NON
#Episode_28
Je venais donc ainsi de terminer de faire l’amour à un esprit ou un cadavre. En fait, je n’en sais rien, mais
ce qui est sur, je venais de remplir une énième condition démoniaque afin d’assouvir les besoins de la
loge.
Je ressortais de cette chambre et des voitures m’attendaient dans la cour… Mais ce n’était pas tout. Une
assise avait été faite à l’instant et on décidait de me décorer.
De me faire gravir en échelions.
Je pouvais voir dans les yeux de ceux là que je laissais au bas de l’échelle, de l’envie et de l’admiration…
Quel sentiment de pouvoir et de domination. Tout ce que je venais de vivre avait disparu dans ma tête
et j’étais prêt pour devenir l’homme nouveau qui m’attendait.
- Bravo. Jeune homme ! J’ai toujours cru en toi. Cette capacité de te voir évoluer.
- Merci grand maître.
- Desormais tu es élevé au rang de second grade de la cour suprême. Tu assisteras désormais à certaines
réunions particulières mais tu n’auras pas encore le droit de réclamer des sacrifices. Tu pourras manger
avec certains aînés mais tu seras le dernier servi. Quel privilège !
C’est vrai que j’avais entendu que certains se réunissaient et créaient une réunion des sages. Et que ce
n’est pas tout le monde qui avait le droit d’y assister.
J’étais curieux de savoir ce qui se disait là-bas, surtout que la nouvelle force qui venait de me pénétrer
m’égayait.
Après la fin de l’initiation et la décoration, il fallait que je rentre… Mon chauffeur m’attendait et je
n’oublierai pas de vous dire que ces gens m’avaient changé de vêtements pour me vêtir d’un gant tout
rouge et je devais seulement l’enlever dans ma chambre.
- Et en entrant dans ta maison, tu ne devras que parler lorsque tu l’auras enlevé.
Je venais en même temps de me rappeler que j’avais déjà fait trois jours loin des miens et pire, pendant
mon mariage.
Je regardais mon alliance qui brillait encore autour de mon doigt et la seule chose à quoi je pensais était
de savoir si intérieurement c’est de cette vie que j’avais rêvé ? Est ce que j’avais prévu faire ce genre de
mariage ? Oui je l’aimais mais il n’était pas questions de conditions encore moins de loges.
- Boss, tu ne devrais pas y penser.
Me lança mon chauffeur.
- Si tu t’y attardes, tu ne profiteras pas de cette vie que tu as déjà perdue.
- Qu’entends tu pars là ?
- Ta vie ne t’appartiens plus ! Alors profite du peu qui reste. Ta femme, ta famille , aime les, protège les
et si tu as la possibilité de te sacrifier pour eux , fais le.
Je ne comprenais pourquoi il me le disait… Déjà que lui et moi c’était l’une des rares fois qu’on discutait
ensemble aussi sérieusement.
Alors que je le regardais, nous sommes arrivés à la maison. Et à l’entente des bruits de la voiture qui
garait, ma mère et ma femme sont sorties.
Je vous assure qu’elles n’étaient pas rassurées que j’étais à l’intérieur mais sur leurs visages, se lisait
une inquiétude très triste.
Dorcas semblait avoir pleurer durant des jours , ma mère aussi.
Lorsque mon chauffeur m’a ouvert la porte, lorsque j’ai mis mon pied dehors, lorsqu’elles m’ont vu, ce
soulagement ont laissé traverser en elle une vague d’émotions…
Dorcas s’est écroulée, elle est tombée dans les pommes. Ma mère n’avait que sa main sur la bouche et
me regardait comme un fantôme. Lionel, je ne sais pas où il était, mais je ne l’avais pas vu.
Je ne devais parler à personne avant d’avoir enlevé mes vêtements… J’ai avancé vers elles, puisqu’elles
se tenaient à l’entrée et je les ai traversées.
Ma femme était dans le coma et ma mère était incapable de prendre soin d’elle. Elle était comme
envoûtée, elle me dévisageait de haut en bas et je sais, la connaissant, elle se posait tellement de
questions.
J’ai bel et bien eu envie de secourir ma femme , d’expliquer à ma mère mais je ne pouvais rien faire à
l’instant. J’ai rejoins ma chambre et j’ai tout de suite rapidement retiré ce vêtement sur moi et je suis
descendu retrouver ma famille.
- Maman ! Dorcas.
J’avais trouvé que maman l’avait réveillée.
Elles m’ont regardé mais n’ont rien dit, jusqu’à ce que je veuille toucher ma mère qui me dit.
- NE ME TOUCHE PAS !! NE POSE MÊME PAS TA MAIN SUR MOI !!
- Maman qu’est ce qui ne va pas ?
- Qu’est-ce qui ne va pas ? C’est à moi que tu poses la question ?
- Mais c’est toi qui refuses que je te touche.
- Oui. Parce que je ne sais pas d’où tu sors. Tu disparais le jour de ton mariage et tu réapparais comme si
de rien n’était. Tu portes un vêtement rouge et tu ne parles a personne. Je suis très observatrice et je te
demande encore doucement, qui es tu Roland ?
- Tu ne m’as pas laissé le temps de m’expliquer et maintenant même si je devais le faire, tu ne me
croiras pas, puisque apparemment tu te fais déjà des idées. Maman je suis ton fils.
- Tu es mon fils mais qu’est ce que tu fais ? Pourquoi cette vie ?
- Maman. Je ne sais pas de quoi tu parles. Sinon je travaille comme tout jeune afin de gagner ma vie. Tu
n’as qu’à croire si tu veux
Je voulais m’approcher de Dorcas qui jusqu’ici n’avait dit aucun mot mais ma mère m’en a empêché.
- Dorcas, je suis ton mari et on ne me manque pas de respect chez moi. Je t’appelle de venir près de moi.
- Roland , tu ne la menaces pas devant moi.
Me lança ma mère… Des paroles qui ’éveillèrent en moi ma nouvelle nature…
- Maman, je suis très calme depuis que tu agis comme tu le fais. Si tu as une vie de luxe aujourd’hui,
c’est grâce à moi, tu étais misérable sous le soleil chaque à vendre deux doigts de bananes pour manger
du riz le soir. Je me suis sacrifié pour t’offrir une vie de luxe, pour te donner tout ce dont tu mérites. Si
aujourd’hui tu es respectée par tes amies, c’est grâce à moi, si aujourd’hui tu dors dans une maison, sur
un grand lit , sur un grand matelas et non des maigres tissus de pagnes, c’est grâce à moi. Je ne saurai
compter ce que j’ai fait pour toi… Ne me fais pas regretter mes gestes car à tout moment, je peux tout te
retirer et te renvoyer dans les immondices d’où tu sors.
Oui, j’avais été très dur et je te demande toujours et encore pardon maman. Pardon pour tout.
À la fin de mes paroles, des larmes sortaient de ses yeux, elle lâcha Dorcas et me dit.
- Tout ce que tu dis est vrai. Mais je vais te rappeler que ce sont ces bananes qui t’ont envoyé à l’école
afin que tu obtiennes tout tes diplômes. Tu as dormi sur ces tissus en pagnes et tu es devenu un homme
sous les yeux… Du riz ? Tu en as mangé et ça t’a renforcé… Je ne balaierai jamais ma vie d’avant au
détriment d’une richesse sale. Je préfère mille fois manger du riz dans la paix du cœur que de manger du
saumon dans la tourmente… Tu es mon fils et je te connais assez, j’espère qu’il ne sera pas trop tard, le
moment venu, j’espère que tu sauras te ressaisir et j’espère que je serai encore là pour revoir mon fils
que j’ai toujours connu. Je vais te laisser avec ta femme, j’attends Lionel et on s’en ira d’ici…
A SUIVRE....
#Les_Histoires_De_AJMM🇨🇲🇦🇼🇦🇿🇧🇫🇧🇮🇧🇯🇧🇴🇨🇩🇨🇫🇨🇬🇨🇮🇪🇷🇪🇹🇬🇩🇬🇫🇬🇳🇬🇦🇬🇭🇬🇼🇬🇾🇰🇲🇲🇱🇲🇲🇲🇺🇷🇴🇸🇳🇸🇹🇹🇬🇿🇲🇮🇳