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Matière : Biologie des populations et des organismes

Destination du cours : les étudiants de L3- spécialité : Ecologie et Environnement

Chapitre I : Les concepts en écologie

I-1) - Définition :

Le mot écologie a été créé en 1866 par le biologiste allemand Ernest Haeckel à partir
de deux mots grecs ; oikos qui veut dire ; maison, habitat et logos qui signifie science.
L’écologie apparait donc comme la science de l’habitat, étudiant les conditions
d’existence des êtres vivants et les interactions de toute nature qui existent entre ces
êtres vivants et leurs milieux.

Il s’agit de comprendre les mécanismes qui permettent aux différentes espèces


d’organismes de suivre et de coexister en se partageant ou en se disputant les
ressources disponibles (espace, temps, énergie, hydrologie, océanographie, la chimie,
la géologie, la pédologie, la physiologie, la génétique, éthologie, etc. Ce qui fait de
l’écologie une science pluridisciplinaire.

I-2) - Domaine d’intervention :

Les études écologiques portent conventionnellement sur trois niveaux ; l’individu, la

population et la communauté.

Un individu est un spécimen d’une espèce donnée

Une population est un groupe d’individus de la même espèce occupant un territoire


particulier à une période donnée.

Une communauté ou biocénose est l’ensemble des populations d’un même milieu,
peuplement animal (zoocénose) et peuplement végétale (phytocénose) qui vivent dans
les mêmes conditions de milieu au voisinage les uns des autres. Chacun de ces trois
niveaux fait l’objet d’une division de l’écologie.

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L’individu concerne l’autoécologie ; c’est la science qui étudie les rapports d’une
seule espèce avec son milieu. Elle définit les limites de tolérances et les préférences
de l’espèce étudiée vis- à-vis des divers facteurs écologie et examine l’action du
milieu sur la morphologie, la physiologie et l’éthologie.

La population concerne l’écologie des populations ou la dynamique de populations


; c’est la science qui étudie les caractéristiques qualitatives et quantitatives des
populations ; elle analyse les variations d’abondance des diverses espèces pour en
rechercher les causes et si possible les prévoir.

La biocénose concerne la synécologie ; c’est la science qui analyse les rapports entre
les individus qui appartiennent aux diverses espèces d’un même groupement et de
ceux-ci avec leurs milieux.

I-3) - Notion de système écologique (Ecosystème) :

Un système écologique ou écosystème fut défini par le botaniste anglais Arthur


Tansely en 1935. Un écosystème est par définition un système, c’est-à-dire un
ensemble d’éléments indissociables, la biocénose et le biotope.

La biocénose est l’ensemble des organismes qui vivent ensemble (zoocénose,


phytocénose, micro biocénose, mytocénose,…….etc.).

Le biotope (écotope) est le fragment de la biocénose qui fournit à la biocénose le


milieu abiotique indispensable. Il se définit également comme étant l’ensemble des
facteurs écologiques abiotiques (substrat, sol, climat) qui caractérisent le milieu ou
vit une biocénose déterminée.

La biosphère est la partie de l’écorce terrestre ou la vie est possible. La biosphère


comprend une partie de lithosphère (partie solide de l’écorce terrestre), une partie
de l’atmosphère (la couche gazeuse entourant la terre) et une partie de l’hydrosphère
(partie du système de terrestre constituée d’eau). La biosphère désigne
l’ensemble de ces milieux et tous les êtres vivants qui y vivent. Exemple ; une forêt,
biocénose ; phytocénose, zoocénose.

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La notion d’écosystème est multi-échelle c'est-à-dire qu’elle peut

s’appliquer à des portions de dimensions variables de la biosphère: un lac, une


prairie, ou un arbre mort.

Suivant l’échelle de l’écosystème nous avons :

Un micro-écosystème: exemple un arbre

Méso-écosystème: exemple une forêt

Un macro écosystème exemple une région

Les écosystèmes sont souvent classés par référence aux biotopes concernés. On parle
de:

Écosystème continentaux tels que ; les écosystèmes forestiers (forêts), les

d’écosystème prairiaux, les agro-écosystèmes.

Écosystèmes des eaux continentales pour les écosystèmes lentisques des eaux

calmes à renouvellement lent (lacs, marécages, étangs)

Écosystèmes océaniques (les mers, les océans).

I-4-3) Notion de facteurs du milieu:

On appelle facteur écologique tout élément du milieu pouvant agir directement sur
les êtres vivants.

Les facteurs écologiques sont de deux types

Facteurs abiotiques :

Ensemble des caractéristiques physico-chimiques du milieu tel que les facteurs

climatiques (température, pluviosité, lumière, vent,….etc), édaphiques (texture et

structure du sol, composition chimique,…….etc).

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Facteurs biotiques :

Ensemble des interactions qui existent entre des individus de la même espèce ou

d’espèce différentes ; prédation, parasitisme, compétition, symbiose,

commensalisme,….etc.

I-4-5) Interaction du milieu et des êtres vivants :

Les réactions des êtres vivants face aux changements des facteurs physico-
chimiques du milieu intéressent la morphologie, la physiologie et le comportement.

Les êtres vivants sont éliminés totalement, ou bien leurs effectifs sont fortement
réduits lorsque l’intensité des facteurs écologiques est proche des limites de
tolérances ou les dépasse.

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Chapitre II: Dynamique des populations

Une population représente les individus d’une même espèce, les limites dépendent de
l’objectif de l’étude. Les individus d’une population peuvent communiquer entre eux, ils
interagissent : pour l’accouplement ou entrer en concurrence pour les ressources
alimentaire ou pour les habitats, ils peuvent aussi coopérer pour une meilleur exploitation
de ces ressources. (Fig.1)

Fig.1 –Population de Pinguins


D’une manière générale l’étude des populations pousse à poser un certain nombre de
questions et l’examen de certaines variables pour essayer de comprendre un certain
nombre de phénomènes :

- Le type de distribution spatiale des individus,

- L’effectif ou l’abondance,

- La structure d’âge,

- La structure génétique (fréquences alléliques),

- L’organisation sociale.

Toutes ces variables sont affectées par des processus démographiques

I. La répartition spatiale des individus

Il existe trois modèles de répartition spatiale des individus

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a- La distribution uniforme dite aussi distribution régulière. Dans ce type de
distribution les individus ont tendance à ce tenir à égal distance les un des autres, elle est
l’indice d’une instance compétition entre distribution dans le désert de l’Arizona ou les
buissons de la créosote bush (divaricata ) qui secrètent des substances toxiques ont une
distribution quasi uniforme.

Le même cas est observé chez une espèce de lamellibranche (Tellina tenuis Fig.2 )dans
le sable des plages de la manche.

Fig.2- Tellina tenuis


La distribution uniforme dite aussi distribution régulière. Dans ce type de distribution
les individus ont tendance à ce tenir à égal distance les un des autres.
b- La répartition au hasard ou aléatoire indique que le milieu est très homogène, et
que les espèces présentes n’ont aucune tendance à ce grouper, et pour lesquelles la
position dans l’espace de chaque individus est indépendante de celle des autres.

c- La répartition en agrégat est la forme de répartition la plus fréquente.


Elle est due à des variations des caractéristiques du milieu ou bien au comportement
des êtres vivants qui ont tendance à ce groupé.
Ce dernier mode de répartition nous amène à étudier d’autres phénomènes observés
lorsque les individus vivent en groupes, ces phénomènes sont l’effet de groupe et l’effet
de masse.
II. L’effet de groupe

Plusieurs expériences ont mis en évidence les effets bénéfiques des groupements des
individus de la même espèce. L’effet de groupe ce rapporte à l’ensemble des
modifications physiologiques morphologiques et du comportement qui apparaissent

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lorsque plusieurs individus de la même espèce vivent ensemble dans un espace
raisonnable et avec une quantité de nourriture suffisante. L’effet de groupe agit sur la
fécondité et la vitesse de croissance des individus, ce phénomène est observé chez les
oiseaux ou les individus qui vivent en colonie ont un sucée reproducteur faible ou nul
lorsque les effectifs tombent au dessous d’un seuil critique. Ces observations sur l’effet
de groupe ont conduit à l’apparition d’une autre notion celle de la population minimum
viable qui est très importante pour déterminer les populations en danger, et qui permet de
déterminer des mesures de protections des espèces. La population minimum viable
correspond à la taille de la population nécessaire qui permet le maintient de cette
population, on estime par exemple qu’un troupeau d’éléphants doit contenir au moins 25
individus pour que la population survive, et qu’un troupeau de rennes doit compter entre
300 et 400 tête, et qu’un nombre inferieur à 300 tête ne permet pas la survie de la
population.

III. L’effet de masse

L’effet de masse apparait lorsque l’espace est limité, et se caractérise par des effets
néfastes pour la population. Une étude sur Tribolium confusum (Fig.3) a montré qu’il
existe une
densité optimale pour laquelle le nombre d’œufs pondus par femelle atteint un maximum,
ce qui correspond à un effet de groupe. Au delà de cette densité optimale la fécondité des
femelles diminuent, c’est la manifestation de l’effet de masse. Cette manifestation est
apparue en réponse à la forte densité de ce coléoptère qui a conduit à l’intoxication du
milieu qui a reçues une quantité importante d’excrétât toxique qui a un effet perturbateur
sur la fécondité de cette espèce.

Fig.3- Tribolium confusum

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IV. L’abondance des espèces

Il existe plusieurs méthodes pour déterminer l’abondance d’une espèce, la plus simple est

- La méthode du comptage direct des individus. Elle permet d’avoir la taille de la


population mais elle ne peut être appliquée que pour les animaux de grande taille et pour
des aires de répartition pas trop importante, on utilise cette méthode pour des animaux
assez grands, faciles à voir et à déterminer.
- La méthode des itinéraires échantillons : consiste à parcourir un itinéraire balisé
d’une certaine largeur et à noter tout ce que l’on voit et on entend de chaque coté de la
bande. Cette méthode s’applique aux mammifères et aux oiseaux.

-La méthode de capture-recapture consiste à capturer et à marquer « a » individus


d’une population qui a un effectif inconnue « N ». On capture au bout d’un certain temps
un nombre « b »d’individus dont « c »ont été marque précédemment, on peut alors
estimer la taille de la population avec la formule suivante.

𝑎(𝑏 + 1)
𝑁= (𝐸𝑞. 1)
(𝑐 + 1)

V. les variations d’abondance des populations

Les populations naturelles ne s’accroissent pas indéfiniment. Leur accroissement est

limité par l’action de divers facteurs. Cette limitation de la puissance d’expansion des
êtres vivants été évoqué par Darwin qui a estimé que dans des conditions idéales et au
bout 740 à 750 on aurait une population de 19 millions d’éléphants d’Afrique vivants,
tous descendants du même couple. Cette augmentation théorique selon une progression
géométrique correspond à la notion de potentiel biotique (Chapman, 1931).

On distingue quatre principaux types de variation d’abondance :

V.1. Colonisation d’un milieu nouveau

L’arrivée d’une espèce dans un milieu nouveau se traduit par une croissance de type

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logistique caractérisé par une augmentation rapide des effectifs suivie par une
stabilisation au tour d’une valeur moyenne à peu près constante qui correspond à la
charge biotique maximale du milieu.

V.2. Variations d’abondances saisonnières ou annuelles

Elles sont dues principalement à des facteurs climatiques, ce type de variation présente

de fortes amplitudes entre le minimum et le maximum. Les variations qui sont dues au

changement des caractéristiques du milieu on en générale une faible amplitude.

V.3. Variations d’abondance cyclique

Ces variations se rencontrent surtout chez des mammifères, des oiseaux et des

insectes. Au canada le lièvre variable et le lynx ont des variations d’abondance régulières
dont la période est de 9,6 ans. La période d’abondance du lièvre précède en général celle
du lynx de 1 ou 2 ans.

V.4. Variations d’abondance irrégulière et imprévisible

Certaines espèces pullulent ou se raréfient sans que la cause en soit bien élucidée.

Certains insectes apparaissent brusquement et se raréfient tout aussi vite. C’est le cas des

espèces liées au bois brulé qui se multiplient peut-être grâce aux conditions favorables
créées par l’incendie.

VI. Les structures d’âge

L’étude des structures d’âge permet d’avoir des éléments de réponses par rapport à
l’évolution des effectifs d’une population durant un laps de temps donné. Il existe des
méthodes qui permettent de connaitre l’âge exact des individus comme les cernes annuels
de croissance des arbres. D’autres donnent seulement une estimation de l’âge. Le poids
des défenses des éléphants, ou la taille corporelle des poissons sont fonction de leur âge.
Plusieurs méthodes sont utilisées pour étudier la structure d’âge des populations.
VI.1. Les tables de survie

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Elles indiquent à un moment donné la structure d’âge d’une population et le taux de
mortalité de chaque classe d’âge. Les tables de survie sont utiles pour assurer la gestion
des populations. Elles permettent aussi de calculer divers paramètres comme le taux
intrinsèque d’accroissement naturel, le taux de reproduction, la durée d’une
génération…etc.
V.2. Les courbes de survie

C’est la représentation graphique de l’évolution numérique d’une cohorte en fonction


du temps. D’une manière générale on peut résumer les courbes de survie à trois
principaux modèles :
a- Le type convexe ou type I : se rencontre chez les mammifères dont l’homme et chez
les insectes sociaux et les drosophiles qui ont une mortalité faible au stade jeune puis
élevée au stade âgée.
b- Le type rectiligne ou type II : il correspond à un taux de mortalité constant. Il se
rencontre chez l’hydre d’eau douce et chez divers espèces de passereaux.
c- Le type concave ou type III : est le plus commun dans la nature. Il est fréquent chez
les poissons et les oiseaux. Il correspond à une mortalité élevée au stade jeune et
relativement constante en suite.
VI.3. Les pyramides des âges

Les pyramides des âges représentent graphiquement le nombre d’individus dans chaque
classe d’âge, pour les males et les femelles. Il est possible de distinguer trois types de
pyramides des âges :
a- Un type à base large caractéristique des populations renfermant un nombre élevé de
jeunes et ayant une croissance rapide.
b- Un type à base étroite renfermant plus d’individus âgés que de jeunes et
caractéristique de populations en déclin.
c- Un type moyen avec un pourcentage modéré de jeunes et correspondant à des
effectifs à peu près stationnaires.
La forme de la pyramide des âges permet de déceler certaines influences du milieu et de
mettre en évidence le rôle des prédateurs.

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Chapitre III. La structure des biocénoses et des écosystèmes

I. Le concept d’écosystème

Un écosystème est un système biologique formé par deux éléments, le biotope et la


biocénose. La biocénose est l’ensemble des organismes qui vivent ensemble sur un
fragment de la biosphère qui fournit à la biocénose le milieu abiotique indispensable se
dernier est appelé biotope. Un écosystème présente une certaine homogénéité
topographique, climatique, pédologique, botanique et zoologique. Le biotope est une
étendue plus ou moins délimité qui renferme des ressources suffisantes pour assurer le
maintien de la vie. La plupart des écosystèmes sont le résultat d’une longue évolution et
la conséquence de longs processus d’adaptation entre les espèces et le milieu. Les
écosystèmes sont doué de la capacité d’autorégulation et capables de résister à des
modifications plus ou moins importantes. (Fig.4)

Fig.4- Ecosystème terrestre et aquatique

Un écosystème est par définition un système c'est-à-dire un ensemble d’éléments en


interaction les uns avec les autres, formant un tout cohérant et ordonné. C’est un système

hiérarchisé dans lequel les éléments constitutifs sont eux-mêmes des sous-systèmes
structurés.

La nature et l’étendue des écosystèmes sont variables. Une souche d’arbre mort peut être

considérée comme un écosystème de même que la foret dans laquelle se trouve cette
souche.

Ainsi définis les écosystèmes sont des entités sans dimensions, ce qui se reflète dans les

difficultés que l’on rencontre pour les délimiter et qui se retrouve au niveau des
biocénoses.

II. les biocénoses

Le terme biocénose peut être appliqué à l’ensemble des espèces qui peuplent un milieu

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bien délimité dans l’espace comme un étang ou une forêt. Ces diverses espèces ne sont
pas indépendantes les unes des autres. Elles ont entre elles des relations multiples et elles
forment un ensemble relativement stable et autonome (Fig. 5).

Fig.5- Les composantes d’un écosystème

Les biocénoses peuvent avoir une durée et une étendue variables. On considère souvent
comme des biocénoses des communautés d’organismes aussi restreintes que celles qui
habitent un cadavre en décomposition, une bouse ou un tronc d’arbre mort. Mais on peut

aussi considérer ces communautés comme des fragments d’une biocénose plus vaste qui
est la foret dans son ensemble.

On peut distinguer des biocénoses stables à l’échelle humaine, qui durent plusieurs
dizaines d’années ou même plusieurs siècles, et les biocénoses cycliques dont l’évolution
peut être très rapide et se faire en quelques jours.

II.1. La délimitation des biocénoses

L’étude des biocénoses s’est souvent limité à l’étude des végétaux, vu qu’ils constituent
l’essentiel de la biomasse et qu’ils imposent au paysage un aspect caractéristique, de plus
les végétaux sont des organismes plus faciles à inventorier et a délimiter que les animaux
ou les microorganismes, c’est pour cette raison que les premiers travaux sur la

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délimitation des biocénoses ont été réalisés par des botanistes pour délimiter les
différentes phytocénoses. Pour la délimitation des zoocénoses la tache est plus complexe
vu que ces dernières peuvent avoir des caractéristiques spécifiques qui compliquent ce
travail de délimitation car en effet les zoocénoses peuvent être périodiques et
n’apparaissent que durant une période donnée, elles peuvent aussi être constitués
d’organismes capables de ce déplacer d’un endroit à un autre … etc.

Pour délimiter les phytocénoses le premier travail à effectuer consiste à rechercher des

milieux homogènes dans lesquels un inventaire des diverses espèces est réalisé, et ainsi
on peut établir plusieurs indices

1- L’indice d’abondance dominance correspond à l’importance de l’espèce sur le terrain.

Les botanistes utilisent souvent une échelle approximative pour décrire l’abondance en

attribuant un indice.

2- L’indice de sociabilité rend compte du degré de groupement des individus de 1 pour

les individus isolés à 5 pour les individus très fortement groupés.

3- La fréquence correspond au pourcentage des individus d’une espèce par rapport au

total des individus de toutes les espèces. Cet indice est divisé en cinq classes, la classe

I renferme les espèces dont la fréquence est entre 0 et 20%,… et la classe V celle dont

la fréquence est comprise entre 80 et 100%.

4- La constance exprime sous la forme de pourcentage le rapport entre le nombre de

relevés contenant l’espèce et le nombre total de relevés. Les espèces constantes se

trouvent dans plus de 50% des relevés ; les espèces accessoires dans 25 à 50% des

relevés et les espèces accidentelles dans moins de 25%.

II.2. L’aire minimale

L’aire minimale sert à déterminer l’homogénéité d’une biocénose, elle peut être
déterminée en traçant une courbe qui représente le nombre d’espèces en fonction du
nombre de relevés ou, ce qui revient au même, de la surface. La courbe obtenue à
toujours la même allure, le nombre d’espèce croissant très vite au début puis devenant à
peu près constant. On appelle aire minimale la plus petite surface nécessaire pour que
toutes les espèces soient représentées. L’aire minimale ne dépasse pas les 2 m² dans une
pelouse mais elle atteint plusieurs km² dans un désert.( Fig.6)

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Fig.6- Détermination de l’aire minimale

III. Structure trophique des biocénoses

Suite à une expédition scientifique au Spitzberg, Carles Elton est arrivé à dresser une liste
à peu-près exhaustive des animaux qui colonisent cette région du monde et déterminer les
relations de nature alimentaire qu’entretiennent ces espèces entre elles. Il constata que
les animaux prédateurs sont presque toujours plus grands que leurs proies et que les
proies ont toujours une taille suffisante pour fournir assez d’énergie à leurs prédateurs.

III.1. Chaines alimentaires et réseaux trophiques

Une chaine alimentaire est une suite d’organismes dans laquelle les uns mangent ceux

qui les précédent dans la chaine avant d’être mangés par ceux qui les suivent.

Fig.7- La chaine alimentaire

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Il existe deux types de chaines alimentaires. Celles qui commencent par des végétaux
vivants qui sont dévorés par des animaux herbivores constituent le système
herbivore(Fig.7). Celles qui commencent par de la matière organique morte (animale ou
végétale) qui est consommée par des détritivores constituent le système saprophage
(Fig.8).

Fig.8- Un lombric se nourrit de la matière organique morte

Dans une chaine alimentaire du système herbivore on peut distinguer divers catégories

d’organismes. Les végétaux chlorophylliens autotrophes sont les producteurs capables de

synthétiser la matière organique à partir d’éléments minéraux et de l’énergie lumineuse,


et ainsi accumuler de l’énergie chimique. Les herbivores sont des consommateurs de
premier ordre, les carnivores ou prédateurs sont des consommateurs de second ordre, on
peut de la même façon déterminer des consommateurs de troisième ordre, etc.
généralement les chaines alimentaires ne contiennent pas plus de 5 à 6 niveaux. La règle
découverte par Elton qui admet une augmentation de la taille des espèces animales le
long de la chaine alimentaire connait une exception quant il s’agit d’une chaine de
parasite comme celle-ci :

Chenille Diptères Hyménoptères

Les chaines alimentaires formant le système des saprophages sont majoritairement

constituées de bactéries et de champignons qui attaquent les cadavres et les excrétât et les

décomposent peu à peu en assurant le retour progressif au monde minéral des éléments

contenus dans la matière organique.

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Il existe le long des chaines alimentaires des transferts de matière et d’énergie : la matière
se conserve et est constamment recyclée dans l’écosystème tandis que la respiration des
organismes produit de l’énergie dégagée sous la forme de chaleur qui n’est pas recyclée
et qui est perdue.

III.2. Les niveaux trophiques

Des organismes appartiennent à un même niveau trophique lorsque, dans une chaine
alimentaire, ils sont séparés des végétaux par le même nombre de maillons. Les végétaux
par définition constituent le premier niveau trophique. Il faut cependant garder en
mémoire le caractère simplificateur de la notion de niveau trophique. Un même animale
peut appartenir à plusieurs niveaux trophique différents. C’est le cas des espèces
omnivores qui consomment à la fois des végétaux et des animaux.

III.3. Les pyramides écologiques

Fig.9- Pyramide écologique

Il existe plusieurs modèles de pyramide écologiques : (Fig.9)

1- La pyramide des nombres peut représenter soit le nombre d’individus en fonction


de diverses classes de tailles, soit le nombre d’individus présents dans chaque
niveau trophique. Ces pyramides montrent que le nombre d’individus décroit
généralement d’un niveau trophique au suivant et décroit aussi lorsque la taille
augmente.

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2- La pyramide des biomasses représente pour chaque niveau trophique la biomasse
(en poids sec) des organismes. Cette pyramide a généralement la pointe dirigée
vers le haut, mais il existe des exceptions, par exemple le phytoplancton dans les
océans à une biomasse inferieur à celle du zooplancton mais une vitesse de
renouvellement bien supérieur.
3- La pyramide des énergies est le système le plus satisfaisant. Chaque niveau
trophique est représenté par un rectangle dont la longueur est proportionnelle à la
quantité d’énergie accumulé par unité de surface et de temps. La pyramide des
énergies se présente toujours avec la pointe dirigée vers le haut en raison des
pertes d’énergie qui ont lieu d’un niveau trophique à un autre.

IV. Relation entre taille, nombre et abondance des espèces

La structure des communautés animales peut être décrite en déterminant le nombre

total d’espèces ainsi que quatre types de relations:

a- Le nombre d’espèce par classe de taille. Il existe plus d’espèce de petite taille que

d’espèces de grandes tailles.

b- L’abondance des espèces en fonction de leur taille. Les espèces de petite taille ont des

populations plus nombreuses que celles de grande taille.

c- Le nombre d’’espèces par classe d’abondance. Il-y-a beaucoup d’espèces rares et peu

d’espèces abondantes ou très abondantes.

d- La répartition géographique des espèces en fonction de leur abondance. Les espèces

communes ont des aires de répartition plus vastes que les espèces rares.

V. Les facteurs qui règlent la diversité spécifiques des biocénoses

Plusieurs théories essayent d’expliquer les facteurs qui règlent la diversité spécifique

des biocénoses, mais aucune de ces théories à elle seul ne semble satisfaisante. Ces
différentes théories sont les suivantes :

a- Influence de la productivité : Beaucoup de faits d’observation montrent que la

diversité spécifique augmente avec la productivité des écosystèmes. C’est le cas des
rongeurs des déserts d’’Amérique du nord. Mais d’autres études montrent que la diversité
passe par un maximum pour une productivité moyenne et qu’elle diminue ensuite.

b- Influence de la compétition et de la prédation. Ces deux facteurs contribuent à

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augmenter la diversité.

c- Influence du climat. La stabilité climatique des régions tropicales favorise l’apparition

de spécialisation et d’adaptation plus poussées chez des espèc

niches écologiques de plus en plus étroites. Mac Arthur (1975) à montré que la diversité
spécifique diminue lorsque les variations des mensuelles augmentent

d- Influence de l’hétérogénéité. L’hétérogénéité du milieu, en augmentant le

nombre de niches écologiques disponibles, permet l’augmentation de la diversité.

e- Influence de la surface. Les régions tropicales ont une surface bien supérieure à celle

des autres régions, elles disposent donc de vastes étendues dans lesquelles elles peuvent
subir la spéciation allopatrique, développer des populations nombreuse qui pour cette
raison, ont des taux d’extinction inferieurs à ceux des espèces des autres régions. Ainsi
d’une manière générale la richesse des peuplements augmente avec l’étendue de la
région.

VI. Structure spatiale et périodicité des biocénoses

Les différents organismes animaux et végétaux qui composent une biocénose ont des

dimensions très variées et ils occupent le plus souvent des emplacements bien définis.
Ceci confère aux biocénoses une structure spatiale qui peut être étudiée soit dans le plan
vertical (stratification de la biocénose), soit dans le plan horizontal (hétérogénéité spatiale
des biocénoses).

VI.1. la structure verticale

La répartition des organismes dans le plan vertical correspond à la stratification qui est
plus ou moins marquée selon les biocénoses. La stratification permet une meilleure
utilisation du milieu et une productivité plus élevée. En forêt on distingue habituellement
une strate cryptogamique composée de mousses et de lichens qui se trouve au niveau du
sol ; une strate herbacée de hauteur variable qui peut atteindre plus de 1m ; une strate
arbustive qui peut aller jusqu’à 8 m et une strate arborescente comprenant les arbres les
plus hauts. A cette stratification végétale se superpose une stratification animale ou
chaque groupe d’animaux va occuper selon ses exigences une strate bien défini. Une
stratification verticale existe aussi dans le sol ou elle est marquée par un étagement des
racines et autre organes souterrains. Dans les milieux aquatiques aussi ce type de
stratification existe, dans un étang par exemple on peut distinguer une végétation flottante
qui occupe la surface du plan d’eau et une végétation immergée qui occupe le fond.

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Fig.10. Représentation schématique d’une structure verticale d’un écosystème

VI.2. La structure horizontale

Lorsqu’un gradient de salinité existe autour d’un étang d’eau saumâtre la structure de
la biocénose dans le plan horizontal est caractérisée par l’existence de ceintures
concentriques formées par une végétation de plus en plus halophile, ce cas de figure
illustre un des mécanismes qui contribuent à donner une structure horizontale à une
biocénose.
Une structure en mosaïque est aussi fréquente dans les biocénoses, dans ce genre de
structure on peut généralement faire une cartographie de la biocénose ou on remarque
que cette biocénose peut être divisée en plusieurs parties et ou chaque partie est occupée
par une flore et une faune bien déterminée.

Fig.11. Représentation schématique d’une structure verticale d’un écosystème

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VI.3. Périodicité des biocénoses

Les biocénoses subissent des variations périodiques de leur structure et de leur


composition spécifique selon des périodes qui peuvent être journalières ou saisonnières et
qui sont sous le contrôle de facteurs climatiques comme l’éclairement et la température.
Dans le milieu marin beaucoup d’espèces du plancton réalisent entre le jour et la nuit des
migrations verticales. Dans les régions tempérées la flore et la faune ont une abondance
et une activité très réduites en hiver. Les peuplements d’oiseaux des forets tempérés ont
une périodicité saisonnière très marquée due en particulier au départ ou à l’arrivée des
migrateurs.

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Chapitre IV. Les successions écologiques

Un écosystème n’est pas une structure constante, bien au contraire, il est caractérisé

par son dynamisme qui est une réponse de ce dernier aux différents changements qu’il
subi.

Une observation même superficielle montre que le sol nu se couvre peu à peu de
végétation constituée essentiellement d’herbes vivaces, après un certain temps on
remarque l’installation des arbustes et en fin l’installation des arbres. Cette observation
est aussi valable pour les écosystèmes aquatiques, un étang par exemple se comble peu à
peu grâce à l’activité de la végétation. Ce phénomène de colonisation d’un milieu par les
êtres vivants et de changement de flore et de faune avec le temps est connu sous le nom
de succession écologique.

I. Les notions de séries et de climax

- Les successions primaires correspondent à l’installation des êtres vivants dans un


milieu comme un sol nu qui n’a jamais été peuplé. Les organismes qui s’installent en
premier sont qualifiés de pionniers. Les biocénoses qui se succèdent sont des séries. La
fin de l’évolution de la série est représentée par une biocénose stable, en équilibre avec le
milieu qui est qualifié de climax. Fig.12

Fig. 12. La forêt de Daintree dans le Queensland australien est un


exemple de climax en écologie forestière.

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Sur un sol nu les végétaux s’installent au hasard des apports de semences qui sont
souvent transportées par le vent dans le cas des espèces pionnières. Les effets du hasard
sont modifiés par les facilités du terrain à coloniser. Il est évident que les plantes les plus
communes auront plus de chance de s’installer que les plantes rares. La sélection en
fonction des caractères du sol et du microclimat éliminera un grand nombre d’espèces. Le
plus souvent les plantes une fois installées s’étendent, chaque espèce formant des
peuplements mono spécifiques. La végétation a ainsi un aspect en mosaïque
caractéristique des stades jeunes de la colonisation. Puis la concurrence et la sélection se
manifestent et la biocénose acquiert sa structure définitive.

- Les successions secondaires correspondent au processus de reconstitution de la


végétation dans un milieu qui a déjà été peuplé mais dont les êtres vivants ont été
éliminés totalement ou partiellement par des modifications climatiques (glaciations,
incendies), géologiques (érosion), ou par l’intervention de l’homme. Une succession
secondaire conduit souvent à la formation d’un climax différent du climax primitif.

Les séries évolutives régressives aboutissent non à un stade climax mais à un


groupement simple souvent analogue à un stade pionnier.

La notion de climax a été très critiquée. Pour rester valable et mériter d’être conservée

cette notion doit prendre un aspect dynamique. Une forêt parvenue au stade climax n’est
pas un système uniforme et immuable. C’est un ensemble hétérogène de parcelles d’âges

différents qui ont été crées par des perturbations telles que le vent ou le feu. Dans la forêt

climax coexistent, à coté de parcelles réellement arrivées au stade climax, un mélange de

parcelles d’âge divers dont la végétation est celle ou rappelle celle des stades précédents.

Cette hétérogénéité du climax explique la biodiversité élevée que l’on y rencontre. On


peut donner le nom de métaclimax à cette structure hétérogène qui se renouvelle
constamment tout en restant identique à elle même.

II. Les caractéristiques des successions

L’analyse des successions écologiques a permis à des écologistes comme Odum et

Margalef d’en déterminer diverses caractéristiques qui peuvent être résumées dans les
dix propositions suivantes.

a- Les écosystèmes proches du climax sont plus organisés, plus complexes que les

écosystèmes proches du stade pionnier. Le taux de renouvellement de la biomasse

diminue lorsque la succession tend vers le climax. Les écosystèmes proches du stade

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pionnier ont un taux de renouvellement de la biomasse élevé et ils peuvent être soumis

à une exploitation plus intense.

b- Le rapport PB/R (productivité brute/respiration) est supérieur à l’unité dans les

écosystèmes jeunes et tend vers l’unité dans les écosystèmes voisins du climax. Par

conséquent la productivité nette PN qui est égale à PB-R tend vers zéro en raison de

l’augmentation des dépenses respiratoires. La biomasse augmente au fur et à mesure

que l’on s’approche du climax. Elle devient en suite à peu près constante puisque la

productivité tend vers zéro.

c- La diversité spécifique augmente le long des successions. Elle est due en particulier à

l’hétérogénéité du milieu. La diversité biochimique augmente aussi au cours de la

succession.

d- Les distributions d’abondance des espèces changent au cours des successions, ainsi

que l’équitabilité qui est d’abord faible puis augmente au stade climax.

e- Les chaines alimentaires tout d’abord linéaires et dominées par des herbivores,

deviennent des réseaux ramifiés et complexes ou les détritivores prennent une place de

plus en plus importante.

f- Les niches écologiques des espèces deviennent de plus en plus spécialisées à

l’approche du stade climax.

g- Dans les milieux climaciques la mobilité des espèces tend à diminuer, le cycle

biologique s’allonge et se complique. La tendance à la sédentarité des espèces à pour

conséquence la formation de race géographiques, par exemple chez les oiseaux.

h- Les espèces des stades pionniers sont fréquemment des espèces opportunistes ayant

adopté des stratégies démographique de type « r » qui disséminent leurs diaspore avec

l’aide du vent, tandis que les stades climatiques sont dominées par des espèces

adoptant des stratégies démographiques de type « k » qui disséminent leurs diaspores

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à l’aide des animaux. Au cours de la succession on assiste donc à une

augmentation du pourcentage des espèces zoochores et à une diminution de celui des

espèces anémochores.

i- La nature des relations interspécifiques évolue avec la succession. Les mécanismes de

régulation indépendants de la densité font place à des mécanismes dépendants de la


densité.

j- D’une façon générale le climat est instable et imprévisible dans les milieux occupés

par des stades pionniers ; il est stable est prévisible dans les milieux climaciques.

III. L’intérêt pratique de l’étude des successions

Le phénomène de succession écologique justifie les mesures qui sont prises pour la

gestion de certains écosystèmes intéressants dont on souhaite conserver la flore ou la


faune.

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Chapitre V. Les principaux biomes terrestres

La répartition des grandes formations végétales ou biomes est sous le contrôle du


macroclimat car les autres facteurs interviennent rarement à cette échelle. Les biomes ont

donc fréquemment une distribution zonale en bandes plus ou moins parallèles à


l’équateur.

Cette distribution zonale est mieux marquée dans l’hémisphère nord que dans
l’hémisphère sud ou les terres émergées ont une superficie plus réduite. Dans la majorité
des cas la végétation fournit les traits essentiels de la physionomie des biomes, les
animaux ayant une biomasse bien moins importante. C’est la raison pour laquelle les
grandes lignes de la division du globe en biomes sont surtout établies à partir de l’étude
de la végétation

I. Les biomes des régions tempérées et froides

I.1. Les forêts de conifères des régions boréales (La Taïga)

La Taïga est une ceinture de forets qui borde la Toundra au sud et qui constitue 31%
des forêts du globe. Elle est particulièrement développée au Canada est dans le nord de
l’Eurasie. Son climat est caractérisé par quatre mois dont la température moyenne est
supérieur à 10°C ce qui permet l’installation de la forêt. Mais les hivers sont longs : 6
mois à moins de 0°C, et l’enneigement dure de 160 à 200 jours par an. Le sol le plus
fréquent est un podzol boréal. La Taïga est installée dans des régions qui, pour la plupart,
étaient recouvertes de glaciers au quaternaire. La fonte de la glace s’est produite il y a
moins de 5500 ans en Scandinavies. Les biocénoses de la Taïga sont donc récentes et
pauvres en espèces. Les arbres sont adaptés au froid. Ce sont surtout des Conifères : pin,
sapin, épicéa, mélèze, mêlés de quelques feuillus comme l’aulne, le bouleau et le Saul.
En raison des conditions climatiques de la région et notamment les faibles températures,
la décomposition de la litière est lente et la croissance des arbres et la productivité
primaire sont faibles.

La Taïga (Fig.13) est un milieu hétérogène surtout en raison des inégalités du relief. La
forêt colonise les zones un peu élevées tandis que les tourbières s’installent dans les
dépressions.

Le feu joue un rôle important dans le maintien de l’hétérogénéité de la Taïga. Des


incendies s’étendant sur de très grandes surfaces surviennent à des intervalles de temps
de l’ordre de plusieurs décennies. En ce qui concerne la faune qui colonise la région, elle
est composée de nombreux insectes aquatiques qui occupent les zones humides qui sont
nombreuse dans la région. Les vertébrés sont représentés par plusieurs espèces de
cervidés, l’ours, le loup, le renard est aussi quelques espèces de rongeurs. Les oiseaux

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sédentaires sont peu nombreux car beaucoup migrent en hiver ce qui explique les
fluctuations d’abondance de certaines espèces durant l’année.

Fig.13 - La Taïga ou forêt boréale de conifères

I.2. La forêt de conifères du littorale Pacifique de l’Amérique du nord

Cette forêt qualifiée aussi de forêt pluviale tempérée s’étend de la Colombie britannique
au nord de la Californie. Ces forêts couvrent environ 300 millions d’hectares dont les
deux tiers sont en Amérique du nord (Fig. 14 a et
b).

Fig.14 a. Fig.14 b.

La forêt du littorale Pacifique de l’Amérique du nord est liée à un climat tempérée


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humide favorisant une longue saison de végétation. Les précipitations sont de l’ordre de
800 à 3000 mm par an et les écarts de température sont faibles, de 6 à 10°C. Cette forêt
s’installe sur des sols acides, froids et gorgés d’eau, et les perturbations par le feu et par
les insectes, ravageurs y sont rares. La végétation y est exubérante et dominée par des
Conifères de grande taille les plus emblématiques sont les Séquoia sempervirens. Outre
leur grande taille tout les Conifères de ces forêts ont une grande longévité. Les feuillus
sont rares et peu nombreux, la richesse en épiphytes (mousses, fougères, lichens et
sélaginelles) qui recouvrent le sol et les arbres est favorisé par le climat humide. La faune
de la région est riche en mammifères, on peut citer à titre d’exemple le cerf, le puma et
l’ours noir américain mais aussi des reptiles, oiseaux, insectes et amphibiens.

I.3. Les forêts caducifoliées des régions tempérées

Ces forêts ont une aire de répartition très vaste, on les retrouve en Europe, en Asie et

en Amérique du nord, en prenant comme exemple les forêts de la plaine de l’Europe

occidentale (Fig.15). Quatre types principaux peuvent être distingués :

1- La chênaie acidophile ou chênaie sessiliflore est caractérisée par le chêne pédonculé

Quercus pedenculata et le chêne sessile Quercus sessiliflora auxquels se joignent

d’autres espèces comme le bouleau et le châtaigner. Cette forêt forme une composition

peu dense à strate arbustive assez riche et avec une strate herbacée qui exige un certain

éclairement. Cette chênaie se développe surtout sur des sols acides. C’est une forêt
climax qui succède à un stade de land à genêts et à bruyères.

2- La chênaie neutrophile ou chênaie charmaie s’installe sur des sols calcaires dans des

régions à climat relativement chaud et sec en été. Cette forêt climacique est dominée

par le chêne pédonculé parfois mélangé à des hêtres et aussi d’autres arbres d’importance
secondaire comme le charme et le tilleul. La strate arbustive comprend

l’aubépine et le noisetier et la strate herbacée contient des espèces comme le lierre.

3- La chênaie pubescente est caractérisée par le chêne pubescent Quercus lanuginosa et

elle a une répartition plus méridionale que les deux autres. Cette forêt est constituée

d’arbres espacés permettant l’installation d’une strate herbacée haute ayant l’aspect

d’un pré.

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4- La hêtraie ou chênaie-hêtraie s’installe dans les régions à climat suffisamment humide

recevant de 900 à 1500 mm d’eau et ayant une température moyenne de 8 à 10°C. Le

hêtre est souvent mêlé de chênes pédonculés mais il peut aussi former des

peuplements presque purs. Le sous bois de la hêtraie reçoit peu de lumière et la strate

herbacée est de ce fait presque inexistante.

Fig. 15- La forêt caducifoliée tempérée

I.4. Les forêts sempervirentes des régions méditerranéennes

Les régions à climat méditerranéen sont caractérisées par une température annuelle
moyenne de l’ordre de 15 à 20°C. Les étés y sont secs et chauds, ce qui entraine un arrêt
de la croissance de la végétation. Les hivers sont doux et humides et les gelées
exceptionnelles.

Dans le bassin méditerranéen proprement dit, la limite de la région méditerranéenne


correspond à peu près à celle de l’olivier et de quelques autres plantes caractéristiques
comme le chêne vert. En dehors de la région méditerranée au sens strict, des régions à
climat analogue existent en Californie, au Chili, en Afrique du sud et en Australie.

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Fig. 16 - La forêt méditerranéenne

La région méditerranéenne proprement dite est caractérisée par quelques espèces qui
sont restreintes à cette région, c’est le cas du chêne liège qui est présent au sud de
l’Espagne, au Portugal, au sud de la France et en Afrique du nord. Beaucoup de conifères
occupent aussi cette région ou d’importants peuplements de pin occupent tout le pourtour
du bassin méditerranéen. Les deux espèces les plus répondues sont le pin d’Alep et le pin
maritime. (Fig.16)

Il est important de signaler que la végétation méditerranéenne primitive a été presque


toute détruite en particulier par le feu et elle est remplacée par des stades de dégradation
connus sous les noms de maquis et de garrigue, qui sont dominés par une végétation
constitué de buissons à feuilles souvent épineuses ou persistantes comme le romarin, la
lavande et les chênes kermès rabougris.

Malgré les dégradations subites par les forêts des régions méditerranées, ces dernières
recèlent une biodiversité élevée particulièrement en Californie et en Afrique du sud. La
présence de certaine famille d’insectes comme les Coléoptères, les Ténébrionidés et les
Orthoptères annonce les régions tropicales. Il est aussi important de signaler ici le fort
taux d’endémisme enregistré dans les différentes régions méditerranées.

I.5. Les formations herbacées naturelles : prairies et steppes

Les formations herbacées naturelles représentent le plus vaste biome terrestre. Elles
couvrent 24% de la surface des continents soit 46 millions de Km² (Fig. 16 et 17).
Ces formations présentes sur tous les continents ont des caractéristiques communes, elles
s’installent dans les régions tempérées au cœur des continents, lorsque le climat est
caractérisé par des étés chauds et humides et des hivers froids. La pluviosité annuelle
varie entre 300 et 500 mm mais elle peut atteindre 1000 mm dans certaine régions. On
inclut dans les formations herbacées naturelles la steppe russe, la prairie nord

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américaine, la puszta hongroise, le veld sud africain et la pampa sud américaine. La
végétation de toutes ces régions est dominée en biomasse par les Graminées
accompagnées de Cypéracées et les arbres sont presque totalement absents.

Fig.16. La prairie Fig. 17. La steppe

II. Les biomes des régions tropicales humides

II.1. Les forêts équatoriales sempervirentes

Ces forêts sont aussi connues sous le nom de forêts denses ou forêts ombrophiles, elles

occupent des régions chaudes, bien arrosées toute l’année et sans saison sèche ou
presque.

Fig.18. Les forêts équatoriales sempervirentes

Elles existent dans régions principales : (a) l’Amazonie ; (b) l’Afrique occidentale et
centrale avec deux blocs indépendants dont l’un correspond au Liberia et à la Cote
d’ivoire et l’autre au Cameroun, au Gabon et au bassin du Congo ; (c) l’Indo Malaisie.
Des fragments moins importants subsistent sur la cote orientale de Madagascar et dans le
sud de l’Inde (Fig.18). La forêt équatoriale est formée par des arbres sempervirents qui
ont une grande diversité spécifique, il en existe 600 espèces en Cote d’ivoire et 2000 en
Malaisie. Les diverses espèces sont représentées par des individus très dispersés ce qui
oppose la forêt équatoriale à la forêt tempérée. Parmi les familles de plantes à fleurs
importantes on citera les Palmiers, les Orchidées, les Rubiacées et les Légumineuses. La
stratification des forêts équatoriales est complexe. Il existe souvent une strate supérieure

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d’arbres géants qui dépassent 50 m de hauteur et qui émergent ça et la de la voute
forestière ; puis une strate moyenne presque continue à 30-40 m, enfin une strate d’arbres
plus petits entre 15 et 25 m. la strate herbacée du sous-bois est clairsemée et formée
d’espèces comme les fougères et les sélaginelles.

Les relations quasi symbiotiques entre les Mammifères, les oiseaux et les arbres de la
forêt équatoriale sont nombreuse. On admet aujourd’hui que les espèces frugivores ont
évoluées parallèlement aux végétaux, et on sait que sans les animaux la régénération de
la forêt tropicale humide serait compromise. Ces relations de type mutualisme
intéressent 70 à 80% des espèces végétales. Cette dissémination primaire des graines par
les vertébrés peut être complétée par des disséminateurs secondaires comme les fourmis.
La quasi symbiose entre les animaux et les végétaux se révèle aussi pour les modes de
pollinisation qui sont assurés aussi bien par des Mammifères comme les lémuriens et
chauves-souris, que par des oiseaux ou des insectes.

La productivité primaire des forêts tropicales est élevée mais cette végétation est
installée sur un sol pauvre en réserves. Une grande partie de la minéralomasse est stockée
dans la végétation et lorsque la forêt est éliminée pour faire place à l’agriculture, la
biomasse est réduite à presque rien et les réserves minérales sont épuisées avant même
que les parcelles cultivées soient abandonnées. La forêt secondaire qui s’installe une
trentaine d’année plus tard n’a plus grand-chose à voir avec la forêt originelle.

II.2. La savane

Les savanes sont des formations végétales intertropicales couvrant des surfaces très
étendues dans des régions à climat ensoleillé, dont la température moyenne dépasse 26°C
et ou la pluviosité est faible.

Les savanes herbeuses sont caractérisées par une végétation formée de Graminées dures,
hautes de 80 cm à plusieurs mètres. Ces savanes herbeuses sont bien représentées en
Afrique. Dans la savane de Cote d’ivoire les Graminées principales appartiennent au
genre Aristida ou herbe à éléphants. En Amérique du sud les savanes herbacées forment
les Ilanos du Venezuela.
Les savanes arbustives sont caractérisées par la présence d’arbres plus ou moins dispersés
appartenant à des espèces peu nombreuses et différentes de celles de la forêt tel que les
Acacia, le Baobab ou le palmier rônier en Afrique, les eucalyptus en Australie et les
Cactées en Amérique du sud. Ces arbres ont une taille généralement inferieure à 15 m,
ont une écorce épaisse renfermant beaucoup de liège et résistante au feu.

La faune de la savane comprend beaucoup de grands herbivores qui vivent en troupeaux


surtout en Afrique (Antilope, gazelle, zèbre, girafe… etc.) et des carnivores (Lion,
léopard…. Etc.). Les oiseaux coureurs sont représentés par l’Autruche en Afrique et par

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l’Emeu en Australie. L’existence de grands troupeaux d’herbivores apporte des bouses
abondantes qui hébergent de très nombreuses espèces de Scarabéidés. La faune africaine
de ces insectes est la plus riche du monde. Les termites sont omniprésents dans la savane
et ils jouent un rôle important dans les processus de pédogénèse.

III. Les formations des régions arides et semi-arides

III.1. Les déserts

Les déserts couvrent 34% des terres émergées dans lesquelles vit le 1/5 de la population
mondiale. Ces formations appelées déserts désignent les régions ou la pluviosité annuelle
moyenne est inferieure à 100 mm et aussi très irrégulière. On connait au Sahara des
périodes de 8 ans sans pluie et le désert d’Atacama au Chili n’a reçu que 1,6 mm d’eau
en 19 ans. Selon un degré d’aridité croissant on distingue trois types de désert :

a- Les zones semi-arides ou steppes désertiques couvrant 30 millions de km² et recevant


de 200 à 500 mm d’eau par an (Ex : les déserts d’Amérique du nord).

b- Les zones arides ou déserts vrais couvrant 18 millions de km² et ou la pluviosité varie
de 80 à 150 mm par an (Ex : le Sahara).

c- Les zones hyperarides ou déserts extrême couvrant 6 millions de km² et recevant


moins de 50 mm d’eau par an (Ex : le désert d’Atacama).

Il existe une autre classification qui distingue les déserts chauds ou subtropicaux (Sahara,
Kalahari, déserts d’Iran et d’Arabie, déserts de Sonora et de Mojave). Des déserts
continentaux froids (Gobi, Great Basin). Et des déserts littoraux (Namib, Chili et Pérou).
Comme tous les biomes les déserts ne sont pas immuables. Il a existé au Sahara cinq
périodes pluviales au quaternaire et une faune de grands herbivores habitait la région à
ces époques. Par contre le désert du Namibe est un désert ancien qui existait déjà au
tertiaire. La physiographie des déserts est très variée, ce qui retentit sur la faune et la
flore. On distingue habituellement des zones sableuses ou ergs couverts de dunes ; des
zones de cailloux, les regs ou hamadas ; des dépressions plus ou moins humides, les
chotts. Le sel et le sable sont fréquents et jouent un rôle important de même que les rares
points d’eau qui subsistent isolés en plein désert.

III.1.1. La végétation du Sahara


La végétation du Sahara est rare. (Fig.19) Elle est présente le plus souvent sous une
forme localisée dans les dépressions ou les rares zones favorables. Les familles
dominantes sont les Crucifères, les Zygophyllacée, les Chénopodiacées et les composées.

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Fig. 19 .Espèce végétale au sahara
Les relations entre le sol et la végétation sont nette dans les déserts. Il est possible de
distinguer les groupements suivants :
a- Les champs de dunes et les ergs sont colonisés par l’association à Aristida pungens et
Retama retam avec une faune riche en insectes qui vie dans le sable.
b- Les hamadas et les regs rocheux ont une végétation éparse avec de rares Graminées et
des buissons les Chénopodiacées, des Acacia et des Ephedra .
c- Les dépressions non salée à humidité permanente ou dayas et les lits des oueds sont le
domaine de Zizyphus lotus , Pistacia atlantica , et de diverses Graminées.
d- Les dépressions salées ou chotts ont une végétation halophile composée de salicornes,
Limonium , Suaeda , et même de Tamarix.
Les végétaux du désert ont des caractéristiques qui leur sont propres, ces spécificités sont
dues à une évolution dans un environnement particulier offrant des conditions de vie
extrême de températures et de pluviosité. Les végétaux temporaires échappent à la
sécheresse grâce à leur cycle de développement très court localisé à la période humide.
Les végétaux permanents ont un réseau de racine très développée qui leur permet d’aller
chercher l’eau en profondeur, en plus la partie aérienne de cette flore adopte des
stratégies permettant l’économie de l’eau, parmi ces stratégies on remarque la diminution
de la surface des feuilles.

III.1.2. La faune des déserts


Les mammifères sont représentés au Sahara par environ 130 espèces dont 21% sont
endémiques. Les grandes espèces sont représentées par les antilopes (oryx, addax et
gazelles).
Les rongeurs sont abondants et mènent une vie souterraine, la gerboise Juculus juculus,
les Psammomys et les Gerbilles (Gerbillus) sont les plus communs. Les reptiles sont
représentés par le grand lézard herbivore Uromastyx ou fouette queue, et par des serpents
comme la vipère à cornes. Les oiseaux sont majoritairement des oiseaux coureurs comme
l’outarde. Mais ce sont les insectes qui forment le groupe le plus diversifié, et qui

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renferme le plus d’espèces adaptées à la vie dans des conditions extrêmes. Au Sahara 26
ordres sur 32 sont représentés.
III.2. La toundra
La toundra est la zone de végétation située au-delà de la limite naturelle des arbres.
Cette limite passe dans l’hémisphère nord au niveau du cercle arctique (66°33’ N) ; elle
atteint 72° en Sibérie centrale et s’abaisse vers 53° au Labrador et en Alaska. Le climat
est caractérisé par une période sans gelées inferieure à 3 mois et par la moyenne du mois
le plus chaud inferieure à 10°C. Le sol ne dégèle que sur quelques décimètres de
profondeur pendant le bref été et il existe une partie gelée en permanence, le permafrost,
qui empêche le drainage des eaux et qui provoque la formation de vastes marécages.

La végétation de la partie sud de la toundra qui est confinée à la limite des forêts(Fig. 20),
comprend des arbrisseaux nains mêlés de tourbières à Sphaignes. Plus au nord
apparaissent des pelouses et des tourbières à Carex et Eriophorum, puis des tapis de
mousses et de Lichens qui subsistent seuls dans la partie la plus septentrionale. Dans
l’hémisphère sud le climat plus humide et plus froid fait remonter la limite des arbres
vers 45° de latitude au Chili et 53° en Nouvelle Zélande. Dans ces régions il n’existe pas
de véritables toundra mais des formations végétales caractérisées par des Ombellifères
endémiques du genre Azorella.

Fig.20. La toundra

Les conditions thermiques particulièrement dures expliquent que la croissance des plantes
soit très lente et leur longévité très grande. On a pu montrer que les thalles de certains
Lichens sont pluri centenaires.
Les mammifères de la toundra comprennent 61 espèces dont 8 insectivores
(musaraignes), 34 Rongeurs et Lagomorphes (écureuils, marmottes et castors), des
carnivores (lynx, renard bleu, ours brun et blanc et loup) et des Ongulés (renne, élan et
caribou). Les mammifères de la toundra adoptent des stratégies qui leurs permettent de
résister aux températures extrêmes comme l’épaisseur de la fourrure qui permet de garder
la chaleur corporelle.

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Les oiseaux représentés par une quarantaine d’espèces sont surtout des oiseaux de
passage qui viennent nidifier dans la toundra.

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Bibliographie

Atoussi S. (2015). Biologie des populations et des organismes. Univ.08 Mai 1945
Guelma.

Begon, M., Harper, J.R. & Townsend, C.R. (1990). Ecology: individuals, populations
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Dajoz, R. 2006. Précis d’écologie. (8e édition), Dunod, Paris.

Ramade, F. 2005. Eléments d’écologie. Ecologie appliquée (6e édition), Dunod, Paris

Fait par NGOUAKA Maxibel Fayold

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