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Principes du Droit des Contrats Commerciaux

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Chapitre 1 :

Principes directeurs régissant le droit des contrats commerciaux

Section 1 : Définition du contrat commercial.

Contrat commercial : variété d’actes juridiques régissant les rapports entre vendeur et
acheteur dans le cadre d’une activité de commerce. Afin qu’un contrat puisse être qualifié de
commercial, il doit être conclu par un commerçant ou son objet doit être commercial. En
effet, l’acte commercial suit un régime juridique spécifique qui se situe entre le droit civil et
le droit commercial.

Il existe différents types de contrats commerciaux :


- Le contrat de vente ;
- Le contrat de franchise ;
- Le mandat commercial ;
- Le contrat de bail commercial ;
- Le contrat commercial mix.

Tous les contrats conclus entre un vendeur et un acheteur ressemblent aux contrats
commerciaux dans la mesure où ils encadrent les relations entre les signataires, cependant,
tous les contrats n’entrent pas dans le régime juridique du contrat commercial.

Le contrat innomé n’est pas un contrat commercial. Lorsqu’il n’est pas commercial, on dit
que le contrat est innomé, dans ce cas, les termes de la relation sont différents et
généralement plus libres.

Il existe plusieurs types de contrats innomés : exemple le contrat de prestation de service, le


contrat de partenariats commercial.

Le contrat commercial est soumis au droit des contrats. En vertu de l’article 1128 du Code
Civil « Sont nécessaire à la validité du contrat :

1. Le consentement des partis : En matière contractuelle, le terme consentement revêt


une double acception. Il désigne d’abord la manifestation de volonté de chacune des
parties mais également l’accord des volontés des partis. Le consentement des partis
figure au nombre des conditions exigées par l’art 1128 du Code Civil issu de
l’ordonnance portant réforme du droit des contrats en vigueur le 10 février 2016. Il se
manifeste au moment de la conclusion des contrats parfois précédée de négociation
désormais encadrée aux art 1112 du Code Civil pour être valable le consentement
doit être exempte de vices, libre et éclairé, ainsi il existe des cas où le consentement
peut être vicié par ce que l’on appelle les vices du consentement. Lorsque le contrat
est vicié, il n’est plus valable.
On distingue 3 vices : erreur, dol, violence qui constituent des vices du consentement
si sans eux, l’une des parties n’aurait pas conclu le contrat ou l’aurait conclu à des

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conditions substantiellement différentes en vertu de l’art 1130 du Code Civil. Il en
ressort que les vices doivent avoir étés déterminant de l’engagement d’une des
parties. S’il n’y avait pas eu d’erreur, de dol ou de violence, alors la partie en question
n’aurait pas contracté ou n’aurait pas contracté dans les mêmes conditions. C’est en
cela que l’on que le consentement est vicié. Comme en dispose l’art 1131 du CC, les
vices sont une cause de nullité relative du contrat. Le délais de l’action en nullité se
prescrit par 5 ans et ne cours en cas d’erreur ou de dol que du jour où ils ont étés
découverts et en cas de violence le jour où elle a cessé.

Erreur :

Le premier vice du consentement est l’erreur, il s’agit d’une fausse représentation


de la réalité. Il y a erreur lorsqu’il existe un décalage entre ce que le contractant
souhaitait et ce que le contrat est réellement. L’erreur sauf si elle est inexcusable est
une cause de nullité du contrat si elle porte sur les qualités essentielles de la
prestation ou sur celle du cocontractant en vertu de l’art 1132 du CC. En effet, l’erreur
inexcusable, c’est-à-dire celle qui aurait raisonnablement pu être évitée ne permet
pas d’entraîner la nullité du contrat. En outre, si l’on met de côté les qualités du
cocontractant, l’erreur doit porter sur les qualités essentielle de la prestation. Il faut
ainsi que qu’elle touche le cœur du contrat. Comme le précise l’art 1133 du CC, les
qualités essentielle de la prestation sont celles qui ont été convenues entre les partis
et en considération desquels les partis ont conclu le contrat. Il convient également
que l’erreur sur les qualités du cocontractant n’est une cause de nullité que dans les
contrats conclu intuitu personae c’est-à-dire ceux conclu en considération de la
personne. (Ex : contrat de travail). Dans un contrat ou la personne du cocontractant
importe peu, il est logique que l’erreur sur la personne ne soit pas un cause de nullité.
Par ailleurs, l’erreur est une cause de nullité lorsqu’elle porte sur la prestation de l’une
ou de l’autre. Dans un contrat de vente, ce n’est pas seulement l’erreur de l’acheteur
qui peut entraîner la nullité du contrat. L’erreur du vendeur, si elle porte sur les
qualités essentielle de la chose vendue, peut également être une cause de nullité du
contrat. L’erreur n’aura pas vocation à jouer dans le cadre d’un contrat dont la nature
est aléatoire : si une partie a accepté l’aléa sur une qualité essentielle de la
prestation, il est logique que cette partie ne puisse pas obtenir la nullité du contrat
pour erreur si l’aléa disparaît après la conclusion du contrat.

Exemple : la vente d’un tableau dont l’authenticité n’était pas établie. Dans un tel
cas, le vendeur avait accepté l’aléa portant sur l’éventuelle authenticité du tableau. Il
ne peut donc pas demander la nullité du contrat pour erreur.
L’erreur doit donc être déterminante. En effet, il ne s’agira d’une cause de nullité
du contrat qu’à la condition qu’elle détermine le consentement de celui qui l’a
commise. Le contractant qui s’est trompé n’aura donc pas conclu le contrat sans
l’erreur ou bien l’aurait conclu à des conditions différentes. Le contractant qui s’est
trompé devra établir ce caractère déterminant. L’erreur doit également être
excusable pour être prise en compte : il ne faut pas que le contractant ait commis une
négligence par exemple. S’il avait la possibilité d’obtenir les informations lui ayant
permit de se tromper mais qu’il n’y a pas eu recours on dit alors que l’erreur est
inexcusable, elle ne sera donc pas retenue.

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Attention : l’erreur pourra être excusable même dans le cas où elle serait
commise par un professionnel. À l’inverse, l’erreur d’un non-professionnel
(particulier) peut être considéré comme inexcusable, en cas de négligence par
exemple.

Le dol :

En principe, le dol suppose la réunion de deux éléments constitutif : un élément matériel et


un élément intentionnel

1. L’élément matériel.

L’élément matériel est constitué par le fait d’obtenir le consentement de son co-
contractant par manœuvre ou mensonge. En effet, l’article 1370 du Code Civil prévoit que le
dol est le fait d’obtenir le consentement de l’autre par manœuvre ou mensonge. Il convient
de préciser que la dissimulation intentionnelle est assimilée au dol. C’est ce que l’on appelle
la réticence dolosive.

2. L’élément intentionnel :

Il s’agit de la volonté de tromper le co-contractant. Il faut alors démontrer que le


contractant à siamang dissimulé une information (en connaissance de cause) dont il
connaissait le caractère déterminant pour l’autre y compris la valeur du bien.
En principe, pour emporter nullité de la convention, le dol doit présenter différent
caractère :
- Doit être déterminant du consentement : condition posée par l’article 1130 du Code
Civil qui prévoit un régime commun des vices du consentement sur ce point.
- Doit avoir été donné sous l’empire d’une méprise (se tromper/ y avoir une erreur)
- Doit émaner du co-contractant.

S’agissant des sanctions du dol, il convient de préciser que le dol doit être prouvé dans
la mesure où il s’agit d’un fait juridique. Il peut l’être par tous moyens. L’article 1131 du Code
Civil précise que le dol est sanctionné par la nullité relative du contrat et peut être source de
dommages et intérêts.

La violence :

La violence est définie à l’article 1140 du Code Civil qui dispose : « Il y a violence
lorsqu’une partie s’engage sous la pression d’une contrainte qui lui inspire la crainte
d’exposer sa personne, sa fortune ou celle de ses proches à un mal considérable » La violence
est un vice du consentement que l’on rencontre moins souvent que les deux autres,
néanmoins, elle est beaucoup plus grave. Elle peut être physique, morale ou psychologique
mais également économique. En effet, l’article 1143 du Code Civil énonce en ce sens que : «
Il y a également violence lorsqu’une partie abusant de l’état de dépendance dans lequel se
trouve son co-contractant à son égard obtient de lui un engagement qu’il n’aurait pas
souscrit en l’absence d’une telle contrainte et en tire un avantage manifestement excessif ».

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Exemple : Entreprise A à l’habitude de faire appel à une entreprise B de prestation de
service. L’entreprise B décide du jour au lendemain de ne plus apporter les services qu’elle
apportait à l’entreprise A. Celle-ci ne pouvant donc plus tourner et cherche donc un autre
prestataire de service. Si l’ent B l’a prévenu tardivement et qu’elle est obligée de faire appel à
l’ent B qui profite de l’état de dépendance en doublant le prix : elle abuse de l’état de
dépendance de l’entreprise A.
Pour retenir ce vice du consentement, il faudra caractériser un état de dépendance
ainsi qu’un abus du contractant. Par exemple, le fait d’obtenir un engagement alors que cela
n’aura pas été le cas sans violence

2. Leur capacité à contracter,


3. Un contenu licite et certain. ».

Le particulier avait à sa dispo le moyen d’éviter l’erreur

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