Partiel : EC1 (sociologie) + EC3 (géographie de l’éducation) = 1h30.
Extrait d’un article de
recherche et de répondre à partir du texte et du cours à une question =>argumentation qui
est noté sur le lien que l’on fait entre le cours et le texte
TD 1 : des styles éducatifs plus ou moins connivent avec l’école
Bernard Lahire => sociologue qui rédige “enfance de classe”
Pierre Bourdieu, Jean-Claude Passeron => compenser les inégalités, Donner d'avantage
pour être à la hauteur de tous les autres
« la cécité aux inégalités sociales condamne et autorise à expliquer toutes les
inégalités, particulièrement en matière de réussite scolaire, comme inégalités
naturelles, inégalités de dons »
Pierre Bourdieu et Jean Claude Passeron
Le portrait-robot de la famille, les principes éducatifs, l’habitude de la famille, les normes et
les valeurs (ce qu’il est important pour eux).
→ Cas de Valentine
• Scolarisé ds une école publique du quartier
• Ses parents peuvent se permettent de ne plus travailler et de quand même vivre dans un
appartement du VIIe arrondissement de Paris.
• Liens familiaux important (grand-parent, cousin)
• Sa famille est membre du club sportif sélectif du Racing Club dont les droits d’entrée
sont de 27 000 euros par an
• Fréquente des lieux de culture (Opéra, théâtre)
• N’utilise pas leur télévision, les enfants n’ont pas de tablettes, ni de téléphone
• Les parents s’entretiennent physiquement (tennis, danse, ski, marche)
• Peuvent partir tous les ans au ski, notamment en laissant leurs enfants toute la journée en
classe de ski
• Enfants gardés lors des pratiques culturelles et physique des parents par une nounou et
une jeune fille au pair anglophone qui a doit exclusivement répondre aux enfants en
anglais car pour les parents la maitrise de cette langue est importante ds le monde pro dc
besoin d’aisance oral
• Voyage à l’international dû à leur position social permet de “pouvoir habiter le monde”
• Le rapport à l’école est important pour assurer la reproduction pro et social
• Apprentissage de l’auto-contrôle et non de la contrainte des règles stricts – pas de
système de punitions/récompenses
• Lecture et jeux éducatifs ont une place de choix - possède une bibliothèque pour elle et
son frère, son abonné à des magazine
• Loisirs aussi pour les enfants avec de la danse classique mais inégalité de genre car la
mère ne conçoit pas que son fils puisse en faire, éveil musicale = nécessité parental de
bonne éducation=> cours particuliers
Ressemblance : Accès à l’école, l’autocontrôle, volonté d’une bonne éducation
Différences : Accès différents à la pratique sportive, à la pratique culturelle, économique, les
appareils technologiques, l’utilisation des jeux d’éveil et d’apprentissage, utilisation d’ironie
et de second degré, les lieux de vie, instabilité familiale, inégalité de genre
LAUTREY (1980) distingue trois grandes catégories de structure éducative ou de styles
éducatifs dans les familles (entretiens, questionnaires,observations) :
→ La structure éducative rigide :présence de règles strictes et non négociables quelles
que soient les circonstances beaucoup de régularités, peu de perturbations,un environnement
très prévisible
→ La structure éducative faible (ou faiblement structurée ou aléatoire) quasi absence de
règles, beaucoup de perturbations, un environnement peu prévisible.
→ La structure éducative souple : présence de règles mais négociations possibles,
modifications, des règles en fonction des circonstances ; bonne proportion de régularités par
rapport aux perturbatons.
Actualité : L’orientation en fin de troisième est très marquée socialement, « l’existence de trois
baccalauréats différents conduit à une segmentation sociale horizontale au sein du système scolaire
français : en 2022, les enfants de cadres représentaient 35 % des titulaires d’un baccalauréat général
et 8 % des titulaires d’un baccalauréat professionnel, quand les enfants d’ouvriers représentaient 34
% des titulaires de baccalauréat professionnel et 16 % des titulaires d’un baccalauréat général ».
PAGEAU et PALACIO-QUINTIN (1994) étudient l’effet que le type de structuration
exerce sur la qualité du développement de l’enfant.
– Mise en relation du style éducation familial et du niveau de développement attaint
par les enfants à 5 ans.
– C’est l’absence de régularités (caractéristiques des pratiques aléatoires) qui cause le
plus de tort au développement des jeunes enfants.
– Les pratiques rigides sont plus efficaces que les premières
– Le style éducatif souple permet le développement optimal
– Selon Borkowski et Dukewich (1996),une structure aléatoire rendrait les enfants
cognitivement insécures et limiterait leurs tentatives d’exploration autonome de
l’environnement.
Frédérique Cuisinier :
Pratiques de type A Pratique de type B
Correspond à la structure rigide et Correspond à la structure souple de
aléatoire de Lautrey Lautray
Conceptions éducatives - Un enfant ne pousse pas tout seul - Curiosité
- Il faut sans arrêt être « derrière lui » - Importance accordée à la
- Respecter des lois et des règles curiosité, l'exploration du monde
-Importance accordée à l'obéissance - Importance accordée à la
- Enseignement des règles de politesse construction d'un esprit critique
- Importance accordée à
l'apprentissage de l'autonomie
Effets sur la centration de Attention partagée (conjointe) centrée Attention partagée conjointe
l'attention (de l'adulte et de sur : centrée sur :
l'enfant ) pendant la - les bonnes réponses - les stratégies efficaces
réalisation de la tâche. - le résultat, la performance, la réussite - la compréhension
rapide -l'amélioration du fonctionnement
cognitif mis en oeuvre
Effet sur le type de guidage - Guidage très directif - Guidage souple
exercé par l'adulte - Stimulent peu la recherche de - Incitent l'enfant à bien observer et
l'enfant à bien mémoriser les informations
- Indiquent la marche à suivre importantes, à prendre son temps, à
- Donnent les réponses anticiper le résultat
- Peu patients, font souvent à la place - Apprenons à l'enfant à plannifier
de l'enfant ses actions
- Fournissent beaucoup de feedsbacks -Laissent l'enfant faire des erreurs,
négatifs se tromper
- la réussite termine l'interaction -Ne font pas à sa place
- fournissent des feedsbacks positifs
-Font expliquer les réussites et les
échecs
-Font extraire une règle
→ valoriser, interprêter, poser un
écart = V.I.P pour des feedsbacks
positifs
→ autorégulation
→ nommer ce qui est positif
→ fournissent les étapes d'une règle
= institutionnalisation
Effet sur le type de contrôle - Controlent eux-mêmes et de façon -Laissent la plus grande part de son
de l'attention auritaire l'ensemble de l'activité. contrôle à l'enfant
L'expérience du puzzle (protocole en crèche du puzzle) :
SANTOLINI (1996) chercheur - travaille sur les interactions de l'adultes de la crèche
familiale avec les enfants.
Etude des interactions :
Typologie
• l'un regarde l'autre
• l'un s'adresse à l'autre (manière verbale ou motrice)
• l'un s'adresse à l'autre (manière verbale et motrice)
– l'un s'adresse à l'autre en prêtant attention à ce que fait l'autre
– l'un intervient dans ce que fait l'autre
– l'un répond à l'autre
– l'un et l'autre font ensemble
– l'un et l'autre font ensemble et l'un se donne pour modèle à l'autre
– l'un aide l'autre ( de manière verbale ou motrice)
– L'un aide l'autre (de manière verbale et motrice)
– L'un et l'autre se donnent une tâche commune et l'un aide l'autre (de manière verbale
ou motrice)
– L'un et l'autre se donnent une tâche commune et l'un aide l'autre (de manière verbale
et motrice)
– L'un se donne la même tâche au niveau de l'autre et l'un aide l'autre
– L'aide metacognitive (“Tu crois que c’est comme ça qu’il faut faire ?”)
– L'aide métapédagogique (changer de stratégie pour aider
Pour John HATTIE ce qui est aide c'est = la relation de confiance entre l'enseignant et
l'élève / les feedsbacks donner par les parents ou l'enseignant
Du coté des pratiques d 'enseignement :
On trouve les mêmes différences de pratiques éducatives (A/B) dans les pratiques
d’enseignement.
Certains enseignants incitent plus les élèves à rechercher la réussite que la compréhension
(typeA) ;chez d’autres, c’est l’inverse (type B).
Des différences de pratiques qui seront, à terme, productrices de différenciation puis de
difficultés.
TD 2 : Des inégalités dans le rapport au langage
Connaissance en bière inquiétant
Oublie avec Ewen - est-ce qu'il s'en ai souvenu plus tard
Vocabulaire très pauvre → consigne pas forcément compris par l'élève
Il passe de la bière aux chevaux sans transition
Véronique BOIRON chercheuse sur les inégalité dans le langage note les principales
ruptures à risque entre milieu familial (vie quotidienne) et au milieu scolaire :
1. Rupture entre langage de la maison/langage de l'école. « raconter » = langage
familier, oral
2. Rupture entre les objets et usages entre la maison et l'école « festival de Loire » avec
la famille c'est pour manger/se divertir sauf que le même festival avec l'école c'est
une découverte du patrimoine, sortie culturel
3. Rupture dans les pratiques scolaires/ de la vie quotidienne « raconter sa balade »
alors qu'il fallait rédiger une rédaction sur cette sortie.
Langage de la maison/ langage de l'école et des apprentissages (« fais un dessin » ; faire de
la peinture/faire de la grammaire, prendre le cahier rouge ; « je beux voir tous les yeux sur
moi » ; « les absents sotn là »).
Objet de la maison (vélo)/ outils de l'école (schémas rouages du vélo).
Pratiques quotidiennes et familales/ pratiques scolaire (lire un album ; faire du vélo).
Rôle du langage à l'école :
→ amener tous les élèves à focaliser leur attention et construire leurs activités
intellectuelle à propos d'objet exotiques, scolaires (poissons, plantes, eau, album, chansons,
date, calendrier,...).
→ construire les pratiques langagières scolaires, « discours » sur ces objets : mettre à
distance pratique, manipulation
>> usages du langage comme rapport intellectualisé au monde.
Des ruptures nécessaires mais à haut risque
Mais s'appuyer sur des objets « déjà connus », des enfants et des pratiques de la vie
quotidienne est problématique (Bautier, équipe ESCOL) si le langage du maitre ne permet
pas de décontextualiser puis de recontextualiser ces obkets et pratiques dans des formes
scolaires.
Elisabeth BAUTIER