0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
195 vues40 pages

L'emprunt Linguistique

Ce mémoire analyse les emprunts linguistiques utilisés dans la chronique «Digoutage» du journal algérien francophone Le Soir d'Algérie. Il présente d'abord le contexte plurilingue en Algérie et définit les concepts clés comme l'emprunt linguistique, ses types et la créativité lexicale. L'analyse du corpus montre les emprunts collectés, leur source et analyse qualitative. Le mémoire étudie les procédés de formation lexicale utilisés par les journalistes.

Transféré par

khalil Rebbali
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
195 vues40 pages

L'emprunt Linguistique

Ce mémoire analyse les emprunts linguistiques utilisés dans la chronique «Digoutage» du journal algérien francophone Le Soir d'Algérie. Il présente d'abord le contexte plurilingue en Algérie et définit les concepts clés comme l'emprunt linguistique, ses types et la créativité lexicale. L'analyse du corpus montre les emprunts collectés, leur source et analyse qualitative. Le mémoire étudie les procédés de formation lexicale utilisés par les journalistes.

Transféré par

khalil Rebbali
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Université Mohamed Khider de Biskra

Faculté des Lettres et des Langues


Département des Lettres et des Langues Étrangères
Filière de Français

L’intitulé :

L’EMPRUNT LINGUISTIQUEDANS LA PRESSE


ALGERIENNE D’EXPRESSION FRANÇAISE.
CAS DE LA CHRONIQUE «DIGOUTAGE» AU SOIR
D’ALGERIE.

Mémoire élaboré en vue d'obtenir le diplôme de Master


Option : sciences du langage.

Présenté par : Sous la direction de :


BENCHOUIA Halima REFRAFI Soraya

-Année universitaire-
2018 / 2019
Remerciements

Je remercie d’abord Dieu, le Tout Puissant, qui m’a donné la force et le courage
pour poursuivre mes é[Link] tiens à remercier, ma directrice de recherche,
Mme Soraya RAFRAFI, de m’avoir conseillée pendant ses mois de travail, et
pour son aide pré[Link] remercie profondément ma famille qui mon aidés,
encouragés et soutenues.
D dicace

Je dédie ce travail à mes cher parents auxquels je dois tout, à mes deux cher
frères Ahmed Hakim et Mohamed Nadjib qui ont fait tout pour la réalisation
de ce travail, à mes cher sœurs Selma, Fairouz, Nour de m’ont
encouragéesdans la poursuite de mon travail malgré les circonstances de la
vie, et à mon fiancée qui m’a toujours supportée.
Table des matières

Remerciement ………………………………………………………………02

Dédicace …………………………………………………………………….03

Introduction ……………………………………………………...07

Chapitre I : Cadre conceptuel de l’étude

I.1. Le plurilinguisme en Algérien…………………………………….13

I.1.1. L’arabe dialectal……………………………………………..14

I.1.2. L’arabe classique…………………………………………….14

I.1.3. Le berbère……………………………………………………14

I.1.4. La langue française…………………………………………..15

I.2. Les écrit journalistiqueet la chronique……………………………15

I.3. Définition de l’emprunt……………………………………………15

I.3.1. L’usage de l’emprunt………………………………………...16

I.3.2. Le rôle de l’emprunt…………………………………………17

I.4. Les types d’emprunt……………………………………………….18

I.4.1. L’emprunt lexical……………………………………………18

I.4.2. L’emprunt sémantique………………………………………19

I.5. Autour de la créativité lexical……………………………………..19

I.6.Définition de la néologie…………………………………………..20

I.6.1. Le néologisme……………………………………………….20

Chapitre II : L’analyse de corpus


II.1. Autour de la morphosémantique………………………………….22

[Link]çu sur la chronique «Digoutage»…………………………....22

II.2.1. La chronique...........................................................................22

II.3. Présentation de corpus…………………………………………….23

II.2.1. Liste des emprunts collectés…………………………………23

II.4. L’analyse de corpus……………………………………………….24

II.4.1. l’analyse des emprunts lexicaux…………………………….24

II.4.2. Pourcentage de répartition des emprunts collectés selon la source


d’origine……………………………………………………………………..33

Conclusion………………………………………………………...35

Références bibliographiques……………………………………..37

Résumé………………………………………………………………………39
Liste des tableaux

Tableau 01 : Liste des emprunts collectés

Tableau 02 :L’analyse des emprunts lexicaux

Liste des figures

Figure 01 : Pourcentage de répartition des emprunts collectés selon la source


d’origine
Introduction générale
Une langue morte n’est pas en mouvement, mais toutes les langues
modernes sont en perpétuelle évolution, elles sont constamment renouvelées et
cela est notamment une des caractéristiques de la langue de rédaction de la
presse algérienne.

Pendant des siècles, l’Algérie a connu plusieurs invasions, les invasions des
arabes, des turcs, des romains, des espagnols et des français, ces derniers envahi
l’Algérie environ 132 ans. On peut seulement dire que c’est la raison pour
laquelle les algériens ont adaptés la langue française afin d’augmenter leurs
propre lexique pour transmettre leurs messages à travers la presse.

Par conséquent, pour décrire les actualités nouvelles, les langues vivantes
doivent être en continuelle évolution ainsi que les langues ne sont pas toujours
stables, elles sont dynamiques et se déterminent de se renouveler et de
s’enrichir.

Pour cette raison, l’Algérie est caractérisée par une pluralité linguistique et
culturelle, les algériens maîtrisent plusieurs langues dans des différentes régions,
par exemple : l’arabe classique comme langue officielle, le berbère comme
langue maternelle et les langues étrangères comme le français qui est la langue
coloniale, elle a devenu la 1er langue étrangère et est enseignée à l’école.

En outre, les peuples algériens intègrent une langue à une autre qui
produitpar conséquent des mots empruntés, pour montrer les actualités nouvelles
du pays à travers les chroniques.

2. Problématique

L’enrichissement des emprunts utilisés dans la presse francophone


algérienne, nous a attirés à poser les questions suivantes : Quels sont les
procédés de formation lexicologique utilisés par les journalistes dans la
chronique «Digoutage» ? Et comment sont-ils formés ?

8
3. Hypothèses

A partir de ces questions, nous a avons pu formuler les hypothèses suivantes :

• Les formations nouvellement crées impliquent les mêmes procédés de


la créativité lexicale (emprunt , dérivation, composition), comme dans
toutes les productions de nouveaux mots, font la particularité du
français dit de l’Algérie.
• L’émergence des emprunts dans le discours journalistique algérien
n’est pas aléatoire ; il y avoir des raisons qui justifient l’emploi de ces
nouvelles unitéslinguistiques.
• La créativité lexicale de ces emprunts dans la presse algérienne
francophone sont le résultat d’intégrer une langue à une autre.
• La pluralité culturelle a joué un rôle linguistique dans la presse
francophone.
• L’apparition de ces emprunts dans la presse algérienne n’est pas une
problématique, il y a certainement une justification de l’emploi de ces
unités linguistiques.
4. Motivation

Lechoix de notre corpus se justifie par la richesse des chroniques vis-à-vis


des nouveaux mots. L'échantillon sur lequel se basecette recherche englobe la
chronique nommée "Digoutage", diffusée dans "Le Soir d’Algérie".
Nous avons pu remarquer que le journal algérien francophone utilise
beaucoup des mots empruntés qui ont une signification très importante, afin de
transmettre un message non seulement dans notre pays mais aussi, dans le
monde entier.

5. Objectif

Notre but est de collecter les emprunts utilisés dans la chronique et de voir
comment ils sont présentés dans le texte de la chronique.

9
Nous avons choisi la langue du journaliste parce que « la langue écrite,
surtout la langue du journaliste, joue un rôle important dans la reprise de
l’activité suffixale. Le journaliste écrit vite ; il a besoin de précision, il évite
d’instinct les périphrases ; le suffixe lui vient naturellement sous la plume pour
exprimer des rapports (Hervé- hervéisme, ovation ovationner). (…) C’est lui
qui a souvent créé et surtout vulgarisé- dans presque toute l’Europe- les
dérivés des mots composés ».1
6. Présentation de corpus

Nous avons travaillé sur un corpus qui contient un ensemble des emprunts
relevés dans un journal francophone algérien «LeSoird’Algérie»
spécifiquementla chronique « Digoutage ».

L’analyse consiste à déterminer des nouvelles unités linguistiques, pour


pouvoir déterminer leurs significations et leurs fonctionnements dans le
discours. Ainsi que, nous déterminons dans notre recherche le rôle et l’usage de
ces emprunts dans une chronique.

7. Méthodologie du travail

Afin de mener à terme notre travail, l’étude s’effectue à partir d’analyse


d’un corpus composé des emprunts qui sont relevé d’un journal [Link]
sera subdivisé en deux parties :
D’abord, une partie théorique, est consacrée à la définition des théories et
concepts sur le qu’elle nous allons s’appuie dans notre analyse qui se compose
des différentes définitions de l’emprunt par des différents linguistes, suivi par
l’explication du rôle et de l’usage de l’emprunt et son typologie, etc.

Suivie d’une partie pratique qui est base sur l’analyse de notre corpus, se
1
DAUZAT Albert, Tableau de la langue française : origine-évolution-structure actuelle, petite bibliothèque Payot, 19

10
veut une étude quantitative et qualitative des procédés de formation lexicale
employés dans notre corpus. Pour notre étude nous avons commencé la partie
pratique (analyse quantitative) par une liste des emprunts classés selon le type
d’emprunt, la source d’emprunt, le type d’adaptation, et la catégorie
grammaticale.
Dans l'analyse qualitative, nous avons fait un pourcentage de répartition
des emprunts collectés selon la source d’origine de la langue.

11
Premier chapitre
Cadre conceptuel de l’étude
L’existencedes nombreuses langues dans un pays donné est une raison valable
d’avoir différentes cultures, ainsi qu’un ce contact des langues se produit des
conséquences sur le plan linguistique, sociolinguistique et culturel. C’est pour
cela que le plurilinguisme est considéré comme une réalité inévitable dans la
société algérienne.

Selon le linguiste Farouk Bouhadi : « C’est un fort dosage d’arabe et des


emprunts au français, au berbère, et à l’espagnol, car c’est une langue
receveuse qui n’est pas fermée sur elle-même. »

Les langues en Algérie sont toutes mises en un porte bouquet, il y a un


dilemme compliqué au niveau de champs linguistique, certains parlent l’arabe
algérien qui est la langue de la majorité, il y a l’arabe classique qui est la langue
officielle et la langue française (languecoloniale) pour les études scientifiques et
aussi elle est enseignée aux écoles algériens, et enfin la langue de berbère
(Tamazight) qui est une langue régionale.

1. Le plurilinguisme en Algérie

Le plurilinguisme en Algérie se manifeste comme une réalité incontournable,


toutes les recherches à ce sujet confirment l’absence d’une zone monolingue
dans ce pays donné, cette situation est bien résumée par [Link] Ibrahimi en
disant que « les locuteurs Algériens vivent et évoluent dans une société
multilingue où les langues parlées, écrites et utilisées, vivent une cohabitation
difficile, marquée par le rapport de compétition et de conflit qui lie les deux
normes dominantes (l’une par la constitutionalité de son statut officiel, l’autre
étrangère mais légitimée par sa prééminence dans la vie économique) d’une
part, et d’autre part par la constante et têtue stigmatisation des parlers
populaires)».1Donc, on peut constater que les locuteurs algériens sont confrontés
à une situation de plurilinguisme complexe, qui s’exprime par des langues et des

1
[Link]

13
variétés langagières différentes dans des régions diverses. En Algérie, le
plurilinguisme s’organise en quatre langues : l’arabe dialectal, l’arabe classique,
le français et le berbère.

1.1 L’arabe dialectal

C’est une langue maternelle, la majorité des algériens parlent l’arabe dialectal et
cette dernière est apprise comme la première langue du locuteur, elle se varie à
travers les frontières du pays et même entre les villes et les villages. Il est
difficile de donner un chiffre précis. Au début, elle était à la forme orale
familière mais de nos jours, les AD est représentés sous forme de textes dans les
réseaux sociaux, des textes journalistiques plutôt chroniques, aussi aux
interviews, des émissions et sur les médias pour s’exprimer leur langue
maternelle naturellement.

1.2 L’arabe classique

L’arabe standard moderne est la langue prestige utilisée pour des


communications formelles, il semble clair que les algériens n’utilise pas l’arabe
officiel dans la vie quotidienne et même dans la vie professionnel, son usage est
exclusif que dans les discours officiels ou à la mosquée (une langue coranique).

1.3 Le berbère

C’est une langue régional et maternelle qui s’étend en Afrique de l’Egypte au


Maroc et l’Algérie au Niger,il y a eu un changement en 2001 le berbère est
devenu une langue nationale constitutionnelle de l'Algérie eten 2016 il est
devenu aux côtés de l'arabe. Les algériens utilisent principalement l'alphabet
latin berbère pour l’enseignement dans les écoles publiques.

1.4 La langue française

C’est la langue de colonisateur français, après l’indépendance elle a été


classifiée parmi les langues étrangères et c’est enseignée jusqu’à nos jours aux

14
écoles algériens, après l’échec politique d’arabisation, le français a pris la place
de l’arabe parce qu’elle a connait une réalisation dans la société algérienne et
jouit un rôle très important dans la vie quotidiens de chaque individu, en effet, le
français est utilisé dans des différents domaines et diverses secteurs, jouit d’une
certaine Co-officialité.

2 Les écrits journalistiques et la chronique

La sociolinguistique est l’étude de la manière dont l’utilisation de la langue est


affectée par des facteurs sociaux, tels que les normes et les contextes culturels.

La chronique est un article de presse, écrite ou audio inscrit constamment dans


l’actualité parce que les sujets qu’elle traite sont plutôt liées à l’actualité des
lecteurs et leurs problèmes [Link] chroniquessont généralement
écrites sur un ton informel, comme dans une conversation intime entre le
journaliste et le lecteur, et c’est le cas des chroniques dont le journaliste fait sa
proximité avec les lecteurs.

La presse écrite en néologisme est en continuelle de richesse d’un lexique


constamment remis à jours et par la suite, cette création lexicale donne aux
journalistesla capacité d’être actuels.

3Définition de l’emprunt

Il est l’une des causes de l’enrichissement du vocabulaire d’une langue et le


résultat de contact des langues causé par le voisinage ou la cohabitation des
langues.

Selon le dictionnaire Larousse, l’emprunt est définie comme un : « Processus


par lequel une langue s'incorpore un élément significatif (généralement un mot)
d'une autre langue ; le terme ainsi incorporé.» C’est-à-dire l’intégration d’un mot
d’une langue déffirent à une autre langue.

15
Selon [Link] : « L’emprunt est une notion relative : il ne se conçoit
évidemment que par rapport à une langue définie, c’est à dire, rappelons-le, à
un système de signes linguistiques arbitraires en usage à un moment donné dans
une société donnée. Il est un élément étranger introduit dans ce système et défini
par opposition à l’ensemble des éléments antérieurs.»1

Donc, nous constatons que l’emprunt est un intrus et cela veut dire que
l’émergence de sa perspicacité varie d’une langue à une autre, d’une société à
une autre et même d’un individu à un autre.

Selon Maurice.P : « L’emprunt est le résultat d’interférences entre deux langues


et qu’il n’y a donc emprunt que dans la mesure ou deux langues sont en contact
à travers un nombre plus ou moins élevé de locuteurs, bilingues à des degrés
divers.»2

Par ailleurs, cette définition de Maurice nous explique l’action d’interaction de


deux langues qui cause la survenue de l’emprunt par un nombre bien sélectionné
des locuteurs, ainsi que l’emprunt a ses degrés : degré de culture, de l’âge, de
sexe, des traditions familiales, etc.

3.1 L’usage de l’emprunt

L’utilisation de l’emprunt n’est pas limité à un ensemble des pratiques


langagières mais aussi son usage est parfois écrites et orales, cela veut dire qu’il
est utilisé par la majorité des individus, on peut distinguer l’usage personnel de
la langue, l’usage des spécialistes d’un domaine précis, l’usage des dictionnaires
de français, etc.

3.2 Le rôle de l’emprunt


1
(Deroy, 1956 : 9)
2
(PERGNIER, M., 1989, p : 23)

16
Son rôle est de designer un concept nouveau d’une autre culture, «Processus par
lequel une langue accueille un élément d’une autre langue ; élément (mot, tour)
ainsi incorporé.»1

Les journalistes utilisent les termes d’une autre langue dans un besoin
d’expressivité afin de transmettre leurs messages d’une façon plus originale et
plus frappante.

DUBOIS signal dans son dictionnaire de linguistique et des sciences du


langage l’existence de deux types d’emprunts : l’emprunt interne et
l’emprunt externe.
A) L’emprunt interne

C’est l’emprunt de la langue à elle-même, il est réalisé de façon


multidirectionnelle à l’intérieur d’un système linguistique donné dialectes,
sociolectes, etc. Ainsi que [Link] qualifié l’emprunt comme un
mouvement qui se manifeste entre des vocabulaires régionaux et des
vocabulaires générales.

B) L’emprunt externe

Dubois définit l’emprunt externe comme étant « une autre façon d’envisager le
phénomène d’extension du sens ».2Il est tout simplement défini comme tout
mot qui est emprunté d’une autre langue et d’un autre pays.

Il se produit entre deux langues, dont [Link] défini ce genre d’emprunt «


L'emprunt est une forme d'expression qu'une communauté linguistique reçoit
d'une autre communauté.»3

4 Les types de l’emprunt

1
(Le Robert, Dictionnaire de Français).
2
(Dubois J, 1994, P : 177)
3
(« L'emprunt linguistique », Paris, Les belles Lettres, in TOURATIER, Christian, Les problèmes de l'emprunt,
Cercle Linguistique d'Aix-En-Provence, Travaux 12, 1994, p. 11.)

17
On entend souvent par le mot «emprunt», mais l’emprunt lexical est le plus
fréquemment et le plus connu chez un nombre des locuteurs (journalistes,
enseignants, des écrivains, des politiciens, etc.) En fait, on peut distinguer
deux types d’emprunt : l’emprunt lexical et l’emprunt sémantique.

4.1 L’emprunt lexical

L’emprunt lexical est un type d’emprunt consistant, pour une langue, à adopter
dans son lexique un terme d’une autre langue, il porte essentiellement sur la
lexie, dans sa relation sens-forme.

Malgré que la lexie subi des modifications sur le plan phonétique, elle garde la
même graphie et le même sens. La langue cible adapte le mot emprunté en
modifiant le sens de l’emprunt lexical.

Jean-François SABLAYROLLES, note que « c’est à quoi songent


prioritairement ceux qui traitent de nouveauté lexicale au niveau du mot, c’est
ce que l’on appelle la néologie formelle : l’apparition de mots qui n’existaient
pas dans un état antérieur de la langue et qui sont obtenus, pour la plupart, par
dérivation ou composition ».1

Dite aussi néologie de forme (lexicale) flexionnelle ou


morphosyntaxique, c’est produire un nouveau signe, par l’association
d’unnouveau signifié à nouveau signifiant, soit la forme d’un mot dérivé ou d’un
mot composé. Elle est l’ensemble des procédés de causer l’apparition de
nouvelles formes.

4.2 L’emprunt sémantique

C’est emprunter le sens d’un mot étranger et de l’ajouter au sens d’un mot
existant. Il s’agit d’une transmission inconsciente, d’une intervention entre les

1
(SABLAYROLLES J-F, 2000, P : 150)

18
deux langues. Comme il peut dans d’autres cas ; il s’agit d’un emprunt
sémantique conscient.

Selon Marie-Françoise MORTUREUX, « la néologie sémantique crée une


nouvelle pour un mot existant ; elle crée une nouvelle association entre un
signifiant existant et un sémème ».1

Elle porte le nom de néologie de sens, se définie comme étant la création


d’un nouveau rapport entre le signifiant et le signifié, cette procédé se
caractérise par l’apparition d’un nouveau signifié dans un même cadre
phonologique. Les néologismes de sens sont soit des calques sémantiques,
métaphores, onomatopées, extensions, etc.

5 Autour de la créativité lexicale

La créativité lexicale est une activité langagière motivée par l’illumination de


l’homme, définie comme la création des nouveaux mots et les employer dans
une langue donnée, elle a certainement devenu une nécessité.

Selon L. Guilbert, « la néologie lexicale se définit par la possibilité de création


de nouvelle unités lexicales, en vertu des règles de production incluse dans le
système lexical ».2

Le processus de la créativité lexicale est un élément indispensable dans


l’enrichissement d’une langue. SelonVictor Hugodans laquelle il résume
l'importance de la créativité lexicale en disant que :

« [...] la langue [...] n'est pas fixée et ne se fixera point. Une langue ne se fixe
pas [...]. Toute époque a ses idées propres, il faut qu'elle ait aussi les mots
propres à ces idées. Les langues sont comme la mer, elles oscillent sans cesse».3

1
(MORTUREUX M.F, 2001, P : 117)
2
(L. Guilbert, 1976 : 127)
3
Préface de Cromwell (1827)

19
La langue est dynamique, elle est en continuelle évolution, les langues ne sont
pas stable, ne sont pas fixe.

6 Définition de la néologie

Dans un sens général, c’est un processus d’innovation linguistique, un principal


moteur de l’évolution et l’enrichissement du lexique d’une langue.

La néologie indiquera un processus pour l’enrichissement d’un lexique dans une


langue, soit par la dérivation et la composition ou par l’emprunt, calque, [Link]
but de la néologie est d’enrichir la langue de ce que lui manque, pour se
conformer dans l’analogie de la langue et la formation des nouveaux mots.

La définition de la néologie peut se résumée d'après Marie-Françoise


MORTUREUX dans : «l'ensemble des procédés de formation de mots
nouveaux».1

6.1 Le néologisme

Le néologisme est certes un phénomène et produit linguistique à se servir


d’expression et de mots nouveaux utilisé dans la langue par voie de
communication et pour enrichir son lexique, il s’agit des mots vains et superflus
qui leurs fonctions est de surcharger la langue, le néologisme a un sens péjoratif.

Selon Jean DUBOIS, Mathée GIACOMO, Luis GASPIN, Christian


MARCCELESI et Jean-Pierre MEVEL déclare que « le néologisme est une
unité lexicale (nouveau signifiant ou nouveau rapport signifiant-
signifié)fonctionnement dans un modèle de communication déterminé, et qui
n’était pas réalisé antérieurement ».2

1
La lexicologie entre langue et discours, SEDES, 1997
2
(DUBOIS J, 1994, P : 322)

20
Deuxième chapitre

L’analyse de corpus
Dans ce chapitre,nous allons nous consacré à l’analyse d’un corpus qui se
compose des lexiques relevés dans un journal francophone algérien « Le Soir
d’Algérie » plus précisément la chronique « Digoutage » les emprunts collectés
seront analyser au niveau de la forme et du sens.

1 Autour de la morphosémantique

Selon le dictionnaire, le Trésor de la Langue Française Informatisé, la


morphosémantique se définie comme : «La morphosémantique traite de la
substance relationnelle des morphèmes.»1

Alors, on constate que la morphologie est l’étude de la forme, et la


sémantique lexicale est l’étude du sens des lexies. Donc, la morphosémantique
est l’étude relative à la forme et à la signification des mots, des textes.

2 Aperçu sur la chronique «Digoutage»

Le titre de la chronique est intégralement emprunté, «Digoutage» est une


rubrique régulière qui donne une grande importance au journaliste qui en est
chargé par : « Arris Touffan ».

2.1 La chronique

Les chroniques sont un journal d'époque qui porte la trace de leur âge, car
le lecteur des chroniques consultées hors leur champ temporel va sentir qu' :

« Elles manquent de mordant et perdent leur dose de dissidence. Comme


des étincelles sur le feu de l'actualité l'on ne peut se prévaloir de les garder
vivantes et non apprivoisées.»2

La chronique est un article de presse (écrite ou presse) ou une rubrique de


radio ou de télévision consacrée à un domaine particulier de l'actualité. Elle a

1
(B. Pottier, Rech. sur l'analyse sém. en ling. et en trad. mécan., Nancy, Univ. de Nancy, 1963, p.6)
2
(Daoud K ; 2002)

22
pour particularité d'être régulière (quotidienne, hebdomadaire, etc.) et le plus
souvent personnelle.

3 Présentation de corpus

Notre méthodologie est centrée sur la collecte des emprunts apparus dans
le journal«Le soir d’Algérie» spécifiquement dans la chronique «Digoutage».
Durant cette étape de la recherche, nous nous sommes déterminés les tâches
suivantes :

•Nous avons téléchargé la chronique «Digoutage» sur son site :


[Link] pendant de 6 mois réservés de 12 Janvier 2019
jusqu’à le 15 Juan 2019.

• Ensuite, nous avons abordé un tableau consistant un nombre des


emprunts collectésà partir de la chronique «Digoutage»qui compose le type
d’emprunt, le sens obtenus, la source d’emprunt, le type d’adaptation et la
catégorie grammatical.

• En ce qui concerne la signification des emprunts de notre corpus ; nous


nous sommes référés à quelques dictionnaires : le dictionnaire TLFI, et
dictionnaire français livio.

3.1 Liste des empruntscollectés

Mois de Janvier Mois de Mois de Mois Mois de Mois de


Février Mars d’Avril Mai Juan
Ya aâdjaba Facebook Ad vitam Cachirisme Les La harga
tarawih
Haram Only Mahgourines Cachiristes Amine Le
nihilisme
Folklorisation Facebookeurs Why not Chouia Selfie Chaos
My way Boumediénist Cachir bisbilles La Zaâma

23
e chorba
Festin Boumediénis Bouteflikiste Agma Les And
me nanas
Jactance Joker Bouteflikism Burnous Ouallah Son
e
Marketing Fake news Today Wali Ftour Le yaourt
Tweet Dirlo Don’t acte Hirak Beylik And co
Uppercuts Chahids Le zèle Scories Papicha Lambda
Amine Kayane Gaïd Clean Standing
ovation
Yaw ! Un tamis Digoutag
e
Face Malaise
Carème La
silmiya
Pugilat
Des
fadas

4 L’analyse de corpus :

4.1L’analyse des emprunts lexicaux

La néologie externe ou bien l’emprunt, est l’un des éléments sur lequel
s’appuient toutes les variétés locales langagières du français dans le monde
entier, surtout en Algérie. A l’analyse de corpus, pour refléter des réalités
spécifiquement locales, le rédacteur de la chronique se rapport à un vocabulaire
[Link] tableau ci-dessous représente tous les emprunts externes faits aux
autres langues étrangères, il regroupe la liste des emprunts lexicaux :

24
Emprunts Types Sens obtenu Source Type Catégorie
d’emprun d’emprun d’adaptatio grammati
t t n cal
Ya aâdjaba Lexical Mot L’arabe Phonétique, Nom
graphique
exclamative, dialectal
veut dire : c’est
étonnant !

Cachirisme Lexical Mot intégré L’arabe Aucune Nom


dialectal
dans les
manifestations
algériennes,
c’est à dire
ceux qui ont
pour manger le
cachir.
Haram Lexical Ce mot L’arabe Phonétique Nom
classique
signifie la
prohibition
dans les
religions
islamics.
Folklorisatio Lexical Ensemble des Anglais Aucune Nom
n
arts et
traditions
populaires.

25
My way Lexical C’est un mot Anglais Aucune Nom
qui veut dire :
mon chemin.

Festin Lexical Repas de fête Emprunté à Aucune Nom


l’italien
digne. (festino)

Jactance Lexical Attitude arrogante De latin Aucune Nom


d'une personne (jactancia)
imbue d'elle-
même, vanité.
Marketing Lexical Faire son marché Anglais Aucune Nom
Acheter ou
vendre.

Tweet Lexical Court Anglais Aucune Nom


message
informatif
posté sur le
web par
l'intermédiaire
d'un service
qui le
transmet à des
abonnés.

26
Uppercuts Lexical Coup de poing Anglais Aucune Nom
porté de bas en
haut.

Amine Lexical Le dernier mot L’arabe Aucune Nom


que les
classique
musulmans disent
quand ils ont fini
de prier

Facebook Lexical est un réseau Anglais Aucune Nom


social en ligne qui
permet à ses
utilisateurs de
publier des
images, des
photos, des
vidéos, des
fichiers et
documents,
d'échanger des
messages, joindre
et créer des
groupes et
d'utiliser une
variété
d'applications
Only Lexical Mot anglaise Anglais Aucun Conjuncti
veut dire on
seulement ou
uniquemment.

27
Boumediénist Lexical Personne qui L’arabe Aucune Nom
es
soutient dialectal
l’ancien
président
Boumedién.
Boumediénis Lexical Un système Arabe Aucune Nom
me suivi par ceux dialectal
qui soutiennent
l’ancien
président
Boumedién.
Joker Lexical Une personne Anglais Aucune Nom
qui aime
plaisanter.

Fake news Lexical Cela veut dire, Anglais Aucune Nom


des fausses
nouvelles.

Digoutage Lexical C’est un mot L’arabe graphique Nom


dérivé du mot le dialectal
dégoût, et cela
siginife le
manque d’appétit
et dans son vrai
contexte signifie
l’ennui.

La silmiya Lexical Paisible, qui Arabe Aucune Nom


demeure en paix, classique
qui ne trouble pas
la paix, la
tranquillité des
autres.

28
Papicha Lexical Veut dire une L’arabe Aucune Nom
femme élégante et Dialectal
[Link] le
contexte est un
film algérien qui
entoure sur les
femme algérienne

La chorba lexical Les algériens sont L’arabe Aucune Nom


connus par ce
Dialectal
genre soup,
surtout dan le
mois de
Ramadhan.
Les nanas lexical Ce sont les L’arabe Aucune Nom
dialectal
grands-mères.

Ouallah lexical Jerer, affirme par L’arabe Phonétique Nom


serment. Adaptation de
dialectal
«h» muet

Ftour lexical Repas digne, L’arabe Phonétique Nom


les musulmans dialectal
sont connus par
manger de
ftour dans le
mois de
Ramadhan

Beylik lexical juridiction d'un Turc Aucune Verbe


bey

29
Les tarawih Lexical Prières faites L’arabe Phonétique Nom
par des classique Adaptation du
musulmans au « h» muet.
mois de
Ramadhan.

Hirak lexical Mobilité L’arabe Phonétique Nom


populaire classique
Adaptation
du « h»
Muet

Chouia lexical Un peu Arabe dialectal Aucune Nom

Cachir lexical Viande séchée Arabe dialectal Aucune Nom


ou froide.
Mahgourines Lexical Des gens Arabe dialectal Phonétique Adjective
maltraités Adaptation du
«h» muet
Why not Lexical Pourquoi pas ? Anglais Aucune Expression

Bouteflikisme Lexical Un système Arabe Aucune Nom


suivi par ceux dialectal
qui soutiennent
l’ancien
président
Bouteflika.
Don’t acte Lexical Expression : Anglais Aucune Expression
n’agissez pas
Ad vitam Lexical Pour la vie Latin Aucune Expression
éternelle
Chahids Lexical Martyr Arabe Phonétique, Nom
classique adaptation du
«h» muet.
Le zèle Lexical La jalousie Latin Aucune Nom

Wali Lexical Le gouverneur Arabe Aucune Nom


classique

And Lexical Conjonction Anglais Aucune Conjonction


de de

30
coordination coordination
(et)
Clean lexical Propre Anglais Aucune Adjective

Bouteflikistes lexical Personne qui Arabe Aucune Adjective


soutient dialectal
l’ancien
président
Bouteflika.
Today Lexical Aujourd’hui Anglais Aucune Nom

Dirlo Lexical Verbe : faire L’arabe Aucune Verbe


pour lui dialectal
quelque chose.
Gaïd Lexical Commandant Arabe dialectal Aucune Nom

Burnous Lexical Manteau de L’arabe Aucune Nom


laine à dialectal
capuchon, sans
manches, porté
par les arabes.
Le yaourt lexical Yoghourt L’arabe Aucune Nom
dialectal

Kayane Lexical Il existe L’arabe Aucune Verbe


dialectal

Yaw ! lexical Expression L’arabe Aucune


d’exclamation dialectal
And co Lexical Avec, L’anglais Aucune Elément
ensemble
Lambda lexical Onzième lettre Grec Aucune Lettre
de l'alphabet
grec.
Facebookeurs lexical Personnes qui Arabe dialectal Aucune Nom
utilisent le
facebook
Cachiristes Lexical Les personnes L’arabe Aucune Nom
qui supportent dialectal
les autres de
manger les
viands froides.

31
Commentaire
Nous avons puremarquer, d’après cette analyse du corpus que la majorité des
emprunts sont de type lexical (emprunt de sens et de forme). Comme nous
pouvons discerner dans le tableau que le sens et la forme des lexies sont
intégralement transférés dans leurs langues d’accueil. Alors que nous avons
confirmé l’absentd’emprunts sémantiques dans le corpus.

En ce qui concerne les emprunts relevés qui ont subi un changement ou


une adaptation au niveau du sens. Nous avons par exemple, la commutation de
la pharyngale fricative sourde arabe « ‫ » ح‬par le « h » muet en français à
l’exemple de Chahids, les tarawih, haramet Hirak. Il y a d’autres modifications
au niveau graphique comme le mot arabe «Mahgourines» que des gens qui sont
maltraités ; ce genre d’adaptation est du caractère étranger à la langue française
de ces emprunts.

Un autre exemple «Ya aâdjaba» relevé depuis la chronique, le son (‫)ع‬


pharyngal fricative sonore n’a pas d’équivalent en langue française, il peut
trouver remplacer par le son « a » parce qu’il est le son le plus proche de celui
de l’autre. Ces modifications des termes sont dues à une absence des graphèmes
des langues cibles dans la langue française.

32
4.2Pourcentage
Pourcentage de répartition des emprunts collectés selon la source
d’origine :

Les langues d'origine des emprunts

anglais
29,44%

Arabe dialectal

Figure 1

Commentaire de figure 1

Nous
ous avons réalisé que la majorité est issue de l’arabe dialectal avec un
pourcentage 45,15%,
%, l’arabe classique (standard) avec 13,72%. Aussi que, les
emprunts trouvés en anglais «anglicisme» avec un pourcentage de 29,41%, il
faut savoir la vérité de l’anglais
l’anglais qui domine sur tous les domaines, chose qui
pousse plusieurs langues à être envahies par les anglicismes, le latin avec 5,88%
et le turc, le grec et l’italie avec 1,96%. On a confirmé l’absence totale de la
langue de berbère dans la chronique «Digoutage»
« durant cette période de
recherche.

33
Conclusion
Notre travail de recherche s’inscrit dans le domaine de lalexicologie que
cette étude s’intitule «L’emprunt linguistique dans la presse algérienne
d’expression française, cas de la chronique «Digoutage» auLe Soir
d’Algérie». Cette recherche s’agit d’une analyse d’un ensemble de
néologismes comprenant l’emprunt, relevé dans un journalde presse le « Le
Soir d’Algérie » et plus précisément dans la chronique « Digoutage », dans
une période qui s’étale de six mois, du mois de Janvier 2019 jusqu'au mois de
Juan2019.

L’analyse des emprunts nous révèle que les unités linguistiques produits
dans la presse écrite francophone algérienne, reflètent la réalité de la langue
française pratiquée en Algérie, et qu’ils sont formés dans des langues
diverses, parce que les chroniqueurs aussi font appel à plusieurs langues, à
savoir l’arabe et ses variétés, l’anglais, et même le latin qu’ils font mixer
tout en puisant aux sources de la langue française et les règles de leurs
combinaisons.

La méthode que nous avons suivie dans l’analyse de notre corpus,


consiste en une double analyse quantitative et qualitative, la première est
pour collecter des emprunts et les dressés dans un tableau qui se compose de
type d’emprunt, la source d’emprunt, le type d’adaptation, et la catégorie
grammatical.

Dans l'analyse qualitative, nous avons fait un pourcentage de


répartition des emprunts collectés selon la source d’origine de la langue.

L'étude de l'emprunt que nous avons fait sur un plan linguistique, nous
montre que les types d'emprunt les plussollicités sont les emprunts lexicaux,
et nous avons remarqué une absence complète des emprunts sémantiques
(calques).

35
En guise de conclusion, nous pouvons dire queles mots empruntés où
l'application des règles peut modifier la valeur sémantique ouattribuer des
changements intégraux sur les formes graphiques et/ou phonologiques à une
unité étrangère connue de plus par une grande fidélité à sa langue
d’[Link] que nous pouvons répondre à notre problématique, que le
procédé le plus employé est l’emprunt lexical.

36
Référence Bibliographique

Ouvrages
-AINO NIKLAS-SALAMINEN, la lexicologie, ARMAND COLIN, Paris, 1997.
-AINO NIKLAS-SALAMINEN, la lexicologie, ARMAND COLIN, Paris, 2015.
-DUBOIS, J., Dictionnaire de linguistique, Paris, Larousse, (1973/2001).
-GARDES-TMINE, Joëlle, La grammaire : phonologie, Morphologie,
lexicologie, Edition Armand Colin, Paris, 2003.
-HUMBLEY, John, Vers une typologie de l’emprunt linguistique, Cahiers de
lexicologie, 1974.
-LEHMANN. A, MARTIN-BERTHET.F, introduction à la lexicologie :
sémantique et morphologie, édition NATHAN, 2002.
-LOUBIER, C. , De l'usage de l'emprunt linguistique, Montréal, Office
québécois de la langue française, 2011.
-OTAMBA-MECZ I, La sémantique, coll. Que sais-je, 3e édition corrigée,
édition PUF, Paris, 1994.
Articles
-DERRADJI Y., 1999, « Le Français En Algérie : Langue Emprunteuse
Et Empruntée », Le Français en Afrique n° 13, pp. 71-82.
-KHELLADI Sid Ahmed, 2012, processus d’intégration de l’emprunt dans la
presse algérienne d’expression française, université de HassibaBenbouali,
Chlef_Algérie.
-Quemada, Bernard (1971) Banque de mots. In, « Les néologismes » J.F
Sablayrolles, Collection Que sais-je ? Paris : Presses universitaires de France.
P : 37.
Thèses et mémoires
-BAHLOUL Safia, «emprunt linguistique dans la presse algérienne
d’expression française cas du Soir d’Algérie», Mémoire de Magistère,
Université Abderrahmane Mira Béjaia, 2016.
-BOUZIDI BOUBKER, «Néologie et néologismes de la forme dans le
dictionnaire le petit Larousse illustré», Thèse de Doctorat, Université de Sétif,
2010.
-[Link], « La presse algérienne d’expression française : analyse de
la créativité lexicale cas de « Raina Raikoum » et « Tranche de Vie » dans le «
Quotidien d’Oran », Mémoire de Magistère,Université Kasdi Merbah Ouargla,
2009.
Dictionnaires
-Dictionnaire le Trésor de la Langue Française Informatisé.
-Dictionnaire livio.
-DUBOIS J. et al, 1999, Dictionnaire de linguistique et des sciences du
langage, Larousse-Bordas/HER, Paris, p281.
Sitographie
[Link]
000_1
[Link]
Résumé :
L’étude que nous présentons dans ce mémoire porte sur la collecte des
emprunts linguistiques dans des textes journalistiques de la presse algérienne
d’expression française «Le Soir d’Algérie» et spécifiquement la chronique
«Digoutage».
Notre travail s’inscrit dans le domaine de la lexicologie qui s'occupe des
masses de mots empruntés, nous sommes intéressés à l’emprunt linguistique
puisqu’il constitue un des éléments important dans la création lexicale dans les
langues.
Notre objectif est de collecter les emprunts utilisés dans la chronique et
de voir comment ils sont présentés dans le texte de la chronique. Pour notre
fondement théorique, nous avons jugé intéressant de définir quelques concepts
en relation avec notre étude et de les mettre au service de l’analyse du corpus.
Concernant l’analyse de notre corpus, nous avons appliqué une approche
lexicologiquedes emprunts que nous avons pu repérer dans le système
linguistique de la langue d’accueil qui consiste dans la typologie, la
catégorisation grammaticale, et la source d’origine, etc.
Les mots clés : la création lexicale, lexicologie, emprunt, typologie.

Summary
The study we present in this thesis focuses on the collection of linguistic
borrowing in journalistic texts of the French-speaking Algerian press "Le Soir
d'Algérie" and specifically the "Digoutage" chronicle.
Our work is part of the field of lexicology which deals with the masses of
borrowed words, we are interested in linguistic borrowing since it is one of the
important elements in lexical creation in languages.
Our goal is to collect the borrowing used in the chronicle and see how
they are presented in the text of the chronicle. For our theoretical foundation,
we found it interesting to define some concepts related to our study and to put
them at the service of the analysis of the corpus.
Concerning the analysis of our corpus, we have applied a lexicological
approach to borrowing that we have been able to identify in the linguistic
system of the host language which consists in the typology, the grammatical
categorization, and the source of origin, etc.
Key words: lexical creation, lexicology, borrowing, typology.

Vous aimerez peut-être aussi