Importance de la coordination en sport
Importance de la coordination en sport
La coordination est parfois considérée comme une des qualités physiques, au même titre que l'endurance, la
vitesse, la force ou la souplesse. Néanmoins un haut-niveau de coordination favorise le développement de ces
autres qualités physiques, ainsi que celui de la technique.
En ce sens, la coordination est indispensable pour le développement des capacités physiques. Elle constitue la
coordination des contractions de différents groupes musculaires produisant un mouvement adapté au but recherché
(course, frappe, détente...).
Définition :
la coordination permet de réaliser un mouvement intentionnel (but à atteindre) complexe, adapté donc efficace et
économe en énergie, pour résoudre une tâche concrète (avec une grande précision et une vitesse d'exécution
maximale).
D’après Frey ( 1977 ) : » La coordination correspond à la capacité des sportifs à maitriser des actions dans des
situations prévisibles ( automatisme ) ou imprévisibles ( adaptation ) , de les exécuter de façon économique et
d’apprendre assez rapidement les mouvements. »
Pour Hahn( 1982 ) : C’est « l’action simultanée du système nerveux central et du muscle squelettique afin
d’exécuter un mouvement volontaire de telle sorte qu’il y ait un enchainement harmonieux entre les différentes
composantes de ce mouvement . »
La coordination coïncide avec la notion d’ADRESSE. Elle est l’élément essentiel à des réalisations techniques
des plus simples aux plus complexes. La coordination va permettre d’apprendre, d’optimiser et d’expertiser
des gestes techniques isolés afin d’effectuer ces habiletés dans le contexte spécifique au footballeur lors
d’un exercice, d’un entrainement ou lors d’un match.
Une bonne coordination gestuelle permet une économie d’énergie. Le joueur va effectuer le geste le plus
efficace possible tout en ayant un relâchement musculaire.
Dans l'encadrement des jeunes joueurs, nous parlerons plutôt de psychomotricité (ajustement des
conduites motrices aux contraintes de l'environnement), terme plus précis, qui intègre la notion de
"coordination des actions". Elle évoque la relation entre le cerveau (psycho) et les mouvements (motricité).
Le travail de la psychomotricité est primordial, notamment durant l'âge d'or 8ans-12ans, et constitue un des
fondamentaux dans la formation du joueur car il est indispensable pour les apprentissages, l'affinement des
actes moteurs généraux et spécifiques et la formation du schéma corporel (représentation que nous avons de
notre corps à l'état statique ou dynamique et qui nous permet de nous adapter au monde extérieur).
Il prend d'autant plus d'importance dans un contexte où les enfants pratiquent de plus en plus d'activités
sédentaires ( jeux vidéos, télévision ,etc…)et où la place de l'Education Physique et Sportive à l'école est
insuffisante.
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Comment travailler la coordination ?
La qualité du mouvements doit être la priorité avant toute recherche d'accélération des gestes. Ce travail sera
jumelé dans sa programmation avec un apprentissage de placement du bassin anétversion/rétroversion et de
gainage.
Progressivité de la difficulté - Variété des situations (varier les coordinations, le rythme et la vitesse
d'exécution, les informations....)
* A l'échauffement
Ex : Travail de centre et de reprise : le centreur revient au point de départ en passant par un "atelier de cerceaux".
Un joueur bien coordonné apprendra rapidement un geste nouveau, sera capable d'exécuter un geste avec
décontraction et précision en utilisant un minimum d'énergie. Ainsi à l'inverse, un joueur adulte dont la motricité est
peu développée sera toujours limité dans sa progression et ses performances et ne pourra que difficilement rattraper
son retard.
La spécificité du football tient au fait que le joueur utilise ses pieds à la fois pour la locomotion et pour la maîtrise
du ballon, ce qui modifie sans cesse son équilibre notamment.
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Les 6 axes de travail à aborder dans la psychomotricité sont :
L'augmentation du Nous entendons simplement par "manipulation" du ballon, l'aisance avec le ballon, la
volume de dextérité, la faculté à contrôler et à maîtriser le contact pied/ballon aussi bien dans le
manipulation temps (temps de contact) que dans l'espace (espace et surface de contact).
C'est la capacité à effectuer des actions simultanées mais différentes avec plusieurs
La dissociation des
segments du corps.
segments
Le joueur s'élance (avec le train inférieur) pour effectuer une touche (train supérieur).
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Pourquoi travailler régulièrement la motricité chez le jeune joueur est important ?
L'éducateur doit proposer régulièrement des situations les plus variées possibles afin de développer de
nouvelles motricités ou modifier celles qui sont inefficaces et/ou inefficientes (consomment trop d'énergie).
Dans ce domaine, l'objectif est de développer le niveau d'adaptabilité et d'automaticité grâce à l'apprentissage, et
donc de rendre le geste plus précis et plus rapide.
NB : Un nouveau mouvement est sous contrôle volontaire mais deviendrait automatique une fois maitrisé.
L'âge d'or pour le développement de la motricité est de 6 à 12 ans car l'enfant a une capacité d'apprentissage
maximale, au-delà, la maîtrise des mouvements est considérée comme acquise. Néanmoins il est important de
continuer à travailler la coordination dans les catégories supérieures, notamment pendant et après la puberté où la
croissance parfois rapide peut changer les repères et l'aisance de l'adolescent.
Les différentes théories scientifiques s'accordent également sur le "travail" à effectuer dans le domaine de
l'apprentissage perceptif. Plus la prise d'information est fine et précise, plus le mouvement effectué pourra être
efficace et efficient. Le joueur doit être capable d'apprécier les distances, les trajectoires et les vitesses et de repérer
les informations les plus intéressantes.
Toutes ces informations proviennent des stimuli (signaux) envoyés par les différents récepteurs internes et
externes.
des récepteurs situés sous la peau, qui fournissent des informations sur la forme et la surface de l'objet touché (ex :
toucher de balle)
des récepteurs situés dans les muscles (fuseaux neuro-musculaires) qui donnent des informations sur la longueur
du muscle et interviennent dans le maintien de la posture.
des récepteurs situés dans les articulations (corpuscules articulaires) et les tendons (organes neuro-tendineux de
Golgi) qui évaluent les efforts inter-segmentaires et repère la position des segments les uns par rapport aux autres.
le système vestibulaire situé dans l'oreille interne qui informe sur l'équilibre et notamment le placement et le
déplacement de la tête.
NB : Le système vestibulaire est formé par le système otolithique et les canaux semi-circulaires. Ils sont stimulés
respectivement par la résultante de l'accélération linéaire de la tête et de la pesanteur, et par l'accélération angulaire
de la tête.
Le système auditif.
Marcher en déroulant le pied (du talon jusqu'à la pointe.) - Idem les yeux fermés
En appuis, pieds à plat, mains dans le dos, passer le poids du corps vers l'avant, l'arrière, la gauche, la droite - Idem
les yeux fermés.
B 1 - Travail de pied
Passage d'un appui sur l'autre : piétinements rapides ou avec extension verticale.
B 2 - Educatifs de course
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Pas chassés latéraux - pas chassés en diagonale vers l'avant - pas chassés en diagonale vers l'arrière - pas croisés.
Sautiller en avançant d'une jambe sur l'autre en utilisant les bras - Idem en tournant la jambe sur le côté.
Foulées bondissantes
Course talons/fesse.
Course en croisant les pieds d'une part et de l'autre d'une ligne.(pieds gauche à droite...)
Cloche pieds
B 3 - Corde à sauter
Courir sur place - Pieds joints - Pieds alternés (pointe de pied) - Cloche pieds -Appuis différents (ex : 2 droits/2
gauches) - Rythme très rapide - Croisé - Doublé (2 passages de corde pour un saut).
A - EQUILIBRE :
Le flamant : équilibre sur un pied, jambe libre fléchie, yeux ouverts ou fermés - idem mais balancement de la jambe
libre en avant, en arrière, latéralement...
Les yeux fermés, flexion et extension (doucement et régulier) en équilibre sur une jambe.
Travail avec un trampoline (ex: reprise de volée, tête plongeante). Séance ludique en salle.
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Jongler main dans le dos.
Par 2, se relever d'une position allongée, sans faire tomber le ballon bloqué entre les deux têtes.
B - LATERALISATION :
Parcours avec cerceaux de deux couleurs différentes (cerceaux bleus : pied droit/cerceaux jaunes : pied gauche).
Jonglages.
Conduite de balle en « S ».
C - RYTHME DE COURSE :
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Tiping : piétiner le plus vite possible sur place avec ou sans montée de genoux.
D - PARCOURS/CIRCUITS :
Cumuler plusieurs consignes dans un même parcours. Plus le niveau de coordination des joueurs est élevé, plus
l'enchaînement peut être complexe.