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Changement de phase et ébullition expliqués

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Zàhira Zahira
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CHANGEMENT DE PHASE

• Le changement de phase désigne le passage


d’un état de la matière à un autre (solide,
liquide, gazeux).
• Le changement de phase influence sensiblement
l’intensité des échanges de chaleur, à cause de la
nouvelle phase ainsi formée à la surface
d’échange. Par conséquent, les approches
analytiques ne sont plus pratiques pour la
résolution d’un tel problème.
• Les processus de changement de phase se
manifestent dans plusieurs applications :
centrales thermiques de puissance,
réfrigérateurs, systèmes de stockage de l’énergie
thermique latente, etc. L’étude de ces systèmes
ainsi que leur optimisation nécessitent une
compréhension approfondie de ces processus de
changement de phase.
ÉBULLITION
• L’ébullition est le phénomène d’évaporation qui se
produit à une interface solide/liquide.
• Le phénomène se manifeste quand la température
de la surface TS dépasse la température de
saturation Tsat correspondant à la pression dans
le liquide.
• La puissance transmise de la paroi au liquide peut
être estimée à l’aide de la ‘loi de Newton’:

qS''= h(TS−Tsat)=h∆Te (1)


TYPES D’ÉBULLITION
• Le phénomène d’ébullition est caractérisé par
la formation de bulles de vapeur qui croient et
qui éventuellement se détachent de la surface.
• Ébullition en piscine: le liquide est stagnant et son
mouvement à proximité de la surface de chauffe
est engendré par la convection naturelle et le
mélange des bulles qui croient et se détachent de
la surface.
• Ébullition en convection forcée: le mouvement du
fluide est engendré par une source externe
(pompe par exemple).
TYPES D’ÉBULLITION

• On peut aussi classer l’ébullition selon qu’elle


soit sous refroidie ou saturée.
• Ébullition sous refroidie: la température du liquide
est inférieure à la température de saturation et les
bulles formées à la surface de chauffe peuvent se
condenser dans le liquide.
• Ébullition saturée: la température du liquide est
légèrement supérieure à la température de
saturation. Les bulles formées à la surface sont
détachées par les forces d’Archimède et
peuvent même s’échapper à la surface libre.
ÉBULLITION EN PISCINE:
EXPÉRIENCE DE NUKIYAMA
• La puissance dissipée (courant électrique
I x différence de potentiel E) est contrôlée. La
température Ts du fil est la variable dépendante.
(vapeur)

fil,qs'',∆Te= Ts−Tsat
I, E
(eau)
T
sat
EXPÉRIENCE DENUKIYAMA:
RÉSULTAT
qs''(W / m2)
courbe du flux pour chauffage électrique
avec fils de nichrome et platine
burnout fil de
''
qmax nichrome

qmin'' courbe de refroidissement


avec fil de platine

5 10 30 100 1000∆Te(0C)
ÉBULLITION EN PISCINE
• L’excès de température à la surface est contrôlé. Le flux de chaleur à
la surfaceqs’’est la variable dépendante.
qs’’(W / m2)

flux de chaleur critique q’’MAX


C
106
B

A
103 D point Leidenfrostq’’MIN

5 10 30 100 1000 ∆Te(0C)


COURBE D’ÉBULLITION: RÉGIMES
• Ébullition en convection libre:∆Te≤ ∆Te,A≈50C
Dans ce régime, il n’y a pas assez de vapeur en contact avec le
liquide pour engendrer l’ébullition à la température de
saturation. En dessous du point A, le mouvement du liquide est
dicté par la convection naturelle.
• Ébullition nucléée:∆Te,A≤ ∆Te≤ ∆Te,C≈300C
Dans ce régime, on distingue deux régions. Dans la région A-B,
des bulles isolées croient aux sites de nucléation à la surface et
s’en détachent. Cela favorise le mélange du liquide à la surface
et accroît le transfert de chaleur. Dans la région B-C, les bulles
se fusionnent, forment des colonnes et le transfert augmente
jusqu’à atteindre le flux de chaleur critique. En ce point, un
coussin de vapeur s’oppose au mouillage de la surface par le
liquide. (À pression atmosphérique, q’’~1MW/m2).
COURBE
D’ÉBULLITION: RÉGIMES
• Ébullition en transition:∆Te,C≤ ∆Te≤
∆Te,D≈1200C
Dans ce régime, un film de vapeur
instable isole la surface du liquide.
Parce que la chaleur conduite dans la
vapeur est beaucoup moins que la
chaleur évacuée par convection dans le
liquide, le flux diminue au fur et à
mesure que ∆Te croit.
• Ébullition par film:∆Te≥ ∆Te,D
Au point D, le point de Leidenfrost, le
flux de chaleur est minimal. La surface
est complètement couverte d’une
couche de vapeur isolante. Le transfert
à la surface se fait par conduction et
par rayonnement à travers la vapeur.

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