0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
199 vues4 pages

Corrigé Examen Algèbre L3 Math ESR

Ce document contient les solutions détaillées à un examen final portant sur l'algèbre. Il aborde divers sujets comme les anneaux, les polynômes, les corps et les idéaux. De nombreux exemples et démonstrations sont fournis.

Transféré par

rokiahoumedsaleh
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
199 vues4 pages

Corrigé Examen Algèbre L3 Math ESR

Ce document contient les solutions détaillées à un examen final portant sur l'algèbre. Il aborde divers sujets comme les anneaux, les polynômes, les corps et les idéaux. De nombreux exemples et démonstrations sont fournis.

Transféré par

rokiahoumedsaleh
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

L3 Math ESR – Algèbre 5 5 janvier 2017

Examen final - Corrigé

I - Exemples. (7 points)

1. Donner deux exemples typiques d’anneaux euclidiens.

Solution. (1 point)
Z et K[X], avec K un corps.

2. Donner deux exemples typiques d’anneaux factoriels mais non principaux, en


donnant à chaque fois un exemple d’idéal non principal (on ne demande pas
de justifier).

Solution. (1 point)
Z[X] avec l’idéal (2, X), et K[X, Y ] avec l’idéal (X, Y ) (où K est un corps).

3. L’anneau quotient (Z/2Z)[X]/(X 2 +1̄) est-il un exemple de corps à 4 éléments ?

Solution. (1 point)
C’est un anneau à 4 élément, mais pas un corps car non intègre. En effet,
X 2 + 1̄ = (X + 1̄)2 dans (Z/2Z)[X], et donc la classe de X + 1̄ est un diviseur
de zéro.

4. Donner un exemple d’anneau commutatif dont tous les idéaux sont principaux,
et qui pourtant n’est pas un anneau principal.

Solution. (1 point)
Z/6Z admet pour idéaux (2̄) et (3̄) (en plus de l’idéal nul et de l’anneau entier),
pourtant il n’est pas principal car non intègre.

5. Dans l’anneau R[[T ]] des séries formelles à coefficients réels, donner un exemple
d’élément non nul et non inversible.

Solution. (1 point)
T convient, comme toute série formelle de coefficient constant nul.

6. Expliciter le polynôme cyclotomique Φ11 (X) ∈ Z[X].

Solution. (1 point)
X 11 − 1
Φ11 (X) = = X 10 + X 9 + X 8 + · · · + X + 1
X −1
7. Donner une base de l’espace des polynômes homogènes de degré 2 dans C[X, Y ],
puis une base de l’espace des polynômes homogènes symétriques de degré 2
dans C[X, Y ].

Solution. (1 point)
X 2 , XY et Y 2 forment une base de l’espace des polynômes homogènes de degré
2 dans C[X, Y ]. X 2 + Y 2 et XY forment une base de l’espace des polynômes
homogènes symétriques de degré 2 dans C[X, Y ].

II - Questions de cours (7 points)

1. Démontrer qu’un anneau euclidien est principal.

Solution. (1.5 points)


Soit I un idéal d’un anneau euclidien A de stathme g. Soit a ∈ I un élément
réalisant le minimum des g(x), x ∈ I \ {0}. Si b ∈ I, on écrit la division
euclidienne b = aq+r. Si r 6= 0, on aurait g(r) < g(a) et r ∈ I en contradiction
avec la minimalité de a. Donc r = 0, ainsi b ∈ (a), ce qui montre que I = (a)
est principal.

2. Considérons les six anneaux suivants :

R × R, C, R[X]/(X 2 + 1), R[X]/(X 2 ), R[X]/(X 2 + X), R[X]/(X 2 − 1).

Établir ceux qui sont isomorphes, en explicitant les isomorphismes, et en jus-


tifiant que votre liste d’isomorphismes est complète.

Solution. (2 points)
Le théorème d’isomorphisme appliqué à P (X) ∈ R[X] 7→ P (i) ∈ C donne un
isomorphisme entre R[X]/(X 2 +1) et C. De même le théorème d’isomorphisme
appliqué à P (X) ∈ R[X] 7→ P (0), P (−1) ∈ R × R d’une part, et à P (X) ∈
R[X] 7→ P (1), P (−1) ∈ R×R d’autre part, donne des isomorphismes R[X]/(X 2 +
X) ' R × R ' R[X]/(X 2 − 1). Ces anneaux sont non intègres, donc non iso-
morphes au corps C. Enfin, l’anneau R[X]/(X 2 ) contient un élément de carré
nul (la classe de X), donc n’est isomorphe à aucun des anneaux précédents.
En résumé :

• R[X]/(X 2 + 1) ' C;
• R[X]/(X 2 + X) ' R[X]/(X 2 − 1) ' R × R.

3. Factoriser 10 puis 10i en facteurs irréductibles dans l’anneau Z[i].

Solution. (1 point)
10 = 2.5 = (1 + i)(1 − i)(1 + 2i)(1 − 2i).
En effet chacun des facteurs est un élément de Z[i] de norme un nombre pre-
mier (2 ou 5), il est donc irréductible.
Par ailleurs comme i est un inversible de Z[i], on peut par exemple multiplier
le premier facteur pour trouver un irréductible associé, et obtenir 10i = (i −
1)(1 − i)(1 + 2i)(1 − 2i)

4. Si P, Q ∈ Z[X] sont deux polynômes de contenu égal à 1, montrer que le


produit P Q est encore de contenu égal à 1.

Solution. (1 point)
Supposons que p soit un facteur premier commun aux coefficients de P Q. On
réduit modulo p, pour obtenir P̄ Q̄ = 0 dans l’anneau intègre Z/pZ[X]. Donc
l’un des deux facteurs est nul, ce qui veut dire que P ou Q a tous ses coefficients
multiples de p, en contradiction avec l’hypothèse.
NB: Ce résultat est l’étape principale pour aboutir à la formule générale Cont(P Q) =
Cont(P )Cont(Q), il ne s’agissait donc pas de citer ce résultat du cours (argu-
ment circulaire...), mais bien de redonner la preuve ci-dessus.

5. Soit A un anneau commutatif intègre. Montrer que si a ∈ A est premier


alors a est irréductible (on commencera par énoncer les définitions de ces deux
notions).

Solution. (1.5 points)


On dit que a ∈ A est premier si a|bc implique a|b ou a|c. On dit que a ∈ A
est irréductible si a = bc implique b ou c inversible. Supposons a premier,
et a = bc, on veut montrer b ou c inversible. Comme a est premier, l’un
des facteurs, disons b, est multiple de a : on peut écrire b = ka. Mais alors
a = akc, et donc comme A est intègre 1 = kc, donc c est inversible comme
attendu.

III - Polynômes (7 points)

1. Énoncer (sans la démontrer) une condition sur un polynôme Q ∈ Z[X] pour


avoir l’équivalence : “Q irréductible dans Z[X] si et seulement si Q est irré-
ductible dans Q[X]”, et donner un contre-exemple quand cette condition n’est
pas satisfaite.

Solution. (1 point)
Il suffit d’avoir Q primitif (c’est-à-dire de contenu 1). Un contre-exemple est
donné par Q = 2X + 2 = 2(X + 1), avec 2 et X + 1 qui sont irréductibles sur
Z (alors que 2 est inversible, donc non irréductible, sur Q).

2. Montrer que le polynôme X 3 + X ∈ (Z/5Z)[X] admet trois racines.

Solution. (0.5 points)


On vérifie que 0, 2 et −2 sont racines.
3. Le polynôme P (X) = X 3 − 5X 2 + 11X − 4 est-il irréductible dans Z[X] ?

Solution. (1.5 points)


On réduit le polynôme P modulo 5, pour obtenir

P̄ = X 3 − 5̄X 2 + 1̄1X − 4̄ = X 3 + X + 1̄.

Comme P̄ est de degré 3, il est réductible ssi il admet une racine dans Z/5Z.
On vérifie facilement (une partie du travail a été fait dans la question précé-
dente) qu’aucune des valeurs 0̄, ±1̄, ±2̄ n’est racine.

Soit φ : Z[X] → (Z/3Z)[X] le morphisme qui consiste à réduire les coefficients d’un
polynôme modulo 3. Dans les questions qui suivent on considère le polynôme P̄ =
φ(P ), où P est le polynôme de la question précédente.

4. Donner la décomposition en facteurs irréductibles de P̄ dans (Z/3Z)[X].

Solution. (1.5 points)


Dans (Z/3Z)[X], on a

P̄ = X 3 + X 2 − X − 1̄ = (X − 1̄)(X 2 + 2̄X + 1̄) = (X − 1̄)(X + 1̄)2

5. Quel est le cardinal de l’anneau quotient (Z/3Z)[X]/(P̄ ) ?

Solution. (1 point)
Les éléments du quotients sont donnés par des représentants de degré au plus
2, donc de la forme āX 2 + b̄X + c̄, on a donc 33 = 27 choix possibles.

6. Déterminer tous les éléments a ∈ (Z/3Z)[X]/(P̄ ) vérifiant a2 = 0.

Solution. (1.5 points)


Si a est représenté par un polynôme R de degré au plus 2, alors a2 = 0 signifie
que R2 est un multiple de (X − 1̄)(X + 1̄)2 . Un tel polynôme R est multiple de
(X − 1̄)(X + 1̄), donc de la forme ā(X − 1̄)(X + 1̄) : il y a trois choix (dont
l’élément nul).

Vous aimerez peut-être aussi