L'emprunt Linguistique
L'emprunt Linguistique
L’intitulé :
-Année universitaire-
2018 / 2019
Remerciements
Je remercie d’abord Dieu, le Tout Puissant, qui m’a donné la force et le courage
pour poursuivre mes é[Link] tiens à remercier, ma directrice de recherche,
Mme Soraya RAFRAFI, de m’avoir conseillée pendant ses mois de travail, et
pour son aide pré[Link] remercie profondément ma famille qui mon aidés,
encouragés et soutenues.
D dicace
Je dédie ce travail à mes cher parents auxquels je dois tout, à mes deux cher
frères Ahmed Hakim et Mohamed Nadjib qui ont fait tout pour la réalisation
de ce travail, à mes cher sœurs Selma, Fairouz, Nour de m’ont
encouragéesdans la poursuite de mon travail malgré les circonstances de la
vie, et à mon fiancée qui m’a toujours supportée.
Table des matières
Remerciement ………………………………………………………………02
Dédicace …………………………………………………………………….03
Introduction ……………………………………………………...07
I.1.3. Le berbère……………………………………………………14
I.6.Définition de la néologie…………………………………………..20
I.6.1. Le néologisme……………………………………………….20
II.2.1. La chronique...........................................................................22
Conclusion………………………………………………………...35
Références bibliographiques……………………………………..37
Résumé………………………………………………………………………39
Liste des tableaux
Pendant des siècles, l’Algérie a connu plusieurs invasions, les invasions des
arabes, des turcs, des romains, des espagnols et des français, ces derniers envahi
l’Algérie environ 132 ans. On peut seulement dire que c’est la raison pour
laquelle les algériens ont adaptés la langue française afin d’augmenter leurs
propre lexique pour transmettre leurs messages à travers la presse.
Par conséquent, pour décrire les actualités nouvelles, les langues vivantes
doivent être en continuelle évolution ainsi que les langues ne sont pas toujours
stables, elles sont dynamiques et se déterminent de se renouveler et de
s’enrichir.
Pour cette raison, l’Algérie est caractérisée par une pluralité linguistique et
culturelle, les algériens maîtrisent plusieurs langues dans des différentes régions,
par exemple : l’arabe classique comme langue officielle, le berbère comme
langue maternelle et les langues étrangères comme le français qui est la langue
coloniale, elle a devenu la 1er langue étrangère et est enseignée à l’école.
En outre, les peuples algériens intègrent une langue à une autre qui
produitpar conséquent des mots empruntés, pour montrer les actualités nouvelles
du pays à travers les chroniques.
2. Problématique
8
3. Hypothèses
5. Objectif
Notre but est de collecter les emprunts utilisés dans la chronique et de voir
comment ils sont présentés dans le texte de la chronique.
9
Nous avons choisi la langue du journaliste parce que « la langue écrite,
surtout la langue du journaliste, joue un rôle important dans la reprise de
l’activité suffixale. Le journaliste écrit vite ; il a besoin de précision, il évite
d’instinct les périphrases ; le suffixe lui vient naturellement sous la plume pour
exprimer des rapports (Hervé- hervéisme, ovation ovationner). (…) C’est lui
qui a souvent créé et surtout vulgarisé- dans presque toute l’Europe- les
dérivés des mots composés ».1
6. Présentation de corpus
Nous avons travaillé sur un corpus qui contient un ensemble des emprunts
relevés dans un journal francophone algérien «LeSoird’Algérie»
spécifiquementla chronique « Digoutage ».
7. Méthodologie du travail
Suivie d’une partie pratique qui est base sur l’analyse de notre corpus, se
1
DAUZAT Albert, Tableau de la langue française : origine-évolution-structure actuelle, petite bibliothèque Payot, 19
10
veut une étude quantitative et qualitative des procédés de formation lexicale
employés dans notre corpus. Pour notre étude nous avons commencé la partie
pratique (analyse quantitative) par une liste des emprunts classés selon le type
d’emprunt, la source d’emprunt, le type d’adaptation, et la catégorie
grammaticale.
Dans l'analyse qualitative, nous avons fait un pourcentage de répartition
des emprunts collectés selon la source d’origine de la langue.
11
Premier chapitre
Cadre conceptuel de l’étude
L’existencedes nombreuses langues dans un pays donné est une raison valable
d’avoir différentes cultures, ainsi qu’un ce contact des langues se produit des
conséquences sur le plan linguistique, sociolinguistique et culturel. C’est pour
cela que le plurilinguisme est considéré comme une réalité inévitable dans la
société algérienne.
1. Le plurilinguisme en Algérie
1
[Link]
13
variétés langagières différentes dans des régions diverses. En Algérie, le
plurilinguisme s’organise en quatre langues : l’arabe dialectal, l’arabe classique,
le français et le berbère.
C’est une langue maternelle, la majorité des algériens parlent l’arabe dialectal et
cette dernière est apprise comme la première langue du locuteur, elle se varie à
travers les frontières du pays et même entre les villes et les villages. Il est
difficile de donner un chiffre précis. Au début, elle était à la forme orale
familière mais de nos jours, les AD est représentés sous forme de textes dans les
réseaux sociaux, des textes journalistiques plutôt chroniques, aussi aux
interviews, des émissions et sur les médias pour s’exprimer leur langue
maternelle naturellement.
1.3 Le berbère
14
écoles algériens, après l’échec politique d’arabisation, le français a pris la place
de l’arabe parce qu’elle a connait une réalisation dans la société algérienne et
jouit un rôle très important dans la vie quotidiens de chaque individu, en effet, le
français est utilisé dans des différents domaines et diverses secteurs, jouit d’une
certaine Co-officialité.
3Définition de l’emprunt
15
Selon [Link] : « L’emprunt est une notion relative : il ne se conçoit
évidemment que par rapport à une langue définie, c’est à dire, rappelons-le, à
un système de signes linguistiques arbitraires en usage à un moment donné dans
une société donnée. Il est un élément étranger introduit dans ce système et défini
par opposition à l’ensemble des éléments antérieurs.»1
Donc, nous constatons que l’emprunt est un intrus et cela veut dire que
l’émergence de sa perspicacité varie d’une langue à une autre, d’une société à
une autre et même d’un individu à un autre.
16
Son rôle est de designer un concept nouveau d’une autre culture, «Processus par
lequel une langue accueille un élément d’une autre langue ; élément (mot, tour)
ainsi incorporé.»1
Les journalistes utilisent les termes d’une autre langue dans un besoin
d’expressivité afin de transmettre leurs messages d’une façon plus originale et
plus frappante.
B) L’emprunt externe
Dubois définit l’emprunt externe comme étant « une autre façon d’envisager le
phénomène d’extension du sens ».2Il est tout simplement défini comme tout
mot qui est emprunté d’une autre langue et d’un autre pays.
1
(Le Robert, Dictionnaire de Français).
2
(Dubois J, 1994, P : 177)
3
(« L'emprunt linguistique », Paris, Les belles Lettres, in TOURATIER, Christian, Les problèmes de l'emprunt,
Cercle Linguistique d'Aix-En-Provence, Travaux 12, 1994, p. 11.)
17
On entend souvent par le mot «emprunt», mais l’emprunt lexical est le plus
fréquemment et le plus connu chez un nombre des locuteurs (journalistes,
enseignants, des écrivains, des politiciens, etc.) En fait, on peut distinguer
deux types d’emprunt : l’emprunt lexical et l’emprunt sémantique.
L’emprunt lexical est un type d’emprunt consistant, pour une langue, à adopter
dans son lexique un terme d’une autre langue, il porte essentiellement sur la
lexie, dans sa relation sens-forme.
Malgré que la lexie subi des modifications sur le plan phonétique, elle garde la
même graphie et le même sens. La langue cible adapte le mot emprunté en
modifiant le sens de l’emprunt lexical.
C’est emprunter le sens d’un mot étranger et de l’ajouter au sens d’un mot
existant. Il s’agit d’une transmission inconsciente, d’une intervention entre les
1
(SABLAYROLLES J-F, 2000, P : 150)
18
deux langues. Comme il peut dans d’autres cas ; il s’agit d’un emprunt
sémantique conscient.
« [...] la langue [...] n'est pas fixée et ne se fixera point. Une langue ne se fixe
pas [...]. Toute époque a ses idées propres, il faut qu'elle ait aussi les mots
propres à ces idées. Les langues sont comme la mer, elles oscillent sans cesse».3
1
(MORTUREUX M.F, 2001, P : 117)
2
(L. Guilbert, 1976 : 127)
3
Préface de Cromwell (1827)
19
La langue est dynamique, elle est en continuelle évolution, les langues ne sont
pas stable, ne sont pas fixe.
6 Définition de la néologie
6.1 Le néologisme
1
La lexicologie entre langue et discours, SEDES, 1997
2
(DUBOIS J, 1994, P : 322)
20
Deuxième chapitre
L’analyse de corpus
Dans ce chapitre,nous allons nous consacré à l’analyse d’un corpus qui se
compose des lexiques relevés dans un journal francophone algérien « Le Soir
d’Algérie » plus précisément la chronique « Digoutage » les emprunts collectés
seront analyser au niveau de la forme et du sens.
1 Autour de la morphosémantique
2.1 La chronique
Les chroniques sont un journal d'époque qui porte la trace de leur âge, car
le lecteur des chroniques consultées hors leur champ temporel va sentir qu' :
1
(B. Pottier, Rech. sur l'analyse sém. en ling. et en trad. mécan., Nancy, Univ. de Nancy, 1963, p.6)
2
(Daoud K ; 2002)
22
pour particularité d'être régulière (quotidienne, hebdomadaire, etc.) et le plus
souvent personnelle.
3 Présentation de corpus
Notre méthodologie est centrée sur la collecte des emprunts apparus dans
le journal«Le soir d’Algérie» spécifiquement dans la chronique «Digoutage».
Durant cette étape de la recherche, nous nous sommes déterminés les tâches
suivantes :
23
e chorba
Festin Boumediénis Bouteflikiste Agma Les And
me nanas
Jactance Joker Bouteflikism Burnous Ouallah Son
e
Marketing Fake news Today Wali Ftour Le yaourt
Tweet Dirlo Don’t acte Hirak Beylik And co
Uppercuts Chahids Le zèle Scories Papicha Lambda
Amine Kayane Gaïd Clean Standing
ovation
Yaw ! Un tamis Digoutag
e
Face Malaise
Carème La
silmiya
Pugilat
Des
fadas
4 L’analyse de corpus :
La néologie externe ou bien l’emprunt, est l’un des éléments sur lequel
s’appuient toutes les variétés locales langagières du français dans le monde
entier, surtout en Algérie. A l’analyse de corpus, pour refléter des réalités
spécifiquement locales, le rédacteur de la chronique se rapport à un vocabulaire
[Link] tableau ci-dessous représente tous les emprunts externes faits aux
autres langues étrangères, il regroupe la liste des emprunts lexicaux :
24
Emprunts Types Sens obtenu Source Type Catégorie
d’emprun d’emprun d’adaptatio grammati
t t n cal
Ya aâdjaba Lexical Mot L’arabe Phonétique, Nom
graphique
exclamative, dialectal
veut dire : c’est
étonnant !
25
My way Lexical C’est un mot Anglais Aucune Nom
qui veut dire :
mon chemin.
26
Uppercuts Lexical Coup de poing Anglais Aucune Nom
porté de bas en
haut.
27
Boumediénist Lexical Personne qui L’arabe Aucune Nom
es
soutient dialectal
l’ancien
président
Boumedién.
Boumediénis Lexical Un système Arabe Aucune Nom
me suivi par ceux dialectal
qui soutiennent
l’ancien
président
Boumedién.
Joker Lexical Une personne Anglais Aucune Nom
qui aime
plaisanter.
28
Papicha Lexical Veut dire une L’arabe Aucune Nom
femme élégante et Dialectal
[Link] le
contexte est un
film algérien qui
entoure sur les
femme algérienne
29
Les tarawih Lexical Prières faites L’arabe Phonétique Nom
par des classique Adaptation du
musulmans au « h» muet.
mois de
Ramadhan.
30
coordination coordination
(et)
Clean lexical Propre Anglais Aucune Adjective
31
Commentaire
Nous avons puremarquer, d’après cette analyse du corpus que la majorité des
emprunts sont de type lexical (emprunt de sens et de forme). Comme nous
pouvons discerner dans le tableau que le sens et la forme des lexies sont
intégralement transférés dans leurs langues d’accueil. Alors que nous avons
confirmé l’absentd’emprunts sémantiques dans le corpus.
32
4.2Pourcentage
Pourcentage de répartition des emprunts collectés selon la source
d’origine :
anglais
29,44%
Arabe dialectal
Figure 1
Commentaire de figure 1
Nous
ous avons réalisé que la majorité est issue de l’arabe dialectal avec un
pourcentage 45,15%,
%, l’arabe classique (standard) avec 13,72%. Aussi que, les
emprunts trouvés en anglais «anglicisme» avec un pourcentage de 29,41%, il
faut savoir la vérité de l’anglais
l’anglais qui domine sur tous les domaines, chose qui
pousse plusieurs langues à être envahies par les anglicismes, le latin avec 5,88%
et le turc, le grec et l’italie avec 1,96%. On a confirmé l’absence totale de la
langue de berbère dans la chronique «Digoutage»
« durant cette période de
recherche.
33
Conclusion
Notre travail de recherche s’inscrit dans le domaine de lalexicologie que
cette étude s’intitule «L’emprunt linguistique dans la presse algérienne
d’expression française, cas de la chronique «Digoutage» auLe Soir
d’Algérie». Cette recherche s’agit d’une analyse d’un ensemble de
néologismes comprenant l’emprunt, relevé dans un journalde presse le « Le
Soir d’Algérie » et plus précisément dans la chronique « Digoutage », dans
une période qui s’étale de six mois, du mois de Janvier 2019 jusqu'au mois de
Juan2019.
L’analyse des emprunts nous révèle que les unités linguistiques produits
dans la presse écrite francophone algérienne, reflètent la réalité de la langue
française pratiquée en Algérie, et qu’ils sont formés dans des langues
diverses, parce que les chroniqueurs aussi font appel à plusieurs langues, à
savoir l’arabe et ses variétés, l’anglais, et même le latin qu’ils font mixer
tout en puisant aux sources de la langue française et les règles de leurs
combinaisons.
L'étude de l'emprunt que nous avons fait sur un plan linguistique, nous
montre que les types d'emprunt les plussollicités sont les emprunts lexicaux,
et nous avons remarqué une absence complète des emprunts sémantiques
(calques).
35
En guise de conclusion, nous pouvons dire queles mots empruntés où
l'application des règles peut modifier la valeur sémantique ouattribuer des
changements intégraux sur les formes graphiques et/ou phonologiques à une
unité étrangère connue de plus par une grande fidélité à sa langue
d’[Link] que nous pouvons répondre à notre problématique, que le
procédé le plus employé est l’emprunt lexical.
36
Référence Bibliographique
Ouvrages
-AINO NIKLAS-SALAMINEN, la lexicologie, ARMAND COLIN, Paris, 1997.
-AINO NIKLAS-SALAMINEN, la lexicologie, ARMAND COLIN, Paris, 2015.
-DUBOIS, J., Dictionnaire de linguistique, Paris, Larousse, (1973/2001).
-GARDES-TMINE, Joëlle, La grammaire : phonologie, Morphologie,
lexicologie, Edition Armand Colin, Paris, 2003.
-HUMBLEY, John, Vers une typologie de l’emprunt linguistique, Cahiers de
lexicologie, 1974.
-LEHMANN. A, MARTIN-BERTHET.F, introduction à la lexicologie :
sémantique et morphologie, édition NATHAN, 2002.
-LOUBIER, C. , De l'usage de l'emprunt linguistique, Montréal, Office
québécois de la langue française, 2011.
-OTAMBA-MECZ I, La sémantique, coll. Que sais-je, 3e édition corrigée,
édition PUF, Paris, 1994.
Articles
-DERRADJI Y., 1999, « Le Français En Algérie : Langue Emprunteuse
Et Empruntée », Le Français en Afrique n° 13, pp. 71-82.
-KHELLADI Sid Ahmed, 2012, processus d’intégration de l’emprunt dans la
presse algérienne d’expression française, université de HassibaBenbouali,
Chlef_Algérie.
-Quemada, Bernard (1971) Banque de mots. In, « Les néologismes » J.F
Sablayrolles, Collection Que sais-je ? Paris : Presses universitaires de France.
P : 37.
Thèses et mémoires
-BAHLOUL Safia, «emprunt linguistique dans la presse algérienne
d’expression française cas du Soir d’Algérie», Mémoire de Magistère,
Université Abderrahmane Mira Béjaia, 2016.
-BOUZIDI BOUBKER, «Néologie et néologismes de la forme dans le
dictionnaire le petit Larousse illustré», Thèse de Doctorat, Université de Sétif,
2010.
-[Link], « La presse algérienne d’expression française : analyse de
la créativité lexicale cas de « Raina Raikoum » et « Tranche de Vie » dans le «
Quotidien d’Oran », Mémoire de Magistère,Université Kasdi Merbah Ouargla,
2009.
Dictionnaires
-Dictionnaire le Trésor de la Langue Française Informatisé.
-Dictionnaire livio.
-DUBOIS J. et al, 1999, Dictionnaire de linguistique et des sciences du
langage, Larousse-Bordas/HER, Paris, p281.
Sitographie
[Link]
000_1
[Link]
Résumé :
L’étude que nous présentons dans ce mémoire porte sur la collecte des
emprunts linguistiques dans des textes journalistiques de la presse algérienne
d’expression française «Le Soir d’Algérie» et spécifiquement la chronique
«Digoutage».
Notre travail s’inscrit dans le domaine de la lexicologie qui s'occupe des
masses de mots empruntés, nous sommes intéressés à l’emprunt linguistique
puisqu’il constitue un des éléments important dans la création lexicale dans les
langues.
Notre objectif est de collecter les emprunts utilisés dans la chronique et
de voir comment ils sont présentés dans le texte de la chronique. Pour notre
fondement théorique, nous avons jugé intéressant de définir quelques concepts
en relation avec notre étude et de les mettre au service de l’analyse du corpus.
Concernant l’analyse de notre corpus, nous avons appliqué une approche
lexicologiquedes emprunts que nous avons pu repérer dans le système
linguistique de la langue d’accueil qui consiste dans la typologie, la
catégorisation grammaticale, et la source d’origine, etc.
Les mots clés : la création lexicale, lexicologie, emprunt, typologie.
Summary
The study we present in this thesis focuses on the collection of linguistic
borrowing in journalistic texts of the French-speaking Algerian press "Le Soir
d'Algérie" and specifically the "Digoutage" chronicle.
Our work is part of the field of lexicology which deals with the masses of
borrowed words, we are interested in linguistic borrowing since it is one of the
important elements in lexical creation in languages.
Our goal is to collect the borrowing used in the chronicle and see how
they are presented in the text of the chronicle. For our theoretical foundation,
we found it interesting to define some concepts related to our study and to put
them at the service of the analysis of the corpus.
Concerning the analysis of our corpus, we have applied a lexicological
approach to borrowing that we have been able to identify in the linguistic
system of the host language which consists in the typology, the grammatical
categorization, and the source of origin, etc.
Key words: lexical creation, lexicology, borrowing, typology.