Ngouaka
Ngouaka
I-1) - Définition :
Le mot écologie a été créé en 1866 par le biologiste allemand Ernest Haeckel à partir
de deux mots grecs ; oikos qui veut dire ; maison, habitat et logos qui signifie science.
L’écologie apparait donc comme la science de l’habitat, étudiant les conditions
d’existence des êtres vivants et les interactions de toute nature qui existent entre ces
êtres vivants et leurs milieux.
population et la communauté.
Une communauté ou biocénose est l’ensemble des populations d’un même milieu,
peuplement animal (zoocénose) et peuplement végétale (phytocénose) qui vivent dans
les mêmes conditions de milieu au voisinage les uns des autres. Chacun de ces trois
niveaux fait l’objet d’une division de l’écologie.
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L’individu concerne l’autoécologie ; c’est la science qui étudie les rapports d’une
seule espèce avec son milieu. Elle définit les limites de tolérances et les préférences
de l’espèce étudiée vis- à-vis des divers facteurs écologie et examine l’action du
milieu sur la morphologie, la physiologie et l’éthologie.
La biocénose concerne la synécologie ; c’est la science qui analyse les rapports entre
les individus qui appartiennent aux diverses espèces d’un même groupement et de
ceux-ci avec leurs milieux.
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La notion d’écosystème est multi-échelle c'est-à-dire qu’elle peut
Les écosystèmes sont souvent classés par référence aux biotopes concernés. On parle
de:
Écosystèmes des eaux continentales pour les écosystèmes lentisques des eaux
On appelle facteur écologique tout élément du milieu pouvant agir directement sur
les êtres vivants.
Facteurs abiotiques :
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Facteurs biotiques :
Ensemble des interactions qui existent entre des individus de la même espèce ou
commensalisme,….etc.
Les réactions des êtres vivants face aux changements des facteurs physico-
chimiques du milieu intéressent la morphologie, la physiologie et le comportement.
Les êtres vivants sont éliminés totalement, ou bien leurs effectifs sont fortement
réduits lorsque l’intensité des facteurs écologiques est proche des limites de
tolérances ou les dépasse.
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Chapitre II: Dynamique des populations
Une population représente les individus d’une même espèce, les limites dépendent de
l’objectif de l’étude. Les individus d’une population peuvent communiquer entre eux, ils
interagissent : pour l’accouplement ou entrer en concurrence pour les ressources
alimentaire ou pour les habitats, ils peuvent aussi coopérer pour une meilleur exploitation
de ces ressources. (Fig.1)
- L’effectif ou l’abondance,
- La structure d’âge,
- L’organisation sociale.
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a- La distribution uniforme dite aussi distribution régulière. Dans ce type de
distribution les individus ont tendance à ce tenir à égal distance les un des autres, elle est
l’indice d’une instance compétition entre distribution dans le désert de l’Arizona ou les
buissons de la créosote bush (divaricata ) qui secrètent des substances toxiques ont une
distribution quasi uniforme.
Le même cas est observé chez une espèce de lamellibranche (Tellina tenuis Fig.2 )dans
le sable des plages de la manche.
Plusieurs expériences ont mis en évidence les effets bénéfiques des groupements des
individus de la même espèce. L’effet de groupe ce rapporte à l’ensemble des
modifications physiologiques morphologiques et du comportement qui apparaissent
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lorsque plusieurs individus de la même espèce vivent ensemble dans un espace
raisonnable et avec une quantité de nourriture suffisante. L’effet de groupe agit sur la
fécondité et la vitesse de croissance des individus, ce phénomène est observé chez les
oiseaux ou les individus qui vivent en colonie ont un sucée reproducteur faible ou nul
lorsque les effectifs tombent au dessous d’un seuil critique. Ces observations sur l’effet
de groupe ont conduit à l’apparition d’une autre notion celle de la population minimum
viable qui est très importante pour déterminer les populations en danger, et qui permet de
déterminer des mesures de protections des espèces. La population minimum viable
correspond à la taille de la population nécessaire qui permet le maintient de cette
population, on estime par exemple qu’un troupeau d’éléphants doit contenir au moins 25
individus pour que la population survive, et qu’un troupeau de rennes doit compter entre
300 et 400 tête, et qu’un nombre inferieur à 300 tête ne permet pas la survie de la
population.
L’effet de masse apparait lorsque l’espace est limité, et se caractérise par des effets
néfastes pour la population. Une étude sur Tribolium confusum (Fig.3) a montré qu’il
existe une
densité optimale pour laquelle le nombre d’œufs pondus par femelle atteint un maximum,
ce qui correspond à un effet de groupe. Au delà de cette densité optimale la fécondité des
femelles diminuent, c’est la manifestation de l’effet de masse. Cette manifestation est
apparue en réponse à la forte densité de ce coléoptère qui a conduit à l’intoxication du
milieu qui a reçues une quantité importante d’excrétât toxique qui a un effet perturbateur
sur la fécondité de cette espèce.
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IV. L’abondance des espèces
Il existe plusieurs méthodes pour déterminer l’abondance d’une espèce, la plus simple est
𝑎(𝑏 + 1)
𝑁= (𝐸𝑞. 1)
(𝑐 + 1)
limité par l’action de divers facteurs. Cette limitation de la puissance d’expansion des
êtres vivants été évoqué par Darwin qui a estimé que dans des conditions idéales et au
bout 740 à 750 on aurait une population de 19 millions d’éléphants d’Afrique vivants,
tous descendants du même couple. Cette augmentation théorique selon une progression
géométrique correspond à la notion de potentiel biotique (Chapman, 1931).
L’arrivée d’une espèce dans un milieu nouveau se traduit par une croissance de type
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logistique caractérisé par une augmentation rapide des effectifs suivie par une
stabilisation au tour d’une valeur moyenne à peu près constante qui correspond à la
charge biotique maximale du milieu.
Elles sont dues principalement à des facteurs climatiques, ce type de variation présente
de fortes amplitudes entre le minimum et le maximum. Les variations qui sont dues au
Ces variations se rencontrent surtout chez des mammifères, des oiseaux et des
insectes. Au canada le lièvre variable et le lynx ont des variations d’abondance régulières
dont la période est de 9,6 ans. La période d’abondance du lièvre précède en général celle
du lynx de 1 ou 2 ans.
Certaines espèces pullulent ou se raréfient sans que la cause en soit bien élucidée.
Certains insectes apparaissent brusquement et se raréfient tout aussi vite. C’est le cas des
espèces liées au bois brulé qui se multiplient peut-être grâce aux conditions favorables
créées par l’incendie.
L’étude des structures d’âge permet d’avoir des éléments de réponses par rapport à
l’évolution des effectifs d’une population durant un laps de temps donné. Il existe des
méthodes qui permettent de connaitre l’âge exact des individus comme les cernes annuels
de croissance des arbres. D’autres donnent seulement une estimation de l’âge. Le poids
des défenses des éléphants, ou la taille corporelle des poissons sont fonction de leur âge.
Plusieurs méthodes sont utilisées pour étudier la structure d’âge des populations.
VI.1. Les tables de survie
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Elles indiquent à un moment donné la structure d’âge d’une population et le taux de
mortalité de chaque classe d’âge. Les tables de survie sont utiles pour assurer la gestion
des populations. Elles permettent aussi de calculer divers paramètres comme le taux
intrinsèque d’accroissement naturel, le taux de reproduction, la durée d’une
génération…etc.
V.2. Les courbes de survie
Les pyramides des âges représentent graphiquement le nombre d’individus dans chaque
classe d’âge, pour les males et les femelles. Il est possible de distinguer trois types de
pyramides des âges :
a- Un type à base large caractéristique des populations renfermant un nombre élevé de
jeunes et ayant une croissance rapide.
b- Un type à base étroite renfermant plus d’individus âgés que de jeunes et
caractéristique de populations en déclin.
c- Un type moyen avec un pourcentage modéré de jeunes et correspondant à des
effectifs à peu près stationnaires.
La forme de la pyramide des âges permet de déceler certaines influences du milieu et de
mettre en évidence le rôle des prédateurs.
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Chapitre III. La structure des biocénoses et des écosystèmes
I. Le concept d’écosystème
hiérarchisé dans lequel les éléments constitutifs sont eux-mêmes des sous-systèmes
structurés.
La nature et l’étendue des écosystèmes sont variables. Une souche d’arbre mort peut être
considérée comme un écosystème de même que la foret dans laquelle se trouve cette
souche.
Ainsi définis les écosystèmes sont des entités sans dimensions, ce qui se reflète dans les
difficultés que l’on rencontre pour les délimiter et qui se retrouve au niveau des
biocénoses.
Le terme biocénose peut être appliqué à l’ensemble des espèces qui peuplent un milieu
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bien délimité dans l’espace comme un étang ou une forêt. Ces diverses espèces ne sont
pas indépendantes les unes des autres. Elles ont entre elles des relations multiples et elles
forment un ensemble relativement stable et autonome (Fig. 5).
Les biocénoses peuvent avoir une durée et une étendue variables. On considère souvent
comme des biocénoses des communautés d’organismes aussi restreintes que celles qui
habitent un cadavre en décomposition, une bouse ou un tronc d’arbre mort. Mais on peut
aussi considérer ces communautés comme des fragments d’une biocénose plus vaste qui
est la foret dans son ensemble.
On peut distinguer des biocénoses stables à l’échelle humaine, qui durent plusieurs
dizaines d’années ou même plusieurs siècles, et les biocénoses cycliques dont l’évolution
peut être très rapide et se faire en quelques jours.
L’étude des biocénoses s’est souvent limité à l’étude des végétaux, vu qu’ils constituent
l’essentiel de la biomasse et qu’ils imposent au paysage un aspect caractéristique, de plus
les végétaux sont des organismes plus faciles à inventorier et a délimiter que les animaux
ou les microorganismes, c’est pour cette raison que les premiers travaux sur la
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délimitation des biocénoses ont été réalisés par des botanistes pour délimiter les
différentes phytocénoses. Pour la délimitation des zoocénoses la tache est plus complexe
vu que ces dernières peuvent avoir des caractéristiques spécifiques qui compliquent ce
travail de délimitation car en effet les zoocénoses peuvent être périodiques et
n’apparaissent que durant une période donnée, elles peuvent aussi être constitués
d’organismes capables de ce déplacer d’un endroit à un autre … etc.
Pour délimiter les phytocénoses le premier travail à effectuer consiste à rechercher des
milieux homogènes dans lesquels un inventaire des diverses espèces est réalisé, et ainsi
on peut établir plusieurs indices
Les botanistes utilisent souvent une échelle approximative pour décrire l’abondance en
attribuant un indice.
total des individus de toutes les espèces. Cet indice est divisé en cinq classes, la classe
I renferme les espèces dont la fréquence est entre 0 et 20%,… et la classe V celle dont
trouvent dans plus de 50% des relevés ; les espèces accessoires dans 25 à 50% des
L’aire minimale sert à déterminer l’homogénéité d’une biocénose, elle peut être
déterminée en traçant une courbe qui représente le nombre d’espèces en fonction du
nombre de relevés ou, ce qui revient au même, de la surface. La courbe obtenue à
toujours la même allure, le nombre d’espèce croissant très vite au début puis devenant à
peu près constant. On appelle aire minimale la plus petite surface nécessaire pour que
toutes les espèces soient représentées. L’aire minimale ne dépasse pas les 2 m² dans une
pelouse mais elle atteint plusieurs km² dans un désert.( Fig.6)
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Fig.6- Détermination de l’aire minimale
Suite à une expédition scientifique au Spitzberg, Carles Elton est arrivé à dresser une liste
à peu-près exhaustive des animaux qui colonisent cette région du monde et déterminer les
relations de nature alimentaire qu’entretiennent ces espèces entre elles. Il constata que
les animaux prédateurs sont presque toujours plus grands que leurs proies et que les
proies ont toujours une taille suffisante pour fournir assez d’énergie à leurs prédateurs.
Une chaine alimentaire est une suite d’organismes dans laquelle les uns mangent ceux
qui les précédent dans la chaine avant d’être mangés par ceux qui les suivent.
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Il existe deux types de chaines alimentaires. Celles qui commencent par des végétaux
vivants qui sont dévorés par des animaux herbivores constituent le système
herbivore(Fig.7). Celles qui commencent par de la matière organique morte (animale ou
végétale) qui est consommée par des détritivores constituent le système saprophage
(Fig.8).
Dans une chaine alimentaire du système herbivore on peut distinguer divers catégories
constituées de bactéries et de champignons qui attaquent les cadavres et les excrétât et les
décomposent peu à peu en assurant le retour progressif au monde minéral des éléments
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Il existe le long des chaines alimentaires des transferts de matière et d’énergie : la matière
se conserve et est constamment recyclée dans l’écosystème tandis que la respiration des
organismes produit de l’énergie dégagée sous la forme de chaleur qui n’est pas recyclée
et qui est perdue.
Des organismes appartiennent à un même niveau trophique lorsque, dans une chaine
alimentaire, ils sont séparés des végétaux par le même nombre de maillons. Les végétaux
par définition constituent le premier niveau trophique. Il faut cependant garder en
mémoire le caractère simplificateur de la notion de niveau trophique. Un même animale
peut appartenir à plusieurs niveaux trophique différents. C’est le cas des espèces
omnivores qui consomment à la fois des végétaux et des animaux.
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2- La pyramide des biomasses représente pour chaque niveau trophique la biomasse
(en poids sec) des organismes. Cette pyramide a généralement la pointe dirigée
vers le haut, mais il existe des exceptions, par exemple le phytoplancton dans les
océans à une biomasse inferieur à celle du zooplancton mais une vitesse de
renouvellement bien supérieur.
3- La pyramide des énergies est le système le plus satisfaisant. Chaque niveau
trophique est représenté par un rectangle dont la longueur est proportionnelle à la
quantité d’énergie accumulé par unité de surface et de temps. La pyramide des
énergies se présente toujours avec la pointe dirigée vers le haut en raison des
pertes d’énergie qui ont lieu d’un niveau trophique à un autre.
a- Le nombre d’espèce par classe de taille. Il existe plus d’espèce de petite taille que
b- L’abondance des espèces en fonction de leur taille. Les espèces de petite taille ont des
c- Le nombre d’’espèces par classe d’abondance. Il-y-a beaucoup d’espèces rares et peu
communes ont des aires de répartition plus vastes que les espèces rares.
Plusieurs théories essayent d’expliquer les facteurs qui règlent la diversité spécifique
des biocénoses, mais aucune de ces théories à elle seul ne semble satisfaisante. Ces
différentes théories sont les suivantes :
diversité spécifique augmente avec la productivité des écosystèmes. C’est le cas des
rongeurs des déserts d’’Amérique du nord. Mais d’autres études montrent que la diversité
passe par un maximum pour une productivité moyenne et qu’elle diminue ensuite.
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augmenter la diversité.
niches écologiques de plus en plus étroites. Mac Arthur (1975) à montré que la diversité
spécifique diminue lorsque les variations des mensuelles augmentent
e- Influence de la surface. Les régions tropicales ont une surface bien supérieure à celle
des autres régions, elles disposent donc de vastes étendues dans lesquelles elles peuvent
subir la spéciation allopatrique, développer des populations nombreuse qui pour cette
raison, ont des taux d’extinction inferieurs à ceux des espèces des autres régions. Ainsi
d’une manière générale la richesse des peuplements augmente avec l’étendue de la
région.
Les différents organismes animaux et végétaux qui composent une biocénose ont des
dimensions très variées et ils occupent le plus souvent des emplacements bien définis.
Ceci confère aux biocénoses une structure spatiale qui peut être étudiée soit dans le plan
vertical (stratification de la biocénose), soit dans le plan horizontal (hétérogénéité spatiale
des biocénoses).
La répartition des organismes dans le plan vertical correspond à la stratification qui est
plus ou moins marquée selon les biocénoses. La stratification permet une meilleure
utilisation du milieu et une productivité plus élevée. En forêt on distingue habituellement
une strate cryptogamique composée de mousses et de lichens qui se trouve au niveau du
sol ; une strate herbacée de hauteur variable qui peut atteindre plus de 1m ; une strate
arbustive qui peut aller jusqu’à 8 m et une strate arborescente comprenant les arbres les
plus hauts. A cette stratification végétale se superpose une stratification animale ou
chaque groupe d’animaux va occuper selon ses exigences une strate bien défini. Une
stratification verticale existe aussi dans le sol ou elle est marquée par un étagement des
racines et autre organes souterrains. Dans les milieux aquatiques aussi ce type de
stratification existe, dans un étang par exemple on peut distinguer une végétation flottante
qui occupe la surface du plan d’eau et une végétation immergée qui occupe le fond.
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Fig.10. Représentation schématique d’une structure verticale d’un écosystème
Lorsqu’un gradient de salinité existe autour d’un étang d’eau saumâtre la structure de
la biocénose dans le plan horizontal est caractérisée par l’existence de ceintures
concentriques formées par une végétation de plus en plus halophile, ce cas de figure
illustre un des mécanismes qui contribuent à donner une structure horizontale à une
biocénose.
Une structure en mosaïque est aussi fréquente dans les biocénoses, dans ce genre de
structure on peut généralement faire une cartographie de la biocénose ou on remarque
que cette biocénose peut être divisée en plusieurs parties et ou chaque partie est occupée
par une flore et une faune bien déterminée.
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VI.3. Périodicité des biocénoses
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Chapitre IV. Les successions écologiques
Un écosystème n’est pas une structure constante, bien au contraire, il est caractérisé
par son dynamisme qui est une réponse de ce dernier aux différents changements qu’il
subi.
Une observation même superficielle montre que le sol nu se couvre peu à peu de
végétation constituée essentiellement d’herbes vivaces, après un certain temps on
remarque l’installation des arbustes et en fin l’installation des arbres. Cette observation
est aussi valable pour les écosystèmes aquatiques, un étang par exemple se comble peu à
peu grâce à l’activité de la végétation. Ce phénomène de colonisation d’un milieu par les
êtres vivants et de changement de flore et de faune avec le temps est connu sous le nom
de succession écologique.
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Sur un sol nu les végétaux s’installent au hasard des apports de semences qui sont
souvent transportées par le vent dans le cas des espèces pionnières. Les effets du hasard
sont modifiés par les facilités du terrain à coloniser. Il est évident que les plantes les plus
communes auront plus de chance de s’installer que les plantes rares. La sélection en
fonction des caractères du sol et du microclimat éliminera un grand nombre d’espèces. Le
plus souvent les plantes une fois installées s’étendent, chaque espèce formant des
peuplements mono spécifiques. La végétation a ainsi un aspect en mosaïque
caractéristique des stades jeunes de la colonisation. Puis la concurrence et la sélection se
manifestent et la biocénose acquiert sa structure définitive.
La notion de climax a été très critiquée. Pour rester valable et mériter d’être conservée
cette notion doit prendre un aspect dynamique. Une forêt parvenue au stade climax n’est
pas un système uniforme et immuable. C’est un ensemble hétérogène de parcelles d’âges
différents qui ont été crées par des perturbations telles que le vent ou le feu. Dans la forêt
parcelles d’âge divers dont la végétation est celle ou rappelle celle des stades précédents.
Margalef d’en déterminer diverses caractéristiques qui peuvent être résumées dans les
dix propositions suivantes.
a- Les écosystèmes proches du climax sont plus organisés, plus complexes que les
diminue lorsque la succession tend vers le climax. Les écosystèmes proches du stade
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pionnier ont un taux de renouvellement de la biomasse élevé et ils peuvent être soumis
écosystèmes jeunes et tend vers l’unité dans les écosystèmes voisins du climax. Par
conséquent la productivité nette PN qui est égale à PB-R tend vers zéro en raison de
que l’on s’approche du climax. Elle devient en suite à peu près constante puisque la
c- La diversité spécifique augmente le long des successions. Elle est due en particulier à
succession.
d- Les distributions d’abondance des espèces changent au cours des successions, ainsi
que l’équitabilité qui est d’abord faible puis augmente au stade climax.
e- Les chaines alimentaires tout d’abord linéaires et dominées par des herbivores,
deviennent des réseaux ramifiés et complexes ou les détritivores prennent une place de
g- Dans les milieux climaciques la mobilité des espèces tend à diminuer, le cycle
h- Les espèces des stades pionniers sont fréquemment des espèces opportunistes ayant
adopté des stratégies démographique de type « r » qui disséminent leurs diaspore avec
l’aide du vent, tandis que les stades climatiques sont dominées par des espèces
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à l’aide des animaux. Au cours de la succession on assiste donc à une
espèces anémochores.
j- D’une façon générale le climat est instable et imprévisible dans les milieux occupés
par des stades pionniers ; il est stable est prévisible dans les milieux climaciques.
Le phénomène de succession écologique justifie les mesures qui sont prises pour la
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Chapitre V. Les principaux biomes terrestres
Cette distribution zonale est mieux marquée dans l’hémisphère nord que dans
l’hémisphère sud ou les terres émergées ont une superficie plus réduite. Dans la majorité
des cas la végétation fournit les traits essentiels de la physionomie des biomes, les
animaux ayant une biomasse bien moins importante. C’est la raison pour laquelle les
grandes lignes de la division du globe en biomes sont surtout établies à partir de l’étude
de la végétation
La Taïga est une ceinture de forets qui borde la Toundra au sud et qui constitue 31%
des forêts du globe. Elle est particulièrement développée au Canada est dans le nord de
l’Eurasie. Son climat est caractérisé par quatre mois dont la température moyenne est
supérieur à 10°C ce qui permet l’installation de la forêt. Mais les hivers sont longs : 6
mois à moins de 0°C, et l’enneigement dure de 160 à 200 jours par an. Le sol le plus
fréquent est un podzol boréal. La Taïga est installée dans des régions qui, pour la plupart,
étaient recouvertes de glaciers au quaternaire. La fonte de la glace s’est produite il y a
moins de 5500 ans en Scandinavies. Les biocénoses de la Taïga sont donc récentes et
pauvres en espèces. Les arbres sont adaptés au froid. Ce sont surtout des Conifères : pin,
sapin, épicéa, mélèze, mêlés de quelques feuillus comme l’aulne, le bouleau et le Saul.
En raison des conditions climatiques de la région et notamment les faibles températures,
la décomposition de la litière est lente et la croissance des arbres et la productivité
primaire sont faibles.
La Taïga (Fig.13) est un milieu hétérogène surtout en raison des inégalités du relief. La
forêt colonise les zones un peu élevées tandis que les tourbières s’installent dans les
dépressions.
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sédentaires sont peu nombreux car beaucoup migrent en hiver ce qui explique les
fluctuations d’abondance de certaines espèces durant l’année.
Cette forêt qualifiée aussi de forêt pluviale tempérée s’étend de la Colombie britannique
au nord de la Californie. Ces forêts couvrent environ 300 millions d’hectares dont les
deux tiers sont en Amérique du nord (Fig. 14 a et
b).
Fig.14 a. Fig.14 b.
Ces forêts ont une aire de répartition très vaste, on les retrouve en Europe, en Asie et
d’autres espèces comme le bouleau et le châtaigner. Cette forêt forme une composition
peu dense à strate arbustive assez riche et avec une strate herbacée qui exige un certain
éclairement. Cette chênaie se développe surtout sur des sols acides. C’est une forêt
climax qui succède à un stade de land à genêts et à bruyères.
2- La chênaie neutrophile ou chênaie charmaie s’installe sur des sols calcaires dans des
régions à climat relativement chaud et sec en été. Cette forêt climacique est dominée
par le chêne pédonculé parfois mélangé à des hêtres et aussi d’autres arbres d’importance
secondaire comme le charme et le tilleul. La strate arbustive comprend
elle a une répartition plus méridionale que les deux autres. Cette forêt est constituée
d’arbres espacés permettant l’installation d’une strate herbacée haute ayant l’aspect
d’un pré.
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4- La hêtraie ou chênaie-hêtraie s’installe dans les régions à climat suffisamment humide
hêtre est souvent mêlé de chênes pédonculés mais il peut aussi former des
peuplements presque purs. Le sous bois de la hêtraie reçoit peu de lumière et la strate
Les régions à climat méditerranéen sont caractérisées par une température annuelle
moyenne de l’ordre de 15 à 20°C. Les étés y sont secs et chauds, ce qui entraine un arrêt
de la croissance de la végétation. Les hivers sont doux et humides et les gelées
exceptionnelles.
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Fig. 16 - La forêt méditerranéenne
La région méditerranéenne proprement dite est caractérisée par quelques espèces qui
sont restreintes à cette région, c’est le cas du chêne liège qui est présent au sud de
l’Espagne, au Portugal, au sud de la France et en Afrique du nord. Beaucoup de conifères
occupent aussi cette région ou d’importants peuplements de pin occupent tout le pourtour
du bassin méditerranéen. Les deux espèces les plus répondues sont le pin d’Alep et le pin
maritime. (Fig.16)
Malgré les dégradations subites par les forêts des régions méditerranées, ces dernières
recèlent une biodiversité élevée particulièrement en Californie et en Afrique du sud. La
présence de certaine famille d’insectes comme les Coléoptères, les Ténébrionidés et les
Orthoptères annonce les régions tropicales. Il est aussi important de signaler ici le fort
taux d’endémisme enregistré dans les différentes régions méditerranées.
Les formations herbacées naturelles représentent le plus vaste biome terrestre. Elles
couvrent 24% de la surface des continents soit 46 millions de Km² (Fig. 16 et 17).
Ces formations présentes sur tous les continents ont des caractéristiques communes, elles
s’installent dans les régions tempérées au cœur des continents, lorsque le climat est
caractérisé par des étés chauds et humides et des hivers froids. La pluviosité annuelle
varie entre 300 et 500 mm mais elle peut atteindre 1000 mm dans certaine régions. On
inclut dans les formations herbacées naturelles la steppe russe, la prairie nord
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américaine, la puszta hongroise, le veld sud africain et la pampa sud américaine. La
végétation de toutes ces régions est dominée en biomasse par les Graminées
accompagnées de Cypéracées et les arbres sont presque totalement absents.
Ces forêts sont aussi connues sous le nom de forêts denses ou forêts ombrophiles, elles
occupent des régions chaudes, bien arrosées toute l’année et sans saison sèche ou
presque.
Elles existent dans régions principales : (a) l’Amazonie ; (b) l’Afrique occidentale et
centrale avec deux blocs indépendants dont l’un correspond au Liberia et à la Cote
d’ivoire et l’autre au Cameroun, au Gabon et au bassin du Congo ; (c) l’Indo Malaisie.
Des fragments moins importants subsistent sur la cote orientale de Madagascar et dans le
sud de l’Inde (Fig.18). La forêt équatoriale est formée par des arbres sempervirents qui
ont une grande diversité spécifique, il en existe 600 espèces en Cote d’ivoire et 2000 en
Malaisie. Les diverses espèces sont représentées par des individus très dispersés ce qui
oppose la forêt équatoriale à la forêt tempérée. Parmi les familles de plantes à fleurs
importantes on citera les Palmiers, les Orchidées, les Rubiacées et les Légumineuses. La
stratification des forêts équatoriales est complexe. Il existe souvent une strate supérieure
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d’arbres géants qui dépassent 50 m de hauteur et qui émergent ça et la de la voute
forestière ; puis une strate moyenne presque continue à 30-40 m, enfin une strate d’arbres
plus petits entre 15 et 25 m. la strate herbacée du sous-bois est clairsemée et formée
d’espèces comme les fougères et les sélaginelles.
Les relations quasi symbiotiques entre les Mammifères, les oiseaux et les arbres de la
forêt équatoriale sont nombreuse. On admet aujourd’hui que les espèces frugivores ont
évoluées parallèlement aux végétaux, et on sait que sans les animaux la régénération de
la forêt tropicale humide serait compromise. Ces relations de type mutualisme
intéressent 70 à 80% des espèces végétales. Cette dissémination primaire des graines par
les vertébrés peut être complétée par des disséminateurs secondaires comme les fourmis.
La quasi symbiose entre les animaux et les végétaux se révèle aussi pour les modes de
pollinisation qui sont assurés aussi bien par des Mammifères comme les lémuriens et
chauves-souris, que par des oiseaux ou des insectes.
La productivité primaire des forêts tropicales est élevée mais cette végétation est
installée sur un sol pauvre en réserves. Une grande partie de la minéralomasse est stockée
dans la végétation et lorsque la forêt est éliminée pour faire place à l’agriculture, la
biomasse est réduite à presque rien et les réserves minérales sont épuisées avant même
que les parcelles cultivées soient abandonnées. La forêt secondaire qui s’installe une
trentaine d’année plus tard n’a plus grand-chose à voir avec la forêt originelle.
II.2. La savane
Les savanes sont des formations végétales intertropicales couvrant des surfaces très
étendues dans des régions à climat ensoleillé, dont la température moyenne dépasse 26°C
et ou la pluviosité est faible.
Les savanes herbeuses sont caractérisées par une végétation formée de Graminées dures,
hautes de 80 cm à plusieurs mètres. Ces savanes herbeuses sont bien représentées en
Afrique. Dans la savane de Cote d’ivoire les Graminées principales appartiennent au
genre Aristida ou herbe à éléphants. En Amérique du sud les savanes herbacées forment
les Ilanos du Venezuela.
Les savanes arbustives sont caractérisées par la présence d’arbres plus ou moins dispersés
appartenant à des espèces peu nombreuses et différentes de celles de la forêt tel que les
Acacia, le Baobab ou le palmier rônier en Afrique, les eucalyptus en Australie et les
Cactées en Amérique du sud. Ces arbres ont une taille généralement inferieure à 15 m,
ont une écorce épaisse renfermant beaucoup de liège et résistante au feu.
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l’Emeu en Australie. L’existence de grands troupeaux d’herbivores apporte des bouses
abondantes qui hébergent de très nombreuses espèces de Scarabéidés. La faune africaine
de ces insectes est la plus riche du monde. Les termites sont omniprésents dans la savane
et ils jouent un rôle important dans les processus de pédogénèse.
Les déserts couvrent 34% des terres émergées dans lesquelles vit le 1/5 de la population
mondiale. Ces formations appelées déserts désignent les régions ou la pluviosité annuelle
moyenne est inferieure à 100 mm et aussi très irrégulière. On connait au Sahara des
périodes de 8 ans sans pluie et le désert d’Atacama au Chili n’a reçu que 1,6 mm d’eau
en 19 ans. Selon un degré d’aridité croissant on distingue trois types de désert :
b- Les zones arides ou déserts vrais couvrant 18 millions de km² et ou la pluviosité varie
de 80 à 150 mm par an (Ex : le Sahara).
Il existe une autre classification qui distingue les déserts chauds ou subtropicaux (Sahara,
Kalahari, déserts d’Iran et d’Arabie, déserts de Sonora et de Mojave). Des déserts
continentaux froids (Gobi, Great Basin). Et des déserts littoraux (Namib, Chili et Pérou).
Comme tous les biomes les déserts ne sont pas immuables. Il a existé au Sahara cinq
périodes pluviales au quaternaire et une faune de grands herbivores habitait la région à
ces époques. Par contre le désert du Namibe est un désert ancien qui existait déjà au
tertiaire. La physiographie des déserts est très variée, ce qui retentit sur la faune et la
flore. On distingue habituellement des zones sableuses ou ergs couverts de dunes ; des
zones de cailloux, les regs ou hamadas ; des dépressions plus ou moins humides, les
chotts. Le sel et le sable sont fréquents et jouent un rôle important de même que les rares
points d’eau qui subsistent isolés en plein désert.
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Fig. 19 .Espèce végétale au sahara
Les relations entre le sol et la végétation sont nette dans les déserts. Il est possible de
distinguer les groupements suivants :
a- Les champs de dunes et les ergs sont colonisés par l’association à Aristida pungens et
Retama retam avec une faune riche en insectes qui vie dans le sable.
b- Les hamadas et les regs rocheux ont une végétation éparse avec de rares Graminées et
des buissons les Chénopodiacées, des Acacia et des Ephedra .
c- Les dépressions non salée à humidité permanente ou dayas et les lits des oueds sont le
domaine de Zizyphus lotus , Pistacia atlantica , et de diverses Graminées.
d- Les dépressions salées ou chotts ont une végétation halophile composée de salicornes,
Limonium , Suaeda , et même de Tamarix.
Les végétaux du désert ont des caractéristiques qui leur sont propres, ces spécificités sont
dues à une évolution dans un environnement particulier offrant des conditions de vie
extrême de températures et de pluviosité. Les végétaux temporaires échappent à la
sécheresse grâce à leur cycle de développement très court localisé à la période humide.
Les végétaux permanents ont un réseau de racine très développée qui leur permet d’aller
chercher l’eau en profondeur, en plus la partie aérienne de cette flore adopte des
stratégies permettant l’économie de l’eau, parmi ces stratégies on remarque la diminution
de la surface des feuilles.
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renferme le plus d’espèces adaptées à la vie dans des conditions extrêmes. Au Sahara 26
ordres sur 32 sont représentés.
III.2. La toundra
La toundra est la zone de végétation située au-delà de la limite naturelle des arbres.
Cette limite passe dans l’hémisphère nord au niveau du cercle arctique (66°33’ N) ; elle
atteint 72° en Sibérie centrale et s’abaisse vers 53° au Labrador et en Alaska. Le climat
est caractérisé par une période sans gelées inferieure à 3 mois et par la moyenne du mois
le plus chaud inferieure à 10°C. Le sol ne dégèle que sur quelques décimètres de
profondeur pendant le bref été et il existe une partie gelée en permanence, le permafrost,
qui empêche le drainage des eaux et qui provoque la formation de vastes marécages.
La végétation de la partie sud de la toundra qui est confinée à la limite des forêts(Fig. 20),
comprend des arbrisseaux nains mêlés de tourbières à Sphaignes. Plus au nord
apparaissent des pelouses et des tourbières à Carex et Eriophorum, puis des tapis de
mousses et de Lichens qui subsistent seuls dans la partie la plus septentrionale. Dans
l’hémisphère sud le climat plus humide et plus froid fait remonter la limite des arbres
vers 45° de latitude au Chili et 53° en Nouvelle Zélande. Dans ces régions il n’existe pas
de véritables toundra mais des formations végétales caractérisées par des Ombellifères
endémiques du genre Azorella.
Fig.20. La toundra
Les conditions thermiques particulièrement dures expliquent que la croissance des plantes
soit très lente et leur longévité très grande. On a pu montrer que les thalles de certains
Lichens sont pluri centenaires.
Les mammifères de la toundra comprennent 61 espèces dont 8 insectivores
(musaraignes), 34 Rongeurs et Lagomorphes (écureuils, marmottes et castors), des
carnivores (lynx, renard bleu, ours brun et blanc et loup) et des Ongulés (renne, élan et
caribou). Les mammifères de la toundra adoptent des stratégies qui leurs permettent de
résister aux températures extrêmes comme l’épaisseur de la fourrure qui permet de garder
la chaleur corporelle.
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Les oiseaux représentés par une quarantaine d’espèces sont surtout des oiseaux de
passage qui viennent nidifier dans la toundra.
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Bibliographie
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Guelma.
Begon, M., Harper, J.R. & Townsend, C.R. (1990). Ecology: individuals, populations
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Ramade, F. 2005. Eléments d’écologie. Ecologie appliquée (6e édition), Dunod, Paris
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