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Théorie du multiplicateur keynésien

Ce document présente plusieurs concepts économiques clés comme la théorie du multiplicateur keynésien, les principaux types de chômage et les anticipations adaptatives. Il explique ensuite en détail le calcul du multiplicateur d'investissement et l'effet de la politique budgétaire sur la production et le revenu national.

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Théorie du multiplicateur keynésien

Ce document présente plusieurs concepts économiques clés comme la théorie du multiplicateur keynésien, les principaux types de chômage et les anticipations adaptatives. Il explique ensuite en détail le calcul du multiplicateur d'investissement et l'effet de la politique budgétaire sur la production et le revenu national.

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Quelques prérequis

• La théorie du multiplicateur keynésien

• Principaux types de chômage

• Anticipations adaptatives - Anticipations


rationnelles

1
La théorie du multiplicateur keynésien

• A l’opposé des classiques qui déconseillent l’investissement


public parce qu’il entre en concurrence avec l’investissement privé
(chaque augmentation du premier représente une baisse
équilibrante du second), Keynes attribue à l’investissement
public une place privilégiée: c’est l’un des principaux moyens dont
dispose les pouvoirs publics pour relancer la DE et faire reculer le
chômage.

2
• Keynes envisage l’investissement comme générateur de DE plutôt
que comme cause de l’accroissement de l’appareil productif (en
d’autres termes, et par opposition à l’approche libérale, Keynes
envisage l’effet immédiat « et indirect » de l’I, plutôt que son effet à
LT, c’est pourquoi son analyse est une analyse à CT). Si la demande
est insuffisante, les entreprises ne vont pas produire suffisamment et
ne vont pas employer l'ensemble des offreurs de travail d'où la
nécessité pour le gouvernement de mettre en place des politiques de
soutien à la demande, c'est-à-dire de soutien à la C° et/ou à l‘I.
Keynes insiste spécifiquement sur l‘I.

• L’effet à CT d’une politique d’I pub peut être calculé au moyen


de la théorie du multiplicateur.

3
La fonction de consommation de Keynes

• Selon la loi psychologique fondamentale de Keynes « loi


psychologique fondamentale » selon laquelle « les hommes tendent
à accroître leur consommation à mesure que leur revenu croît,
mais non d'une quantité aussi grande que l'accroissement du
revenu », c’est à dire que les agents accroissent leur consommation
(C) quand le revenu (Y) s’élève, mais ne consomment qu’une fraction
de l’augmentation de leur revenu à la C°.

4
• Ct = f(Yt)
Ct = c Yt + C0
On appelle C0 la consommation autonome (incompréssible
indépendante du revenu) et c la propension marginale à
consommer (la variation de la consommation induite par une
variation marginale du revenu).
c = dCt / dYt , avec 0 < c < 1

• Exemple: c = 0,7 signifie que les agents consacrent 70 % de


l’augmentation de leur revenus à la consommation (ou encore
qu’un accroissement de 1 DH de revenu induit 0,7 DH de
consommation supplémentaire).

• Partie alouée à l’épargne?


5
Le multiplicateur de l’investissement

• L’idée fondamentale du multiplicateur est que les dépenses


globales exercent des effets multiples sur la Pd°.

• A supposer que la Pmc au Maroc est de 0,9; une hausse de


dépenses globales induite par une hausse de l’investissement d’un
million de DH provoque, dans une 1ère étape, une augmentation de la
Pd° d’un même montant lorsque les entreprises procèdent à
l’acquisition des biens d’équipement.

• Mais ce n’est que le début du processus!

6
• En effet, l’accroissement de la Pd° est distribuée sous forme
de suppléments de revenus aux différents acteurs de l’économie
(salaires, paiement des intérêts, profits pour les propriétaires
des entreprises).

• La variation de la C° qui en résulte entraine une variation


équivalente du revenu qui vient alimenter une nouvelle vague d’effet:
puisque la part du revenu allouée à la consommation est de 0,9, la C°
s’élève à 900 000 DH. Ce supplément de C° génère , dans une 2ème
étape un relèvement de 900 000 DH de Pd° et donc du revenu.

• Dans une 3ème étape, la nouvelle hausse du revenu engendre


à son tour une hausse de la C° de 0,9 x 900 000 DH soit 810 000 DH.

• Lors de l’étape suivante, une nouvelle vague d’effet est


alimentée: la Pd° s’accroit de 0,9 x 810 000= 729 000 de DH, puis de
0,9 fois ce montant (656 000 DH), puis de 0,9 fois le montant obtenu
(590 000 DH), etc. 7
Calcul du multiplicateur d’investissement:

• En économie fermée, l’équation d’équilibre macroéconomique


s’écrit: Y= C + I
Y= c Y + C0 + I Y= [1/ (1-c)]x (C0 + I)
ΔY = (1/ 1-c) x ΔI
k = 1/ (1-c) mesure le multiplicateur keynésien

Dans notre exemple, k= ?

Quelle en est l’interprétation?

8
• L’investissement initial génère une boucle C°- revenu- C.°
• L’effet final d’une hausse de l’investissement sur la Pd°
est donc plus important que l’effet initial.

• A chaque vague d’effet, l’impact sur la Pd° est de plus en


plus faible parce qu’une partie du revenu supplémentaire
est affectée à l’épargne (une fuite du circuit éco): l’effet se
propage tout en s'atténuant.

• L’effet d’une dépense d’investissement est d’autant plus


considérable que le multiplicateur d’I est élevé, ou de manière
équivalente, que la Pmc est élevée

• Le phénomène décrit par le multiplicateur s'achève lorsque la


somme des épargnes engendrées égalise le montant
d'investissement initial.
9
• Variation initiale de l’investissement = ΔI
• Première variation de la C° = Pmc x ΔI
• Deuxième variation de la C° = Pmc ² x ΔI
• Troisième variation de la C° = Pmc ³ x ΔI

ΔY = (1 + Pmc + Pmc ² + Pmc ³ +……….) ΔI

Le multiplicateur de l’investissement est donc:


ΔY/ ΔI = 1 + Pmc + Pmc ² + Pmc ³ +……….

Cette expression du multiplicateur est un exemple des séries


géométriques infinies. Algébriquement, ce multiplicateur peut
être également écrit comme suit: ΔY/ ΔI = 1 / (1-Pmc)
10
Effet de la politique budgétaire

• Afin de faire apparaitre l’impact de la PB sur la Pd°, il importe


d’isoler les dépenses publiques dans l’équation d’équilibre
macroéconomique précitée:
Ct = c (Yt – Tt + Ft) + C0
Yt= c (Yt – Tt + Ft) + C0 + It + Gt

• Yt – Tt + Ft est le revenu disponible (revenu après déduction des


impôts et adjonction des transferts versés par les administrations
publiques).

• La formule du multiplicateur devient alors:


ΔYt = Δ [1/(1-c) (- cTt + cFt + C0 + I t + Gt)]
11
❖ Le multiplicateur des dépenses publiques

• ΔYt = (1/ 1-c) x ΔGt

Etant un élément de la demande autonome, les dépenses de l’Etat


ont le même effet multiplicateur que l’investissement: les achats
supplémentaires de biens et services effectués par l’Etat
accroissent directement la Pd° qui se transforme en revenu dont
une partie est affectée à la C°, enclenchant ainsi un processus
multiplicateur de l’effet initial.

12
❖ Le multiplicateur des transferts publics

• ΔYt = c /(1-c) x ΔFt

Les transferts ne sont pas des achats mais de revenus distribués


au profit des agents privés. Leur effet sur la Pd° est indirect (effet sur le
revenu disponible).

❖ Le multiplicateur des impôts

• ΔYt = - c /(1-c) x ΔTt

L’effet stimulant d’une hausse des transferts ou d’une baisse des


impôts sur le revenu national est inférieur à celui d’une hausse
équivalente des dépenses publiques.

13
❖ Le multiplicateur d’un budget équilibré

Budget équilibré: les dépenses sont intégralement financées par


les impôts.
ΔGt = ΔTt
ΔYt = 1 / (1-c) ΔGt - c / (1-c) ΔTt
= ΔGt

Certes, les impôts bloquent le processus multiplicateur en retirant


un revenu équivalent à celui qui a été enclenché par la hausse des
dépenses, mais ils n’éliminent pas l’effet initial de ses dépenses sur
le PIB.
Un budget équilibré n’est pas neutre.
14
• M.F: Les individus consomment uniquement en fonction de
leur Yp. Une relance budgétaire, assimilée à un YT, influe donc
peu sur leur C°.

15
Principaux types de chômage

• On parle d’un chômage involontaire lorsque des individus


désireux de travailler au taux de salaire courant sur le marché ne
trouvent pas d’emploi.
• Interprétation NC du chômage:
Dans la théorie NC élémentaire, le seul chômage envisageable
est le chômage volontaire des individus qui refusent de travailler
aux taux de salaire existant et demandent un salaire supérieur.
Cependant, cette conclusion est en contradiction fort flagrante
avec la réalité et les développements de la théorie
macroéconomique qui ont permis une interprétation NC des
situations où les individus ne parviennent pas à trouver un emploi
bien qu’ils n’exigent pas un salaire supérieur à celui couramment
payé par les entreprises. 16
• Le chômage classique:
- Les salaires sont rigides et « trop élevés »: une première explication
du chômage a trait aux rigidités institutionnelles qui empêchent les
fonctionnement normal du MT. En effet, les syndicats limitent la
concurrence entre les travailleurs, favorisent la négociation
collective des rémunérations au détriment des négociations
individuelles, et s’opposent aux réductions des salaires. Les
pouvoirs publics interviennent par le droit du T (salaire minimum…)
réduisant, en conséquence, la marge de manœuvre des employeurs
dans la gestion des salaires et partant, de l’emploi. On en conclut
qu’il existe des facteurs institutionnels qui limitent la flexibilité (à la
baisse) des salaires. Les individus sont de ce fait condamnés au
chômage.
- Ce chômage ne peut être évité, en cas de récession de l’activité des
entreprises qui les conduit à baisser la de demande de travail, que
si une baisse des salaires réels se produit. A défaut, les employeurs
sont tenus de réduire l’emploi.
• Le chômage frictionnel (Théorie de la recherche d’emploi):
- L’une des raison du chômage est que la rencontre entre travailleurs
et emplois requiert du temps et des efforts. On appelle chômage
fictionnel la fraction du chômage total justifiée par le temps
nécessaire à la recherche d’un emploi. En réalité:
‫ ٭‬les travailleurs expriment des préférences et disposent des
compétences différentes et les emplois ont des exigences
également différentes.
‫ ٭‬les flux d’information sur les candidatures et les vacances de postes
sont imparfaits, de même que la mobilité géographiques des
travailleurs.
‫ ٭‬les divers emplois disponibles sont assortis de rémunérations
différentes (il n’existe pas un salaire unique pour un même travail
homogène), les travailleurs n’acceptent pas nécessairement le
premier emploi qui leur ai proposé.
- C’est un chômage incompressible (inévitable) qui résulte d’un
processus normal de transition d’un emploi à un autre.
• Le chômage structurel:
- C’est une variante du chômage frictionnel qui résulte souvent des
facteurs liés aux structures de l’économie. Il est un chômage de
recherche involontaire résultant d’une inadaptation entre la structure
des offres et des demandes de travail. Pour toute une série de raisons,
les types de biens que demandent les entreprises et les ménages
évoluent dans le temps et de ce fait, la Pd° de certains secteurs
décline, tandis que celle d’autres secteurs se développe. La structure
de la demande de travail se trouve donc modifiée: certaines
qualifications professionnelles sont de moins en moins recherchées
tandis que d’autres sont très demandées. Si la structure des offres de
travail est en partie inadaptée à celle des demandes (le système
d’éducation et de formation professionnelle met un certain temps à
s’adapter aux nouveaux besoins de l’économie), la réduction de
l’emploi dans les secteurs en déclin en résultera.
De même, les diverses régions produisant des biens différents et
affichent des taux de croissance différents (zones en forte croissance
et zones en déclin), la demande de travail peut croitre dans une partie
du pays et diminuer ailleurs.

- Un chômage structurel important coexiste souvent avec des


emplois vacants, parce que les chômeurs n’ont pas les qualifications
requises pour les nouveaux emplois créés.

- Le chômage structurel se trouvera renforcé par toute


réglementation ou institution qui limite la flexibilité des salaires à la
baisse. Ainsi, le salaire minimum constitue une contrainte à l’emploi
des jeunes insuffisamment qualifiés.
Chômage naturel

Taux de chômage naturel ou NAIRU (Non-Accelerating Inflation


Rate of Unemployment : Taux de chômage qui n’accélère pas
l’inflation)

• Evoqué par Phelps (1967) et Friedman (1968).


• C’est un chômage insensible aux remèdes keynésiens:
c’est le taux de chômage en dessous duquel on ne peut pas
descendre car il correspond au fonctionnement normal et efficace du
marché du travail compte tenu de l’imperfection de l’information et
des contraintes institutionnelles, etc. C’est en fait le niveau de
chômage observé lorsque l’économie fonctionne de manière
« naturelle », c’est-à-dire déterminé par le seul fonctionnement du
marché et sans intervention de l’Etat. En effet, tout doit se passer
dans l’économie comme si ce taux devait mécaniquement résulter de
la confrontation de l’O et D de travail, formées l’une et l’autre sur la
base d’une parfaite perception du taux de salaire réel futur (ou du
niveau futur des prix): il s’agit alors du chômage du PE, c’est-à-dire
qui correspond à l’équilibre du marché du T et nécessaire à la
réalisation de cet équilibre.

• Le NAIRU ne serait influencé que par des facteurs réels


(productivité, formation de la main d’œuvre…).

• Le chômage cyclique ou conjoncturel:

C’est un chômage qui Il est lié à l’évolution de l’activité


économique: il augmente en période de ralentissement écon et
baisse en période de prospérité.
Anticipations adaptatives – Anticipations rationnelles

23
Anticipations adaptatives
• Années 1950 et 1960.
• Les agents forment leurs anticipations à partir de leurs
expériences passées exclusivement. Ils adaptent leurs prévisions au
fur et à mesure qu’ils acquièrent l’information sur les valeurs
passées de la variable.
• La variable anticipée peut être considérée comme une moyenne
pondérée de ses valeurs passées avec des coefficients de
pondération décroissants dans le temps (on accorde plus de poids à
la valeur de l’année dernière qu’à celle d’il y’a deux ans, et ainsi de
suite).
• Cette hypothèse peut être représentée comme un mécanisme de
correction progressive des erreurs de prévision. La variable
anticipée à la date t est égale à l’anticipation effectuée à la date t-1
plus une fraction de l’erreur de prévision constatée en t-1.
a a a
Vt = Vt-1 + ʎ (Vt-1 - Vt-1)
Exemple de l’inflation: Si le taux d’inflation se développe, les
agents ne corrigent pas instantanèment leurs anticipations en
fonction du taux d’inflation actuel, qu’ils ignorent ; ils effectuent
une correction partielle et décalée dans le temps (les
anticipations sont effectuées lentement et progressivement).
A court terme donc, les anticipations de prix sont imparfaites.
Si les taux passés sont de 4 %, l’anticipation du taux futur sera de
4 %. Si ce taux grimpe à 8 %, l’anticipation de l’inflation future
grimpera à 8 % mais progressivement: 5 % pendant la première
année, 6 % l’année suivante, etc.
Exemple:
• On suppose que les prix anticipés sont à 100 DH et que les
prix réalisés passent au niveau 200 DH en restant par la suite
inchangés.

• Pour ʎ=0,5:
- dans un premier temps, la nouvelle anticipation aboutit à 150,
- dans un deuxième temps, l’anticipation donne 175 DH,
- dans un troisième temps, elle donne 187,5 DH, etc.
- l’anticipation tend vers 200 DH mais l’ajustement adaptatif ne
parvient jamais à une anticipation exactement égale à 200 DH.

• Si les prix augmentent en continu, les prix anticipés sous –


estiment nécessairement ce qui est effectivement réalisé.
Anticipations rationnelles
• La théorie des anticipations rationnelles est issue d’une hypothèse
proposée par Muth en 1961, reprise ensuite et développée dans les
années 1970 notamment par Barro, Lucas, Sargent, Grossman et
Wallace.
• Elle part d’une critique de l’hypothèse des anticipations
adaptatives: incompatibilité avec l’hypothèse de rationalité.

“L’anticipation de la valeur future d’une variable est rationnelle si


elle est égale à l’espérance mathématique de celle- ci, calculée sur la
base de toutes les informations pertinentes et disponibles. Cette
définition implique, notamment, que les agents économiques sont
supposés connaître et utiliser (ou agissent comme s’ils connaissent et
utilisent) le modèle macroéconomique complet déterminant la
variable faisant l’objet de l’anticipation ” Aftalion et Poncet, Le
monétarisme, 1981.
• 1° Les agents rationnels tiennent compte de toute
l’information dont ils disposent à un moment donné, et non pas
seulement des informations passées. De ce fait, si les pouvoirs
publics annoncent une politique économique, les agents en
tiennent comptent aussitôt. Si les mesures annoncées sont
susceptibles de modifier une/ des variables économiques (prix,
salaires, i, …), les agents ne vont pas attendre de constater
effectivement ces modifications pour les intégrer dans leur
calcul économique.
• 2° De surcroît, ces agents connaissent le fonctionnement de
l’économie. Ils prévoient donc correctement les retombées des
mesures annoncées; ils ne commettent pas d’erreurs systématiques
dans leurs prévisions. Les seules erreurs possibles sont induites par
des événements totalement imprévisibles pour l’ensemble des
agents éco, c’est-à-dire elles sont parfaitement aléatoires.
Ces erreurs sont instantanément corrigées. Par conséquent, la
politique éco n’est efficace que lorsque les agents ne réussissent
pas à corriger leurs anticipations biaisées (cas de surprise). Les
rapports s’établissant entre le gouvernement et ces agents
s’inscrivent donc dans un jeu de stratégie: le premier cherchant
à provoquer des effets de surprise; les seconds tenant de
demeurer toujours vigilants. a
Vt = Vt + ɛ
où ɛ est un terme aléatoire dont l’espérance mathématique est
nulle.
Cette acception de l’hypothèse des anticipations rationnelles
est parfaitement résumée par le fameux aphorisme prêté au
président Lincoln: “On peut tromper quelqu’un tout le temps ; on
peut tromper tout le monde une fois ; mais on ne peut pas tromper
tout le monde tout le temps”
Anticipations rationnelles et inefficacité de la politique
monétaire et budgétaire

o Politique monétaire: La TQM comme schéma interprétatif de


l’effet d’une PM expansionniste

Si, par exemple, l’Etat tentait de relancer l’économie en


augmentant l’offre de monnaie, les entreprises et les salariés
devraient rationnellement s’attendre à une hausse des prix
(M P) et intégrer cette anticipation dans leur comportement.
En d’autres termes, les acteurs du marché n’avaient pas à
attendre que l’inflation survienne réellement pour l’intégrer
dans leurs anticipations. Ils pouvaient l’anticiper
rationnellement.
o Politique budgétaire: Equivalence ricardienne
• D. Ricardo (19ème siècle) a été le premier à énoncer que ni le
déficit, ni la dette publique ne devraient avoir d’effets sur l’activité
économique. Ricardo l’a réfutée après au motif qu’elle n’était pas
pertinente. Sa théorie a été formalisée et développée dans les
années 70 par R. Barro de l’université de Harvard.
• Si un gouvernement finance ses dépenses par des impôts ou
par l’emprunt, l’épargne privée va croitre du même montant, d’où un
niveau de dépenses inchangé (ces deux moyens de financement
revenant exactement au même). Le montant disponible pour
l’investissement est donc invariant. Le principe général est que la
réduction des impôts ou l’accroissement de la dette publique
équivaut à des impôts futurs et que, si les consommateurs sont
suffisamment tournés vers l’avenir, les impôts futurs sont équivalents
à des impôts actuels.

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