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10 - Néphrologie

Ce document traite de différents sujets en néphrologie, notamment l'hématurie, la protéinurie, l'insuffisance rénale aiguë et chronique. Il fournit des détails sur la physiologie rénale, les causes, le diagnostic et la prise en charge de ces pathologies.

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10 - Néphrologie

Ce document traite de différents sujets en néphrologie, notamment l'hématurie, la protéinurie, l'insuffisance rénale aiguë et chronique. Il fournit des détails sur la physiologie rénale, les causes, le diagnostic et la prise en charge de ces pathologies.

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Néphrologie

Dr. GMA

Faculté de médecine d’Alger


Rappel anatomique

Hématurie
 Déf : l’hématurie est la présence en quantité anormale, d’hématies émises dans les urines (≥ 10/mm3 ou 104/mL),
visible (macroscopique) ou non (microscopique), à toujours confirmer par un ECBU
 Dgc (+) :
• Examen de 1ère intention : protéinurie de 24h, ECBU, créat, ASP, échographie rénale et vésico-prostatique
• Orientation urologique :
✓ Facteurs de risque de carcinome urothélial : tabac, exposition professionnelle
✓ Antécédent de colique néphrétique, traumatisme, voyage récent
✓ Présence de caillots
✓ Symptomatologie : douleur lombaire, Sd irritatif ou obstructif
✓ Anomalie aux touchers pelviens
• Orientation néphrologique :
✓ Homme jeune, infection ORL récente
✓ HTA, œdèmes des membres inférieurs, protéinurie à la BU
✓ Absence de caillots ou de symptomatologie urologique
 Épreuve des trois verres de Lyon : chronologie de l’hématurie sur le temps mictionnel
• Hématurie initiale → signe une localisation urétro-prostatiques
• Hématurie terminale → signe une localisation vésicale
• Hématurie totale → associant les deux, hématurie rénale ou hématurie abondantes
 Arbre décisionnel :
• Hématurie → examen clinique, ECBU, échographie, protéinurie, créat
✓ Signe d’orientation néphrologique : HTA, œdème, IR, protéinurie ≥ 0,5g/24h → ponction biopsie rénale
✓ Signe d’orientation urologique → écho, uroscanner → cystoscopie, cytologie urinaire → si négatif + FDR
de Tm urothéliale → urétéroscopie
 Compte d’Addis (étude dynamique) : consiste à apprécier le débit des hématies et des leucocytes urinaires
• Décelée microscopiquement à partir de 1000 GR/mn
• On considère que le seuil pathologique est à 5000 hématies/mn et/ou à 5000 leucocytes/mn.
 Maladie de Berger :
• Clinique : hématurie macroscopique récidivante, débutant 1 à 5j après le début d’une infection ORL, ±
douleurs lombaires, sans HTA ni œdème au début.
• Biologie : hématurie microscopique et protéinurie +  IgA + PBR = dépôts mésangiaux d’IgA
 Sd d’Alport : maladie héréditaire liée à X
• Clinique : ATCD (F) d’hématurie + hématurie récidivante dans l’enfance + HTA fréquente + surdité de
perception
Protéinurie
 Protéinurie physiologique = 100 à 150mg/j (<0,2g/j), 30% d’albumine et 70% de protéine de bas poids moléculaire
 Analyse quantitative :
• Bandelette urinaire = méthode semi-quantitative = technique de dépistage : détecte seulement l’albumine
• Protéinurie des 24h : nle < 0,2 g/j, valeur anormale si > 0,3 g/j
 Analyse qualitative :
• Electrophorèse des protéines urinaires :
✓ Protéinurie glomérulaire sélective = protéinurie élevée >1,5 g/24 h, de PM ≥ 69 kDa avec albumine > 80%
✓ Proteinurie glomérulaire non sélective = albumine < 80%
✓ Index de sélectivité = clairance IgG/clairance transferrine
✓ Proteinurie tubulaire : proteinurie < 1 g/j avec  lysozyme, β2-microglobuline et chaines légères d’Ig et 
albumine < 10-20%
• Microalbuminurie : spécifique d’une atteinte glomérulaire, pathologique si excrétion urinaire d’albumine de
30 à 300 mg/j

Elévation de la créatinémie
 Créatinine : protéine issue du catabolisme non enzymatique de la créatine musculaire, dépend de la masse
musculaire, elle n’est pas réabsorbée, ni sécrétée par les tubules rénaux
 Créatininémie = valeur inversement liée au débit de filtration glomérulaire, donc à la fonction rénale
• Valeurs normales : 80-115 μmol/l chez l’♂ et 50-90 μmol/l chez la ♀
• Cause d'élévation : production ( masse musculaire, viande),  filtration glomérulaire (IR)
 DFG : normal = 90 à 120 mL/min/1,73m2
• Estimation :
✓ Formule de Cockroft et Gault : est une estimation du début de filtration glomérulaire rénale, permet le
calcul de la clearance de la créatinine, et corrige les variations de la masse musculaire liées à l’âge, au
poids et au sexe = ((140 - âge)/créatinémie) x poids x 1,04 (♀) ou 1,23 (♂)
✓ Autres formules : formule MDRD simplifiée et formule CKD-EPI
• Calcule :
✓ Clairance urinaire de la créat sur urines de 24h = créat urinaire x volume urinaire / créat plasmatique
✓ Clairance de substances exogènes filtrées par le rein = élimination exclusivement par filtration
glomérulaire : inuline (méthode de référence), EDTA marqué au Chrome-51, Iothalamate radioactif,
Iohexol
• Rq ! les formules d’estimation du DFG ne sont pas applicables dans l’IRA : privilégier la clairance de la
créatinine urinaire

Insuffisance rénale aigue


 IRA = baisse brutale et importante (>50%) de la filtration glomérulaire →  de la créat et/ou  de la diurèse
 Diurèse :
• Oligurie : diurèse < 500 ml/24h ou < 20 ml/h ou < 0,5 ml/kg/h
• Anurie : diurèse < 100ml/24h
 Dgc :
• Augmentation rapide de l’urée plasmatique et de la créatininémie
• Sd urémique (tardif) : nausées, vomissements, céphalées, diarrhée, troubles visuels
• Caractère aigue de l’IRA : fonction rénale antérieure nle + reins de taille nle (> 10 cm) à l'écho ou silhouette
rénale = 3 et ½ vertèbres sur ASP, pas d’anémie, pas d’hypocalcémie, pas de péricardite
• Paraclinique : écho rénale (systématique), TDM rénale sans injection, uro-IRM, UIV et uroscanner si CI
 IRA obstructive = obstacle sur les voies excrétrices ou intra-tubulaire rénal →  de la pression hydrostatique
urinaire → bloque la filtration glomérulaire (Rq ! IRA seulement en cas d’obstacle bilatéral ou sur rein unique)
• Dgc :
✓ Signe évocateur : douleur lombaire, hématurie macro avec caillots, globe vésical, blindage pelvien
✓ Paraclinique : écho rénale (systématique), TDM rénale sans injection, uro-IRM, UIV et uroscanner si CI
• TRT : dérivation des urines en urgences
 IRA fonctionnelle =  flux sanguin rénal et pression de perfusion, avec parenchyme rénal intact :  débit de
perfusion rénal → stimule la synthèse et la sécrétion de rénine et d’ADH
• Dgc : créatinine U/P >30, urée U/P >10, urée/créat P >100, osmolarité U/P >2, Na+/K+ urinaire <1, fraction
d’excrétion du Na+ <1%
• Cause :
✓ Déshydratation extracellulaire : sudation, brulure, vomissements, diarrhée, fistule, diurétiques, diabète
décompensée, Sd de levée d’obstacle
✓ Hypovolémie réelle ou efficace : IC congestive, SN sévère, cirrhose hépatique décompensée, état de choc
✓ Hémodynamique : IEC/ARA2 (bloque la vasoconstriction de l’artériole efférente), AINS (bloque la
vasodilatation de l’artériole afférente), sténose de l’artère rénale ou néphroangiosclérose
• TRT : remplissage, arrêté les médicaments (diurétique, AINS)
 IRA organique :
• Dgc : créatinine U/P <30, urée U/P <10, urée/créat P < 100, Na+/K+ urinaire >1, le + svt à diurèse conservée
→ écho rénal + PBR
• Cause :
✓ Nécrose tubulaire aigue (néphropathie tubulaire) = 80% des IRA organiques : à diurèse conservée
(majorité) ou oligo-anurique (sévère), protéinurie < 1 g/L, sans HTA, ni œdème, ni hématurie
❖ Toxicité tubulaire directe : aminoside, glycopeptide, iode, AINS, C1G, amphotericine B, anti-calcineurine
❖ Précipitation intra-tubulaire : aciclovir, inhibiteur des protéases, antirétroviraux, rhabdomyolyse (→
hyperkaliémie), myélome, hémolyse massive, Méthotrexate, Sulfamides
✓ Néphrite interstitielle aigue : protéinurie < 1 g/L, sans HTA, ni œdème, ni hématurie
✓ Glomérulonéphrite rapidement progressive : protéinurie > 1 g/L + HTA + œdème + hématurie
✓ Néphropathie vasculaire : protéinurie variable + HTA, sans œdème, ni hématurie
 Complication : métabolique (acidose métabolique, hyperkaliémie, dénutrition), hypervolémie (avec OAP en cas de
remplissage vasculaire excessif), cardiovasculaire (phlébite, EP, IDM, AVC)

Insuffisance rénale chronique


 IRC = diminution progressive et irréversible du débit de filtration glomérulaire
 Principales causes : diabète (30%), vasculaire (néphrangiosclérose)/hypertensive (25%), glomérulopathie
chronique (10%), héréditaire (8%, essentiellement PKRAD)
 FdR : HTA, diabète, âge > 60 ans, obésité, infections urinaires ou lithiases récidivantes, substances néphrotoxique,
ATCD familiaux, maladie auto-immune
 Caractère de chronicité : ATCD de maladie rénale, créatininémies antérieures élevées, atrophie rénale (petits reins
≤ 10 cm) à l’écho ou ≤ 3 vertèbres à l’ASP, anémie (normochrome, normocytaire arégénérative), hypocalcémie (par
carence en vitamine D active par défaut d’hydroxylation rénale), hyperphosphorémie (→ prurit)
 Contrôle de la PA et de la protéinurie :
• Objectifs de PA :
✓ < 130/80 si albuminurie ≥ 30 mg/24h (diabétique ou non)
✓ < 140/90 si albuminurie < 30 mg/24h
✓ PAS > 110 dans tous les cas
• Objectif de protéinurie : < 0,5 g/g de créatininurie
✓ Régime normo-protidique stricte : 0,8 à 1 g/kg/j à partir d’un DFG < 60 ml/min, avec apport calorique
suffisant (30-35 kcal/kg/j)
 Contrôle du diabète :
• DFG < 60 ml/min → metformine et sulfamide à mi-dose
• DFG < 30 ml/min → inhibiteur DPP4, répaglinide
• Stades avancés → nécessite souvent de l’insuline aux stades avancés
• Cibles d’HbA1c : ≤ 6,5% si maladie rénale chronique stade 1 ou 2 (DFG = 90 à 60), ≤ 7% si MRC stade 3 (DFG =
60 à 30) et ≤ 8% si MRC stade 4 (DFG = 30 à 15) ou 5 (DFG < 15)
 Complication : CV (HTA, athérosclérose et artériosclérose, HVG, cardiopathie urémique, péricardite urémique),
métaboliques (hyperparathyroïdie secondaire, déficit en vit D active, hypocalcémie), ostéomalacie, ostéite fibreuse
(PTH > 3nle), acidose métabolique, hyperuricémie (crises de goutte), troubles sexuelles, anémie (par défaut de
synthèse rénal d’EPO), hyperkaliémie, anomalie du bilan hydrosodée
 TRT :
• Transplantation rénale : meilleure méthode de suppléance
• Dialyse :
✓ Indication à débuter la dialyse :
❖ Clearance créat ≤ 5ml/min chez patient non diabétique
❖ Clearance créat ≤ 10ml/min chez patient diabétique
❖ Hyperkaliémie, acidose incontrôlable, HTA ou OAP réfractaire, encéphalopathie, péricardite
✓ Rythme : généralement 3 fois/semaine pendant 4 à 6h
✓ après une dialyse efficace, l’urée sanguine est réduite de 70%
✓ Rq ! sujet hémodialysé chronique + douleur et impotence fonctionnelle des deux MI → polynévrite
• Régime associe : restriction hydrique (500 mL + diurèse résiduelle), alimentation hyposodée, apports
protéiques = 1,2 g/kg/j, apports caloriques = 30 à 35 kcal/kg/j

Syndrome néphrotique
 Déf biologique : protéinurie >3 g/24h (> 50mg/kg/j ou > 40mg/m²/h chez l’enfant), hypoalbuminémie < 30 g/L,
hypoprotidémie < 60 g/L, hypercholestérolémie et hyper TG
• Pur : sans hématurie, sans HTA, sans insuffisance rénale organique
• Impur : si associée à ≥ 1 des symptômes
 Physiopathologie = le SN néphrotique est dû à une anomalie anatomique ou fonctionnelle de la membrane basale
glomérulaire, qui est normalement imperméable aux protéines à partir d'un certain poids moléculaire
(60,000 Daltons, ou 60 kDa). La perte de cette sélectivité entraîne le passage de protéines dans les urines, et donc la
protéinurie et l'hypoprotidémie.
 Dgc :
• Clinique : œdèmes (blancs, mous, indolores, prenant le godet, bilatéraux, symétriques), épanchement
séreux transudatif possible (ascite, pleurésie, péricardite), hypovolémie
• Biologie :
✓ Protéinurie > 3 g/24h, hypoalbuminémie < 30 g/L avec hypoprotidémie < 60 g/L
❖ Une protéinurie sélective (protéinurie composée à plus de 85% d'albumine) témoigne le plus souvent
une anomalie fonctionnelle
❖ Une protéinurie non sélective témoigne le plus souvent une anomalie anatomique
✓ EPS :  α2-globuline, β-globulines et fibrinogène, hypogammaglobulinémie
✓ EAL : hyperlipidémie fréquente avec hypercholestérolémie et hypertriglycéridémie
• Bilan étiologique systématique : glycémie à jeun, fractions C3 et C4 du complément, AAN, sérologie VHB et
VHC, immunoélectrophorèse sanguin et urinaire, échographie rénale, PBR
 Complication :
• Complication aiguë : IR, thrombose vasculaire (hypercoagulabilité), complication infectieuse (notamment à
bactérie encapsulée, par fuite d’Ig et de complément), douleur abdominale, collapsus (par hypovolémie)
• Complication chronique : hyperlipidémie (de type mixte IIb), HTA, IRC, dénutrition
 Etiologie :
• Amylose, néphropathie diabétique, LED, purpura rhumatoïde
• SN à lésions glomérulaire minimes = Sd idiopathique = néphrose lipoïdique : cause majoritaire chez l’enfant
• Glomérulopathie extra-membraneuse primitive (→ SN pur) : cause majoritaire chez l’adulte

Néphropathie glomérulaire
 Sd glomérulaire : protéinurie glomérulaire avec ou sans SN, hématurie, HTA, œdème, IR
• Sd de glomérulonéphrite chronique : protéinurie, HTA, IRC
• Hématurie macroscopique récidivante → néphropathie à IgA primitive (maladie de Berger), Sd d’Alport
(néphropathie héréditaire avec surdité)
• Sd néphrotique → GN extra-membraneuse, GN lupique, Amylose, néphropathie diabétique, GN membrano-
proliférative
• Sd néphrétique aigu (GNA) → GN aigue post-infectieuse, GN membrano-proliférative
• GN rapidement progressive → vascularite à ANCA, maladie de Goodpasture, GN proliférative extra-capillaire
 Bilan orienté :
• Ac anti-nucléaires, Ac anti-ADN natifs : lupus
• Complément sérique (CH50, fraction C3, C4) : GN post-infectieuse ( C3 et C4), lupus, cryoglobulinémie
• Ac anti-cytoplasme des PNN (ANCA) : vascularite
• Ac anti-membrane basale glomérulaire (MBG) : Good-pasture (Sd de GNRP + att pulmonaire + Ac anti-MBG)
• Cryoglobulinemie, sérologie hépatite C : cryoglobuline
• EPS, immunoélectrophorèse des protéines sériques et urinaires, chaines légères sérique : amylose (Dgc (+)
: biopsie d’organe atteint, glande salivaire accessoire) ou autres maladies à dépôts d’Ig (Randall)
• Sérologies virales : VIH, VHC, VHB
• Dosage sérique des IgA : maladie de Berger
• Ac anti-PLA2R : glomérulonéphrite extra-membraneuse primitive
 Ponction biopsie rénale :
• Indication : tout Sd de néphropathie glomérulaire, sauf :
✓ Sd néphrotique pur chez l’enfant de 1 à 10 ans
✓ Diabétique avec rétinopathie diabétique au FO, sans hématurie
✓ Amylose documentée sur autre biopsie (biopsie d’organe atteint, glande salivaire accessoire)
✓ Glomérulopathie héréditaire familiale, sans TRT spécifique
• CI : HTA mal contrôlée, PNA, rein unique (sauf transplanté), anomalie anatomique, tble de coagulation (AAP)
 SN à lésions glomérulaires minimes = Sd idiopathique = néphrose lipoïdique :
• Principale cause de Sd néphropathique de l’enfant
• Dgc :
✓ Clinique : début brutal, SN (généralement pur), douleurs abdominales fréquentes
✓ PBR : non systématique si SN pur → glomérules optiquement normaux, sans dépôts
• TRT :
✓ PEC de SN : régime hyposodé < 6 g/j, bloqueurs du SRA (IEC/ARA2)
✓ Corticothérapie ou Immunosuppresseur/modulateur
 Glomérulonéphrite extra-membraneuse :
• 1ère cause de Sd néphrotique de l’adulte
• Fréquemment associe à l’haplotype HLA B8DR3
• Dgc :
✓ Clinique : SN généralement impur, thrombose des veines rénales particulièrement fréquente
✓ PBR : dépôts extra-membraneux granuleux d’IgG et souvent de C3
✓ Bilan étiologique : Ac circulant anti-PLA2-R (systématique), recherche de néoplasie, sérologie (VHC, VHB,
syphilis), bilan immunologique
• TRT :
✓ TRT essentiellement symptomatique et anti-protéinurie
✓ TRT étiologique dans les formes secondaires
 Maladie de Berger = GN à dépôts mésangiaux d’IgA primitive = néphropathie à IgA :
• Clinique : hématurie macroscopique récidivante survenant typiquement dans les 48h d’un épisode infectieux
ORL, Sd de GN chronique (protéinurie, HTA, IRC),
• Bio : des IgA sériques
• PBR : dépôts mésangiaux généralisés et diffus d’IgA
 Maladie de Good-pasture :
• Clinique : phase prodromique pseudo-grippale, atteinte pulmonaire (⅔ des cas, précédant les signes rénaux
de qlq semaines/mois), atteinte rénale (GN rapidement progressive avec IR)
• Bio : présence d’Ac anti-MBG circulants, anémie microcytaire ferriprive
• PBR : GN rapidement progressive avec croissants épithéliaux + présence de dépôts d’Ig linéaires (HS type II)
 Sd d’Alport : maladie héréditaire par anomalie de structure du collagène IV
• Clinique : néphropathie glomérulaire avec hématurie, évoluant vers l’IR terminale, avec surdité de
perception bilatérale
• Biopsie cutanée : absence de coloration de la membrane basale avec Ac anti-chaîne α5 du collagène
• PBR : en cas de doute dgc à la biopsie cutanée ou pour évaluation de l’atteinte rénale
Anomalie du bilan hydrosodée
 Eau = 60% chez l’homme, 50% chez la femme, 70% chez le nourrisson
• ⅔ (40%) dans le secteur intracellulaire
• ⅓ (20%) dans le secteur extracellulaire : secteur interstitiel (15%) et secteur vasculaire (5%)
 Mouvements hydriques : les mouvements d’eau entre le plasma et le milieu interstitiel sont régis par 2 forces :
• Une pression hydrostatique : différence entre la pression artérielle plasmatique et la pression au sein du
milieu interstitiel. Elle tend à faire sortir l’eau du plasma vers le milieu interstitiel
• Une pression oncotique : proportionnelle à la protidémie. Provoque une entrée d’eau du milieu interstitiel
vers le plasma
• Les flux hydriques entre le milieu intracellulaire et le milieu extracellulaire sont régulés par la pression
osmotique.
✓ L’eau se déplace pour équilibrer les osmolalités intracellulaire et extracellulaire.
✓ L’eau se déplace du milieu à osmolalité la plus faible vers le milieu à osmolalité la plus élevée

 Physiologie :
• La quantité d’eau dans un secteur est étroitement liée à la concentration des solutés le composant, et ne
diffusant pas librement dans le secteur adjacent = osmoles : exprime en osmolarité (= Nb d’osmoles/L de
solvant) ou en osmolalité (= Nb d’osmoles /kg d’H2O)
• L’osmolalité est la force motrice physique qui régit les mouvements d’eau à travers la membrane cellulaire
• A l’état d’équilibre : l’osmolalité est identique entre le compartiment intracellulaire et extracellulaire = 285
mOsmol/kg
• Estimation de l’osmolalité plasmatique efficace (= tonicité) : Posm = [Na] x 2 + glycémie (en mmol/L)
• L'hydratation intra-cellulaire correspond à l'eau et est évaluée par la natrémie
• L'hydratation extra-cellulaire correspond au sel et est évaluée par la clinique
• Trouble de l’hydratation intracellulaire = conséquence d’un bilan hydrique non nul : positif si
hyperhydratation, négatif si déshydratation. S’accompagne obligatoirement d’une modification de
l’osmolalité : hypo-osmolalité dans l’hyperhydratation et hyper-osmolalité dans la déshydratation
• Trouble de l’hydratation extracellulaire = conséquence d’un bilan sodé non nul : positif si hyperhydratation,
négatif si déshydratation
 Ionogramme sanguin :
• Déf : concentration de Na+, K+, Cl– par litre d’eau plasmatique
• Valeurs normales : ✓Na+ : 135 à 145 mmol/L ✓K+ : 3,5 à 5 mmol/L ✓Cl- : 100 à 110 mmol/L

Hyperhydratation extracellulaire (HEC)


 Hyperhydratation extracellulaire → hyperhydratation cellulaire pure : rétention iso-osmotique de sodium et
d’eau → bilan sodé positif
 Dgc :
• Clinique : prise de poids, surcharge du secteur interstitiel (œdèmes généralisés, épanchement des séreuses =
anasarque (péricardique, pleural, ascite)), surcharge du secteur vasculaire (HTA, avec risque d’OAP)
• Biologie : hémodilution → hypoprotidémie,  hématocrite, fausse anémie
 Principales causes : IC, cirrhose ascitique, Sd néphrotique
 TRT : diurétique de l’anse en 1ère intention, régime alimentaire désodé < 2 g/jour, réduction modérée des apports
hydriques
Déshydratation extracellulaire (DEC)
 DEC due à une perte de sodium → bilan sodé négatif
 Si la déshydratation extracellulaire est pure (perte sodée iso-osmotique), l’osmolalité extracellulaire reste normale
et le volume du secteur intracellulaire est inchangé
 Dgc :
• Clinique : perte de poids, pli cutané, hypo-TA orthostatique avec tachycardie, sécheresse de la peau, soif,
choc hypovolémique (peau marbrée, oligurie,  FC, puis  TA)
• Biologie : hémoconcentration ( protides et  hématocrite), fausse polyglobulie
• Bilan étiologique :
✓ Pertes sodées rénales : diurèse nle ou, natriurèse > 20mmol/L, rapport Na/K urinaire > 1, urines non
concentrées
❖ Cause : maladie rénale intrinsèque (néphropathie, IRC sévère, Sd de levée d’obstacle), anomalie
fonctionnelle (polyurie osmotique, hypercalcémie, diurétiques)
✓ Pertes sodées extra-rénales : oligurie, natriurèse <20mmol/L, rapport Na/K urinaire <1, urine concentrée
❖ Cause : digestive (vomissement, diarrhées), cutanée
 TRT : sérum salé isotonique NaCl 0,9%

Déshydratation intracellulaire = hypernatrémie


 DIC = mouvement d’eau des cellules vers le secteur extracellulaire secondaire à une hyperosmolalité plasmatique
efficace (> 300 mOsm/kg), due à une perte d’eau libre
 Dgc :
• Clinique : soif, perte de poids, sécheresse des muqueuses, fièvre, troubles neuropsychiatriques, Sd polyuro-
polydipsique (SPUPD) en cas de cause rénale
• Biologie : hypernatrémie > 145 mmol/L, osmolalité plasmatique élevée > 300 mOsmol/kg d’eau
 Dgc étiologique :
• En cas d’hypernatrémie : déshydratation globale (déficit hydrique > déficit sodé), DIC isolée (déficit hydrique
sans perte sodée), DIC avec HEC (excès de sodium > excès d’eau)
• En cas de SPUPD :
✓ Test de restriction hydrique → stimulation de l’ADH endogène : osmolalité urinaire non modifiée < 700
en cas de diabète insipide
✓ Injection de ddAVP (ADH exogène) :
❖ Diabète insipide néphrogénique : osmolalité urinaire non modifiée
❖ Diabète insipide central : augmentation de l’osmolalité urinaire
 TRT : administration d’eau pure par voie orale, soluté glucosé G5% ou 2,5% par voie IV, soluté de NaCl hypo-
osmotique 4,5 ‰

Hyperhydratation intracellulaire = hyponatrémie


 HIC =  du volume intracellulaire par transfert d’eau du secteur extracellulaire vers le secteur intracellulaire, due à
une hypo-osmolalité plasmatique
 Dgc :
• Clinique : troubles neurologiques (œdème cérébral), prise de poids, absence de soif, dégoût de l’eau,
hyponatrémie chronique (ostéoporose, rhabdomyolyse)
• Biologique : hyponatrémie < 135 mmol/L, osmolalité plasmatique diminuée < 280 mOsmol/kg
 Dgc étiologique :
• Eliminer une fausse hyponatrémie : hyponatrémie associée à une osmolalité plasmatique nle ou  (> 280)
• Vrai hyponatrémie : hyponatrémie associée à une osmolalité plasmatique bas (< 280)
 TRT :
• DEC associée : restriction hydrique, apport supplémentaire de NaCl
• Secteur extracellulaire normal : restriction hydrique seule
 Rq ! Hyperhydratation globale associé : hypoprotidémie, hypernatrémie, hématocrite bas
Hypokaliémie
 Hypokaliémie = kaliémie < 3,5 mmol/L
 Dgc :
• Clinique : cardiaque (hyper-automaticité cardiaque → TdR : FA, extrasystole, TV, torsade de pointe, FV),
musculaire (crampes, myalgies, faiblesse musculaire, voire paralysie, rhabdomyolyse), digestif (constipation,
iléus paralytique), rénaux (SPUPD, alcalose métabolique)
• Confirmation :
✓ Ionogramme sanguin : dgc positif
✓ ECG en urgence : T plates puis négative, QT allongé, Onde U, ST sous-décalé
✓ Kaliurèse :
❖ Basse < 20 mmol/L = réponse rénale adaptée → cause extra-rénale : digestive ++
❖ Normale > 20 mmol/L = réponse rénale inadaptée → cause rénale (endocrinienne, médicamenteuse,
acidose métabolique)
 Etiologie :
• Carence d’apport
• Entrée de K+ dans la cellule : alcalose métabolique ou respiratoire, excès d'insuline, aldostérone,
hématopoïétique (leucémie, anémie mégaloblastique)
• Pertes potassiques digestives : diarrhées, vomissement
• Pertes potassiques rénales : sécrétion surrénalienne excessive (hypokaliémie + hyperkaliurie + HTA),
diurétique, hyperaldostéronisme, acidose métabolique
• Médicament hypo-K+ : CTC, diurétique, ampho B, insuline
 TRT :
• Hypokaliémie modérée : aliments riches en K+, sels de potassium oraux (4 à 8 g/j)
• Hypokaliémie sévère (< 2,5 mmol/L) : Chlorure de potassium KCl en IV
• Diurétiques épargneurs potassiques (spironolactone) si HTA

Hyperkaliémie
 Hyperkaliémie = kaliémie > 5,0 mmol/L
 Fausse hyperkaliémie : hémolyse, centrifugation tardive du tube, hyperleucocytose majeure (> 100 G/L) ou
thrombocytose majeure (> 1000 G/L)
 Dgc :
• Clinique : signes cardiaques, neurologiques (paresthésies des extrémités et péribuccales, tardivement
faiblesse musculaire, voire paralysie flasque), hypo-TA (tardive)
• Confirmation :
✓ Ionogramme sanguin : diagnostic positif
✓ ECG : T ample, pointue et symétrique, QRS allongé, bradycardie à QRS allongé précédant l’asystolie

 Etiologie :
• Excès d’apport
• Sortie du K+ de la cellule : lyses cellulaires (rhabdomyolyse, hémolyse, brulures étendues), acidose
métabolique, déficience hormonale (insuline, aldostérone), exercice physique intense et prolonge,
médicamenteuse (intoxication digitalique, succinylcholine, β-bloquant non cardiosélectif)
• Réduction excrétion rénale : IR, déficit en minéralocorticoïdes (IEC, ARA2, AINS, insuffisance surrénalienne,
hypoaldostéronisme), résistance à l’aldostérone (spironolactone, diurétique épargneur de potassium)
 TRT :
• Hyperkaliémie modérée : insuline (10-15UI) + G10% ± salbutamol (effet additif avec l’insuline) ou Kayexalate
sachet, En cas d’acidose → 2 à 4 g de bicarbonates de sodium/jour
• Hyperkaliémie sévère (K+ > 7) : sel de calcium IV, puis insuline IV (10-15U) + G10% ± Salbutamol, ±
bicarbonate de sodium si acidose métabolique aigue
✓ En cas d’OAP : furosémide forte dose + Kayexalate, épuration extra-rénale dès que possible
• Hypoaldostéronisme (insuffisance surrénalienne) → 9α-fluoro-hydrocortisone
• Intoxication par digitalique → Ac spécifiques (Digidot)
Calcémie
 Hypercalcémie : Ca2+ > 2,62 mmol/L + Ca2+ ionisé = Ca2+actif
• Rq ! Ca2+ corrigée = Ca2+ mesurée + 0,025 (40 – albuminémie)
• Si hyperalbuminémie +  Ca2+ total sans  Ca2+ actif → fausse hypercalcémie
• PTH + phosphore nle ou  → néoplasique, myélome, iatrogène (vit A, D, Ca2+, diurétiques thiazidiques,
lithium), sarcoïdose, hyperthyroïdie, maladie d’Addison (ISC)
• PTH ou nle + phosphore → hyperparathyroïdie primaire
• Clinique : troubles digestifs, atteinte rénale, troubles neuropsychique, atteinte cardio-vasculaire (TdR, TdC),
calcifications ectopiques
• TRT d’urgence : arrêt des toxiques hypercalcémiants + hydratation abondante IV + bisphosphonate IV
 Hypocalcémie : Ca2+< 2,1 mmol/L; Ca2+ ionisé < 1,14 mmol/L
• Etiologie : hypoparathyroïdie (hypo-Ca2+ + hyper-P), hypovitaminose D (hypo-Ca2+ + hypo-P), IRC, hypo-Mg2+,
complexion du Ca2+ (rhabdomyolyse, pancréatite aiguë),
• Clinique :
✓ Complications : crises de tétanie, convulsion, laryngospasme, trouble cardiaque
✓ Chronique : rachitisme (enfant), ostéomalacie (adulte), hyperparathyroïdie IIaire, cataracte

Equilibre acido-basique
 Gazométrie :
• Valeurs normales : ✓ PaO2 = 70 à 100 mmHg ✓ SaO2 = 95 à 100 % ✓ pH = 7,38 à 7,42
✓ PaCO2 = 36 à 44 mmHg ✓ HCO3– = 22 à 26 mmol/L.
• Acidose métabolique :
✓ Décompensée : PH + HCO3-  + pCO2
✓ Compensée : PH nle + HCO3-  + pCO2
• Alcalose métabolique :
✓ Décompensée : PH + HCO3-  + pCO2 
✓ Compensée : PH nle + HCO3-  + pCO2 
• Acidose respiratoire :
✓ Décompensée : PH + HCO3-  + pCO2 
✓ Compensée : PH nle + HCO3-  ou nle + pCO2 
• Alcalose respiratoire :
✓ Décompensée : PH + HCO3- ou nle + pCO2 
✓ Compensée : PH nle + HCO3- ou nle + pCO2 
 Acidose métabolique : pH < 7,38, bicarbonates < 22 mmol/L
• Signes évocateurs : hyperventilation compensatrice ou respiration de Küssmaul, détresse respiratoire, bas
débit cardiaque, coma, hyper-K+, acidose chronique (Lithiase, néphrocalcinose, ostéomalacie)
• Etiologie : le dgc étiologique repose sur le calcul du trou anionique plasmatique (TA)
✓ Acidose métabolique à trou anionique élevé = normochlorémique : acidose lactique, acidocétose,
Intoxication (aspirine), Glycogénoses type I (acidose lactique), IR
✓ Acidose métabolique trou anionique normal = hyperchlorémique :
❖ Si TA urinaire négatif : perte digestive de bicarbonates (diarrhée), acidose de dilution (SSI en IV ou
rétention de chlore en cas d’IC)
❖ Si TA urinaire positif : acidose tubulaire distale, acidose tubulaire proximale
• TRT : alcalinisation → bicarbonate de sodium IV
 Alcalose métabolique (la + frq) : pH > 7,42 + bicarbonates > 27 mmol/L
• Signes évocateurs : crise de tétanie, convulsion, faiblesse musculaire, hypoventilation alvéolaire
(hypoxémie), obnubilation-coma, hypo-K+, hypocalcémie ionisée
• Etiologie :
✓ PA élevée = alcalose métabolique avec expansion volémique par att du SRA, excès de minéralocorticoïdes
✓ PA basse :
❖ Chlorurie élevée > 15 mmol/L : diurétique, hypercalcémie, néphropathie,
❖ Chlorurie basse < 15 mmol/L :
 Natriurèse élevée > 20 mmol/L = bicarbonaturie : perte d’H+ digestive, anions non réabsorbables
 Natriurèse basse < 20 mmol/L = rétention de bicarbonates : contraction volémique, alcalose post-
hypercapnie
• TRT : TRT est principalement étiologique, si alcalose sévère (HCO3– > 45)
 Acidose respiratoire : pH < 7,38 + pCO2 > 44
• Signes évocateurs : hypoventilation alvéolaire (hypoxémie + hypercapnie), cyanose, signes neurologiques
(encéphalopathie), signes vasculaires (sueurs, HTA)
• Etiologie : atteinte pulmonaire (BPCO sévère, emphysème), atteinte de la pompe ventilatoire, atteinte du
contrôle ventilatoire
• TRT : TRT étiologique, TRT de l’insuffisance respiratoire
 Alcalose respiratoire : pH > 7,42 liée à une hyperventilation alvéolaire avec hypocapnie
• Signes évocateurs : atteinte neurologique (trouble de la vigilance, faiblesse musculaire, tétanie), CV ( du
débit sanguin cardiaque, syncope, hypokaliémie)
• Etiologie : hyperventilation alvéolaire pour compensée une hypoxémie, encéphalopathie hépatique,
intoxication aux salicylés, atteinte du tronc cérébral

 Rq !
• Les médicaments à élimination rénale :
✓ Hydrophiles
✓ Poids moléculaire< 500 daltons
✓ Non liés aux protéines
• Principaux médicaments responsables d’IRA :
✓ IRA Fonctionnelle : AINS, Diurétiques, IEC, ARAII
✓ Nécrose tubulaire aigue NTA : Produits de contraste iodé, ATB (aminosides)
• Guide de prescription des médicaments chez l’IRC :
✓ Evaluer le bénéfice/risque de la prescription
✓ Evaluer le DFG et adapter les posologies en conséquence (baisse des dose ou espacement de l’intervalle
d’administration) :
• La formule CKD-EPI pour la mesure du DFG est la plus précise pour l’adaptation posologique des médicament
ches l’IRC :
✓ DFG (ml/min) = 141 x min (Créat / k) α x max (Créat / k) -1.209x 0.993 Age x (1,018 si sexe féminin) x (1,159 si
sujet noir)
✓ k=0.7 pour les femmes et 0.9 pour les hommes
✓ α=-0.329 pour les femmes et -0.411 pour les hommes
• Néphropathie tubulo-interstitielle (NTI) : les principaux signes rénaux évoquant une atteinte interstitielle
chronique sont :
✓ Leucocyturie aseptique > 10 000/ml.
✓ Absence d’hématurie le plus souvent (ou microscopique).
✓ Altération des fonctions tubulaires :
❖ Polyurie ;
❖ Natriurèse obligatoire entraînant une perte de sel ;
❖ Protéinurie de faible débit (< 1 g/24 h) de BPM (moins de 50 % d’albumine à l’électrophorèse)
❖ Acidose tubulaire
✓ Nécrose papillaire avec hématurie macroscopique isolée
✓ HTA tardive.
✓ Insuffisance rénale chronique.

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