L21 Integration
L21 Integration
L21 - Intégration
Plan
I. Continuité uniforme 1
I. Continuité uniforme
Soit f : I → R une fonction continue sur I. On a donc :
∀a ∈ I, ∀ε > 0, ∃η > 0, ∀x ∈ I, |x − a| ⩽ η =⇒ |f (x) − f (a) | ⩽ ε .
Def. 1 Soit f ∈ F(I, R). On dit que f est uniformément continue sur I si et
seulement si :
∀ε > 0, ∃η > 0, ∀(x, y) ∈ I 2 , |x − y| ≤ η ⇒ |f (x) − f (y)| ≤ ε .
Prop. 1 Soit f ∈ C(I, R). Si f est lipschitzienne sur I, alors elle est uniformément
continue sur I.
Démo. 1
Démo. 2
Exemple 1 :
• pour [a, b] = [0, 1] on considère :
1 1 1 1
- σ1 = 0, , , , 1 subdivision de [0, 1]. On a δ(σ1 ) = .
4 3 2 2
1 2 3 4 1
- σ2 = 0, , , , , 1 , alors δ(σ2 ) = .
5 5 5 5 5
b−a
• Pour [a, b] donné, σ = (ai )0≤i≤n avec ai = a + i . σ est une subdivision dite
n
régulière de [a, b].
b−a
δ(σ) = .
n
Etant donnée une partie finie A de [a, b] contenant a et b, il existe une unique subdivision
de [a, b] telle que supp(σ) = A. On l’appelle subdivision associée à A.
Def. 3 Si σ et σ ′ sont deux subdivisions de [a, b], on dit que σ ′ est plus fine que σ si
supp(σ) ⊂ supp(σ ′ ).
2 1 1
Exemple 2 : [a, b] = [0, 2], σ = (0, 0.2, , 1, 2), σ ′ = (0, , , 0.8, 1, 2).
3 10 3
1 1 2
On a σ ′′ = (0, , 0.2, , , 0.8, 1, 2).
10 3 3
Exemple 3 :
- Une application constante est en escalier.
- Sur [a, b] la fonction partie entière est en escalier.
- Si f est en escalier sur [a, b] alors |f | est aussi en escalier sur [a, b].
Remarques :
- Les valeurs de f aux points xk ne sont pas importantes.
- f prend un nombre fini de valeurs, et f est bornée.
- Si σ ′ est plus fine que σ, alors σ ′ est aussi adaptée à la fonction f .
- Si f ∈ E([a, b], R), si φ est définie sur f ([a, b]), alors φ ◦ f ∈ E([a, b], K). Toute sub-
division adaptée à f est aussi adaptée à φ ◦ f .
Démo. 4
Démo. 5
Démo. 6
Démo. 7
Propriétés de l’intégrale
Prop. 8 Soit f ∈ E([a, b], K), alors :
Z Z
f ≤ f
[a,b] [a,b]
Démo. 8
Démo. 9
Démo. 11
Interprétation géométrique Z
Pour une fonction en escalier f réelle positive, l’intégrale f représente la somme des
[a,b]
aires des rectangles délimités par sa courbe représentative. C’est donc l’aire de la portion
du plan contenue entre l’axe Ox et la courbe représentative de f .
Lorsque f n’est plus supposée positive, les portions situées en dessous de l’axe Ox sont
comptées négativement, on parle alors de l’aire algébrique.
Notation : l’ensemble des fonctions continues par morceaux sur [a, b] est noté CM([a, b], K).
Prop. 12 Toute fonction continue par morceaux sur [a, b] est bornée.
Démo. 12
Prop. 13 Soit (f, g) ∈ (CM([a, b], K))2 et (λ, µ) ∈ K2 , alors les fonctions λf + µg et f g
sont continues par morceaux.
Démo. 13
2. Théorème d’approximation
Prop. 14 Théorème d’approximation uniforme
Soit f ∈ CM([a, b], R).
Pour tout ε > 0, il existe une fonction en escalier φ ∈ E([a, b], R) telle que :
Démo. 14
Illustration
3. Définition de l’intégrale
Def. 6 - Prop. 15 Soit f ∈ CM([a, b], K).
Il existe une suite (φn )n∈N ∈ E([a, b], K)N telle que :
De plus : !
Z
• Pour toute suite (φn )n∈N ∈ E([a, b], K)N vérifiant (∗), la suite φn converge ;
[a,b]
n∈N
• la limite de cette suite d’intégrales ne dépend pas du choix de (φn )n∈N .
Z Z b Z b
On appelle intégrale de f (sur [a, b]) et on note f ou f ou f (t)dt cette limite
[a,b] a a
commune.
Démo. 15
Remarques :
- Dans cette écriture, la lettre t est une variable muette ;
- Si la fonction f est en escalier, la suite constante (f )n∈N vérifie les hypothèses de la
Prop.13. L’intégrale de f en tant que fonction en escalier coïncide avec l’intégrale de
f en tant que fonction continue par morceaux.
Z Z
Remarque : la valeur moyenne de f est la constante α telle que f = α.
[a,b] [a,b]
Démo. 16
Z Z
Prop. 17 Inégalité triangulaire intégrale : ∀f ∈ CM([a, b], K), f ≤ f
[a,b] [a,b]
Démo. 17
Démo. 18
Démo. 19
Conséquences :
Z d
• Soit M tel que ∀x ∈ [min(c, d), max(c, d)], f ≤ M , on a alors : f ≤ M |d − c|.
c
• Soit f ∈ CM([a, b], R). On sait que f est bornée, on note m = inf f et M = supf .
[a,b] [a,b]
Alors : Z
m(b − a) ≤ f ≤ M (b − a).
[a,b]
1
xn
Z
Exercice 1 On pose pour tout n ∈ N, Jn = 2
dx.
0 1+x
1) Montrer que la suite (Jn ) est monotone.
2) Montrer, en encadrant Jn que lim Jn = 0.
n→+∞
Z 1
Exercice 2 Soit f : [0, 1] −→ R continue. Montrer que lim tn f (t)dt = 0.
n→+∞ 0
5. Signe et intégrale
Prop. 20 Soit f : [a, b] → R une fonction continue
Z et positive.
Si f n’est pas la fonction nulle alors f >0
[a,b]
Démo. 20
Démo. 21
Démo. 22
Périodicité
Prop. 23 Soit T > 0 et f une fonction T -périodique et continue par morceaux sur tout
segment de R.
Z a+T Z T
∀a ∈ R, f (x) dx = f (x) dx.
a 0
Démo. 23
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1
t2
Z
Exercice 4 Soit l’intégrale I = dt.
0 t+1
1 1
Montrer que ≤ I ≤ .
6 3
1. Primitives (calcul)
Def. 10 Soit f : I → K. On appelle primitive de f sur I, toute fonction F dérivable
sur I telle que F ′ = f .
Résultats :
• Deux primitives de f sur I diffèrent d’une constante.
• Toute primitive d’une fonction définie sur I est nécessairement continue car c’est une
fonction dérivable.
Démo. 25
Toute fonction continue sur un intervalle possède des primitives définies sur cet intervalle.
1
∀x > 0, f ′ (x) = et f (1) = 0
x
On l’appelle fonction logarithme népérien, et on la note ln.
Démo. 26
Démo. 27
Rédaction :
Rf,n est appelé le nème reste de Taylor de f en a. Rf,n est la mesure de l’erreur que l’on
commet en remplaçant f par Tf,n .
On sait, cf. cours Développements limités, que : Rf,n (x)o((x − a)n .
x→a
Démo. 31
Z b
Remarque : A l’ordre 0 la formule s’écrit : f (b) = f (a) + f ′ (t)dt.
a
Démo. 32
Remarque : le cas n = 0 correspond à l’inégalité des accroissements finis pour une fonction
de classe C 1 à valeurs dans R ou dans C.
x2 x2 x3
∀x ≥ 0, x − ≤ ln(1 + x) ≤ x − + .
2 2 3