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L21 Integration

Ce document présente les notions d'intégrale de fonctions en escalier et de fonctions continues par morceaux. Il définit ces types de fonctions, introduit la notion d'intégrale pour ces fonctions et énonce plusieurs propriétés comme la linéarité et la relation de Chasles pour l'intégrale.

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L21 Integration

Ce document présente les notions d'intégrale de fonctions en escalier et de fonctions continues par morceaux. Il définit ces types de fonctions, introduit la notion d'intégrale pour ces fonctions et énonce plusieurs propriétés comme la linéarité et la relation de Chasles pour l'intégrale.

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Année 2023-2024 L21 - Intégration 1/13

L21 - Intégration

Plan
I. Continuité uniforme 1

II. Intégrale d’une fonction en escalier 2


1. Fonctions en escalier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
2. Intégrale d’une fonction en escalier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

III. Intégrale d’une fonction continue par morceaux 5


1. Fonctions continues par morceaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2. Théorème d’approximation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3. Définition de l’intégrale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
4. Propriétés de l’intégrale d’une fonction continue par morceaux . . . . . . . . 7
5. Signe et intégrale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
6. Utilisation d’une symétrie ou d’une translation . . . . . . . . . . . . . . . . 9
7. Approximation de l’intégrale par les sommes de Riemann . . . . . . . . . . . 10

IV. Calcul intégral 11


1. Primitives (calcul) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2. Calcul d’intégrales (rappels) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

V. Formules de Taylor globales 12

I. Continuité uniforme
Soit f : I → R une fonction continue sur I. On a donc :
 
∀a ∈ I, ∀ε > 0, ∃η > 0, ∀x ∈ I, |x − a| ⩽ η =⇒ |f (x) − f (a) | ⩽ ε .

On fixe ε > 0. Le η de l’assertion dépend a priori de a et pour marquer cette dépendance,


il est alors préférable d’écrire :
 
∀a ∈ I, ∀ε > 0, ∃ηa > 0, ∀x ∈ I, |x − a| ⩽ ηa =⇒ |f (x) − f (a) | ⩽ ε .

Ainsi, la taille du voisinage de a sur lequel f est proche de f (a) dépend de a.


Lorsqu’il est possible de choisir η indépendamment de a, on dit que f est uniformément
continue.

Def. 1 Soit f ∈ F(I, R). On dit que f est uniformément continue sur I si et
seulement si :
 
∀ε > 0, ∃η > 0, ∀(x, y) ∈ I 2 , |x − y| ≤ η ⇒ |f (x) − f (y)| ≤ ε .

Remarque : si f est uniformément continue sur I, alors f est continue sur I.

Prop. 1 Soit f ∈ C(I, R). Si f est lipschitzienne sur I, alors elle est uniformément
continue sur I.

Démo. 1

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Année 2023-2024 L21 - Intégration 2/13
Prop. 2 Théorème de Heine
Soit (a, b) ∈ R2 , a < b, f : [a, b] → R.
Si f est continue sur le segment [a, b], alors f est un uniformément continue
sur [a, b].

Démo. 2

Remarque : on a les implications :

f est lipschitzienne =⇒ f est uniformément continue =⇒ f est continue.

Dans la suite de la leçon on considère des fonctions f : I 7→ K, définies sur un


intervalle I de R, à valeurs dans K, avec K = R ou K = C.

II. Intégrale d’une fonction en escalier


1. Fonctions en escalier
Def. 2 • On appelle subdivision du segment [a, b] toute suite finie σ =
(x0 , x1 , · · · , xn ) de nombres telle que :

a = x0 , b = xn et ∀i ∈ [[0, n − 1]], xi < xi+1

• Le support de la subdivision, noté supp(σ), est l’ensemble des valeurs prises


par la suite
supp(σ) = {xi / i ∈ [[0, n]]}
• On appelle pas ou module de la subdivision σ, et on note δ(σ) l’écart
maximal entre deux points consécutifs de la subdivision.

δ(σ) = max (xi+1 − xi )


0≤i≤n−1

Exemple 1 :
• pour [a, b] = [0, 1] on considère :

 1 1 1  1
- σ1 = 0, , , , 1 subdivision de [0, 1]. On a δ(σ1 ) = .
4 3 2 2
 1 2 3 4  1
- σ2 = 0, , , , , 1 , alors δ(σ2 ) = .
5 5 5 5 5

b−a
• Pour [a, b] donné, σ = (ai )0≤i≤n avec ai = a + i . σ est une subdivision dite
n
régulière de [a, b].
b−a
δ(σ) = .
n
Etant donnée une partie finie A de [a, b] contenant a et b, il existe une unique subdivision
de [a, b] telle que supp(σ) = A. On l’appelle subdivision associée à A.

Def. 3 Si σ et σ ′ sont deux subdivisions de [a, b], on dit que σ ′ est plus fine que σ si
supp(σ) ⊂ supp(σ ′ ).

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Année 2023-2024 L21 - Intégration 3/13
Prop. 3 Soit σ et σ ′ deux subdivisions de [a, b], il existe une subdivision σ ′′ de [a, b]
qui est plus fine que σ et plus fine que σ ′ .

Démo. 3 : Il suffit de prendre σ ′′ associée à A = supp(σ) ∪ supp(σ ′ ).

2 1 1
Exemple 2 : [a, b] = [0, 2], σ = (0, 0.2, , 1, 2), σ ′ = (0, , , 0.8, 1, 2).
3 10 3
1 1 2
On a σ ′′ = (0, , 0.2, , , 0.8, 1, 2).
10 3 3

Def. 4 Application en escalier sur un segment

• Soit f ∈ F([a, b], K).


On dit que f est en escalier s’il existe une subdivision σ = (xk )0≤k≤n
de [a, b] et (λ0 , · · · , λn−1 ) ∈ Kn tels que :

∀k ∈ [[0, n − 1]], ∀t ∈]xk , xk+1 [, f (t) = λk

(ou encore ∀k ∈ [[0, n − 1]], f est constante sur ]xk , xk+1 [ )

• On dit alors que la subdivision σ est adaptée à f .

• On note E([a, b], K) l’ensemble des applications en escalier sur [a, b] à


valeurs dans K .

Exemple 3 :
- Une application constante est en escalier.
- Sur [a, b] la fonction partie entière est en escalier.
- Si f est en escalier sur [a, b] alors |f | est aussi en escalier sur [a, b].

Graphe d’une fonction en escalier

Remarques :
- Les valeurs de f aux points xk ne sont pas importantes.
- f prend un nombre fini de valeurs, et f est bornée.
- Si σ ′ est plus fine que σ, alors σ ′ est aussi adaptée à la fonction f .
- Si f ∈ E([a, b], R), si φ est définie sur f ([a, b]), alors φ ◦ f ∈ E([a, b], K). Toute sub-
division adaptée à f est aussi adaptée à φ ◦ f .

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Année 2023-2024 L21 - Intégration 4/13
Prop. 4 Soit (f, g) ∈ E([a, b], K)2 . Il existe une subdivision adaptée à f et g.

Démo. 4

Prop. 5 Soit (f, g) ∈ E([a, b], K)2 et (λ, µ) ∈ K2 .


Alors : λf + µg est une fonction en escalier sur [a, b].

Démo. 5

Remarque : E([a, b], K) est un sous-espace vectoriel de F([a, b], K).

Prop. 6 Soit (f, g) ∈ E([a, b], K)2 et (λ, µ) ∈ K2 .


Alors : f g, f et f sont des fonctions en escalier sur [a, b].

Démo. 6

2. Intégrale d’une fonction en escalier


Lemme Soit f ∈ E([a, b], K) et σ = (x0 , · · · , xn ) une subdivision adaptée à f .
Pour tout i ∈ [[0, n − 1]] on note fi la valeur prise par f sur ]xi , xi+1 [.
Alors, la somme
n−1
X
Sσ (f ) = (xi+1 − xi ) × fi
i=0

ne dépend pas du choix de la subdivision σ. Z


Cette somme est alors appelée intégrale de f . On la note f.
[a,b]

Démo. 7

Propriétés de l’intégrale
Prop. 8 Soit f ∈ E([a, b], K), alors :
Z Z
f ≤ f
[a,b] [a,b]

Démo. 8

Théorème Linéarité de l’intégrale


Soit (f, g) ∈ (E([a, b], K)2 et (λ, µ) ∈ K2 , on a :
Z Z Z
(λf + µg) = λ f +µ g.
[a,b] [a,b] [a,b]

Démo. 9

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Année 2023-2024 L21 - Intégration 5/13
Prop. 10 Relation de Chasles
Soient a, b et c tels que a < b < c, et f ∈ E([a, c], K).
Alors, les restrictions de f à [a, b] et [b, c] sont en escalier et on a :
Z Z Z
f= f+ f
[a,c] [a,b] [b,c]

Démo. 10 : Considérer une subdivision de [a, c] contenant le point b.

Cas particulier des fonctions réelles


Prop. 11 Positivité et croissance de l’intégrale
Soit (f, g) ∈ (E([a, b], R))2
Z .
• Si f ≥ 0, alors f ≥0 Positivité de l’intégrale
[a,b]
Z Z
• Si f ≤ g, alors f≤ g Croissance de l’intégrale
[a,b] [a,b]

Démo. 11

Interprétation géométrique Z
Pour une fonction en escalier f réelle positive, l’intégrale f représente la somme des
[a,b]
aires des rectangles délimités par sa courbe représentative. C’est donc l’aire de la portion
du plan contenue entre l’axe Ox et la courbe représentative de f .
Lorsque f n’est plus supposée positive, les portions situées en dessous de l’axe Ox sont
comptées négativement, on parle alors de l’aire algébrique.

III. Intégrale d’une fonction continue par morceaux


1. Fonctions continues par morceaux
Def. 5 Soit f ∈ F([a, b], K). On dit que f est continue par morceaux s’il existe une
subdivision σ = (x0 , x1 , · · · , xn ) de [a, b] telle que, pour tout i ∈ [[0, n − 1]],
la restriction de f à ]xi , xi+1 [ soit prolongeable par continuité sur [xi , xi+1 ].
Une telle subdivision est dite adaptée à f .

Notation : l’ensemble des fonctions continues par morceaux sur [a, b] est noté CM([a, b], K).

Prop. 12 Toute fonction continue par morceaux sur [a, b] est bornée.

Démo. 12

Prop. 13 Soit (f, g) ∈ (CM([a, b], K))2 et (λ, µ) ∈ K2 , alors les fonctions λf + µg et f g
sont continues par morceaux.

Démo. 13

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Année 2023-2024 L21 - Intégration 6/13
Remarque : CM([a, b], K) est un sev et un sous-anneau de F([a, b], K).

2. Théorème d’approximation
Prop. 14 Théorème d’approximation uniforme
Soit f ∈ CM([a, b], R).
Pour tout ε > 0, il existe une fonction en escalier φ ∈ E([a, b], R) telle que :

f −φ ≤ε i.e. ∀x ∈ [a, b], f (x) − φ(x) ≤ ε.

Démo. 14

L’inégalité s’écrit aussi sup f − φ ≤ ε.


[a,b]

Illustration

3. Définition de l’intégrale
Def. 6 - Prop. 15 Soit f ∈ CM([a, b], K).
Il existe une suite (φn )n∈N ∈ E([a, b], K)N telle que :

sup f (x) − φ(x) −→ 0. (∗)


x∈[a,b] n→+∞

De plus : !
Z
• Pour toute suite (φn )n∈N ∈ E([a, b], K)N vérifiant (∗), la suite φn converge ;
[a,b]
n∈N
• la limite de cette suite d’intégrales ne dépend pas du choix de (φn )n∈N .
Z Z b Z b
On appelle intégrale de f (sur [a, b]) et on note f ou f ou f (t)dt cette limite
[a,b] a a
commune.

Démo. 15

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Année 2023-2024 L21 - Intégration 7/13
Def. 7 Soit f ∈ CM([a, b], K) et (c, d) ∈ [a, b]2 .
Z d Z d
On définit f (t)dt (aussi noté f ) par :
c c
 R


 [c,d] f si c < d

d
Z 
 R
f (t)dt = − [d,c] f si d < c
c 




 0 si c = d

Remarques :
- Dans cette écriture, la lettre t est une variable muette ;
- Si la fonction f est en escalier, la suite constante (f )n∈N vérifie les hypothèses de la
Prop.13. L’intégrale de f en tant que fonction en escalier coïncide avec l’intégrale de
f en tant que fonction continue par morceaux.

Def. 8 Soit f ∈ C([a, b], R). Z


1
On appelle valeur moyenne de f la quantité f.
b−a [a,b]

Z Z
Remarque : la valeur moyenne de f est la constante α telle que f = α.
[a,b] [a,b]

4. Propriétés de l’intégrale d’une fonction continue par morceaux


Principe : les propriétés fondamentales de l’intégrale des fonctions en escalier s’étendent à
l’intégrale des fonctions continues par morceaux par passage à la limite.

Prop. 16 Linéarité de l’intégrale


Soit (f, g) ∈ CM([a, b], K)2 ) et (λ, µ) ∈ K2 , alors :
Z Z Z
(λf + µg) = λ f +µ g.
[a,b] [a,b] [a,b]

Démo. 16

Corollaire Soit f et g deux fonctions de CM([a, b], K) dont


Z les valeurs
Z prises diffèrent en
seulement un nombre fini de points. Alors : f = g.
[a,b] [a,b]

Corollaire Soit f ∈ CM([a, b], C), on a :


Z Z Z Z Z
f = Ref + i Imf et f= f.
[a,b] [a,b] [a,b] [a,b] [a,b]

Z Z
Prop. 17 Inégalité triangulaire intégrale : ∀f ∈ CM([a, b], K), f ≤ f
[a,b] [a,b]

Démo. 17

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Année 2023-2024 L21 - Intégration 8/13
Z d Z max(c,d)
Cas de bornes dans [a, b] : si (c, d) ∈ [a, b]2 on a : f ≤ f .
c min(c,d)

Prop. 18 Relation de Chasles


Soit f ∈ CM([a, b], K).
Z Z Z
• ∀c ∈]a, b[, f = f+ f.
[a,b] [a,c] [c,b]
Z Z Z
• ∀(x, y, z) ∈ [a, b]3 , f = f+ f.
[x,z] [x,y] [y,z]

Démo. 18

Cas des fonctions réelles


Prop. 19 Soit (f, g) ∈ CM([a, b], R)2 ,
Z
1) Positivité de l’intégrale : Si f ≥ 0 alors f ≥0
[a,b]
Z Z
2) Croissance de l’intégrale : Si f ≤ g alors f≤ g
[a,b] [a,b]

Démo. 19

Conséquences :
Z d
• Soit M tel que ∀x ∈ [min(c, d), max(c, d)], f ≤ M , on a alors : f ≤ M |d − c|.
c

• Soit f ∈ CM([a, b], R). On sait que f est bornée, on note m = inf f et M = supf .
[a,b] [a,b]
Alors : Z
m(b − a) ≤ f ≤ M (b − a).
[a,b]

1
xn
Z
Exercice 1 On pose pour tout n ∈ N, Jn = 2
dx.
0 1+x
1) Montrer que la suite (Jn ) est monotone.
2) Montrer, en encadrant Jn que lim Jn = 0.
n→+∞

Z 1
Exercice 2 Soit f : [0, 1] −→ R continue. Montrer que lim tn f (t)dt = 0.
n→+∞ 0

5. Signe et intégrale
Prop. 20 Soit f : [a, b] → R une fonction continue
Z et positive.
Si f n’est pas la fonction nulle alors f >0
[a,b]

Démo. 20

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Année 2023-2024 L21 - Intégration 9/13

Z f : [a, b] → R continue et positive.


Corollaire Soit
Si f = 0 alors f est nulle sur [a, b].
[a,b]

Cette propriété permet de prouver que f = 0 sur un intervalle [a, b].

6. Utilisation d’une symétrie ou d’une translation


Fonctions paires/impaires
Prop. 21 Soit a > 0 et f ∈ CM([−a, a], K).
Z a Z a Z 0
• Si f est paire alors : f (x)dx = 2 f (x)dx = 2 f (x)dx.
−a 0 −a
Z a
• Si f est impaire alors f (x)dx = 0.
−a

Démo. 21

Invariance par translation


Lemme Soit T ∈ R et f ∈ F(R, K) une fonction continue par morceaux sur tout
segment de R. Soit (a, b) ∈ R2 tel que a < b, on a :
Z b+T Z b
f (x)dx = f (x + T )dx.
a+T a

Démo. 22

Périodicité
Prop. 23 Soit T > 0 et f une fonction T -périodique et continue par morceaux sur tout
segment de R.
Z a+T Z T
∀a ∈ R, f (x) dx = f (x) dx.
a 0

Démo. 23

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Année 2023-2024 L21 - Intégration 10/13
7. Approximation de l’intégrale par les sommes de Riemann
Def. 9 Sommes de Riemann
Soit f ∈ CM([a, b], K).
On appelle somme de Riemann d’ordre n associée à f la somme
n−1
b−aX  b − a
f a+k .
n n
k=0

Prop. 24 Convergence des sommes de Riemann


Soit f ∈ CM([a, b], K), alors :
n−1
b−aX  b − a
Z
f a+k −→ f.
n n n→+∞ [a,b]
k=0

Démo. 24 - Exigible dans le cas f lipschitzienne.

Visualisation d’une somme de Riemann

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Exercice 3 Exercice type : calcul de limite d’une suite


n−1
X 1
1) Déterminer lim un où un = .
+∞ k+n
k=0
n
1 X√
2) Déterminer lim vn où vn = k.
+∞ n3/2 k=1
n−1
1X kπ
3) Déterminer lim wn où wn = sin .
+∞ n n
k=0

1
t2
Z
Exercice 4 Soit l’intégrale I = dt.
0 t+1
1 1
Montrer que ≤ I ≤ .
6 3

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Année 2023-2024 L21 - Intégration 11/13
IV. Calcul intégral
Dans cette partie, I désigne un intervalle non réduit à un point.

1. Primitives (calcul)
Def. 10 Soit f : I → K. On appelle primitive de f sur I, toute fonction F dérivable
sur I telle que F ′ = f .

Résultats :
• Deux primitives de f sur I diffèrent d’une constante.
• Toute primitive d’une fonction définie sur I est nécessairement continue car c’est une
fonction dérivable.

Prop. 25 Théorème fondamental de l’analyse (ou théorème fondamental du calcul


différentiel)

Soit f ∈ C(I, K), a ∈ZI.


x
L’application x 7−→ f (t)dt est une primitive de f .
a
C’est l’unique primitive de f s’annulant en a.

Démo. 25

Conséquence 1 : justification de l’existence de primitives

Toute fonction continue sur un intervalle possède des primitives définies sur cet intervalle.

Conséquence 2 : définition de la fonction ln


Il existe une unique fonction réelle f dérivable et définie sur R∗+ , telle que :

1
∀x > 0, f ′ (x) = et f (1) = 0
x
On l’appelle fonction logarithme népérien, et on la note ln.

Corollaire 1 Soit f ∈ C(I, R), F une primitive de f sur I.


Alors, pour tout (a, b) ∈ I 2 :
Z b
f (t)dt = F (b) − F (a)
a

Démo. 26

Corollaire 2 Soit f de classe C 1 sur I. Alors, pour tout (a, b) ∈ I 2 :


Z b
f (b) − f (a) = f ′ (t)dt
a

Démo. 27

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Année 2023-2024 L21 - Intégration 12/13
Conséquence :
Z intégrale de f continue sur [a, b], on détermine une primitive F de f
Pour calculer une
et on applique f = F (b) − F (a).
[a,b]

2. Calcul d’intégrales (rappels)


Prop. 29 Intégration par parties
Soit u, v deux fonctions de classes C 1 sur I.
Z b h ib Z b
∀(a, b) ∈ I 2 , u′ (t) v(t) dt = u(t) v(t) − u(t) v ′ (t) dt
a a a

Rédaction :

Prop. 30 Changement de variable

Soit I et J deux intervalles d’intérieur non vide,


f : I −→ K continue sur I,
u : J −→ I fonction de classe C 1 sur J.
Z u(b) Z b
J 2, f u(t) u′ (t) dt.

Alors : ∀(a, b) ∈ f (x)dx =
u(a) a

V. Formules de Taylor globales


Dans cette partie n ∈ N et I est un intervalle non trivial de R.

Def. 11 Soit a ∈ I et f ∈ C n (I, K). La fonction polynomiale de Taylor d’ordre n


en a associée à f est la fonction définie sur R par :
n
X f (k) (a)
Tf,n : x 7→ (x − a)k .
k!
k=0

On veut approximer f par une fonction polynomiale de degré n, on choisit sa fonction


polynomiale de Taylor d’ordre n. Il faut ensuite évaluer l’écart entre les deux fonctions :

∀x ∈ I, Rf,n (x) = f (x) − Tf,n (x) .

Rf,n est appelé le nème reste de Taylor de f en a. Rf,n est la mesure de l’erreur que l’on
commet en remplaçant f par Tf,n .
On sait, cf. cours Développements limités, que : Rf,n (x)o((x − a)n .
x→a

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Année 2023-2024 L21 - Intégration 13/13
Prop. 31 Formule de Taylor à l’ordre n avec reste intégral (ou formule de Taylor-
Laplace)
Soit f ∈ C n+1 (I, K), (a, b) ∈ I 2 . On a :
n b
f (k) (a) (b − t)n (n+1)
X Z
k
f (b) = (b − a) + f (t)dt
k! a n!
k=0

Démo. 31
Z b
Remarque : A l’ordre 0 la formule s’écrit : f (b) = f (a) + f ′ (t)dt.
a

Prop. 32 Inégalité de Taylor-Lagrange à l’ordre n


Soit f ∈ C n+1 (I, K), (a, b) ∈ I 2 .
Si M vérifie : ∀x ∈ [min(a, b), max(a, b)], f (n+1 (x) ≤ M , alors :
n n+1
X f (k) (a) b−a
f (b) − (b − a)k ≤ M.
k! (n + 1)!
k=0

Démo. 32

Remarque : le cas n = 0 correspond à l’inégalité des accroissements finis pour une fonction
de classe C 1 à valeurs dans R ou dans C.

Les formules de Taylor au programme :


• Formule de Taylor-Young pour f de classe C n sur I et a ∈ I :
n
X f (k) (a)
(x − a)k + o (x − a)n

f (x) =
x→a k!
k=0

On a une information locale sur le comportement de f au voisinage de a. Elle est


utile pour le calcul de limites ou de développements limités.

• Inégalité de Taylor-Lagrange : donne une information globale sur f et son poly-


nôme de Taylor, car l’inégalité est vraie sur l’intervalle I tout entier.
Cette formule est utile pour déterminer des majorations.

Exercice 5 En appliquant la formule de Taylor avec reste intégral à la fonction


f : t 7→ ln(1 + t), à l’ordre 2 et à l’ordre 3, en a = 0, montrer que :

x2 x2 x3
∀x ≥ 0, x − ≤ ln(1 + x) ≤ x − + .
2 2 3

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