PLAN
INTRODUCTION
1. Contexte historique : La période de la Guerre froide et les événements
marquants de cette époque.
2. Équilibre des pouvoirs entre les États-Unis et l'Union soviétique.
3. Crise des missiles de Cuba en 1962 et ses répercussions.
4. Guerre du Vietnam et ses implications sur les relations Est-Ouest.
5. Détente des années 1970 et les tentatives de rapprochement entre les
deux blocs.
6. Accords d'Helsinki de 1975 et leur impact sur les relations
internationales.
CONCLUSION
INTRODUCTION
De 1962 à 1975 s’ouvre une période de détente dans les relations Est-
Ouest. C’est une période
de rapprochement et de dialogue entre les USA et l’URSS caractérisée par
la signature des
accords politiques, diplomatiques, militaires et économiques afin d’éviter
tout risque de conflit
nucléaire.
1. Contexte historique : La période de la Guerre froide et les événements
marquants de cette époque.
L'historiographie de la guerre froide englobe plusieurs disciplines : abordée
au départ essentiellement sous l'angle de l'histoire des relations
internationales et des sciences politiques, elle s'est récemment de plus en
plus intéressée à l'histoire intérieure et sociologique des pays concernés, à
l'analyse des idéologies communistes et occidentales, ou encore à la place
de la culture
Très vaste, la bibliographie relative à la guerre froide s'est développée dès
son début ouvrant ainsi rapidement la voie à des controverses sur
l'interprétation de ses origines et de son cours parmi les historiens, les
politologues et les journalistes. La guerre froide présente la particularité
d’avoir été pensée dès le départ et de façon concomitante à son
développement comme une période historique. Le regard porté sur la
guerre froide a donc évolué au gré de ses périodes successives de tension
ou de détente, puis a été influencé par l'ouverture progressive des archives
à partir des années 1990.
Les historiens s'opposent notamment sur les responsabilités de la rupture
de la « Grande Alliance » entre l'Union soviétique et les États-Unis après la
Seconde Guerre mondiale et sur le point de savoir si le conflit entre les
deux superpuissances était ou non inévitable. Les historiens débattent
également sur la nature exacte de la guerre froide, sur l'importance de
l'arme nucléaire dans son déroulement, sur les crimes et bienfaits
respectifs des systèmes communistes et occidentaux, sur l'analyse des
crises qui l'ont émaillée
Longue période qui va de la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à la
chute du mur de Berlin (1989). Conflit larvé, marqué par une rivalité et un
affrontement sans pour autant mener à une guerre générale. Deux camps,
chacun dirigé par une superpuissance, s'affrontaient:
L'Ouest, dirigé par les États-Unis. On y retrouvait la plupart des pays
d'Europe de l'Ouest, le Canada, l'Australie et le Japon. L'Organisation du
traité de l'Atlantique Nord (OTAN) constituait le bras militaire de ce camp
en Europe. Ses pays se caractérisent par une économie de marché et une
démocratie libérale.
L'Est, dirigé par l'Union des républiques socialistes soviétiques. On y
retrouvait la plupart des pays d'Europe de l'Est, la Chine, la Corée du Nord,
le Vietnam et Cuba. Le Pacte de Varsovie constituait le bras militaire de ce
camp en Europe. Ses pays se caractérisaient par une économie planifiée et
par un système politique à parti unique.
Parmi les événements marquants: la guerre de Corée (1950-1953), la crise
de Suez (1956), l'érection du mur de Berlin (1961), la crise des missiles à
Cuba (1962), la guerre du Vietnam (1957-1975) et la guerre en Afghanistan
(1979).
La guerre froide se caractérisait par un affrontement idéologique entre les
deux camps, par des guerres régionales et ponctuelles et par une course
aux armements, atomiques en particulier. La guerre froide a été aussi
qualifiée de «paix belliqueuse» ou de «guerre limitée». L'expression
«équilibre de la terreur» était également utilisée pour désigner cette période
au cours de laquelle planait le danger d'une guerre nucléaire.
La longue période de la guerre froide a été marquée par des périodes
d'apaisement (1963-1979) au cours de laquelle des accords ont été signés
entre les deux camps rivaux.
La guerre froide a enfin donné lieu à la création du mouvement des non-
alignés groupe de pays qui voulaient se distinguer des deux camps: Inde
(Jawaharlal Nehru), Yougouslavie (Josip Broz, dit Tito), Egypte (Gamal
Abdel Nasser) en particulier.
2. Équilibre des pouvoirs entre les États-Unis et l'Union soviétique.
Les relations entre les États-Unis et l'URSS couvrent la période de 1917
(date de la mise en place de la république socialiste fédérative soviétique
de Russie) à 1991 (date de la dislocation de l'URSS). Elles sont marquées
par la Seconde Guerre mondiale et la guerre froide.
Ces relations étaient marquées par de fortes tensions qui opposaient deux
systèmes totalement différents : d'un côté le capitalisme, de l'autre côté le
communisme. En 1991, la fédération de Russie succède à l’URSS dans les
relations internationales (voir relations entre les États-Unis et la Russie).
3. Crise des missiles de Cuba en 1962 et ses répercussions.
La crise des missiles de Cuba est un affrontement diplomatique et militaire
qui oppose les États-Unis et l'Union soviétique du 14 octobre au 27 octobre
1962. Les deux grandes puissances s'engagent dans un bras de fer au
sujet des missiles nucléaires soviétiques pointés en direction du territoire
américain depuis l'île de Cuba. Cette crise conduit les deux blocs au bord
de la guerre nucléaire.
Moment paroxystique de la guerre froide, la crise de Cuba souligne les
limites de la coexistence pacifique et se solde par le retrait de ses missiles
par l'URSS en échange du retrait de certains missiles nucléaires américains
de Turquie et d'Italie, ainsi que par la promesse des États-Unis de ne plus
jamais envahir Cuba (après la tentative avortée de 1961) sans provocation
directe. Cet accord entre le gouvernement soviétique et l'administration
Kennedy, certes contraignant pour la future politique extérieure des États-
Unis, permet au monde d'éviter un conflit militaire entre les deux
puissances qui aurait pu mener à un affrontement nucléaire et à une
Troisième Guerre mondiale. Un « téléphone rouge » reliant directement la
Maison-Blanche au Kremlin est également installé après la crise afin de
pouvoir établir une communication directe entre l'exécutif des deux
superpuissances et éviter qu'une nouvelle crise de ce genre ne débouche
sur une impasse diplomatique.
La résolution de cette crise ouvre la voie à une nouvelle période de la
guerre froide, la Détente.
4. Guerre du Vietnam et ses implications sur les relations Est-Ouest.
La guerre du Viêt Nam (également appelée deuxième guerre d'Indochine,
guerre civile vietnamienne ou guerre des dix mille jours par les Vietnamiens,
qui ne la considèrent pas comme un conflit indépendant de la guerre
d'Indochine[8]) est une guerre qui se déroule au Viêt Nam et oppose, de
1955 à 1975, d'une part la république démocratique du Viêt Nam (ou Nord
Viêt Nam) avec son armée populaire vietnamienne — soutenue
matériellement par le bloc de l'Est et la Chine — alliée au Front national de
libération du Sud Viêt Nam, dit Viet Cong, et d'autre part, la république du
Viêt Nam (ou Sud Viêt Nam), militairement soutenue par l'armée des États-
Unis, elle même appuyée par plusieurs alliés (Australie, Corée du Sud,
Thaïlande, Philippines).
Cette guerre ne fut jamais déclarée. Aussi l'année exacte de son
commencement fait débat. En 1998, le gouvernement fédéral des États-
Unis détermine que les militaires américains tombés après le 1er novembre
1955 — date de la création du premier groupe de conseillers militaires
américains au Sud Viêt Nam, plongé dans une situation insurrectionnelle à
la suite de la guerre d'Indochine — peuvent être considérés comme morts
durant la guerre du Viêt Nam
Ce n'est cependant qu'à partir de 1965 que les États-Unis interviennent
massivement au Viêt Nam, après la résolution du golfe du Tonkin d'août
1964. La politique de contre-insurrection des États-Unis, accompagnée de
bombardements massifs — notamment l’opération Rolling Thunder de
mars 1965 à novembre 1968 contre le territoire nord-vietnamien — échoue
cependant à faire cesser la guérilla au Sud : l'offensive du Tết de 1968
confirme l'enlisement militaire du conflit vietnamien. Les Nord-Vietnamiens
utilisent le territoire du Laos, en guerre civile depuis 1959, et le Cambodge
pour envoyer leurs soldats au Sud Viêt Nam. Les opérations américaines
ont également frappé ces pays. La guerre du Viêt Nam a également
contribué à provoquer la guerre civile cambodgienne entre le gouvernement
cambodgien soutenu par les États-Unis et les Khmers rouges soutenus par
les Nord-Vietnamiens.
Le conflit étant dans l'impasse et de plus en plus impopulaire dans l'opinion
publique américaine, les accords de paix de Paris décident en 1973 du
retrait militaire américain. En 1975, le Nord Viêt Nam lance une offensive
contre le Sud Viêt Nam et remporte la victoire (chute de Saïgon). Le pays,
officiellement réunifié l'année suivante, devient la république socialiste du
Viêt Nam. En même temps que le Viêt Nam, le Cambodge et le Laos
deviennent, eux aussi, des pays communistes.
5. Détente des années 1970 et les tentatives de rapprochement entre les
deux blocs.
◾ Détente des années 1970 .
En 1962, avec la crise des fusées à Cuba, le monde est au bord du conflit
nucléaire. Prenant conscience des risques d'une troisième guerre mondiale,
les deux superpuissances amorcent une période de détente de leurs
relations, non sans arrière-pensées. Comment les relations entre les deux
grands ont-elles évolué depuis lors ? Doit-on parler d'un rapprochement
progressif ou d'une victoire sans appel du bloc occidental ?
I. 1963-1975 : la détente
1. La normalisation des relations
• Au lendemain de la crise des fusées à Cuba, les relations est-ouest
s'apaisent. Pour désamorcer les conflits ouverts entre deux puissances
surarmées, une liaison directe, le téléphone rouge, est établie entre Moscou
et Washington. Des accords sur l'armement nucléaire (traité de non-
prolifération en 1968) ou sur le désarmement (SALT 1 en 1972) sont signés.
En 1972, les deux Allemagnes se reconnaissent mutuellement. Le
président américain Nixon se rend en Chine populaire. En 1975, les accords
d'Helsinki entérinent les frontières de 1945 en Europe et proposent une
coopération économique entre l'Est et l'Ouest.
2. Les limites de la détente
• Les deux grands s'affrontent indirectement dans les guerres
périphériques comme celle du Viêt Nam (1964-1973) ou les conflits israélo-
arabes de 1967 et de 1973. L'intervention soviétique contre le Printemps de
Prague, en 1968, montre que le principe des zones d'influence n'est pas
remis en cause : les Russes entendent conserver le contrôle de l'Europe de
l'Est.
• Cette détente limitée ne s'explique que par l'affaiblissement relatif des
deux grands : le modèle soviétique est contesté par la Chine, les
démocraties populaires en Europe cherchent à s'émanciper ; la France
quitte le commandement militaire intégré de l'OTAN en 1966, et la RFA
tente, à partir de 1969, un rapprochement avec la RDA (l'Ostpolitik du
chancelier ouest-allemand Willy Brandt) que les États-Unis désapprouvent ;
enfin, les retards économiques et scientifiques de l'URSS d'une part,
l'importance du déficit budgétaire américain, d'autre part, obligent les deux
grands à ralentir la course aux armements, d'autant plus qu'à partir de 1975
les Soviétiques parviennent enfin à la parité nucléaire stratégique avec les
États-Unis.
◾les tentatives de rapprochement entre les deux blocs.
L’année 1962 ouvre une ère nouvelle de rapprochement et de coopération.
Le règlement de l’affaire des fusées de Cuba, qui correspond aussi à la fin
de la crise de Berlin, fonde la détente et met un terme à la guerre froide.
Les conséquences en sont immenses.
Au cours des années 1960, on constate à la fois une bipolarisation
croissante de la vie internationale et une érosion du monolithisme des deux
blocs. La cohésion du pacte Atlantique, comme celle du pacte de Varsovie,
s’affaiblit et un schisme se développe entre l’Union soviétique et la Chine
populaire. Les super-grands amorcent un dialogue visant à limiter la course
aux armements : c’est l’ère de la détente. Cet accommodement fait d’eux
des « adversaires-partenaires ». La confrontation n’en continue pas moins à
travers les conflits localisés en Asie, en Afrique et au Proche-Orient. Déjà
contesté à partir de la conférence de Bandoeng par les nations du Tiers
Monde, l’ordre bipolaire apparaît à la fois consolidé par la convergence
relative des intérêts des deux Grands et menacé par les nouvelles forces
qui émergent au sein des deux blocs et dans le Tiers Monde. Quelle que
soit leur faiblesse militaire et économique, les pays du Tiers Monde
exercent une influence croissante : de simples enjeux de la confrontation
Est-Ouest, ils deviennent peu à peu des agents de la politique mondiale.
L’évolution la plus spectaculaire de cette période est la volonté
d’apaisement des deux Grands qui renoncent à une stratégie de tension et
s’engagent sur la voie de la détente…
6. Accords d'Helsinki de 1975 et leur impact sur les relations
internationales.
Les Accords d'Helsinki, nom couramment donné à l' Acte final de la
Conférence d'Helsinki (ou conférence sur la sécurité et la coopération en
Europe -CSCE) ont été signés le 1er août 1975 entre 33 pays européens, les
États-Unis et le Canada. Ils visent à établir une paix durable entre les pays
signataires
L'idée générale des Accords d'Helsinki était de maintenir une Europe
composée de pays démocratiques, indépendants et égaux entre eux, dont
les gouvernements respectaient les règles de la démocratie. Ils étaient
aussi censés discuter pacifiquement des problèmes qui les opposaient
.Pour cela les frontières européennes existantes à cette date sont
considérées comme définitives et les pays s'interdisent d'intervenir dans
les affaires intérieures des autres. Pour consolider cette sécurité, une
coopération économique, scientifique et technique doit être mise en place.
Les accords prévoient également une meilleure circulation des hommes et
des idées à l'intérieur de l'Europe pourtant alors divisée en deux blocs
adverses.L’Acte final expose dix principes fondamentaux que les États
signataires s'engagent à respecter Égalité souveraine des États, respect
des droits inhérents à la souveraineté ;Non-recours à la menace ou à
l’emploi de la force ;inviolabilité des frontières ;Intégrité territoriale des
États ;Règlement pacifique des différends ;Non-intervention dans les
affaires intérieures ;Respect des droits de l’Homme et des libertés
fondamentales, y compris la liberté de pensée, de conscience, de religion
ou de conviction .Égalité de droits des peuples et droit des peuples à
disposer d’eux-mêmes ;Coopération entre les États ;Exécution de bonne foi
des obligations assumées conformément au droit international.
CONCLUSION
La détente est le résultat de plusieurs causes. Elle se manifeste par des
négociations et la
signature des accords. Toutefois cette période n’exclut pas l’éclatement
des crises