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Contrat Didactique : Rôles et Effets

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Contrat didactique

1. Contrat didactique
Ce concept, élaboré par Guy Brousseau [1987 ; 1992 ; 2003], désigne un contrat
social implicite passé entre l’enseignant et les élèves, et qui a pour fonction de
légitimer les statuts, les rôles, les attentes et les obligations de chacun des
partenaires l’un envers l’autre, pour autant qu’elles concernent l’acquisition d’un
contenu d’une discipline. C’est la somme des règles qui relèvent strictement du
savoir dans une situation : l’ensemble des comportements de l’enseignant
attendus par l’élève et l’ensemble des comportements de l’élève attendus par
l’enseignant. En résumé le contrat didactique est la partie de la relation entre
l’enseignant et les élèves qui concerne le savoir.
Le contrat didactique est largement implicite et évolue au fil de la progression
des connaissances. Ces règles ne se présentent pas sous une forme unique et
figée dans le temps, mais sont, au contraire, le fruit d'une négociation toujours
renouvelée.
2. Exemples de règles
 Règles implicites :
a. Un problème de mathématiques se résout en faisant des opérations.
Pour répondre, il suffit de trouver l’opération et faire le calcul sans se
tromper
b. Pour résoudre un problème, il faut trouver les données dans
l’énoncé. Toutes les données nécessaires y figurent et il n’y en a pas de
superflues
c. Si l’enseignant me demande de résoudre un problème, c’est que
j’en suis capable.
d. Que veut dire « résoudre » ? « démontrer » ? « vérifier » ?

 Règles explicites
 L’enseignant dit « faites les calculs, finissez les opérations »,
« apprenez par cœur les définitions »
Remarque
L’effet le plus néfaste du contrat didactique est que l’élève ne cherche
pas à apprendre mais cherche à faire plaisir à l’enseignant pour avoir
une bonne note.
3. Contrat didactique et contrat pédagogique
Le contrat pédagogique concerne l’organisation de la classe et les
habitudes de travail mais le contrat didactique concerne la construction et
la transmission des savoirs.
Le contrat pédagogique est constitué de l’ensemble des règles à respecter
dans une classe. La nature de ce contrat n’est pas liée à une discipline
enseignée.
4. Effets du contrat didactique
Le but principal du contrat didactique est d’amener les élèves à maitriser un
savoir. Ce contrat se manifeste le mieux dans les moments de rupture. Il
devient particulièrement visible et perceptible dans les situations de
rupture. D’une manière générale, le contrat n’apparaît clairement que
lorsque les attentes ne sont pas tenues. La nécessité pour les deux partis que
soit redéfini un nouveau contrat, s’impose alors, pour recréer les conditions
nouvelles permettant à chacun de retourner dans le jeu didactique.
Comme l’enseignant veut que ses élèves réussissent, il a parfois des attitudes
qui sont des ruptures du contrat didactique. Ces ruptures se manifestent, par
ce qu’on appelle, des effets du contrat didactique. Ces derniers sont des
moyens de sauvetage dont disposent les enseignants.

a. Effet Topaze
Parfois, l’enseignant « souffle » les réponses pour dissimuler le fait que
l’élève a des difficultés. L’élève a une difficulté et l’enseignant la surmonte
à sa place. Cette situation produit un effet, appelé « effet Topaze » par Guy
Brousseau, où les élèves sont conduits à « réussir » sans pour autant
apprendre.
b. Effet Jourdain : quand des réponses ou des comportements des
élèves sont interprétés comme la manifestation d’un savoir savant.
Exemple :
Élève : « 2x1=2 ; 1x2=2 »
Professeur : « C’est bien, tu sais que 1 est neutre pour la multiplication et
la multiplication est commutative. »
L’élève obtient la bonne réponse par une banale reconnaissance et le
professeur atteste la valeur de cette activité par un discours mathématique
et épistémologique savant.
c. Effet Papy (glissement métacognitif) : quand l’enseignant prend
une technique ou une représentation comme objet d’étude et néglige le
vrai savoir à développer.
d. Effet Pygmalion : l’enseignant limite ses attentes à l’image qu’il
s’est fait des capacités de l’élève et l’élève limite son travail à l’image
que l’enseignant lui renvoie de lui même
e. Effet « attente incomprise » ou Arsac : quand l’enseignant croit
qu’une réponse attendue des élèves va de soi (manger deux poissons
et réponse : reste deux têtes alors que la réponse attendue est zéro)
f. L’usage abusif de l’analogie c’est quand l’enseignant utilise de
manière abusive une analogie pour faire apprendre à un élève un
savoir et ceci peut avoir comme conséquence que l’élève s’attache à
l’analogie et n’apprend pas le savoir.

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