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Cours Biomasse

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Année 2020_2021

Filière G3EI
G3EI3

BIOMASSE

Prof. Dr. H. EL KALKHA

1
Biomasse G3EI3

ChpI. La biomasse : quel intérêt ?

Introduction

L'alternative est de passer à des énergies non carbonées, nucléaire et renouvelables.


Il faut donc opérer une transition, en passant d'un système dominé par les
combustibles fossiles à un système qui serait dominé par des énergies alternatives
non fossiles. En pratique, il s'avère que ce changement ne peut pas être immédiat.
En effet, il faut voir que les alternatives qui pourraient progresser le plus rapidement
dans l'avenir ne représentent qu'une part très faible de la fourniture totale d'énergie.
Le nucléaire représente 16% de la fourniture mondiale d'électricité et seulement de
l'ordre de 6% de la fourniture d'énergie primaire. Le solaire et l'éolien ne représentent
que 0,5% de cette fourniture. La biomasse fournit 10% environ de cette énergie, mais
en fait elle est largement utilisée dans des pays du tiers monde dans des conditions
qui sont souvent loin d'être vraiment satisfaisantes.

source: dép.. Énergie, Ministère de l’économie

La ressource énergétique d'origine locale, exploitée actuellement, est très faible


compte tenu du peu de gisements naturels dont dispose le pays. L'énergie hydraulique
vient en tête mais reste dépendante de l'aléa climatique. Quant à la production
nationale de charbon livrée essentiellement à l'ONE, elle n'a cessé de régresser en
raison de la fermeture progressive de la mine de Jerada. En 2000, la production locale
a couvert à peine 3% de la consommation énergétique totale.

2
Biomasse G3EI3

A. QU’EST-CE QUE LA BIOMASSE ?

1. Définition

La biomasse, abréviation de masse biologique, est un terme générique qui fait


référence à la quantité de matière vivante produite par les plantes, les animaux,

 Définition de référence :
La biomasse est la fraction biodégradable des produits, déchets et résidus provenant
de l'agriculture, y compris les substances végétales et animales issues de la terre et
de la mer, de la sylviculture et des industries connexes, ainsi que la fraction
biodégradable des déchets industriels et ménagers.
Par biomasse on désigne l’ensemble des matières organiques pouvant se transformer
en énergie. On entend par matière organique aussi bien les matières d’origine
végétale (résidus alimentaires, bois, feuilles) que celles d’origine animale (cadavres
d’animaux, êtres vivants du sol).

Il existe trois formes de biomasse présentant des caractéristiques physiques très


variées :
 Les solides
 Les liquides
 Les gazeux

Dans la littérature, on peut rencontrer une autre classification de formes biomasse :


 La biomasse sèche ou lignocellulosiques qui comprend :




 La biomasse humide :



 La biomasse algale :

3
Biomasse G3EI3

1. Différents types :

Il existe différents types de biomasse qui peuvent être utilisés comme source
d'énergie. Bien qu’il existe de nombreuses classifications, nous avons ici choisi la
classification qui nous semblait la plus adaptée. Celle-ci consiste à diviser la
biomasse en quatre types:

i. La biomasse naturelle

Elle est produite dans la nature sans aucune intervention humaine. Son problème est
sa gestion d'acquisition ainsi que son transport vers les endroits ciblés. Cela peut avoir
pour conséquence de rendre son exploitation économiquement impossible.

ii. Les déchets résiduels (secs et humides)

Il s’agit des déchets générés par les activités de l’agriculture (ligneuses et herbacées)
et de l'élevage, des forêts, des industries agroalimentaires et du bois, ainsi que toutes
celles pouvant être utilisées et considérées comme sous-produits. A titre d'exemple
nous pouvons considérer la sciure de bois, les coquilles d'amandes, les noyaux
d'olives, l'élagage fruitier, etc.
On appelle biomasse résiduelle humide les déchets dits biodégradables, c'est-à-dire
les eaux usées urbaines et industrielles ainsi que les déchets d'élevage
(principalement les purines).

iii. Les cultures énergétiques

Celles-ci sont produites avec pour seul objectif de produire de la biomasse


transformable en combustible. Ces cultures peuvent être divisées en:

2. Différentes origines

Dans le domaine de l'énergie, la biomasse regroupe l'ensemble des matières


organiques pouvant devenir des sources d'énergie : productions végétales, sous-
produits provenant de l’agriculture, cultures énergétiques dédiées, production
sylvicole, des déchets industriels et municipaux
Remarque : des biomasses sont simplement disponibles (celles-ci sont déjà
produites : il s’agit de co-produits de différentes activités) ou volontairement
produites (ou dédiée ex : taillis courtes rotation…).

4
Biomasse G3EI3

Les ressources en biomasse peuvent être classées en plusieurs catégories, selon


leurs origines :

AGRICOLE FORESTIERE URBAINE INDUSTRIEL


végétale animale

une autre classification de formes biomasse peut se présenter comme plus simple :

 Espèces végétales




 Résidus agricoles, industriels

 Déchets d’élevage

 Résidus des traitements des eaux usées
 Déchets urbains

3. Différentes caractéristiques
Le contenu énergétique de le biomasse varie
selon plusieurs paramètres , que parmi on pale
de caractéristiques physiques :
 % humidité
La teneur en humidité est le principal facteur qui
permet de déterminer le contenu énergétique net
de la biomasse. La biomasse sèche présente un
pouvoir calorifique (ou potentiel énergétique net)
plus élevé, car peu de son énergie est dépensé
pour évaporer l'humidité qu'elle renferme.

5
Biomasse G3EI3

 Matières ligno-cellulosiques / teneur en sucres

La matière ligno-cellulosique est constituée de trois composants majeurs:


la cellulose, un glucide constitué d'une chaîne linéaire de molécules. C’est un
principal constituant du bois. Elle constitue la matière organique la plus abondante sur
la Terre
les hémicelluloses, est une des composantes du bois Elle a un rôle de liaison entre les
fibres de cellulose
et la lignine, qui mouille les membranes cellulosiques des cellules .
Elle représente la plus grande majorité de la biomasse. En moyenne, la matière ligno-
cellulosique contient 40-60 % de cellulose, 20-40 % d'hémicelluloses et 10-25 % de
lignine.

 Teneurs en minéraux
teneur en matières inorganiques non-combustibles (minérales) de la biomasse est
appelée « ». Elle est exprimée

Soit elle est inhérente, c’est-à-dire qu’elle provient de matières qui se sont accumulées
dans la biomasse au cours de la croissance de la plante, soit elle provient de matières
extérieures mélangées à la biomasse ( ).

B. POURQUOI UN TEL INTERET POUR LA BIOMASSE ?

1. Intérêt socio-économique

La production et la valorisation non alimentaire de la biomasse constitue une réelle


opportunité pour différents secteurs à savoir :
 L’agriculture :

 Stratégies économiques

 Maintien voire développement de nouvelles activités

 Conjugaison productions alimentaires/énergétiques

6
Biomasse G3EI3

 La sylviculture :

La forêt marocaine est actuellement sous exploitée : il serait possible, tout en


respectant des conditions de production durables, de mieux exploiter le gisement
présent.
L’intérêt pour la biomasse peut permettre de mieux gérer la forêt, dans la mesure où
une plus grande part des produits récoltés pourraient être valorisés. Donc elle
permettra une meilleure gestion de la forêt .

 Collectivités et industriels :

Accéder à des voies de valorisation et de recyclage de résidus, trouver de nouvelles


sources locales de production d'énergie et cela permettra :

 Une meilleure gestion économique et indépendance énergétique locale

2. Intérêt écologique

 Combustible renouvelable.
 Diminution des émissions de CO2 p/r aux combustibles fossiles. Cycle du
carbone inférieur à 100 ans.
 La biomasse cultivée est inépuisable si elle est exploitée durablement.
 Diminution des intrants (produits phytos et engrais)
 Couverture du sol plus longue
 Valorisation de terres plus marginales
 Impact favorable sur la biodiversité

La biomasse s’inscrit donc dans une démarche de développement durable

i. L'aspect économique
 Compétitivité de l’énergie
Le prix de revient de la biomasse est très inférieur à celui des combustibles
fossiles.

 Stabilité du coût de l’énergie


Contrairement aux prix des produits pétroliers qui sont soumis aux aléas des marchés
internationaux,

 Développement économique local

7
Biomasse G3EI3

La biomasse est une énergie de proximité. Elle permet un système économique local
direct, que ce soit au niveau de la collecte, de la transformation, de la distribution et
de la consommation.

 Indépendance aux énergies fossiles


La biomasse nous permet d’éviter la fluctuation des prix des énergies fossiles

ii. L'aspect social


 Création d’emploi

iii. L'aspect environnemental


 Lutte contre l’effet de serre
Il n’y a pas d’impact sur l’effet de serre : le CO2 rejeté dans l’atmosphère correspond à
la quantité de CO2

8
Biomasse G3EI3

C. Avantages et inconvénients :

1. Avantages

 La biomasse est une ressource renouvelable lorsqu'utilisée et gérée de façon


durable.
 Elle détruit les déchets organiques par traitement.
 Elle présente une bonne énergie alternative au pétrole.
 Les ressources de la biomasse sont disponibles à grande échelle.
 La biomasse peut être convertie en différentes formes d'énergie .

2. Inconvénients

 La production de biocarburant a un prix conséquent.


 Pour produire de la biomasse il faut des terres agricoles.
 La biomasse peut être polluante si elle est mal utilisée.
 Le bois, après combustion, est souvent surexploité par les industriels.

D. Les différentes valorisations:

i. Valorisations non alimentaires «matières»

 Biomatériaux :
Matières premières renouvelables utilisées comme matériaux industriels dans
différents secteurs comme par exemple:

• le bâtiment (bois, béton de chanvre, laine de chanvre ou lin, composites


chargés avec de la farine de bois);

• l’automobile (composites fibres-polymères)

• …..

 Bioproduit :
Molécules d’origine renouvelable utilisées dans les industries chimiques en
remplacement de molécules d’origine minérale ou de synthèse. On parle aussi de
Chimie du Végétal.

• Tensioactifs formulés dans les détergents, les cosmétiques, les adjuvants


phytosanitaires, les fluides de forage pétroliers…

9
Biomasse G3EI3


• Intermédiaires de synthèse pour l'industrie chimique (>10000t/an)

ii. Valorisations énergétiques

La valorisation énergétique de la biomasse peut produire trois formes d'énergie utile,


tout est en fonction du type de biomasse et des techniques mises en œuvre, à savoir :



Les procédés existants sont bioloqique/chimiques et thermiques.

Trois procédés de valorisation thermique de la biomasse se distinguent:

procédés de voie sèche :

• la combution

• La réalisée dans un réacteur spécifique appelé le gazogène, Elle


consiste en une réaction entre le carbone issu de la biomasse et des gaz réactant
(la vapeur d’eau et le dioxyde de carbone). Le résultat est la transformation

10
Biomasse G3EI3

complète de la matière solide Ce gaz, après épuration et filtration, est brûlé dans un
moteur à combustion pour la production d'énergie mécanique ou d'électricité
• et qui est tout simplement la décomposition de la matière carbonée
sous l’action de la chaleur.

i. procédés de valorisation biologique/chimiques

• La principale filière de cette voie est la ( dite aussi voie humide). Il


s’agit d’un procédé basé sur la dégradation par des micro-organismes de la matière
organique. Elle s’opère dans un digesteur chauffé et sans oxygène (réaction en
milieu anaérobie).

• La production de biocarburants
Les sont des carburants liquides ou gazeux créés à partir d’une
réaction :

- pour le biodiesel entre l’huile (colza, tournesol) et l’alcool ;


- pour le bioéthanol à partir d’un mélange de sucre fermenté et d’essence.

L'énergie chimique du bois est libérée par combustion sous forme de chaleur et
utilisée directement pour le chauffage ou pour produire de l'électricité.

11
Biomasse G3EI3

La combustion produit de la chaleur par l'oxydation complète du combustible, en


général en présence d'un excès d'air. L'eau chaude ou la vapeur ainsi obtenues sont
utilisées dans les procédés industriels ou dans les réseaux de chauffage urbain. La
vapeur peut également être envoyée dans une turbine ou un moteur à vapeur pour la
production d'énergie mécanique ou, surtout, d'électricité. La production combinée de
chaleur et d'électricité est appelée cogénération.

Quelques définitions :

*Oléagineux : colza, tournesol …

*Matières sucrées : betterave sucrière, canne à sucre …

*Biomasses lignocellulosiques : bois, résidus de récoltes forestières ou agricoles,


déchets agroindustriels, cultures dédiées …

*Déchets méthanisables : Déchets d’industries agro-alimentaires (co-produits fruits et


légumes, déchets d’abattoir, effluents très chargés en matière organique …), Déchets
verts (déchets des collectivités : tontes de gazon, feuilles etc), Boues de station
d’épuration, effluents d’élevage …

*Matières amylacées : céréales, maïs …

*Fisher-Tropsch : Le procédé de Fisher-Tropsch permet la synthèse d’un carburant


liquide à partir d'un combustible solide ou gazeux.

*Pyrolyse : la pyrolyse de la matière organique est la décomposition thermique de la


biomasse en absence d’air.

Exemple de prétraitement des biocombustibles solides : séchage, incorporation d’un


additif comme de la chaux, densification (ex : granulation, mise en briquette …) …

12
Biomasse G3EI3

ChpII. Bois-énergie (La biocombustion)

1. Qu’est-ce que le bois énergie?

Le terme « bois énergie » désigne l’énergie produite à partir de la dégradation du bois


en chaleur lors de la combustion. Cette énergie est au départ celle du soleil,
transformée par les arbres lors de la photosynthèse. Elle est utilisée directement pour
produire de la chaleur et/ou de l’électricité (par le biais de la cogénération).

Le terme de « filière bois énergie » est utilisé couramment sur les territoires, il désigne
l’ensemble des modes d’approvisionnement possible pour la production de chaleur et
dans une moindre mesure de l’électricité. Il s’agit donc de l’utilisation de bois de forêt,
des rebuts de l’industrie forestière et du bois issu des déchets.

a. Les différentes classes de bois


 Différentes classes de bois
-
-
-
 Différents types de combustibles de classe verte
-
-

-
-

b. Les différents types de bois


- Bûches

- Plaquettes

- Granulés

13
Biomasse G3EI3

c. Équivalence énergétiques

Les filières de traitement / valorisation

 Bois de classe verte

 Bois de classe orange

 Bois de classe rouge

d. Bois dur ou bois tendre

Chaque type de bois est caractérisé par sa densité ou « dureté ». Pour simplifier,
plus le bois est dur,

! Différence de comportement lors de la combustion!

Bois dur :

14
Biomasse G3EI3

Bois tendre :

2. La composition du bois

Le comportement effectif des combustibles bois n’est pas seulement régi par les
caractéristiques thermiques de la substance organique constituante.

Les propriétés physiques et chimiques du combustible jouent un rôle important


dans le processus de combustion :






a. composition du bois

• Cellulose
• Hémicellulose
• Lignine
• Eléments minéraux

Le bois se compose principalement de matières organiques, d’eau et de


substances minérales.

Constituants du bois %

Cellulose de 40 à 50 %

Hémi-cellulose de 10 à 30 %

Lignine de 15 à 30 %

Matières organiques et minérales de 0,5 à 2 %

15
Biomasse G3EI3

Tableau : Répartition des différents constituants du bois


b. L’eau contenue dans le bois

En observant la structure anatomique du bois, on


constate que schématiquement, le bois est formé de
« tubes creux, accolés, les uns aux autres.

1- L’eau libre:

2- L’eau d’imprégnation:

3- L’eau de constitution:

Nota: L’eau de constitution étant liée à l’existence de la matière, le professionnel, n’est


pas concerné par cet aspect du problème.

Lors du séchage:

Le point de saturation.

Le point de saturation correspond à un degré d’humidité du bois d’environ de 28% à


30% suivant les essences.

Si le séchage se poursuit
État anhydre.

Un bois à l’état anhydre n’est pas utilisé dans la construction, il ne peut servir que pour
établir des comparaisons dans certains contrôles de séchage.

16
Biomasse G3EI3

 Degré d’humidité des bois

Comment mesurer le degré d’humidité des bois?


 Méthode par pesée:

Exemple:
On pèse un échantillon de bois, sa masse est de 22grs. On sèche cet
échantillon dans une étuve, après quelques heures sa masse reste constante à 15
grs.

 Méthode par appareils électriques:


Ces appareils sont basés sur la mesure directe de la résistance électrique du
bois.
Cette résistance varie considérablement en fonction de son humidité.
Les appareils couramment utilisés mesurent la résistance électrique, entre les points
de deux électrodes, enfoncées dans le bois. Toutefois leur précision est de plus ou
moins 1%.

 Équilibre hygroscopique du bois

17
Biomasse G3EI3

c. Composition élémentaire

La composition élémentaire du bois


complètement sec se compose en
moyenne de :

 49 %
 45,3 %
 5,5 %
 0,2 %

d. Composition chimique

En tant que biomasse constituée de trois éléments chimiques principaux, le bois peut
être représenté par une formule brute fictive du type CxHyO.

x=
y=
z=

e. Parts pondérale et énergétique

Pouvoir calorifique

Contenu énergétique

PCS =

18
Biomasse G3EI3

PCI =

Détermination du pouvoir calorifique

En général la détermination des pouvoirs calorifiques des combustibles solides et


liquides ne peut se faire avec précision qu’à partir de mesures calorimétriques.
L’estimation du pouvoir calorifique inférieur peut se calculer à partir de formules
empiriques si l’on connaît la composition pondérale du combustible.

N.B:

 Influence de l’humidité sur le pouvoir calorifique

La quantité de chaleur réellement délivrée par la


combustion du bois brut, appelé PCI sur brut
(PCIbrut),
bois frais séché à
(vert) l'air

eau

800 kg 480 kg
8 MJ/kg 15 MJ/kg
(2,2 (4,2
kWh/kg) kWh/kg)

Qévap. représente la chaleur de vaporisation de l’eau à 0°C (2500 kJ/g d’eau soit 694,4
kWh/kg).

Unités du PCI / PCS

19
Biomasse G3EI3

Le pouvoir calorifique donne une valeur d’énergie contenue dans une unité de masse
du combustible. L’unité SI est le J/g, l’unité la plus généralement utilisée dans la
littérature est le kcal/kg et pour le bois énergie le kWh/tonne.

Unité J/g Kcal/kg KWh/tonne

J/g 1 0.24 0.278

Kcal/kg 4.18 1 1.161


kWh/tonne 3.6 0.86 1

[Link] combustion du bois

Pour que la combustion soit possible, il faut réunir en même temps une matière
combustible, un corps comburant (oxygène, air…) qui, se combinant, produisent la
combustion et une énergie pour le démarrage de la réaction chimique de combustion.

a. La combustion directe du bois

Au cours de la combustion directe, le bois est décomposé par la chaleur dans le foyer
en gaz et en charbon de bois. Le contact avec l’air comburant provoque l’oxydation
des gaz chauds et la gazéification du charbon de bois en gaz combustibles. Environ
80 à 90 % du poids du bois est transformé en gaz durant cette phase.

20
Biomasse G3EI3

b. Étapes de combustion du bois

c. Phases de la combustion du bois

1.
2.
3.

d. Équation chimique de la combustion complète du bois

21
Biomasse G3EI3

La

combustion du bois est généralement réalisée en utilisant le dioxygène (O) de l’air


comme comburant (l’oxydant). Pour l’air atmosphérique, on admet que le rapport des
concentrations [N2]/[O2] est égal à 3,76.

Où les seuls produits de la combustion sont le dioxyde de carbone (CO 2) et l’eau


(H2O), le diazote (N2) provenant de l’air utilisé. Par ailleurs, sachant que les masses
atomiques des éléments C, H, O valent respectivement 12×10 -3 kg, 1×10-3 kg et 16×10-
3
kg,

e. Principales caractéristiques de combustion du bois

22
Biomasse G3EI3

De manière générale, les caractéristiques de combustion d’un combustible sont


définies à partir de son équation de combustion complète (4), réalisée sans défaut ni
excès d’air. Ces caractéristiques sont :

 Le pouvoir comburivore (ou volume d’air théorique)

C’est le volume d’air sec, V , nécessaire à la combustion neutre d’un kg de


combustible solide, parfaitement sec, réalisée à 0°C et 101325 Pa (conditions dites «
normales »). Va est exprimée en Nm3/kg de bois anhydre.

Rappelons qu’un gaz occupe 22,4 ×10-3 Nm3 (Normaux m3)dans les conditions
normales. Dans le cas où la valeur de la masse molaire moyenne M bois n’est pas
connue,

Puisque l’oxygène impliqué dans la structure du bois (O%) participe à l’oxydation de la


matière organique,

L’équation (4) devient,

23
Biomasse G3EI3

Appliquée à un bois ayant la composition élémentaire moyenne généralement admise


(C% = 50, O%= 44 et H% = 6), on obtient respectivement, pour les volumes gazeux,
les valeurs suivantes :

Appliquée à un bois ayant la composition élémentaire moyenne généralement admise


(C% = 50, O%= 44 et H% = 6), on obtient respectivement, pour les volumes gazeux,
les valeurs suivantes :

D’où il vient :

Ce calcul montre que 4,574 Nm3 d’air sont théoriquement nécessaires pour brûler
totalement 1 kg de bois parfaitement sec.

 Pouvoir fumigène (ou volume des fumées neutres)

C’est le volume de fumées, défini dans les conditions normales, libéré par la
combustion neutre d’un kg de combustible solide. On l’exprime :

 Pouvoir fumigène sur fumées sèches

Dans ce cas, les fumées ne sont constituées, en principe, que de CO 2 et de N2. Le


diazote N2 présent dans les fumées correspond au diazote présent dans le volume
d’air introduit dans le foyer.

Ce volume est égal à


On a donc :

(6)

24
Biomasse G3EI3

On peut noter que le volume des fumées sèches demeure voisin du volume d’air
théorique nécessaire pour brûler complètement 1 kg de bois sec.

 Pouvoir fumigène sur fumées humides

Par définition, on a :

Avec:

En supposant que la teneur totale en eau, E%, du bois brut utilisé soit égale à 20% , il
vient :

iii. Teneur en CO2

Le pourcentage de dioxyde de carbone (α0’) libéré dans les fumées est rapporté au
volume des fumées sèches pour des raisons analytiques. On pose :

(9)

En remplaçant chaque terme de ce rapport par les valeurs calculées précédemment,


on obtient : α0’ ≈ 20,5 %.

En pratique, la combustion du bois est réalisée dans les chaudières avec un excès
d’air, défini par e%. Le volume d’air VA réellement utilisé s’écrit donc:

Par conséquent, le taux de CO2 (a’) correspondant à une combustion complète du


bois avec excès d’air,

En admettant que e% soit égal à 100, le volume libéré de fumées sèches V F’ devient :

25
Biomasse G3EI3

et pour

De même,

Soit

f. Rendement de combustion

i. Rendement thermique

ii. Rendement technique

• Formule de Siegert :

Tf :

Ta :

[CO2] :

f:

4.Émissions dues à la combustion du bois

26
Biomasse G3EI3

Si le bois-énergie présente des atouts indéniables en termes d’émission de gaz à effet


de serre, il conduit en revanche à des émissions d’autres polluants de l’air qu’il
convient de prendre en compte : oxydes d’azote, monoxyde de carbone,
composés organiques volatils et hydrocarbures imbrûlés, benzène, particules,
hydrocarbures aromatiques polycycliques, etc. Ces émissions sont estimées à
partir de facteurs d’émissions résultant de campagnes de mesure, et de données sur
les consommations de bois.

a. Nature d’émissions

 Combustion complète

 Mauvaise combustion

i. Émissions inévitables : CO2 et H2O

ii. Émissions inévitables : NOX




iii. Émissions évitables: CO



27
Biomasse G3EI3

iv. Émissions évitables: hydrocarbures (HC)



v. Émissions évitables: poussières fines


En résumé, le bois-énergie ne constitue pas actuellement en termes de bilan


d’émissions, une source majeure de pollution par le dioxyde de soufre, les oxydes
d’azote, les dioxines.

Facteurs influant sur la production d’émissions

1-
2-

3-

5. Conclusion

28
Biomasse G3EI3

 La combustion incomplète du bois se caractérise par la formation importante non


seulement de gaz polluant l’atmosphère mais

 L’utilisation du bois, sans contrôle ni précaution, dans des appareils de


chauffage domestique présentant des rendements de combustion insuffisamment
élevés,

 Son emploi dans des installations de chauffage collectif ou industriel est


certainement préférable car

 Enfin, le développement de connaissances, via des actions de recherche et


développement pour améliorer le bilan global de la filière en matière de pollution
de l’air, et des actions de communication et

29
Biomasse G3EI3

ChpIII. Filières de conversion thermochimiques

1. Conversion thermochimiques

La voie thermochimique regroupe l'ensemble des filières de valorisation énergétique


de la biomasse lignocellulosique, mettant en œuvre des procédés tels que la
combustion, la pyrolyse, la gazéification.

30
Biomasse G3EI3

2. La pyrolyse

La pyrolyse est la décomposition thermique de matières organiques en l'absence


d'oxygène ou en atmosphère pauvre en oxygène pour éviter l' oxydation et
la combustion.
Il s'agit du premier stade de transformation thermique après la déshydratation. Elle
permet d'obtenir un solide carboné, une huile et un gaz. Elle débute à un niveau de
température relativement bas (à partir de 200 °C) et se poursuit jusqu'à 1000 °C
environ. Selon la température, la proportion des trois composés résultants est
différente.
La pyrolyse a pour objectif de décomposer la biomasse en une fraction solide et une
fraction gazeuse

Principe de la pyrolyse
Biomasse humide

Chaleur et délai

Biomasse sèche

Chaleur et délai

Chaleur et délai

Biomasse totalement
décomposée

31
Biomasse G3EI3

Tous les corps organiques complexes sont composés de chaînes de molécules


(polymère ; par exemple plastiques, caoutchouc, bois, papier, etc.). La chaleur
permet de casser cette chaîne et de produire des molécules organiques plus
petites, par exemple de méthane CH4.

Lorsqu'un corps solide, comme du bois, brûle, cela se fait souvent de la manière
suivante :


On a donc en fait une combinaison pyrolyse/combustion d'un gaz, la combustion


entretenant la pyrolyse jusqu'à disparition du corps organique.

Gaz de pyrolyse
(CO, H2, CO2, CH4)

Huiles de pyrolyse (HC lourds)


PCI # 17 MJ/kg
pH # 2.5
15 à 30% d’H2O
Non miscible avec des huiles fossiles

La proportion Gaz/ Huile/Char dépend de :


• la vitesse de chauffe ;
• la température finale.
Ch

Procédés de la pyrolyse

32
Biomasse G3EI3

Pyrolyse lente



Pyrolyse rapide



La pyrolyse rapide se caractérise par :

- Une vitesse de chauffage et de transfert de chaleur très grande, ce qui impose de


traiter des biomasses finement broyées (particules de 0.5 à 5 millimètres)
- La nécessité de disposer de biomasse très sèche (de l’ordre de 10% de tau
d’humidité).

Distribution des produits du pyrolyse

33
Biomasse G3EI3

Réacteur de production de bio- huile par pyrolyse rapide

Composition et
caractéristiques des huiles de pyrolyse comparée au Fioul lourd

Bio-oil Fioul lourd

Aspects Liquide marron foncé à noir Liquide noir visqueux à


selon les conditions de température
pyrolyse, la composition et la ambiante.
quantité de particules de
charbon présente.
Liquide instable qui ne peut
pas être distillé.

Composition C (54-58) ; H (5.5-7.0) ; O C (85) ; H (11) ; O (1) ; N


élémentaire (35-40) ; N (0-0.2) ; S (< (0.3) ;
en %/m 0.05) ; inorganiques (0-0.2) S (2.5) ; inorganiques (0.03)

PCS ≈ 16 à 19 MJ/kg ≈ 40 MJ/kg

Miscibilité Partielle dans l’eau,


séparation de phase Non
miscible dans les huiles

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Biomasse G3EI3

fossiles

Densité ≈ 1,2 kg/l 0.94 kg/l

pH ≈ 2,5

Utilisation possibles des bio-huiles

- Production d’électricité via moteur dual fuel ou turbine;


- Liquéfaction de la biomasse avant la production des biocarburants;
- Utilisation alimentaire: liquide smoke.

3. Gazéification

La gazéification désigne une transformation thermochimique consistant à décomposer


par la chaleur un solide combustible carboné (charbon, biomasse) en présence d’un
réactif gazeux (gaz carbonique, vapeur d’eau puis oxygène/air) dans le but d’obtenir
un mélange gazeux combustible.
La réaction de gazéification se passe dans des conditions de température très élevées
(plus de 1 000°C).
Le gaz de synthèse obtenu à la fin, appelé « syngas » (pour « synthetic gas ») ou
« Gaz pauvre », est un mélange de deux gaz combustibles principaux : le
monoxyde de carbone (CO) et l’hydrogène (H2).
Pour parvenir à la production du syngas, plusieurs réactions préalables sont
nécessaires. L’ensemble de ce processus est appelé gazéification.

a. Produit de la gazéification

Le syngas produit de gazéification est utilisé principalement :


• Comme source de production de chaleur ;
• Comme source de production d’électricité par l’action du gaz sur des turbines ;

b. Principe de la gazéification

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Biomasse G3EI3

Par réaction thermochimique à des températures élevées (600-1 800 °C), la biomasse
réagit avec une quantité contrôlée d'oxygène.
La réaction de gazéification reste délicate et le gaz obtenu contient, en fonction du
procédé, de nombreux composés indésirables tels que NOx, CO2, H2S, CH4, et des
goudrons à cycle benzénique de formule brute CnHm.
C'est pourquoi les procédés de gazéification sont souvent couplés à des procédés de
purification pour éliminer les produits indésirables du gaz de synthèse proprement dit
(H2, CO), car un gaz purifié permet d'augmenter les performances des procédés
alimentés en aval. La gazéification est une méthode réputée plus efficace que la
combustion traditionnelle pour l’extraction d’énergie à partir des différents types
de matières organiques.

c. Etapes de la gazéification

Pour parvenir à la production du syngas, plusieurs réactions préalables sont


nécessaires. L’ensemble de ce processus est appelé gazéification. Il nécessite, à
partir d’une matière organique, d’obtenir au préalable dans le réacteur de la vapeur
d’eau (H2O), du carbone (C) et de produire une chaleur suffisante pour la réaction
finale de gazéification. Quatre étapes successives, fortement couplées, sont
nécessaires, la troisième produisant la chaleur requise par les trois autres.

1ère étape :

Le combustible carboné résultant est sec et de différentes natures (parmi la biomasse,


etc.). Dans le cas de produits non homogènes, une phase préalable (tri, broyage) est
nécessaire avant d’introduire cet intrant dans le gazéifieur.

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Biomasse G3EI3

2e étape :

Cette étape sans oxygène (anaérobie) se déroule à des températures situées entre
120 °C et 600 °C. Elle est dite « auto-thermique » car elle ne produit ni ne consomme
d’énergie. En augmentant progressivement la température en l’absence d’oxygène, la
matière séchée se décompose et les atomes de carbone s’associent entre eux. Il se
forme alors :

3e étape :

Cette étape se déroule en présence d’oxygène à des températures comprises entre


1 200°C et 1 500°C. Les matières volatiles issues de la pyrolyse s’oxydent. Cette
combustion dégage la chaleur nécessaire aux deux étapes précédentes et à l’étape
suivante de la gazéification. Elle nécessite un fort apport en oxygène.

4e étape :

En l’absence d’oxygène, le coke obtenu lors de la phase de pyrolyse réduit la vapeur


d’eau et le gaz carbonique obtenus dans l’étape précédente respectivement en
hydrogène et en oxyde de carbone pour former du syngas, combustible
mélangeant en proportions variables CO et H2.

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Biomasse G3EI3

d. Réaction de gazéification

La gazéification est une réaction endothermique hétérogène entre le carbone contenu


dans la biomasse et un gaz réactant. Ce gaz réactant peut être soit de la vapeur d’eau
(H2O) soit du dioxyde de carbone (CO2).

Les réactions sont :

e. Equations du syngas
i. Réactions de réduction

Nous avons vu que les principaux composants combustibles contenus dans les
fumées étaient le monoxyde de carbone, le dihydrogène et le méthane [CH4]. Les
réactions qui engendrent ces éléments se situent dans la partie réductrice du
gazéificateur et sont les suivantes :

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Biomasse G3EI3

Nous pouvons voir grâce à ces équations que les phases de réduction demandent de
l‘énergie. Cela explique alors pourquoi la température décroît durant cette phase.

tend à équilibrer les concentrations en CO, H2O, CO2 et H2. Elle est appelée la « gas
water shift reaction (la réaction gaz-eau)». En théorie, pour chaque température les
concentrations de CO, H2O, CO2 et H2 sont données par la constante d’équilibre KWE
de la réaction.

Le tableau suivant montre quelques


valeurs de la constante d’équilibre
KWE pour des températures fixées :

ii. Réactions d’oxydation

Le moteur fonctionnant au syngas utilisera le méthane, le monoxyde de carbone


ainsi que le dihydrogène pour générer de l’énergie. Lors de la combustion du gaz
synthétique dans le moteur le CO et le H 2 seront oxydés avec l’air injecté et
donneront respectivement du CO2 et de l’H2O. Ces réactions d’oxydations créent
de l’énergie comme suit :

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Biomasse G3EI3

f. Les différents procédés de gazéification

Le choix d'un type de procédé est guidé par la taille de l'installation, le solide
combustible carboné utilisé, l'usage du gaz produit et la maturité des technologies.
On distingue:



i. Le procédé à lit fixe

Il peut être soit à co-courant soit à


contre-courant.

À co-courant, les différentes étapes de


la réaction de gazéification sont
successivement réalisées de haut en
bas dans le réacteur. La matière
organique est d’abord introduite à son
sommet. De l’air est injecté à mi-hauteur
pour amorcer la combustion et fournir de
la chaleur à l’ensemble du réacteur.
L’augmentation progressive de la
température permet d’obtenir les
différentes réactions entrainant les gaz
produits vers la zone la plus chaude du
réacteur. Le syngas est récupéré au
niveau du socle du gazéificateur.

À contre-courant, l’air est injecté


à la base du réacteur et le syngas
est récupéré sous son sommet, au
dessus de la zone de pyrolyse. Les
goudrons sont moins nombreux à
s’échapper du réacteur et
l’encrassement des conduits est
donc plus limité.

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Biomasse G3EI3

ii. Le procédé à lit fluidisé


statique

Par ce procédé, les particules sont


mises en suspension dans le réacteur
par injection à sa base d’un gaz qui va
« soulever » les grains. Cela favorise
les échanges thermiques et
massiques entre le gaz et le solide.
Dans ce type de réacteur, les
différents mécanismes de séchage,
pyrolyse, combustion ou oxydation ont
lieu dans une seule et même zone.

iii. Le procédé à lit fluidisé


entraîné

Le solide combustible carboné est


finement pulvérisé dans un jet
d'oxygène. La réaction chimique
s’effectue à très haute température et à
pression élevée. Cela empêche les
goudrons et méthane de se former, les
gaz produits en sont ainsi exempts. Le

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Biomasse G3EI3

rendement en gaz est donc élevé. Cependant, le procédé à lit fluidisé entraîné
nécessite une forte consommation en oxygène. Par ailleurs, le coût de la pulvérisation
préalable du solide combustible carboné est élevé car il faut obtenir une biomasse ou
du charbon finement moulu.

Données comparatives entre les diverses technologies de gazéification

Contraintes que doit respecter la biomasse pour les différents types de gazéificateurs

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Biomasse G3EI3

4. Conclusion

 L'objectif de ce chapitre est de donner une revue des différents procédés actuels et
futurs de valorisation énergétique de la biomasse par voie thermochimique.

 Afin que la biomasse soit utilisée efficacement par ces technologies, elle doit être
préalablement conditionnée (broyée et séchée).

 La gazéification à l'air est particulièrement simple, mais ne fournit qu'un gaz pauvre
(5 000 kJ/m3 ) car il est dilué par l'azote de l'air.

 La gazéification à l'oxygène produit un gaz à pouvoir calorifique moyen (12 500


kJ/m3 ) composé principalement d'hydrogène et d'oxyde de carbone.

 Les proportions et composition des quatre produits majeurs de la pyrolyse de la


biomasse (charbon, huiles, goudrons et gaz) sont très variables suivant les conditions
de réaction. Quelques paramètres modifient de façon notable la proportion et
composition de ces produits, ce sont : la nature de la biomasse ; le taux d'humidité de
la biomasse ; la taille des morceaux de la biomasse ; le traitement de préservation de
la biomasse ; la vitesse de chauffage ; la température finale de réaction ; l'atmosphère
de réaction .

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