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Cours EMF II: Demande et Politique Monétaire

Transféré par

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Cours d’économie monétaire

et financière II

Amal NAJAB
Fsjes de Souissi

Licence fondamentale Economie Gestion


S4 2023-2024

Groupe D

1ère séance du 19/02/2024

Pr Amal NAJAB 1
1-Objectif du cours

 Il s’agit de la suite du module EMF 1 de S3, portant


essentiellement sur (la demande de monnaie, la
politique monétaire et le financement de l’économie).

 Se rendre compte de l’impact des mécanismes


monétaires sur le fonctionnement de l’économie;

Pr. Amal NAJAB 2


-Informations pratiques-

 Mon e-mail: [email protected]

 Examen: sera composé à la fois de questions de


synthèse et d’exercices, questions de synthèse…

Pr. Amal NAJAB 3


Informations pratiques

Code de Classroom

qahmxxw

Pr. Amal NAJAB 4


3-Organisation du cours
 Cours magistral;

 Appuyer le cours par un ouvrage de spécialité:


 Cours
 Résumés
 Exercices corrigés
 Extraits à analyser
 Qcm
 Examens corrigés

 des vidéos.
Pr. Amal NAJAB 5
4- Méthodologie de travail

1-Prise de note

2-Se référer aux références indiquées en bibliographie.

Pr. Amal NAJAB 6


4-Méthodologie de travail:

1-Prise de note
-Elle consiste à prendre les idées exposées par le professeur,
et non les phrases.

-Elle nécessite concentration, rapidité et effort de synthèse.


Après le cours, reformuler et compléter les idées.

Pr. Amal NAJAB 7


4-Méthodologie de travail
2-Bibliographie indicative
 NAJAB Amal (2022), « Economie monétaire et financière (cas du
Maroc)/ Tome 1: comprendre la monnaie et la politique
monétaire ».
 Chaîneau André (1968), « Mécanismes monétaires et politique
monétaire », Paris.
 David Jacques (2000), « La monnaie et politique monétaire », Economica,
Paris.
 Denizet Jean (1967), « Monnaie et financement », Dunod, Paris.
 Delaplace. Marie (2013) « Monnaie et financement de l'économie »,
Dunod 2013.
 Guitton Henri,“la monnaie,”, Paris.
 Pour aller plus loin:
 Frederic Mishkin (2010), Monnaie, banque et marchés financiers (9ème
édition).
Revues:
 Les Cahiers Français,
 Problèmes économiques, alternatives économiques…
Pr. Amal NAJAB 8
Introduction:
 Récapitulatif:

 Les chapitres précédents nous ont permis d’abord, de


comprendre:

 La nature de la monnaie: sa nature fonctionnelle,


institutionnelle et sa nature matérielle;

Pr Amal NAJAB 9
Introduction

 Ensuite, les chapitres précédents nous ont permis de


comprendre les mécanismes de la création monétaire, ainsi
que le rôle de la Banque centrale en la matière.

 Au niveau du premier axe, on traitera la demande de


monnaie qui constitue l’autre vecteur essentiel de la
théorie monétaire.

Pr Amal NAJAB 10
Introduction

 La compréhension du rôle de la monnaie dans


l’économie passe par la compréhension de la demande
de la monnaie.

 Notre objectif, au niveau de ce chapitre, est d’analyser


cette demande de monnaie.

Pr Amal NAJAB 11
Introduction

 Doit-on considérer que la monnaie n’est qu’un voile, ou


bien qu’elle change fondamentalement la réalité des
échanges?

 Pourquoi les agents non financiers désirent détenir de la


monnaie ?

 Monnaie voile ou Monnaie active ou Monnaie nocive ?

Pr Amal NAJAB 12
Introduction
 Certains économistes ont adopté une analyse
dichotomique. Cette approche opte pour la neutralité
de la monnaie. C’est le point de vue de la théorie
quantitative de la monnaie.
Monnaie voile

 Puis est survenue la révolution keynésienne de la


Théorie générale, Keynes rompe avec l’analyse
dichotomique en considérant que:

Monnaie active

Pr Amal NAJAB 13
Introduction

 Une troisième approche contemporaine tente de


concilier les deux approches précédentes, tout en
demeurant d’inspiration classique.
Monnaie nocive

Pr Amal NAJAB 14
Sommaire

 Chapitre 1: Demande de monnaie

 Chapitre II: Politique monétaire

 Chapitre III: Financement de l’économie

 Chapitre IV: Marchés de capitaux

Pr Amal NAJAB 15
Chapitre 1:Demande de monnaie: Les fondements
théoriques de la monnaie

 Section I: L’approche dichotomique de la monnaie

 Section II: L’analyse non dichotomique de la monnaie

 Section III: L’approche monétariste

 Section IV: L’approche de la Nouvelle Economie Classique

Pr Amal NAJAB 16
Chapitre I:
Section 1:L’approche dichotomique: la
monnaie voile
Rappel!

 Caractéristiques de l’école classique:


-Ils sont partisans du libéralisme économique ;
-Leur analyse était centrée sur la notion d’équilibre;
-Leur conception de la valeur était objective;
-Le moteur de l'activité économique est l'intérêt individuel;
-Le rôle neutre de la monnaie.

Pr Amal NAJAB 17
Intérêt individuel

 «Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du


marchand de bière et du boulanger, que nous
attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils
apportent à leurs intérêts. Nous ne nous
adressons pas à leur humanité, mais à leur
égoïsme. »

Pr Amal NAJAB 18
Chapitre I: L’approche dichotomique: la
monnaie voile
 L’approche dichotomique:

 Il existe deux sphères de l’économie : la sphère monétaire


dans laquelle sont fixés les prix et la sphère réelle,
matérialisée par les biens.

 Les deux sphères sont indépendantes.

 Cette absence d’impact des changements monétaires sur


les variables réelles est appelée neutralité de la monnaie.

Pr Amal NAJAB 19
Chapitre I: L’approche dichotomique:
Section I: les classiques

Pour Adam Smith,

Economiste classique britannique, Adam Smith


(1723-1790) est considéré comme le fondateur de la
pensée libérale.
« Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations »

Pr Amal NAJAB 20
Chapitre I: L’approche dichotomique:
Section I: les classiques

 « L’or et l’argent, sous quelques formes qu’ils soient,


sous celle de monnaie ou de vaisselle, ne sont jamais
que des ustensiles, tout aussi bien que les ustensiles de
cuisine ».

 D’un côté, l’économie réelle fondée sur la valeur-travail ;

 De l’autre côté, la sphère monétaire avec une monnaie


purement instrumentale.

Pr Amal NAJAB 21
Chapitre I: L’approche dichotomique:
Section I: les classiques

 « […] il devrait également sauter aux yeux que la


quantité d'or ou d'argent est, par tous pays, limitée à
l'usage qu'on fait de ces métaux et au besoin qu'on en a;
que leur usage consiste à faire, comme monnaie, circuler
des marchandises, et à fournir, comme vaisselle, une
espèce de meuble de ménage».
A.Smith

Pr Amal NAJAB 22
Chapitre I: L’approche dichotomique:
Section I: les classiques

Pour Jean Baptiste Say

Economiste classique français (1767-1832), est surtout


connu pour sa loi « loi des débouchés ».
Pr Amal NAJAB 23
Chapitre I: L’approche dichotomique:
Section I: les classiques

 Il explique son idée à travers le raisonnement suivant :


-« Lorsque le dernier producteur a terminé un produit,
son plus grand désir est de le vendre, pour que la valeur
de ce produit ne chôme pas entre ses mains ».

-« Mais, il n’est pas moins empressé de se défaire de


l’argent que lui procure sa vente, pour que la valeur ne
chôme pas non plus ».

-« Or, on ne peut se défaire de son argent qu’en


demandant à acheter un produit quelconque ».
Pr Amal NAJAB 24
 Par ailleurs, Say avance que même si la monnaie est neutre,
elle est néanmoins indispensable :
« Semblables à l’huile qui adoucit les mouvements d’une
machine compliquée, les monnaies, répandues dans tous les
rouages de l’industrie humaine, facilitent des mouvements
qui ne sont plus productifs dès que l’industrie cesse de les
employer ».

La détention de la monnaie dépend de quels


facteurs?

Pr Amal NAJAB 25
Chapitre I: L’approche dichotomique:
Section I: les classiques

Résumons pour les classiques!

 La monnaie n’influence pas l’économie réelle. Une


séparation stricte entre le réel et le monétaire.
 Elle est totalement neutre.
 La monnaie n’est qu’un simple ustensile.
 Les classiques ont mis l’accent sur le caractère
transactionnel de la monnaie.

Pr Amal NAJAB 26
2ème séance du 26/02/2024

Pr Amal NAJAB 27
Section II:
Les Néoclassiques
Détention de la monnaie dans une optique transactionnelle
(Théorie quantitative de la monnaie)

1-Les origines de la T.Q.M


2-La formulation de la théorie Quantitative de la
monnaie

Irving Fisher Ecole de Cambridge

Pr Amal NAJAB 28
Section II
-Détention de la monnaie dans une optique
transactionnelle (Théorie quantitative de la monnaie)

1-Les origines de la T.Q.M


 La première formulation de la TQM remonte aux travaux de J. Bodin,
mercantiliste français.

 La thèse est ensuite reprise par les classiques Ricardo et Mill sous
l'appellation de « théorie dichotomique » .

 Après, les néoclassiques I.Fisher et A.Pigou.

Pr Amal NAJAB 29
Economiste américain

Théories principales
• Théorie quantitative monétaire
• Théorie de l’intérêt réel

Pr Amal NAJAB 30
Section II: Détention de la monnaie dans une optique
transactionnelle (Théorie quantitative de la monnaie)

 2-La formulation de la théorie Quantitative de la


monnaie
 2-1-L’équation d’Irving Fisher (monnaie comme
instrument de transaction)
a-Une identité comptable :
 La théorie quantitative de la monnaie formulée par
I.Fisher, repose sur une identité comptable M.V=P.T

M quantité de monnaie en circulation.


V vitesse de circulation de la monnaie.
P niveau général des prix.
T volume de transaction.
Pr Amal NAJAB 31
2-1-L’équation d’Irving Fisher (monnaie comme
instrument de transaction)

a- Une identité comptable:

 Si l’on appelle M, la monnaie fiduciaire (billets) et M’, la


monnaie scripturale, V et V’, représentant leur vitesse de
circulation respective :
M.V +M’.V’= P.T

 Cette équation des échanges n’est pas une véritable


fonction de demande. Elle ne traduit pas une encaisse
monétaire désirée, mais une encaisse nécessaire pour
effectuer les transactions.

Pr Amal NAJAB 32
2-1-L’équation d’Irving Fisher (monnaie comme
instrument de transaction)

 b- Une relation de causalité entre la monnaie et les


prix :
 Fisher avance « qu’un volume supérieur de monnaie
achetant le même volume de Marchandises fait que les
prix augmentent ».
 Pour cela, il a posé trois hypothèses primordiales :
-La vitesse de circulation de la monnaie V est stable sur le
court terme ;
-L’économie est en situation de plein-emploi des facteurs
de production;
-L’offre de monnaie est exogène.

Pr Amal NAJAB 33
2-1-L’équation d’Irving Fisher (monnaie
comme instrument de transaction)
 Sous ces trois conditions, toute variation de la quantité de
monnaie en circulation va provoquer un changement
proportionnel du niveau général des prix.

M. V = P .T
 Par ce raisonnement Fisher retrouve les deux points
évoqués par les classiques: ??

 L’analyse de Fisher cherche à déterminer la quantité de


monnaie nécessaire à l’économie pour effectuer un volume
donné de transactions.

Pr Amal NAJAB 34
2-2 L’analyse par les encaisses: L’école de
Cambridge (l’encaisse monétaire désirée)

Alfred Marshall
(1842-1924)

Pr Amal NAJAB 35
2-2 L’analyse par les encaisses: L’école
de Cambridge

 A.Marshall et A.C. Pigou vont reformuler la théorie quantitative en


mettant l’accent sur la monnaie détenue par les agents
économiques.

 Ainsi, on voit naitre, pour la première fois, la notion de « fonction


de demande de monnaie », avec l’école de Cambridge.

Pr Amal NAJAB 36
2-2 L’analyse par les encaisses: L’école de
Cambridge

Selon les tenants de cette école:


 Les agents expriment une demande de monnaie (M) proportionnelle
au total des ressources (Y : revenu national réel).
 Avec P :le niveau des prix,
 Et k cette proportion.

 L’équation de Fisher est reformulée de la manière suivante :


Md= kPY

 La partie droite de l’équation (kPY) représente la demande


d’encaisses monétaires dans laquelle k traduit un véritable désir
d’encaisses.

Pr Amal NAJAB 37
2-2 L’analyse par les encaisses: L’équation de
Cambridge

Md= kPY
 L’encaisse monétaire réelle désirée (Md/P) est une proportion constante
k du revenu réel Y.

 k représente la fraction du revenu nominal que les agents désirent


conserver sous forme d’encaisses monétaires pour assurer leurs
transactions.
k est l’inverse de V.

 La demande de monnaie est donc une fonction croissante des prix et du


volume de production, mais une fonction décroissante de la vitesse de
circulation de la monnaie.

Pr Amal NAJAB 38
2-2 L’analyse par les encaisses: L’équation de
Cambridge

 Contrairement à l’équation de Fisher (de nature


macroéconomique), la relation de Cambridge se place
davantage dans une optique individualiste.

Pr Amal NAJAB 39
2-2 L’analyse par les encaisses:
L’effet Pigou

 Pigou s’est attaché à retrouver et surtout à expliquer le lien causal entre


monnaie et prix à travers le mécanisme appelé effet d’encaisses réelles ;

 L'effet Pigou, ou "effet d'encaisses réelles", établit un lien entre la valeur


réelle des encaisses monétaires Md/P et la demande de biens de
consommation.

 Il pense que les individus souhaitent détenir des encaisses monétaires


pour deux raisons qui correspondent à deux fonctions monétaires : la
monnaie est un moyen de paiement et la monnaie est une réserve de
valeur;

Pr Amal NAJAB 40
2-2 L’analyse par les encaisses: L’effet Pigou

 L’effet d’encaisses réelle montre que de M par les pouvoirs


publics  des encaisses réelles des AE;

 Les agents effectuent davantage d'achats. La demande des


B&S fortement, et l’offre doit s’y adapter.

 Mais à court terme, l'offre ne peut pas s'adapter  les prix 



Réduction de la valeur réelle des encaisses (Md/P)

Les agents reviennent à l’état initial.
Pr Amal NAJAB 41
2-2 L’analyse par les encaisses:
L’effet Pigou

 L’effet d’encaisses réelles est donc un processus


temporaire.

Donc les résultats de la TQM sont conservés!

Pr Amal NAJAB 42
Résumons pour les néoclassiques!
 T.Q.M: La quantité de monnaie en circulation varie avec le niveau
général des prix;
 La théorie quantitative n’est pas une équation de demande de monnaie;

 Par contre, on se rapproche de plus en plus d’une équation de


demande de monnaie, notamment avec l’école de Cambridge.
 L’offre de Monnaie est exogène.

 L’approche dichotomique de la monnaie fait que cette dernière n’a


aucune influence sur l’activité économique: Toute  de la qté de
monnaie  NGP.

 Dans cette analyse, seule la sphère réelle est importante. La monnaie


n’a pas d’effet réel sur l’économie.

Pr Amal NAJAB 43
Section II :
L’analyse non dichotomique de la
monnaie : Demande de monnaie
formulée par Keynes
La monnaie active ou l’approche
intégrée de la monnaie

Pr Amal NAJAB 44
 Keynes affirme:
 « Nous sommes tentés de voir dans la monnaie un
élixir qui stimule l’activité du système »;

 « L’importance de la monnaie découle essentiellement


du fait qu’elle constitue un lien entre le présent et le
futur ».

Pr Amal NAJAB 45
Section I: L’analyse non dichotomique de la monnaie :
Demande de monnaie formulée par Keynes

 La démarche de Keynes a consisté à définir une attitude générale


des Agents économiques à l’égard de la monnaie marquée par ce
qu’il appelle « la préférence pour la liquidité ».

 Cette préférence pour la liquidité s’explique par trois motifs : motif


de transactions, motif de précaution et de spéculation.

 Keynes identifie trois motifs de détention dont les déterminants


permettent de construire la fonction de demande de monnaie.

Pr Amal NAJAB 46
Section I: L’approche keynésienne
1-Motif de la préférence pour la liquidité
1-1 Motif de transaction :

 C’est le besoin de liquidités pour les transactions courantes;

 Keynes décompose ce motif en deux sous catégories :


-Le motif de revenu :
 Une première raison de conserver de la monnaie est de « combler
l’intervalle de temps entre l’encaissement et le décaissement du revenu ».

Pr Amal NAJAB 47
Section I : L’analyse non dichotomique de la
monnaie :
Demande de monnaie formulée par Keynes

-Le motif d’entreprises ou professionnel :

 Il correspond à la nécessité pour les entreprises, de posséder de la


monnaie, afin d’équilibrer dans le temps leurs dépenses et leurs
recettes.

 Keynes estime que cette encaisse dépend du niveau du


revenu.

Comparaison par rapport aux classiques et néoclassiques


(Fisher et l’école de Cambridge)!!

Pr Amal NAJAB 48
Section I: L’approche keynésienne
1-Motif de la préférence pour la liquidité
1-2-Motif de précaution:

 C’est le désir de disposer d’une partie de ses ressources sous


forme liquide pour faire face à des besoins imprévus :

 « la possession de monnaie, écrit Keynes, apaise notre inquiétude ».

 Keynes estime que cette encaisse dépend également du


niveau de revenu.

Pr Amal NAJAB 49
Section I: L’approche keynésienne
1-Motif de la préférence pour la liquidité

 On peut conclure que la demande de monnaie pour ces deux


motifs (Mt et Mp) est une fonction croissante du revenu .

 Mt= f(Y) avec dMt /dY 0


et

 Mp=f(Y) avec dMp /dY0

Pr Amal NAJAB 50
Section I: L’approche keynésienne
1-Motif de la préférence pour la liquidité

Mt, Mp

Mt,p = f(Y)

Pr Amal NAJAB 51
3ème séance du 04/03/2024
Section I: L’approche keynésienne
1-Motif de la préférence pour la liquidité
1-3 Motif de spéculation:
 Keynes a ajouté un motif supplémentaire-appelé motif de spéculation;

 Keynes distingue deux catégories d’actifs utilisables comme réserve de


valeur : la monnaie et les titres (Obligations);

 L’encaisse de monnaie pour motif de spéculation résulte des


incertitudes sur l’évolution future du taux d’intérêt et de ses
conséquences en termes d’arbitrage entre détention de monnaie et
détention de titres financiers.

Pr Amal NAJAB 52
Section I: L’approche keynésienne
1-Motif de la préférence pour la liquidité
1-3 Motif de spéculation:
 La relation entre le taux d’intérêt et le cours des titres
étant inverse.

 Si r (taux d’intérêt) est bas, l’A.E prévoit qu’il va , qui se traduira


par une baisse future des prix des titres, il préférera conserver de
la monnaie.

 Inversement, si le taux d’intérêt est élevé, l’A.E prévoit que le taux


d’intérêt va , il préférera acheter des titres.

 NB: la demande de monnaie pour le motif de spéculation va


dépendre des anticipations de AE sur l’évolution futur des taux
d’intérêts.
Pr Amal NAJAB 53
Section I: L’approche keynésienne
1-Motif de la préférence pour la liquidité
 1-3 Motif de spéculation:

 Ms= f(r) avec dMs/dr0 r: le taux d’intérêt

Taux d’intérêt

Ms = f(r)

Ms

Pr Amal NAJAB 54
Section I: L’approche keynésienne
1-Motif de la préférence pour la liquidité

1-3 Motif de spéculation:

 Le taux d’intérêt n’est donc plus « la récompense de la non-


dépense. Mais « la récompense de la renonciation à la liquidité ».

 Pour Keynes, le montant d’épargne est déterminé par le revenu, et


le taux d’intérêt joue un déterminant en matière de l’affectation de
cette épargne entre titres et monnaie.

Pr Amal NAJAB 55
Section I: L’approche keynésienne
2-Détermination et le rôle du taux d’intérêt
Pour les classiques

 Le taux d’intérêt est une variable réelle.

 Il existe un taux d’intérêt d’équilibre qui égalise l’offre globale de


capital et la demande globale de capital.

 Le taux d’intérêt récompense la renonciation à la consommation.

 La théorie classique considère que toute l’épargne est investie.

Pr Amal NAJAB 56
Section I: L’approche keynésienne
2-Détermination et le rôle du taux d’intérêt

Taux d’intérêt S

E
Taux d’intérêt
d’équilibre: re

I=S Investissement I
Epargne S

Pr Amal NAJAB 57
Section I: L’approche keynésienne
2-Détermination et le rôle du taux d’intérêt

Pour Keynes
 Pour Keynes, et à l’inverse des classiques, le taux d’intérêt est une variable
monétaire.

 L’épargne et l’investissement sont 2 variables largement autonomes;

 La demande de monnaie:
Md= Mt+Mp+Ms  Md= Mtp+Ms  Md= Ltp (Y)+ Ls (r )

 L’offre de monnaie: est une variable indépendante. De ce fait, Mo est


invariante aux changements de r.

 Le processus de détermination du taux d’intérêt est montré dans le


graphique suivant:

Pr Amal NAJAB 58
Section I: L’approche keynésienne
2-Détermination et le rôle du taux d’intérêt

Mo
r

re

Md

Md, Mo

Pr Amal NAJAB 59
Section I: L’approche keynésienne
2-Détermination et le rôle du taux d’intérêt

Mo1 Mo Si les autorités monétaires


r
décident de réduire la
masse monétaire
r e1

re

Md

Md, Mo

Pr Amal NAJAB 60
Section I: L’approche keynésienne
2-Détermination et le rôle du taux d’intérêt

Mo1 Mo Mo2 Si les autorités monétaires


r
décident d’augmenter la
masse monétaire
r e1

re

re2 Md

Md, Mo

Pr Amal NAJAB 61
Section I: L’approche keynésienne
2-Détermination et le rôle du taux d’intérêt

 Contrairement à ce qu’affirme la théorie classique, le taux d’intérêt


n’est donc plus « la récompense de la non-dépense ». Le taux
d’intérêt récompense la renonciation à la liquidité.

 L’investissement génère l’épargne qui lui est nécessaire.

 Keynes rompt avec la tradition classique qui considère le taux


d’intérêt comme la récompense de l’épargne.

Pr Amal NAJAB 62
Section I: L’approche keynésienne
3-Fonction keynésienne de demande de monnaie

 Keynes a raisonné sur deux types d’encaisses, les encaisses de


transaction et de précaution, toutes deux principalement liées au
revenu, et les encaisses de spéculation, dépendant du taux d’intérêt;

 La demande globale de monnaie peut s’écrire :


Md=M1+M2= L1(Y) + L2(r)

 M1 : le montant de monnaie détenu pour satisfaire les motifs de


transactions et de précaution;
 L1 : est la fonction de liquidité qui détermine M1 par rapport au
revenu Y.
Le taux d’intérêt joue-t-il un rôle à ce niveau?

Pr Amal NAJAB 63
Section I: L’approche keynésienne
3-Fonction keynésienne de demande de monnaie
 La demande monnaie M1 dépend positivement et uniquement du
revenu Y.
 On peut écrire : M1= L1 (Y) avec dM1 /dY0.

r L1 (Y)
Y L1 (Y)

La demande de
monnaie pour
motifs de
transaction et
de précaution

M1 M1

Pr Amal NAJAB 64
Section I: L’approche keynésienne
3-Fonction keynésienne de demande de monnaie
 M2 : le montant de monnaie détenu pour le motif de spéculation.
 L2 : est la fonction de liquidité qui détermine M2 par rapport au taux
d’intérêt r.
 Ainsi, la demande de monnaie dépend négativement de r (elle évolue
en sens inverse par rapport à r).
 On peut écrire : M2= L2 (r) avec dM2/dr0
r La demande
de monnaie
pour motif de
spéculation

L2 (r )
rM
Trappe à liquidités
rm

M2
Pr Amal NAJAB 65
r
La demande
de monnaie
pour motif de
spéculation

rM L2 (r )
Trappe à liquidités
rm
M2

 Keynes estime qu’il y a un taux d’intérêt maximum (rM) et un taux d’intérêt


minimum (rm).
 Entre rM et rm, la courbe est fonction décroissante du taux de l’intérêt (zone
de spéculation);

 Taux d’intérêt maximum rM= taux pour le quel les spéculateurs prévoient 
taux d’intérêt, et donc une  du prix des titres  les AE préfèrent l’acquisition
de titres.

 à partir de rM, la courbe se confond avec l’axe des ordonnées. C’est la


zone de préférence absolue pour les titres.
Pr Amal NAJAB 66
SectionI: L’approche keynésienne
3-Fonction keynésienne de demande de monnaie
 Un taux d’intérêt minimum ou plancher rm= rmin, est un taux en dessous
duquel le taux ne peut plus baisser. Les AE préfèrent donc détenir de la
monnaie liquide, la préférence pour la liquidité devient alors infinie, c’est la
partie horizontale de la courbe;

 Toute augmentation de la quantité de monnaie sera, pour ce niveau du taux


d’intérêt, absorbée, comme, dans une trappe, dans les encaisses oisives des
agents.
r La demande de
monnaie pour
motif de
spéculation
L2 (r )
rM
Trappe à liquidités
rm
M2
Pr Amal NAJAB 67
Section I: L’approche keynésienne
3-Fonction keynésienne de demande de monnaie
 La fonction globale de demande de monnaie:

rM L1 (Y) + L2 (r )

rm

Md

Pr Amal NAJAB 68
Section I: L’approche keynésienne
4-Critique de la TQM

1-La monnaie n’est pas neutre (fin de la dichotomie):


 Les A.E ont une préférence pour la liquidité ce qui invalide la loi
des débouchés de say qui supposait que S=I;

2-L’équilibre de plein-emploi n’est plus la règle, il peut exister un


équilibre de sous-emploi;

Pr Amal NAJAB 69
Section I: L’approche keynésienne
4-Critique de la TQM
3-L’analyse de Fisher cherche à déterminer la quantité de monnaie
nécessaire à l’économie pour effectuer un volume donné de
transactions.
 Keynes va introduire « la préférence pour la liquidité».

4-La vitesse de circulation de la monnaie n’est pas constante :


 Le modèle keynésien de demande de monnaie pour motif de
spéculation explique l’existence de fluctuations importantes de la
vitesse de circulation.

5- Une de la masse monétaire, ne conduit pas nécessairement à la 


des prix. Elle peut un accroissement de l’activité économique.

Pr Amal NAJAB 70
Section I: L’approche keynésienne
5- La monnaie active :la monnaie peut influencer l’investissement à
travers le taux d’intérêt

 Pour les néoclassiques, la monnaie est un « voile ».


 Si la monnaie est un "voile", il est inutile d'essayer de modifier la
quantité de monnaie en circulation pour agir sur la production.

 Pour Keynes, la monnaie n’est pas neutre, elle est active:


-Les motifs de préférence pour la liquidité;
-Le taux d’intérêt est le prix de la renonciation à la liquidité.

Pr Amal NAJAB 71
4ème séance du 11 mars 2024
Section I: L’approche keynésienne
5- La monnaie active :la monnaie peut influencer l’investissement à travers le
taux d’intérêt

 La démonstration, par Keynes, du rôle actif de la monnaie part


d’une réfutation de la théorie quantitative de la monnaie:

 La TQM n’est vérifiée que lorsque tous les facteurs de production


sont employés. Keynes avance qu’on peut avoir une situation où
l’économie souffre de sous-emploi.

 Dans ce cadre, les autorités monétaires peuvent  la quantité de


monnaie en circulation   du taux d’intérêt.

Pr Amal NAJAB 72
Section I: L’approche keynésienne
5- La monnaie active :la monnaie peut influencer l’investissement à
travers le taux d’intérêt

  du taux d’intérêt permet de:


 Satisfaire la préférence pour la liquidité des agents;
  investissement  de la production et  de
Multiplicateur
l’emploi

 La monnaie n’est plus neutre : il existe une articulation entre la


demande de monnaie et l’activité économique.

Le taux d’intérêt est un canal de transmission de la politique


monétaire

Pr Amal NAJAB 73
Section II:
Les prolongements de l’approche
keynésienne

Pr Amal NAJAB 74
Section II:
-Les prolongements de l’approche keynésienne

1-La demande d’encaisses de transaction :


 Dans les années 1950, William Baumol et James Tobin présentent
des modèles de demande de monnaie qui supposent:

-Un agent représentatif recevant une somme d’argent au début de


chaque période qu’il dépense ensuite régulièrement;

-La monnaie est détenue uniquement pour effectuer des


transactions.

Pr Amal NAJAB 75
Section II:
2-Les prolongements de l’approche keynésienne
1-La demande d’encaisses de transaction:
 A titre d’exemple, soit un AE qui reçoit une somme de 6000DHS en début
du mois et la dépense régulièrement lors de transactions effectuées au
cours de ce même mois.
 Au début du mois, il dispose de 6000DHS mais à la fin, il n’ a plus
d’encaisses, (son encaisse monétaire est en moyenne de 3000DHS).
 Ce processus se renouvelle chaque mois.

Encaisses
6000
monétaires
en DHS
3000

Mois
0 1 2
Pr Amal NAJAB 76
Section II:
2-Les prolongements de l’approche keynésienne
1-La demande d’encaisses de transaction:
 L’AE décide de conserver une partie de ses 6000DHS en liquide et
d’investir l’autre partie dans des placements (Bons de Trésor).
 Supposons qu’au début de chaque mois, l’AE conserve 3000DHS en
liquide et utilise les 3000 DHS restants pour acheter des bons du
trésor.
Encaisses
monétaires
en DHS
6000

3000

Mois
0
1 2
Pr Amal NAJAB 77
Section II:
2-Les prolongements de l’approche keynésienne

1-La demande d’encaisses de transaction:


 La valeur moyenne de l’encaisse monétaire est égale à = 1500DHS.

 Quel gain cet agent va retirer de sa nouvelle stratégie de


placements ?

 Il perçoit des intérêts sur le montant -3000DHS- des titres détenus


pendant 15 jours. Si le taux d’intérêt mensuel est égal à 2%, il
touche chaque mois (3000 *2%)/2=30DHS, et la stratégie parait
intéressante.

Pr Amal NAJAB 78
Section II:
2-Les prolongements de l’approche keynésienne
 Supposons que l’AE pense à garder (2000DHS) en liquide au début du
mois et d’investir (4000DHS) en titres durant le premier tiers du
mois.
 A la fin de cette période, il vendrait 2000DHS de titres et
conserverait les autres, soit (2000DHS), pour effectuer ses paiements
au cours du dernier tiers du mois.
 Finalement, parvenu aux deux tiers du mois, il vendrait les titres
restants pour récupérer de l’argent liquide.
Encaisses
monétaires6000
en DHS

2000

Mois
0
1/3 2/3 1 Pr Amal NAJAB2 79
Section II:
2-Les prolongements de l’approche keynésienne
 Si le taux d’intérêt mensuel s’élève à 3%:
 L’agent économique retirerait de ces opérations successives un gain
de : (4000*3% +2000*3%) *1/3= 60 DHS.
 Un gain supérieur à celui dégagé précédemment.

 Quand le taux d’intérêt est élevé  la rentabilité des titres est


importante, l’AE préfère détenir plus de titres et moins d’argents
liquide.

Encaisses
monétaires6000
en DHS

2000

Mois
0
1/3 2/3 1 Pr Amal NAJAB2 80
Section II:
2-Les prolongements de l’approche keynésienne

 La conclusion du modèle de Baumol-Tobin s’énonce de la façon


suivante: la composante transactionnelle de la demande de monnaie
est une fonction négative des taux d’intérêt.

2-La demande d’encaisses de précaution :


 Les deux auteurs démontrent, selon le même raisonnement
précédent que la demande d’encaisses de précaution est une
fonction négative des taux d’intérêt .

Pr Amal NAJAB 81
Section II:
2-Les prolongements de l’approche keynésienne

 Tobin a mis en place un modèle de demande de monnaie pour


motif de spéculation tout en accordant une place importante à une
stratégie de diversification de la richesse.

 Face à l’incertitude par rapport à l’avenir, ce qui va être


déterminant dans l’allocation du portefeuille est la notion de
risque et celle du rendement.

Pr Amal NAJAB 82
Section II:
2-Les prolongements de l’approche keynésienne

 La base de la théorie du portefeuille de Tobin est la diversification


(détention simultanée de titres et de monnaie);

 Les agents vont faire un choix de portefeuille, qui va correspondre


à un portefeuille diversifié avec un choix optimal en fonction des
rendements attendus et des risques encourus.

Pr Amal NAJAB 83
Section III :
Demande de monnaie formulée par
Friedman : l’approche monétariste

Et l’approche de la Nouvelle économie


classique

Pr Amal NAJAB 84
Section III

 I- Demande de monnaie formulée par Friedman :


l’approche monétariste

 II- l’approche de la Nouvelle économie classique

Pr Amal NAJAB 85
Milton Friedman
(1912 – 2006)
Défenseur du libéralisme, fondateur de l’école
monétariste de Chicago (mouvement d’économistes
libéraux)
Il a reçu le prix Nobel en 1976
1957 : Théorie de la consommation
1969: Inflation et systèmes monétaires

La crise des années 70

-L‘inflation est un phénomène monétaire;


-Théorie du revenu permanent;
-Remise en cause des Politiques de relance
keynésiennes

Pr Amal NAJAB 86
I-La demande de monnaie analysée par
M.Friedman
A-Cadre d’analyse

 Il raisonne sur le LT;

 Milton Friedman propose de dépasser la distinction


entre encaisses transactionnelles et encaisses
spéculatives (approche patrimoniale de la monnaie).

Pr Amal NAJAB 87
5ème séance du 18/03/2024
I-la demande de monnaie analysée par M.Friedman
A-Cadre d’analyse

 La demande de monnaie dépend de trois séries de facteurs :


 La richesse totale des agents détenue sous différentes formes :
il considère que la richesse des AE est détenue sous 5 formes d’actifs
patrimoniaux : la monnaie, les obligations, les actions, les actifs réels et
le capital humain.

1-La demande de monnaie dépend de la richesse que Friedman approche


par le concept de revenu permanent (la valeur actualisée des flux de
revenus que les AE espèrent recevoir tout au long de leur vie).

Pr Amal NAJAB 88
I-la demande de monnaie analysée par M.Friedman
A-Cadre d’analyse

2-Le prix et le rendement de la monnaie et des


formes alternatives de détention de la richesse:

 Ainsi, au niveau de l’équation de la demande de monnaie, on


doit tenir compte :
 du rendement anticipé des actions, des obligations et des
actifs réels comparé à celui de la monnaie.

3-Les goûts et préférences des AE en termes


d’arbitrages entre rendement et risque.

Pr Amal NAJAB 89
I-La demande de monnaie analysée par M.Friedman
B-Variables explicatives de la fonction de demande de
monnaie
 Friedman s’attache à la valeur désirée des encaisses réelles,
cela le conduit à présenter la fonction de demande de
monnaie comme suit:

Avec : demande d’encaisses réelles;


 Yp : revenu permanent;
 rm : rendement anticipé de la monnaie ;
 rb : rendement anticipé des titres (autres que les actions) ;
 re : rendement anticipé des actions ;
 le taux d’inflation anticipé.
Pr Amal NAJAB 90
I-La demande de monnaie analysée par M.Friedman
B-Variables explicatives de la fonction de demande de
monnaie

 1ère variable explicative de la demande de monnaie: Revenu permanent


• La demande de monnaie est une fonction croissante du revenu
permanent;

 Les différentiels de rendements anticipés entre (les titres, actions et


actifs réels) et la monnaie sont les trois autres variables explicatives de
la demande de monnaie: rb-rm, re-rm, -rm;

• Quand le rendement anticipé des (actions, titres) augmente par


rapport à celui de la monnaie, la demande de monnaie diminue, d’où le
signe négatif figurant au-dessous de chacun.

Pr Amal NAJAB 91
I-La demande de monnaie analysée par M.Friedman
B-Variables explicatives de la fonction de demande de monnaie

 Le dernier terme, - rm , représente le rendement


relatif anticipé des actifs réels par rapport à la monnaie.

 Pour Friedman, la demande de monnaie dépend des


richesses des individus et des rendements anticipés des
autres actifs comparés à celui de la monnaie.

Pr Amal NAJAB 92
II-Les différences entre les théories de
Friedman et de Keynes

1-Friedman prend en compte un large éventail d’actifs que Keynes;

2-A la différence de Keynes, Friedman considère les actifs réels et la


monnaie comme des substituts;

3-A la différence de Keynes qui considère que la demande de monnaie


dépend du taux d’intérêt , Friedman avance que les variations des
taux d’intérêt ont peu d’effets sur la demande de monnaie.

 Par conséquent, la fonction de demande de monnaie de Friedman


accorde un rôle déterminant au revenu permanent.

Pr Amal NAJAB 93
II-Les différences entre les théories de
Friedman et de Keynes

4-Friedman considère la demande de monnaie comme


stable alors que Keynes considère qu’elle est instable.

 Friedman avance que la demande de monnaie est peu


sensible aux variations du taux d’intérêt et il conclut
que l’évolution de la vitesse de circulation de la
monnaie est facilement prévisible.

Pr Amal NAJAB 94
III-Principaux enseignements de l’approche
monétariste

1-L’inflation « est toujours et partout un phénomène


monétaire ».

 Friedman avance « La cause immédiate de l'inflation est


toujours et partout la même : un accroissement
anormalement rapide de la quantité de monnaie par
rapport au volume de production ».

Pr Amal NAJAB 95
« L’inflation est exactement comme l’alcoolisme. Lorsqu’un homme se livre à
une beuverie, le soir même cela lui fait du bien. Ce n’est que le lendemain
qu’il se sent mal.
C’est exactement la même chose pour l’inflation. Lorsqu’un pays s’engage
dans un processus inflationniste, au début les gens sont euphoriques –pour
un temps- parce qu’ils ne se rendent pas compte de ce qui se passe. Il se
produit un « boom » et l’économie repart. Cela se paie plus tard, nous le
savons, par une augmentation des prix et, à mesure que les prix
augmentent, on va vers la « stagflation » que tout le monde déplore. Les
choses sont tout à fait différentes lorsqu’un alcoolique essaie de s’arrêter
de boire et subit une cure de désintoxication.
D’abord, il se sent mal et ce n’est qu’ensuite qu’il ressent les bienfaits de
sa cure. Il traverse un très mauvais moment avant d’aller mieux et de ne
plus avoir envie de boire. De la même manière, lorsqu’un pays entreprend
de lutter contre l’inflation, au début il en souffre : les effets se nomment
baisse de croissance, chômage et même récession. Ce n’est que par la
suite qu’il tire profit de sa conduite. »

Pr Amal NAJAB 96
III-Principaux enseignements de l’approche
monétariste
2-Théorie du revenu permanent:
 Pour Friedman, le revenu courant est la somme du
revenu permanent et du revenu transitoire :
 Y=Yp+Yt

 Friedman avance qu’en longue période, le revenu est


limité au revenu permanent.

 La demande de monnaie est stable à LT car dépendant


du revenu permanent.

Pr Amal NAJAB 97
III-Principaux enseignements de l’approche
monétariste
3-La politique monétaire ne produit un effet positif
sur l'emploi qu'à court terme. Elle est inefficace à
LT
A CT:  de la masse monétaire   des encaisses
monétaires des AE (si les AE sont victimes d’illusion
monétaire)   de leurs dépenses  les Eses vont
embaucher davantage pour produire davantage.

 La production et l’emploi ont donc 

Pr Amal NAJAB 98
III-Principaux enseignements de l’approche
monétariste

 Les monétaristes montrent également que les politiques


monétaires de relance n’entrainent, à long terme, que de l’inflation.

Anticipations
adaptatives

 A LT: les salariés ne sont plus victime de l’illusion monétaire  ils


demandent une  des salaires   des coûts de production  
des investissements et  du chômage et retour à la situation
initiale.

 A LT, la monnaie est nocive: Il faut la neutraliser.

Pr Amal NAJAB 99
III-Principaux enseignements de l’approche
monétariste
 Il apparaît nettement que la politique monétaire préconisée
par Friedman prend très exactement le contre-pied de celle
décrite par Keynes.

Keynes prônait Friedman opte


l'intervention pour le retrait
progressif

Pr Amal NAJAB 100


III-Principaux enseignements de l’approche
monétariste

 Politique monétaire préconisée par Friedman:


But: maintenir l'inflation à un niveau stable et modéré, sur le long
terme.

Comment?
 Le moyen réside dans le contrôle de la masse monétaire: La masse
monétaire doit augmenter en rapport avec la croissance prévue de
la production;

Les monétaristes sont partisans des politiques de règle!

Pr Amal NAJAB 101


IV-L’approhe de la Nouvelle Economie Classique

 La nouvelle économie classique (appelée aussi nouvelle


macroéconomie classique) est un courant né dans les années 1970.

 Son chef de file est Robert Lucas, de l’université de Chicago.

Pr Amal NAJAB 102


IV-L’approhe de la Nouvelle Economie Classique

 Sommaire:
 1- Hypothèses de la nouvelle économie classique;

 2-L’abandon de la politique économique conjoncturelle.

Pr Amal NAJAB 103


IV-L’approhe de la Nouvelle Economie Classique

1- Hypothèses de la nouvelle économie classique:


 Reprises des hypothèses fondamentales de la théorie néoclassique:

 Les nouveaux économistes classiques considèrent que l’économie est en


état constant d’équilibre:

Le marché est autorégulateur

 Le chômage est nécessairement volontaire.


 L’inflation est un phénomène monétaire.
 La monnaie est neutre aussi bien à CT qu’à LT
 Les anticipations des AE sont rationnelles
 La politique monétaire est inefficace même à CT sauf en cas de surprise.
Pr Amal NAJAB 104
IV-L’approhe de la Nouvelle Economie Classique

 Les anticipations rationnelles:

 Le concept d’anticipations rationnelles a été introduit par John Muth


en 1961.

 L’idée est que les individus sont rationnels. Ils utilisent au mieux les
informations dont ils disposent pour prévoir la situation économique
future.
Une croissance
monétaire non anticipée:
 Il n’y a pas d’illusion monétaire. décision inhabituelle de
l’Etat

 Seul un effet de surprise peut avoir à court terme un effet sur le


niveau de l’emploi et le niveau de la production.
Pr Amal NAJAB 105
IV-L’approhe de la Nouvelle Economie Classique

2-L’abandon de la politique économique conjoncturelle:

2-1 Inefficacité des politiques monétaires: (Lucas)

Politiques économiques discrétionnaires ne sont pas efficaces

 Toute modification prévisionnelle de la quantité de monnaie est


rationnellement anticipée;

 Les seuls effets possibles résultent de l’effet surprise et ces effets


sont temporaires!

Pr Amal NAJAB 106


2-L’abandon de la politique économique conjoncturelle:

 Inefficacité des politiques budgétaires :


« principe d’équivalence ricardien » (Barro)

Pr Amal NAJAB 107


2-L’abandon de la politique économique conjoncturelle:

 L’abandon de la politique économique conjoncturelle:

 Inefficacité des politiques budgétaires :


« principe d’équivalence ricardien » : ou « effet Ricardo-Barro »

 Une politique de déficit budgétaire financée par l’emprunt reste sans effet
sur l’activité économique, car les Agents économiques vont anticiper la
hausse future des impôts destinée à rembourser l’emprunt initial.

Pr Amal NAJAB 108


IV-L’approhe de la Nouvelle Economie Classique

2-L’abandon de la politique économique conjoncturelle:


2-1 Il faut une politique de stabilité à LT

 Les nouveaux économistes classiques considèrent qu’il faut adopter une


politique de stabilité à long terme qui assure une « cohérence
temporelle » et qui soit fondée sur une « crédibilité ».

Eviter « l’incohérence -Effet d’annonce


temporelle » -Indépendance de la
Banque centrale

Pr Amal NAJAB 109

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