Les réflexes
Professeur : Khalki Loubna
Module : Physiologie Humaine
Année d’études en Pharmacie : 2
Année universitaire: 2019 / 2020
Les réflexes
Les réflexes sont des réactions rapides, prévisibles et
automatiques face à des changements internes ou extérieurs, et
qui permettent de maintenir l'homéostasie
Caractéristiques du réflexe
• Adapté : permet à l'organisme de produire une réponse
physiologique en rapport avec la stimulation
• Involontaire : se déroule sans intervention consciente du sujet et sans
contrôle possible de sa part
• Prévisible : se répète à l'identique après chaque stimulation du même
ordre et de même intensité
• Inné : ne nécessite aucun apprentissage et apparaît spontanément
une fois le système nerveux mature
Certains réflexes sont acquis comme, par exemple, les mouvements de
la marche, la conduite de voiture
Éléments anatomiques du réflexe
Les récepteurs
L'extrémité distale d'un neurone sensitif (d'une dendrite) ou une
structure sensorielle associée sert de récepteur. Il réagit à un stimulus
spécifique en produisant un potentiel générateur, ou récepteur.
Si un potentiel générateur atteint le seuil d'excitation, il déclenchera
un ou plus d'un influx nerveux.
Les récepteurs
Classification de Sherrington (selon territoire anatomique)
• Les extérocepteurs assurent la sensibilité superficielle de l'organisme
au tact, au chaud, au froid et à la douleur.
• Situés dans la peau et dans les tissus sous-cutanés, ils se présentent
sous forme de terminaisons nerveuses qui peuvent être nues,
associées à des cellules particulières ou encapsulées dans des petits
corpuscules.
Les récepteurs
Classification de Sherrington (selon territoire anatomique)
• Les propriocepteurs assurent la sensibilité profonde de l'organisme à
sa position, à ses déplacements et à ses mouvements.
• Localisés dans les muscles, les tendons et les articulations, ils se
présentent également sous forme de terminaisons nerveuses qui
peuvent être nues, intégrées dans des structures spécifiques aux
muscles (fuseaux neuromusculaires) ou encapsulées dans des petits
corpuscules.
• On y ajoute généralement les récepteurs labyrinthiques de l'oreille
interne qui se présentent sous forme de cellules ciliées et qui sont
responsables de l'équilibration.
Les récepteurs
Classification de Sherrington (selon territoire anatomique)
• Les intérocepteurs assurent la sensibilité viscérale de l'organisme à
différents stimuli physiques et chimiques.
• Ils sont disposés dans les parois des viscères et des vaisseaux
sanguins et impliqués dans la régulation des grandes fonctions
végétatives telles que la digestion, la circulation ou la respiration.
Les récepteurs
Catégories de récepteurs selon leur spécificité.
• Barorécepteurs, sensibles à la pression
• Chémorécepteurs, sensibles à des substances chimiques
• Mécanorécepteurs, sensibles à la déformation
• Nocicepteurs, sensibles à la douleur
• Osmorécepteurs, sensibles à la pression osmotique
• Photorécepteurs, sensibles à la lumière
• Thermorécepteurs, sensibles au chaud ou au froid
Le Centre d’intégration
• Lieu de mise en relation des afférences
et des efférences, les centres réflexes
sont aussi et également le lieu
d’élaboration de la réponse
physiologique à la stimulation.
• La moelle épinière est le principal centre
réflexe de l'organisme (Les réflexes
médullaires (spinaux))
• Tronc cérébrale (Les réflexes crâniens)
Le Centre d’intégration
• Le centre d'intégration du type le plus simple de réflexe est une
simple synapse entre un neurone sensitif et un neurone moteur.
• Une voie nerveuse réflexe qui n'a qu'une synapse est appelée arc
réflexe monosynaptique. Le centre d'intégration est toutefois
composé plus souvent d'un ou de plusieurs neurones d'association
qui peuvent relayer l'influx à d'autres neurones d'association aussi
bien qu'à un neurone moteur.
• Plus le stimulus est important plus un nombre plus grand de neurones
d’association est sollicité pour exciter ou inhiber plus qu’un neurones
moteur
Le Centre d’intégration
Arc réflexe monosynaptique Arc réflexe polysynaptique
Les afférences et les efférences
• Un neurone sensitif. Les influx nerveux sont conduits depuis le
récepteur jusqu'aux terminaisons axonales d’un neurone sensitif dans
la substance grise de la moelle épinière ou du tronc cérébral.
• S’articule soit avec un motoneurone (arc réflexe monosynaptique),
soit avec un interneurone (arc réflexe polysynaptique).
Les afférences et les efférences
• Un neurone moteur. Les influx que déclenche le centre
d'intégration se propagent le long d'un neurone moteur jusqu'à la
partie du corps qui va réagir.
Dans le cas de réflexe végétatif, deux neurones moteurs autonomes
communique la réponse motrice:
a) Un neurone pré ganglionnaire
b) Un neurone postganglionnaire.
Les effecteurs
• Soit un muscle ou une glande, qui réagit à l'influx nerveux moteur.
Son action est appelée un réflexe.
• Si l'effecteur est un muscle squelettique, le réflexe est somatique.
• Si l'effecteur est un muscle lisse ou cardiaque, ou une glande, le
réflexe est viscéral.
Réflexes spinaux somatiques
Exemple:
• Réflexe d'étirement
• Réflexe tendineux
• Réflexe de flexion (de retrait)
• Réflexe d'extension croisée
Réflexe d'étirement
Réflexes viscéraux
Les réflexes permettent au corps
d'effectuer des rajustements
excessivement rapides aux
déséquilibres homéostatiques telles
que la régulation de l'activité
cardiaque, de la pression artérielle, de
la respiration, de la digestion, de la
défécation et de la miction.
La régulation par les centres supérieurs
• L’Hypothalamus principal centre de régulation et d’intégration du
SNA.
• La régulation du SNA par le cortex cérébral se produit principalement
au cours d'un stress émotif. Celui-ci peut stimuler par la suite
l’hypothalamus.
• Contrôle et modulation des réponses des motoneurones par les
centres supérieurs dans les réflexes somatique