FICHE
DE
SYNTHESE
SUR
VERITE-‐CROYANCE-‐EXPERIENCE
Le
problème
avec
la
vérité
c’est
qu’elle
n’est
jamais
donnée
d’emblée.
Elle
doit
être
recherchée.
Comment
accéder
à
la
vérité
est
la
question
fondamentale
en
philosophie..
Pour
Platon,
la
vérité
se
définit
par
sa
permanence
et
son
universalité.
Ce
qui
la
différencie
de
l’opinion,
caractérisée
par
l’inconstance.
I. Définitions
a) Différence
Vérité/Réalité
:
• La
Réalité
n’est
ni
vraie
ni
fausse.
Elle
est.
Elle
est
par
définition
indépendante
de
l’homme.
• La
Vérité
:
elle
implique
une
adéquation,
une
correspondance
entre
la
réalité
et
ce
qu’on
en
dit.
Il
n’y
a
donc
que
le
discours
(y
compris
le
discours
intérieur,
c'est-‐
à-‐dire
la
pensée
qu’on
peut
avoir
d’une
chose)
qui
peut
être
vrai
ou
faux.
Elle
fait
intervenir
une
interprétation,
une
représentation…donc
de
la
subjectivité.
b) Raison
Considérée
comme
le
propre
de
l’homme,
la
raison
est
ce
qui
permet
de
lier
entre
elles
des
informations
et
de
leur
donner
du
sens.
Y-‐A-‐T-‐IL
UNE
OU
DES
VERITES
?
Vérités de fait
Vérité
de
fait
« Il neige » est une vérité contingente* (Leibniz) ;
Puisqu’à certains moments, cela est faux et à d’autres c’est vrai !! Il faut qu’il y ait adéquation entre la
chose et ce que j’en dis
Une vérité de fait c’est donc quand l’énoncé, le discours correspond au réel.
Elles ne sont pas contingentes mais nécessaires. Elles ne peuvent pas être à la fois juste et fausse : 2+2 =4 est
Vérités de raison ou de soit vrai soit faux mais pas tantôt l’un et tantôt l’autre.
raisonnement
Une vérité de raison c’est donc lorsque une théorie, un énoncé est vrai par ses relations logiques internes.
Vérités
subjectives
Elles expriment notre point de vue personnel de sujet sur une chose. C’est la vérité artistique : l’oeuvre est un «
coin de la création vu à travers un tempérament »
DES
VISIONS
DIFFERENTES
DE
LA
VERITE….
Courant
Point
de
vue
Représentants
Rationnalisme
Pour les rationalistes, l’expérience est insuffisante à
Descartes…
fonder la connaissance : elle généralise trop. Et accepte Il n’y a qu’un moyen de parvenir à la vérité, c’est la raison .
parfois l’idée de surnaturel faute de pouvoir donner Pour Descartes, c’est le doute lui-même qui est notre meilleur allié pour atteindre la vérité.
une explication rationnelle. La raison doit douter de tout, aussi loin que possible, jusqu’à ce que précisément, elle ne
puisse plus douter. C’est au doute systématique que nous invite Descartes. Et ce doute
systématique va paradoxalement aboutir à l’évidence de la vérité.
Or pour les rationalistes, c’est par la raison que nous Pour lui, il y a 3 sources de la connaissance…
pouvons décider si ce qui est apporté par l’expérience -Les connaissances qui viennent des autres : ils peuvent se tromper ou me tromper.
est vrai ou non. -Les connaissances qui viennent de l’expérience : mes sens peuvent me tromper
-Les connaissances qui viennent du raisonnement : Evidence qu’on peut remettre en cause ; un
»malin génie » me trompe peut-être.
On peut (et on doit douter de tout) Mais qui doute ? C’est bien moi-même. C’est ce que
découvre Descartes : je peux en effet douter de tout sauf de moi-même en tant que « chose qui
pense ». C’est le fameux « cogito ergo sum » (je pense donc je suis) qui va fournir à Descartes
la première vérité incontestable.
John Locke remet en cause la doctrine cartésienne, Hume
et avec Newton nait un courant de pensée qui s'oppose Si la pensée a en effet une certaine faculté d’imagination et de conception, ce n’est que grâce à
au rationalisme : l’empirisme l’expérience que nos sens nous apportent. Il explique que les idées abstraites, même celles qui
semblent le plus éloignées d’une origine concrète, ne sont que l’assemblage, la déformation, la
L’empirisme considère que la connaissance est fondée copie de ce qu’il appelle nos impressions, c’est-à-dire ce que nous [Link] thèse
sur l’expérience (et non sur la raison) A partir des empiriste mérite d’être interrogée, car nous savons que nos sens peuvent nous tromper, alors,
Empirisme
données apportées par les sens et la répétition de si, comme il le dit : « tous les matériaux de la pensée sont tirés de nos sens », tout ce que nous
certains phénomènes, l’esprit progresserait dans la savons peut être faux. Cette thèse remet donc en question toutes les connaissances que nous
vérité. croyons certaines
Locke
Locke est un philosophe empiriste. Pour lui, nous naissons avec un « disque dur
vierge » si l’on peut dire. A la naissance, l’âme est « une page blanche »
Et tout ce que nous allons emmagasiner comme connaissances proviendra de
l’expérience.
Ces philosophes réfutent l’idée d’évidence de Descartes. Tout vient des sens.
« Un
homme
d'expérience
s'instruit
au
contact
des
«
choses
de
la
vie
»
sans
passer
par
des
abstractions
théoriques.
Ce
qu'il
sait,
il
l'a
appris
par
ses
perceptions,
sa
pratique
et
les
épreuves
auxquelles
la
réalité
l'a
confronté.
Les limites de l’empirisme sont illustrées par la dinde de Russell (et Kant)
FAUT-‐IL
TOUJOURS
DIRE
LA
VÉRITÉ
?
Kant
Pour
lui,
la
véracité
est
un
devoir
à
la
base
de
tous
«
les
devoirs
fondés
C’est
(donc
)un
commandement
de
la
raison
qui
est
sacré
sur
un
contrat
».
ne
pas
respecter
ce
devoir
rendra
le
contrat
sans
absolument
imperative,
qui
ne
peut
être
limité
par
aucune
effet.
convenance
en
toute
declaration,
il
faut
être
véridique”
Emmanuel
Kant,
D’un
prétendu
droit
de
mentir
par
humanité,
1797
Constant
».«
le
principe
moral
que
dire
la
vérité
est
un
devoir,
s’il
était
pris
de
manière
absolue
et
isolée,
rendrait
toute
société
impossible
OPINION,
CROYANCE
CONTRE
VERITE
Platon
Platon
et
l’allégorie
de
la
caverne
:
Mythe
de
la
Les
prisonniers
de
la
caverne
de
Platon
(
La
République,
livre
VII)
représentent
les
hommes
qui
s'enferment
dans
un
monde
d'illusions,
victimes
de
leurs
préjugés
et
de
leur
ignorance.
Sortir
progressivement
de
la
caverne,
c’est
franchir
les
étapes
de
la
Caverne
connaissance
pour
passer
de
l’illusion
à
la
vérité.
a)Le monde de la caverne : un monde d’illusions
C’est le monde sensible. Ces prisonniers (les hommes) ne connaissent que « les ombres des choses » Ils sont donc persuadés qu’il
n’existe rien d’autre et que ce qu’ils voient autour d’eux est la réalité. Ils vivent dans l’illusion.
Pour Platon le remède consiste à « sortir de la caverne » donc de l’illusion.
b)La sortie de la caverne ou la découverte de la vérité
Sortir de la caverne va être douloureux et temporairement aveuglant. Il faut se libérer des préjugés, des idées reçues, des illusions qui
nous bercent depuis notre enfance. Quand on quitte l’obscurité, il est impossible de regarder le soleil (la vérité) en face. Il faut une «
accoutumance ». Et il s’agit bien sûr d’une métaphore du chemin que l’homme doit parcourir pour arriver à sortir de l’illusion et à
accéder à la vérité-réalité. Au départ donc, les prisonniers continuent à considérer comme plus réel les ombres plutôt que ce qu’ils
découvrent. Est vrai ce qu’ils ont l’habitude de voir. Idem pour les hommes.
Ainsi à chaque étape de la sortie de la caverne correspond une étape du cheminement humain pour atteindre la vérité.
c) Le retour dans la caverne : le rôle du philosophe
Pourquoi retourner dans la caverne ? A priori cela n’a aucun intérêt puisque celui qui en est sorti :
- n’est plus dans l’illusion puisqu’il est devenu philosophe (il a découvert la vérité)
- ne partagera plus la même réalité avec les prisonniers et ceux-ci ne le croiront pas, le prendront pour un fou ou voudront le tuer.
(allusion à Socrate qui fut condamné au suicide en buvant la ciguë car ses juges considéraient que ses idées menaçaient la Cité).
Mais justement, le rôle du philosophe sera de retourner dans la caverne pour servir de guide aux autres prisonniers/homme et les
libérer de l’illusion.
C’est donc guidé par la philosophie et le philosophe que l’homme pourra atteindre le monde des idées – le seul dans lequel – pour
Platon, se tient la vérité.
Nous
sommes
parfois
obligés
de
croire
sans
vérifier…
Nos
capacités
et
la
durée
de
notre
vie
nous
obligent
à
nous
Tocqueville
appuyer
sur
des
connaissances
déjà
acquises
dont
nous
ne
pouvons
vérifier
l’exactitude.
«
la
loi
inflexible
de
sa
condition
«
Si
l'homme
était
forcé
de
l'y
contraint.
»
se
prouver
à
lui-‐même
Aussi
grand
savant
qu’il
soit,il
devra
adopter
«
beaucoup
de
croyances
sans
les
discuter,
afin
d'en
mieux
approfondir
un
toutes
les
vérités
dont
il
se
petit
nombre
dont
il
s'est
réservé
l'examen
sert
chaque
jour,
il
n'en
finirait
point
»
Bergson
.
Comment
expliquer
que
cet
«
animal
doué
de
raison
»
qu’est
l’homme,
soit
celui
qui
croit
les
choses
les
plus
irrationnelles
?
A
propos
de
la
mort
d’un
homme
tué
par
un
rocher
:
Donner
une
«
cause
mystique
»(
volonté
surnaturelle)
à
une
cause
physique,
c’est
en
quelque
sorte
proportionner
«
la
cause
à
son
effet
».
La
volonté
surnaturelle
devient
cause
première
et
la
cause
physique,
cause
seconde.
«
Si
l’effet
a
une
signification
humaine
considérable,
la
cause
doit
avoir
une
signification
au
moins
égale
;
elle
est
en
tout
cas
de
même
ordre
:
c’est
une
intention
».
Cette
manière
irrationnelle
de
trouver
du
sens
«
est
naturelle
;
elle
persiste
chez
le
civilise
«
nous
dit
BergsonBergson,
dans
Les
deux
sources
de
la
morale
et
de
la
religion,
considère
donc
que
la
croyance
est
une
spécificité
humaine
en
cela
que
l’homme,
à
la
différence
de
l’animal,
ne
possède
pas
l’instinct
mais
l’intelligence.
La
croyance
serait
donc
une
fonction
fabulatrice,
créatrice
de
croyances
religieuses,
magiques,
superstitieuses
et
des
mythes
Alain
:La
croyance
et
la
foi
Alain
Alain
distingue
des
degrés
dans
la
croyance
.
Ce
qui
nous
pousse
à
croire
(du
plus
bas
au
plus
haut
degré
)
:
1. La
peur,
le
désir
2. La
coutume,
l’imitation
3. Les
traditions
4. La
doxa
(l’opinion
la
plus
répandue,
ce
que
tout
le
monde
croit)
5. La
science,
les
savants
6. La
foi
:
«
Quand
la
croyance
est
volontaire
et
jurée
d'après
la
haute
idée
que
l'on
se
fait
du
devoir
humain,
son
vrai
nom
est
foi
».
La
foi
est
donc
considérée
comme
une
croyance
particulière.
Supérieure.
EXPERIENCE
SCIENTIFIQUE
Les théories scientifiques sont provisoires dans la mesure où elles peuvent être remises en cause. Leur validité est relative puisque toute théorie scientifique est «
falsifiable », (Popper) car elle peut être contredite voire niée par une observation ou une expérimentation postérieure ou parallèle. Et c’est paradoxalement ce qui
fait avancer la science
Limites
de
l’expérience
scientifique
:
Thèse
de
la
falsifiabilité
Karl
Popper
Alors
que
l'expérience
sensible
nous
est
donnée
immédiatement,
l'expérimentation,
elle,
est
construite
Karl
Popper
critique
la
théorie
vérificationniste
et
propose
une
autre
thèse
:
l'expérimentation
est
incapable
de
prouver
qu'une
théorie
est
vraie,
elle
pourra
seulement
montrer
qu'elle
n'est
pas
fausse,
c'est-‐à-‐dire
qu'on
ne
lui
a
pas
encore
trouvé
d'exception.
En
d'autres
termes,
l'expérience
a
en
science
un
rôle
réfutateur
de
la
théorie,
qui
n'est
jamais
entièrement
vérifiable
:
c'est
la
thèse
de
la
«
falsifiabilité
»
des
théories
scientifiques.
Einstein
Dans
le
domaine
des
sciences
expérimentales,
la
vérité
n’est
qu’une
image
de
la
réalité
mais
non
la
représentation
de
la
réalité
elle-‐même.
Il
ne
faut
donc
pas
confondre
réalité
et
vérité
EXEMPLE
CINEMATOGRAPHIQUE
:
MATRIX
Matrix
:
l’allégorie
de
la
caverne
remise
au
gout
du
jour…
Matrix
a
beaucoup
de
similitude
avec
la
caverne
de
Platon.
Le
film
exprime
l’idée
que
les
machines
ont
pris
le
pouvoir
sur
la
Terre,
et
qu’elles
nous
cultivent.
Capables
de
nous
mettre
au
monde
sans
avoir
besoin
d’autres
humains,
elles
créent
des
champs
entiers
d’humains
et
les
contrôlent
totalement.
Pour
acquérir
ce
contrôle,
rien
de
plus
simple
:
elles
nous
font
croire
que
le
monde
dans
lequel
on
vit
est
un
monde
irréprochable,
une
perfection
illusoire
qu’elles
nous
mettent
devant
les
yeux.
C’est
ce
monde
idéal,
créé
de
toutes
pièces,
qui
est
appellé
Matrice.
Le
monde
réel,
quant
à
lui,
est
dévasté
et
une
mince
poignée
de
survivants
tentent
vainement
de
rétablir
la
liberté
dont
les
hommes
ne
jouissent
plus.
Mais
ça
n’est
pas
si
simple,
car
les
humains
n’ont
aucune
connaissance
de
ce
fait,
et
surtout
ils
se
complaisent
dans
ce
monde
imaginaire
où
ils
se
sentent
bien
et
protégés,
en
sécurité
II. Théorie
sur
la
vérité
(Rappel)
Empirisme
Rationalisme
Scepticisme
Représentants
Idées
Représentants
Idées
Représentants
Idées
Pour
lui,
nous
naissons
avec
un
«
disque
Locke
dur
vierge
»
si
l’on
peut
dire.
A
la
Descartes
Seule
la
raison
permet
d’atteindre
une
Pyrrhon
Il
existe
une
infinité
d’opinions
et
nous
naissance,
l’âme
est
«
une
page
pensée
stable,
vraie.
Moyen
de
d’Elis
n’avons
pas
de
moyens
de
les
départager.
blanche
»
connaissance
indépendant
de
Et
tout
ce
que
nous
allons
emmagasiner
l’expérience
sensible.
Pour
les
sceptiques,
il
n’y
a
pas
de
vérités
comme
connaissances
proviendra
de
Sextius
mais
seulement
des
probabilités.
l’expérience.
S’oppose
à
empirisme
car
les
sens
sont
Empiricus
Ces
philosophes
réfutent
l’idée
Donc
il
faut
«
suspendre
le
jugement
»
et
trompeurs
(Exemple
du
morceau
de
bois)
d’évidence
de
Descartes.
ainsi
on
atteindra
la
tranquillité
de
Tout
vient
des
sens.
Pour Descartes, décrypter correctement l’esprit.
Pour
Hume
la
connaissance
se
construit
sur
le
fait
que
nous
généralisons
ce
que
le réel et établir les relations qui lient les
Hume
nous
observons
(C‘est
une
démarche
phénomènes, implique de raisonner,
inductive)
c’est-à-dire d’articuler convenablement
les infos apportées par l’observation.
Kant
Pour
lui,
il
y
a
interdépendance
de
la
raison
et
de
la
sensibilité.
III. Autres
termes
à
connaitre
et
à
questionner
autour
de
la
vérité
:
Termes
Définitions
Exemples
Vérité
Opinion
certifiée
Opinion
Vérité
prétendue…
Pour
Platon
elle
tient
de
l’ignorance
(voir
Allégorie
Caverne)
L'adhésion
à
une
opinion,
en
tant
qu'elle
ne
s'accompagne
pas
de
certitude
objective,
est
une
croyance.
Illusion
Erreur
volontaire
qui
repose
sur
un
désir.
Mais
l’illusion
n’est
pas
nécessairement
fausse
Celui
qui
joue
au
loto
en
espérant
qu’il
va
gagner
se
fait
peut-‐être
une
illusion.
Mais
il
peut
aussi
bien
gagner
un
jour
!!
(cf.
Freud)
Mensonge
Affirmer
volontairement
le
contraire
de
ce
que
l’on
pense
Kant
:
Nous
avons
le
devoir
de
dire
la
vérité
(on
exige
Schopenhauer considère que c’est un droit, une forme de légitime défense « contre une curiosité illégitime sa
sincérité)
car
si
l’on
ment,
on
ruine
toute
possibilité
et dont les mobiles ne sont le plus souvent pas bienveillants ». de
véritables
échanges
humains.
Le
contrat
qu’il
soit
« Tout homme intelligent d’ailleurs agit d’après le principe posé plus haut, serait-il de la plus grande loyauté. […] individuel
où
collectif
n’a
de
sens
que
si
on
applique
Et il y a de nombreux cas semblables où tout homme raisonnable ne se fait pas un cas de conscience s’il ment. »
un
principe
de
véracité
(dire
ce
qu’on
pense
vrai)
Constant
pense
au
contraire
que
la
société
n’est
possible
que
si
on
s’autorise
à
mentir.
«
nul
homme
n’a
droit
à
une
vérité
qui
nuit
à
autrui
».
Erreur
Elle
est
involontaire.
On
se
représente
le
réel
en
se
trompant.
Descartes
:
exemple
du
bâton
plongé
dans
l’eau
qui
on
peut
objectivement
en
prouver
la
fausseté
nous
semble
rompu
alors
qu’il
est
droit.
L’erreur
là
vient
de
nos
sens
qui
nous
trompent.
Croyance
Adhésion
sans
preuves
et
qu’on
prend
pour
vrai.
Croire
sa
voyante…
adhésion
à
une
«
vérité
»
supposée
la
croyance
est
aussi
inévitable
que
nécessaire
tant
:
Croire
que
est
de
l’ordre
de
l’opinion/
Croire
en
est
de
l’ordre
de
la
foi
sont
nombreuses
nos
ignorances.
Foi
La
foi
est
une
certitude
non
rationnelle.
Croire
en
Dieu…
Ce
n’est
pas
démontrable
et
pourtant
on
a
autant
(sinon
plus)
confiance
que
si
ça
l’était.
La
foi
est
un
engagement
lucide.
La
croyance
non.
La
foi
religieuse,
c’est
la
confiance
absolue
qu’on
accorde
à
Dieu.
Au-‐delà
de
la
raison.
Fanatisme
Croire
de
façon
aveugle
à
un
dogme,
à
un
homme,
une
idée
et
tout
lui
sacrifier
jusqu’à
sa
vie
et
la
vie
des
Massacre
de
la
St
Barthélémy,
Inquisition,
Al
autres…
Qaida…Bref
ce
ne
sont
pas
les
exemples
qui
manquent
Expérimentation
Jamais due au hasard Karl Popper : l'expérimentation est incapable de
provocation d’un phénomène pour en induire (voir définition) un résultat prouver qu'une théorie est vraie, elle pourra
On part d’une hypothèse et on fait une expérimentation dans un cadre théorique, avec des mesures… seulement montrer qu'elle n'est pas fausse, c'est-à-
Alors que l'expérience sensible nous est donnée immédiatement, l'expérimentation, elle, est construite dire qu'on ne lui a pas encore trouvé d'exception.
Les théories scientifiques sont provisoires dans la mesure où elles peuvent être remises en cause. Leur thèse de la « falsifiabilité » des théories scientifiques.
validité est relative puisque toute théorie scientifique est « falsifiable », (Popper) car elle peut être Voir vidéo sur le paradigme
contredite voire niée par une observation ou une expérimentation postérieure ou parallèle. Et c’est
paradoxalement ce qui fait avancer la science
Expérience
« expérience » vient du latin experire, « éprouver ». point
de
départ
et
le
point
d’arrivée
de
nos
Due au hasard, au vécu subjectif d’une personne connaissances
Aux circonstances de son existence. une
expérience
même
répétée,
ne
permet
pas
de
L’expérience est subjective, dépendantes des conditions de perception de l’observateur
dégager
des
lois
générales.