 (Sans unité)
𝑅 0

III.3.6 Surtension à la résonance


La tension maximale du condensateur à la résonance est :
𝐼𝑚 𝑈𝑚 𝑈𝑚
𝑈𝑐 = 𝑜𝑟 𝐼𝑚 = ⟹ 𝑈𝑐 = ⟹ 𝑈𝑐 = 𝑄𝑈𝑚
𝐶𝜔0 𝑅 𝑅𝐶𝜔0
La tension maximale de la bobine à la résonance est :
𝑈𝑚 𝐶𝜔0
𝑈𝑏 = 𝐿𝑤𝑜 𝐼𝑚 ⟹ 𝑈𝑏 = 𝐿𝑤𝑜 × ⟹ 𝑈𝑏 = 𝑄𝑈𝑚
𝑅 𝐶𝜔0
A la résonance, les tensions aux bornes de la bobine Ul et aux bornes du condensateur Uc prennent des valeurs
nettement supérieures à celle de la tension d’alimentation Um : il y a surtension
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IV/Puissance
[Link] instantanée
La définition de la puissance instantanée reçue par un dipôle est la même que celle de la puissance en régime
continu. Pour un dipôle AB la puissance reçue est donnée par : P(t) = UAB(t)IAB(t) or en courant alternatif
sinusoïdal on a :
i(t) = Imcos 𝜔𝑡 u(t) = Umcos(𝜔𝑡 + 𝛷)  P(t) = Um cos(𝜔𝑡 + 𝛷) Imcos 𝜔𝑡 .

UmIm
Donc on a : P(t)= [cos(ωt + φ) + cos φ]
2
On constate P(t) est la somme de deux termes : un terme sinusoïdale de fréquence double et un terme constant.
IV.2 Puissance moyenne
Cette puissance est appelée P puissance active :
1 𝑇 1 𝑇 𝑈𝑚 𝐼𝑚 UmIm 𝐔𝐦𝐈𝐦
𝑝 = ∫ 𝑃(𝑡)𝑑𝑡 = ∫ [cos(ωt + φ) + cos φ]𝑑𝑡 = cos φ ⟹ 𝑷 = 𝐜𝐨𝐬 𝛗
𝑇 0 𝑇 0 2 2 𝟐
𝑈𝑚 𝐼𝑚
: 𝑃𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑎𝑝𝑝𝑎𝑟𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑒𝑛 𝑉𝐴(𝑉𝑜𝑙𝑡 − 𝐴𝑚𝑝è𝑟𝑒)
avec { 2
cos φ : 𝑓𝑎𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑝𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 (𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑢𝑛𝑖𝑡é)

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