Chapitre 6 : Une conversion biologique de l’énergie solaire : la photosynthèse
I - La feuille, lieu de conversion de l’énergie
Vidéo La photosynthèse par Sciences, Terre et Vie
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Hétérotrophe : Êtres vivants (animaux ou humains) qui, pour produire
leur matière organique, ont besoin de prélever des briques
élémentaires de matière organique sur d’autres êtres vivants en
consommant des végétaux, des champignons ou d’autres animaux. Le
mécanisme qui leur permet de récupérer ces briques élémentaires
s’appelle la digestion.
Zoophage : Ensemble des êtres vivants qui mangent des animaux (ex : lion) = carnivore
Phytophage : Ensemble des êtres vivants qui mangent des végétaux (ex : vache) = herbivore
Zoophytophage : Ensemble des êtres vivants qui mangent des animaux et des végétaux
(ex : humains) = omnivore
Autotrophe : Êtres vivants (végétaux) qui n’ont pas besoin de prélever
la matière organique d’autres êtres vivants pour produire la leur. Ils
peuvent la produire uniquement avec de la matière minérale et de la
lumière. Le mécanisme qui leur permet de produire leur propre
matière organique s’appelle la photosynthèse.
Photosynthèse : Réaction chimique qui utilise l’énergie du
soleil pour produire de la matière organique. La
photosynthèse est réalisée au niveau des feuilles où l’on
trouve la chlorophylle.
Chlorophylle : Substance chimique essentielle à la
photosynthèse qui permet aux végétaux de capter et
d’utiliser la lumière du soleil.
Les réactifs de la photosynthèse sont le dioxyde de
carbone et l’eau.
Les produits de la photosynthèse sont le dioxygène et la
matière organique (sucre = glucose).
Par la photosynthèse :
- Une infime partie (0,1%) de l'énergie lumineuse est absorbée et utilisée par les végétaux.
- Les radiations bleues et rouges sont les longueurs d'onde principalement absorbées par la
chlorophylle (voir TP : Les pigments chlorophylliens)
- L'énergie lumineuse est transformée en énergie chimique
- L'énergie chimique est ensuite stockée dans les molécules organiques
= énergie
= graisse
= graisse
= protéines
Remarque :
glucose + glucose + glucose + glucose
n glucose
↓
glucose - glucose - glucose - glucose
polymère de glucose
=
amidon
TP : Les pigments chlorophylliens
II - La photosynthèse à l’échelle planétaire
A. L’importance de la photosynthèse à l’échelle des réseaux trophiques (= réseaux
alimentaires)
1. Les réseaux trophiques
Réseau trophique : Ensemble de chaînes alimentaires en interaction dans un écosystème. Les
végétaux chlorophylliens forment le premier niveau de ces chaînes, ce sont les producteurs
primaires. Les autres êtres vivants (les consommateurs) se nourrissent de producteurs primaires ou
d’autres consommateurs.
A la fin, la sardine, l’étoile de mer, la seiche et d’autres meurent et leur manière organique devient
des ressources énergétiques pour les bactéries et les détritivores. Les décomposeurs sont ceux qui
recyclent la matière organique en matière minérale (bactéries, champignons, …).
2. La pyramide de la biomasse et les transferts d’énergie dans une chaîne alimentaire
Une pyramide de la biomasse est aussi appelée une pyramide d’énergie. Elle représente le flux
d’énergie à chaque niveau trophique.
A chaque étape d’une chaîne alimentaire, il y a moins de matériel et moins d’énergie. Une pyramide
de la biomasse est aussi appelée une pyramide d’énergie.
Biomasse : Masse des organismes vivants.
Les pertes d’énergie s'effectuent par la chaleur, la respiration, la fermentation et les matières. Il
existe un besoin naturel d’avoir plus d’énergie au bas de la pyramide pour fournir les niveaux
trophiques plus élevés. Seul 10 % de la matière organique d’un niveau trophique est transmise
au niveau suivant. La baleine est l’animal qui consomme avec le moins de perte d’énergie car sa
nourriture est le phytoplancton et le plancton.
Exemples :
Exercice corrigé - La pyramide des énergies d’une chaîne trophique
NB : La luzerne est un trèfle.
BILAN - Les transferts d’énergie dans une chaîne alimentaire
Biosphère : Ensemble des êtres vivants
Chaque maillon s'accompagne d’une perte d’énergie donc plus la chaîne est longue, plus la
perte d’énergie est importante.
B. L’importance de la photosynthèse à l’échelle mondiale
1. La productivité primaire mondiale continentale
TP : La productivité primaire mondiale
L'efficacité de la photosynthèse se traduit par la mesure de la productivité primaire, c'est-à-dire, la
production de matière organique (biomasse) par les végétaux chlorophylliens à partir de matière
minérale et d'énergie solaire. Elle s’exprime en masse de carbone assimilé par unité de temps.
Objectif : Trouver les conditions favorables à une productivité primaire importante.
Les conditions favorables à une productivité primaire continentale
importante sont :
- un indice de surface foliaire très important (proche de 7 m²
par m²)
- une insolation moyenne (autour de 275 W par m²)
- une pluviométrie très forte (entre 1 500 et 3 000 mm)
2. La productivité primaire mondiale dans les océans
Les conditions favorables au développement de phytoplancton sont :
- une température de surface élevée due à l’énergie solaire reçue (environ 30°C)
- de la matière minérale disponible dans les embouchures et les zones d’upwelling
(concentration en chlorophylle = phytoplancton entre 10 et 60 mg/m²)
BILAN DU TP
𝐶𝑂2 + 𝐻2𝑂 𝑚𝑎𝑡𝑖è𝑟𝑒 𝑜𝑟𝑔𝑎𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒 + 𝑂2
Les conditions favorables à une production primaire importante au niveau planétaire sont les mêmes
qu’au niveau d’une plante.
A l’échelle d’une feuille de végétal chlorophyllien, 1 % de l’énergie lumineuse incidente est utilisée
pour la photosynthèse. Cette voie métabolique permet la production de biomasse à partir de
dioxyde de carbone et d’eau. Dans les cellules chlorophylliennes, les pigments photosynthétiques
absorbent certaines radiations de la lumière visible et convertissent celles-ci pour synthétiser des
molécules organiques.
A l’échelle de la planète, 0,1 % de l’énergie solaire est absorbé par les organismes chlorophylliens : ce
sont les producteurs primaires qui constituent la base de tous les réseaux trophiques. En effet, les
organismes non chlorophylliens consomment d’autres organismes et utilisent leur matière organique
pour en extraire de l’énergie et produire leur propre biomasse grâce à des réactions de leur
métabolisme (respiration, fermentation). La productivité primaire nette d’un écosystème dépend
de la quantité d’énergie solaire qu’il reçoit et d’autres facteurs (exemple : quantité de sels minéraux
disponibles).
Écosystème : En écologie, un écosystème est un ensemble formé par une communauté d’êtres
vivants en interaction (biocénose) avec leur environnement (biotope).
BILAN - La photosynthèse à l’échelle planétaire
Les végétaux chlorophylliens sont à la base des chaînes alimentaires. Par la photosynthèse, ils
permettent une conversion de l’énergie lumineuse en énergie chimique, alors disponible pour les
maillons suivants.
Si la puissance solaire totale disponible chauffe en grande partie les océans et le sol, les végétaux
verts n’utilisent qu’environ 0,1 % de cette puissance pour la photosynthèse. Cette infime partie
permet pourtant à la biosphère de disposer d’une source d’énergie. Cette énergie est libérée par la
respiration et la fermentation. La photosynthèse est donc un processus fondamental à l’échelle de
la planète.
Biosphère : Ensemble des êtres vivants de notre planète.
Fermentation : processus de dégradation de molécules organiques, le plus souvent en conditions
anaérobies (en l’absence d’𝑂2), et libérant une faible quantité d’énergie chimique.
III - La fossilisation de la matière organique végétale