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Inégalités Homme - Femme

Intro :
L’émancipation des femmes a commencé durant le milieu du 20e siècle et a été caractérisé par le
développement des droits de la femme et au développement de l’égalité entre les deux sexes.
Cependant, jusqu’à maintenant, la place de la femme dans la société mondiale reste assez discriminée
par la majorité des citoyens du globe, tel qu’au Maroc, dans laquelle la loi sur l’égalité homme –
femme reste assez subjective et contradictoire. De nos jours, le débat sur le sujet fait toujours
polémique et de nouvelles solutions sont proposées pour pouvoir agir et réduire ce problème
important. Dans cet exposé-là, nous nous intéressons sur le cas du Maroc, caractérisé par le non-
respect de la loi 13 de la discrimination des femmes. Donc comment est caractérisé l’inégalité entre les
deux sexes ? Et est ce que l’égalité entre les deux sexes est envisageable au Maroc ?
Sommaire :
Pour se faire nous verrons et répondrons aux problématiques posées sous 3 grands axes.
Premièrement, le contexte de l’égalité homme – femme au Maroc.
Deuxièmement, les inégalités entre les deux sexes.
Et troisièmement, les solutions appliquées et envisageables par le pays

Développement :
I – Le contexte de l’égalité homme – femme au Maroc :
La question de l’équité et de l’égalité entre les sexes est d’abord un enjeu de reconnaissance et de
respect de la dignité de la personne humaine. Au Maroc comme dans le reste du monde, l’interaction
entre les transformations socioculturelles et les réformes politiques est en train de sortir cette question,
progressivement, du terrain des préjugés vers celui du droit. En effet, l’égalité ne signifie pas que les
femmes et les hommes deviennent identiques, mais que les droits des femmes et des hommes, leurs
responsabilités et leurs opportunités ne doivent pas dépendre de leur appartenance à un sexe ou un
autre.
Le Maroc a lancé plusieurs chantiers de réformes au cours des dernières décennies visant l’ancrage des
principes de l’égalité entre les sexes au sein de son système législatif et juridique et ses programmes
de développement. La politique poursuivie par le Maroc converge vers l’adoption de réformes
politiques, sociales et économiques visant l’instauration du principe de l’égalité et de l’équité et à en
faire une réalité pratique et efficace.
D’un côté, le genre doit être compris comme un attribut, une caractéristique ou encore une identité des
personnes. Ce sont les personnes qui sont masculines ou féminines.

II – Inégalités homme – femme :


Le sujet est assez vaste et globale, et mérite d’être traité précisément et clairement. C’est pour cela que
nous diviserons et analyserons ce point sous quatres points différents :
Premièrement, les inégalités salariées et professionnelles.
Deuxièmement, les inégalités politiques.
Troisièmement, les inégalités d’éducation et de culture.
Et quatrièmement, les inégalités judiciaires.

1 - les inégalités salariées et professionnelles.


Interdiction de l’accès de la femme à certains travaux. Le droit social interdit à la femme l’exercice de
certains travaux préjudiciables à sa santé et aux mœurs ou exigeant une grande endurance. Ainsi, « le
personnel féminin ne peut être employé aux travaux souterrains des mines et carrières ». (Article 22 du
Dahir du 2.7.1947). En outre, le droit social prohibe l’occupation des femmes dans des activités
professionnelles considérées dangereuses. Celles-ci sont énumérées par le Décret du 6.9.1957. Ainsi, il
est interdit d’employer les femmes :
• au graissage, au nettoyage, à la visite ou à la réparation des machines ou mécanismes en marche
(article 1)
• dans les locaux où se trouvent des machines actionnées à la main ou par un moteur mécanique, dont
les parties dangereuses ne sont point couvertes de couvre-engrenage, garde-mains et autres organes
protecteurs (article 2).
• aux peigneuses à main de l’industrie du crin végétal

2- les inégalités politiques :

D’autres indicateurs permettent également d’appréhender l’accès des femmes au pouvoir


politique et au pouvoir économique.
Au niveau politique, les femmes sont sous-représentées dans les parlements, dans les cabinets
ministériels, dans les gouvernements, etc. Le partage du pouvoir économique est
également très inégalitaire. Les femmes accèdent peu aux postes de responsabilités dans les
entreprises et les progrès sont particulièrement faibles dans ce domaine.
Que ce soit dans les entreprises privées ou que ce soit dans la fonction publique, seules entre
10 et 13 % de femmes accèdent véritablement au pouvoir économique. C’est le résultat
d’inégalités qui interviennent dès le début de la carrière. Le parcours de carrière est différent
entre un homme et une femme. Pourtant, « si on voulait nommer des femmes à des postes de
responsabilité, on en trouverait » précise Françoise Milewski.
Une part des écarts de salaires est ainsi liée à l’inégalité des parcours de carrière.

3 - les inégalités d’éducation et de culture.

L’image des petites filles et des petits garçons n’est pas la même : « On apprend aux
petites filles à être des petites filles et on apprend aux petits garçons à être des petits garçons.
Un petit garçon, ça ne pleure pas, une petite fille, ça peut pleurer et un petit garçon, c’est plus
violent qu’une petite fille ». Cette éducation se retrouve ensuite dans les choix d’orientation
scolaire puis professionnels. Les élèves, les familles et les conseillers d’orientation orientent
plus facilement les filles vers « le soin aux autres », alors que les garçons sont orientés vers
les mathématiques, la physique.
On assiste ainsi à un paradoxe : les filles réussissent mieux à l’école, mais l’orientation selon
les filières reste très différenciée. Par exemple, dans les écoles d’ingénieur, il y a encore très
peu de filles et leur part progresse très peu.
 16% des filles issues de milieu rural sont inscrites au secondaire.
 ¾ des enfants qui ne vont pas à l’école sont des enfants issus du milieu rural (où vit
52% de la population) et la majorité de ces enfants non scolarisés sont des petites
filles.
2 analphabètes sur 3
sont des femmes
(Source : Partenariat Mondial Pour l’Éducation)
31 millions de filles
n’ont pas accès à l’école
(Source : UNESCO)

De plus, durant très longtemps les femmes marocaines occupaient un rôle traditionnel au sein de la
famille, leur légitimité étant liée à la gestion du foyer et à l'éducation des enfants. Dans une société
caractérisée par une culture patriarcale, l'accès des femmes à la prise de décisions au niveau familial
reste limité.

4 – Les inégalités judiciaires :

En 2014, moins d’un délinquant traité par la justice sur cinq est une femme. Proportionnée à la gravité
des faits et à la personnalité de l’auteur, la réponse pénale de l’institution judiciaire donne globalement
la priorité aux mesures alternatives par rapport aux poursuites pour six femmes sur dix, tandis que
quatre hommes sur dix en font l’objet. À l’inverse, 35 % des femmes auteures présumées sont
poursuivies devant une juridiction de jugement contre plus de la moitié des hommes (53 %).
Ce constat s’applique aux peines, où on relève une disparité entre celles encourues et celles
effectivement prononcées. Si les peines prévues par l’article 486 sont lourdes à l’égard des violeurs (5
à 10 ans et 10 à 20 ans s’il il est commis à l’encontre de mineurs), la jurisprudence montre que les
peines rendues sont très en deçà de ces seuils ? ajoute Mr Slassi. Dans certains cas, des peines de
sursis sont prononcées.
Cependant, cette loi n’est aucunement respectée au Maroc
des peines de dix mois de prison ferme prononcées contre un homme et une femme pour adultère,
confirmées en appel le 27 mai 2015, sont le résultat inquiétant d'une loi marocaine sur l'adultère qui
viole les droits fondamentaux, ainsi que de poursuites judiciaires qui semblent avoir été engagées pour
des motifs politiques, Cette affaire est la dernière illustration en date d'une tendance relevée
au Maroc à la tenue de procès à connotation politique, qui présentent des lacunes en matière de respect
de garanties judiciaires et de normes de procès équitables.
En 2014, moins d’un délinquant traité par la justice sur cinq est une femme.
À l’inverse, 35 % des femmes auteures présumées sont poursuivies devant une juridiction de jugement
contre plus de la moitié des hommes (53 %).
Si les peines prévues par l’article 486 sont lourdes à l’égard des violeurs (5 à 10 ans et 10 à 20 ans s’il
il est commis à l’encontre de mineurs)
Cependant, cette loi n’est aucunement respectée au Maroc
des peines de dix mois de prison ferme prononcées contre un homme et une femme pour adultère,
confirmées en appel le 27 mai 2015, sont le résultat inquiétant d'une loi marocaine sur l'adultère qui
viole les droits fondamentaux, ainsi que de poursuites judiciaires qui semblent avoir été engagées pour
des motifs politique.

III – Solutions :
Paradoxalement, malgré ses très mauvais scores, le Maroc a toujours affiché une position officielle
ferme à l’égard des inégalités. En effet, le Royaume a signé plusieurs conventions des Nations Unies
relatives à la lutte contre les discriminations et a ratifié les conventions du Bureau International du
Travail (BIT).
De plus, la réforme du Code du Travail adoptée en 2003 a introduit l’interdiction de toute
discrimination salariale fondée sur le sexe. C’est ainsi que l’article 9 du Code du Travail marocain
indique : « … Est également interdite à l’encontre des salariés, toute discrimination fondée sur la race,
la couleur, le sexe, le handicap, (….), ayant pour effet de violer ou d’altérer le principe d’égalité des
chances ou de traitement sur un pied d’égalité en matière d’emploi ou d’exercice d’une profession,
notamment, en ce qui concerne (…) le salaire, l’avancement, l’octroi des avantages sociaux, les
mesures disciplinaires et le licenciement ».
Des associations luttant pour l’égalité entre les deux sexes se créent et se popularisent de jours en
jours.
Pour encourager davantage les entreprises à ne plus discriminer les femmes, les sanctions doivent être
durcies, à l’instar de l’Islande qui vient d’adopter en 2018 une loi qui condamne chaque entreprise à
une amende de 400 € par jour en cas d’inégalités salariales.

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