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Développement et Troubles du Langage

Ce document décrit le développement du langage chez l'enfant de 0 à 5 ans, les troubles possibles comme les troubles d'articulation ou de fluidité, et l'évaluation diagnostique réalisée par un orthophoniste, notamment l'anamnèse pour obtenir des informations sur le patient.

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Développement et Troubles du Langage

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L’articulation

Définitions•
Communication Transmission d’un message à l’aide d’un code (linguistique ou non-
linguistique):
Langage oral et écri tGestes, mouvements du corps, mimique Expressions faciales et
regard Etc. Nécessitant la relation entre 2 ou plusieurs individus
Communiquer, c’est produire des effets sur son environnement de façon plus ou moins
intentionnelle à l’aide d’un code reconnaissable pour une autre personne
• Langage
Ensemble des connaissances par rapport à un code linguistique
appartenant à une communauté
Majorité acquis avant l’entrée à l’école (5 ans)
Composantes:
Forme: « Comment on communique »
Phonologie (sons)
Morphologie
Syntaxe (grammaire)
Contenu: « Qu’est-ce qu’on communique, quoi »
Sémantique (lexique, vocabulaire)
Utilisation: « Pourquoi on communique »

Parole
Expression du langage verbal utilisée pour la communication
orale
Composantes:
Articulation
Voix
Résonance
Fluidité
Prosodie
Modèle de la communication
LANGAGE EXPRESSIF
Forme:

« Comment » Sons Morphologie Syntaxe

Contenu:

« Quoi » Message Concept Mots Sémantique

Utilisation:

« Pourquoi » Intention Contexte Règles de communication

PAROLE
Articulation Voix Résonance Fluidité Prosodie
LANGAGE RÉCEPTIF
Perception sonore Intégration: décodage, mémoire Compréhension: linguistique et
cognitive
Épidémiologie
•Retard du développement du langage = l’atteinte
développementale la plus fréquente dans l’enfance,
touchant 5-10 % des enfants.
•Prévalence des retards/troubles de langage
garçons > filles
•Diminue avec l’âge
2-3 ans: 20%, dont 3% sévère
Late talker: 50% à 24 mois vont rattraper leurs pairs à 36 mois
5-6 ans: 10-15 %, dont 3% sévère
11 ans: 5 %
• Lien étroit entre langage verbal et apprentissages scolaires:
Enfants acquièrent le langage dans la petite enfance, puis utilisent le
langage pour apprendre.
Le langage oral est à la base de l’apprentissage de la lecture et de
l’écriture.
Majorité des troubles d’apprentissages sont liés à des difficultés de
langage oral (près de 80%).
Intervention précoce ò les conséquences sur l’apprentissage
scolaire.
• Langage est également à la base du développement de la
personnalité, de l’intégration sociale et de la future insertion
professionnelle.
Étiologies
• Surdité: Neurosensorielle (héréditaire vs congénitale) ou de conduction (otites,
malformations)
• Malformations anatomiques (ex: fente labio-palatine)
• Syndromes génétique ou congénital
• Infections: anténatale ou postnatale et dans l’enfance (ex: méningite)
• Atteintes neurologiques: Traumatisme crânio-cérébral, accident vasculaire
cérébral et anoxie, paralysie cérébral, épilepsie, tumeurs, etc.
• Troubles du spectre de l’autisme (TSA)
• Trouble d’attention et d’hyperactivité
• Déficience intellectuelle
• Retard et trouble de développement
• Manque de stimulation
• Négligence et abus
Développement du langage (0 a 1 ans)
• Pleurs, cris, sourire
• Vocalisation (0-6 mois)
• Non-intentionnelle (0-3 mois)
• Début de communication intentionnelle (4-5 mois)
• Babillage (6-12 mois)
• Syllabes répétées, mélange de consonnes et de voyelles
• Imitation de sons et de gestes
• Non-verbal:
•geste (pointer, donner, etc.)
• contact visuel
•les précurseurs se développent
• Réceptif:
• réagit aux voix familières, aux sons, à l’appel de son nom,
aux mots en contexte (routine), donne un objet sur
demande, commence à comprendre le « non »
(de 1 a 2ans)
• Jargon, invente des mots
• Mots isolés (12-18 mois)
Un mot peut avoir plusieurs fonctions
Vocabulaire:
• 1er mot vers 12 mois
• 18 mois: 20-40 mots
• 24 mois: 100 - 150 mots
• Courte phrases 2-3 mots (18-24 mois)
• Capable de brefs échanges verbaux
• Sons: p, b, m, t, d, n, voyelles
• Non-verbal:
• Gestes (mime, pointer, etc.)
• Réceptif`:
• Localise la voix, comprend mots simples et concrets,
courtes phrases et questions (où, qui, quoi)
de( 2 a 3ans)
Vocabulaire:
•30 mois: 200 mots
•3 ans: 300 mots
Verbe d’action (manger, etc.)
Ajout progressif des déterminants (un, une, etc.) et pronom
(moi, toi)
• Connaît le nom des personnes et des objets familiers
• Courtes phrases simples : Sujet –verbe-objet
• Sons:
• Maîtrise : p, b, m, t, d, n, k, g, l
• Commence à utiliser : f, v, s, z
• Réceptif: il comprend :
• 24-30 mois: 300-500 mots 30-36: 900-1500 mots
•Phrases simples sans geste, phrases plus longue en
•texte, et consignes à plusieurs éléments (début)
Questions: avec qui, avec quoi, comment t’appelles-tu
(De 3 a 4ans)
• Vocabulaire:
• > 1000 mots
• Adjectifs, couleurs, etc.
• Pronom « Je » (3 ½ - 4 ans)
• Phrases complètes, temps de verbe (présent, passé,
• futur), commence à faire des phrases plus longues en
• faisant des erreurs
• 3 ans: début des phrases de 4 mots
• Articulation des sons améliorée
• Capable de conversation à tour multiples, peut expliquer,
• peut raconter, pose des questions (pourquoi ?, etc.)
• Réceptif: il comprend:
• Consignes à 2-3 éléments, histoires, certaines
explications, etc.
• Questions: qu’est-ce que, pourquoi, etc.
(De 4 a 5ans)
• Communique ses idées, ses intérêts, ses
sentiments, ce qu’il souhaite, raconte ses
expériences. § Langage 2e niveau: rimes, etc. (nécessaire à l’apprentissage
du langage écrit)
• Vocabulaire:
• Conjonctions, prépositions, adverbes
• Progression dans l’organisation du discours
• Phrases complètes (simples et complexes), fait
moins d’erreurs.
• Sons maîtrisés sauf : ch, j, r et doubles
consonnes (tr, cl, etc.)
• Réceptif: il comprend:
•Questions et conversation
•Consignes longues et plus complexes
•Notions de temps
• Notions d’espace
L’atteinte de la parolechez l’enfant
• Trouble d’articulation:
Déformation des sons secondaire à une anomalie dans l’exécution
motrice
•Ex: Sigmatisme interdental (« parler sur le bout de la langue »)
•Étiologie:
•Placement articulatoire inadéquat (ex: associé à la déglutition
infantile): = cause la plus fréquente
•Autre: anomalies anatomiques, surdité, paralysie cérébrale, etc.
• Trouble de résonance:
•Anomalie dans l’utilisation des résonateurs buccal et nasal.
• Hyponasal (obstruction nasal) vs hypernasal (fuite d’air nasal)
• Trouble de fluidité:
• Dysfluidités normales: 3%
• entre 2-4 ans 2nd à ñ de la complexité du discours, sans atteinte
fonctionnelle a/n de la communication
•Dans le doute: référer en orthophonie
• Bégaiement:
•Trouble de coordination phono-articulatoire (respiration, voix, articulation)
• Trouble de voix:
• Atteinte de l’intensité, du timbre, de la hauteur et/ou de la qualité de la voix (sons
produits par les cordes vocales).
• Étiologie:
•Abus vocaux (cris, usage excessif, etc.): = cause la plus fréquente
•Anomalies neurologique ou anatomiques: nodules, polypes, tumeurs,
paralysie, etc.
Evaluation diagnostique
La prise en charge d’un enfant avec un trouble du langage fait intervenir une équipe
pluridisciplinaire regroupant les pôles pédagogique, médical, paramédical,
psychologique, social
et familial.
Le parcours de ces enfants est très souvent similaire à celui d’enfants présentant un
Trouble du
Spectre de l’Autisme, que nous nommerons désormais TSA, d’autant que le diagnostic
de TCSP
se fait parfois après élimination d’un TSA. Ces enfant sont confrontés à de nombreuses
visites
chez un large panel de professionnels. Lorsque l’un de ces patients se présente dans le
cabinet
d’un orthophoniste, il aura répété son histoire à de multiples reprises sans avoir jamais
obtenu de
diagnostic.
La première étape avant la rencontre avec l’orthophoniste sera le passage chez le
médecin de
l'enfant, qu’il soit médecin traitant, médecin pédiatre ou médecin scolaire. C’est lui qui
prescrira le
bilan. Pour autant, la plainte peut venir d’un ou de plusieurs intervenants : patient,
famille du
patient, enseignant, professionnel suivant l’enfant pour une autre pathologie, médecin,
établissement spécialisé,
Entretien anamnestique
L’anamnèse est le récit du passé du patient. Nous chercherons à obtenir le plus
d’informations
pour orienter le bilan et la rééducation. Pendant ce temps de questions, l’échange se
fera
principalement entre l’orthophoniste et les parents de l’enfant mais nous essayerons de
faire
participer le plus possible l’enfant pour l’observer en situation spontanée, que ce soit
avec ses
parents ou avec l’orthophoniste

Attitude du thérapeute
Ces méthodes s’accordent toutes sur un même conseil : le thérapeute devra se montrer
chaleureux et bienveillant, afin de créer un climat et une relation de confiance avec
l’enfant.
Dans un premier temps, il faut bien observer l’enfant afin de lui proposer des activités
réalisables.
De plus, le niveau socio-culturel de son entourage est à prendre en considération, le
thérapeute
doit faire preuve d’une adaptation constante (Monfort, Juarez, 2005).
Le soignant doit adopter un style interactif, ses paroles doivent être claires, précises, sa
gestuelle
la moins théâtrale possible afin de garder l’attention sur le contenu de ses paroles. Il
doit
apprendre à être le plus directif possible tout en évitant de faire des réflexions ou des
commentaires spontanés. Il faut savoir faire fi des bizarreries produites par l’enfant
pour en
comprendre le sens initial
Rééducation avec la famille
Avant l’annonce d’un diagnostic, les parents d’un patient porteur d’un TCSP entament
un véritable pèlerinage entre les différents professionnels de la santé : psychologue,
pédiatre, pédopsychiatre, orthophoniste, psychomotricien… jusqu’à l’annonce d’une
pathologie méconnue. L’orthophoniste doit donc faire la lumière sur la pathologie de
l’enfant auprès d’eux et ce, même si le diagnostic n’est pas encore définitif. Il s’agit
souvent de personnes qui n’ont pas reçu toutes les informations nécessaires sur le sujet
et qui ne comprennent pas pourquoi leur enfant, qui pourtant ne présente pas de
difficultés marquées dans d’autres domaines, ne parvient pas à acquérir des notions et
des habiletés pourtant simples à première vue. Aussi, pour bien commencer la
rééducation, il ne faut pas hésiter à lever le voile sur les zones d’ombre qu’ils
pourraient avoir (Monfort, Juarez, 2005)

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