Guide OPCVM et BFI pour Débutants
Guide OPCVM et BFI pour Débutants
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Sommaire
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2.11 Définition fonds propres ................................................................................................................... 17
2.12 Dette subordonnée ........................................................................................................................... 17
3 Organisation des BFI .................................................................................................................................. 17
4 Types de risque .......................................................................................................................................... 18
5 Gestion du collatéral ................................................................................................................................. 19
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1 Asset Management ou OPCVM
OPCVM : Organisme de Placement Collectif en valeurs Mobilières
La «gestion d'actifs», sous-entendu d'actifs financiers (aussi désignée par «gestion de portefeuille» ou par
l'anglicisme «asset management») est une activité qui consiste à gérer les capitaux (détenus en propre ou
confiés par un investisseur tiers) dans le respect des contraintes réglementaires et contractuelles, en
appliquant les consignes et/ou politiques d'investissements définies par le détenteur des actifs gérés, pour en
tirer le meilleur rendement possible en fonction d'un niveau de risque choisi.
Quelle que soit la forme juridique choisie, un OPCVM doit respecter deux grandes règles :
Gestion Passive :
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1.4 Méthodes de gestion – OPCVM
Le Stock picking :
• Sélection des titres pour leur valeur intrinsèque et non en fonction de considérations
macro-économiques.
• Pari sur une entreprise et non sur les perspectives d’un marché, d’un secteur, ou d’un
pays.
• On part de tout en haut (un secteur d’activité), et on descend pour sélectionner les
meilleures sociétés du secteur.
L’approche Bottom up :
• On part de tout bas (une action qui a bien performé), et on cherche autour, vers les
concurrents, pour élargir l’exposition dans le secteur.
La gestion géographique :
• Par région
• Par pays
• Par continent
La gestion sectorielle :
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• Valeurs appartenant à un secteur d’activité particulier (distribution, santé,
agroalimentaire, environnement, …)
• Le gérant sur-pondère ou sous-pondère certains secteurs en fonction d’événements
macro-économiques ou liés à une actualité particulière
(« Rotation sectorielle »).
1.5 Cinq grandes « familles » d’OPC, définies, agréés et encadrées par l’AMF.
• OPCVM – Organisme de Placement Collectif de Valeurs Mobilières
• SCPI – Société Civile de Placement Immobilier
• FCC et OT – Fonds Commun de Créance. Organismes de Titrisation
• OPCI- Organisme de Placement Collectif Immobilier
• SEF – Société d’épargne forestière.
Marché : Evolution négative des prix des valeurs sur lequel l’OPCVM est investi (action, taux, change, matières
premières….)
Liquidité : Risque de ne pouvoir acheter ou vendre facilement (crise de confiance entre intervenants, pas de
prix, …)
Outre, l’obligation faite de couvrir les risques, les autorités de tutelle encadrent ces risques via l’instauration
de ratios qui ont pour but d’imposer des règles de limitation et de diversification des investissements (ratio
de suivi des risques).
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2 BFI (Banque Finance et D’Investissement) ou CIB (Corporate and
investement bank)
Une banque d'investissement est une banque, ou une division de la banque, qui rassemble l'ensemble des
activités de conseil, d'intermédiation et d'exécution ayant trait aux opérations dites de haut de bilan
(introduction en Bourse, émission de dette, fusion/acquisition) de grands clients corporate (entreprises,
investisseurs, mais aussi États…). Ces activités sont généralement scindées en entités distinctes,
habituellement désignées par des anglicismes : les opérations de Corporate Finance (finance d'entreprise), de
Global Capital Markets (marchés financiers), et de Structured Finance (opérations de financement).
• Actions
• Taux
• Change
• Crédit
• Matières Premières (commodities ou commo)
• Gré a gré :
o Sur mesure (montant/durée)
o Multitude de cours.
o Pas de lieu physique détermine
o Risque de contrepartie
• Organisés :
o Prêt-à-porter (montant/durée)
o Cours uniformisé
o Physiquement localisé
o Risque de contrepartie moindre
Note :
Produits Cash : Produits traités et livrés au comptant avec la date de valeur la plus proche.
Produits dérives : Produits qui figent dès aujourd’hui les termes d’une opération qui se débouclera
dans le futur. Terme, Forward, Outright. Un produit dérivé est un produit « non-cash ».
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2.2 Cartographie des produits
Dérivés FRA
Swap
BSA OCEANE
Il s'agit d'un instrument dont la valorisation dépend (dérive) de la valeur d'un autre instrument qu'on appelle
alors le « sous-jacent ».
Il existe des produits dérivés pour toutes les classes d'actifs négociables au comptant.
Exemple : négociation d’un FRA d’un montant notionnel 1M€ pour une période garantie de 3 mois, au
taux garanti de 5%
A l’échéance, le taux à 3 mois du marché vaut 5,5%
Le vendeur verse à l’acheteur le différentiel d’intérêts, soit :
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o 1 000 000 *(5,5% -5%)*90/360=1250€
L’acheteur emprunte sur le marché à 5,5%, mais la différence payée par le vendeur
lui assure les conditions souhaitées, soit 5%.
(ça marche dans les 2 sens, l’acheteur peu aussi rendre de l’argent au vendeur)
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2.3.5 Cap
• Est un contrat de gré à gré entre deux contreparties qui permet à son acheteur de se couvrir
contre une hausse des taux d'intérêt au-delà d'un niveau prédéterminé (taux plafond ou
taux d'exercice, le Strike), moyennant le paiement immédiat d'une prime.
2.3.6 Floor
• Est un contrat de taux d'intérêt qui, moyennant le paiement d'une prime, permet à son
acheteur de se couvrir ou de tirer profit d'une baisse des taux monétaires en deçà d'un
certain niveau (taux plancher ou taux d'exercice)
2.3.7 Warrants
• Un Warrant se définit comme le droit d'acheter ou de vendre un actif financier dans des
conditions de prix et de durée définies à l'avance
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o Sur panier : Dont la valeur évoluera en fonction de l’évolution de plusieurs sous-
jacents.
L’action est un titre de propriété sur le capital d’une entreprise. Sa durée de vie correspond à la durée de vie
de la société qui l’a émise.
Une action représente une fraction du capital de l’entreprise. Son détenteur est propriétaire d’une partie de
la société au prorata de sa participation. A ce titre il porte le nom d’actionnaire.
• « Ordinaires », qui confèrent à leur propriétaire l’ensemble des droits cités précédemment.
• A dividende prioritaire, qui offre un dividende prioritaire et souvent supérieur au dividende versé
aux autres actionnaires en contrepartie d’une absence de droit de vote.
• Actions à Bons de Souscription d’Actions (ABSA), qui permettent la souscription ultérieure à de
nouvelles actions, à des conditions déterminées par avance.
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• CAC 40 : Basé sur le capital flottant et les capitaux échangés (Refreshed each 3 months.
Companies will get in/out based on their value)
• CAC Next 20: L’antichambre du CAC 40.
• CAC Large 60 : CAC 40 + CAC Next 20
• CAC Mid 60 : Les 60 valeurs suivant
• SBF 120 : CAC Large 60 + CAC Mid 60
• CAC small : Les 90 suivantes
• CAC Mid & Small : CAC Mid + CAC Small (150 Valeurs)
• CAC All-Tradable : Remplace l’ex SBF 250
• CAC All-Share : Inclut désormais toutes les entreprises cotées à Paris
Les différents compartiments des actions cotées en France :
• Le marché libre s’adresse aux PME Française et étrangères qui souhaitent venir en bourse,
sans pour autant satisfaire aux critères d’admission des autres marchés de NYSE Euronext
Il n’est pas imposé de pourcentage minimal de diffusion des titres dans le public.
2 ans de comptes ne sont demandés que si l’ancienneté de permet.
Européens :
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- Paris : CAC 40
- Lisbonne : PSI 20 (Joel :p)
Internationaux :
Le cours d’une action reflète l’anticipation qu’ont les intervenants des résultats financiers à venir de la société.
Or, cette anticipation dépend directement de la situation économique présente et future de l’entreprise. Un
certain nombre de facteurs peuvent influencer la formation du cours d’une action :
o La conjoncture économique
o La santé de l’entreprise
On appelle capitalisation boursière d’une entreprise la valeur d’entreprise calculée à partir du cours de ses
actions. La capitalisation boursière est égale au nombre total d’actions qui composent le capital de l’entreprise
multiplié par le cours de l’action.
Il est rare que toutes les actions d’une entreprise soient diffusées dans le public. Le flottant est la part des
actions en circulation, c'est-à-dire susceptible d’être échangée sur le marché boursier.
Quand une action devient trop chère, l’entreprise qui l’a émise peut décider de la rendre plus accessible et de
faciliter les échanges, par exemple en divisant sa valeur par 2 et en multipliant le nombre d’actions par 2. Dans
ce cas, on parle de division du nominal (ou Split).
o Actions
o ADP (Actions de préférence, ex : « golden share »)
o CI
On distingue deux marchés de taux qui se distinguent par la durée originelle des titres de créance émis :
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EONIA (Euro Overnight Index Average) est la référence du prix de l’argent au jour le jour sur le marché
interbancaire de la zone euro.
EURIBOR (Euro Interbank Offered Rate) est la référence du prix de l’argent emprunté pour des durées allant
de 1 semaine à 12 mois sur le marché interbancaire de la zone euro. Calculé par une moyenne simple, après
élimination des valeurs extrêmes, des taux des transactions pratiquées par 57 banques de la zone euro. Publié
par le BCE à 11h chaque jour ouvré.
Moyen BTAN (bon du Trésor à intérêts annuels) : BMTN (Bon Moyen Terme Négociable) :
Terme
NOTES, Schatze (2 ou 3 ans), Bobl (5ans) Medium Term Note
FX (Forex) : issu de la contraction des termes anglais Foreign Exchange, surnom universellement donné au
marché des changes sur lequel les devises sont échangées l’une contre l’autre, à des taux de change qui varient
sans cesse.
Au comptant, la banque des règlements internationaux (BRI) fait état d’échanges sur le marché des changes
atteignant 4700 milliards de dollars par jour.
Les établissements financiers se protègent du risque de défaut de paiement d’un crédit en payant une
assurance.
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(La crise des CDS a été évitée de justesse lors du sauvetage de l’assureur Américain AIG qui possède pour 440
milliards de dollars de CDS. Son renflouement était indispensable (effet domino)).
Base réglementaire :
C’est l’ISDA (International Swap and Dérivatives Association) qui publie les règlements
internationaux.
Cette association est reconnue par l’ensemble des intervenants et les conventions ISDA sont
utilisées comme référence sur les dérivés.
Ne pas accepter les règles dictées par l’ISDA empêche de fait de pénétrer sur le marché des
dérivés de crédit.
Chaque pays, via ses régulateurs, peut mettre en place des mesures supplémentaires.
Les commodities désignent l’ensemble des ressources naturelles utilisées dans le secteur de l’industrie, que
ce soit en tant que composants ou en tant que ressources énergétiques entrant dans le cycle de production
ou d’acheminement du produit.
• Soft Commodities : Matières premières agricoles (blé, maïs, soja, orge, coton, jus d’orange,
mais aussi les cuisses de poulet, les carcasses de porc,…)
• Hard Commodities : Matières premières organiques (pétrole, or, gaz, argent, cuivre, …). Un
intérêt croissant pour les métaux rares (baryum), utilisées dans la haute technologie (fusées,
téléphones portables).
Organisation et produits :
2.10 Obligations
L’obligation est un titre de créance (prêt). Le propriétaire de l’obligation est donc propriétaire d’une partie de
la dette de l’entreprise au prorata de sa participation : il est créancier de l’entreprise.
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L’émetteur de l’obligation est emprunteur de capitaux et s’engage à verser des intérêts aux souscripteurs.
L’émission d’une obligation est formalisée par un document appelé contrat d’émission, et qui décrit les
caractéristiques de l’obligation :
• La valeur nominale est la valeur d’émission du titre, aussi appelé pair. Par exemple, un emprunt
obligataire de 900 millions d’euros peut être divisé en 180 000 obligations d’une valeur nominale de
5000euros.
• Le prix d’émission est le prix auquel l’investisseur achète l’obligation. Il peut être différent de la
valeur nominale. S’il est inférieur à la valeur nominale, on parle de prime d’émission. Une obligation
est émise au pair lorsque son prix d’émission est égal à sa valeur nominale.
• Le taux d’intérêt nominal détermine le montant de la rémunération de l’obligataire. Il est exprimé
en pourcentage et s’applique à la valeur nominale. Dans le cas le plus courant, le taux d’intérêt est
fixe et déterminé au moment de l’émission. Par exemple, un emprunt émis à 9,80% rapporte un
intérêt brut de 490€ pour une obligation de 5000€ de nominal. La somme perçue par l’obligataire est
appelée le « coupon ».
• Le prix de remboursement est le prix auquel sera remboursé le capital de l’obligation. Il peut être
différent de la valeur nominale. S’il est supérieur à la valeur nominale, on parle de prime de
remboursement. Si le prix de remboursement est égal à la valeur nominale, on parle de
remboursement au pair.
• La maturité de l’obligation correspond au temps restant à courir jusqu’au remboursement de
l’obligation.
• Les modalités d’amortissement sont les modalités de remboursement du capital de l’obligation. Le
remboursement se fait le plus souvent au terme de la vie de l’obligation. Dans ce cas,
l’amortissement de l’obligation est dit « in fine »
Types d’obligation :
• Les obligations à taux fixe sont le cas le plus courant : le taux d’intérêt est fixe et déterminé à
l’émission.
• Les obligations à taux variable rapportent un intérêt qui évolue durant la vie du titre en fonction
d’un taux de référence.
• Les obligations à zéro coupon ne distribuent aucun coupon durant la vie du titre mais, en
contrepartie, offrent un prix d’émission inférieur et/ou un prix de remboursement supérieur.
• Les obligations à bon de souscription (OBSA, OBSO) permettent à leur propriétaire de souscrire à
des Actions ou des Obligations de l’entreprise lors d’une prochaine émission.
• Les Obligations Convertibles permettent à leur propriétaire d’échanger ces obligations contre une
action de la société à un prix et une date fixés à l’avance. En contrepartie, elles offrent un intérêt
inférieur. Techniquement, elles s’analysent comme des obligations attachées à une option d’achat.
Leur cours est dont très fortement lié à celui de l’action correspondante.
• Les Obligations Remboursables en Actions (ORA) sont proches des obligations convertibles : lors du
remboursement, leur propriétaire sera payé en actions de la société.
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2.11 Définition fonds propres
Les capitaux propres, aussi appelés fonds propres, sont, en comptabilité, les ressources d'une société qui
appartiennent à ses actionnaires.
• TIER ONE :
Titres Hybrides (TSDI –titres subordonnés à durée indéterminée)
Résultats
Capital
Réserves
Report à nouveau (nous pouvons disperser les pertes par plusieurs années)
• TIER TWO :
Fonds propres complémentaires (plus-values latentes, provisions, titres participatifs,
dette subordonnée à 2 ans)
• TIER THREE
Fonds propres troisième catégorie, couvrant les risques de marché, dette
subordonnée à 5 ans.
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par rapport à la réglementation (exemples : abus de marché, délit d'initié, late trading,
lutte contre le blanchiment…)
o Traitement administratif des deals (gestion des suspens, matching des positons,…)
o Rapproche les résultats économiques et comptables
o Gestion des risques :
Définition des facteurs de risque de marchés
Modélisation des facteurs de risque
Mesure et suivi des facteurs de risque
Définition des limites (affectation des fonds propres)
Respect des limites par les opérateurs
Analyse des P/L (volatilité, rentabilité, ROE (Return on Equity)
Calcul de VAR (Value at Risk)
Note :
ROE : (Résultat net / capitaux propres), Ce ratio financier mesure la capacité d’un entreprise à générer des
profits à partir de ses seuls capitaux propres.
VAR : Indicateur Max de Risque.
L’activité du Back-office :
o Comptabilisation (Parfois fait par middle)
o Instructions de R/L
o Annonces de trésorerie
o Confirmations
o R/L + paiements
4 Types de risque
• Risque de Contrepartie :
o Risque de crédit
o Risque Emetteur (titre de dette)
o Risque de Livraison
o Risque de Signature
o Risque Engagements
o Risque Pays
• Marché :
o Taux (« fixed income »),
o Actions (« equity »),
o Change (FX),
o Matières premières
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o Liquidité
o Volatilité
• Opérationnel
Humain
Informatique
Environnemental
Juridique
Compliance/Déontologie
Image
Systémique (dominos, papillon …)
5 Gestion du collatéral
On appelle « collatéral » (en anglais « collateral ») l'ensemble des actifs, titres ou liquidités, remis en garantie
par la contrepartie débitrice à la contrepartie créditrice afin de couvrir le risque de crédit résultant des
transactions financières négociées entre deux parties. En cas de défaillance du débiteur, le créditeur a le droit
de conserver les actifs remis en collatéral afin de se dédommager de la perte financière subie.
Le transfert de collatéral est une pratique courante sur les marchés OTC (Over The Counter). Les opérations
collatéralisées les plus connues sont d'abord les repos ou pensions livrées, qui sont des prêts de cash garantis
par du collatéral titres.
Dans les marchés organisés, la chambre de compensation assume le risque de contrepartie. Pour se couvrir
contre ce risque, elle va demander des dépôts de garantie, donc du collatéral, dont la valeur va être calculée
en fonction des positions ouvertes par le participant. La réévaluation quotidienne de ces positions en fonction
des prix du marché donne lieu à des appels de marge.
Note :
REPO (“Sale and Repurchase Agreement “) - Il désigne une transaction dans laquelle deux parties s'entendent
simultanément sur deux transactions : une vente de titres au comptant suivie d'un rachat à terme à une date
et un prix convenus d'avance. Cette transaction est qualifiée de pension livrée (prise ou mise en pension) en
Français.
Cette opération représente une prise de pension des titres par le prêteur de cash et une mise en pension des
titres par le prêteur de titres.
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