ADN, ARN et Mécanismes Cellulaires
ADN, ARN et Mécanismes Cellulaires
1) ADN ET GENES
nucléoside-5’-mono/di/tri-phosphate
ADN
Double hélice
1
ARN plus court que l’ADN dû aux introns
et des parties non codantes qui ne
codent pas pour une protéine.
ADN ARN
Fonction Support de l’information génétique Copie d’une portion de
l’ADN
Sucre Désoxyribose Ribose
Bases Adénine, guanine, thymine, cytosine Adénine, guanine, uracile,
cytosine
Structure 2 brins enroulés en double hélice 1 brin plus court que l’ADN
Procaryote donc pas d’histones et une seule molécule d’ADN par chromosomes.
Support physique des gènes, ADN + protéines (Histones : protéines qui s’enroulent autour de
l’ADN), ADN bicaténaire.
3
Cette origine est formée de nucléotides répétés auxquels se fixe une protéine capable
d’initier la réplication. Il y a également une séquence riche en paires A-T (2 ponts H), plus
faciles à ouvrir que les pairs G-C (3 ponts H). Il régule le nombre de réplication et assure la
synchronisation avec le cycle cellulaire.
Première étape de la synthèse des protéines : Un seul brin est transcrit et unidirectionnelle
5’-> 3’.
Promoteur : Amont du gène
Procaryotes : Région -35 TTGACA et TATAAT
à -10
Eucaryotes : plus complexes
TATA à -10 et CAAT plus en amont
Silencer = produit moins.
Enhancer = produit plus.
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c) Traduction ARN -> Protéine
Exercice
5'-TTACACCATGTTAGAGGAGTCACATAGCTAACA-3'
3'-AATGTGGTACAATCTCCTTAGTGTATCGATTGT-5‘
5'-TTACACCATGTTAGAGGAGTCACATAGCTAACA-3'
3'-AATGTGGTACAATCTCCTTAGTGTATCGATTGT-5‘
et
5'-TTACACCATGTTAGAGGAGTCACATAGCTAACA-3'
3'-AATGTGGTACAATCTCCTTAGTGTATCGATTGT-5‘
5'-TTACACCATGTTAGAGGAGTCACATAGCTAACA-3'
5'-UUACACCAUGUUAGAGGAGUCACAUAGCUAACA-3'
Met-Leu-Glu-Glu-Ser-His-Ser
5
Modifications post-traductionnelles
1. Glycosylation dans le RER et l’appareil de golgi
2. Stabilisation par la formation de ponts disulfures
3. Protéolyses (lyse de protéines)
4. Polymérisations structures quaternaires
5. Translocation vers le compartiment (noyau, membrane, …)…
6) MITOSE ET MEIOSE
- Méisoe
2n -> n
1 cellule mère donne 4 cellules filles
génétiquement différentes de la cellule
mère
6
Phase G0 = quiescence
Le cycle ne se fait pas forcément en 24h mais dépend du cycle cellulaire.
Phase G1 = replication
Phase S = traduction
Phase G2 = transcription
a) La mitose
b) La méiose
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deux divisions successives :
- la méiose I (ou division réductionnelle)
Lors de la méiose I, et plus particulièrement en prophase I, les chromosomes homologues
s’apparient physiquement ; les chromatides non-sœurs peuvent alors s’engager dans un
processus de recombinaison appelé crossing-over où des fragments d’ADN sont échangés
entre chromosomes homologues. En métaphase I, les chromosomes se disposent à la plaque
équatoriale de la cellule, les chromosomes homologues sont les uns au-dessus des autres.
Puis, chacune des deux paires de chromatides sœurs ségrége vers un pôle différent de la
cellule lors de l’anaphase I. La télophase I ressemble à la télophase mitotique si ce n’est qu’à
son terme, on obtient deux cellules haploïdes.
- la méiose II (ou division équationnelle).
La méiose II reproduit le processus de mitose : chaque chromatide sœur ségrége vers un pôle
différent de la cellule.
Homozygote = individu qui possède une paire d’allèles identiques pour un caractère donné
(ex.: BB ou bb)
Hétérozygote = individu qui possède une paire d’allèles différents pour un caractère donné
(ex.: Bb)
Hémizygote = individu qui ne possède qu’un seul allèle pour un caractère donné dans un
organisme diploïde. (ex: gènes portés par X chez l’homme)
Allèles = les différentes formes possibles d’un même gène (ex.: allèles B et b)
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CHAPITRE 1 : ELECTROPHORESE, BLOT, TRANSFORMATION ET PCR
1) INTRODUCTION
Un peu d’histoire…
Découverte des enzymes de restriction (enzyme qui coupe l’ADN) : Werner Arber, Daniel
Nathans et Hamilton O. Smith vers 1965. (Prix Nobel 1978).
Mise au point de méthodes de séquençage (technique qui permet de lire les nucléotides) :
Paul Berg, Walter Gilbert et Frederick Sanger, dans les années 1970. (Prix Nobel 1980).
a) Définitions
Clonage de gènes = isolement et amplification d’un gène afin de l’étudier mais également le
modifier.
Génie génétique = ensemble des techniques de manipulation des génomes (humain 2n).
Transgenèse = transfert d’un gène étranger ou modifié, nommé transgène, dans le génome
d’un organisme.
b) Applications
- E. Coli
- B. subtilis
- Pseudomonas (différentes espèces)
- Levures
- Champignons filamenteux
- Eucaryotes supérieurs
2) DEFINITIONS
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- Transformation cellule procaryote ou eucaryote avec ADN étranger
- Réplication ADN étranger dans la cellule hôte
⇒ origine de réplication ou intégration dans le génome
Un réplicon est une molécule d'ADN ou d'ARN, ou une région d'ADN ou d'ARN pouvant se
répliquer à partir d'une seule origine de réplication (ori). Le réplicon est l'unité de réplication
de l'ADN bicaténaire
2) VECTEURS
Faciles à isoler et à manipuler et ne doivent pas être intégrés dans le génome de l’hôte
3) PRINCIPE DE CLONAGE
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a) Nature des gels
b) Principe
- Application d’un champ électrique : L’ADN, étant naturellement chargés - à cause des
phosphates de leur structure, migrent vers l'anode qui est +.
- Distance de migration inversement proportionnelle au log MM (masse moléculaire)
L'axe vertical indique la taille des fragments (en paires de bases) sur une échelle
logarithmique, et l'axe horizontal indique la distance de migration à partir du point de départ
(puits). Les barres verticales montrent la distance parcourue par deux échantillons différents,
et les lignes pointillées permettent de lire leur taille estimée en les rapportant à la courbe
standard.
1. Suivi
-> Colorants visibles
- Xylène cyanol : migre à la vitesse d‘un fragment d’ADN de 2 kpb (le plus haut dans le gel).
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2. Révélation
-> Agents intercalants
- Bromure d’éthidium
- GelRed
- SyberSafe
- Midori Green
Visibles sous UV
GEL RETARD (utilisé en recherche pour l’études des facteurs de transcription notamment)
- Complexe ADN-protéine ou ARN-protéine migre moins vite dans un gel non-dénaturant
qu’un ADN ou un ARN nu
- Ce retard de migration permet de juger si une séquence particulière d’ADN ou d’ARN a été
reconnue et liée par une protéine
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Les facteurs de transcription sont des protéines qui se lient à l'ADN spécifique (ex.au niveau
des promoteurs) pour réguler l’expression d’un gène donné. Mais également pour réguler la
transcription des gènes, en envoyant des signaux qui peuvent soit activer, soit réprimer cette
transcription. Pour identifier ces interactions in vivo, on utilise des sondes d'ADN marquées
qui sont incubées avec un extrait protéique. Si un facteur de transcription se lie à la sonde, il
provoque un retard dans la mobilité de l'ADN lors de l'électrophorèse sur gel. Ce retard
indique que le facteur de transcription se lie de la même manière à l'ADN dans la cellule.
= TRANSFERT de l’ADN d’un gel d’agarose sur une membrane et détection via une sonde
marquée.
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Remettre sonde simple brin avec ADN simple brin -> appariment
+ la sonde est longue + ça sera spécifique
7. Lavages dans des conditions de plus en plus strictes ↑ T° et ↓ [sels]
8. Détection (autoradiographie, chimiluminescence, photographie, fluorescence)
Tm dépend de :
- Concentration ADN
- Concentration ions (Mg+ et K+)
- Séquence ADN
- Longueur ADN
+ la sonde est grande + le tm sera élevé
- Plus la sonde est longue, moins il y a de chance qu’elle s’hybride à des séquences autres
que la cible dans des conditions strictes d’hybridation (« high stringency »). Stringence =
Spécificité, mettre les conditions les + favorables (en ions, en sels, …) pour que la réaction
soit spécifique.
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Applications du Southern Blot
- Identifier un gène unique parmi des milliers de fragments d’ADN et détecter des séquences
dans le génome d’un organisme
- Utilisé dans la découverte des gènes et la cartographie des gènes
- Analyser les profils génétiques des organismes
- Identifier des mutations, délétions, duplications et des réarrangements de gènes impliqués
dans des maladies
- Déterminer le nombre de copies d’une séquence particulière d’AND présent dans le
génome d’un organisme
- Détecter certains cancers et maladies génétiques
- Réalisation d’empreinte génétique spécifique :
Test de paternité
Identification d’individu
Détermination du sexe
Exclusion d’espèce
Marqueur de poids moléculaires d’ARN = permet de savoir la taille de l’ARN idem que celui
d’ADN. Cuve avec tampon et un support solide. Ensuite, le buvard est complétement imbiber.
La membrane a la même taille que le gel ! Découper si nécessaire.
Les membranes de nylon/nitrocellulose sont toujours chargé positivement.
Le plus facile pour détecter de l’ARN : hybrider de l’ADN.
Enzyme reverse transcriptase = ARN simple brin à l’ADNc simple brin
Ne pas oublier l’étape de lavage.
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Différence Southern Blot Nothern Blot
s
- ADN - ARN
- Peut être réalisée sans - Réalisée en présence de formaldéhyde dans
formaldéhyde le gel pour dénaturer l'ARN (ARN est déjà en
- ADN simple brin, souvent simple brin) et empêcher la formation de
radiomarquée structures secondaires (en épingle à cheveux)
- Sonde : ADN complémentaire (ADNc) simple
brin, souvent radiomarquée ou marquée par
fluorescence (càd une copie en ADN d'une
séquence d'ARN, qui est également utilisée en
simple brin pour l'hybridation)
= TRANSFERT des protéines d’un gel d’acrylamide sur une membrane et détection via un
anticorps marqué ou non (réaction
« sandwich »).
Détecte des protéines avec des Ac spécifique de la protéine que l’on cherche. Ac primaire
ensuite incubation avec Ac secondaire marqué qui détecte l’Ac primaire.
- LISA = mélange complexe de plusieurs protéines.
- SDS-PAGE = gel d’acrylamide se trouve entre 2 membranes en verre et est verticale et
contient du SDS (agent) pour que les protéines restent dénaturer.
L’ADN (dénaturer) et l’ARN (formaldéhyde) est chargé négativement pas de probléme MAIS
les protéines ont différentes charge + ou – donc utilisation du SDS pour que la protéine ait
une structure linéaire et chargé -.
Taille d’une protéine = en dalton.
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Détection : on ne doit pas fixer la membrane car elle s’y trouve déjà mais on plonge la
membrane dans une « blocking solution ». Cette « blocking solution » contient toujours de la
BSA (bovin serum albumin) = protéines. Le BSA s’attache partout où il n’y a pas de protéines.
Ensuite, l’ac primaire est mis et on lave pour enlever l’ac primaire qui ne se serait pas lier au
protéines. On ajoute l’ac secondaire qui reconnait l’ac primaire qui reconnait la protéine.
- Méthode très sensible pour détecter une protéine spécifique à faible concentration
- Diagnostique médical
- Quantification de l’expression d’un gène
6) TRANSFORMATION D’ORGANISMES
Rendement :
107 à 109 transformants/µg
Limite de taille : Si >50kb, rendement proche de 0
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Décharges électriques de haute tension
Rendement :
- 109 transformants/µg
- 106 transformants/µg pour des tailles allant jusqu’à 240 kb
- Dépend de la température, le voltage, la résistance,…
Réactifs :
- 2 amorces « primers » -> oligonucléotides ( = séquence d’ADN simple brin) (17-30 nt)
s’hybridant de part et d’autre de la région à amplifier
- ADN polymérase dans son tampon (contient souvent du magnésium)
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- ADN à amplifier (ADN génomique, plasmide, cADN)
- 4 dNTP
cADN = ARN -> cADN (complémentaire) par la reverse transcriptase
Principe :
1. Amorces
- Double rôle :
délimitent la région d’ADN à amplifier
extrémité 3' OH libre = amorce pour l’ADN polymérase
- Connaissance séquence amplifiée
- Entre 17 et 30 nucléotides
- Tm comparables
- Contenu en G-C: 50% (surtout en 3’)
- Séquences non complémentaires entre elles
- Séquences qui ne contiennent pas de séquences répétées inversées
- Synthèse des deux oligonucléotides (d'une vingtaine de bases)
2. Polymérases
- Rôle dans l’élongation (et la correction d’erreurs)
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- Fragment de Klenow
Provient de l’ADN polymérase I d’E. coli (via traitement subtilisine)
Activité 5’ – 3’ polymérase et 3’ – 5’ exonucléase
Non thermostable ⇒ nécessité de renouveler l’enzyme à chaque cycle
- Taq polymérase
Provient de Thermus aquaticus
Activité 5’ – 3’ polymérase
Thermostable, active jusque 75-80°C ⇒ aucun renouvellement nécessaire
- Pfu et Pwo polymérases
Activité 5’ – 3’ polymérase et 3’ – 5’ exonucléase
Thermostable
- Actuellement, utilisation de polymérases recombinantes
3. dNTP
4. Matrice d’ADN
ATTENTION
mauvaise qualité
quantité trop importante
d’ADN matrice peut conduire à
une amplification aspécifique
une inhibition enzymatique
5. Tampon
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- Contient souvent Mg2+, cofacteur indispensable pour la polymérase
- Présence Mg2+ K+ ou NH4+
neutralisent les charges des PO43- au niveau de l’ADN ⇒ stabilisation des hybrides ADN/ADN
Paramètres
1. Température :
- Dénaturation 95°C = dissociation complète des deux brins d’ADN
- Hybridation 50 à 60°C = association des amorces avec les séquences complémentaires de la
matrice
dépend de la composition en bases des oligonucléotides amorces
=Tm - 5°C
Tm = 4*(nb paire GC) + 2*(nb paire AT) (amorce< 30 nucléotides)
- Polymérisation 72°C = température de « travail » de l’ADN polymérase thermorésistante
utilisée
- Principe de la PCR classique mais utilisation de sondes fluorescentes (=ADN simple brin
marqué)
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L’augmentation du signal fluorescent est directement proportionnelle à la quantité
d’amplicons générés durant la réaction de PCR. En observant la quantité de fluorescence
émise à chaque cycle, il devient possible de suivre la réaction PCR durant sa phase
exponentielle où la première augmentation significative dans la quantité d’amplicons est en
corrélation directe avec la quantité initiale de la matrice originale cible (template).
Principe : Une reverse transcriptase va convertir de l’ARN en cADN qu’on amplifiera par PCR
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CHAPITRE 2 : EXTRAIRE, COUPER ET JOINDRE DES MOLECULES D’ADN
Rappel chapitre 1 :
Par des expériences de recombinaison in vitro- clonage, on sait intégrer dans la molécule
d'un plasmide un fragment d'ADN provenant d'une autre source. On obtient ainsi un
plasmide recombinant
On peut faire pénétrer ces molécules recombinées dans des cellules de Escherichia coli
dépourvues de plasmide (transformation).
On peut repérer les cellules qui ont reçu une molécule de plasmide grâce aux gènes du
plasmide qui sont sélectionnables (résistance à une drogue).
Parmi ces cellules, on pourra, dans certains cas, reconnaître (ou sélectionner) celles qui
portent un plasmide ayant intégré un fragment particulier de l'ADN étranger.
L'ensemble des descendants d'une telle cellule constitue un clone. On dit que l'on a cloné un
fragment d'ADN.
L’introduction d’un gène d’intérêt dans un plasmide permet sa propagation dans les cellules
bactériennes et la production de grandes quantités du matériel génétique souhaité.
Une fois un fragment d'ADN cloné dans un plasmide on peut réussir à faire exprimer les
gènes qu'il porte dans les cellules d'Escherichia coli.
Cette expression nécessite la transcription de ce fragment et la traduction de l’ARN messager.
On peut ainsi faire fabriquer à Escherichia coli des protéines étrangères (par exemple,
l'insuline humaine, l'hormone de croissance humaine).
Les plasmides fonctionnent comme des vecteurs, facilitant l’expression des gènes souhaités
dans une cellule hôte désignée. Une fois le gène d’intérêt intégré dans la molécule d’ADN
plasmidique, il est introduit dans l’hôte, ce qui stimule l’expression du gène (et la production
de la protéine).
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1) EXTRAIRE ET PURIFIER DES ACIDES NUCLEIQUES
Les acides nucléiques (ADN génomique, plasmidique ou ARN) sont situés à l’intérieur des
cellules. Pourtant, la plupart des techniques de biologie moléculaire implique qu’on les isole
du reste du matériel cellulaire. L’échantillon ainsi préparé servira par la suite à de
nombreuses analyses.
Le but étant d’obtenir des acides nucléiques plus ou moins concentrés plus ou moins purs
permettant des analyses ultérieures.
Il convient de garder à l’esprit l’extrême fragilité du matériel (surtout les ARNs).
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2) PURIFICATION DE L’ADN PLASMIDIQUE
Étape 2 Neutralisation
Renaturation ADN plasmidique mais pas ADN chromosomique
Centrifugation
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La plupart des molécules biologiques contenant des noyaux aromatiques absorbent les
rayons ultraviolets à différentes longueurs d’onde. Dans l’ultraviolet de très courte longueur
d’onde presque toutes les solutions de molécules biologiques sont opaques. Dans la région
d’émission des lampes à vapeur de mercure (254 nm) les bases puriques et pyrimidiques ont
des pics d’absorption spécifiques qu’on utilise pour comparer avec les spectres d’absorption
des acides aminés aromatiques dans la même région.
• Sur ce graphe les ordonnées représentent l’absorption de la lumière transmise en fonction
des longueurs d’onde représentées en abscisse.
• Les zones d’absorption des quatre bases s’étalent de 240 à 280 nm de sorte que les acides
nucléiques formés de ces quatre types de nucléotides ont un maximum d’absorption à 260
nm
3) COUPER L’ADN
Systèmes de restriction
↳ permettent aux bactéries de vérifier l’origine de tout ADN pénétrant dans la cellule et de le
détruire s’il est étranger (bactériophage)
Système de modification
↳ Pour protéger leur ADN, les bactéries le modifient (par méthylation) pour qu’il ne soit pas
digéré par les enzymes de restriction
26
Sites de restriction
Le site de restriction est une séquence ( 6 à 8 nt.) la plupart du temps palindromique (chaque
brin lu de 5' vers 3' est identique à son complémentaire inversé).
Types de coupure
Examen !
Extrémité différentes
1. 5’ débordante (idem sortant) (le + grand
fragment correspond à l’extrémité 5’)
3 possibilités lorsqu’on sépare le brin par une enzyme de restriction compatibles et que 2
extrémités cohésives sont identiques :
1. Le vecteur se referme
2. L’insert se met dans le bon sens
3. L’insert se met dans l’autre sens
b) Bouts francs
27
Nombre des fragments de restriction
Rem: certaines enzymes montrent une préférence pour certains sites de coupure (exemple
des 5 sites de restriction d’EcoRI dans l’ADN du phage )
4) ENZYME DE RESTRICTION
Pour illustrer comment une enzyme de restriction reconnaît et coupe une séquence d'ADN,
prenons l'exemple de EcoRI, une enzyme de restriction couramment utilisée en laboratoire.
EcoRI coupe au niveau du site suivant :
Lorsque EcoRI reconnaît et coupe ce site, elle le fait toujours selon un motif très spécifique
qui produit des extrémités d'ADN simple brin qui dépassent :
Extrémités cohésives-
bouts « collants »
28
Si un autre fragment d'ADN présente des extrémités correspondantes (par exemple, parce
qu'il a également été coupé par EcoRI), ces dernières peuvent se coller sous l'effet de
l'appariement complémentaire des bases. C'est pourquoi on dit que les enzymes qui
exposent des bouts d'ADN simple brin produisent des extrémités cohésives. Les extrémités
cohésives sont utiles pour le clonage, car elles maintiennent la cohésion de deux morceaux
d'ADN afin qu'ils puissent être liés par l'ADN ligase.
Toutes les enzymes de restriction ne génèrent pas des coupures à bouts collants (extrémités
cohésives). Certaines réalisent des coupures franches, en coupant directement au milieu
d'une séquence cible sans laisser d'extrémités qui dépassent. Par exemple, l'enzyme de
restriction SmaI effectue des coupures droites :
Extrémités droites-
bouts « francs »
Dans le cadre de la réplication de l'ADN, le rôle de la ligase est de joindre les fragments
d'ADN nouvellement synthétisés pour former un brin homogène. Les ligases utilisées dans le
clonage de l'ADN font à peu près la même chose. Si deux morceaux d'ADN présentent des
extrémités complémentaires, l'ADN ligase peut les réunir pour former une molécule
continue.
Les extrémités
cohésives ou
droites peuvent
être recollées par
l’ADN ligase
Couper des brins d’ADN (différents) pour pouvoir les recoller ensuite est une technique de
base de la biologie moléculaire et du génie génétique.
La ligation :
29
5) CONSTRUIRE UN PLASMIDE RECOMBINANT (EXEMPLE D’UN CLONAGE)
Voyons comment la digestion par des enzymes de restriction et la ligature peuvent servir à
insérer un gène dans un plasmide. Supposons qu'on dispose d'un gène d'intérêt flanqué de
sites de reconnaissance EcoRI, et d'un plasmide contenant un seul site EcoRI :
Notre objectif est d'utiliser l'enzyme EcoRI pour insérer le gène dans le plasmide. Tout
d'abord, on digère (coupe) séparément le gène et le plasmide avec l'enzyme EcoRI. Cette
étape génère des fragments avec des extrémités cohésives.
Ensuite, on prend le gène et le plasmide linéarisé (ouvert) et on les combine grâce à l'ADN
ligase. Les bouts collants des deux fragments s’assemblent par appariement complémentaire
des bases :
30
Une fois réunis par la ligase, les fragments constituent un unique morceau continu d'ADN. Le
gène d'intérêt est maintenant inséré dans le plasmide, ce qui donne un plasmide
recombinant.
Dans l'exemple ci-dessus, on a vu le résultat de la ligature d'un gène et d'un plasmide digérés
par EcoRI. Cependant, ce n'est pas le seul résultat possible. Par exemple, le plasmide coupé
pourrait se circulariser à nouveau (se refermer) sans incorporer le gène. De même, le gène
peut être introduit dans le plasmide, mais se retrouver à l'envers (puisque ses deux
extrémités cohésives EcoRI sont identiques).
Comment ? Via une ligase, lie 2 fragments d’ADN. Mécanisme par lequel on crée des liaisons
phosphodiesters.
T4 ADN ligase :
- Provient du bactériophage T4 d’E. coli
- Utilise l’ATP comme coenzyme
- Pour lier des fragments à bouts collants et francs
31
Le clonage de l'ADN est une technique de biologie moléculaire qui fabrique de nombreuses
copies identiques d'un morceau d'ADN, tel qu'un gène.
Dans une expérience typique de clonage, un gène d'intérêt est inséré dans un morceau
d'ADN circulaire appelé un plasmide.
Le plasmide est introduit dans les bactéries par un processus appelé la transformation, et les
bactéries transportant le plasmide sont sélectionnées à l'aide d'antibiotiques.
Les bactéries dotées du bon plasmide sont utilisées pour fabriquer davantage de ce plasmide
ou, dans certains cas, pour induire l'expression du gène et produire des protéines.
Pourquoi est-il utile de fabriquer de nombreuses copies d’une séquence d’ADN dans un
plasmide ?
Dans certains cas, on a besoin de beaucoup de copies d'ADN pour réaliser des expériences
ou construire de nouveaux plasmides.
Dans d’autres cas, le fragment d’ADN encode une protéine utile, et les bactéries sont utilisées
comme "usines" pour fabriquer la protéine.
Par exemple, le gène de l'insuline humaine est exprimé dans la bactérie E coli pour produire
de l'insuline utilisée par les diabétiques.
L'objectif du clonage est d'insérer un gène d'intérêt (par exemple, l'insuline humaine) dans
un plasmide. En utilisant une enzyme de restriction soigneusement choisie, on digère :
Le plasmide, qui possède un seul site de restriction.
Le fragment d'ADN du gène d'intérêt, qui possède un site de restriction près de
chacune de ses extrémités.
Ensuite, on combine les fragments à l'aide de l'ADN ligase, qui les lie pour produire un
plasmide recombinant contenant le gène.
32
Des plasmides et d'autres formes d'ADN peuvent être introduits dans des bactéries, comme
le E. coli communément utilisé en laboratoire, par un processus que l'on appelle
transformation. Au cours de la transformation, des bactéries soumises au préalable à un
traitement spécial reçoivent un choc (comme une forte température) qui les pousse à
incorporer l'ADN étranger.
Toutes les colonies ne contiennent pas nécessairement le bon plasmide, car au cours de la
ligature, les fragments d'ADN ne sont pas toujours "collés" exactement comme on le
souhaite. En fait, on doit collecter l'ADN de plusieurs colonies et s'assurer que chacune
contient le bon plasmide. On utilise couramment des méthodes telles que la digestion par
une enzyme de restriction et la PCR pour vérifier les plasmides.
3. La production de protéines
33
Une fois qu'on a trouvé une colonie bactérienne avec le bon plasmide, on cultive une grande
quantité de bactéries porteuses du plasmide. Ensuite, on fournit aux bactéries un signal
chimique qui leur ordonne de fabriquer la protéine d'intérêt.
Les bactéries sont utilisées comme des "usines" miniatures qui produisent de grandes
quantités de protéines. Par exemple, si notre plasmide contient le gène de l'insuline
humaine, la bactérie va commencer à transcrire le gène et à traduire l'ARNm pour produire
de nombreuses molécules d'insuline humaine.
Conditions expérimentales :
- Température entre 4 et 15°C
- Excès d’ADN étranger (excès en masse molaire d’insert
3x plus que le vecteur
- Déphosphorylation du vecteur et phosphorylation des
fragments PCR (si nécessaire pour éviter qu’il ne se
referme)
Déphosphorylation
Phosphorylation
- Transfert du phosphate γ de l’ATP sur une fonction alcool du carbone 5’ d’un ADN ou d’un
ARN
- Utilisée au laboratoire pour incorporer du phosphate radioactif ( 32P) sur l’extrémité 5’
d’un acide, si l’on veut faire une sonde.
34
- Additionne des désoxynucléotides (purines si Mg2+ et pyrimidines si Co2+ ou Mn2+) en 3’
de l’ADN
- Préfère les extrémités 3’ sortantes (mais agit aussi sur des fragments à bouts francs ou sur
des extrémités 3’ rentrantes)
7) EN RESUME…
35
1. Ligation entre des fragments d’ADN à bouts collants générés par la même enzyme de
restriction.
2. Ligation entre des fragments d’ADN à bouts collants compatibles générés par des enzymes
de restriction différentes.
EXAMEN !
3. Ligation entre des fragments d’ADN à bouts collants générés par la terminal transférase.
ADN recombinant = ADN qui a été recombiné par clonage.
5. Ligation entre des fragments d’ADN à bouts francs générés par l’ADN polymérase.
36
CHAPITRE 3 : PROPRIETES BIOLOGIQUES DES VECTEURS
1) RAPPEL
- Réplicon extrachromosomique
- Transmis à la descendance
- ADN double brin, circulaire
- Non essentiel à la survie de la bactérie
- Confère différents avantages à la bactérie (résistance aux antibiotiques, fermentation de
sucres,…)
- Conjugatif ou non
- En nombre élevé ou en faible nombre d’exemplaires.
↳ Déterminé par la région ori du plasmide. Région ori = point de l’origine de réplication.
↳ Plasmides à large spectre codent pour la plupart (voire la totalité) des molécules
nécessaires à leur réplication
Cosmides = Vecteur artificiel (par génie génétique) hybride d’un plasmide contenant la
séquence cos de lambda.
BAC = des ADN circulaires, comme un chromosome bactérien, dont l’origine de réplication
est issue de l’épisome sexuel F d’E. coli (plasmide impliqué dans la conjugaison
bactérienne).
37
Propriétés requises des plasmides utilisés comme vecteur de clonage
Sites uniques de restriction localisés dans des gènes dont l’expression phénotypique est
facilement détectable
↳ Pour savoir si l’ADN étranger a bien été inséré dans le vecteur de clonage (ex: test blanc-
bleu)
1. pBR322
Mode d’emploi :
38
Sélection des bactéries
transformées et repérage des
bactéries portant un plasmide
recombiné
2. pUC18
Mode d’emploi : Sélection des bactéries transformées portant un plasmide pUC recombiné
CHAPITRE 4 :
SEQUENÇAGE ET
MUTAGENESE DIRIGEE
DE L’ADN
39
1) DEFINITIONS ET INETRETS
1. Du séquençage :
- Comprendre la cause d’une maladie héréditaire humaine
- Pouvoir planifier des manipulations de l’ADN (connaissance des sites de restriction,…)
- Cartographie précise des génomes (humain et autres espèces)
2. Du mutagenèse
- Etudier la relation structure-fonction
- Faire du « protein engineering »
2) SEQUENCAGE DE L’ADN
a) Principe
40
- Séparation par électrophorèse.
Révélation par
autoradiographie.
b) Les variantes
1. Fragment de Klenow
- Provient de l’ADN polymérase I d’E. coli (via un traitement par la subtilisine)
- Activité 5’ – 3’ polymérase et 3’ – 5’ exonucléase
- Non thermostable nécessité de renouveler l’enzyme à chaque cycle
2. ADN polymérase I
- Assure la réplication de l’ADN chez E. coli
- Activité 5’ – 3’ polymérase, 5’ – 3’ et 3’ – 5’ exonucléase
3. Séquenase ou T7 polymérase
- Provient du bactériophage T7
- Activité 5’ – 3’ polymérase
- Aucune activité exonucléasique (1 erreur/1000 pb)
4. Taq polymérase
- Provient de Thermus aquaticus
- Activité 5’ – 3’ polymérase
- Thermostable (active jusque 75-80°C)
- Aucune activité exonucléasique (1 erreur/100 pb)
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3) SEQUENCAGE AUTOMATISE
Méthode des « dye terminators »
Détection :
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4) MUTAGENESE DIRIGEE DE L’ADN
- Par cassettes
- Par prolongement des amorces (« primer extension »)
- Par PCR
Plasmide recombiant
b) Mutagenèse par
prolongement des amorces
(« primer extension »)
Nécessite 2 PCR
1e mutation avec primers 1 et 4
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2e mutation ave primer 2 et 3
Nécessité de séquencer
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