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Arrêt BOLL KANDOLO

Les autorités suédoises avaient placé une mineure de nationalité néerlandaise sous le régime de l'éducation protectrice prévu par la loi suédoise. Les Pays-Bas estimaient que cette mesure violait la convention de La Haye de 1902 sur la tutelle des mineurs. La cour internationale de justice a jugé que la convention ne s'étendait pas à la protection de l'enfance selon la loi suédoise et que la Suède n'avait pas violé la convention.

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Arrêt BOLL KANDOLO

Les autorités suédoises avaient placé une mineure de nationalité néerlandaise sous le régime de l'éducation protectrice prévu par la loi suédoise. Les Pays-Bas estimaient que cette mesure violait la convention de La Haye de 1902 sur la tutelle des mineurs. La cour internationale de justice a jugé que la convention ne s'étendait pas à la protection de l'enfance selon la loi suédoise et que la Suède n'avait pas violé la convention.

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UNIVERSITE DE LIKASI

FACULTE DE DROIT
BP : 1946
LIKASI

Analyse de la décision de justice du droit


international privé :
« L’arrêt Boll de 1958 »

Par
1. KASONGO NDALA Berkas 6. TSHOVA KANEMA Prisca
2. SHIMBA KASONGO 7. NSUNGU KABANGE
Vanessa Merveille
3. BANZE ILUNGA Nathan 8. MUTOMBO KASONGO
4. LUBABA BULUMA Gloire Scolastique
5. ANTOINETTE MWENDA 9. KABWANG NBUKAS
Ruth Priscille

Promotion : Deuxième Licence

Avril 2021
UNIVERSITE DE LIKASI
FACULTE DE DROIT
BP : 1946
LIKASI

Analyse de la décision de justice du droit


international privé :
« L’arrêt Boll de 1958 »

Par
1. KASONGO NDALA Berkas
2. SHIMBA KASONGO
Vanessa
3. BANZE ILUNGA Nathan
4. LUBABA BULUMA Gloire
5. ANTOINETTE MWENDA
Ruth

6. TSHOVA KANEMA Prisca


7. NSUNGU KABANGE
Merveille
8. MUTOMBO KASONGO
Scolastique
9. KABWANG NBUKAS
Priscille
Promotion : Deuxième Licence
Demandé par Prof. Dr. Pierre-Felix KANDOLO
O’NUFUKU WA KANDOLO

Avril 2021

Affaire relative à l’application de la convention de 1902 pour


régler la tutelle des mineurs (Pays-Bas, C Suède) arrêt du
28/11/1958. Affaire devant la cour internationale de justice (CIJ).
I. INTRODUCTION

L’Université de Likasi vise à promouvoir les futurs cadres pour plus de


compétence et en vue de consolider une société beaucoup plus juste.

C’est ainsi qu’il est institué à la faculté de droit un cours de droit


international privé. Doter aux bénéficiaires que nous sommes des connaissances introductives
dans la l’appréhension du droit.

C’est pourquoi, il nous est demandé par le titulaire du cours sus-évoqué


d’analyser la décision de justice du droit international privé cas de l’affaire Böll.

Pour attendre les objectifs de la gestion la partie suivante nous parait


indispensable … ne dit-on pas qu’aucun chercheur ne saurai anéantir les embuches qui
résulteraient de sa recherche que par un canevas déjà conçu comme un fil conducteur et
d’éviter un saut périlleux dans le vide.

En effet, dans son arrêt du 28/11/1958, la cour a décidé que la convention de


1902 ne s’étendait pas à la question de la protection de l’enfance telle !que la définissait la loi
suédoise sur la protection de l’enfance et de la jeunesse et que la convention n’avait pas pu
créer des obligations dans un domaine étranger à la manière régie par elle. En conséquence,
la cour a estimé que dans cette affaire la Suède ne s'était pas rendue coupable d’une violation
de la convention.

A. problématique

Dans cette partie de notre travail, nous avons l’exigence au préalable que
nous prenions à appréhender ; cette exigence oblige que le chercheur tache de circonscrire
d’emblée l’objet de son étude afin d’éviter un saut périlleux dans le vide. Voilà le bien-fondé
de la problématique.
En lisant le professeur KALUNGA TSHIKALA Victor dans son ouvrage
intitulé « rédaction d’un mémoire en droit »1 la problématique est la question fondamentale
que le chercheur se pose et qui guide son action.

 Pourquoi les autorités suédoises avaient placé Elizabeth Marie Böll sous l’éducation
protectrice ?
 Est-ca que la mesure d’éducation protectrice prise à l’égard d’Elisabeth a-t-elle violé la
convention de 1902 ?

Dans cette partie, nous allons proposer des réponses aux


Questions que l’on s’est posées à propos de l’objet de la recherche formulée
en des termes tels que l’observation, la présentation et l’analyse de quelques cas pratiques,
puissent fournir une réponse.
C’est à cela que CORNU Gérard dit : « Les hypothèses se définissent
comme étant une proposition des réponses aux questions que l’on se pose à propos de l’objet
de la recherche »2
Ainsi nous dirons, les autorités suédoises avaient placé Mari Elizabeth Böll
sous l’éducation protectrice parce qu’il ressort de la loi suédoise de droit public dont
l’application échappe aux règles des conflits des lois convenues dans la convention de 1902,
le droit de gaude de M. JOHANNES Böll, celui-ci lui étant échu à la suite d’une décision de
justice néerlandaise cette dernière n’a pu dès lors violer un en rien la convention de 1902.

I. C. méthode
 méthode conflictuelle
En droit international privé, cette situation peut se présenter lorsque
plusieurs lois ont vocation à s’appliquer dans un même litige.
Ainsi la méthode conflictuelle est définie comme étant une méthode par
laquelle, le juge, saisi d’un litige international, s’en réfère pour déterminer le droit applicable
à ce litige. Elle a pour rôle essentiel la détermination de l’ordre juridique au regard duquel les
situations litigieuses seront résolues3.

I. D. Intérêt

1
KALUNGA TSHIKALA Victor, rédaction d’une mémoire en droit, Ed Col, Lubumbashi, 2012. P20.
2
CORNU GERARD : vocabulaire juridique, PUF, Paris, 1987, PP 330-331
3
[Link] / METHODE CONFLICTUELLE
Il est vrai que lorsqu’on veut faire une recherche en s’adonnant à la
rédaction d’un travail scientifique, on doit montrer à ses lecteurs la motivation fondamentale à
choisir et à porter un intérêt particulier à tout sujet. L’intérêt qui nous anime pour ce sujet est
l’intérêt scientifique.

 Intérêt scientifique
L’évolution de la science fait en sorte que nous ne soyons pas le premier à
rédiger un travail scientifique, nous nous sommes inspirés des autres travaux croyant
rapporter un plus qui va faire à ce que notre présent travail !soit aussi un document sur lequel
les autres générations pourront s’inspirer dans leurs recherches en vue de trouver une certaine
lumière.

II. Résumé de l’affaire


Les autorités suédoises avaient placé une mineure de nationalité
néerlandaise domiciliée en suède sous le régime de l’éducation protectrice, institué par la loi
suédoise sur la protection de l’enfance, conjointement avec la subrogée tutrice nommée par un
tribunal néerlandais, avait interjeté appel contre la mesure prise par les autorités suédoises.
La mesure d’éducation protectrice avait cependant été maintenue. Les Pays-Bas soutenaient
que les décisions par lesquelles avait été prescrite et maintenue la mesure d’éducation
protectrice n’étaient pas conformes aux obligations incombant à la Suède au terme de la
convention de la Haye de 1902 sur la tutelle des mineurs, dispositions qui se fondaient sur les
principes de l’application de la loi nationale.
Dans son arrêt du 28 Novembre 1958, la cour internationale de justice (CIJ)
a décidé que la convention de 1902 ne s’étendait pas à la question de la protection de
l’enfance telle que la définissait la loi suédoise sur la protection de l’enfance et de la jeunesse,
et que la convention n’avait pas pu créer des obligations dans un domaine étranger à la
matière régie par elle. En conséquence, la cour a estimé que dans cette affaire, la Suède ne
s’était pas rendue coupable d’une violation de la convention.
CHAPITRE I. DIFFERENTS POINTS DE VUE SOUTENUS PAR LES PARTIES

Section 1. Point de vue des Pays-Bas


§ 1. Dans la requête du Gouvernement des Pays-Bas
Au nom du Gouvernement des Pays-Bas, qu’il plaise à la cour :
 Donner acte à l’agent du Gouvernement du Royaume des Pays-Bas que, pour
toutes notifications et communications relative à la présente affaire il élit domicile
au ministère des affaires étrangères à la Haye.
 Notifier la présente requête, conformément à l’article 40, alinéa 2 du statut de la
cour, au Gouvernement du Royaume de Suède ;
 Dire et juger, tant en l’absence qu’en présence dudit Gouvernement et après tel
délai que, sous réserve des propositions faites par accord entre les parties, il
appartiendra à la cour de fixer :
 Que la mesure prise et maintenue par les autorités suédoises à l’égard de Marie
Elizabeth Boll, à savoir le « skyddsuppfostran » institué et maintenu par décrets
du5 Mai 1954, du 22 Juin 1954, du 5 Octobre 1954, du 3 Juin 1955 et du 21
Février 1956 n’est pas conforme aux obligations qui incombent à la Suède vis-à-
vis des Pays-Bas, en vertu de la convention de 1902 pour ;régler la tutelle des
mineurs ;
 Que la Suède est obligée de lever cette mesure
.
§ 2. Dans le mémoire du Gouvernement des Pays –Bas
Au nom du Gouvernement des Pays-Bas, qu’il plaise à la cour de dire et de
juger :
 Que la mesure prise et maintenue par les autorités suédoises à l’égard de Marie Elizabeth
Böll, à savoir le « skyddsuppfostan » institué et maintenu par décrets de 5 Mai 1954, du
22 Juin 1954, du 5 Octobre 1954, du 3 Juin 1955 et du 21 Février 195, n’est pas
conforme aux obligations qui incombent à la Suède vis-à-vis des Pays-Bas, en vertu de
la convention de 1902 pour régler la tutelle des mineurs.
 Que la Suède est obligée e lever cette mesure.
 Que le « skyddsuppfostan » (éducation protectrice) limite la tutelle néerlandaise telle
qu’elle est protégée par la convention de 1902 pour régler la tutelle des mineurs.
 Que l’ordre public ne saurait prévaloir contre la convention parce que l’ordre public
d’une manière générale, ne peut être invoqué à l’encontre des conventions ;
 Que même si l’ordre public pouvait être invoqué contre la convention :
A. La cour en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par le statut, est pleinement
compétente pour apprécier à la lumière de tous les faits pertinents et des
circonstances et de la nature des dispositions législatives internes qui leur ont été
respectées ou non ;
B. Dans le présent litige, l’ordre public ne se justifie pas ;
1) Ni par le caractère de l’affaire,
2) Ni par le caractère de la disposition de la loi suédoise telle qu’elle a été
appliquée à l’affaire.

En conséquence
Plaise à la cour
Dire et juger :
 Que la mesure prise et maintenue par les autorités suédoises à l’égard de Marie Elizabeth
Böll , à savoir le « skyddsuppfostan » institué et maintenu par décrets du 5 Mai 1954, du
22 Juin 1954, du Octobre 1954, du 3 Juin 1955 et du 21 Février 1956, n’est pas
conforme aux obligations qui incombent à la Suède vis-à-vis des Pays-Bas en vertu de la
convention de 1902 pour régler la tutelle des mineurs ;
 Que la Suède est obligée de lever cette mesure.
 « l’éducation protectrice à l’égard de Marie Elizabeth Böll n’est pas conforme aux
obligations dont la Suède est tenue vis-à-vis des Pays-Bas en application de la
convention de 1902 pour régler la tutelle des mineurs et ceci pour les motifs suivants :
1. L’éducation protectrice porte attente à la tutelle néerlandaise à laquelle la convention
s’applique pleinement ;
2. L’ordre public ne peut pas écarter la convention parce que :
A. L’ordre public en général ne peut pas écarter les conventions.
B. Quand-bien-même l’ordre public pourrait écarter les conventions, les conditions de
son intervention ne sont pas réunies, étant donné que dans l’espèce présente,
1. Il n’existe aucun lien de rattachement au fond entre la situation litigieuse et la Suède ;
2. Aucun fait n’a été invoqué qui justifie et permet une dérogation à l’application
normales des règles de conflit, par conséquent la Suède est tenue de mettre fin à
l’éducation protectrice ».

Section 2. Point de vue de la Suède


§ 1. Dans le contre-mémoire du Gouvernement de la Suède
« Le Gouvernement suédois prie respectueusement la cour de déclarer la demande au
Gouvernement néerlandais sans fondement».
§ 2. Dans la duplique du Gouvernement de la Suède
Qu’il plaise à la cour :
 Dire pour droit que la mesure d’éducation protectrice prise à l’égard de Marie Elizabeth
Böll n’a en rein contrevenu aux obligations liant la Suède à l’égard des Pays-Bas en
vertu de la convention de 1902 concernant la tutelle des mineurs.
1°) Parce que les droits de garde dont l’exercice a été temporairement entravé par l’effet de
ladite mesure sont étrangers à la tutelle, telle qu’elle est comprise dans ladite convention.
a) Soit quant au droit de la garde de M. JOHANNES Böll, parce que ce droit de garde lui
appartenait indépendamment de ladite tutelle.
b) Soit quant au droit de garde de Madame Postema, celui lui étant échu à la suite d’une
décision judiciaire néerlandaise qui visait le droit de garde de M. JOHANNES Böll et
n’était dès lors pas couverte par la convention ;
2°) Parce que la mesure protectrice prise à l’égard enfant étranger se trouvant en Territoire
suédois l’a été en vertu d’une loi suédoise du droit public dont l’application échappe aux
règles des conflits des lois contenues dans la convention de 1902.
 En conséquence, dire les conclusions prises par M. l’agent du Gouvernement néerlandais
le 18/06/1958 non recevables et non fondées.
 Déclarer non recevable la conclusion du Gouvernement néerlandais tentant à faire que le
Gouvernement Suédois n’établit pas de circonstances pouvant justifier la mesure
incriminée.

§ 3. A l’audience du 1èr Octobre 1958, au nom du Gouvernement de la Suède


 Qu’il plaise à la cour :
 Quant à la recevabilité
Dire pour droit :
1°) Que les droits de garde, d’éducation et autre exercés par JOHANNES Böll
sous la personne de sa fille jusqu’au 5/08/1954 relevaient de sa puissance paternelle et non de
la tutelle au sens de la convention de 1902 ; qu’il en était d’autant plus surement ainsi en
l’espèce qu’à son initiative sa tutelle avait été initialement organisée suivant la loi suédoise
qui ne comprend pos dans cette institution les droits relatifs à la personne de l’enfant ;
Que la décision du 5 Mai 1954 n’a pu dès lors léser des droits protégés par la
convention.
2°) que lorsqu’ultérieurement les autorités néerlandaises eurent successivement
organisé la tutelle de JOHANNES Böll suivant la loi néerlandaise, puis décharger
JOHANNES Böll de ses fonctions pour lui substituer Catherine Postema, les tribunaux
suédois mirent fin à la tutelle organisée par eux ;
3°) que néanmoins, la Suède n’était pas tenue par la convention de 1902 de
reconnaitre la validité de la décision néerlandaise mettant fin à la puissance paternelle de
JOHANNES Böll, ni par suite du transfert ces droits à Catherine Postema, la lésion éventuelle
de ceci ne constituerait pas non plus une violation de la convention ;
 Quant au fond
Dire par droit :
Que les règles de conflit des lois qui font l’objet de la convention de 1902
sur la tutelle des enfants mineurs n’affectent pas le droit de hautes parties contractantes
d’imposer aux pouvoirs des tuteurs étrangers, les limitations réclamées par leur ordre public ;
 Que ces règles laissent notamment intactes les compétences des autorités administratives
assurant le service public de la protection de l’enfance ;
 Que la mesure ‘éducation protectrice prise à l’égard d’Elizabeth Böll n’a pu dès lors
violer en rien la convention de 1902 dont les Pays-Bas se réclament ;
 Que d’autre part il n’appartient pas à la cour en l’absence de toute importation de déni de
justice d’apprécier les motifs qui ont amené les autorités suédoises compétentes à
décréter ou maintenir ladite mesure ;

En conséquence, plaise à la cour de déclarer la demande, ni recevable, ni


fondée, subsidiairement, avant de faire droit, imiter la partie défenderesse à produire le
dossier des enquêtes administratives qui ont conduit aux décisions contestées.
Section 3. Avis du Ministère Public (MP)
Quant à l’avis du Ministère public sur le banc ; M. le greffier veuillez acter
que le différend sur lequel la cour se trouve appelé à statuer, déclare ; a été notamment précisé
par les parties dans leurs écritures et plaidoiries.
La cour est saisie d’un cas concret : les autorités suédoises en appliquant la
masure d’éducation protectrice (Skyddsuppfostan) à la mineure néerlandaise Marie Elizabeth
Böll ont-elles manqué à des obligations découlant de la convention de 1902 sur la tutelle des
mineurs4 la tache de la cour reste ainsi limitée. Elle n’a pas à se préoccuper du bien-fondé de
l’application de la loi suédoise sur la protection de l’enfance et de la jeunesse du 6 Juin 1924,
ni à se prononcer sur la juste appréciation des motifs sur lesquels les décisions contestées se
fondent, ni sur des circonstances auxquelles se rattachent ces motifs. Ces questions sortiraient
des termes du présent différend et feraient surgir des points qui sont hors du litige.
 Le Gouvernement des Pays-Bas soutient que ces décisions ne sont pas conformes aux
dispositions de la convention de 1902. L’institution de l’éducation protectrice à l’égard
de Marie Elizabeth Boll met obstacle à ce que la mineure soit remise à la tutrice pour
l’exercice de ses fonctions. La convention de 1902 établit que la tutelle d’un mineur est
régie par sa loi nationale et le Gouvernement des Pays-Bas en déduit que les autorités
suédoises ne pouvaient prendre aucune mesure dès que les autorités nationales avaient
pris des décisions organisant la tutelle de la mineure. La restriction apportée au principe
de la loi nationale par l’article 7 de la convention, selon le Gouvernement des Pays-Bas
ne s’applique pas au cas actuel parce que l’éducation protectrice suédoise n’est pas une
mesure permise par cet article et parce que la condition d’urgence exigée par cette
disposition n’a pas été remplie.
 Le Gouvernement de la Suède ne conteste pas que l’éducation protectrice entrave
temporairement la garde que détient la tutrice en vertu de la tutelle conformément au
droit néerlandais ; ce fait cependant ne constitue pas une violation de la convention de
1902, ni un manquement aux obligations qui en résultent pour la Suède. Il fait valoir,
pour soutenir sa thèse, les motifs suivants :
1°) le droit de garde au moment où la mineure a été placée sous le régime de
l’éducation protectrice, appartenait à son père et était chez celui-ci un attribut de la puissance
paternelle, laquelle n’est pas régie par la convention de 1902, n’est pas davantage applicable à
celui-ci, qui n’était que la continuation du droit de garde du père.
2°) la loi suédoise sur la protection de l’enfance du 6 Juin 1924 est applicable à
tout mineur domicilié en Suède et la compétence que cette loi attribue aux autorités suédoises
reste en dehors de la convention, laquelle règle exclusivement les conflits des lois et de
juridiction relatifs à la tutelle des mineurs, sans s’étendre au règlement d’autres conflits des
lois.
La loi sur la protection de l’enfance était une loi d’ordre public, l’éducation
protectrice institué par les autorités suédoises ne constitue pas une violation de la convention
de 1902, laquelle ne peut affecter le droit des Etats contractants d’imposer aux pouvoirs du

4
Convention de 1902 pour régler la tutelle des mineurs
tuteur étranger, comme du reste aux parents étrangers, des limitations réclamées par l’ordre
public.
Bref, le Ministère public demande à la cour de déclarer l’action émise par les
Pays-Bas recevable, mais non fondée parce qu’il a été allégué que ladite mesure « équivaut
virtuellement à une tutelle » qu’elle constitue une « tutelle rivale » de la tutelle néerlandaise
de sorte que celui-ci par l’effet de cette mesure, serait « complètement absorbée, dissoute,
contrecarrée et mise en échec ».
Section 4. Réponse émise par les Juges
M. KOJEVNIKOV ; Juge : déclare ne pouvoir se relier, ni aux motifs, ni
au dispositif de l’arrêt parce que selon son avis, en partant du principe Pacta sunt servanda,
vu la complète évidence et netteté des droits et des obligations des parties en vertu de la
convention de1902 pour régler la tutelle des mineurs , vu le caractère même de l’affaire et les
faits connus, ainsi que les intérêts légitimes de la mineure dont il s’agit de nationalité
néerlandaise, la cour aurait dû reconnaitre que les mesures des autorités administratives
suédoises prises à l’égard de ladite mineure, qui entravent l’exercice du droit de la tutelle
fondé sur le traité, ne sont pas conformes aux obligations qui incombent à la Suède vis-à-vis
des Pays-Bas en vertu de la susmentionnée convention de 1902, surtout des articles 1 et 6 de
convention.
M. SPIROPOULOS, Juge : bien que partageant l’opinion de la cour qu’en
l’espèce on ne saurait imputer à la Suède un manquement aux obligations découlant de la
convention de 1902, déclare qu’il croit plutôt barrer le rejet de la demande du gouvernement
des Pays-Bas sur le caractère d’ordre public de la loi suédoise sur 21.
La protection de l’enfance et de la jeunesse. A son avis, le caractère permet
à cette loi de faire échec à la convention de 1902 étant donné que la convention de 1902 doit
d’étendre comme comportant une réserve implicite autorisant à faire échec, pour des raisons
d’ordre public, à l’application de la loi étrangère compétente, d’après la convention en
question, pour régir le rapport de droit considéré.
M. BADAWI Sir Herch LAUTERPACHT, MM. MORENO
QUINTANA WELLINGTON KOO et Sir Percy SPENNDER, Juges. Se prévalant du
droit que leur confère l’article 57 du statut, joignent à l’arrêt l’exposé de leur opinion
individuelle.5
[Link] KHAN, Vice-président, déclare se Salir d’une façon
générale à l’opinion de M. WELLINGTON KOO.

5
L’article 57 de la cour internationale de justice (CIJ)
MM. WINIARSHI, CORDOVA, juges et M. OFFERHAUS, Juge ad hoc,
se prévalant du droit que leur confère l’article 57 du statut, joignent à l’arrêt l’exposé de leur
opinion dissidente.6

CHAP II. LES DECISCIONS RENDUES SELON LES TRAITES, LES LOIS, LA
JURIPRUDENCE, LA DOCTRINE, LES USAGES AUXQUELS LES JUGES SE
SONT REFERES ET AVEC NOS COMMENTAIRES

Section I. la convention de 1902 pour régler la tutelle des mineurs

6
IDEM
Désirant établir les dispositions communes pour régler la tutelle des
mineurs.
C’est ainsi que cette convention a permis d’examiner l’affaire Böll dont ce
dernier est mineurs.
Cette convention stipule en son article 1 « la tutelle d’un mineur est réglée
par la loi nationale ».7
Néanmoins l’affaire sous examen est complexe du fait que Marie Elisabeth
Böll de nationalité néerlandaise se trouvant domicilier en suède par conséquent comme
l’indique la convention susmentionnée indique en son article 3 la tutelle de mineur ayant sa
résidence habituelle à l’étranger s’établit et s’exerce conformément à la loi du lieu, si elle
n’est pas où si elle ne peut pas être constitué conformément aux dispositions de l’article 1 er ou
de l’article 2.8
Quant à nous, nous estimons que c’est la loi nationale qui doit être appliquée
dans cette affaire du fait que Marie Elisabeth Böll réside sur le territoire suédois et les Pays-
Bas étaient liés par la convention de Haye du 12/06/1902 sur la tutelle des mineurs, cette
dernière donnait une compétence de principe à la loi nationale du mineur.

Section II. Les lois


§1 que dit la loi des Pays-Bas
Nous constatons que les Pays-Bas n’a pas une loi qui règle la tutelle des
mineurs, néanmoins ces derniers ont pris la convention de 1902 pour régler la tutelle des
mineurs comme leur soubassement dont il est lié à la Suède. L’éducation protectrice à l’égard
de Marie Elisabeth Böll n’est pas conforme aux obligations dont la Suède est tenue vis-à-vis
des Pays-Bas en application de la convention de 1902 pour régler la tutelle des mineurs.
§2. Que dit la loi suédoise
Ici la Suède se réfère à la loi de droit public sur la protection de l’enfance et
de la jeunesse dont l’application échappe aux règles de conflit des lois contenues dans la
convention de 1902.
 Les droits de garde dont l’exercice a été temporairement entravé par l’effet de ladite
mesure sont étrangers à la tutelle, telle qu’elle est comprise dans ladite convention.
Section III. La décision rendue
La convention de 1902 a pour but de mettre fin à la prétention concurrente
de plusieurs lois de régler un même rapport de droit. Une telle prétention concurrente n’existe

7
La convention de la Haye de 1902 pour régler la tutelle des mineurs
8
La convention de la Haye de 1902 pour régler la tutelle des mineurs
quand il s’agit des lois sur la protection de l’enfance et de la jeunesse. La prétention de
chacune de ces lois est de s’appliquer dans le Pays où elle a été éditée : une telle loi n’a pas et,
on vient de le voir, ne peut pas avoir d’aspiration extraterritoriale ce serait dépasser son but
social ainsi que les moyens dont elle dispose.
Le problème qui est à la base de la convention de 1902 n’existe pas à
l’égard de ces lois et le seul danger qui peut les menacer se trouverait dans la solution
négative à laquelle on aboutirait si par une interprétation extérieure et qui, jusqu’ici n’a pas
paru justifier, on refusait l’application de la loi suédoise aux enfants néerlandais vivant en
Suède ; la loi néerlandaise sur le même objet ne pouvait pas s’appliquer à eux, la protection de
l’enfance et de la jeunesse voulue tant par la loi suédoise que par la loi néerlandaise se
trouverait ainsi en échec. La convention de 1902 n’a jamais entendu aboutir à une solution
négative dans le domaine dont elle s’occupe : cela confirme que ce que l’on entend par la
protection de l’enfance et de la jeunesse ne rentre pas dans le domaine de cette convention.
Il est à peine besoin d’ajouter qu’aboutir à une solution qui mettrait obstacle
à l’application de la loi suédoise sur la protection de l’enfance et de la jeunesse à un mineur
étranger vivant en Suède serait méconnaitre le but social de cette loi, but social dont
l’importance a été ressentie dans de nombreux pays, surtout après la signature de la
convention de 1902. Le problème social de la jeunesse dénigrante ou même simplement,
dévoyée et des enfants dont la santé, l’état mental ou le développement moral est compromis,
bref mal adapté à la vie sociale, a été souvent posé des lois, telle que la loi suédoise
actuellement en cause ont été éditée dans plusieurs pays pour y pouvoir. La cour ne pourrait
aisément souscrire à une interprétation qui ferait de la convention de 1902 un obstacle sur le
point de progrès social.

Il apparait ainsi à la cour que malgré leurs points de contracte et même


malgré les empiétements que la pratique révèle, la convention de 1902 sur la tutelle des
mineurs laisse en dehors de son cadre la matière de la protection de l’enfance et de la jeunesse
que l’entend la loi suédoise du 6 Juin 1924. La convention de 1902 n’a donc pu créer les
obligations à la charge des Etats signataires dans un domaine qui est resté en dehors de ses
préoccupations, et dès lors, la cour ne relève pas en l’espèce de manquement à cette
convention de charge de la Suède.
Cette constatation rend inutile l’examen d’une conclusion complémentaire
annoncée par le gouvernement des Pays-Bas à la suite de la conclusion principale qui n’est
pas retenue par la cour. D’autre part, en raison de la réponse donnée à la conclusion principale
présentée par le gouvernement de la Suède, il n’y a pas lieu d’examiner sa conclusion
subsidiaire.

Par ce motif,
LA COUR,

Par douze voix contre quatre, rejette la demande du Gouvernement des


Pays-Bas.
Fait en français et en anglais, le texte français faisant foi, au palais de la
paix, la Haye, le vingt-huit Novembre mille-neuf-cent-cinquante-huit trois exemplaires dont
l’un restera aux archives de la cour et dont les autres seront déposés respectueusement au
Gouvernement du Royaume des Pays-Bas et au Gouvernement du Royaume de Suède.

Le Président
(Signe) Helge KLAESTAD
Le Greffier en exercice,
(Signe) S. AQUARONE

Section IV. Nos points de vue en conformité avec le cours


Eu égard à la mature sous examen, nous constatons que, premièrement
il y a conflit des lois entre la loi suédoise et la loi des Pays-Bas. Le conflit des lois est né en
raison d’un élément d’extranéité.
L’existence d’un problème des conflits des lois suppose qu’un certain
nombre d’éléments soient réunis :
1° Il faut que plusieurs lois nationales (Tout au moins deux) soient susceptibles
d’être appliquées et que par conséquent la situation juridique examinée résulte des relations
internationales entre les individus. L’existence de l’élément d’extranéité obligera le Juge à
appliquer sa règle de droit internationale privé en vue de terminer l’empire respectif des lois
en présence. Le rapport examiné doit être relevé de plusieurs droits internationalement
distincts.
2° Il Faut que la legé fori (loi du Juge saisi) admette l’application éventuelle de la
loi étrangère et cela suppose une certaine tolérance de la part de législateur local et du Juge
appelé à trancher le litige. Si ce législateur et ce juge décident systématiquement que seule la
loi locale pourra s’appliquer sur le territoire de leur Etat, il n’y aura pas de conflits des lois.
3° Il faut que la lege fori reconnaisse à l’étranger une certaine personnalité
juridique, et que cet étranger soit capable d’être titulaire de droits et d’obligations.
Pour ce faire, les autorités suédoises avaient placé une mineure de
nationalité néerlandaise domiciliée en Suède sous le régime d’éducation protectrice instituée
par la loi suédoise sur la protection de l’enfance et de la jeunesse.
L’enfant M.E Böll était née d’un père néerlandais et d’une mère
suédoise ; elle avait, question non en cause, la nationalité de son père. A la mort de sa mère,
son père fut nommé tuteur par le tribunal de première instance de Norrköping (Suède) avec
comme curateur le grand-père maternel. Quelques semaines plus tard, l’officier des mineurs
de Norrköping mettait l’enfant sous le régime de l’éducation protectrice.9 En application de
l’article 22 de la loi suédoise du 06 Juin 1924. Cette décision fut confirmée par diverses
instances judiciaires suédoises malgré les réclamations du père et de la tutrice nommée
ultérieurement par un tribunal néerlandais.

Le différend qui allait se lever entre la Suède et le Pays-Bas reposait


sur l’applicabilité à une enfant néerlandaise de ce régime de l’éducation protectrice. Le
Gouvernement des Pays-Bas soutenait que cette application et las décisions l’ayant confirmée
n’étaient pas conformes à la convention de 1902, car elles mettaient obstacle à ce que l’enfant
soit relise à sa tutrice.
Selon le Pays-Bas, la convention de 1902 donnait dans un tel cas
compétence à la loi nationale de la mineure pour l’organisation de tutelle. L’entrave apportée
à cette compétence constituait une violation de cette convention.
La cour écarta la théorie néerlandaise en considérant que l’éducation
protectrice « ne saurait être considérée comme une tutelle rivale de la tutelle constituée aux
Pays-Bas conformément à la convention de 1902 »10

9
Cette décision intervint, de graves soupçons pesant sur la moralité du père il semble surtout qu’un désaccord
se soit produit « entre les branches néerlandaises et suédoises de la famille » et que le côté humain et
douloureux de l’affaire ait été la revendication par ces deux branches de la garde de l’enfant.
10
Par douze voix contre quatre, cinq Juges joignant à l’arrêt l’exposé de leur opinion individuelle et trois celui
de leur opinion dissidente. Cf infra
CONCLUSION
Tout travail scientifique à un début et une fin, nous voici à la fin de
notre travail qui a été articulé autour de deux Axes majeurs.
Il sied de rappeler les points saillent qui tapissent de bout en bout ce
travail, hormis l’introduction et la conclusion.
La première partie s’intitule les différents points de vue soutenus par
les parties, dans cette partie nous avons épinglé les plaidoiries de toutes les deux parties dans
lesquelles les Pays-Bas, sa requête se referait à une mesure prise et maintenue par le Autorités
Suédoises à l’égard de la Mineure Marie Elisabeth Boll de nationalité Néerlandaise, du père
Johannes Boll de nationalité Néerlandaise, de mère Gérol Elisabeth de nationalité Suédoise
avant son mariage. Que l’éducation protectrice à l’égard de Marie Elisabeth Boll n’est pas
conforme aux obligations dont la Suède est tenue vis-à-vis des Pays-Bas en application de la
convention de 1902 pour régler la tutelle des mineurs. Et pour sa part, la Suède soutient que
la mesure de l’éducation protectrice prise à l’égard d’un enfant étranger se trouvant sur le
territoire Suédois l’a été en vertu d’une loi Suédoise de droit public dont l’application échappe
aux règles de conflit des lois contenues dans la convention de 1902.

Dans la deuxième partie, nous avons donné la décision rendue par la


cour infranationale de justice (CIJ), en ces termes :
Par ce motif,
La cour, par douze voix contre quatre, rejette la demande du
Gouvernement des Pays-Bas.

Nous dirons qu’un travail scientifique ne manque pas d’imperfections,


c’est pourquoi nous nous soumettons sans tergiverser aux observations et critiques faites par
le Professeur, qui nous aideront dans nos élaborations futures.
Ainsi, nous ne pensons pas avoir tout épuisé dans ce travail, mais nous
pensons que ceux qui appondront dans un autre sens que nous aurons à apporter ce à quoi
nous n’avons pas fait allusion.

BIBLIOGRAPHIE

I. CONVENTION
1. Convention de la Haye de 1902 pour régler la tutelle des mineurs
II. STATUT
1. Statut de la cour Internationale de Justice
III. LES LOIS
1. La loi Suédoise du 6 juin 1924 sur la protection de l’enfance et de la jeunesse
IV. JURISPRUDENCE
1. Cette décision intervient, de graves soupçons pesant sur la moralité du père il semble
surtout qu’un désaccord se soit produit « entre les branches néerlandaises et suédoises
de la famille » et que le côté humain et douloureux de l’affaire ait été la revendication
par ces deux branches de la garde de l’enfant.
V. OUVRAGES
1. KALUNGA TSHIKALA Victor, rédaction d’une mémoire en droit, Ed Col,
Lubumbashi, 2012. P20.
2. CORNU GERARD : vocabulaire juridique, PUF, Paris, 1987, PP 330-331

VI. WEBOGRAPHIE
1. [Link] / METHODE CONFLICTUELLE

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