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Protection Cathodique

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Ecole Nationale Polytechnique

Département du Génie Mécanique

Projet de Fin d'études


Pour l'obtention du diplôme
D'Ingénieur d'Etat en Génie Mécanique

Thème

Les effets de corrosion dans l’industrie « causes

Et remèdes » Application :

Protection cathodique des Ouvrages enterrés

Proposé et rédigé par : Présenté par :

M. MADANI Mohammed KESSAB Ahmed

Promotion: 2010
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Résumé :

Ce travail consiste à étudier le phénomène de corrosion dans le domaine de transport du


gaz naturel par canalisation. Nous avons présenté ses causes, ses types, les facteurs
influençant et les techniques de protection utilisable à savoir active ou passive.

Nous avons dimensionné un système de protection cathodique par courant imposées du


projet de transport de gaz naturel TOUGOURT-EL OUED.

Mots clés :

Corrosion, protection cathodique, déversoir, anode sacrificiel, électrolyte.

Abstract :

This work consists in studying the phenomenon of corrosion in the field of transport of
natural gas by drain. We presented its causes, its types, the factors influencing and the
techniques of protection usable to knowing active or passive.

At the end of the report, we dimensioned a cathodic protection system per current
imposed of the project of transport of natural gas TOUGOURT-EL OUED.

Key words :

Corrosion, cathodic protection, sacrificial outfall, anode, electrolyte

i
Remerciements

Je dois remercier en premier celui qui ma donné la vie, et me prend en soin à


chaque instant, ELLAH, le Clément de m’avoir donné la foi et le courage pour
terminer ce travail.

Un grand merci à Monsieur MADANI pour m’avoir conseillé et orienté tout


au long de l’élaboration de mon étude.

Mes remerciements vont aussi aux messieurs les membres du jury d’avoir pris
le temps et le soin de lire ce rapport.

Mes remerciements vont également à tous les enseignants qui ont participé à
notre formation et l’aide qu’ils nous ont fournie pendant la période d’étude.

Je réserve mes remerciements les plus chaleureux à ma famille. Rien n’aurait


été possible sans le soutien de mes parents, mes sœurs et mon frère, leurs appui
ma aidé beaucoup à tenir jusqu'au bout ce travail. Merci infiniment ma famille.

ii
W°w|vtvxá

A ceux qui n’ont jamais cessé de m’encourager et

de me soutenir, à ceux qui leur amour m’a donné

la volonté d’aller toujours de l’avant,

A mes très chers parents, que Dieu les protège

A mes très chères sœurs, A mon très cher frère,

A toute ma famille,

A tous mes amis

Et A tous mes collègues

Je dédie ce travail

iii
Sommaire
Liste des figures………………………………………………………………viii
Liste des tableaux……………………………………………………………….ix
Introduction…………………………………………………………………….01
Chapitre I : phénomène de corrosion
I.1 Définition de la corrosion………………………………………………………… 03
I.2 Processus de corrosion …………………………………………………………… 03
I.2.1 Corrosion chimique ……………………………………………………………. 03
I.2.2 Corrosion électrochimique …………………………………………………….. 03
I.2.2.1 Hétérogénéité de la conduite…………………………………………………. 04
I.2.2.2 Hétérogénéité de la matière ………………………………………………….. 04
I.2.2.1 Hétérogénéité de la conduite …………………………………………………. 05
I.2.2.2 Hétérogénéité de la matière ………………………………………………….. 05
I.2.3 Corrosion bactérienne ………………………………………………………….. 06
I.2.4 Corrosion par courant vagabonds ……………………………………………… 07
I.3 Morphologie de la corrosion …………………………………………………….. 08
I.3.1 Corrosion uniforme …………………………………………………………….. 08
I.3.2Corrosion par piqûres……………………………………………………………. 09
I.3.3 Corrosion inter-granulaire ……………………………………………………... 09
I.4 Résistivité Du Sol (ou de l’électrolyte) ………………………………………….. 10

Chapitre II : Aspects électrochimique de la corrosion


II.1 Aspects électrochimique de la corrosion………………………………………… 12
II.2 L’électrolyse …………………………………………………………………….. 14
II.3 Echelle de NERNST ……………………………………………………………. 14
II.4 Aspects thermodynamiques de la corrosion ……………………………………. 16
II.4.1 Fonctionnement de la pile de corrosion ………………………………………. 16
II.5 Diagramme de pourbaix ………………………………………………………… 22

Chapitre III : Protection des ouvrages enterre


III.1.2 Caractéristiques des revêtements …………………………………………….. 25
III.1. Protection passive ……………………………………………………………… 25
III1.3 Différente types de revêtement ……………………………………………….. 25
III.1.4 Mise en œuvre ………………………………………………………………... 26
III.1.5 Revêtement à liant hydrocarbonés …………………………………………… 26
III.1.6 Revêtement par bande adhésive ……………………………………………… 27

iv
III.1.7 Revêtement en P.E extrudé …………………………………………………... 27
III.1.8 Revêtement par gaine thermo rétractable …………………………………….. 27
III.1.9 Utilisation des joins isolants …………………………………………………. 28
III.1.10 Le décapage ………………………………………………………………… 28
III.1.10.1 Décapage mécanique ……………………………………………………… 28
III.1.10.2 Décapage chimique ……………………………………………………….. 29
III.2. Contrôle par méthode électrique des défauts des revêtements ………………… 29
III.2.1 Principe ………………………………………………………………………. 29
III.2.2 Contrôle à haute tension électrique : méthode du « balai électrique »……….. 29
III.3. Contrôle des joints isolants ……………………………………………………. 31
III.4. Lutte contre la corrosion par courant vagabond ………………………………. 32
III.5. Protections cathodiques ……………………………………………………….. 33
III.5.1 Principe de la protection cathodique …………………………………………. 33
III.5.2 Protection Cathodique par anode sacrificiel …………………………………. 34
III.5.2.1 Différents types d’anodes sacrificielles ……………………………………. 34
III.5.2.2 Milieu entourant l’anode (Backfill) ………………………………………... 35
III.5.2.3 Installation des anodes ……………………………………………………... 35
III.5.3 Protection cathodique par courant imposé …………………………………… 37
III.5.3.1 Principe …………………………………………………………………….. 37
III.5.3.2 Le déversoir ………………………………………………………………… 38
III.[Link] Milieu entourant le déversoir (régulateur) ……………………………….. 39
III.[Link] Installation du déversoir …………………………………………………. 40
III.5.3.3 Poste de protection cathodique (ou de soutirage)…………………………... 40
III.5.3.4 Câbles de connexion ………………………………………………………. 42
III.5.3.4 Câbles de connexion ………………………………………………………. 42
III.5.3.5 Contrôle du potentiel conduite /sol ………………………………………… 43
III.[Link] Mesure de potentiel ………………………………………………………. 44
III.[Link] Électrode de référence …………………………………………………… 44
III.5.3.6 Exploitation et entretien ……………………………………………………. 45
III.[Link] Mesure et Contrôle ……………………………………………………….. 45
III.[Link] Exploitation et entretien des protections installées ………………………. 46
III.[Link] Méthode de recherche de défaut d’enrobage …………………………….. 47

Chapitre IV : Dimensionnement du système de protection cathodique

IV.1. Théorie et méthode de calcul…………………………………………………... 48


IV.1.1 Modèle mathématique du phénomène d’atténuation…………………………. 48
IV.1.1.1 Résistivité du sol : ρsm……………………………………………………... 48
IV.1.1.2 Résistance longitudinale de la conduite par unité de longueur : Rc………... 48

IV.1.1.3 Resistance transitoire « conduite-sol » : Rt………………………………… 49

v
IV.1.1.4 Résistance d’isolement du revêtement par unité de longueur de la
conduite : Rr………………………………………………………………………….. 49
IV.1.1.5 Constante de distribution du potentiel le long de la conduite :α……………. 50
IV.1.2 Détermination du nombre de postes de soutirage et du nombre d’anodes…… 50
IV.1.2.1 Résistance d’entrée d’une conduite revêtue : Z…………………………….. 50
IV.1.2.2 Valeurs des potentiels ……………………………………………………… 50
IV.1.2.3 Coefficient tenant compte des postes de soutirage voisins : K……………... 52
IV.1.2.4 Calcul de la longueur de protection d’un poste de soutirage : Lp………….. 52
IV.1.2.5 Calcul du nombre de poste de protection cathodique : Nppc………………. 53
IV.1.2.6 Calcul de l’intensité du courant de drainage : Idr …………………………... 53
IV.1.2.7 Calcul du nombre d’anodes minimal, nécessaire à la protection : Na……… 53
IV.1.3 Calcul de la résistance de terre du déversoir : R……………………………… 54
IV.1.3.1 Calcul de la résistance de polarisation : Rpol................................................... 54
IV.1.3.2 Calcul de la résistance du matériau de l’anode : Rma………………………. 54
IV.1.3.3 Calcul de la résistance des câbles : Rcable…………………………………… 54
IV.1.3.4 Calcul de la résistance du lit d’anodes : Rt…………………………………. 54
IV.[Link] Calcul pour un lit d’anodes horizontal …………………………………… 55
IV.[Link] Calcul pour un lit d’anode vertical ………………………………………. 55
IV.1.4 Calcul de la puissance du poste de soutirage ………………………………… 56
IV.1.4.1 Détermination de la tension du poste de soutirage : U…………………….. 56
IV.1.4.2 Détermination de la puissance du poste de protection cathodique : P……… 57
IV.2. Etude du projet de dimensionnement du système de protection cathodique du
gazoduc « TOUGOURT-EL OUED » ……………………………………………… 58
IV.2.1 Caractéristique des composants du système de protection…………………… 58
IV.2.1.1 Caractéristique du gazoduc…………………………………………………. 58
IV.2.1.2 Caractéristique de l’électrolyte : résistivité du sol…………………………. 58
IV.2.1.3 Caractéristique des anodes…………………………………………………. 60
IV.2.2 Dimensionnement du système de protection………………………………… 61
IV.2.2.1 Calcul de la résistivité moyenne du sol……………………………………. 61
IV.2.2.2 Calcul de la résistance longitudinale du tube par unité de longueur……….. 61
IV.2.2.3 Résistance transitoire moyenne, « conduite-sol »………………………….. 61
IV.2.2.4 Calcul de la résistance d’isolement du revêtement par unité de longueur de
la conduite à la fin et au début de l’exploitation……………………………………... 61
IV.2.2.5 Calcul du coefficient d’atténuation…………………………………………. 61
IV.2.2.6 Calcul de la résistance d’entrée de la conduite……………………………... 62
IV.2.2.7 Calcul des gains de potentiel……………………………………………….. 62
IV.2.2.8 Calcul du coefficient tenant compte des postes de soutirage voisins………. 62
IV.2.2.9 Calcul de la longueur de protection d’un poste de soutirage……………….. 62
IV.2.2.10 Calcul du nombre de postes de protection cathodique……………………. 62
IV.2.2.11 Calcul de l’intensité du courant nécessaire au début et à la fin de l’exploitation…. 63
IV.2.2.12 Calcul du nombre d’anodes minimal pour la protection…………………. 63
IV.2.2.13 Calcul de la résistance de terre du déversoir pour des anodes posées
horizontalement et verticalement ……………………………………………………. 64
IV.[Link] Calcul de la résistance de polarisation………………………………….. 64

vi
IV.[Link] Calcul de la résistance du matériau des anodes…………………………. 64
IV.[Link] Calcul de la résistance totale des anodes………………………………... 64
IV.2.2.14 Calcul de la tension aux bornes du poste de soutirage……………………. 65
IV.2.2.15 Calcul de la puissance requise par le poste……………………………….. 66
IV.3. Etude de sensibilité…………………………………………………………….. 66
IV.3.1 Influence de la résistivité du sol………………………………………………. 67
IV.3.2 Influence de la distance entre le lit d’anodes et le pipeline…………………... 69
Conclusion………………………………………………………………. 72
Bibliographie…………………………………………………………………………. 73
Annexe……………………………………………………………………. 74

vii
Liste des figures
Figure 1.1 : Branchement en cuivre sur canalisation acier…………………………….. 4
Figure 1.2 : Corrosion par aération différentielle……………………………………… 5
Figure 1.3: Pile géologique……………………………………………………………. 6
Figure 1.4 : Courant vagabonds……………………………………………………….. 8
Figure 1.5 : Corrosion uniforme……………………………………………………….. 8
Figure 1.6 : Corrosion par piqures……………………………………………………... 9
Figure 1.7 : Corrosion inter-granulaire d’un acier inoxydable………………………… 10
Figure 1.8 : Schéma dispositif WENNER…………………………………………….. 11
Figure 2.1 : Réaction anodique………………………………………………………… 12
Figure 2.2 : Réaction cathodique ……………………………………………………… 13
Figure 2.3 : Formation de double couche …………………………………………….. 16
Figure 2.4 : Variation de potentiel de corrosion ……………………………………… 17
Figure 2.5 : Variation de potentiel de corrosion……………………………………….. 18
Figure 2.6 : Formation de pile galvanique ……………………………………………. 19
Figure 2.7 : Pile galvanique Cu-Zn……………………………………………………. 20
Figure 2.8 : diagramme de pourbaix…………………………………………………… 22
Figure 3.1 : Principe du contrôle au “balai électrique”………………………………... 30
Figure 3.2 : Contrôle sur chantier …………………………………………………….. 31
Figure 3.3 : Schéma simplifié d’un système de drainage à diode……………………... 33
Figure 3.4 : Anode galvanique en position verticale…………………………………... 36
Figure 3.5 : Anode galvanique en position horizontale………………………………... 37
Figure 3.6 : Principe de la protection cathodique par soutirage de courant…………… 38
Figure 3.7 : schéma simplifie d’un poste de soutirage, alimenté par source électrique
classique………………………………………………………………………………. 41
Figure 3.8 : Prise de vue de l’armoire de soutirage d'un poste………………………… 41
Figure 3.9 : différente câble de connexion ………………………………………….. 43
Figure 3.10 : Electrode de référence ………………………………………………….. 45
Figure 3.11 : Mesure de potentiel……………………………………………………… 45
Figure 4.1 : Variation du potentiel de protection le long d'une conduite……………... 52
Figure 4.2 : Mise en évidence, disposition horizontale des anodes……………………. 56
Figure 4.3 : Mise en évidence, disposition verticale des anodes………………………. 56
Figure 4.4 : Circuit électrique du système de protection……………………………… 57
Figure 4.5 : Diagramme de résistivité du sol …………………………………………. 60
Figure 4.6 : courbe de variation du nombre de postes en fonction de la résistivité du
sol……................................................................................................................................... 68
Figure 4.7 : courbe de variation de l’intensité du courant du poste en fonction de la
résistivité du sol……………………………………………………………………….. 68
Figure 4.8 : Courbe de variation de la puissance des postes en fonction de "y"………. 70
Figure 4.9 : Courbe de variation du nombre de postes en fonction de "y"…………….. 70

viii
Liste des tableaux
Tableau 2.1 – Potentiel normal d’électrode E0 rapporté à l’électrode normale à
hydrogène pour quelques métaux à 25oC……………………………………………… 15
Tableau 3.1 comparaison entre ces différents revêtements …………………………… 26
Tableau 4.1 : Caractéristique du gazoduc……………………………………………… 58
Tableau 4.2 : Relevé de résistivité des sols …………………………………………… 59
Tableau 4.3 : Caractéristique des anodes……………………………………………… 60
Tableau 4.4 : Influence de la résistivité du sol………………………………………… 67
Tableau 4.5 : Influence de « y » sur le système de protection…………………………. 69

ix
Introduction

Introduction
Le transport des hydrocarbures par pipeline reste le moyen le plus sécurisant pour,
acheminer de grandes quantités de pétroles et de gaz, sur de longues distances.

Ces conduites de transport, constituent des constructions couteuses, dues à la quantité et à


la qualité de l’acier des tubes qu’ils nécessitent. Généralement enterrés, quelquefois,
inaccessibles à l'examen, assurant leur fonction de production et de transport, se faisant même
parfois oublier, les gazoducs et oléoducs baignent dans un milieu particulièrement agressif, du
fait de son hétérogénéité et du grand nombre d'impuretés qu'il contient.

En effet, cette agression se manifeste par le phénomène de corrosion ; qui est un processus
chimique ou électrochimique conduisant, les éléments naturels à défaire ce que l'homme a
élaboré par son travail et à grands frais d'énergie, à partir des matériaux que la terre lui offre.
La corrosion métallique ramène, ainsi métaux et alliages à leur état naturel d'oxydes ou de
minerais. Ce nouvel état, qui se traduit par une perte de quantité et de qualité du métal, que
l’on estime annuellement à environ 10% de la production mondiale d’acier, engendre pour
l’économie mondiale des coûts supplémentaires importants, de plus peut avoir des
conséquences désastreuses surtout lorsqu’il entraîne l’arrêt de l’exploitation d’ouvrages de
transport.

Pour remédier à ce problème, des Chercheurs multiplient les recherches permettant de


mieux saisir le mécanisme de la corrosion pendant que des Ingénieurs s’attellent au
perfectionnement des techniques destinées à prémunir les ouvrages métalliques des effets de
cette dégradation. En effet, la protection des conduites contre la corrosion par le sol ou l’eau
pourrait simplement être réalisée par isolation de celles-ci. Cependant, les revêtements utilisés
dans ce but n’assurent pratiquement pas la conservation entière et durable des tubes d’aciers,
il faut dès lors faire appelle à une autre méthode de protection, dite active.

La protection cathodique par soutirage de courant, est une méthode incontournable de


protection active contre la corrosion qui est très souvent utilisé comme complément à la
protection passive des ouvrages longilignes de grandes envergures.

Dans notre travail, nous allons traiter la méthode de la protection cathodique dans le
domaine de distribution et de transport des gaz naturels.

1
Introduction

Le premier chapitre est consacré pour étudier le phénomène de corrosion, tandis que le
deuxième chapitre, nous expliquons l’aspect électrochimique de la corrosion.

Dans un troisième chapitre, nous présentons les différentes méthodes utilisées pour
protéger les ouvrager enterrés dans un électrolyte telle que le sol.

Dans le dernier chapitre, nous présentons un calcul de dimensionnement d’un projet de


transport du gaz naturel TOUGOUDT-EL OUED, suivi dune analyse de sensibilité sur le
principaux paramètres.

2
CHAPITRE I

PHÉNOMÈNE DE CORROSION
Chapitre I Phénomène de corrosion

I.1 Définition de la corrosion [1] :

La corrosion d'un matériau est la dégradation de celui-ci ou de ses propriétés mécaniques


Sous l’effet de l’environnement immédiat qui peut être le sol, l'atmosphère, l'eau ou d'autres
fluides.
Compte tenu du nombre important de paramètres intervenant dans le processus
électrochimique, la corrosion est un phénomène très complexe.
La corrosion peut être vue sous sa forme globale comme une réaction spontanée d'échange
d'électrons à l'interface métal / environnement. C'est un phénomène naturel qui tend à faire
retourner les métaux à leur état d'oxyde par une attaque plus ou moins rapide du milieu
corrosif.

I.2 Processus de corrosion [2] :


I.2.1 Corrosion chimique :
C’est l’attaque directe du métal par le milieu ambiant en fonction de :

 Sa composition chimique ;
 Son aération ;
 Son humidité ;
 Et la présence de produits agressifs.

Elle est caractérisée par le passage des ions du métal dans la solution. Des ions négatifs
viennent se fixer sur les ions métalliques en constituant des oxydes ou des sels qui peuvent
rester sur place ou en solution.

Exemple :
L’attaque du fer par l’acide chlorhydrique ;
L’attaque du cuivre par l’ammoniaque formé en présence du fumier.

I.2.2 Corrosion électrochimique :

Elle est caractérisée par la circulation d’un courant électrique engendré par le système
conduite-sol.
Cette corrosion est susceptible à l’hétérogénéité soit du métal soit du sol (électrolyte).

3
Chapitre I Phénomène de corrosion

I.2.2.1 Hétérogénéité de la conduite :

Couple galvanique :

Lorsque deux métaux de nature différentes, sont reliés électriquement et plongé dans le
même électrolyte, il y’a formation d’une pile dite galvanique, et l’un des deux métaux est
obligatoirement attaqué. En effet le métal dont le potentiel est le plus négatif devient l’anode
de la pile et il se corrode (se dissout) ; l’autre métal devient cathode et il est protégé.

Ce phénomène est utilisé pour la protection des canalisations en acier, par anodes
sacrificielles.

L’existence des couples galvaniques peut se rencontrer dans les métaux de Distribution
de gaz en acier dont les branchements d’abonnés dans les réseaux en cuivre (cas des joints
isolant fuyards ou non posés). Le cuivre étant le métal le plus noble représente la cathode du
système, l’acier en est l’anode et se corrode.

CANALISATION EN CUIVRE

CATHODE

ANODE

CANALISATION EN ACIER

Figure (1.1) : Branchement en cuivre sur canalisation acier.

I.2.2.2 Hétérogénéité de la matière :

Il peut également se produire une corrosion de même type que précédemment par
formation de piles locales dans le cas où le métal lui-même est hétérogène. On peut citer
comme exemple la corrosion de l’acier contenant des inclusions de sulfures ou de carbures,
l’association d’une conduite neuve à un réseau ancien du même métal.
4
Chapitre I Phénomène de corrosion

I.2.2.3 Hétérogénéité de l’électrolyte :

A. Aération différentielle :

Ce phénomène a été étudié par EVANS qui a démontré que les concentrations
différentes d’oxygène en étaient responsables. Dans les zones aérées l’oxygénation se fait
aisément (cathode), et la demi-réaction de réduction peut s’écrire :
O2 + 4 e- + 4H+ 2H2O

Dans les zones désaérées, l’oxygène pénètre mal (cathode) et la demi-réaction d’oxydation du
fer est :

Fe Fe++ + 2 e-

Les électrons vont de l’anode à la cathode à travers le métal, tandis que les ions ferreux
partent de la zone anodique vers électrolyte.

Exemples :

 Cas d’un défaut de revêtement ;

 Corrosion de la génératrice inférieure d’une conduite posée sur un fond de fouille


constitué de terre vierge (non remué), alors que le remblai est constitué de la même
terre mais plus aérée car elle est remuée. Pour éviter ce phénomène les conduites
doivent être posées sur un lit de sable.
Zone Désaérée

OXYGENE ANIONS ANIONS OXYGENE

ELECTRONS ELECTRONS

CNALISATION

Figure (1.2) Corrosion par aération différentielle

5
Chapitre I Phénomène de corrosion

B. Piles géologiques :

Une conduite enterrée dans un terrain bien défini, prend par rapport à ce terrain un
potentiel bien déterminé. Le potentiel pour un métal donné varie suivant les électrolytes. En
pratique, il est fréquent que la conduite rencontre des terrains de nature très différente ; elle y
prendra donc des potentiels locaux différents, ce qui provoque la formation de piles
géologiques dont les zones anodiques seront celles ou le métal présentera le potentiel le plus
négatif.

L’importance de la corrosion étant fonction du rapport des surfaces anodiques et


cathodiques, elle sera d’autant plus rapide que la zone cathodique est importante par rapport à
la zone anodique.

Figure (1.3) Pile géologique

I.2.3 Corrosion bactérienne :

Dans certains terrains, il peut y avoir des bactéries qui attaquent les métaux par le
processus chimique et électrochimique, c’est souvent la principale cause des cas d’attaques
relativement rapides que l’on a pu constater sur les structures métalliques, de même pour la
fonte dont la corrosion s’est traduite généralement par la graphitisation, parmi ces bactéries on
trouve :
 Des bactéries sulfatoréductrices responsable de la corrosion en milieu anaérobie.
Elles réduisent les sulfates en sulfures ;

6
Chapitre I Phénomène de corrosion

 Des sulfobactéries dont le rôle est d’oxyder le soufre (formé par d’autres bactéries)
en sulfates ;
 Des ferrobactéries qui transforment les ions Fe²+ en ions Fe3+, ces dernières sont
aérobies, par contre les sulfatoréductrices sont anaérobies et se rencontrent dans les
milieux riches en sulfate, pauvres en oxygène comme certains terrains argileux ou
vase compactes ou des sols noyés par une nappe stagnante anaérobie. En plus elles
profilèrent dans des conditions de PH = 5,5 à 8,5 (au delà de ces limites elles sont
quasiment inactives), et température T=30°C à 50°C.

I.2.4 Corrosion par courant vagabonds :

Les courants vagabonds créent toujours des phénomènes de corrosion électrochimique


très violents et rapides. Ces courants sont dus à des fuites provenant d’installations en courant
continus mal isolées par rapport au sol. Ils sont particulièrement fréquents aux abords des
lignes à traction électrique (métro, train électrifié etc…).

En effet le courant de traction est amené à la motrice par des conducteurs aériens et le
retour s’effectue par le rail jusqu’à la sous station. Une fraction plus ou moins importante du
courant de retour peut pénétrer dans le sol, en dérivation du circuit constitué par la rail. Le
courant dans le sol peut emprunter des ouvrages métalliques enterrés avoisinants pour revenir
aux rails généralement dans la zone proche de sous stations. La circulation de courant dans le
sol conduit à la formation de deux cellules électrolyses :

Rail / Sol / Conduite c’est le rail qui se corrode.


Conduite / Sol / Rail c’est la conduite qui se corrode.

Dans le premier cas c’est le rail qui se corrode, le second phénomène se produit au droit de
la sous station, la conduite a le potentiel positif par rapport au sol et dans cette zone, elle est le
siège de sortie de courants donc de corrosion.

Dans le deuxième cas c’est la conduite qui se corrode.

7
Chapitre I Phénomène de corrosion

Figure (1.4) Courant vagabonds

I.3 Morphologie de la corrosion [3]

De façon générale on distingue trois formes sous les quelles la corrosion peut se
développer.

I.3.1 Corrosion uniforme :

C’est la forme de corrosion la plus banale, elle se traduit par une perte d’épaisseur
régulière. Le phénomène se caractérise par la vitesse d’attaque, qui se mesure soit en
millimètres par an, soit en milligrammes par décimètre carré et par jour.

Figure (1.5) Corrosion uniforme.

8
Chapitre I Phénomène de corrosion

Cette attaque n’est pas forcément proportionnelle au temps : elle peut obéir à des lois
variées. Souvent, la valeur donnée dans les tables de corrosion n’est qu’une valeur moyenne
et, pour extrapoler, il est nécessaire de connaître la durée de l’essai correspondant. Citons
comme exemple de telles tables le Guide de la résistance à la corrosion édité par la « Climax
Molybdenum », et qui concerne les aciers inoxydables des type 304, 316 et 317.

I.3.2Corrosion par piqûres :

La corrosion par piqures désigne une attaque locale d’une surface passive. Elle nécessite la
présence d’anions agressifs, notamment les ions Cl-, Br- et I-, et d’un oxydant. Elle se
manifeste par la formation de petites cavités (piqures), alors que la surface passive reste
intacte. Le nombre et la forme des piqures de corrosion varient selon les conditions
expérimentales, on trouve des piqures :

a. Profondes montrant une attaque cristalline.


b. Occluses.
c. Hémisphériques brillantes.

Cette dernière morphologie apparait souvent lors d’essais potentiostatiques. La dimension


des piqures varie de quelques micromètres à quelques millimètres.

Figure (1.6) Corrosion par piqures

I.3.3 Corrosion inter-granulaire :

C’est également une attaque localisée, par contre plus sélective, causée généralement par
les traitements thermiques subits par le métal, qui se développe aux points de jonctions des
grains de métal.
Elle est invisible à l’œil nu, par contre, affecte considérablement la résistance mécaniques du
métal.

9
Chapitre I Phénomène de corrosion

En effet, les points de jonctions constituent, des zones désordonnées par rapport au réseau
cristallographique plus régulier des grains. Ils admettent de ce fait de nombreux défauts de
structures (lacunes, dislocation), favorables à la précipitation de phases intermétallique ou de
composés métalliques tels que les carbures, ainsi qu’à la ségrégation d’impureté en solution
solide.

Sous prétexte, qu’ils sont chimiquement plus actifs, ils constituent une cible vulnérable
lorsqu’ils sont exposés dans un milieu corrosif.
A titre d’exemple ; on rencontre cette forme de corrosion dans les aciers inoxydables.

Figure (1.7) Corrosion inter-granulaire d’un acier inoxydable

I.4 Résistivité Du Sol (ou de l’électrolyte)[2] :

La résistivité du sol est la capacité de celui-ci à s’imposer au passage du courant électrique.


Elle est noté (ρ) et s’exprime en (Ω.m). Pour la mesure de ce paramètre important plusieurs
méthodes existent, mais la plus usitée est la méthode dite des quatre piquets qu’on retrouve
également sous le nom de méthode de Wenner.

Ce paramètre est le critère d'appréciation le plus fréquemment utilisé pour évaluer


l’agressivité des sols pour les métaux.

Principe de mesure de la résistivité du sol par la méthode des quatre piquets

10
Chapitre I Phénomène de corrosion

Selon le modèle de la figure, on plante quatre piquets dans le sol. On s’assure à se


que les piquets soient équidistants ; d’une distance a. Les deux piquets externes sont
reliés à un milli-ampèremètre (A) qui est en série avec le générateur (G). Quant aux
deux autres piquets internes, ils sont reliés à un millivoltmètre (V).
Le branchement étant réalisé, on règle le générateur à une tension, puis on lit l’intensité
du courant I, qui passe dans le sol sur (A), et on relève la tension ∆U, dans le sol sur
(V). On fait varier la tension aux bornes du générateur de sorte à effectuer plusieurs
mesures.

Une fois les mesures effectuées, la valeur numérique de la résistivité du sol est
déterminée par la relation suivante :

∆U
ρ  2. π. a 
I
ρ : Résistivité de sol en Ω.m
a : Distance entre deux piquet consécutives, a = 0.2
∆ : Tension en Volt
I : Intensité du courant en Ampère

B N M A

Figure (1.8) Schéma dispositif WENNER

11
CHAPITRE II

ASPECTS
ÉLECTROCHIMIQUE DE LA
CORROSION
Chapitre II Aspects électrochimique de la corrosion

.1Nature électrochimique de la corrosion [4] :


II.1Nature

La nature électrochimique de la corrosion est liée par essence à la structure atomique et


électrique de la matière. On sait en effet que cette dernière est constituée de particules
élémentaires porteuses de charges électriques, les ions et électrons, et de particules
électriquement neutres, les atomes et les molécules.
Des ions métalliques Mn+ disposés suivant un empilement compact rigide
rigid : c’est le réseau
cristallin.

Des électrons de conduction


uction e-,
e , libres de se déplacer n’importe où dans le volume du
métal. Ces électrons libres se comportent comme un gaz baignant les ions immobiles du
réseau cristallin. Ce sont eux qui confèrent à la phase métallique les propriétés d’emploi
usuelles des métaux,
taux, et en premier lieu leur très grande conductibilité électrique.

Figure (2.1) Réaction anodique

La phase aqueuse est un liquide, c’est-à-dire


c’est dire un empilement compact fluide qui comprend :
 des molécules neutres, eau et composés divers non dissociés ;
 des ions positifs (cations) ou négatifs (anions) ; c’est la mobilité.
mobilité

De ces ions qui confère à l’eau sa conductibilité électrique. Les ions métalliques Mn+ sont
des constituants à la fois de la phase métallique et de la phase aqueuse. À l’interface entre les
deux phases, ils peuvent donc passer indifféremment d’une phase à l’autre. Ce transfert

12
Chapitre II Aspects électrochimique de la corrosion

correspond à un transport de charges électriques, et donc à un courant électrique passant d’une


phase à l’autre (figure 2.1).

Les électrons libres ne sont pas,


pas par contre, des constituants de la phase aqueuse. Un
électron libre ne peut donc pas passer directement dans cette phase. Il ne peut le faire que s’il
est fixé sur une des particules élémentaires de la phase aqueuse. Cette particule verra alors sa
charge électrique diminuée d’une charge élémentaire. En termes de chimie, cette opération
correspond à une réduction de l’espèce chimique correspondante. Là encore, ce transfert de
charges électriques correspond à un courant électrique circulant d’une phase à l’autre
(figure2.2).

Figure (2.2) Réaction cathodique

En électrochimie, on appelle par définition courant anodique un courant circulant dans le


sens métal solution et courant cathodique un courant circulant en sens inverse. Les
réactions sont dites anodiques ou cathodiques selon qu’elles correspondent à un courant
respectivement anodique ou cathodique. Les réactions anodiques correspondent en termes de
chimie à des oxydations, et les réactions cathodiques à des réductions.

La corrosion
osion d’une phase métallique nécessite quant à elle le passage en solution de tous
les constituants du métal, les ions et les électrons. Elle fait intervenir au minimum deux
réactions distinctes et indépendantes, une réaction anodique, l’oxydation du métal,
métal et une
réaction cathodique, le transfert d’électrons avec réduction simultanée d’un constituant de la
solution.

13
Chapitre II Aspects électrochimique de la corrosion

Au passage, on notera que tout ce qui vient d’être dit s’applique également à tout
électrolyte autre que l’eau. Inversement, l’absence d’électrons libres dans la phase liquide
s’applique aussi à tout liquide autre qu’un métal fondu. La corrosion d’un métal dans un
liquide non métallique nécessite donc que ce liquide puisse comporter des composants
porteurs de charges électriques, c’est-à-dire des ions. Ceci signifie que seuls des électrolytes
peuvent s’avérer des liquides corrosifs pour les métaux. Parmi tous les électrolytes, l’eau et
les solutions aqueuses sont naturellement les plus ubiquistes.

II.2 L’électrolyse [2] :

L’électrolyse est la décomposition d’un corps par le courant électrique. Les corps qui
peuvent subir l’électrolyse sont les acides, les bases ou les sels en solution.

A la cathode les électrons émis par la source de courant sont captés par les cations de la
solution qui deviennent ainsi neutre. S’il ne se provoque pas de réaction secondaire avec
l’électrolyse, on obtient une cathode, soit un dépôt de métal soit un dégagement d’hydrogène,
mais dans aucun cas, il y’a diminution de la masse de cette cathode.

A l’anode, les anions attirés par l’anode deviennent neutres à cause des électrons perdus et
qui retournent dans la pile. L’anion attaque toujours l’anode lorsque celle-ci baigne dans une
solution d’un de ses sels. C’est aux dépend de l’anode que l’électrolyte se reconstitue. Dans
les autre cas, l’anode est attaquée par des produits qui s’y forment en donnant naissance à des
composés étrangers à l’électrolyte.

II.3 Echelle de NERNST [5] :

Lorsqu’un métal est plongé dans une solution de l’un de ses sels, et qu’il s’établit un
équilibre entre le métal et les ions métalliques, le potentiel à une température bien déterminée
est défini par la formule de NERNST :

RT
E  E  ln C
nF

14
Chapitre II Aspects électrochimique de la corrosion

Où : E : potentiel d’équilibre en volt ;


E0 : potentiel normal correspondant au métal plongé dans une solution normal d’un de
ses sels (1 mole/litre) et mesuré par rapport à l’électrode normal à hydrogène ;
R : constante de gaz parfait = 8.314 joule/[Link] ;
T : température en oK ;
n : valence de l’ion ;
F : 96500 Coulombs ;
C : concentration en ion du métal dans l’électrolyte.

NERNST a donné la liste des potentiels normaux d’oxydoréduction des métaux usuels à 25oC.

Tableau 2.1 – Potentiel normal d’électrode


E0 rapporté à l’électrode normale à hydrogène pour quelques métaux à 25oC

Métal Réaction E0(v)


Or Au Au  3e + 1.50
Platine Pt Pt !  2e + 1.19
Argent Ag Ag   e + 0.78
Mercure 2Hg Hg !
!  2e
 + 0.79
Cuivre Cu Cu!  2e + 0.34
Hydrogène H! 2H   2e 0
Plomb Pb Pb!  2e - 0.13
Etain Sn Sn!  2e - 0.14
Nickel Ni Ni!  2e - 0.25
Cadmium Cd Cd!  2e - 0.40
Fer Fe Fe!  2e - 0.44
Chrome Cr Cr   3e - 0.74
Zinc Zn Zn!  2e - 0.76
Titane Ti Ti!  2e - 1.63
Aluminium Al Al  3e - 1.66
Magnésium Mg Mg !  2e -2.37

15
Chapitre II Aspects électrochimique de la corrosion

II.4 Aspects thermodynamiques de la corrosion [6] :

La corrosion électrochimique se produit lorsqu'il existe une hétérogénéité soit dans le


métal soit dans le milieu environnant (ou les deux). Cette hétérogénéité va produire une
différence de potentiel entre différents points du métal et si ce matériau se trouve dans un
milieu où une électrolyse peut se produire, alors il y aura formation de piles qui vont débiter
dans la masse métallique, car elles sont en court-circuit. Le processus de dissolution des zones
anodiques est entamé.

II.4.1 Fonctionnement de la pile de corrosion [6] :

a) Potentiel d'un métal par rapport à un électrolyte :


Si un métal M de valence N plonge dans un électrolyte, il y a des ions Mn+ qui passent
dans la solution et des charges négatives apparaissent.

Double couche

- +
- +
- +
- +
- +

Cation en solution Mn+


M
Figure (2.3) Formation de double couche

Pour quitter le métal, les ions Mn+ doivent vaincre une double force : s'arracher à la couche (-)
à la surface du métal et d'autre part franchir la barrière des charges (+), il s'établie un équilibre
qui sera caractérisé par une d.d.p entre la couche métallique (+) et la couche (-), c'est le
potentiel d'électrode qui dépend du métal et de la nature d'électrolyte. Il y a deux types de
potentiel :

16
Chapitre II Aspects électrochimique de la corrosion


RT
Potentiel d'équilibre

E  E  ln C
nF
L'électrode ainsi constituée est réversible, c'est à dire : M Mn+ + e-

• Potentiel de dissolution ou potentiel de corrosion :

C'est le potentiel que prend un métal par rapport à un électrolyte quelconque. Le


potentiel n'est plus caractéristique du métal, il dépend des conditions expérimentales :
nature, concentration et température de l'électrolyte et aussi de l'état de solide du métal
M. Il y' a modification progressive de la couche externe donc le potentiel de corrosion
est un système irréversible. La d.d.p varie avec le temps et tend vers une valeur
stationnaire.
On propose différents exemples de la variation temporelle du potentiel de corrosion
libre d’une électrode métallique en contact avec un milieu corrosif.

Exemple 1 : Fer dans HNO3

E (potentiel de corrosion)

Fe-HNO3

Le métal est de moins en moins réactif dans le


milieu donné. Il se forme une couche de
passivation, donc stabilisation du potentiel

Temps

Figure (2.4) Variation de potentiel de corrosion de fer dans HNO3

17
Chapitre II Aspects électrochimique de la corrosion

Exemple 2 : L'aluminium dans NaOH

E (potentiel de corrosion)

L’aluminium devient de plus en plus réactifs


(de moins en moins noble). En effet, NaOH
attaque la couche de Al2O3

Temps

Figure (2.5) Variation de potentiel de corrosion de Al dans NaOH

b) Fonctionnement d'une pile de corrosion dite aussi pile galvanique :

C’est par définition une pile formée de deux matériaux métalliques de potentiels
différents immergés dans un milieu corrosif donné.

Considérons par exemple une plaque de cuivre (Cu) et une plaque de zinc (Zn) qui
plongent dans une solution formée d’eau ionisée dans laquelle du dioxygène est dissous
O2d. Le dispositif expérimental pourrait être une tuyauterie en acier galvanisé (assimilé à
Zn) et une robinetterie en laiton (assimilée à Cu). Les deux pièces étant n’étant pas ou
mal isolées électriquement. Une eau contenant des ions et du dioxygène dissous circule
dans le dispositif.

18
Chapitre II Aspects électrochimique de la corrosion

Figure (2.6) Formation de pile galvanique

• Situation a :

Cu et Zn isolés électriquement : le système est en circuit ouvert (Cu-eau-Zn) ; alors Cu


et Zn prendraient chacun son potentiel de corrosion libre et donc subira un phénomène de
corrosion à sa propre vitesse.

Réaction anodique : Cu Cu2+ + 2e-


Pour Cu on aura :
-
Réaction cathodique : ½ O2d + 2e + H2O 2OH- sur Cu

Réaction anodique : Zn Zn2+ + 2e-


Pour Zn :
-
Réaction cathodique : ½ O2d + 2e + H2O 2OH- sur Zn

• Situation b :

Les deux métaux viennent en contact ; autrement dit on établit un court-circuit, la


corrosion du zinc est nettement accélérée tandis que le processus de corrosion sur le
cuivre s’arrête.

19
Chapitre II Aspects électrochimique de la corrosion

Circuit ouvert Circuit fermé : contact Cu-Zn

Figure (2.7) Pile galvanique Cu-Zn

c) Etablissement de la réaction globale de corrosion :

En circuit ouvert prend un potentiel de corrosion Ecorr (Cu) et le zinc son potentiel de
corrosion Ecorr (Zn) avec : Ecorr (Cu) > Ecorr (Zn).

Lorsque les deux métaux sont reliés par un fil conducteur, les électrons peuvent
circuler du métal de potentiel le plus bas vers le métal de potentiel le plus élevé : dans
notre cas du Zn vers Cu. Autrement dit le Zn est l’anode, c’est le siège de la réaction
d’oxydation ; Cu la cathode, c’est le siège de la réaction de réduction de du dioxygène
dissous.

Chaque métal prend alors un potentiel différent de son potentiel de corrosion

20
Chapitre II Aspects électrochimique de la corrosion

La réaction globale de corrosion du zinc au contact du cuivre dans une eau aérée est :

Zn + ½ O2d + H2O Zn 2+ + 2OH -

d) Evolution des courants anodique et cathodique : le courant de corrosion

 avant le contact électrique entre les 2 matériaux

Sur Zn : le zinc se corrode seul dans le milieu ; il y a un courant d’oxydation Ia (Zn) et


un courant de réduction Ic (Zn) de l’oxygène dissous qui se réduit sur le zinc.

Sur Cu : le cuivre se corrodant seul dans le milieu ; il y a un courant d’oxydation Ia


(Cu) et un courant de réduction Ic (Cu) de l’oxygène dissous qui se réduit sur Cu.

 Après contacte :

Ia (Zn) et Ic (Zn) = 0

Ia (Cu) = 0 et Ic (Cu)

Pour la réaction globale il reste donc :

• un courant anodique Ia (Zn) ;


• un courant cathodique de réduction Ic de l’oxygène dissous qui se réduit sur le cuivre.

L’intensité du courant I dans le circuit extérieur est

Icorr = Ia = -Ic

e) Evolution de la tension entre les 2 métaux :

Une fois le contact établi, on a :

21
Chapitre II Aspects électrochimique de la corrosion

Cette DDP est :

Où R est la résistance entre les deux matériaux et Icorr l’intensité du courant de corrosion.

Si R =0 les 2 potentiels évoluent jusqu’à ∆E = 0 , ECu = EZn = Ecorr et là le courant de


corrosion
sion est maximum (aucune résistance ne s’oppose à son passage).
passage)

II.5 Diagramme de pourbaix [2] :

Pour la plupart des métaux, le professeur Marcel pourbaix a établi des diagrammes pH /
potentiel d’équilibre des réactions. Ces diagrammes décrivent les
les différentes réactions
théoriques possibles entre le métal et ses ions en présence d’eau.

Figure (2.8) diagramme de pourbaix Pour le fer

22
Chapitre II Aspects électrochimique de la corrosion

A. Un domaine de corrosion où les atomes de fer passent sous forme d’ions dans la
solution, et forment des sels et des hydroxydes solubles.

B. Un domaine de passivation où la corrosion est empêchés par formation d’une


couche protectrice d’oxyde où hydroxyde de fer à la surface du métal. Cette
couche se présente sous forme d’un filme d’un superficiel qui l’isole du milieu
ambiant.

C. Un domaine d’immunité où le fer reste à l’état métallique et ne peut donc se


corroder. Les réactions d’oxydations n’étant plus possible, c’est le domaine de la
protection cathodique.

Le diagramme précèdent montre qu’il est possible de protéger le fer par les trois méthodes
suivants :

1) Elever le potentiel pour se trouver dans la zone de passivation. Ce procédé est connu
sous le non de protection anodique, c'est-à-dire que le métal est protégé par son propre
oxyde. Cette protection ne l’est pas pour le fer du fait de l’instabilité de ses oxydes
protecteurs et par crainte d’éventuelles variations de pH.

2) Rendre le milieu alcalin (basique) de manière à dépasser le pH 10.

3) Abaisser le potentiel pour se trouver dans la zone d’immunité. Ce procédé, beaucoup


plus utilisé est connu sous le nom de protection cathodique.

23
CHAPITRE III

PROTECTION DES
OUVRAGES ENTERRÉS
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

Généralité :

Nous avons vu que la protection contre la corrosion d’un ouvrage enterré pouvait être
réalisée par application de la protection cathodique. Cette protection dite active parce qu’elle
agit directement sur le processus de corrosion. Une autre méthode dite de protection passive
peut être utilisée. Elle consiste à soustraire l’ouvrage à protéger du milieu agressif dans lequel
il baigne, par utilisation d’isolements ou de revêtements adéquats. Elle nécessite aussi d’isoler
cet ouvrage des autres métaux qui pourraient amener des couplages galvaniques.

Malheureusement, toute solution de protection, quelle qu’elle soit, n’est jamais


complètement efficace, soit parce que la définition des principes et leur application ne sont
pas techniquement idéales, soit parce que, avec le temps, les caractéristiques des ouvrages se
modifient, et que certains paramètres évoluent. Ainsi pour être efficace, la protection
cathodique nécessite de porter l’ouvrage à protéger en dessous d’un certain seuil de potentiel.
Ce seuil doit être effectivement atteint en tous les points de l’ouvrage.

Cette condition est d’autant plus difficile à vérifier que les ouvrages sont enterrés, donc
peu accessibles aux mesures de potentiel du métal, et qu’il est impossible de s’assurer de cette
condition en tous les points du métal. Seule l’étude des projets de protection cathodique et
l’analyse des mesures sur le terrain pourront apporter la certitude de l’efficacité de cette
protection.

De même, la protection passive ne constitue un remède totalement idéal et définitif. Aucun


revêtement ne confère à un ouvrage un isolement infini. Malgré les contrôles effectués lors de
la pose de l’ouvrage, il reste toujours des micropores qui mettent le métal en contact avec le
sol. Quels que soient les soins apportés au remblaiement de l’ouvrage, des blessures sont
provoquées par les éléments constitutifs du terrain qui endommagent cette protection. Et enfin
le temps, en vieillissant les matériaux. Contribue lui aussi à détériorer petit les qualités
initiales de barrière à la corrosion que constitue le revêtement.

Une politique réaliste en matière de protection contre la corrosion des ouvrages de


transport, consiste donc à mettre en œuvre complémentairement les deux types de protection
décrits ci-dessus.

24
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

III.1. Protection passive [2]

La protection passive consiste à isoler les structures métalliques par rapport au sol par
l’utilisation de revêtements appropriés.

Cette isolation permet d’augmenter la durée de vie des installations et de réduire les
besoins en courant de protection par coupure de circuit ionique entre le métal et le sol. La
protection passive agit aussi en coupant le circuit électronique par l’interposition de joints
isolants entre les différentes structures métalliques. Cette protection est réalisée au moment de
l’exécution des travaux de réseaux.

III.1.2 Caractéristiques des revêtements[2] :

Un bon revêtement doit répondre aux impératifs suivants :

 Une bonne résistance électrique ;


 Une bonne étanchéité à l’eau ;
 Une bonne inertie chimique ;
 Une bonne adhérence à la surface du métal ;
 Une bonne résistance mécanique ;
 Une bonne résistance aux chocs ;
 Une bonne résistance thermique.

III1.3 Différente types de revêtement[2] :

Les conduites en acier destinées à être enterrées doivent être protégées au moyen d’un
revêtement appliqué à chaud ou à froid ces revêtements sont :

Revêtement à liant hydrocarboné type C (brai de bouille) ;


Revêtement par bonde adhésive ;
Revêtement en P.E extrudé ;
Revêtement par gaine thermo rétractable.

Le tableau ci-dessous donne la comparaison entre ces différents revêtements :

25
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

Tableau 3.1 comparaison entre ces différents revêtements

Caractéristiques Brai de houille Bandes P.E extrudé Gaine thermo


adhésives rétractable
Résistance M B TB B
d’isolement
Adhérence B B TB B
Etanchéité à M B TB TB
l’eau
Comportement F B B B
à haut
température
Tenue au choc F M B M

III.1.4 Mise en œuvre :

L’application des revêtements devra se faire sur une surface parfaitement sèche et
débarrassée de toute traces de poussières par brossage afin d’assurer un contact parfait entre le
revêtement et son support.

III.1.5 Revêtement à liant hydrocarbonés :

Ce type de revêtement appelé revêtement type C s’applique à chaud sur la surface


métallique. Il est constitué par :

 Une couche appelée primaire d’accrochage ;


 Une ou plusieurs couches de produit à base de brai de houille ;
 Une ou plusieurs couches de voile de verre (armature) noyée dans le brai de houille.

La mise en œuvre de ce revêtement s’effectue de la manière suivante :

La couche primaire qui est un vernis liquide est appliquée à l’aide d’un pinceau souple
cette couche doit être mince et d’épaisseur uniforme. Le temps de séchage doit être conforme
aux indications du fabricant. La couche de brai sera coulée sur le primaire puis égalisée à la
sangle. La température de fusion du brai de houille doit être contrôlée pour ne pas provoquer
son altération (T<150oC).

26
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

La couche de voile de verre (armature) doit être enroulée immédiatement sur le produit à
chaud avec un recouvrement des spires de 2 à 2.5 cm. Une seconde couche de brai sera
aussitôt coulée sur le voile de verre puis égalisée à la sangle.

L’épaisseur d’un revêtement normal se situe entre 3 et 4 mm. En terrain agressif, et aux
points spéciaux il sera renforcé par l’application d’une seconde couche.

III.1.6 Revêtement par bande adhésive :

Ce revêtement est constitué par :

 Une couche primaire appelée couche d’accrochage ;


 Une bande de revêtement adhésive ;
 Une bande de protection mécanique en matière plastique.

La mise en œuvre de ce revêtement s’effectue de la manière suivante :

• La couche primaire ou couche d’accrochage s’applique suivant le même procédé que


pour les revêtements à chaud.
• La couche de protection anticorrosion par bande adhésive est appliquée manuellement
ou à l’aide d’une machine. La tension exercée sur les spires avec un recouvrement de
50% doit assurer une bonne adhérence de la bande et éviter tous les plis et
boursouflures.
• Une bande complémentaire constituée d’une matière synthétique peut s’ajouter pour
assurer une protection mécanique.

III.1.7 Revêtement en P.E extrudé :

Ce revêtement est appliqué en usine au moyen d’un procédé par extrusion il est constitué
par une couche de polyéthylène qui se présente sous forme de gaine adhérente à la surface du
tube grâce à une couche primaire appropriée.

III.1.8 Revêtement par gaine thermo rétractable :

Elles sont utilisées pour la protection des joints de soudure et des dérivations. Ces gaines
sont composées de :

Une couche intérieure constituée par un adhésif ;


Une couche extérieure constituée par du PE réticulé ;

27
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

Une glissière qui sert éventuellement comme pièce de fermeture.

III.1.9 Utilisation des joins isolants[2] :

Dans un couplage galvanique, on distingue une zone anodique (faible potentiel) et une
zone cathodique, par conséquent une circulation de courant électrique conduisant à la
dégradation d’une pièce. Pour protéger cette pièce il est nécessaire d’intercaler à la jonction
bimétallique (entre les deux pièces) un raccord isolant, organe dont le rôle est de couper le
circuit électrique et d’empêcher toute circulation de courant.

On distingue dans l’industrie deux types de raccord isolant à savoir :

 Joint isolant à bride ;


 Joint isolant monobloc.

Ses raccords isolants sont aussi utiliser dans l’industrie du transport du gaz pour isoler les
postes de livraison au reste du réseau et pour isoler les conduites principales des conduites
secondaires lors des soutirages ou injection de gaz.

III.1.10 Le décapage[5] :

Avant d’effectuer toute procédure de revêtement il est important d’effectuer une


préparation de surface du métal à protéger de façon à ce que le revêtement soit adhérent.

Dans le domaine du transport de gaz par canalisation, en général les tronçons de conduite
utilisés sont recouverts de corps gras destinés à éviter toute forme de corrosion durant leurs
stockages.

Le décapage est donc un moyen permettant de débarrasser le métal de cette couche. Ainsi
on peut réaliser un décapage par voie mécanique ou chimique.

III.1.10.1 Décapage mécanique :

Pour effectue un décapage mécanique, on utilise les procédés suivant :

• Le sablage ;
• Le brossage.

28
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

III.1.10.2 Décapage chimique :

L’élimination des corps gras se fait par des solvants chlorés et des détergents alcalins
(basiques).

Quant à l’élimination de la rouille, elle est effectuée par les acides ; on parle de décapage
acide.

Ce procédé présente un grand inconvénient qui réside dans la formation de l’hydrogène qui à
tendance à pénétrer dans le métal et à le fragiliser.

Pour y remédier, on utilise lors cette opération des inhibiteurs de décapage (certains
aldéhyde et alcools) qui empêche par adsorption la pénétration de l’hydrogène dans le métal.

III.2. Contrôle par méthode électrique des défauts des revêtements [5]
III.2.1 Principe :
Le principe de la méthode est basé sur l’application d’une tension électrique entre le
support métallique et une électrode mobile située à la surface du revêtement contrôlé. Le
revêtement, de par ses propriétés diélectriques, joue le rôle d’isolant.
Un défaut présent dans le revêtement permet le passage du courant entre l’électrode et le
support métallique au travers de l’air. Ce passage de courant est matérialisé par un signal
sonore ou lumineux.

La limite est la tension de claquage du diélectrique constitué par le revêtement.

III.2.2 Contrôle à haute tension électrique : méthode du « balai électrique ».

La méthode de contrôle à haute tension dite du balai électrique, est recommandée pour des
films d'épaisseur supérieure à 300 µm.

L'utilisation du contrôle au balai électrique pour des épaisseurs inférieures à 300 µm est
envisageable mais risque de détériorer le film. L'appareil pour le contrôle haute tension
comprend :

 une source électrique ;


 une électrode exploratrice (brosse, balai, anneau en caoutchouc conducteur,
ressort à boudin dont l’écartement des spires doit être inférieur à l’épaisseur du
revêtement) ;

29
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

 un système de mise à la masse relié à l'appareil (mises à la terre d’un des pôles
du générateur et de l’extrémité du tube).

L'appareil de contrôle à haute tension peut être un système à décharge électrique pulsée ou
à décharge électrique continue.

La tension d'inspection doit être réglée de manière à permettre la détection d'une porosité
dont la taille correspond à l'épaisseur des revêtements.
Une façon pratique pour déterminer cette tension consiste à placer sur une plaque d'acier
une cale de contrôle en matériau isolant dont l'épaisseur correspond à l'épaisseur
maximale du revêtement. En se servant de la cale comme repère, on cherche la tension
minimale pour réaliser une étincelle dans l'air entre la plaque et l'électrode exploratrice.

Pour le contrôle sur chantier de pose, la valeur de la tension doit prendre en compte
l’épaisseur maximale des revêtements ainsi que les caractéristiques de claquage du
revêtement le moins isolant (généralement celui des joints soudés).

La partie métallique de la pièce à examiner doit être reliée à la masse de l'appareil.

L'électrode exploratrice en contact avec la surface du revêtement doit se déplacer à une


vitesse de 0,3 m/s maximum.

Figure (3.1) Principe du contrôle au “balai électrique”

30
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

III.3. Contrôle des joints isolants [2]

Les joints isolants doivent être vérifiés périodiquement leur bon état est primordial sur le
bon fonctionnement de la protection cathodique. En effet toutes les défectuosités d’un joint se
répercutent par un affaiblissement de la protection des ouvrages.

Le contrôle des joints s’effectue par les manières suivantes :

a) Contrôle avant la pose :

Ce contrôle se fait à l’atelier d’une lampe de poche dont l’interrupteur est remplacé par
deux conducteurs avec point de touche. En mettant ces points de touche de part et d’autre du
joint isolant. On applique aux bornes du joint une D.D.P par l’intermédiaire d’une pile.

 Si la lampe ne s’allume pas, le joint isolant et bon ;


 Si la lampe s’allume, le joint est fuyard (défectueux).
b) Contrôle sur chantier :

 On mesure le potentiel conduite /sol par rapport à Cu/CuSO4 en amont du joint isolant
soit U1 ;
 On mesure ensuite le potentiel conduite /sol par rapport à Cu/CuSO4 en aval du joint
isolant soit U2.

V Joint isolant

U1 U2 Conduite
Electrode Cu/CuSO4

Figure (3.2) Contrôle sur chantier

On conclura que :

 Le joint est bon état si la valeur du potentiel U2 avoisine celle de l’acier dans le sol ;
 Le joint est douteux si U2 varie de quelques dizaines de mV dans le même sens que
U1 ;

31
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

 Le joint est mauvais si U1 égale à U2.

Dans le cas où le joint est installé dans un réseau acier-cuivre le contrôle s’effectue
comme suit :

On installe un contacteur au niveau du poste de soutirage puis on prend les mesures du


potentiel du cuivre au niveau du branchement en marche et à l’arrêt.

 Si on deux valeurs différentes le joint isolant est défectueux ;


 Si les deux valeurs sont les mêmes le joint isolant est bon.

III.4. Lutte contre la corrosion par courant vagabond :

Nous avons expliqué ce mode de corrosion au chapitre précédent. Ici il est question de
trouver un moyen d’éradiquer l’allo corrosion dont sont victimes les canalisations enterrées,
prés de voix ferrées en particulier.

En général il est rarement possible d’intervenir sur les zones d’entrées des courants
vagabonds dans une structure. C’est donc au niveau de la sortie de ce courant que l’on agit.

Le montage consiste à imposer le passage du courant dans un circuit préférentiel contrôlé


et non plus à travers le terrain. Pour cela on établit une liaison polarisée entre la conduite et le
chemin de fer (rail). Un système de régulation est ajouté au montage afin de limiter le courant.

On distingue deux types de drainages :

i. Drainage à diode au silicium : c’est le plus utilisé actuellement, suite à sa simplicité.


La structure métallique est reliée à la liaison de retour par l’intermédiaire d’une
diode ; le courant ne peut passer que dans le sens structure-liaison de retour.
ii. Drainage à contacteur : un boitier électronique mesure la différence de potentiel
entre le rail et la structure métallique ; lorsque le potentiel du rail est négatif, le
contacteur ferme la liaison et le courant peut circuler de la structure vers le rail.
Lorsqu’il y a inversion du courant, le boitier électronique commande le contacteur à
l’ouverture et le rail est alors isolé de la structure.

32
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

Figure (3.3) Schéma simplifié d’un système de drainage à diode

III.5. Protections cathodiques [2,5]

Elle consiste à amener par des moyens extérieurs et artificiels l’ensemble de la surface
extérieure du métal à un potentiel suffisamment négatif pour rendre le métal entièrement
cathodique et supprimer ainsi touts risque de corrosion.

On distingue deux types de protection cathodique :

1. La protection cathodique par anode sacrificielle ou réactive ;


2. La protection cathodique par courant imposé.

III.5.1 Principe de la protection cathodique :

La protection cathodique a pour objet d’abaisser le potentiel de l’ensemble de la surface du


métal en contact avec le milieu électrolytique extérieur au dessous d’un seuil de potentiel à
partir duquel l’oxydation du métal devient négligeable.

Son principe est d’amener la surface totale de la structure à protéger, à être cathode par
rapport à un électrolyte, une anode servira de pièce de consommation. Dans le diagramme de
Pourbaix apparait un domaine d’immunité ou le fer reste à l’état métallique, donc le potentiel
du métal doit être abaissé pour se trouver dans ce domaine.

En règle générale on admet que toute structure en acier enterrée dont le potentiel aura été
rendu plus négatif que -850mV à courant coupé par rapport à l’électrode au sulfate de cuivre
(Cu/CuSO4).

La protection cathodique est caractérisée par certains paramètre dont :

33
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

 La nature des structures mis en jeux ;


 Le potentiel pris par la structure protégée ;
 L’intensité du courant injecté pour la protection ;
 La résistance électrique des éléments du circuit.

III.5.2 Protection Cathodique par anode sacrificiel :

Ce mode de protection est basé sur la création d’une pile galvanique dont la pièce à
protéger sera la cathode de la pile et pièce à consommer sera l’anode dans notre cas l’anode à
mettre en place sera un métal dont le potentiel normal apparent sera plus électronégative par
rapport à la conduite à protéger qui elle joue le rôle de la cathode.

Cette méthode de lutte contre la corrosion des métaux est utilisée couramment pour la
protection des équipements en contact de l’eau, mais également l’on l’utilise pour la
protection des ouvrages enterrés de faible distance et surtout pour une protection provisoire
des canalisations en cours de réalisation.

A titre d’exemple on rencontre ce mode de protection sur les navires, les plates-formes, et
gazoducs…

III.5.2.1 Différents types d’anodes sacrificielles :

a) Anodes à base de zinc :

Le zinc utilisé dans la fabrication des anodes est un zinc de haute pureté (Zn= 99.99%)
additionné en faible quantité d’éléments comme l’aluminium et le cadmium, et dont le
pourcentage de fer ne dépasse pas 0.0014% afin d’éviter la passivation du matériau de base.

 Consommation massique pratique : environ 11.9 kg/[Link] ;


 Potentiel dans le sol : -1100 mV (électrode Cu/Cu SO4) ;
 Ecart de potentiel par rapport au critère de protection : 250mV.

Les anodes en zinc présentent une très grande fiabilité de fonctionnement, et ont de ce fait
une très grande durée de vie, avec consommation presque totale du matériau. Leur domaine
d’utilisation est très varié car elles peuvent être employées aussi bien en terrains acides
qu’alcalins, en eau douce ou en eau de mer. Cependant, avec la faible tension de travail
qu’elles proposent, on ne les emploie que dans les électrolytes très peu résistants et pour de
faibles débits de courant.

34
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

b) Anodes en magnésium :

Le types d’anodes utilisé correspond à un alliage à 90% de magnésium contenant 6%


d’aluminium, et environ 3% de zinc.

 Consommation massique pratique : environ 7 kg/[Link] ;


 Potentiel dans le sol : -1600 mV (électrode Cu/Cu SO4) ;
 Ecart de potentiel par rapport au critère de protection : 750mV.

c) Anodes en aluminium :

Les anodes en aluminium ne sont pas adaptées à la protection cathodique dans les sols,
mais plutôt au milieu marin très conducteur et renouvelé. Les alliages utilisés nécessitent
d’être activés par des éléments tel l’indium (0,02 %) ou le mercure (0,04 %) et contiennent de
1 à 5 % de zinc.

Le rôle de ces éléments est de supprimer la couche de passivation par l’alumine, de rendre
plus électronégatif le potentiel de l’anode et d’en améliorer le rendement. La consommation
massique pratique est d’environ 3,2 à 3,5 kg/[Link]. pour un rendement électrochimique de 95
%.

III.5.2.2 Milieu entourant l’anode (Backfill) :

C’est un milieu qui assure une corrosion uniforme de l’anode, et maintien autour d’elle une
humidité constante ainsi la résistance de contact anode-sol. Généralement ces anodes sont
livrées dans un sac contenant le régulateur (Backfill) qui est composé d’un mélange de
bentonite, de gypse et d’eau, avec une longueur de câble suffisante pour le raccordement. Une
anode de 20 kg livrée sans Backfill nécessite :

• 50 kg de bentonite ;
• 12.5 kg de gypse (sulfate de calcium) ;
• Une grade quantité d’eau.

III.5.2.3 Installation des anodes :

La protection par anode réactive ne s’applique qu’aux réseaux de petites longueurs (2 à 3


km) et bien isolés, dont la résistance d’isolement des conduites par rapport au sol est bonne
(au moins 5000 Ohm.m2).

35
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

L’efficacité d’une anode sacrificielle dépend de sa position par rapport à l’ouvrage et son
environnement. Son rendement sera meilleur si elle est posée dans les conditions suivantes :

Au milieu de l’ouvrage à protéger, de manière à ce que sa portée englobe l’ensemble


de l’ouvrage ;
A une distance supérieure à 3 mètre de la conduite à protéger et de tout autre ouvrage
métallique enterré ;
Dans des terrains les plus humides possibles et de faible résistivité électrique de valeur
inférieure à 30 Ohm m pour l’anode en Zinc et 50 Ohm m pour l’anode en
magnésium.

La partie supérieure de l’anode doit être située sous le niveau de la génératrice de la


canalisation.

Avant de remblayer la fouille l’ensemble anode régulateur doit être imbibé d’eau pour que
le milieu entourant l’anode devienne une boue épaisse.

Figure (3.4) Anode galvanique en position verticale

36
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

Figure (3.5) Anode galvanique en position horizontale

III.5.3 Protection cathodique par courant imposé :

III.5.3.1 Principe :

La protection par courant imposé, appelée également protection par soutirage de courant
utilise une source de courant continu qui débit dans un circuit comprenant :

 Un déversoir (ou masse anodique) en métal ou graphite ;


 L’électrolyte (le sol ou l’eau) ;
 La structure métallique à protéger.

Comme le montre la figure, la borne positive de la source électrique est reliée au déversoir
par l’intermédiaire d’un câble conducteur et la borne négative reliée de la même façon à la
structure à protéger.

Ainsi le courant circule dans le sens déversoir-électrolyte-structure à protéger puis


retourne à la source ; c’est l’entrée du courant dans la structure qui provoque l’abaissement de
potentiel par rapport à celui du sol. Si ce potentiel est assez faible (-1V pour le fer) en tout
point de la structure ; on dit alors qu’elle est protéger cathodiquement.

37
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

Pour améliorer son efficacité cette méthode comme la première, nécessite une isolation
électrique complète de la structure à protéger.

Figure (3.6) Principe de la protection cathodique par soutirage de courant

III.5.3.2 Le déversoir :

Le déversoir est un matériau conducteur d’électricité, il est soumis à la corrosion du


système électrochimique conduite-sol-déversoir. Son rôle est d’injecter le courant de
protection dans l’électrolyte.

Il est relié à la borne positive de la source électrique, et la valeur mesurée de son potentiel
dans le sol, est souvent positive.

Il est important de noter que dans le cas des anodes sacrificielles, la pièce anodique du
système électrochimique est l’anode galvanique, dont le potentiel est négatif par rapport au
sol.

Par contre, dans les deux cas (déversoir ou anode sacrificielle), l’électrode dont le
potentiel est rendu plus positif (car libération d’électrons), soit à la mise en service du
générateur, soit lorsque la liaison électrique des deus métaux est réalisée (dans le cas d’une
protection par anode sacrificielle), doit être considérée comme l’anode du système.

38
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

Ces considérations montrent qu’il faut éviter de désigner l’anode d’un système à partir du
signe de potentiel.

On utilise très souvent des rails comme déversoir, ou des alliages de fer-silicium.

Ce dernier type d’anode est caractérisé par les propriétés suivantes :

 14.5% de silicium ;
 0.75% de manganèse ;
 0.95% de carbone ;
 4.5 de chrome ;
 Densité de courant admissible : 40 mA/m2 ;
 Consommation massique moyenne : 0.3 kg/[Link] (assez faible par rapport à celui de
rail qui est de l’ordre de 10 kg/[Link]).

En pratique il est conseillé de poser le lit d’anode au moins à une distance de 100 mètre de
la conduite, afin d’augmenter la portée du poste de protection. Il est également recommander
d’utiliser un nombre d’anode avoisine les 24 anodes, permettant ainsi de réduire
considérablement la résistance de terre du déversoir.

III.[Link] Milieu entourant le déversoir (régulateur) :

A. Cas du rail :

Si la résistivité est supérieure à 90Ωm la résistance électrique sol-déversoir peut


s’améliorer en ajoutant une boue liquide à base de bentonite. Qui est constituée pour 1 mètre
de rail de 25 kg de bentonite, 2 kg de sel et 150 litre d’eau. Si la résistivité du sol reste élevée
on ajoute 10 kg de gypse en poudre.

Par contre les régions très sèches. Un système d’arrosage permanent peut être installé sur
chaque déversoir pour humidifier en période d’été le régulateur de corrosion par un apport
d’eau extérieur. Ce système est constitué de longueur de tubes en PVC de diamètre 80 mm,
raccordés des uns aux autres et perforés dans la partie inférieure. Il doit être posé au dessus du
rail. Parallèlement à celui-ci et sur un lit de gravier (10 cm), ce dernier permet lors de
l’arrosage une infiltration lente et homogène de l’eau vers le backfill.

39
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

Le gravier mis entre la plaque en PVC (perforée) et la tête de la tige sert à éviter la
pénétration des corps étrangers qui pourront boucher le passage de l’eau lors de l’arrosage et
facilite le nettoyage de la plaque.

B. Cas des anodes en ferrosilicium ou en graphite :

Pour ces deux types de déversoirs. Il est conseillé d’utiliser comme régulateur, un mélange
à base de graphite, le régulateur à base de bentonite est utilisé juste pour les anodes en
ferrosilicium seulement.

III.[Link] Installation du déversoir :

Le déversoir doit être implanté à une distance de 50m environ de la conduit à protéger et
perpendiculaire à celle-ci, écart d’au mois 50m des ouvrage métalliques des autres occupants
du sous sol afin d’éviter toute influence sur ces structures, ceci est dans le cas où le courant de
protection est élevé. Par contre si le courant de protection est de l’ordre de 20ou 3A, la
distance entre le déversoir et les canalisations est ramenée à 10 m, en plus les précautions
d’isolement doivent être prises aux points de croisement.

III.5.3.3 Poste de protection cathodique (ou de soutirage)

Pour assurer la protection par cette méthode, l’on besoin d’installer un poste de protection
cathodique. Le rôle du poste est de délivrer le courant nécessaire à la protection de la
structure. De façon général un poste est constitué de :

Un branchement en tension : provenant d’une source électrique ;


Coffret de soutirage : il comprend un disjoncteur (qui permet de protéger les
équipements électrique avals), un compteur, un transfo-redresseur. Ce dernier élément
, effectue à chaque fois une régulation permettant de livrer le courant nécessaire pour
la protection, il est donc un élément très important dans cette méthode de protection. ;
Conducteur de liaison au déversoir et à la structure à protéger.

40
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

Figure (3.7) Schéma simplifié d'un poste de soutirage, alimenté par une source électrique
classique

Figure (3.8) Prise de vue de l’armoire de soutirage d'un poste

41
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

 Chois de l’implantation d’un poste de soutirage :

Le meilleur emplacement pour un poste de soutirage est celui qui permet d’assurer une
protection la plus efficace sur la plus grande portée avec une puissance minimale. Ce mode de
protection est appliqué en fonction des paramètres suivants :

 Dimensions et géométrie des structures à protéger ;


 Le point le plus favorable pour l’installation de déversoir ;
 L’encombrement du sous sol en structures métalliques diverses ;
 A proximité d’une source électrique BT.

En plus l’emplacement devra être choisi au centre de réseau afin d’obtenir une bonne
répartition des potentiels et en un point du réseau ou le diamètre des conduites est important
pour avoir la conductibilité longitudinale la plus favorable afin de diminuer autant que
possible le nombre de redresseur à poser.

Il est donc nécessaire d’examiner tout d’abord le plan d’ensemble du réseau pour déduire
les emplacements les plus indiqués.

III.5.3.4 Câbles de connexion :

Les conducteurs et les câbles assurent la transmission de l’énergie électrique et sa


distribution. Il en existe une très grande variété pour satisfaire à toutes les utilisations de
l’électricité.

Ainsi on en distingue trois types à savoir :

 Le conducteur isolé : qui est un ensemble formé par une âme conductrice entourée
d’une enveloppe isolante ;
 Le câble unipolaire : c’est un conducteur isolé qui comporte, en plus, une ou plusieurs
gaines de protection ;
 Le câble multiconducteurs : c’est un ensemble de conducteurs distincts, mais
comportant une ou plusieurs gaines de protection commune.

42
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

Figure (3.9) différente câble de connexion

L’âme doit être très bonne conductrice d’électricité pour limiter au maximum les pertes
par effet joule, lors du transport de l’énergie, d’où l’utilisation du cuivre, ou de l’aluminium
qui ont une résistivité très faible.

Les isolants doivent protéger les conducteurs contre la présence d’eau, de poussières, les
chics mécaniques et la chaleur. Elles doivent avoir une résistivité très grande (isolant), on
emploie parfois le PVC (polychlorure de vinyl) ou le polyéthylène.

Les caractéristiques mécaniques de l’enveloppe isolante ne sont pas toujours suffisantes


pour protéger le câble des influences externes. On est conduit à recouvrir l’enveloppe isolante
par une gaine de protection qui doit présenter de bonnes caractéristiques mécaniques
(résistance à la traction, flexion, choc…), physiques (résistance à la chaleur, l’humidité…), et
chimiques (résistance à la corrosion et au vieillissement).

Le chois de la section d’un câble est fonction du courant maximal devant y transiter et du
matériau du conducteur, ainsi la surface en mm2 des câbles est donnée par :

2. 3
,-./01 
45.6

Où ρ : la résistivité des matériaux du câble ;

L : la longueur du câble ;

Rmax : la résistance.

III.5.3.5 Contrôle du potentiel conduite /sol :

Le but de mesure du potentiel est de vérifier le bon fonctionnement da la protection


cathodique de la conduite à protéger.

43
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

III.[Link] Mesure de potentiel :

La mesure du potentiel s’effectue à l’aide d’un voltmètre dont la résistance interne est de
l’ordre de 20 000 ohms par volt pour les revêtements type C.

 Utiliser de préférence des voltmètres à aiguille et à zéro centrale ;


 Eviter les appareils à affichage digital, à proscrire dans le cas de mesure en présence
de courants vagabonds ;
 L’électrode de référence doit être positionnée le plus prés possible de la conduite ;
 On relie la borne positive du voltmètre ou la borne « commun » à l’électrode de
référence ;
 On relie la borne négative ou la borne « V continu » à la canalisation dont on veut
connaître le potentiel par rapport au sol.
Pour les appareils à aiguille à zéro central, si l’aiguille dévie à droite, les valeurs lues sont
affectées du signe moins. Pour assurer que la mesure est correcte, la faire sur plusieurs
calibres du voltmètre ;ce qui donner la même valeur.

 Il faut soigner particulièrement le contact électrode sol (ne pas poser l’électrode sur
des cailloux, graviers, sable,…; humidifier le sol au droit de la mesure si besoin est) ;
 Utiliser une électrode de référence en bon état ;
 Electrode correctement remplie de sulfate de cuivre saturé ;
 Barreau de cuivre non oxydé (à nettoyer à chaque campagne de mesure).

III.[Link] Électrode de référence :

L’électrode de référence généralement utilisée en exploitation est l’électrode au


(cuivre /sulfate de cuivre) Cu\CuSo4. Elle se compose d’un tube en plastique où plonge un
barreau de cuivre dans une solution de sulfate de cuivre saturée avec un poreux (en bois) pour
le contact avec le sol. On emploi une telle électrode afin que le contact avec le sol soit
toujours fait, avec la même matière, Elle ne se polarise pas et est stable dans le temps.

44
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

Bouchon
Connecteur

Sulfate de cuivre
Barreau de cuivre

Cristaux de Sulfate de cuivre en

Poreux en bois

Figure (3.10) Electrode de référence

Figure (3.11) Mesure de potentiel

III.5.3.6 Exploitation et entretien :

III.[Link] Mesure et Contrôle :

Afin de permettre des vérifications de protection (efficacité des joints, mesures de débit,
mesures de potentiel) il est jugé nécessaires d’installer des prises de potentiel dont le nombre
et les emplacements de ces prises sont définis lors des études pour contrôler :

• Les potentiels des conduites par rapport au sol ;

45
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

• Les potentiels de part et d’autre d’un raccord isolant ;


• L’isolement entre une conduite et son fourreau métallique ou d’autres structures
métalliques.
La mesure de potentiel entre l’électrode de référence et la conduite à protéger se fait à
l’aide d’un voltmètre en raccordant le pôle positif du voltmètre à l’électrode de référence et
le pôle négatif à la conduite.

III.[Link] Exploitation et entretien des protections installées :

La protection cathodique n’est efficace que si elle fonctionne en permanence. Son


fonctionnement épisodique est néfaste car le métal se trouve alternativement oxydé et réduit.

Cette situation peut provoquer une perte de métal supérieur à celle entraînée par une
corrosion normale pour cela il faut vérifier périodiquement le fonctionnement des installations
de protection cathodique par un ensemble d’actes programmés à caractère obligatoire ou
délibéré pour s’assurer que les ouvrages sont bien protégés.

Pour cela il y a lieu d’effectuer de façon périodique tous les mois :

 Des mesures de potentielle conduite par rapport au sol ;


 De l’ouvrage seul (hors protection) ;
 De l’anode seule ;
 De l’ouvrage et l’anode raccordés (sous protection) ;
 La mesure de débit de l’anode ;
 La mesure de la tension et l’intensité débitée au niveau du redresseur ;
 Consommation d’énergie électrique ;
 Des visites hebdomadaire des postes de soutirage et des visites systématiques
après chaque orage et des coupure de courant MT/BT pour vérifier le bon
fonctionnement des appareils (Disjoncteur, fusible, diode etc…) .
Ainsi des compagnes de mesures programmées qui permettent de procéder au réglage et à
la remise en état des installations de protection cathodique.

Toutes les mesures effectuées serons portées sur des fiches et conservées pour
exploitation.

46
Chapitre III protection des ouvrages enterrés

III.[Link] Méthode de recherche de défaut d’enrobage :

C’est la méthode à courant coupé (ON/OFF). Consiste à calculer le gradient de potentiel


(Emarche – Earrêt ) on utilisons un interrupteur séquentiel (12 sec/3 sec) . On mesure la
différence de potentiel en marche et en arrêt de la protection ; la valeur de cette dernière est
divisée par l’intensité de courant consommé par le tronçon, sur laquelle on jugera la qualité du
revêtement sur ce tronçon.

On estime, qu’un tronçon est considéré comme correctement protégé s’il puise une densité
de courant inférieure à 1 mA/m2.

Dans Le cas ou cette valeur est dépassée, on procède par la méthode de détection des
défauts d’enrobage, à la localisation du point ou il y a insuffisance de protection.

47
CHAPITRE IV

DIMENSIONNEMENT DU
SYSTÈME DE PROTECTION
CATHODIQUE
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

IV.1. Théorie et méthode de calcul [6]

IV.1.1 Modèle mathématique du phénomène d’atténuation

IV.1.1.1 Résistivité du sol : ρsm

Comme il est précisé dans le premier chapitre, ce paramètre très important est déterminé
par la méthode des quatre piquets. De façon générale elle est mesurée le long de la structure
avec un intervalle de 500 à 2000m pour un ouvrage en projet et à chaque 500 à 1000m pour
un ouvrage existant.

Ceci étant pour une longue structure, tels que les pipelines, plusieurs mesures sont
effectuées, la résistivité du sol doit être estimée à une valeur moyenne, qui est donnée par
l’équation suivant :

ρ78  ∑>?@A
:; .<;
=

4.1

L  ∑>?@A l?

Avec : ρsm : résistivité moyenne du sol en [Ω.m] ;


li, ρi : longueur du tronçon i correspondant à la résistivité ρi ;
L : longueur totale de la structure ;
n : nombre de tronçon.

Parfois les données dont nous disposons ne nous permettent pas d’utiliser l’équation
précédente, alors on déterminera la résistivité moyenne du sol comme suit :

ρ78  ρ8CD  ∑ ρ?
A
E
4.2
Où N : est le nombre de tronçon.

IV.1.1.2 Résistance longitudinale de la conduite par unité de longueur : Rc

Autrement appelé résistance transversale, par unité de longueur elle s’exprime en [Ω/m] et
est donnée par :

48
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

Rc 
:G
H.IфKLMNO.N
4.3

Avec : ρc : résistivité électrique du matériau de la structure [Ω.mm2/m]


ρc de l’acier peut être accepté pour 0.245 Ω.mm2/m ;

фext : diamètre extérieur de la structure [mm] ;

δ : épaisseur moyen de la conduite [mm].

IV.1.1.3 Resistance transitoire « conduite-sol » : Rt

La variation de la résistance transitoire « conduite-sol » Rt(t) et exprimée en [Ω.m2], peut


être évaluée, pour des pipelines en projet ou en exploitation par la relation suivante :

R M ItO  R M? . eP.M 4.4

Néanmoins, en général pour les calculs en protection cathodique on utilise plutôt la


valeur moyenne de la résistance transitoire conduite-sol qu’on note Rtm pour une durée de
protection « t » connue. Exprimée en [Ω.m2], elle est obtenue par :

R M8  S1 U eI[Link] V
QR;
[Link]
4.5

Avec : β : Coefficient de vieillissement du matériau de la conduite [1/an]

βacier peut etre égal à 0.124 1/an

t : durée d’exploitation du système de protection [ans]

Rti : résistance initiale d’isolement du revêtement ; à t=0 [Ω.m2]

IV.1.1.4 Résistance d’isolement du revêtement par unité de longueur de la conduite : Rr

Elle s’exprime en [Ω.m] et est notée Rr(t) pour une durée d’exploitation t.

RrItO 
QRW
IH.фKLMO
4.6

En outre, au début de l’installation du système de protection la résistance d’isolement du


revêtement est plus importante. Notée Rr(0), elle est donnée par :

49
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

RrI0O 
QR;
IH.фKLMO
4.7

IV.1.1.5 Constante de distribution du potentiel le long de la conduite :α

Autrement appelé coefficient d’atténuation, ce paramètre s’exprimant en [1/m], il traduit


l’abaissement du potentiel le long de bras de protection.

αZ
QG
Q[IMO
4.8

IV.1.2 Détermination du nombre de postes de soutirage et du nombre d’anodes

Selon les caractéristiques du pipeline, un certains nombre de postes de soutirage est


nécessaire pour abaisser suffisamment le potentiel de la conduite afin de satisfaire au critère
de protection.

IV.1.2.1 Résistance d’entrée d’une conduite revêtue : Z

Dans le domaine du transport des hydrocarbures par canalisation, les pipelines sont
toujours revêtus, et ce revêtement constitue le siège d’une résistance ; dite résistance d’entrée.

Comme toutes résistances, elle s’exprime en ohm et est donnée par :

Z
\QG.Q[IMO
!
4.9

IV.1.2.2 Valeurs des potentiels :

Généralement on distingue pour les structures métalliques immergées ou enterrées trois


types de potentiels pris en compte dans les calculs de protection cathodique. Ces potentiels
sont donnés par rapport à une électrode de référence, qui sera tout au long de ce travail,
l’électrode au cuivre-sulfate de cuivre (Cu-CuSO4).

A. Le potentiel naturel : c’est le potentiel stationnaire du métal dans le sol ; on le notera


Enat. L’expérience montre que pour l’acier cette valeur est dans l’intervalle de -.045 à
-0.617 volts, en revanche, si elle n’est pas connue on peut supposer que :
Enat = -0.55 V.
B. Les potentiels de protection Emax et Emin : ils constituent un intervalle à l’intérieur
duquel le métal ne s’oxyde point, ils sont choisis d’après le diagramme de Pourbaix.
Pour l’acier la plus petite valeur en valeur absolue est de 850 mV. Quant à Emax ; il

50
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

est choisie en fonction du type de revêtement, c'est-à-dire que pour une valeur donnée,
le gain de potentiel correspondant ; Epmax ne doit pas excéder -1200 mV pour un
revêtement en PE tri-couche.
C. Gain de potentiel : c’est la différence de potentiel que prend le métal par rapport au
potentiel naturel lorsqu’il est relié au poste de soutirage. On distingue un gain de
potentiel de protection maximum et minimum, notés respectivement Epmax et Epmin.

Epmax  Emax U Enat 4.10

Epmin  Emin U Enat 4.11


Comme le courant qui est déversé dans l’électrolyte pour ensuite pénétrer dans la
conduite, afin de baisser son potentiel, le potentiel que prend le métal une fois connecté au
système de protection cathodique n’est pas constant, il varie suivant l’allure d’une loi
exponentielle.

Afin d’établir l’expression de cette variation du potentiel et du courant j’émets les


hypothèses suivantes :

 L’électrolyte (sol) est homogène le long du pipeline ;


 Le diamètre, l’épaisseur de la paroi et la résistance électrique des tubes soudés sont
constants ;
 Le revêtement de la conduite est uniforme le long de la canalisation.

Les expressions de variation du potentiel et du courant à un point « x » quelconque de la


conduite sont :

EIxO  E8`L a ed.L  f


!.H.b :Wc.D
!.H.b:Wc !.H.D.b.\De Le
4.12

IIxO  nedL U . Arsh q


gWhi :Wc L
k
[Link]  Wc [Link] D
4.13
l.m

Où y(m) désigne la distance entre le lit d’anode et la conduite.

X est la distance entre le poste de soutirage et le point de mesure

51
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

Figure 4.1 : Variation du potentiel de protection le long d'une conduite

IV.1.2.3 Coefficient tenant compte des postes de soutirage voisins : K

La plupart du temps les canalisations de transport d’hydrocarbures sont assez longues, par
conséquent, un seul poste de soutirage ne suffirait pas à livrer le courant nécessaire pour la
protection. C’est pourquoi l’on tient compte d’un facteur (de valeur approximative 0.5) dans
les calculs de la longueur de protection d’un poste donné. Ce coefficient est obtenu par
l’expression ci dessous:

K
A

uvW;w e [Link]
4.14
AsAt x
uvWhi e.l.y.m

IV.1.2.4 Calcul de la longueur de protection d’un poste de soutirage : Lp

On appelle longueur de protection Lp [m], d’un poste de protection cathodique, la


longueur maximale de conduite qui peut être protégée à l’aide du courant fourni par ce poste.
En d’autre terme, c’est la portée du poste de soutirage.
Quant au bras de protection, c’est la moitié de la longueur de protection. Ainsi, un poste
de soutirage à deux bras de protection.
Lp s’exprime en mètre (m) et est déterminer suivant la relation :

Lp  Ln { }
! !.H.D.b
d |.
uvW;w
I!.H.D.b:cW O
4.15
uvWhi

52
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

IV.1.2.5 Calcul du nombre de poste de protection cathodique : Nppc

Connaissant la longueur totale (L) exprimée en mètre, du pipeline à protéger et ayant


déterminé la portée d’un poste de soutirage, nous pouvons établir l’expression donnant le
nombre de postes de soutirage.

Nppc 
=
=~A
4.16

IV.1.2.6 Calcul de l’intensité du courant de drainage : Idr


Quant au courant de drainage, c’est le courant nécessaire que doit fournir le poste de
protection afin de satisfaire au critère de protection en tout point de la conduite. Elle est
exprimée en Ampère, et donnée par la relation ci-dessous :

I€ 
|g~8`L|
k
[Link]!.gL~Id.=~OV cW
4.17
e.l.m

Il est important de noter que le courant délivré par le poste de soutirage au début de
l’installation est relativement plus faible que le courant nécessaire, à la fin de la durée
d’exploitation. Cela est particulièrement lié à la résistance d’isolement du revêtement qui est
assez élevé en début d’exploitation. Le courant en début d’exploitation est déterminé par la
relation suivante tout en négligeant les variations de k :

I‚[ I0O 
|g~8`L|
k
bI[Link]!.gL~Id.=~OV cW
4.18
e.l.m

IV.1.2.7 Calcul du nombre d’anodes minimal, nécessaire à la protection : Na

Connaissant la durée de vie de la protection et les caractéristiques de l’anode choisie, nous


pouvons estimer le nombre d’anodes nécessaire à la protection contre la corrosion d’une
structure par la relation suivante :

Na  10
ƒ„j .M.8
µ.†`
4.19

Où : Idr : courant de protection (ou de drainage) [A]

t : durée de l’exploitation [ans]

m : consommation massique de l’anode [Kg/([Link])]

Ma : la masse d’une anode [Kg]

µ : coefficient d’utilisation de l’anode

IV.1.3 Calcul de la résistance de terre du déversoir : R


53
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

La résistance du déversoir est donnée par :

R  R 8`  R M  R ~C< 4.20

Où : Rt : résistance du lit d’anode [Ω]

Rma : résistance du matériau de l’anode [Ω]

Rpol : résistance de la polarisation

IV.1.3.1 Calcul de la résistance de polarisation : Rpol

Elle est exprimée en ohm et donnée par l’expression :

R ~C< 
‡h
ƒ„h
4.21

Ua : composante de polarisation de la chute de tension des anodes

Ida : moyenne arithmétique entre Idr(0) et Idr

IV.1.3.2 Calcul de la résistance du matériau de l’anode : Rma

Elle est donnée par la relation ci-dessous :

R 8`  ρ`
0h
ˆh
4.22

IV.1.3.3 Calcul de la résistance des câbles : Rcable

Comme toute résistance elle est exprimée en Ohm. Pour l’obtenir j’applique la formule
suivante :

R G`‰<K  ρG`‰<K
=Šh‹Œ
ˆŠh‹Œ
4.23

IV.1.3.4 Calcul de la résistance du lit d’anodes : Rt

Il existe plusieurs méthodes pour le calcul ce paramètre. Mais nous utiliserons celles
données par NACE

La résistance totale des anodes dépend de plusieurs facteurs :

 Position des anodes, verticalement ou horizontalement ;


 La profondeur de pose des anodes ;
 L’espacement entre les anodes ;
 La résistance du backfill.

54
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

IV.[Link] Calcul pour un lit d’anodes horizontal :

Soit RH, la résistance d’une anode placée horizontalement, elle est donnée par l’équation
de Dwight pour des anodes multiples :

RŽ  aLn  U U 1f
.A :cW ‘0he ‘0h \ˆe 0he ˆ \ˆe 0he
0h ‚h .ˆ 0h 0h
4.24

Soit F, le facteur tenant compte de l’influence des autres anodes ; on l’obtient par la
relation :

F1 LnI0.66 N` O

[Link] <h O.Q’
4.25

Ensuite, on détermine la résistance totale pour un lit d’anodes placé horizontalement par
la relation suivante :

Rt  F

Eh
4.26

IV.[Link] Calcul pour un lit d’anode vertical :

Pour le cas des anodes placés verticalement, la résistance totale est donnée par la relation
ci-dessous.

RM  R”  nLn U1 LnI0.656 N` Oq


.A:cW •0he !0h
Eh 0h ‚h gh
4.27

Où : ρsm : résistance du backfill en [Ω.m]

la : longueur de l’anode en [m]

da : diamètre de l’anode en [m]

S : la profondeur de l’anode en [m]

Na : nombre d’anodes composant le lit d’anodes

Ea : espace en deux anodes consécutives [m]

55
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

Figure 4.2 : Mise en évidence, disposition horizontale des anodes

Figure 4.3 : Mise en évidence, disposition verticale des anodes

Selon les experts en protection cathodique, une valeur de Rt inferieure ou égale à 2 Ω


serait acceptable, à titre d’exemple, la [Link], utilise pour la protection de ses ouvrages
métalliques une résistance du lit d’anodes toujours inferieur ou égale à l’unité.
En général l’on choisie plutôt le cas horizontal, car on constatera dans la partie suivante
(partie pratique) que, pour une même résistance du lit d’anodes, le nombre d’anodes
nécessaire pour un lit horizontal est inferieur au nombre d’anodes nécessaire pour un lit
vertical et que cette solution est facile lors de la réalisation, néanmoins, il est important de
souligner que du point de vue rendement, il serait préférable de choisir la position verticales.
IV.1.4 Calcul de la puissance du poste de soutirage :
IV.1.4.1 Détermination de la tension du poste de soutirage : U

56
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

La tension du poste U[V], est obtenue en appliquant la loi d’Ohm.


Mais pour une régulation et disponibilité du courant de protection lors de l’exploitation du
système, le poste de protection cathodique doit avoir une réserve en tension, ce qui nous
conduit à une correction de la tension en tenant compte du rendement du poste noté η.

U
SQR—R ƒ„j V
˜
4.28

Par ailleurs, l’application de cette relation nécessite la connaissance de la résistance totale


Rtot. .En effet du point de vu électrique le système protection cathodique par courant imposé
peut être schématisé comme le circuit suivant.

Figure 4.4 : Circuit électrique du système de protection


Toutes ces résistances étant en série on peut déterminer la résistance équivalente Rtot, qui
est la résistance totale du système tout en négligeant Rs pour sa valeur assez faible devant les

R MCM  R G  R  R ~7
autres.
4.29

Où : Rc = Rc1 + Rc2 : résistance du câble [Ω]


Rps : résistance due à la protection passive = z [Ω]
R : résistance de terre du déversoir [Ω]
Rs : résistance du sol entre la canalisation et le déversoir [Ω]
IV.1.4.2 Détermination de la puissance du poste de protection cathodique : P
D’après les lois de l’électricité connaissant le courant délivré par le poste et sa tension, sa

P  U I‚[
puissance peut être déterminée par la relation suivante :

4.30

57
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

IV.2. Etude du projet de dimensionnement du système de protection cathodique du


gazoduc « TOUGOURT-EL OUED »

IV.2.1 Caractéristique des composants du système de protection

IV.2.1.1 Caractéristique du gazoduc

Tableau 4.1 : Caractéristique du gazoduc

Longueur de la conduite 95 602 m


Diamètre 16 Pouce (406.4 mm)
Epaisseur moyenne 7.9 mm
Nuance acier X52
Résistivité électrique du matériau 0.18 Ω.mm2/m
Type de revêtement PE
Coefficient de vieillissement du revêtement 0.124 an-1
Résistance d’isolement initial du revêtement 20000 Ω.m2
Potentiel naturel du tube 550 (-) mV
Potentiel de protection Min 850 (-) mV
Potentiel de protection Max 1700 (-) mV

IV.2.1.2 Caractéristique de l’électrolyte : résistivité du sol

Les résistivités mesurées le long du tracé du gazoduc nous permettent de classer la nature
des sols traversés en zones moyennement agressives et principalement des zones peu
agressives.

58
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

Tableau 4.2 : Relevé de résistivité des sols (*)

Pk (km) ρ (Ωm) Pk (km) ρ (Ωm) Pk (km) ρ (Ωm)


0,000 30,650 68,000
70 400 340
0,400 32,750 70,100
40 350 450
2,000 33,900 72,300
45 300 402
4,000 35,000 74,500
45 505 795
6,000 37,200 76,400
86 600 546
8,000 39,000 78,200
90 620 706
10,200 41,000 80,100
120 635 630
11,800 43,000 82,000
160 700 645
12,000 45,000 84,000
200 650 705
13,000 48,000 86,000
300 560 785
14,800 50,000 88,140
105 590 570
15,500 52,000 90,230
65 647 620
16,300 54,500 92,000
60 354 530
18,900 56,000 93,100
45 495 601
20,350 58,000 94,000
86 360 610
22,700 60,000 95,600
210 480 702
24,300 62,000
250 470
25,800 64,000
300 250
29,500 66,000
450 270

(*) : A partir de guide technique du projet « gazoduc TOUGOURT- EL OUED »,Dimmensionnement


de protection catodique , GRTG.

59
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

Résistivité du sol (Ω.m)


900

800

700

600

500

400

300

200

100

0
0 20 40 60 80 100 120

Longueur de la conduite (km)


Série1

Figure 4.5 : Diagramme de résistivité du sol

IV.2.1.3 Caractéristique des anodes

Pour cette étude nous utiliserons des anodes de fer au silicium FeSi.

Tableau 4.3 : Caractéristique des anodes

Composition chimique 14.2-14.7% Silicium, 0.6-0.7% Manganèse,


0.4-0.8% Carbone et le reste c’est de Fer
Longueur de l’anode sans backfill 1520 mm
Diamètre de l’anode sans backfill 50 mm – 76 mm
Longueur de l’anode avec backfill 2000 mm
Diamètre de l’anode avec backfill 200 mm
Consommation massique 0.5 kg/([Link])
Masse unitaire 22.7 kg
Résistivité de l’anode (backfill) 0.229 Ω.m (0.5)
Profondeur de pose 1.5 m
Espace entre anode 6m
Coefficient d’utilisation 0.5

60
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

IV.2.2 Dimensionnement du système de protection

En utilisant la note de calcul exposée dans la première partie de ce chapitre et les données
concernant la structure à protéger et les éléments de protection, j’effectue les calculs ci-après
afin de dimensionner le système de protection.

IV.2.2.1 Calcul de la résistivité moyenne du sol

En utilisant la relation 4.2 j’obtiens :

ρ78  ρmy  N ∑ ρi
1
ρ78  400 Ω. m

IV.2.2.2 Calcul de la résistance longitudinale du tube par unité de longueur

L’application de la relation 4.3 nous donne :

Rc  H.IфKLMNO.N  ,A‘I‘,‘ž,Ož,
:G ,A•
Rc = 1,82 10 -5 Ω/m

IV.2.2.3 Résistance transitoire moyenne, « conduite-sol »

Par application de la relation 4.5 ; j’effectue le calcul suivant :

R M? 20000
R M8  1 U eI[Link] ¡  1 U eI,A!‘ !O ¡ R M8  6,16 10 Ω. m!
Iβ. tO 0,125 25

IV.2.2.4 Calcul de la résistance d’isolement du revêtement par unité de longueur de la


conduite à la fin et au début de l’exploitation

Elles s’obtiennent par application des formules 4.6 et 4.7 respectivement.


R M8 6,16 10
RrItO   RrItO  4,82 10 Ω. m
Iπ. фextO 3,14 0,4064

R M? 20000
RrI0O   RrI0O  15,66 10 Ω. m
Iπ. фextO 3,14 0,4064

IV.2.2.5 Calcul du coefficient d’atténuation

Il est déterminé par application de la relation 4.8

Rc 1,82 10
αs  s α  6,14 10 1⁄m
RrItO 4,82 10

61
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

IV.2.2.6 Calcul de la résistance d’entrée de la conduite

En appliquant la relation 4.9 ; j’obtiens

\Rc RrItO \1,82 10 4,82 10


¤  Z  0,148 Ω
2 2

\Rc RrI0O \1,82 10 15,66 10


¤I0O   ZI0O  0,266 Ω
2 2
IV.2.2.7 Calcul des gains de potentiel

Elles s’obtiennent en appliquant les relations 4.10 et 4.11

Epmax  Emax U Enat  U1,7  0,55 Epmax  U1,15 V

Epmin  Emin U Enat  U0,85  0,55 Epmin  U0,3 V

IV.2.2.8 Calcul du coefficient tenant compte des postes de soutirage voisins

D’après l’équation 4.14, en optant pour y = 170 m, j’ai

1 1
K 
Epmin ! 2. π. y. z  ρ78 U0.3 ! I2 3.14 170 0.148O  400
1  s1 U tEpmaxx 2. π. z. y
1  s1 U t
U1.15
x
I2 3.14 170 0.148O

K = 0,534

IV.2.2.9 Calcul de la longueur de protection d’un poste de soutirage

2 2. π. y. z 2 2 3,14 170 0,148


Lp  Ln ¨ ª Ln « ¬
α Epmin 6,14 10 U0.3
k. Epmax I2. π. y. z  ρ78 O 0,557 I2 3,14 170 0,148  400O
U1.15

Lp = 23,11 km

IV.2.2.10 Calcul du nombre de postes de protection cathodique

62
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

Le nombre de postes de soutirage doit etre un entier, par conséquent au cas où le calcul
nous donne un nombre décimal, j’arrondirai cette valeur à l’entier immédiatement supérieur.
La formule 4.16 donne :

L 95,602
Nppc    3,96 Nppc  4 postes
Lp  1 23,11  1

Sachant le nombre de postes à prévoir pour la protection de ce gazoduc ; la question qui se


pose immédiatement est d’évaluer le courant débiter par chaque poste.

IV.2.2.11 Calcul de l’intensité du courant nécessaire au début et à la fin de l’exploitation

En appliquant respectivement les relations 4.17 et 4.18, j’obtiens :

|Epmax|
I€  ρ78
z. S1  2. ExpIUα. LpOV  2. π.
y
1,15
 I‚[  1,93 A
400
0,148S1  2. ExpIU6,14 10 23110OV  2 3,14 170

|Epmax|
I€ I0O  ρ78
zI0O. S1  2. ExpIUα. LpOV  2. π. y
1,15
 I€ I0O  1,49 A
400
0,266S1  2. ExpIU6,14 10 23110OV  2 3,14 170

On remarque que le courant en fin d’exploitation est relativement élevé par rapport à celui
nécessaire en début d’exploitation ; cela est directement lié au revêtement. En effet en début
d’exploitation le revêtement à toutes ces caractéristiques, donc il participe fortement à la
protection, ce qui réduit l’impact de la protection active, mais au fil du temps le revêtement
(la protection passive) perd de ses qualités, et donc il faut plus de courant pour assurer la
protection de la structure.
IV.2.2.12 Calcul du nombre d’anodes minimal pour la protection
Le nombre d’anodes minimal nécessaire à la protection de la structure doit etre un

I‚[ . t. m 1,93 25 0,5


nombre entier. Il est donné par l’équation 4.19

Na  10  10  35,42
µ. Ma 0,3 22,7

63
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

On prendra au minimum Na= 36 anodes

IV.2.2.13 Calcul de la résistance de terre du déversoir pour des anodes posées


horizontalement et verticalement
IV.[Link] Calcul de la résistance de polarisation

U` 2
L’application de la relation 4.21 nous donne

R ~C<   R ~C<  1,17 Ω


I‚` 1,71

IV.[Link] Calcul de la résistance du matériau des anodes

D’après l’équation 4.22 on a :

¯` 1,52
R 8`  ρ`  0,229 10 R 8`  1.69 10‘ Ω
S` 2,03 10

IV.[Link] Calcul de la résistance totale des anodes

Cas d’un lit d’anode composé d’anodes posées horizontalement :

La résistance d’une seule anode est donnée par la relation 4.24

0.00159 ρ78 4¯`!  4¯` \S!  ¯`! S \S !  ¯`!


RŽ  °Ln  U U 1±  R Ž
¯` d` . S ¯` ¯`

0.00159 40000 4 1,52!  4 1,52\3!  1,52! 3 \3!  1,52!


 °Ln  U U 1±
1,52 3 0,05 1,52 1,52

R Ž  169,46 Ω

Le facteur F, est donné par 4.26

ρ78 400
F1 LnI0.66 N` O  1  LnI0,66 36O
π. IE`  l` O. R Ž 3,14 7.52 169,46

F = 1,316

On déduit donc la résistance du lit d’anode par 4.26

RŽ 169,46
R M²  F 1,316 R M²  6,195Ω
N` 36

Pour des anodes placées horizontalement, la résistance du déversoir est d’après l’équation
4.20

R  R 8`  R M²  R ~C<  1,69 10‘  6,195  1,17 R  7,365 Ω

64
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

Cas d’un lit d’anodes composé d’anodes posées verticalement

Contrairement au premier cas, Rt est plus facile à déterminer ici ; elle s’obtient par
l’application de la formule 4.24

0.00159ρ78 8¯`! 2¯`


R M”  {Ln U1 LnI0.656 N` O}
N` ¯` d` E`
0,00159 40000 8 1,52! 2 1,52
 {Ln U1 LnI0.656 36O}
36 1.52 0,050 6

R M”  7,571 Ω
La résistance du déversoir correspondant est donc :

R  R 8`  R M”  R ~C<  1,69 10‘  7,571  1,17 R  8,741 Ω

En pratique, l’une des contrainte à la quelle doit satisfaire un dimensionnement de


protection cathodique est que, la résistance de terre du déversoir soit la plus faible possible,
réduisant ainsi la tension aux bornes du générateur ce qui implique une réduction du coût de
l’installation du système de protection.
IV.2.2.14 Calcul de la tension aux bornes du poste de soutirage
Selon la relation 4.28 la tension est donnée par :

U
QR—R .ƒ„j
˜

Pour des anodes posées horizontalement

LG  y
R MCM  R  R G  R ~7 Avec R ~7  Z. I‚[  0,28 et R G  ρG  0,038
SG

R MCM  7,365  0,28  0,038 R MCM  7,683Ω

7,683 1,93
UŽ  UŽ  17,44 V
0,85

Pour des anodes posées verticalement

R MCM  8,741  0,28  0,038 R MCM  9,059 ´

9,059 1,93
U”  U”  20,57 V
0,85

65
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

IV.2.2.15 Calcul de la puissance requise par le poste

D’après l’équation 4.30 j’ai :

P  U. I‚[ D’où on obtient après calcul :

PŽ  33,66 W P”  39,70 W

On remarque que la puissance exigée au générateur est relativement plus grande en


utilisant un lit d’anodes composé d’anodes placées verticalement qu’un lit d’anodes avec des
anodes placées horizontalement. Sachant qu’une augmentation de la puissance entraine
inévitablement un surcoût, nous opterons dans le cadre de notre étude pour un lit d’anodes
composé d’anodes placées horizontalement ; ce qui est le cas en pratique, car pour la
protection de leurs pipelines ; SONATRACH et la GRTG utilisent généralement, des anodes
en fer-silicium posées horizontalement.
Conclusion :
Le résultat du dimensionnement d’un système de protection cathodique doit permettre de
répondre à une série de question dont :
1. Combien de poste de protection seraient nécessaire pour une protection certaine de la
structure.
2. Quelle est l’intensité du courant maximal à délivrer par chaque poste en fin
d’exploitation.
3. Quelle est le nombre minimal d’anodes par station de protection faut-il pour assurer la
protection.
4. Existe-t-il des conditions spéciales, à certain endroits qui exigent des modifications
dans le plan général de protection établis.
A ce stade du travail, sur la base d’une résistivité moyenne de 400 Ω.m et pour un lit
d’anode posé à 170 m du pipeline, la protection contre la corrosion du gazoduc TOUGOURT-
EL OUED par la méthode de soutirage du courant nécessite 4 postes de soutirage.
Chaque poste de protection, ayant une portée de 23,11 Km, débitant un courant en fin
d’exploitation (25 ans) de 1,93 A et d’un lit de 36 anodes en fer-silicium posées
horizontalement, sous une puissance de 33.66 W.
IV.3. Etude de sensibilité
Une analyse des équations établis précédemment permet de conclure que la puissance
requise par un poste de soutirage est fonction de l’intensité du courant en fin d’exploitation et
surtout de la résistance total du système qui lui dépend entièrement de la résistance du lit
d’anodes.
66
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

Cette dernière dépend également des paramètres d’installation mais en particulier du


nombre d’anodes composant le déversoir.
A travers des tableaux et des courbes nous essayerons de mettre en évidence ces
dépendances, puis nous chercherons à optimiser le système de protection en jouant sur
certains de ces paramètres.
IV.3.1 Influence de la résistivité du sol
En se servant des équations établis dans la première partie, et pour une distance entre le lit
d’anodes et la conduite maintenue à 170 m, avec le s caractéristiques du gazoduc, on effectue
une simulation en utilisant Microsoft Office Excel et on consigne les résultats dans le tableau
ci-dessous.
Tableau 4.4 : Influence de la résistivité du sol

ρsol (Ω.m) Np (Poste) Idr (A) Na (anode) Rtot (Ω) P (W)


100 2 4,495 83 1,957 46,533
150 2 3,723 68 2,508 40,881
200 2 3,166 58 3,232 38,108
250 3 2,745 50 4,123 36,551
300 3 2,416 44 5,176 35,554
350 4 2,152 40 6,392 34,830
400 4 1,935 36 7,771 34,243
450 5 1,754 32 9,318 33,726
500 6 1,600 29 11,035 33,243
550 7 1,468 27 12,927 32,776
600 8 1,353 25 14,999 32,314
650 10 1,253 23 17,257 31,852
700 12 1,164 21 19,707 31,387

67
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

14

Nombre
12
de poste
10

0
0 100 200 300 400 500 600 700 800
Résistivité du sol (Ω.m)

Figure 4.6 : courbe de variation du nombre de postes en fonction de la résistivité du sol

5,000
Intensité 4,500
du 4,000
courant
3,500
(A)
3,000
2,500
2,000
1,500
1,000
0,500
0,000
0 100 200 300 400 500 600 700 800

Résistivité du sol (Ω.m)

Figure 4.7 : courbe de variation de l’intensité du courant du poste en fonction de la résistivité


du sol

Analyse et interprétations : Au terme de cette étude j’ai pu faire les constatations suivantes,
qu’on résume en trois points :

68
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

Graphe Np = F(ρ sol) :


Cette courbe à allure croissante nous permet de conclure que le nombre de poste de
protection cathodique croit avec la résistivité du sol.
Ainsi, pour des terrains agressifs (faible résistivité) le nombre de postes est moins important
que pour des terrains moins agressifs (forte résistivité).
En effet pour des sols de résistivités assez élevées, la propagation du courant reste faible,
car la résistivité sol est la capacité de celui ci à s’opposer au passage du courant. C’est
pourquoi il est nécessaire d’augmenter le nombre de postes de soutirage pour couvrir toute la
longueur de la structure.
Graphe Idr = F(ρ sol) :
Ici on constate que le courant est inversement proportionnel à la résistivité du sol. Ainsi,
pour des résistivités élevées on a des courant assez faibles.
Cela se justifie par le fait que pour de faibles résistivités, le terrain est plus agressif, donc
il est nécessaire de prévoir un courant plus grand pour contenir cette agression, et inversement
pour des résistivités plus grandes le sol est moins agressif c’est ce que justifie d’un faible
courant.
IV.3.2 Influence de la distance entre le lit d’anodes et le pipeline
Ici l’objectif est de faire varier « y » et de voir son influence sur le système de protection
cathodique.
Tableau 4.5 : Influence de « y » sur le système de protection

Y (m) Np Idr (A) Na Rtot (Ω) P (W)


40 -4 0,376 7 34,51 5,741
60 -12 0,680 12 19,86 10,819
90 17 1,078 20 13,02 17,799
120 7 1,430 26 10,10 24,295
150 5 1,744 32 8,49 30,385
170 4 1,937 36 7,76 34,244
180 4 2,028 37 7,47 36,118
210 3 2,285 42 6,76 41,533
240 3 2,519 46 6,25 46,663
270 3 2,732 50 5,87 51,534
300 3 2,929 54 5,57 56,169

69
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

60
P (W)
50

40

30

20

10

0
0 50 100 150 200 250 300 350

Y (m)

Figure 4.8 : Courbe de variation de la puissance des postes en fonction de "y"

8
Np
7

0
0 50 100 150 200 250 300 350

Y (m)

Figure 4.9 : Courbe de variation du nombre de postes en fonction de "y"

70
Chapitre IV Dimensionnement du système de protection cathodique

Analyses et interprétations :
D’après les résultats consignés dans le tableau, certaines valeurs de « y » sont à rejeter
immédiatement car il serait absurde d’avoir par exemple du nombre de postes de protection
négatif et encore 17 postes pour un gazoduc de 16 pouce et 95.602 Km de long.
Graphe P = F(y)
La puissance requis au poste croit avec la distance entre le lit d’anodes et la conduite.
Cela dit, il serait plus économiques d’opter pour des valeurs de « y » assez faible ; mais
une de valeur de « y » assez faible nécessite un nombre de postes important.
Graphe Np = F(y)
Il nous permet savoir que même si plus la valeur de y est assez grande plus la porter du
poste est grand et moins est le nombre de poste à prévoir, cependant le graphe met en
évidence une asymptote car de 210 à 300 m nous avons toujours le même nombre de poste.
Cette analyse nous permet de borner « y » entre les valeurs 150m à 210 m car c’est dans
cette intervalle que on remarque une variation du nombre de postes. Egalement il faut ajouter
que les valeurs de « y » choisies en pratique la plus part du temps se trouve dans cette
intervalle.

71
Conclusion

Conclusion

Le transport du gaz par canalisation en acier reste le moyen le plus efficace en terme de
quantité et de coût, mais le phénomène de corrosion présent un grand problème.

La corrosion est capable de provoquer des incendies qui peuvent influencer sur
l’environnement et l’être humain, et créer des pertes économiques.

Dans ce travail, nous avons traité les différentes méthodes qui permettent de protéger les
ouvrages enterrés dans le sol.

Les différents types des revêtements permettent d’éviter les contactes directe entre la
canalisation et l’électrolyte. Leur choix dépend de leurs caractéristiques mécaniques et
électroniques.

La protection cathodique par courant imposé afait l’objet de notre travail. Sa mise en place
et l’assurance de sa fonctionnalité nécessite la connaissance détaillée de la structure à protéger
et les conditions de construction.

Les éléments les plus importants à considérer dans le design sont :

 Les surfaces à protéger et la géométrie de l’installation ;


 Le type d’électrolyte et les modifications de la composition chimique dans le temps ;
 Les besoins en courant et leurs éventuelles évolutions.

72
Bibliographie

Bibliographie

[1]. http:// [Link]/wiki/corrosion_aqueuse

[2] M. KHERCHOUCHE « Technologie du gaz » ; Rapport interne ; direction des ressources


humaines ; centre de formation AIN M’LILA.

[3] [Link] A830 « Tuyauteries : Protection contre la corrosion », techniques de


l’ingénieur.

[4] M150 « Corrosion en milieu aqueux des métaux et alliages », Techniques de l'Ingénieur.

[5] M. « Protection cathodique » ; direction des ressources humaines ; centre de formation


AIN M’LILA ; séminaire 20/06/2010 AU 24/06/2010 ; Direction De Distribution Sétif.

[6] SONELGAZ-GRTG Méthodologie d’étude de protection cathodique des réseaux en acier


; 2008.

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Annexe

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