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Littérature

Ce document décrit la littérature d'idées entre le XVIe et le XVIIIe siècle en France. Il présente le contexte historique de l'humanisme ainsi que ses enjeux artistiques et philosophiques principaux, notamment le retour à l'Antiquité, la nouvelle conception de l'homme, et l'émergence d'une communauté européenne des lettrés.

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Ce document décrit la littérature d'idées entre le XVIe et le XVIIIe siècle en France. Il présente le contexte historique de l'humanisme ainsi que ses enjeux artistiques et philosophiques principaux, notamment le retour à l'Antiquité, la nouvelle conception de l'homme, et l'émergence d'une communauté européenne des lettrés.

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Jour

La littérature d’idées,
du XVIe siècle au XVIIIe siècle

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MATIN • Faire le point sur les connaissances et les méthodes

Si nous commençons le programme de révisions par cet objet d’étude c’est parce
qu’il est plus circonscrit que les autres : son amplitude chronologique est moindre et les
questions qu’il soulève sont aisément maîtrisables.

1. L’humanisme, un mouvement fondateur

a. Le contexte historique : quatre faits à prendre en compte


■ La chute de Constantinople
En 1453, les Turcs prennent la ville de Constantinople : c’est la fin de l’Empire romain
d’Orient. Les savants se réfugient en Italie. Ils apportent avec eux des manuscrits grecs et
latins qui permettent de débarrasser les textes des Européens des erreurs de traduction
10
et de copie qui avaient été commises.
Un véritable engouement pour ce nouvel apport culturel se développe et donne nais-
sance, dans toute l’Italie, à une intense période de création que l’on nomme le Quattrocento
qui amplifie ce qu’avaient fait au siècle précédent les artistes de Florence.

■ Les guerres d’Italie

Le saviez-vous ? Au début du xvie siècle, l’Italie n’est pas un pays unifié tel
Certains historiens avaient que nous le connaissons aujourd’hui. Une multitude d’États
avancé l’idée selon laquelle partagent ce territoire : république de Venise, royaume de
Léonard de Vinci était mort Naples, duché de Milan, royaume de Sicile, États de l’Église, etc.
dans les bras de François Ier.
Aujourd’hui, on sait qu’il s’agit
La prospérité de l’Italie suscite la convoitise des Européens :
sans doute d’une mauvaise Français, Espagnols et Allemands mènent des guerres entre
interprétation d’une épitaphe 1494 et 1559.
attribuée à Léonard de Vinci :
sinu regio qui signifie « sur le Les souverains y découvrent un art de vivre et un dynamisme
cœur d’un roi », mais aussi, culturel. François Ier gagne la bataille de Marignan en 1515
plus simplement, « dans le et invite Léonard de Vinci en France l’année suivante. Le roi
cœur d’un roi ».
le charge alors de superviser la rénovation et la construction
des châteaux de la Loire. Il lui lègue également le château de
Clos Lucé à Amboise où il est emporté par la maladie en 1519.

■ Les grandes explorations


Christophe Colomb mène quatre expéditions entre 1492 et 1504. Il explore les Caraïbes,
les côtes de l’Amérique centrale et du Venezuela mais croit se trouver en Asie. C’est le
navigateur florentin, Amerigo Vespucci qui comprend qu’il s’agit d’un nouveau continent.

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Les voyages de découverte deviennent vite des voyages de conquête dans le but
d’exploiter les richesses. L’importation d’esclaves venus d’Afrique se systématise.
Cette découverte de nouvelles civilisations provoque un choc dans une Europe qui
doit alors concilier l’existence des peuples d’Amérique et leur vision du monde héritée
de l’Antiquité et du Moyen Âge.

■ Les progrès scientifiques et techniques


Entre 1511 et 1513, le Polonais Nicolas Copernic écrit un traité dans lequel il expose le
système héliocentrique. Il défend l’idée selon laquelle le Soleil est au centre du mouvement
circulaire des planètes. Cette théorie s’oppose aux connaissances de l’univers qui
étaient figées depuis Aristote (ive siècle av. J.-C.) et Ptolémée (ier siècle). Cette révolution
copernicienne remet en cause la place centrale de l’homme dans le cosmos.
La médecine fait des progrès grâce aux travaux du chirurgien Ambroise Paré et aux
dissections menées par Vésale. Le corps humain est ainsi un objet d’étude. L’homme de
Vitruve, célèbre dessin de Léonard de Vinci, montre l’analyse des proportions du corps.
La diff usion des textes connaît elle aussi une révolution. C’est l’Allemand Gutenberg
11
qui l’apporte en créant la première imprimerie : les caractères en métal sont réutilisables
et le parchemin est remplacé par le papier. L’impression concerne dans un premier temps
les textes religieux en latin, mais progressivement, elle s’étend aux écrits des humanistes.

b. Trois enjeux artistiques et philosophiques à retenir


■ L’influence de l’Antiquité
Les savoirs du Moyen Âge reposaient sur des commentaires Attention !
et des interprétations des textes grecs et latins. Les humanistes Seule une minorité sait lire et
redécouvrent les textes d’origine et s’emploient à étudier ces écrire : ce sont les nobles, les
e e
langues. Ils relisent le philosophe Platon (v -iv siècles av. J.-C.), membres du clergé, quelques
bourgeois. L’illettrisme est la
qui était jusque-là négligé. Les œuvres littéraires sont elles règle dans les zones rurales.
aussi plébiscitées. Homère, Virgile et Horace influencent les L’éducation humaniste n’est
auteurs, en particulier les poètes de la Pléiade qui critiquent donc accessible qu’à certains.
les genres médiévaux (la ballade, le rondeau) et leur préfèrent
l’ode, l’hymne. Ils reprennent également des sujets mythologiques. Mais ces auteurs
s’inspirent également de la littérature italienne à laquelle on doit notamment l’invention
du sonnet. Les humanistes pratiquent ainsi l’innutrition, c’est-à-dire qu’ils s’inspirent de
sources variées pour produire des textes originaux.
Ce retour aux sources de la connaissance leur permet d’adopter un regard critique.
Un nouveau mode de pensée et d’apprentissage se développe : la réflexion prend le pas
sur la mémoire.

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■ Une nouvelle réflexion sur l’homme
Une nouvelle conception de l’homme émerge. Les certitudes du Moyen Âge disparaissent
et s’ouvre devant lui un monde nouveau qu’il lui faut appréhender. Pour cela, les humanistes
s’intéressent à l’éducation tels Montaigne et Rabelais. Nombreux sont ceux qui enseignent
d’ailleurs dans des collèges qui font concurrence aux universités traditionnelles tenues
par l’Église.
La curiosité est le maître mot de cette pédagogie fondée sur la lecture mais aussi sur
l’expérience. Il est demandé à ceux qui s’instruisent de former leur propre jugement.
Montaigne a recours à l’image des abeilles qui butinent de fleurs en fleurs mais qui
produisent un miel qui est le leur.

■ Une communauté européenne artistique

Le saviez-vous ? Le latin est la langue commune des penseurs européens


Aujourd’hui, un programme qui échangent ainsi leurs idées. Thomas More a d’ailleurs écrit
d’échange universitaire Utopia en latin et a sympathisé avec Érasme venu séjourner
destiné aux étudiants euro - en Angleterre. On voit ainsi apparaître une communauté qui
12 péens existe, c’est le pro-
gramme « Erasmus », du
dépasse les frontières politiques. Les artistes s’influencent et
nom du célèbre traducteur voyagent. Entre 1553 et 1557, le poète du Bellay séjourne à
et penseur hollandais. L’idéal Rome pour accompagner un cousin de son père qui est cardinal.
humaniste perdure encore de
Mais il est déçu par la fréquentation de la cour du pape.
nos jours !

c. Deux enjeux politiques à noter


■ Des hommes engagés
Le florentin Nicolas Machiavel dédie au duc de Médicis un traité politique : Le Prince
(1513). On lui a souvent reproché son immoralité, mais cet essai est fondateur de la pensée
politique moderne.
Étienne de La Boétie, le fidèle ami de Montaigne, s’intéresse aux raisons de la soumission
des hommes dans le Discours de la servitude volontaire (1549) et propose un réquisitoire
contre la tyrannie.

■ L’émergence d’une culture nationale


Les situations politiques des états européens sont loin d’être figées, les frontières
changent. François Ier souhaite assurer l’unité de la France. Pour cela, il édicte en 1539
l’ordonnance de Villers-Cotterêts qui fait du français la langue officielle pour la rédaction
de tous les actes officiels. Le français détrône ainsi le latin.

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En littérature, il en va de même. Les poètes de la Pléiade qui admirent les auteurs de
l’Antiquité veulent faire de la langue nationale une langue noble. Du Bellay explique dans
Défense et illustration de la langue française (1549) que le grec et le latin n’ont conquis
leur grandeur que grâce à un long travail. C’est à cette tâche que les poètes de la Pléiade
veulent s’atteler.

d. Deux enjeux religieux à bien comprendre


■ La relecture de la Bible
Le travail sur les textes d’origine concerne également la Bible. L’Église médiévale avait
fait prévaloir des commentaires sur les saintes Écritures. Un mouvement de contestation
voit alors le jour, c’est l’évangélisme. Ses partisans veulent rénover la pratique de la foi
chrétienne. Ils prônent un retour à la Bible et n’hésitent pas à critiquer les ambitions et
les modes de vie du clergé. En 1516, l’humaniste hollandais Érasme a ainsi proposé une
nouvelle édition de la Bible en grec qu’il a ensuite traduite en latin. Il défendait également
la traduction de la Bible dans les langues nationales afin que le texte soit accessible au
plus grand nombre. Ses opposants lui ont reproché de vouloir traduire les textes saints 13
en langue vulgaire.

■ Les guerres de Religion


Les querelles autour des traductions et des interprétations de la Bible ont donné lieu à
des réactions très différentes. Certains intellectuels ne souhaitaient pas aller jusqu’à une
contestation du catholicisme malgré les critiques qu’ils adressaient au clergé. D’autres,
en revanche, comme Martin Luther, dénoncent le pouvoir du pape. C’est la réforme
protestante. Jean Calvin se rallie à ses idées en 1530. Les tensions entre catholiques
et protestants s’exacerbent et aboutissent aux guerres de Religion entre 1562 et 1598.
L’année 1572 fut marquée par le massacre de la Saint-Barthélemy qui se déroula dans la
nuit du 23 au 24 août et qui fit trois mille morts à Paris. Ces guerres prennent fin avec la
promulgation de l’édit de Nantes par Henri IV qui reconnaissait la liberté de culte aux
protestants.
Le déchaînement de violence et l’intolérance mettent à mal l’optimisme de la Renaissance
qui avait développé une foi en l’homme. Montaigne dans ses Essais laisse transparaître
des doutes qui annoncent la fin de l’idéal humaniste.

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2. Les genres de l’argumentation

a. Les argumentations directes


On appelle argumentation directe un texte dans lequel un locuteur (souvent l’auteur)
expose une thèse validée par des arguments et illustrée par des exemples. Un raisonnement
construit peut être mis en évidence.
Appartiennent à cette catégorie :

■ L’essai

C’est étymo-logique ! Il s’agit d’une forme très souple en prose. L’auteur défend ses
Le terme essai vient du idées selon une progression très libre. Il expose une démarche
latin exagium qui signifie intellectuelle et invite le lecteur à l’accompagner dans son
« examen ». Ainsi, Montaigne raisonnement. La 1re personne est souvent présente. Elle est
dans ses Essais (1580-1592)
« essaie » ses thèses dans la
la preuve de l’engagement personnel de l’auteur qui mêle un
mesure où il examine la vali- raisonnement d’ordre général et des expériences vécues.
14 dité de ses idées.

■ Le discours
On peut considérer un discours comme une forme d’essai dont les caractéristiques
oratoires sont très marquées. L’auteur s’implique et interpelle son destinataire. Il peut
être assumé par l’auteur ou par un personnage fictif comme dans l’extrait du Supplément
au voyage de Bougainville que nous analyserons plus loin dans cet ouvrage.

■ L’article

Attention ! Qu’il s’agisse d’un article de dictionnaire ou d’encyclopédie,


Tout article n’a pas de l’article engagé entre en résonance avec le contexte culturel
visée argumentative. Bien de son auteur qui s’empare de questions d’actualité. Lorsque
souvent, il n’a qu’une fonction Diderot et d’Alembert supervisent la rédaction des articles de
informative. C’est le cas de la
plupart des articles de presse
L’Encyclopédie (1751-1772), ils adoptent tantôt une démarche
d’aujourd’hui. scientifique et objective pour certains articles, tantôt une
démarche engagée pour le traitement des sujets politiques,
économiques, religieux et culturels.

■ La préface, l’avis au lecteur


Dans un texte qu’il fait figurer en tête de son ouvrage, un auteur justifie sa démarche,
ses choix esthétiques et parfois son engagement philosophique et politique (Montaigne,
Essais, 1580-1588).

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■ La lettre
Sa forme suppose un échange. Elle s’adresse à un ou plusieurs destinataires. Elle peut
être réelle ou fictive. Il s’agit d’un genre favorable à l’expression d’idées dans la mesure où
elle prend un ton personnel. Au xviie siècle, Madame de Sévigné livre dans ses lettres des
réflexions sur la société et les mœurs de son temps mais aussi sur la condition humaine.
Avec le développement de la presse, certaines lettres que l’on dit « ouvertes » présentent la
particularité d’avoir une double destination. Adressées à une personne, elles sont écrites
pour être publiées et lues du plus grand nombre. Par exemple, « J’accuse », le célèbre texte
d’Émile Zola, publié dans le journal L’Aurore le 13 janvier 1898, est adressé au président
de la République Félix Faure mais est écrit pour dénoncer l’injustice dont le capitaine
Dreyfus a été victime.

■ Le pamphlet
C’est un texte caractérisé par une grande violence verbale. Le pamphlétaire s’en prend
directement à une personne ou à une institution. Dans son œuvre Femmes, soyez soumises
à vos maris, Voltaire met en scène un abbé et la maréchale de Grancey. Il y défend des
idées progressistes. Au xixe siècle, Victor Hugo, alors en exil à Bruxelles, publie en 1852 15

Napoléon le petit, un texte qui dénonce le coup d’État de Napoléon III.

■ Le dialogue
L’auteur présente une conversation souvent fictive entre deux ou plusieurs personnes
comme Diderot dans son Entretien d’un philosophe avec la maréchale de *** (1776). On
peut ponctuellement rencontrer des dialogues à visée argumentative dans un roman ou
un conte philosophique, voire sur les planches d’un théâtre. Très souvent un dramaturge
fait se confronter sur scène deux thèses (Marivaux, L’Île des esclaves, 1725).

b. Les argumentations indirectes


On appelle argumentation indirecte, un texte qui repose sur une narration. L’auteur
développe un cas particulier afin d’inviter le lecteur à tirer une leçon ou une morale.
Il propose le récit d’un fait divers ou une fiction. Des personnages réels ou fictifs
interviennent. Les argumentations brèves sont appelées apologues.
Appartiennent à cette catégorie :

■ La fable
Le saviez-vous ?
L’origine de ce genre remonte à l’Antiquité. La Fontaine, le Souvent, les fables mettent
plus célèbre des fabulistes, s’est en effet inspiré d’Ésope (vie- en scène les mésaventures
d’animaux personnifiés, mais
viie siècles av. J.-C.) et de Phèdre (ier siècle). Il s’agit d’un genre
les per sonnages peuvent
bref, en vers ou prose, qui se caractérise par un récit vivant également être des hommes,
duquel on peut dégager une morale. L’objectif est de plaire et voire des dieux.

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d’instruire. La Fontaine a publié, entre 1668 et 1694, douze livres de fables dont la portée
satirique vise les défauts des hommes, de la société et du pouvoir. Fénelon (xviie siècle)
et Jean Anouilh (xxe siècle) se sont aussi illustrés dans ce genre.

■ Le conte philosophique
Il prend la forme d’un récit de fiction en prose. Héritier du conte merveilleux, il ne
cherche pas la vraisemblance et n’hésite pas à proposer des péripéties rocambolesques.
Les personnages ne sont pas réalistes. Mais, à la différence des contes de fée, le conte
philosophique aborde des sujets qui préoccupent les contemporains de l’auteur. Il devient
donc le miroir déformant d’une société dont il dénonce les défauts et les vices. Très en
vogue au xviiie siècle, Diderot et surtout Voltaire ont fait de ce genre une arme de combat
pour dénoncer l’intolérance religieuse, les abus de pouvoir, l’esclavage, etc.

■ Certains romans

C’est étymo-logique ! Tous les romans ne présentent pas une visée argumentative
Dans utopie on retrouve un mais certains invitent tout de même le lecteur à développer
16 préfixe et un nom grecs : u- une pensée critique. Ainsi, Montesquieu, dans les Lettres
signifie « non » et topos, « lieu ». persanes (1721) donne à lire un roman épistolaire dans lequel
L’utopie est donc « le lieu de
nulle part ».
Usbek et Rica, des Persans visitant l’Europe, échangent des
lettres avec leurs amis restés dans leur pays. Ils relatent ce
qu’ils découvrent et témoignent de leur étonnement. Pour
l’auteur, la fiction est un détour habile pour dénoncer certaines caractéristiques culturelles
et politiques européennes. Mais les romans peuvent également présenter des voyages
vers des mondes imaginaires. L’Anglais Thomas More publie en 1516 Utopia. Dans ce
récit de voyage fictif, il rapporte la découverte de l’île d’Utopie qui présente un système
politique idéal.

3. Les stratégies pour convaincre

On dit qu’un auteur cherche à convaincre quand il expose des arguments et qu’il fait
appel à la raison de son destinataire. Il s’agit donc d’un objectif que l’on rencontre dans
l’argumentation directe mais aussi à la fin de certains apologues lorsque l’auteur tire
explicitement une morale.

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