Urgences Pédiatriques: Facteurs Clés
Urgences Pédiatriques: Facteurs Clés
Cette thèse d’exercice est le fruit d’un travail approuvé par le jury de soutenance et réalisé
dans le but d’obtenir le diplôme d’Etat de docteur en médecine. Ce document est mis à
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THÈSE
POUR LE DIPLÔME D’ÉTAT
DE
DOCTEUR EN MÉDECINE
Par
Elena HENRY
Née le 6 mai 1986 à Auray (56)
A
mon
mari,
Gwénolé,
je
te
remercie
pour
ton
soutien
infaillible
dans
les
moments
de
doute,
pour
ton
humour
à
toute
épreuve
et
pour
la
joie
que
tu
me
donnes
chaque
jour
passé
à
tes
côtés.
A
mes
parents,
pour
votre
amour
et
vos
sacrifices
m’ayant
permis
de
réaliser
ce
parcours
et
de
devenir
ce
que
je
suis
aujourd’hui.
A
mes
sœurs
adorées,
Maria,
Elisabeth
et
Agathe,
merci
pour
votre
présence
durant
les
périodes
difficiles.
A
mes
beaux-‐parents,
mes
beaux-‐frères
et
belles-‐sœurs,
merci
de
m’avoir
accueillie
chaleureusement
dans
votre
famille.
A ma grand-‐mère, merci de m’avoir fait réciter mes leçons en primaire.
A Adeline, Hoel, Marlène, Cécile, Karolina, Morgane et Juliette pour notre amitié.
A mes amis parisiens et brestois, que je ne vois que trop peu.
2
Aux
Docteurs
Arditti
Laurent
et
Lehmann
Joelle
pour
m’avoir
transmis
votre
passion
de
la
médecine
générale.
Merci
de
me
guider
encore
aujourd’hui.
Votre
enseignement
m’accompagne
quotidiennement
lors
de
mes
consultations.
Madame
le
Professeur
Noel
Frédérique,
merci
de
m’avoir
suivie
durant
ces
trois
années
d’internat,
de
m’avoir
accompagnée
et
soutenue
au
cours
de
la
rédaction
de
cette
thèse.
A
toute
l’équipe
des
urgences
pédiatriques
du
CHIV,
aux
secrétaires,
auxiliaires,
infirmières,
internes
et
chefs
sans
qui
cette
thèse
n’aurait
pu
être
réalisée.
Merci
tout
particulier
au
Docteur
Chacé
Anne
et
au
Docteur
Bekri
Halim.
Au
Docteur
Chatue
Bérenger
pour
avoir
rendu
possible
cette
thèse.
Merci
pour
ta
présence,
tes
conseils
avisés
et
ta
confiance.
3
4
TABLE
DES
MATIERES
REMERCIEMENTS
...........................................................................................................................................
2
1
INTRODUCTION
.......................................................................................................................................
7
1.1
ETAT
ACTUEL
DES
CONNAISSANCES
SUR
LA
PRISE
EN
CHARGE
DES
NOUVEAU-‐NES
....................................
7
1.1.1
Contexte
en
France
.........................................................................................................................................
7
1.1.2
Contexte
en
Europe
et
aux
Etats-‐Unis
....................................................................................................
9
1.2
JUSTIFICATION
DE
L’ETUDE
................................................................................................................................
10
5
4
DISCUSSION
............................................................................................................................................
36
4.1
CRITIQUE
DE
L’ETUDE
.........................................................................................................................................
36
4.1.1
Méthodologie
.................................................................................................................................................
36
4.1.2
Biais
de
mesure
.............................................................................................................................................
36
4.1.3
Biais
de
sélection
..........................................................................................................................................
36
4.2
COMMENTAIRES
SUR
LES
RESULTATS
...............................................................................................................
37
4.2.1
Analyse
descriptive
......................................................................................................................................
37
4.2.2
Analyses
croisées
..........................................................................................................................................
44
4.3
PARTICULARITES
SOCIO
ECONOMIQUES
ET
GEOGRAPHIQUES
DE
VILLENEUVE
SAINT
GEORGES
..........
48
4.3.1
Contexte
socio
économique
......................................................................................................................
48
4.3.2
Offre
médicale
................................................................................................................................................
48
4.3.3
Relation
entre
pénurie
des
médecins
et
fréquentation
des
urgences
....................................
49
4.4
PROPOSITIONS
......................................................................................................................................................
50
4.4.1
Amélioration
de
l’enseignement
aux
parents
..................................................................................
50
4.4.2
Amélioration
de
l’information
donnée
sur
les
structures
et
le
déroulement
de
la
prise
en
charge
du
nouveau-‐né
à
la
sortie
de
maternité
.......................................................................................
51
4.4.3
Valorisation
de
la
formation
en
pédiatrie
des
médecins
généralistes
..................................
53
4.4.4
Amélioration
de
la
coordination
ville-‐hôpital
et
de
la
prise
en
charge
en
médecine
libérale
.............................................................................................................................................................................
55
6
1 INTRODUCTION
1.1 Etat
actuel
des
connaissances
sur
la
prise
en
charge
des
nouveau-‐
nés
En
France,
la
durée
moyenne
de
séjour
(DMS)
en
maternité
a
diminuée
depuis
plusieurs
années.
Elle
correspond
au
nombre
de
journées
d’hospitalisation
dans
l’année
(pour
une
pathologie
donnée)
rapporté
au
nombre
de
séjours
(pour
cette
pathologie).
La
DMS
est
calculée
en
excluant
les
hospitalisations
inférieures
à
24H
programmées.
[1]
Au
début
des
années
80,
plus
de
50%
des
femmes
séjournaient
entre
7
et
9
jours
en
maternité.
En
2011,
la
DMS
est
de
4,2
jours
en
France
[2]
pour
l’ensemble
des
accouchements
et
de
4,7
jours
en
Ile
de
France
en
2013
[3].
7
HAS
(Annexe
2)
et
permettant
une
facilité
de
communication
entre
les
professionnels
de
santé.
Une
visite
est
systématique
après
la
sortie
de
maternité
:
elle
doit
être
réalisée
dans
la
semaine
après
la
sortie
du
nouveau-‐né
(au
mieux
dans
les
48H)
pour
un
séjour
d’une
durée
standard
en
maternité,
et
dans
les
24H
après
une
sortie
précoce.
La
deuxième
visite
est
systématique
après
une
sortie
précoce
et
n’est
que
recommandée
après
une
sortie
d’une
durée
standard.
Ces
recommandations
définissent
également
un
parcours
de
soins
du
nouveau-‐né
au
cours
du
premier
mois
de
vie.
Deux
examens
sont
ainsi
réalisés
au
cours
du
séjour
en
maternité
:
le
premier
est
réalisé
dans
les
2
heures
suivant
la
naissance
par
une
sage
femme
ou
un
pédiatre,
le
deuxième
se
déroule
après
48H
de
vie
et
avant
la
sortie
de
maternité
en
cas
de
durée
de
séjour
standard,
voire
le
jour
de
la
sortie
en
cas
de
sortie
précoce
et
est
réalisé
par
un
pédiatre.
Un
troisième
examen
est
recommandé
:
il
doit
avoir
lieu
entre
le
6ème
et
10ème
jour
de
vie,
de
préférence
par
un
pédiatre
ou
un
médecin
généraliste
expérimenté.
Le
certificat
médical
du
8ème
jour
sera
ainsi
complété
(Annexe
3).
Un
quatrième
examen
peut
être
réalisé
au
cours
du
premier
mois
de
vie
selon
l’appréciation
du
professionnel
de
santé.
La
commission
nationale
de
la
naissance
et
de
la
santé
de
l’enfant
[6],
a
également
rédigé
des
propositions,
datant
de
2013,
afin
d’améliorer
le
retour
à
domicile
de
la
maman
et
du
nouveau-‐né
dans
un
contexte
de
réduction
de
la
durée
du
séjour
en
maternité.
La
fiche
de
liaison
maternité/suivi
en
post
partum
immédiat
en
faisait
d’ailleurs
partie.
Un
accompagnement
en
post
partum
est
essentiel
pour
chaque
naissance
et
doit
être
adapté
aux
besoins
de
chaque
famille.
Celui-‐ci
concerne
le
suivi
de
la
femme
et
de
l’enfant
pour
sa
santé
et
son
bien
être
et
l’accompagnement
du
développement
de
la
relation
parents-‐
enfant.
Il
peut
être
assuré
de
manière
pluridisciplinaire
(sages-‐femmes,
services
de
PMI,
médecins
généralistes,
pédiatres,
gynécologies,
psychiatres,
et
pédopsychiatres).
D’autres
intervenants
peuvent
entrer
également
en
jeu
en
cas
de
besoin
:
psychologues,
assistantes
sociales,
techniciens
de
l’intervention
sociale
et
familiale.
8
1.1.2 Contexte
en
Europe
et
aux
Etats-‐Unis
En
Europe,
la
France
fait
partie
des
pays
ayant
la
DMS
la
plus
longue
[2].
Aux
Pays-‐Bas
[7],
de
nombreux
accouchements
ont
lieu
à
domicile
(31,5%).
Ce
taux
important
d’accouchements
à
domicile
est
permis
par
la
catégorisation
des
femmes
en
terme
de
risque
:
situation
normale
ou
pathologique.
Ainsi,
une
femme
avec
des
indications
de
type
A
est
suivie
par
une
sage
femme
et
peut
accoucher
à
domicile,
avec
des
indications
de
type
C
est
suivie
par
un
gynécologue-‐obstétriciens
et
accouchera
à
l’hôpital.
Les
indications
de
type
B
impliquent
une
consultation
obstétricale
qui
déterminera
la
suite
du
suivi.
Le
classement
en
fonction
des
risques
est
effectué
selon
la
liste
d’indications
obstétricales
mentionnant
tous
les
antécédents
et
maladies
pouvant
induire
un
accouchement
ou
un
post-‐partum
pathologique.
De
plus,
à
la
suite
de
l’accouchement,
un
système
«
d’aide
de
couches
»
à
domicile
a
été
mis
en
place
et
est
financé
par
les
organismes
de
santé,
8h
par
jour
pendant
8
jours
suivant
la
naissance.
En
Angleterre,
la
DMS
est
de
1.6
jours.
Le
programme
«
DOMINO
»
(domicile
in
and
out)
organise
le
suivi
du
travail
à
domicile,
l’accouchement
à
l’hôpital
ainsi
que
le
retour
6
9
heures
plus
tard
à
domicile
avec
une
sage
femme
présente
à
domicile.
Le
suivi
s’effectue
pendant
10
jours
après
l’accouchement.
Aux
Etats
Unis,
la
durée
du
séjour
en
maternité
a
beaucoup
diminué
des
années
1970
jusqu’au
milieu
des
années
1990
[8,9].
La
durée
de
séjour
en
maternité
pour
un
accouchement
par
voie
basse
était
de
3,9
jours
en
1970
contre
2
jours
en
1993.
Pour
les
césariennes,
celle
ci
était
de
7,9
jours
contre
3,9
jours
pour
les
mêmes
périodes.
Au
milieu
des
années
1990,
afin
d’éviter
les
potentiels
effets
délétères
[10]
et
surtout
de
limiter
le
nombre
croissant
de
consultations
aux
urgences
pédiatriques
secondaires
à
ce
raccourcissement
de
durée
de
séjour
en
maternité
[11–15],
une
législation
fédérale
a
été
crée
afin
de
diminuer
l’incidence
des
séjours
extrêmement
courts
en
maternité
et
ainsi
limiter
le
nombre
de
consultations
et
de
réadmissions
aux
urgences
pédiatriques.
Celle
ci
recommandait
un
séjour
d’au
moins
48h
suite
à
un
accouchement
par
voie
basse
et
d’au
moins
96h
suite
à
une
césarienne
[16].
Cette
loi
eut
pour
effet
une
augmentation
du
séjour
en
maternité
ainsi
qu’une
diminution
du
taux
de
réadmission
néonatale
[16,17,18,19].
Mais
celui
ci
fut
transitoire,
car
par
la
suite,
malgré
cette
législation,
le
nombre
de
consultations
aux
urgences
pédiatriques
ne
cessait
d’augmenter,
menant
à
réfléchir
à
d’autres
facteurs
impliqués
lors
de
cette
consultation.
10
Ces
études
étaient
rétrospectives
et
n’étaient
pas
réalisées
en
France.
En
France,
dans
une
étude
réalisée
dans
23
services
d’urgence
de
la
région
PACA
en
2007,
33%
des
consultations
auraient
relevé
de
la
médecine
générale
[25].
Une
étude
réalisée
à
Toulouse
a
mis
en
évidence
[26]
un
risque
de
recours
aux
urgences
pédiatriques
plus
élevé
si
la
mère
était
jeune,
primipare,
seule,
sans
emploi,
habitait
près
de
l’hôpital
et
si
l’enfant
était
âgé
de
moins
de
15
jours.
Dans
le
Val-‐de-‐Marne,
il
y
a
20
748
naissances
par
an.
Environ
2
500
naissances
ont
lieu
chaque
année
au
Centre
Hospitalier
de
Villeneuve-‐Saint-‐Georges
Lucie
et
Raymond
Aubrac.
Cette
étude
épidémiologique
avec
inclusion
prospective
des
patients,
réalisée
au
sein
des
urgences
pédiatriques
de
Villeneuve-‐Saint-‐Georges
du
10
février
2013
au
31
janvier
2014
a
pour
objectifs
de
déterminer
les
facteurs
impliqués
dans
la
consultation
des
nouveau-‐nés
aux
urgences
pédiatriques,
ainsi
que
les
motifs
les
plus
fréquents
de
consultation,
permettant
de
rechercher
des
solutions
pour
une
prise
en
charge
en
charge
ambulatoire
des
patients
ne
nécessitant
pas
une
consultation
aux
urgences.
Il
est
utile
de
déterminer
les
motifs
de
consultation
des
nouveau-‐nés
aux
urgences
pédiatriques
afin
de
déterminer
si
certaines
de
ces
consultations
auraient
pu
être
prises
en
charge
en
médecine
générale
et
de
rechercher
des
solutions
afin
de
désengorger
les
urgences
pédiatriques.
11
2 MATERIELS
ET
METHODES
2.1
Population
Critères
d’inclusion
Tous
les
nouveau-‐nés
âgés
de
28
jours
ou
moins,
consultant
aux
urgences
pédiatriques
de
Villeneuve-‐Saint-‐Georges
entre
le
10
février
2013
et
le
31
janvier
2014
étaient
inclus.
Critères d’exclusion
Etaient
exclus
les
nouveau-‐nés
transférés
d’autres
hôpitaux
et
les
patients
directement
admis
en
service
de
néonatologie.
Villeneuve-‐Saint-‐Georges
est
une
ville
comptant
32
767
habitants
[27].
Cette
ville
compte
17
médecins
généralistes
et
3
pédiatres
exerçant
en
libéral.
Au
niveau
hospitalier,
Villeneuve-‐Saint-‐Georges
bénéficie,
en
outre
du
CHIV,
d’une
polyclinique
(n’ayant
pas
de
service
de
pédiatrie)
et
d’un
centre
de
soins
de
suite
et
de
réadaptation.
Dans
cette
ville,
selon
l’INSEE,
le
revenu
moyen
par
foyer
est
de
17
942
euros
(pour
une
moyenne
nationale
de
:
36
700
euros),
le
taux
de
chômage
était
de
12.6%
(pour
une
moyenne
nationale
à
:
9.8%)
2.3 Méthodes
12
(soit
le
père,
soit
la
mère,
soit
les
deux)
et
le
remplissait
après
accord
oral
à
la
participation
de
l’étude.
Toutes les données ont été colligées au sein d’un tableur Excel® (Microsoft Corporation).
Les
moyennes,
médianes
et
extrêmes
d’âge
des
nouveaux
nés,
de
terme
de
naissance,
de
durée
de
séjour
en
maternité
et
de
parité
ont
été
calculés.
La
répartition
de
consultation
en
fonction
du
sexe
a
été
effectuée.
Le
pourcentage
de
complications
néonatales,
de
présence
d’un
médecin
généraliste
ou
de
pédiatre,
du
nombre
de
nouveau-‐nés
suivis
en
PMI
était
calculé.
De
plus,
on
déterminait,
au
sujet
des
parents
Analyses croisées
Les
données
ont
été
analysées
de
manière
croisée
à
l’aide
de
tableaux
croisés
dynamiques
effectués
sur
Excel®
(Microsoft
Corporation).
14
3 RESULTATS
15
[Link] La
famille
95%
des
parents
étaient
en
couple.
29
familles
bénéficiaient
de
la
couverture
complémentaire
CMU
(25%)
et
46%
des
parents
déclaraient
avoir
lu
les
conseils
colligés
16
dans
le
carnet
de
santé.
La
parité
moyenne
était
de
2
(extrêmes
1-‐5
;
médiane
2).
39
mères
étaient
primipares
(34%)
et
13
mères
avaient
au
moins
4
enfants
(11%).
3.1.4 La consultation
[Link] Venue
Dans
16%
des
cas
le
nouveau
né
était
adressé
par
un
médecin
(généraliste
ou
pédiatre).
Dans
19%
des
cas,
le
médecin
avait
été
contacté.
17
[Link] Motifs
de
consultation
(cf
figure
4)
Nb
de
patients
Les motifs digestifs représentaient 36% des diagnostics et étaient répartis en (fig 5) :
18
Les
motifs
respiratoires
32%
des
diagnostics
(figure
6)
:
Venaient ensuite les motifs infectieux pour 13% des diagnostics (figure 7):
19
Puis
les
motifs
d’ordre
cutané
:
10%
des
diagnostics
(figure
8)
-‐ ictère
:
5
nouveau-‐nés
(nécessité
d’hospitalisation
:
2,
ictères
au
lait
de
mère
:
3)
-‐ mammite
:
3
nouveau-‐nés
-‐ érythème
du
siège
:
1
nouveau-‐né
-‐ kyste
cutané
:
1
nouveau-‐né
-‐ bosse
séro
sanguine
:
1
nouveau-‐né
-‐ bourgeon
du
cordon
:
1
nouveau-‐né
-‐ fissure
anale
:
1
nouveau-‐né
9
nouveau-‐nés
avaient
un
examen
clinique
normal
(8%).
Leurs
motifs
de
consultation
étaient
(figure
9)
:
20
59
enfants
(51%)
ont
eu
des
examens
complémentaires.
53
nouveau-‐nés
ont
été
hospitalisés
(46%).
49%
n’ont
pas
eu
d’examens
complémentaires
et
sont
rentrés
à
domicile.
Figure 11 Taux d'hospitalisation en fonction de l'âge de la mère
Parmi
les
nouveau-‐nés
consultant
sans
avis
préalable
(96),
42
(42%)
ont
été
hospitalisés
et
54
(56%)
sont
rentrés
à
domicile.
(figure
13)
22
Figure 13 Taux d'hospitalisation en fonction du mode de venue
Parmi
les
nouveau-‐nés
ayant
eu
une
durée
de
séjour
standard
en
maternité
(56),
23
soit
41%
ont
été
hospitalisés
et
33
soit
59
%
sont
rentrés
à
domicile.
(figure
15)
23
Figure 15 Taux d'hospitalisation en fonction de la durée de séjour en maternité
La
consultation
des
nouveau-‐nés
faisant
partie
d’une
fratrie
de
4
enfants
minimum
était
considérée
comme
appropriée
dans
100%
des
cas
(13
nouveau-‐nés)
(figure
16)
Figure 16 Taux de consultation appropriée en fonction de la parité
24
Les
nouveau-‐nés
de
mère
âgée
de
plus
de
35
ans
(16)
avaient
une
consultation
considérée
comme
non
appropriée
dans
6%
des
cas
(1).
(figure
17)
Figure 17 Taux de consultations appropriées en fonction de l'âge de la mère
1
nouveau-‐nés
(20%)
de
mères
ayant
une
CSP
3
(5)
avaient
une
consultation
considérée
comme
non
appropriée.
(figure
18)
Figure 18 Taux de consultations appropriées en fonction des CSP
25
urgences,
14
(15%)
avaient
une
consultation
considérée
comme
non
appropriée
et
83
(85%)
comme
appropriée.
(figure
19)
Figure 19 Taux de consultations appropriées en fonction du mode de venue
Figure 20 Taux de consultations appropriées en fonction du suivi médical
26
des
nouveau-‐nés
ayant
eu
une
durée
de
séjour
en
maternité
«
standard
»
(3
nouveau-‐nés
sur
56)
avaient
une
consultation
considérée
comme
non
appropriée.
(figure
21)
Figure 21 Taux de consultations appropriées en fonction de la durée de séjour en maternité
Les
nouveau-‐nés
de
mères
ayant
4
enfants
ou
plus
(13)
avaient
une
consultation
considérée
comme
non
appropriée
aux
urgences
dans
23
%
des
cas
(3
nouveau-‐nés)
Figure 22 Taux de consultations appropriées aux urgences en fonction de la parité
27
Les
nouveau-‐nés
de
mère
âgée
de
plus
de
35
ans
(16)
avaient
une
consultation
considérée
comme
non
appropriée
aux
urgences
dans
50%
des
cas
(8
nouveau-‐nés)
(figure
23)
Figure 23 Taux de consultations appropriées aux urgences en fonction de l'âge de la mère
Figure 24 Taux de consultations appropriées aux urgences en fonction des CSP
28
[Link] En
fonction
du
mode
de
venue
La
consultation
était
considérée
comme
non
appropriée
aux
urgences
pour
39%
des
nouveau-‐nés
adressés
(7
nouveau-‐nés
sur
18)
et
58%
des
nouveau-‐nés
non
adressés
(56
nouveau-‐nés
sur
97).
(figure
25)
Pour
ce
qui
est
des
nouveau-‐nés
adressés
ayant
une
consultation
considérée
comme
non
appropriée
aux
urgences,
les
motifs
de
consultation
(figure
26)
étaient
principalement
digestifs
(diagnostics
de
constipation
:
2
nouveau-‐nés,
allaitement
maternel
difficile
:
1
nouveau-‐né,
crise
génitale
:
1
nouveau-‐né)
mais
aussi
cutanés
(diagnostics
d’ictère
physiologique
:
1
nouveau-‐né
et
kyste
cutané
:
1
nouveau-‐né).
Seuls
2
nouveau-‐nés
ont
bénéficié
d’examens
complémentaires
et
aucun
n’a
été
hospitalisé.
Figure 25 Taux de consultations appropriées aux urgences en fonction du mode de venue
29
Figure 26 Taux de consultations appropriées aux urgences en fonction du suivi médical
30
12
nouveau-‐nés
(soit
92%)
de
mères
ayant
4
enfants
ou
plus
(13)
consultaient
pour
la
première
fois.
(figure
28)
Figure 28 Fréquence de consultation aux urgences en fonction de la parité
15
nouveau-‐nés
(soit
94%)
de
mères
âgées
de
plus
de
35
ans
(16)
consultaient
pour
la
première
fois.
(figure
29)
Figure 29 Fréquence de consultation aux urgences en fonction de l'âge de la mère
31
[Link] En
fonction
des
catégories
socio
professionnelles
42
nouveau-‐nés
(soit
91%)
de
mères
n’ayant
pas
d’activité
professionnelle
(46)
consultaient
pour
la
première
fois.
3
nouveau-‐nés
(soit
60%)
de
mères
ayant
une
CSP
3
(5)
consultaient
pour
la
première
fois
aux
urgences
pédiatriques.
(figure
30)
Figure 30 fréquence de consultation aux urgences en fonction des CSP
32
3.2.5 Histogrammes
récapitulatifs
des
principaux
résultats
Figure
31
Taux
d'hospitalisation,
de
consultations
non
appropriées,
de
consultations
non
appropriées
aux
urgences
en
fonction
du
mode
de
venue
Figure
32
Taux
d'hospitalisation,
de
consultations
non
appropriées,
de
consultations
non
appropriées
aux
urgences
en
fonction
de
la
durée
de
séjour
en
maternité
33
[Link] En
fonction
de
la
parité
Figure
33
Taux
d'hospitalisation,
de
consultations
non
appropriées,
de
consultations
non
appropriées
aux
urgences
en
fonction
de
la
parité
Figure
34
Taux
d'hospitalisation,
de
consultations
non
appropriées,
de
consultations
non
appropriées
aux
urgences
en
fonction
de
l'âge
de
la
mère
34
Figure
35
Taux
d'hospitalisation,
de
consultations
non
appropriées,
de
consultations
non
appropriées
aux
urgences
en
fonction
des
CSP
[Link] En
fonction
du
suivi
médical
Figure
36
Taux
d'hospitalisation,
de
consultations
non
appropriées,
de
consultations
non
appropriées
aux
urgences
en
fonction
du
suivi
médical
35
4 DISCUSSION
4.1.1 Méthodologie
Cette
étude
a
été
réalisée
en
milieu
hospitalier
sans
population
témoin
en
libéral.
Il
aurait
pu
être
intéressant
de
faire
un
questionnaire
adressé
aux
médecins
généralistes
et
pédiatres
de
Villeneuve
Saint
Georges
collectant
le
nombre
de
nouveau-‐nés
consultant,
les
motifs
de
consultation
et
leur
devenir
(retour
à
domicile,
adressé
aux
urgences).
Cependant,
cette
étude
paraissait
difficile
étant
donné
le
peu
de
nouveau-‐nés
consultant
au
cabinet
par
rapport
à
la
population
générale.
De
plus,
le
taux
de
réponses
dans
ces
études
en
médecine
générale
est
souvent
faible
et
un
nombre
important
de
médecins
libéraux
aurait
été
nécessaire
afin
d’avoir
des
résultats
significatifs.
D’autres
données
auraient
pu
être
ajoutées
telles
que
le
poids
de
naissance
et
le
type
d’alimentation
(allaitement
maternel
ou
biberons)
mais
cela
aurait
eu
pour
conséquence
une
augmentation
de
la
longueur
du
questionnaire.
36
De
plus,
il
est
possible
que
lors
de
certaines
consultations
ne
nécessitant
que
peu
de
temps
les
questionnaires
n’aient
pas
été
rempli
(la
durée
du
questionnaire
serait
plus
longue
que
le
temps
de
la
consultation
en
lui
même).
Notre
moyenne
d’âge
était
de
16
jours
ce
qui
ne
différait
pas
des
données
de
la
littérature.
Le
pourcentage
de
prématurés
dans
notre
étude
était
de
5,2%
(6
prématurés).
Le
taux
de
prématurité
atteint
7,2%
en
2013
en
Ile
de
France
selon
l’ARS
[3].
Cette
différence
pourrait
être
expliquée
par
un
suivi
très
régulier
des
prématurés
au
sein
de
réseaux
de
soins.
Les
nouveau-‐nés
prématurés
seraient
ainsi
mieux
surveillés
expliquant
un
faible
recours
aux
urgences
pédiatriques.
Ainsi,
au
CHIV,
le
nouveau-‐né
prématuré
et
vulnérable
bénéficie
de
consultations
régulières
et
est
suivi
au
sein
du
Réseau
Sud
Est
Francilien
jusqu’à
l’âge
de
7
ans.
De
nombreuses
études
[20,31–38]
retrouvent
une
fréquence
de
consultation
accrue
aux
urgences
pour
les
patients
bénéficiaires
de
la
CMU
en
France
et
les
populations
37
défavorisées.
Ainsi,
Maugein
[31]
met
en
évidence
qu’être
bénéficiaire
de
la
CMU
est
un
facteur
de
risque
de
consultations
itératives
aux
urgences
(37.6%
des
patients
ne
présentant
pas
une
maladie
chronique
et
ayant
consulté
plus
de
5
fois
aux
urgences
du
Centre
Hospitalier
Universitaire
de
Bordeaux
en
étaient
bénéficiaires).
L’aspect
financier
paraît
ainsi
prendre
une
part
importante
dans
le
choix
de
consulter
aux
urgences.
Ainsi,
selon
l’Institut
de
Recherche
et
Documentation
en
Economie
de
la
Santé
(IRDES),
en
2008,
le
taux
de
renoncement
des
patients
ayant
la
CMU-‐C
était
de
22%.
S’ils
ne
bénéficiaient
pas
de
ce
dispositif
ce
taux
de
renoncement
était
alors
estimé
à
39.6%.
De
plus,
15,4
%
de
la
population
âgée
de
18
ans
et
plus
déclarait
avoir
renoncé
à
des
soins
pour
des
raisons
financières
et
les
personnes
sans
complémentaire
renonçaient
deux
fois
plus
que
les
autres
aux
soins
les
moins
bien
couverts
par
le
régime
obligatoire.
(figure
37)
Figure 37 Taux de renoncement aux soins des bénéficiaires de la CMU C
[Link] La consultation
38
déclarent
que
leur
enfant
est
suivi
par
un
médecin
en
libéral.
Au
total,
seuls
7
nouveau
nés
(6%)
n’ont
pas
de
suivi
par
un
médecin
en
ville.
Le
taux
de
patients
adressés
par
un
médecin
de
ville
aux
urgences
pédiatriques
retrouvé
dans
notre
étude
est
comparable
aux
données
de
la
littérature.
Il
reste
faible
dans
toutes
les
études
réalisées
aux
urgences
pédiatriques
en
France
et
varie
entre
10
et
25%
[26,36,37,39–42].
Ainsi,
en
France,
Claudet
[26]
retrouve
que
la
majorité
(78%)
des
nouveau-‐nés
était
amenée
par
leurs
parents
dans
l’unité,
sans
consultation
préalable
avec
un
médecin
généraliste
ou
pédiatre.
Lors
d’une
étude
réalisée
en
2009
au
sein
des
urgences
pédiatriques
de
Toulouse,
Richier
[39]
constate
que
seuls
18,6%
des
nouveau-‐
nés
sont
adressés
aux
urgences
pédiatriques.
Lorsque
l’on
considère
les
urgences
médico-‐chirurgicales
adultes
et
enfants
confondus,
la
fréquence
de
consultations
directes
reste
élevée
:
entre
65
et
80%
des
usagers
des
urgences
consultent
sans
avis
préalable
par
un
médecin
de
ville
[21,25,37].
Comment
peut
on
expliquer
ce
pourcentage
élevé
de
nouveau-‐nés
consultant
sans
avis
préalable
?
-‐ l’efficience
et
la
qualité
des
soins
reçus
aux
urgences
-‐ la
situation
médicale
jugée
trop
grave
ou
trop
inquiétante
-‐ l’absence
de
disponibilité
du
médecin
traitant
dans
la
journée,
ou
délai
d’attente
jugé
trop
long
En
effet,
les
parents
peuvent
se
sentir
rassurés
par
la
structure
hospitalière
:
en
cas
de
nécessité,
l’accès
à
l’imagerie
et
à
la
biologie
est
rapide.
De
même,
les
patients
ont
souvent
l’idée
que
les
meilleurs
spécialistes
exercent
et
sont
accessibles
à
l’hôpital.
Ensuite,
cela
peut
être
justifié
par
le
motif
de
consultation
en
lui-‐même
:
les
parents
considèrent
que
cela
relève
de
l’urgence.
L’inquiétude
parentale
est
souvent
déterminante
dans
le
choix
de
la
consultation
aux
urgences
pédiatriques.
D’ailleurs,
lorsqu’elle
est
présente,
davantage
de
consultations
semblent
jugées
prioritaires
par
39
l’Infirmière
d’Accueil
des
Urgences
(IAO)
mais
également
par
le
médecin
:
dans
2/3
des
cas,
le
diagnostic
de
gravité
est
porté
lorsque
les
familles
se
disent
inquiètes.
[45]
Aussi,
l’absence
de
disponibilité
du
médecin
traitant
avec
un
délai
de
rendez-‐vous
jugé
souvent
trop
long
est
souvent
évoquée
par
les
parents
afin
d’expliquer
le
recours
direct
aux
urgences.
Cette
problématique
pourrait
s’aggraver
avec
la
décroissance
de
la
démographie
médicale
en
France
prévue
jusqu’en
2020
[46].
Cependant,
dans
notre
étude,
seuls
19%
des
parents
avaient
joint
un
médecin
libéral
avant
la
consultation
aux
urgences
pédiatriques
(consultation
ou
avis
téléphonique).
Enfin,
le
motif
financier
est
à
prendre
en
compte
:
la
nécessité
d’avancer
les
frais
de
la
consultation
peut
être
un
frein
[47,48,37]
à
la
consultation
en
médecine
libérale.
En
2008,
15,4%
de
la
population
adulte
déclare
avoir
renoncé
à
des
soins
médicaux
pour
des
raisons
financières
[49].
40
Figure
38
Tableau
comparatif
des
études
épidémiologiques
traitant
du
même
sujet
41
Ainsi,
de
nombreuses
consultations
semblent
relever
du
champ
de
la
médecine
générale.
En
effet,
selon
une
thèse
réalisée
à
Lyon
en
2013
incluant
271
parents
et
112
médecins
(65
médecins
généralistes,
32
pédiatres
et
15
médecins
de
PMI),
seuls
51%
des
nourrissons
de
moins
de
6
mois
sont
suivis
par
le
médecin
généraliste
et
75%
le
voient
pour
des
consultations
non
programmées.
Cette
étude
met
en
évidence
une
réelle
compétence
des
médecins
généralistes
dans
le
suivi
médical
:
71%
des
médecins
généralistes
se
considèrent
suffisamment
compétents
pour
assurer
le
suivi
des
nourrissons
de
0
à
6
mois
[50].
Dans
une
seconde
étude,
réalisée
en
2013
sur
319
enfants
en
Midi-‐Pyrénées
[51],
35%
des
nourrissons
de
0
à
2
ans
sont
suivis
de
manière
régulière
par
un
médecin
généraliste,
13%
en
PMI
et
52%
par
un
pédiatre
en
libéral.
Pour
les
enfants
de
2
à
6
ans,
le
suivi
est
majoritairement
effectué
par
le
médecin
généraliste
(66%).
Ainsi,
il
semble
que
le
médecin
généraliste
soit
compétent
mais
qu’il
ne
suive
pas
la
majorité
des
nouveau-‐nés.
Quelles
peuvent
être
les
causes
?
Il
est
possible
que
les
parents
aient
un
manque
de
connaissance
quant
aux
compétences
du
médecin
généraliste
:
en
effet,
ces
derniers
choisissent
leur
médecin
généraliste
principalement
pour
la
proximité
géographique
et
la
disponibilité,
tandis
qu’ils
choisissent
le
pédiatre
plutôt
pour
sa
compétence
professionnelle
et
sa
réputation
[51].
Une
amélioration
de
l’information
donnée
aux
parents
semble
être
indispensable
sur
les
acteurs
impliqués
dans
le
suivi
des
nourrissons.
La
formation
des
médecins
généralistes
peut-‐elle
être
mise
en
cause
?
La
formation
en
pédiatrie
débute
dès
l’externat
durant
lequel
un
stage
de
pédiatrie
d’au
minimum
2
mois
est
obligatoire
[52].
Par
la
suite,
durant
l’internat,
un
stage
de
6
mois
en
pédiatrie
ou
en
gynécologie
est
obligatoire
:
l’interne
choisit
selon
ses
affinités
ou
encore
selon
son
manque
d’expérience
dans
l’une
ou
l’autre
spécialité
[53]
Dans
certaines
régions,
le
stage
en
pédiatrie
est
devenu
obligatoire
(en
Midi
Pyrénées
par
exemple).
Au
sein
de
la
faculté
de
médecine
Paris
Descartes,
ce
dernier
n’est
pas
obligatoire
mais
il
est
aisé
de
se
former
au
cours
de
son
internat
en
pédiatrie
(en
stage
hospitalier
par
exemple
ou
en
PMI)
et
en
gynécologie
(en
planning
familial
ou
en
stage
hospitalier).
De
plus,
ces
spécialités
sont
également
présentes
de
manière
plus
ou
moins
importante
selon
le
lieu
de
pratique
des
stages
ambulatoires
(premier
niveau
et/ou
SASPAS).
Par
la
suite,
des
formations
complémentaires
en
pédiatrie
peuvent
être
réalisées
(DU
ou
DIU).
42
La
formation
ne
semble
donc
pas
être
défaillante
en
pédiatrie.
Le
problème
viendrait
il
des
parents
?
Pensent-‐ils
que
leur
enfant
serait
mieux
soigné
à
l’hôpital
et/ou
par
un
pédiatre?
Quelques
études
ont
analysé
les
motifs
de
choix
de
consultation
aux
urgences
pédiatriques.
De
nombreuses
thèses
évoquent
comme
principales
motivations
de
recours
aux
urgences
pédiatriques
:
une
meilleure
prise
en
charge
à
l’hôpital,
l’indisponibilité
du
médecin
traitant,
une
situation
trop
grave
pour
attendre,
l’inquiétude
parentale
et
la
persistance
des
symptômes
malgré
le
traitement
[44,45].
Dans
une
étude
réalisée
à
Edimbourg
en
2009
[35],
la
majorité
des
consultations
des
enfants
ayant
déjà
consulté
un
médecin
généraliste
était
motivée
par
le
souhait
d’un
second
avis
sur
la
pathologie
de
leur
enfant,
par
l’absence
d’amélioration
malgré
le
traitement
ou
par
un
désaccord
avec
le
traitement
ou
le
diagnostic
donné
par
le
médecin
consulté
initialement.
Pour
ceux
n’ayant
pas
eu
de
contact
avec
un
médecin
généraliste,
les
raisons
évoquées
étaient
:
une
pathologie
dont
la
prise
en
charge
était
estimée
hospitalière,
que
s’ils
avaient
vu
un
médecin
généraliste
ce
dernier
aurait
adressé
l’enfant
aux
urgences,
et
enfin
que
l’enfant
était
pris
en
charge
plus
rapidement
aux
urgences
pédiatriques.
Une
seconde
étude
réalisée
par
Berry
en
2006
aux
Etats
Unis
sur
la
consultation
aux
urgences
pédiatriques
pour
des
motifs
considérés
comme
non
urgents
par
le
médecin
met
en
évidence
les
mêmes
raisons
évoquées
ci
dessus
dans
la
préférence
du
choix
des
urgences
pédiatriques
(délai
de
rendez
vous
avec
médecin
généraliste,
insatisfaction
de
la
prise
en
charge
initialement
effectuée,
soins
de
qualité
effectués
aux
urgences
pédiatriques)[34]
43
la
durée
d’hospitalisation
n’a
pas
été
prise
en
compte.
En
effet,
au
Centre
Hospitalier
de
Villeneuve
Saint
Georges,
de
nombreux
nouveau-‐nés
sont
hospitalisés
pour
une
nuit
seulement
pour
surveillance
ou
pour
inquiétude
parentale.
Le
simple
fait
de
les
hospitaliser
une
nuit
permet
d’une
part
de
donner
des
explications
aux
parents,
de
les
éduquer
(comment
faire
une
bonne
désinfection
rhinopharyngée
par
exemple),
de
les
rassurer,
d’évaluer
la
relation
parents/nourrisson
mais
également
de
surveiller
l’évolution
de
la
pathologie
du
nouveau
né.
Cette
différence
est
retrouvée
dans
les
données
de
la
littérature.
Ainsi,
de
nombreuses
études
retrouvent
un
risque
d’hospitalisation
multiplié
par
2
à
3
s’ils
sont
adressés
[11,20,26,54,56].
Dans
l’étude
de
Pérez
Solis
[56]
incluant
309
nouveau-‐nés,
16,5%
de
ceux-‐ci
ont
été
hospitalisés
:
le
risque
était
de
69%
pour
un
nouveau-‐né
consultant
après
avis
médical
contre
11%
s’il
n’était
pas
adressé.
Aussi,
ce
taux
d’hospitalisation
semble
varier
en
fonction
de
la
parité.
En
effet,
41%
des
nouveau-‐nés
de
mère
primipare
ont
été
hospitalisés
tandis
que
77%
des
nouveau-‐nés
de
mère
ayant
4
enfants
ou
plus
étaient
hospitalisés.
De
nombreuses
études
retrouvent
la
primiparité
comme
facteur
de
risque
de
consultation
aux
urgences
pour
un
motif
non
urgent[12,20,28,41].
Ceci
peut
être
expliqué
par
une
anxiété
plus
importante,
amenant
à
consulter
pour
des
motifs
non
urgents,
souvent
de
puériculture
ou
pour
«
pleurs
».
Les
parents
ont
alors
besoin
de
conseils
et
de
réassurance.
Il
aurait
été
intéressant
d’établir
44
dans
notre
questionnaire
le
degré
«
d’urgence
ressentie
»
par
les
parents
ainsi
que
d’établir
le
degré
d’anxiété
parentale
permettant
d’expliquer
pourquoi
ils
consultaient
aux
urgences.
Ainsi,
l’étude
de
Williams
[42]
ayant
inclus
355
parents
de
nouveau-‐nés
consultant
pour
des
soins
non
urgents
met
en
évidence
une
réelle
urgence
ressentie
par
ces
derniers
:
en
effet,
68%
des
parents
considèrent
que
l’état
de
leur
enfant
est
modéré
à
très
grave.
Berry
[34]
retrouve
d’autres
facteurs
impliqués
dans
les
consultations
non
urgentes
:
des
difficultés
à
communiquer
ou
à
obtenir
un
rendez
vous
avec
son
médecin
référent,
une
facilité
d’accès.
Aussi,
l’hôpital
rassure
les
parents
:
ils
le
considèrent
comme
un
centre
de
référence,
efficient,
ayant
des
ressources
au
niveau
du
personnel
médical
mais
aussi
du
plateau
technique
garantissant
une
qualité
des
soins.
Jeandidier
[36]
retrouve
également
ces
motifs
mais
note
également
que
82%
des
parents
n’ont
pas
trouvé
ou
ne
connaissent
pas
d’alternative
à
la
consultation
aux
urgences
pédiatriques
révélant
un
réel
problème
d’éducation
ou
tout
au
moins
d’information
des
parents.
Dans
notre
étude,
un
troisième
facteur
de
risque
d’hospitalisation
semble
être
le
suivi
médical.
En
effet,
49%
des
nouveau-‐nés
ayant
un
suivi
médical
effectué
par
un
médecin
généraliste
ou
un
pédiatre
sont
hospitalisés,
contre
25%
pour
ceux
n’ayant
pas
de
suivi
en
ville.
Un
suivi
paraît
ainsi
indispensable
afin
de
diminuer
la
fréquentation
aux
urgences
pour
des
consultations
non
urgentes.
L’étude
de
Paul
[57]
préconise
ainsi
une
visite
post-‐natale
par
une
puéricultrice
ou
une
sage
femme.
En
effet,
elle
diminuerait
la
fréquentation
aux
urgences
pédiatriques
et
le
coût
de
prise
en
charge
d’un
ictère
néonatal
ou
d’une
déshydratation.
La
prévention
de
ces
maladies
semble
capitale.
De
plus,
ce
taux
d’hospitalisation
est
conforme
à
la
majorité
des
études
réalisées
chez
les
nouveau-‐nés
[26,28,29].
Ainsi,
Claudet
[26]
a
un
taux
d’hospitalisation
de
47%.
Ce
45
pourcentage
élevé
s’explique
par
le
motif
de
consultation
aux
urgences.
Ainsi,
les
recommandations
préconisent
une
hospitalisation
en
cas
de
fièvre
ou
en
cas
de
bronchiolite
présentant
un
signe
de
gravité.
De
même,
certains
motifs,
notamment
digestifs
(reflux
par
exemple)
sont
responsable
de
«
malaises
»
décrits
par
les
parents
:
ces
enfants
nécessitent
souvent
une
hospitalisation
pour
surveillance
d’une
éventuelle
récidive
au
vu
des
risques
associés.
Dans
l’étude
de
Lutfi
[30],
seuls
1,7%
des
nouveau-‐
nés
sont
hospitalisés
:
ce
taux
très
faible
est
expliqué
par
des
motifs
de
consultation
dominés
par
l’ictère
(29%),
la
gène
respiratoire
(20,7%)
mais
également
par
les
problèmes
d’ordre
digestifs
(coliques,
reflux,
difficultés
d’alimentation)
(12%).
Aussi,
ce
taux
d’hospitalisation
est
beaucoup
plus
élevé
que
celui
retrouvé
dans
les
études
réalisées
aux
urgences
adultes.
Une
enquête
nationale
sur
les
urgences
réalisée
en
2002
[21]
montre
un
taux
d’hospitalisation
de
19%
pour
toutes
les
catégories
d’âge
confondues.
Il
est
également
plus
élevé
que
pour
les
autres
catégories
d’âge
d’enfants
[28].
Il
s’agit
en
effet
d’une
population
vulnérable
nécessitant
une
vigilance
accrue
au
vu
des
risques
plus
importants
de
complication,
pour
laquelle
une
surveillance
hospitalière
est
souvent
réalisée
permettant
une
diminution
de
l’angoisse
parentale.
Ensuite,
la
parité
semble
jouer
un
rôle
primordial.
En
effet,
60%
des
consultations
sont
considérées
comme
non
appropriées
en
cas
de
primiparité
contre
23%
lorsque
les
mères
ont
4
enfants
ou
plus
ce
qui
est
également
comparable
aux
autres
études
[12,20,41].
Cela
témoignerait
d’une
anxiété
parentale
ou
d’un
manque
d’éducation
des
parents.
L’information
doit
ainsi
être
renforcée
lors
du
séjour
en
maternité.
Les
femmes
primipares
doivent
acquérir
avant
leur
retour
à
domicile
les
soins
de
base
et
doivent
être
à-‐même
de
déterminer
les
situations
nécessitant
une
consultation
médicale
en
urgence.
46
Par
contre,
dans
notre
étude,
nous
ne
retrouvons
pas
de
lien
entre
fréquence
de
consultations
non
appropriées
et
durée
de
séjour
en
maternité.
Il
en
est
de
même
selon
les
données
de
la
littérature
[20,28,41].
Aussi,
les
conditions
socio
économiques
ne
semblent
pas
être
déterminantes
pour
ce
qui
est
de
la
pertinence
de
la
consultation
aux
urgences
pédiatriques.
En
effet,
comme
dans
certaines
études
[33],
la
fréquence
de
consultations
non
appropriées
ne
varie
pas
avec
les
catégories
socio-‐professionnelles
des
parents.
D’autres
retrouvent
un
lien
entre
consultations
non
urgentes
et
niveau
socio
économique
bas
[20,41].
Cependant
ce
facteur
semble
plus
être
à
risque
de
consultations
itératives
aux
urgences
[31,33,37,43].
Ainsi,
les
parents
ayant
des
faibles
revenus
consulteraient
plus
fréquemment.
L’absence
de
nécessité
d’avance
de
frais
à
l’hôpital
pourrait
en
être
une
explication.
De
même,
l’absence
de
suivi
médical
peut
être
responsable
des
consultations
itératives
au
sein
de
cette
population
ne
pouvant
pas
avancer
les
frais
de
santé.
Nos
résultats
sont
corroborés
par
l’étude
de
Claudet
[26]
mettant
en
évidence
une
association
entre
l’absence
de
pathologie
reconnue
et
la
primiparité,
l’absence
de
profession
maternelle.
De
même,
dans
cette
étude,
le
fait
d’être
une
mère
jeune
et/ou
seule
était
associé
à
un
risque
plus
élevé
de
retour
aux
urgences
pour
le
même
motif.
Au
contraire,
le
risque
d’être
hospitalisé
était
plus
fréquent
chez
les
nouveau-‐nés
adressés
et
la
multiparité.
Il
en
est
de
même
pour
l’âge
de
la
mère.
L’étude
de
Maugein
[31]
incluant
157
enfants
consultant
plus
de
5
fois
aux
urgences
en
un
an
ne
retrouve
pas
de
lien
entre
47
consultations
itératives
et
jeune
âge
maternel.
Cependant,
cette
étude
retrouve
un
lien
avec
un
contexte
socio
économique
précaire
que
nous
ne
retrouvons
pas
ici.
En
effet,
dans
notre
étude,
9%
des
mères
sans
emploi
et
40%
des
mères
cadres
ou
exerçant
des
professions
intellectuelles
supérieures
consultent
pour
la
deuxième
fois.
Cette
différence
peut
être
expliquée
par
un
faible
échantillon
de
mères
cadres
(5
contre
46
sans
emploi)
gênant
la
comparaison.
48
pour
100000
habitants,
pour
une
moyenne,
en
France
métropolitaine,
de
108
[62].
Selon
L’Agence
régionale
de
Santé
(ARS),
le
Val-‐de-‐Marne
compte
un
territoire
déficitaire
(Orly)
et
sept
territoires
fragiles
(à
risque
de
devenir
déficitaires)
comme
Villeneuve-‐le-‐
Roi,
Ablon-‐sur-‐Seine
et
Valenton,
toutes
3
communes
limitrophes
avec
Villeneuve-‐Saint-‐
Georges.
(figure
39)
Cette
pénurie
peut-‐elle
expliquer
la
fréquence
des
consultations
non
urgentes
aux
urgences
pédiatriques
du
CHIV
?
Figure 39 Zonage démographie médicale dans le Val-‐de-‐Marne -‐ ARS -‐ avril 2015
4.3.3 Relation
entre
pénurie
des
médecins
et
fréquentation
des
urgences
Dans
de
nombreuses
études
et
thèses,
les
patients
signalent
fréquemment
comme
motif
de
recours
aux
urgences
l’indisponibilité
du
médecin
traitant
avec
un
délai
de
rendez
vous
jugé
trop
long
[25,34,36,41,42,44,45].
Ainsi,
dans
l’étude
de
Jeandidier
[36]
réalisée
aux
urgences
pédiatriques
incluant
939
recours,
la
première
cause
de
recours
aux
urgences
est
le
délai
d’obtention
d’un
rendez
49
vous
en
médecine
libérale
jugé
trop
long
(cause
citée
par
52%
des
parents).
Dans
36%
des
cas,
la
consultation
est
motivée
par
une
disponibilité
des
examens,
dans
23%
des
cas
pour
la
compétence
médicale
et
dans
19%
des
cas
pour
la
disponibilité
des
traitements.
Les
urgences
sont
ainsi
devenues
le
moyen
de
pallier
au
manque
local
de
médecins,
expliquant
des
consultations
souvent
inappropriées
qui
auraient
du
bénéficier
d’une
prise
en
charge
en
médecine
libérale.
Comme
nous
l’avons
vu
plus
haut,
Villeneuve-‐
Saint-‐Georges,
et
surtout
les
villes
alentours,
sont
considérées
comme
en
déficit
de
médecins
entraînant
une
fréquence
élevée
de
consultations
aux
urgences
pédiatriques
pour
des
motifs
ayant
pu
être
gérés
en
médecine
libérale.
L’une
des
solutions
semble
être
la
permanence
des
soins
(médecins
exerçant
en
libéral
accessibles
le
soir
et
le
week-‐end)
comme
il
en
est
question
dans
le
«
pacte
territoire
santé
»
promu
par
Marisol
Touraine
[63]
afin
de
revaloriser
la
médecine
de
proximité
et
lutter
contre
les
déserts
médicaux.
Cependant,
reste
le
problème
d’information
du
patient
:
en
effet,
de
nombreux
patients
ne
connaissent
pas
les
alternatives
possible
à
la
consultation
aux
urgences
(82%
des
parents
d’enfants
consultant
aux
urgences
méconnaissent
d’autres
alternatives
[36])
4.4 Propositions
Le
séjour
en
maternité
est
l’occasion
d’aborder
de
nombreux
sujets.
Les
parents
n’ont
que
quelques
jours
pour
acquérir
les
notions
de
puériculture
de
base.
Au
vu
des
motifs
de
consultation
retrouvés
au
cours
de
notre
étude,
il
paraît
nécessaire
d’insister
en
maternité
sur
les
troubles
digestifs
(coliques,
régurgitations,
reflux,
transit
normal
d’un
50
nouveau-‐né,
attitude
à
avoir
vis
à
vis
d’une
diarrhée
ou
d’une
constipation,
maîtrise
de
l’allaitement
maternel,
choix
du
type
de
lait)
qui
concernent
36%
des
recours
aux
urgences.
De
même,
il
semble
important
d’éduquer
les
parents
sur
les
méthodes
de
désinfection
rhino-‐pharyngée
et
sur
les
symptômes
devant
amener
à
consulter
devant
une
rhinite,
les
causes
respiratoires
représentant
32%
des
motifs
de
consultation.
Les
soins
de
puériculture
doivent
être
également
acquis
:
soins
du
cordon,
le
bain,
les
changes.
En
effet,
dans
notre
étude,
8%
des
nouveau-‐nés
avaient
un
examen
clinique
normal
et
consultaient,
pour
la
majorité,
pour
des
motifs
de
puériculture.
Les
mesures
de
prévention
de
la
mort
subite
du
nourrisson
sont
à
assimiler
:
température
de
la
chambre,
couchage
du
nouveau-‐né.
Des
informations
de
sécurité
sont
également
à
transmettre
:
ne
pas
laisser
le
nouveau-‐né
seul,
nécessité
d’un
siège-‐auto
pour
le
transport
en
voiture,
ne
pas
secouer
le
bébé,
proscrire
le
tabagisme
passif.
Il
faut
insister
sur
les
symptômes
d’alarme
amenant
à
une
consultation
rapide
:
fièvre
chez
un
nouveau-‐né
de
moins
de
un
mois,
gène
respiratoire
avec
difficulté
alimentaire,
modification
du
comportement…
Le
séjour
en
maternité
est
l’occasion
pour
l’équipe
médicale
et
paramédicale
d’évaluer
le
contexte
médical
mais
également
psycho-‐social
familial
afin
de
préparer
un
retour
à
domicile
adapté
selon
chaque
famille.
L’enquête
de
périnatalité
[64]
effectuée
entre
2004
et
2009
incluant
952
mères
met
en
évidence
une
satisfaction
quant
au
séjour
en
maternité
:
en
effet,
74%
des
femmes
estiment
que
la
durée
de
séjour
en
maternité
a
été
suffisante
et
81%
estiment
que
le
personnel
a
été
disponible
et
à
l’écoute.
Le
rapport
de
la
DREES
en
2006
[65]
confirme
cette
tendance
:
sur
2656
femmes
interrogées,
71%
jugent
la
durée
de
séjour
à
la
maternité
adéquate,
et
82%
sont
plutôt
à
tout
à
fait
satisfaites
sur
l’accompagnement
à
l’allaitement
et
sur
les
informations
données
sur
l’allaitement
artificiel.
Les
dernières
recommandations
de
l’HAS
donnent
des
pistes
pour
encadrer
les
sorties
de
maternité
des
nouveau-‐nés
à
bas
risque.
51
Ainsi,
il
est
indispensable
de
choisir
un
professionnel
qui
suivra
le
nouveau-‐né
(pédiatre,
médecin
généraliste
ou
sage-‐femme).
Celui-‐ci
devra
être
déterminé
avant
la
sortie
de
maternité
et
identifié
en
tant
que
«
professionnel
référent
du
suivi
»
sur
la
fiche
de
liaison
maternité/ville
(cf
annexe
2)
éditée
par
l’HAS
[5].
Cette
nouvelle
notion
de
«
référent
»
permet
une
anticipation
de
la
sortie.
Pour
ce
qui
est
du
choix
du
médecin
référent,
un
travail
[50]
a
étudié
les
pratiques
et
attentes
des
différents
acteurs
du
suivi
des
nourrissons
de
moins
de
6
mois
sur
le
territoire
du
Réseau
Périnatal
des
2
Savoie
(RP2S).
Cette
étude
a
inclus
65
médecins
généralistes,
32
pédiatres
et
30
médecins
de
PMI.
Elle
révèle
que
les
médecins
généralistes
se
sentent
compétents
dans
la
prise
en
charge
des
nourrissons
à
bas
risque
:
plus
de
50%
des
médecins
généralistes
se
considèrent
comme
au
moins
suffisamment
compétents
dans
leur
suivi.
Par
ailleurs,
ils
souhaitent
être
un
acteur
déterminant
de
ce
suivi
au
long
cours
:
71%
des
médecins
généralistes,
19%
des
pédiatres
et
33%
des
médecins
de
PMI
estiment
que
le
rôle
du
médecin
généraliste
est
d’assurer
toutes
les
consultations
de
suivi,
58%
des
médecins
généralistes
estiment
même
que
le
pédiatre
n’y
a
aucun
rôle.
Cette
étude
met
également
en
évidence
une
réelle
difficulté
de
communication
entre
médecins
généralistes
et
pédiatres
libéraux.
L’idéal
serait
une
coopération
entre
ces
spécialistes
:
recours
au
pédiatre
en
cas
de
difficulté
ou
suivi
alterné.
Des
informations
sur
les
autres
professionnels
pouvant
être
sollicités
doivent
être
données
aux
parents.
En
effet,
de
nombreuses
consultations
réalisées
aux
urgences
pour
des
motifs
digestifs
(reflux,
coliques,
difficultés
à
l’allaitement
maternel…)
ou
de
puériculture
(soins
du
cordon,
érythème
fessier
par
exemple)
peuvent
être
prises
en
charge
par
une
puéricultrice
ou
une
sage-‐femme.
Elles
peuvent
exercer
en
libéral,
en
PMI
ou
être
hospitalières.
Des
psychologues,
des
assistants
sociaux
et
des
Techniciens
de
l’Intervention
Sociale
et
Familiale
(TISF)
peuvent
également
être
utiles
si
nécessaire.
Il
en
est
de
même
pour
les
associations
d’usagers
et
les
réseaux
locaux
de
santé
en
périnatalité
qui
peuvent
être
contactés
et
devenir
un
soutien
dans
des
circonstances
particulières
(difficultés
d’allaitement,
soutien
à
la
parentalité…).
Dans
ce
cas
de
nouveau-‐né
à
bas
risque,
l’Hospitalisation
A
Domicile
(HAD)
n’a
pas
sa
place.
52
Pour
ce
qui
est
du
suivi
du
nouveau-‐né
à
la
sortie
de
la
maternité,
en
cas
de
sortie
après
une
durée
de
séjour
«
standard
»
en
maternité,
deux
visites
sont
recommandées
:
la
première
dans
la
semaine
suivant
la
sortie
et
la
seconde
est
planifiée
si
besoin
par
le
référent.
En
cas
de
sortie
précoce,
trois
visites
sont
recommandées
:
la
première
visite
obligatoire
doit
être
effectuée
dans
les
24H
suivant
la
sortie,
la
deuxième
visite,
systématique,
doit
avoir
lieu
dans
la
semaine
suivant
la
sortie
et
enfin,
la
troisième
visite
est
planifiée
si
besoin
par
le
référent.
Les
parents,
dès
la
sortie
de
maternité,
doivent
savoir
à
qui
s’adresser
en
cas
de
symptômes
nécessitant
une
consultation
rapide
:
professionnel
référent
si
possible.
Mais
en
cas
de
délai
de
consultation,
d’autres
solutions
existent
avant
la
consultation
aux
urgences
pédiatriques
:
maisons
médicales
de
garde,
SOS
médecins...
Par
exemple,
le
Service
d’Accueil
Médical
Initial
(SAMI),
est
chargé
d’assurer
une
permanence
de
soins
les
soirs,
week-‐ends
et
jours
fériés
afin
de
désengorger
les
urgences
hospitalières.
Il
en
existe
de
nombreux
en
Ile-‐de-‐France
Les
parents
doivent
connaître
la
possibilité
d’appeler
le
15
qui
pourra
les
orienter
si
ils
ne
savent
pas
où
s’adresser
(le
SAMI
est
d’ailleurs
régulé
par
le
15).
4.4.3 Valorisation
de
la
formation
en
pédiatrie
des
médecins
généralistes
Comme
nous
l’avons
vu
plus
haut,
la
majorité
des
médecins
généralistes
se
sent
compétent
dans
la
prise
en
charge
et
le
suivi
des
nourrissons.
Cependant,
peu
de
nouveau-‐nés
semblent
suivis
par
un
médecin
généraliste.
Dans
l’étude
de
Michel
[51]
réalisée
sur
319
enfants,
la
majorité
des
nourrissons
est
suivi
par
un
pédiatre
(52%,
35%
par
un
médecin
généraliste,
13%
par
la
PMI)
tandis
que
66%
des
enfants
de
2
à
6
ans
sont
suivis
par
un
médecin
généraliste
(32%
par
un
pédiatre
et
2%
par
la
PMI).
Les
parents
choisissent
le
médecin
généraliste
pour
sa
disponibilité
et
sa
proximité
tandis
qu’ils
choisissent
le
pédiatre
pour
sa
compétence
professionnelle
et
sa
réputation.
Une
étude
réalisée
en
Franche-‐Comté
sur
la
base
de
données
de
la
caisse
régionale
d’assurance
maladie
[66],
confirme
que
les
pédiatres
voient
d’avantage
d’enfants
de
moins
de
5
ans
et
qu’après
10
ans,
le
suivi
est
essentiellement
effectué
par
le
médecin
généraliste.
Par
ailleurs,
cette
étude
réalisée
sur
1
535
208
prescriptions
affirme
que
les
enfants
suivis
par
un
pédiatre
sont
moins
souvent
hospitalisés
(6%
en
moins),
ont
moins
d’antibiotiques
(entre
moins
24%
et
moins
74%
selon
les
classes
d’antibiotiques).
De
plus,
les
pédiatres
prescrivent
moins
d’examens
complémentaires,
d’orthophonie
et
d’ordonnances.
Dans
cette
étude,
les
enfants
suivis
par
le
pédiatre
semblent
avoir
une
53
couverture
vaccinale
plus
large
ainsi
qu’une
meilleure
prévention
du
rachitisme
et
des
caries
dentaires.
Les
médecins
généralistes
seraient-‐ils
moins
compétents
dans
la
prise
en
charge
des
enfants?
Cependant,
cet
article
cloisonnant
«
pédiatres
versus
médecins
généralistes
»
et
argumentant
les
stériles
conflits
présente
de
nombreux
biais
notamment
de
sélection
et
d’attrition,
il
s’agit,
de
plus,
d’une
étude
rétrospective.
Notre
étude
met
cependant
en
évidence
que
sept
nouveau-‐nés
adressés
par
un
médecin
ont
une
consultation
considérée
comme
non
appropriée
aux
urgences
ne
nécessitant
en
général
ni
examens
complémentaires
(2
nouveau-‐nés)
ni
hospitalisation.
Ceci
souligne
que
tous
les
médecins
généralistes
ne
semblent
pas
à
l’aise
à
la
pratique
de
la
néonatologie.
Chacun
semble
ainsi
avoir
ses
domaines
de
compétence,
il
faudrait
donc
en
tenir
compte
avant
de
faire
le
choix
de
médecin
référent
et
intégrer
ses
lacunes
dans
la
formation
continues.
L’essentiel
reste
la
prise
en
charge
globale
et
optimale
du
nouveau-‐né
par
un
médecin
en
libéral,
professionnel,
et
formé
en
pédiatrie
si
ce
domaine
ne
l’intéresse
pas.
Ainsi,
au
cours
de
l’internat
de
médecine
générale,
un
stage
est
obligatoire
soit
en
pédiatrie
soit
en
gynécologie.
L’interne
peut
donc
éviter
de
passer
par
la
pédiatrie.
Cependant,
un
stage
ambulatoire
de
premier
niveau
réalisé
auprès
d’un
médecin
généraliste
est
obligatoire
:
tout
interne
doit
donc
savoir
effectuer
au
minimum
des
suivis
de
nourrissons
et
d’enfants.
De
plus,
un
SASPAS
est
proposé
en
médecine
générale
au
cours
duquel
l’interne
aura
l’occasion
de
consulter
des
enfants
pour
un
motif
aigu
ou
pour
un
suivi.
Au
cours
de
ce
stage,
un
tiers
temps
peut
également
être
effectué
en
PMI
permettant
de
compléter
sa
formation.
Dans
son
rapport
datant
de
2006
sur
la
prise
en
charge
de
l’enfant
et
de
l’adolescent
[67],
Sommelier
préconise
une
obligation
du
stage
en
pédiatrie
au
cours
de
l’internat
de
médecine
générale.
Elle
recommande
également
de
renforcer
la
formation
pédiatrique
du
DES
de
médecine
générale
et
de
proposer
aux
médecins
généralistes
un
Diplôme
Universitaire
de
pédiatrie.
Aussi,
elle
souhaiterait
que
des
évaluations
des
pratiques
professionnelles
dans
le
domaine
de
la
pédiatrie
soient
effectuées.
Enfin,
elle
s’interroge
sur
la
valorisation
d’un
pédiatre
référent
pour
un
groupe
de
médecins
généralistes,
qui
serait
le
recours
de
ces
derniers
en
amont
de
l’hôpital
et
qui
participerait
à
leur
formation
continue.
54
De
nombreux
parents
ont
une
méconnaissance
sur
les
acteurs
pouvant
être
impliqués
dans
le
suivi
des
nourrissons
[51].
Ainsi,
une
information
sur
les
compétences
en
pédiatrie
du
médecin
généraliste
pourrait
favoriser
la
prise
en
charge
des
nouveau-‐nés
à
bas
risque
en
médecine
générale.
4.4.4 Amélioration
de
la
coordination
ville-‐hôpital
et
de
la
prise
en
charge
en
médecine
libérale
La
coordination
des
soins
est
indispensable
et
le
«
professionnel
référent
de
maternité
»
doit
être
joignable
afin
de
répondre
aux
interrogations
de
la
personne
en
charge
du
suivi
du
nouveau-‐né.
Il
peut
être
identifié
à
l’aide
de
la
fiche
de
liaison
(cf
annexe
2).
Dans
tous
les
cas,
que
le
nouveau-‐né
soit
suivi
par
un
pédiatre,
par
un
médecin
généraliste,
par
la
PMI
ou
par
un
réseau,
l’essentiel
est
qu’il
n’y
ait
pas
de
discontinuité
de
soins
:
il
doit
être
vu
rapidement
après
sa
sortie,
le
délai
variant
en
fonction
de
la
durée
de
séjour
en
maternité.
Dans
notre
étude,
le
médecin
estimait
que
seules
45%
des
consultations
étaient
appropriées
aux
urgences
pédiatriques.
55%
des
nouveau-‐nés
auraient
donc
pu
être
pris
en
charge
par
un
médecin
exerçant
en
libéral.
Notre
étude
a
mis
en
évidence
une
population
semblant
plus
«
à
risque
»
de
consulter
pour
des
motifs
inappropriés
aux
urgences
pédiatriques.
Ainsi,
le
médecin
référent
a
pour
rôle
d’identifier
ces
familles
:
les
mères
primipares
essentiellement,
ou
le
nouveau-‐
né
qui
n’a
pas
de
suivi
médical
(proposition
d’une
nouvelle
consultation
avec
prise
de
rendez-‐vous
dès
le
premier
entretien).
Ainsi,
il
pourra
mettre
l’accent
sur
l’éducation
parentale
et
leur
proposer
un
futur
rendez-‐vous
de
suivi
afin
d’éviter
de
les
perdre
de
vue.
55
Le
rôle
du
médecin
référent
de
suivi
est
alors
primordial.
Dans
notre
étude,
63%
des
nouveau-‐nés
étaient
suivis
en
PMI
et
70%
avaient
un
médecin
référent
(pédiatre
ou
médecin
généraliste).
Ces
chiffres
devraient
être
bien
supérieurs,
d’autant
plus
que
les
nouveau-‐nés
n’ayant
pas
de
suivi
médical
semblent
consulter
pour
des
motifs
non
appropriés
aux
urgences.
Celles-‐ci
deviennent
peu
à
peu
des
acteurs
des
soins
primaires
ce
qui
n’est
pas
leur
vocation
initiale.
Selon
l’OMS
[68],
les
soins
de
santé
primaires
«
sont
le
moyen
qui
permettra
d’atteindre
l’objectif
d’un
niveau
de
santé
qui
permette
(aux
peuples
du
monde)
de
mener
une
vie
socialement
et
économiquement
productive
».
Ils
ont
pour
caractéristiques
d’être
«
scientifiquement
valables
et
socialement
acceptables
et
de
coût
supportable
pour
la
société.
Ils
doivent
être
accessibles
universellement
à
tous
les
individus,
être
le
premier
niveau
de
contact
avec
le
système
national
de
santé
et
être
présents
au
plus
proche
des
lieux
de
vie
et
de
travail
».
Un
groupe
d’experts
réunis
sous
l’égide
du
Collège
national
des
généralistes
enseignants
[48]
propose
des
évolutions
nécessaires
du
système
de
soins
français
afin
d’obtenir
une
meilleure
efficience.
Celle-‐ci
nécessiterait
un
recentrage
du
système
sur
les
soins
primaires.
Leurs
propositions
touchent
à
la
fois
la
gouvernance
du
système
de
soins,
son
financement,
les
ressources
humaines
nécessaires,
son
accessibilité
et
sur
la
continuité
et
la
coordination
des
soins
primaires.
56
5 CONCLUSION
Notre
étude,
réalisée
sur
11
mois
aux
urgences
pédiatriques
de
Villeneuve-‐Saint-‐
Georges,
a
permis
de
répondre
aux
interrogations
soulevées
par
la
consultation
des
nouveau-‐nés
de
0
à
28
jours
aux
urgences
pédiatriques.
Ainsi,
les
principaux
motifs
de
consultation
sont
d’ordre
digestifs
et
respiratoires.
Dans
55%
des
cas,
le
nouveau-‐né
aurait
pu
éviter
une
consultation
aux
urgences
et
être
pris
en
charge
en
médecine
libérale
afin
de
désengorger
les
urgences.
Une
amélioration,
voire
des
modifications
dans
l’organisation
des
soins
primaires
en
France
semble
être
indispensable
afin
de
favoriser
une
prise
en
charge
non
hospitalière
dès
que
cela
est
possible.
En
effet,
il
s’agit
fréquemment
de
motifs
de
puériculture
nécessitant
souvent
de
simples
conseils.
Au-‐delà
de
l’efficience
d’une
bonne
coordination
entre
les
différents
acteurs
de
santé
au
profit
de
la
santé
du
nouveau-‐né,
il
s’agit
également
de
réduire
le
coût
qu’engendrent
de
multiples
consultations
non
appropriées
aux
urgences
pédiatriques.
Cette
étude
permettrait
ainsi
aux
professionnels
de
santé
d’identifier
dès
la
maternité
une
catégorie
de
parents
semblant
plus
à
risque
de
consulter
aux
urgences
:
essentiellement
les
mères
primipares,
mais
également
les
nouveau-‐nés
n’ayant
pas
de
médecin
référent.
Sont
également
prendre
en
compte,
même
si
nous
n’avons
pu
le
démontrer
au
cours
de
cette
étude,
les
conditions
socio-‐économiques
précaires
et
l’âge
de
la
mère
qui
sembleraient
être
également
des
facteurs
de
risques
selon
de
nombreuses
études.
57
Pour
ces
parents,
il
est
indispensable
que
l’information
donnée
en
maternité
soit
renforcée
sur
tous
les
soins
de
puériculture,
mais
également
sur
les
situations
physiologiques
(coliques,
régurgitations…)
et
pathologiques
nécessitant
une
consultation.
De
même,
les
parents,
en
sortant
de
la
maternité,
devraient
tous
avoir
un
«
professionnel
référent
»
identifié,
ou
à
défaut
un
suivi
par
un
service
de
soins
primaires
de
l’enfant
identifié,
qui
sera
leur
interlocuteur
privilégié
pour
la
suite
de
la
prise
en
charge
du
nouveau-‐né,
et
qui
pourra
prendre
le
relai
de
l’hôpital
efficacement.
Enfin,
46%
des
nouveau-‐nés
consultant
aux
urgences
pédiatriques
ont
été
hospitalisés.
Ce
taux
élevé
souligne
l’existence
de
pathologies
sérieuses
ou
nécessitant
au
minimum
une
surveillance.
Le
médecin
se
doit
toujours
d’être
vigilant
face
à
ces
patients
vulnérables.
Les
nouveau-‐nés
les
plus
fragiles,
les
grands
prématurés,
sont
suivis
par
un
réseau
mis
en
place
en
Ile-‐de-‐France
qui
ne
dispense
cependant
pas
d’un
suivi
parallèle
en
soins
primaires.
Le
médecin
généraliste,
acteur
de
ce
suivi,
permet,
par
sa
connaissance
des
parents,
de
l’éventuelle
fratrie
et
du
nouveau-‐né,
une
prise
en
charge
globale
de
ce
dernier.
Il
s’agit
d’un
acteur
central
permettant
une
coordination
entre
les
différents
professionnels
pouvant
être
impliqués
:
pédiatre,
PMI,
sage-‐femme,
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66
8 ANNEXES
8.1 Annexe
1
:
Tableaux
de
l’HAS
définissant
le
bas
risque
maternel
et
pédiatrique
67
8.2 Annexe
2
:
Fiche
de
liaison
maternité/suivi
en
post
partum
immédiat
68
69
8.3 Annexe
3
:
Certificat
du
8ème
jour
70
8.4 Annexe
4
QUESTIONNAIRE
DE
THESE
ETUDIANT
LES
FACTEURS
ASSOCIES
AUX
CONSULTATIONS
AUX
URGENCES
PEDIATRIQUES
DU
CHIV
POUR
LES
NOUVEAU
NES
DE
0
A
28
JOURS
A
faire
remplir
par
le
médecin
pour
tous
les
enfants
de
0
à
28
jours
consultant
aux
urgences
pédiatriques
Père Mère
Profession
Age
Ville
Parité
71
8.5 Annexe
5
Les
catégories
socioprofessionnelles
selon
l’INSEE
:
72
TITRE
ET
RESUME
Motifs
et
facteurs
impliqués
dans
la
consultation
des
nouveau-‐nés
aux
urgences
pédiatriques
:
Etude
prospective
monocentrique
Dans
un
contexte
d'augmentation
de
fréquence
aux
urgences
pédiatriques
alors
que
le
taux
de
natalité
diminue,
il
est
légitime
d'étudier
les
motifs
et
facteurs
impliqués
dans
la
consultation
des
nouveau-‐nés
aux
urgences
pédiatriques.
115
enfants
ont
été
inclus,
l'âge
moyen
était
de
16
jours.
16%
des
nouveau-‐nés
étaient
adressés.
70%
étaient
suivis
par
un
médecin
libéral.
Les
principaux
motifs
de
consultation
étaient
digestifs
dans
36%
des
cas
(coliques,
régurgitations,
reflux-‐gastro-‐
oesophagien,
gastro
entérite
aigue),
respiratoires
dans
32%
des
cas
(rhinites,
bronchiolites).
Les
autres
motifs
étaient
infectieux
(13%)
et
dermatologiques
(11%).
Dans
8%
des
cas,
l'examen
clinique
était
normal.
46%
des
nouveau-‐nés
ont
été
hospitalisés.
87%
des
consultations
étaient
considérées
comme
appropriées
et
45%
comme
appropriées
aux
urgences.
Les
consultations
non
appropriées
étaient
plus
fréquentes
en
cas
de
primiparité,
d'absence
de
suivi
médical,
et
lorsque
le
nouveau-‐né
n'avait
pas
consulté
au
préalable
un
médecin.
Des
consultations
auraient
pu
être
prises
en
charge
par
un
médecin
libéral
afin
de
désengorger
les
urgences.
Une
population
est
plus
à
risque
:
les
nouveau-‐nés
de
mères
primipares
et
ceux
n'ayant
pas
de
suivi
médical.
MOTS
CLES
Nouveau-‐né
Urgences
pédiatriques
Motifs
de
consultation
73