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These134 22

Ce document présente une thèse de doctorat en médecine portant sur le diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l'enfant. Le document contient le résumé de la thèse, la composition du jury, la déclaration d'Hippocrate et la liste des professeurs de la faculté de médecine.

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Année 2022 Thèse N° 134

Diagnostic étiologique des méningites


bactériennes aigues chez l’enfant
THÈSE
PRÉSENTÉE ET SOUTENUE PUBLIQUEMENT LE 28/04/2022
PAR
Mlle. Khadija MAJIDI
Née Le 23 Mai 1996 à Marrakech
Médecin interne du CHU Mohamed VI de Marrakech

POUR L’OBTENTION DU DOCTORAT EN MÉDECINE

MOTS-CLÉS
Méningite bactérienne – Vaccination - Épidémie

JURY
Mme.
P P N. SORAA PRESIDENT
Professeur de Microbiologie - Virologie
M. S. ZOUHAIR RAPPORTEUR
Professeur de Microbiologie-Virologie
Mme.
P P G. DRAISS
Professeur de Pédiatrie
JUGES
M. N. RADA
Professeur de Pédiatrie
Au moment d’être admis à devenir membre de la profession médicale,
Je m’engage solennellement à consacrer ma vie au service de l’humanité.
Je traiterai mes maîtres avec le respect et la reconnaissance qui leur sont dus.
Je pratiquerai ma profession avec conscience et dignité. La santé de mes malades
sera mon premier but.
Je ne trahirai pas les secrets qui me seront confiés.
Je maintiendrai par tous les moyens en mon pouvoir l’honneur et les nobles
traditions de la profession médicale.
Les médecins seront mes frères.
Aucune considération de religion, de nationalité, de race, aucune considération
politique et sociale, ne s’interposera entre mon devoir et mon patient.
Je maintiendrai strictement le respect de la vie humaine dés sa conception.
Même sous la menace, je n’userai pas mes connaissances médicales
d’une façon contraire aux lois de l’humanité.
Je m’y engage librement et sur mon honneur.

Déclaration Genève, 1948


LISTE DES PROFESSEURS
UNIVERSITE CADI AYYAD
FACULTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
MARRAKECH
Doyens Honoraires : Pr. Badie Azzaman MEHADJI
: Pr. Abdelhaq ALAOUI YAZIDI
ADMINISTRARATION
Doyen : Pr Mohammed BOUSKRAOUI
Vice doyen à la Recherche et la coopération : Pr. Mohamed AMINE
Vice doyen aux affaires pédagogiques : Pr. Redouane EL FEZZAZI
Vice doyen chargé de la Pharmacie : Pr. Said ZOUHAIR
Secrétaire Général : Mr. Azzeddine EL HOUDAIGUI

Professeurs de l’enseignement supérieur


Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité
ABKARI Imad Traumato-orthopédie ELOMRANI Abdelhamid Radiothérapie
ABOUCHADI Stomatologie et chirurgie
ESSAADOUNI Lamiaa Médecine interne
Abdeljalil maxillo-faciale
ABOU EL HASSAN
Anesthésie-réanimation FADILI Wafaa Néphrologie
Taoufik
ABOULFALAH
Gynécologie-obstétrique FAKHIR Bouchra Gynécologie- obstétrique
Abderrahim
Histologie-embryologie
ABOUSSAIR Nisrine Génétique FAKHRI Anass
cytogénétique
ADALI Imane Psychiatrie FOURAIJI Karima Chirurgie pédiatrique
ADMOU Brahim Immunologie GHANNANE Houssine Neurochirurgie
AGHOUTANE
Chirurgie pédiatrique GHOUNDALE Omar Urologie
El Mouhtadi
AISSAOUI Younes Anesthésie-réanimation HACHIMI Abdelhamid Réanimation médicale
AIT AMEUR Mustapha Hématologie HAJJI Ibtissam Ophtalmologie
AIT BENALI Said Neurochirurgie HAROU Karam Gynécologie- obstétrique
AIT BENKADDOUR
Gynécologie-obstétrique HOCAR Ouafa Dermatologie
Yassir
AIT SAB Imane Pédiatrie JALAL Hicham Radiologie
ALJ Soumaya Radiologie KAMILI El Ouafi El Aouni Chirurgie pédiatrique
AMAL Said Dermatologie KHALLOUKI Mohammed Anesthésie- réanimation
AMINE Mohamed Epidémiologie clinique KHATOURI Ali Cardiologie
AMMAR Haddou Oto-rhino-laryngologie KHOUCHANI Mouna Radiothérapie
AMRO Lamyae Pneumo-phtisiologie KISSANI Najib Neurologie
ANIBA Khalid Neurochirurgie KRATI Khadija Gastro-entérologie
ARSALANE Lamiae Microbiologie-virologie KRIET Mohamed Ophtalmologie
ASMOUKI Hamid Gynécologie-obstétrique LAGHMARI Mehdi Neurochirurgie
LAKMICHI Mohamed
ATMANE El Mehdi Radiologie Urologie
Amine
Endocrinologie et LAKOUICHMI Stomatologie et
BAIZRI Hicham
maladies métaboliques Mohammed chirurgie maxillo-faciale
BASRAOUI Dounia Radiologie LAOUAD Inass Néphrologie
BASSIR Ahlam Gynécologie-obstétrique LOUHAB Nissrine Neurologie
BELBARAKA Rhizlane Oncologie médicale LOUZI Abdelouahed Chirurgie générale
BELKHOU Ahlam Rhumatologie MADHAR Si Mohamed Traumato-orthopédie
BENALI Abdeslam Psychiatrie MANOUDI Fatiha Psychiatrie
BENCHAMKHA Chirurgie réparatrice et Stomatologie et chirurgie
MANSOURI Nadia
Yassine plastique maxillo-faciale
MAOULAININE Fadl
BEN DRISS Laila Cardiologie Pédiatrie
mrabih rabou
BENELKHAIAT
Chirurgie générale MATRANE Aboubakr Médecine nucléaire
BENOMAR Ridouan
BENHIMA Mohamed
Traumato-orthopédie MOUAFFAK Youssef Anesthésie- réanimation
Amine
BENJELLOUN MOUDOUNI Said
Pneumo-phtisiologie Urologie
HARZIMI Amine Mohammed
BENJILALI Laila Médecine interne MOUFID Kamal Urologie
BENZAROUEL Dounia Cardiologie MOUTAJ Redouane Parasitologie
BOUCHENTOUF MOUTAOUAKIL
Pneumo-phtisiologie Ophtalmologie
Rachid Abdeljalil
BOUKHANNI Lahcen Gynécologie-obstétrique MSOUGAR Yassine Chirurgie thoracique
BOUKHIRA
Biochimie-chimie NAJEB Youssef Traumato-orthopédie
Abderrahman
Chirurgie Cardio-
BOUMZEBRA Drissi NARJIS Youssef Chirurgie générale
vasculaire
BOURRAHOUAT Aicha Pédiatrie NEJMI Hicham Anesthésie- réanimation
BOURROUS Monir Pédiatrie NIAMANE Radouane Rhumatologie
BOUSKRAOUI
Pédiatrie OUALI IDRISSI Mariem Radiologie
Mohammed
BSISS Mohammed
Biophysique OUBAHA Sofia Physiologie
Aziz
CHAFIK Rachid Traumato-orthopédie OULAD SAIAD Mohamed Chirurgie pédiatrique
CHAKOUR
Hématologie QACIF Hassan Médecine interne
Mohammed
CHELLAK Laila Biochimie-chimie QAMOUSS Youssef Anesthésie- réanimation
CHERIF IDRISSI EL
Radiologie RABBANI Khalid Chirurgie générale
GANOUNI Najat
CHOULLI Mohamed
Neuro pharmacologie RADA Noureddine Pédiatrie
Khaled
DAHAMI Zakaria Urologie RAIS Hanane Anatomie pathologique
DAROUASSI Youssef Oto-rhino-laryngologie RAJI Abdelaziz Oto-rhino- laryngologie
DRAISS Ghizlane Pédiatrie ROCHDI Youssef Oto-rhino- laryngologie
EL ADIB Ahmed SAMKAOUI Mohamed
Anesthésie-réanimation Anesthésie- réanimation
Rhassane Abdenasser
ELAMRANI Moulay
Anatomie SAMLANI Zouhour Gastro-entérologie
Driss
Endocrinologie et
EL ANSARI Nawal SARF Ismail Urologie
maladies métaboliques
EL BARNI Rachid Chirurgie générale SORAA Nabila Microbiologie- virologie
EL BOUCHTI Imane Rhumatologie SOUMMANI Abderraouf Gynécologie- obstétrique
Stomatologie et chirurgie
EL BOUIHI Mohamed TASSI Noura Maladies infectieuses
maxillo-faciale
EL FEZZAZI Redouane Chirurgie pédiatrique TAZI Mohamed Illias Hématologie clinique
ELFIKRI Abdelghani Radiologie YOUNOUS Said Anesthésie- réanimation
EL HAOURY Hanane Traumato-orthopédie ZAHLANE Kawtar Microbiologie- virologie
EL HATTAOUI
Cardiologie ZAHLANE Mouna Médecine interne
Mustapha
EL HOUDZI Jamila Pédiatrie ZAOUI Sanaa Pharmacologie
EL IDRISSI SLITINE
Pédiatrie ZEMRAOUI Nadir Néphrologie
Nadia
EL KARIMI Saloua Cardiologie ZIADI Amra Anesthésie- réanimation
EL KHADER Ahmed Chirurgie générale ZOUHAIR Said Microbiologie
EL KHAYARI Mina Réanimation médicale ZYANI Mohammad Médecine interne
EL MGHARI TABIB Endocrinologie et
Ghizlane maladies métaboliques

Professeurs Agrégés
Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité
Chirurgie Cardio- HAZMIRI Fatima Histologie-embryologie-
ABDOU Abdessamad
vasculaire Ezzahra cytogénétique
Stomatologie et
ABIR Badreddine JANAH Hicham Pneumo-phtisiologie
chirurgie maxillo-faciale
Médecine communautaire
ADARMOUCH Latifa (médecine préventive, KADDOURI Said Médecine interne
santé publique et hygiène)
LAFFINTI Mahmoud
AIT BATAHAR Salma Pneumo-phtisiologie Psychiatrie
Amine
ALAOUI Hassan Anesthésie-réanimation LAHKIM Mohammed Chirurgie générale
ALJALIL Abdelfattah Oto-rhino-laryngologie MARGAD Omar Traumato-orthopédie
Médecine physique et MESSAOUDI
ARABI Hafid Ophtalmologie
réadaptation fonctionnelleRedouane
MLIHA TOUATI
ARSALANE Adil Chirurgie thoracique Oto-rhino-laryngologie
Mohammed
ASSERRAJI Mohammed Néphrologie MOUHSINE Abdelilah Radiologie
BELBACHIR Anass Anatomie pathologique NADER Youssef Traumato-orthopédie
NASSIM SABAH Chirurgie réparatrice et
BELHADJ Ayoub Anesthésie-réanimation
Taoufik plastique
BOUZERDA Abdelmajid Cardiologie RHARRASSI Issam Anatomie pathologique
CHRAA Mohamed Physiologie SALAMA Tarik Chirurgie pédiatrique
Chirurgie Cardio-
EL HAOUATI Rachid SEDDIKI Rachid Anesthésie-réanimation
vasculaire
EL KAMOUNI Youssef Microbiologie-virologie SERGHINI Issam Anesthésie-réanimation
EL MEZOUARI Chirurgie réparatrice et
Parasitologie-mycologie TOURABI Khalid
El Mostafa plastique
ESSADI Ismail Oncologie médicale ZARROUKI Youssef Anesthésie-réanimation
ZIDANE Moulay
GHAZI Mirieme Rhumatologie Chirurgie thoracique
Abdelfettah
HAMMOUNE Nabil Radiologie

Professeurs Assistants
Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité
Endocrinologie et maladies
AABBASSI Bouchra Psychiatrie EL JADI Hamza
métaboliques
ABALLA Najoua Chirurgie pédiatrique EL-QADIRY Rabiy Pédiatrie
Rééducation et
ABDELFETTAH FASSI FIHRI
réhabilitation Chirurgie générale
Youness Mohamed jawad
fonctionnelle
Chimie de coordination bio-
ABOUDOURIB Maryem Dermatologie FDIL Naima
organique
ABOULMAKARIM SihamBiochimie FENANE Hicham Chirurgie thoracique
ACHKOUN AbdessalamAnatomie GEBRATI Lhoucine Chimie physique
AHBALA Tariq Chirurgie générale HAJHOUJI Farouk Neurochirurgie
AIT ERRAMI Adil Gastro-entérologie HAJJI Fouad Urologie
AKKA Rachid Gastro-entérologie HAMRI Asma Chirurgie Générale
AMINE Abdellah Cardiologie HAZIME Raja Immunologie
Chirurgie réparatrice et
ARROB Adil IDALENE Malika Maladies infectieuses
plastique
AZAMI Mohamed
Anatomie pathologiqueKHALLIKANE Said Anesthésie-réanimation
Amine
Stomatologie et chirurgie
AZIZ Zakaria LACHHAB Zineb Pharmacognosie
maxillo-faciale
AZIZI Mounia Néphrologie LAHLIMI Fatima Ezzahra Hématologie clinique
BAALLAL Hassan Neurochirurgie LAHMINI Widad Pédiatrie
BABA Hicham Chirurgie générale LAMRANI HANCHI AsmaeMicrobiologie- virologie
Microbiologie et toxicologie
BELARBI Marouane Néphrologie LOQMAN Souad
environnementale
BELFQUIH Hatim Neurochirurgie JALLAL Hamid Cardiologie
BELGHMAIDI Sarah Ophtalmologie MAOUJOUD Omar Néphrologie
Endocrinologie et maladies
BELLASRI Salah Radiologie MEFTAH Azzelarab
métaboliques
BENAMEUR Yassir Médecine nucléaire MILOUDI Mouhcine Microbiologie-virologie
BENANTAR Lamia Neurochirurgie MOUGUI Ahmed Rhumatologie
BENCHAFAI Ilias Oto- rhino- laryngologieMOULINE Souhail Microbiologie-virologie
BENNAOUI Fatiha Pédiatrie NASSIH Houda Pédiatrie
Traumatologie- OUERIAGLI NABIH
BENYASS Youssef Psychiatrie
orthopédie Fadoua
BENZALIM Meriam Radiologie OUMERZOUK Jawad Neurologie
BOUHAMIDI Ahmed Dermatologie RAGGABI Amine Neurologie
BOUTAKIOUTE Badr Radiologie RAISSI Abderrahim Hématologie clinique
CHAHBI Zakaria Maladies infectieuses REBAHI Houssam Anesthésie-réanimation
CHEGGOUR Mouna Biochimie RHEZALI Manal Anesthésie-réanimation
CHETOUI AbdelkhalekCardiologie ROUKHSI Redouane Radiologie
SAHRAOUI Houssam
CHETTATI Mariam Néphrologie Anesthésie-réanimation
Eddine
DAMI Abdallah Médecine légale SALLAHI Hicham Traumatologie- orthopédie
DARFAOUI Mouna Radiothérapie SAYAGH Sanae Hématologie
Anesthésie
DOUIREK Fouzia SBAAI Mohammed Parasitologie-mycologie
réanimation
DOULHOUSNE Hassan Radiologie SBAI Asma Informatique
Médecine Communautaire
Oto- rhino-
EL-AKHIRI Mohammed SEBBANI Majda (Médecine préventive, santé
laryngologie
publique et hygiène)
EL AMIRI Moulay Chimie de coordination Médecine d’urgence et
SIRBOU Rachid
Ahmed bio-organique de catastrophe
Chirurgie réparatrice et
ELATIQI Oumkeltoum SLIOUI Badr Radiologie
plastique
ELBAZ Meriem Pédiatrie WARDA Karima Microbiologie
EL FADLI Mohammed Oncologie médicale YAHYAOUI Hicham Hématologie
EL FAKIRI Karima Pédiatrie YANISSE Siham Pharmacie galénique
ZBITOU
EL GAMRANI Younes Gastro-entérologie Cardiologie
Mohamed Anas
EL HAKKOUNI Awatif Parasitologie-mycologie ZIRAOUI Oualid Chimie thérapeutique
ELJAMILI Mohammed Cardiologie ZOUITA Btissam Radiologie
EL KHASSOUI Amine Chirurgie pédiatrique ZOUIZRA Zahira Chirurgie Cardio- vasculaire
ELOUARDI Youssef Anesthésie-réanimation
Liste Arrêtée Le 03/03/2022
DÉDICACES
A ma mère
Tu es une femme formidable et une maman exemplaire .Merci d’avoir été
mon amie d’enfance, d’adolescence et ma confidente d’aujourd’hui. Je te
dois ce que je suis et ce que j’ai accompli. Emblème du sacrifice et de la
patience, tu as toujours été celle qui donne le plus et qui reçois le moins,
celle qui se prive pour ne pas priver .Si un prix Nobel était consacré à
l’empathie, il te serait volontiers attribué.

A mon père
Merci de m’avoir encouragé mais surtout de m’avoir aidé à être moi-
même. « La véritable liberté s’accomplit avec la science et le savoir » ; »la
famille vient avant tout » ; »le travail est un trésor », autant de vertus
que tu m’as inculquée à travers ton éducation pertinente. Je te voue une
profonde admiration pour ta bonne foi, ton honnêteté et ta sincérité, c’est
avec un père comme toi qu’on apprend à vivre et agir par principe.

A mon grand frère Ahmed


Tu es la source de mon bonheur. Tu es le sourire qui se dessine sur mon

visage. Je me rappelle être une enfant assez grincheuse, il suffisait que tu

apparaisses pour que je retrouve ma joie. Jamais mes caprices n’ont

déclenché ta colère, jamais mes cris n’ont attisé ta violence. Tu as toujours

été bienveillant, tu es un deuxième père. Je te souhaite tout le bonheur du

monde aux côtés de ta femme Meriem.


A la famille Majidi,Jakir

Faute de temps et de charge de travail, je vous vois de moins en moins.


Toutefois mon amour reste immuable .J’espère que vous trouverez dans ce
modeste travail un témoignage de ma gratitude et de mon immense
affection.

A la famille Ait Ouakrouch

Meriem, bienvenue et bonne continuation ! Inshalah, avec ta sympathie

et ta spontanéité, tu trouveras la clé du bonheur familial.

Dr Intissar, c’est un honneur de t’avoir dans la famille, je te vouais une

secrète admiration depuis les staffs de dermatologie .Merci pour tes

conseils au cours de ce travail, je te souhaite la santé, le bonheur et la

réussite.

A ma tante Hajiba, mon oncle Mohamed, et à Ilyas, je vous dédie ce

travail et vous remercie encore une fois pour votre amour et votre

appréciation.

A la 19ème promotion des internes, à tous les AMIMIENS et


AMIMIENNES.
A mes collègues d’externat,
Au staff médical et paramédical des services de : chirurgie plastique,
réanimation médicale, dermatologie et pédiatrie A.
A mes amies pédiatres : Dr Tahiri Fatima Zahra et Dr Rafii Hasna, en
souvenir du trinôme de choc que nous étions.

A tous ceux dont l’oubli de la plume n’est pas celui du cœur.


A tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à l’élaboration de ce
travail.
REMERCIEMENTS
A notre maître et présidente de thèse,
Madame SORAA NABILA
Professeur et chef de service de microbiologie et de virologie
Au CHU Mohamed VI de Marrakech
Je suis très sensible à l’honneur que vous m’avez donné en acceptant
aimablement de présider mon jury de thèse. Je vous remercie pour
l’amabilité et L’affabilité avec lesquelles vous m’aurez reçue .Veuillez
accepter l’assurance de ma haute considération et de ma profonde
admiration.

A mon maître et rapporteur de thèse,


Professeur ZOUHAIR SAID, Professeur et chef de service de
microbiologie et de virologie à l’hôpital Militaire Avicenne
C’est avec immense plaisir que je me suis adressée à vous dans le but de
bénéficier de votre encadrement. Permettez-moi de vous remercier pour
l’accueil bienveillant que vous m’avez réservez, pour le temps que vous
m’avez octroyé en dépit de vos responsabilités et de vos engagements.
J’espère que ce travail sera à la hauteur de vos attentes.
A notre maitre et juge de thèse: Madame GHIZLANE DRAISS
Professeur de Pédiatrie au service de pédiatrie
A au CHU Mohammed VI de Marrakech.
C’est pour moi un honneur que vous ayez accepté de siéger parmi cet
honorable jury. J’ai eu l’occasion de passer mon stage d’internat dans
votre service et de témoigner de vos qualités humaines et professionnelles.
Permettez-moi de vous remercier pour votre modestie et votre
bienveillance.

A notre maître et juge de thèse, Professeur NOURREDINE RADA,


Professeur de Pédiatrie au service de pédiatrie
A au CHU Mohammed VI de Marrakech.
Je suis très touchée par l’honneur que vous me faîtes en acceptant de
siéger parmi les membres de mon jury de thèse. J’ai eu l’occasion
d’apprécier vos qualités humaines, professionnelles et celles d’enseignant
qui ont toujours suscité mon admiration.
Veuillez trouver dans ce travail le témoignage de mon fidèle
attachement, de ma profonde gratitude et ma haute estime.
ABRÉVIATIONS
Liste des abréviations

AP-HP : Assistance publique - Hôpitaux de Paris

ATB : Antibiotique

C3G : Céphalosporine troisième génération

CHU : Centre Hospitalier Universitaire

CMI : Concentration minimale inhibitrice

CRP : C-reactive protein

EUCAST : European Committee on Antimicrobial Susceptibility Testing

Hib : Heamophilus influenzae type b

HTIC : Hypertension intracrânienne

LCR : Liquide céphalorachidien

MBA : Méningite bactérienne aigue

MNO : Méningocoque

OMS : Organisation mondiale de la Santé

PCR : Polymerase chain reaction

PL : Ponction lombaire

PNO : Pneumocoque

qPCR : PCR en temps réel

SOMIPEV : Société marocaine d’infectiologie pédiatrique et de vaccination


PLAN
INTRODUCTION 1

MATÉRIELS ET MÉTHODES 3
I. Nature de l’étude 4
II. Critères d’inclusion 4
III. Critères d’exclusion 5
IV. Recueil des données 5
V. Considérations éthiques 6
VI. Analyse statistique 6
VII. Analyse du LCR 7
1. Phase pré analytique 7
2. Cytologie 9
3. Bactériologie 9
4. Analyse du LCR par qPCR 11

RÉSULTATS 22
I. Caractères épidémiologiques 23
1. Répartition selon le sexe 23
2. Répartition selon l’âge 23
3. Répartition selon le statut vaccinal 24
4. Distribution géographique 24
II. Aspect clinique 25
1. Fièvre 25
2. signes méningés 25
3. signes neurologiques 25
4. Autres signes 25
III. Diagnostic biologique 26
1. Numération formule sanguine 26
2. CRP 27
3. Analyse du liquide céphalorachidien 28
IV. Profil bactériologique 29
1. Taux de positivité 29
2. Pathogènes détectés 29
V. Antibiothérapie 30
VI. Evolution 31

DISCUSSION 32
I. Rappel physiopathologique 33
II. Rappel épidémiologique 34
III. Principaux agents pathogènes 36
1. Streptocoque pneumoniae 36
2. Heamophilus influenzae 39
3. Neisseria meningitidis 41
Discussion de nos résultats 43
I. Epidémiologie 44
1. Répartition selon le sexe 44
2. Répartition selon l’âge 44
3. Statut vaccinal 45
II. Aspect clinique 46
III. Diagnostic biologique 47
1. Numération formule sanguine 47
2. CRP 47
3. Analyse du LCR 47
IV. Profil bactériologique 49
V. Antibiothérapie 50
VI. Évolution 52

RECOMMANDATIONS 53

CONCLUSION 55

RESUME 57

BIBLIOGRAPHIE 63
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

INTRODUCTION

-1-
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

Les méningites bactériennes aiguës communautaires sont définies par la mise en

évidence à l’examen du liquide céphalorachidien, d’une bactérie ou d’anomalies fortement

évocatrices de cette étiologie(1). Elles constituent une urgence médicale majeure, nécessitant

une reconnaissance précoce et l’institution urgente d’une antibiothérapie probabiliste adaptée.

Il y a environ 1,2 millions de cas annuels de méningites bactériennes dans le monde ;

cette infection fait partie des dix infections les plus mortelles et est responsable d’environ

135 000 morts annuels (2).

Chez l’enfant ,les méningites purulentes demeurent un souci permanent en raison du

risque de séquelles graves (20-40%) comme la surdité et l’épilepsie (3). Les trois germes les

plus fréquemment rencontrés sont le pneumocoque(PNO), le méningocoque (MNO) et moins

fréquemment l’Haemophilus influenzae type b (Hib).

L’intégration de différents vaccins au cours des trente dernières années a drastiquement

changé l’épidémiologie des méningites à travers le monde. Cependant, l’incidence de la maladie

est en constante augmentation et de nouvelles souches de bactéries non couvertes par les

vaccins actuels commencent à émerger.

Au Maroc, la méningite constitue un véritable problème de santé publique.

Elle sévit à l’état endémo sporadique avec émergence des foyers épidémiques de

méningites à méningocoque. la létalité est variable selon le germe en cause estimée à 16,7%

pour l’heamophilus influenza; 15.1% pour le streptocoque pneumonie et 12.1% pour les

méningites à méningocoque confirmée et ceci en 2009 (4).

Ainsi, l’observatoire national du profil bactériologique des méningites de la population

pédiatrique revêt une importance cruciale en raison des fluctuations naturelles de l’épidémiologie des

pathogènes ainsi que des modifications induites par l’introduction des vaccins.

Ce travail sur les aspects étiologiques des méningites bactériennes aigues à Marrakech

et à Tanger s’inscrit dans cette démarche. Il s’assigne pour objectifs d’identifier les germes

responsables afin d’adapter la prise en charge thérapeutique et de limiter le risque d’épidémies.

-2-
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

MATERIELS
ET
METHODES

-3-
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

I. Nature de l’étude

Il s’agit d’une étude prospective de type descriptive et analytique portant sur 307

échantillons, réalisée au sein du service de Bactériologie-Virologie de l’Hôpital Militaire Avicenne

de Marrakech sur les prélèvements de LCR des patients atteints d’une méningite aigue

hospitalisés dans les différents services de pédiatrie du CHU Mohammed VI de Marrakech et du

CHU Mohamed V de Tanger.

161 prélèvements ont été collectés au niveau du CHU de Marrakech soit 52,4%.

146 prélèvements proviennent du CHU de Tanger soit 47.5%.

Ce travail est étalé sur une période de 6mois, de janvier à juin 2021. La présente étude a

pour objectifs :

 Identifier le profil bactériologique des méningites bactériennes aigues.

 Orienter le choix d’une attitude thérapeutique adéquate.

 Evaluer l’effet de la vaccination.

II. Critère d’inclusion

• Age > 1 mois et < 15 ans

 Méningites suspectées parmi les cas pédiatriques se présentant au centre d’étude

avec :

Apparition soudaine de fièvre (rectale> 38,5 ° C ou axillaire 38,0 ° C) et l'un des

signes suivants :

• Raideur de la nuque et photophobie

• Fontanelle bombée (chez les enfants âge < 2 ans)

• Une conscience altérée sans autre diagnostic alternatif

• Purpura caractéristique

• Convulsion chez le nourrisson âgé de 1-6 mois

-4-
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

Une combinaison d'au moins trois des signes / symptômes suivants :

• Douleur abdominale,

• Myalgie,

• Léthargie,

• Irritabilité,

• Apparence toxique,

• Extrémités froides,

• Retard dans le temps de recoloration cutané.

 Signature du consentement

III. Critère d’exclusion

 Patient en dehors des limites d’âge établies

 Patient dans un état critique et dont le prélèvement est contre-indiqué et/ou non

réalisable

 Consentement non obtenu

IV. Recueils des données

Le recueil des données a été fait par le médecin de garde à l’admission des 307

patients inclus dans l’étude. Les données ont été recueillies sur une fiche d’exploitation réalisée

à cet effet comportant les données :

 Identité du patient

• Nom et prénom

• Sexe

• Age

-5-
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

 Vaccination

• Anti pneumocoque

• Anti Haemophilus

• Anti méningocoque

 Examen clinique

• Fièvre

• Syndrome méningé

• Troubles de conscience

• Autres (Convulsion, purpura, Douleur abdominale, otite-conjonctivite, pneumonie,

arthrite ; etc…)

 Bilan biologique :

• Numération formule sanguine

• CRP

 Résultat de l’étude biochimique du LCR

 Résultat de l’étude bactériologique du LCR

 Antibiothérapie

 Évolution

V. Considérations éthiques :

Un consentement écrit a été obtenu auprès de l’ensemble de notre série ; Il a été

consigné par les deux parents des participants et un code d'identité a été attribué à chacun des

patients afin de conserver leur anonymat.

VI. Analyse statistique :

L’ensemble des données collectées dans notre étude ont été réunies dans un tableau

EXCEL et exploitées par le logiciel SPSS V 18.10.

-6-
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

VII. Analyse du LCR :

1. Phase pré analytique :

L’étude a été faite sur des prélèvements du LCR réalisés par des ponctions lombaires

dans le cadre d’une asepsie rigoureuse. Par trocart adapté (Figure1), recueilli sur tubes stériles

(Figure2).

Le recueil du LCR se fait en comptant au moins 10 gouttes par tube (soit 0,5mL). Les

tubes doivent être acheminés rapidement au laboratoire pour analyse :

• Tube 1: Bactériologie (examen direct, culture, antibiogramme)

• Tube 2: Biochimie (glycorachie, proté inorachie, lactate)

• Tube 3: Hématologie (cellularité, analyse éventuelle du cytospin)

Tube4: éventuelles analyses complémentaires selon l’indication de la PL

(microbiologiques, immunologiques, métaboliques). Ce tube peut être conservé à +4°C.

L’acheminement du LCR vers le laboratoire a été fait sans délai (moins de 30 minutes).

Figure1 :Types de trocarts pour


Figure 2 : Tubes stériles pour recueil du LCR
ponction lombaire

-7-
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

Figure 3 : Position de l’enfant malade pour ponction lombaire

Figure 4 : site de ponction lombaire

-8-
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

2. Cytologie :

2.1. Qualitative

La numération des éléments cellulaires (leucocytes et hématies) a été faite à l'aide de la

cellule de Malassez ou de Kova slide, le résultat est exprimé en éléments par mm3.

2.2. Quantitative

La formule leucocytaire a été établie, après coloration au May-Grunwald Giemsa ou

éosine-bleu de méthylène du frottis du culot de centrifugation du LCR.

Figure 5 : cellule de Malassez à droite et de Kova slide à gauche

3. Bactériologie :

3.1. Examen direct :

Il a consisté à réaliser des frottis du culot de centrifugation du LCR sur lame .Ces frottis

ont été colorés au Gram, séchés et observés à l'immersion au microscope optique à l'objectif

100, et ont permis de mettre en évidence la présence des bactéries dans le LCR.

-9-
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

Figure 7 : aspect en flemme optique au


Figure 6 : aspect en grains de café au
microscope optique à l'objectif
microscope à l'objectif 100 (méningocoque)
100(pneumocoque)

3.2. Mise en culture

Effectué systématiquement en premier temps afin d’éviter tout risque de contamination

du LCR en utilisant des milieux enrichis permettant la croissance des bactéries exigeantes

responsables de méningites bactériennes :

• Gélose au chocolat avec supplément vitaminique (poly vitex) (en aérobie et en

atmosphère enrichie en CO2, incubée à 37°C).

• Gélose au sang, incubée à 37°C sous une atmosphère de 5 à 10 % de [Link]

milieux sont observés après 18 h à 48 h et conservés pendant 5 jours.

Figure 8 : milieux de culture : Gélose chocolat à gauche et gélose au sang à droite

- 10 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

3.3. Antibiogramme :

L’étude et l’interprétation de la sensibilité aux antibiotiques des bactéries identifiées a

été faite selon les recommandations du comité français de l’antibiogramme (EUCAST) (5). La

détermination des CMI aux antibiotiques a été faite sur milieu gélosé par les bandelettes E-test

(Pneumocoque, Méningocoque, Haemophilus influenzae).

4. Analyse du LCR par qPCR :

La PCR en temps réel est fondée sur le principe d’amplification des acides nucléiques qui

seront mesurés dans chaque cycle (en temps réel) grâce à un marqueur fluorescent.

La détection des produits de PCR se fait donc par une méthode fluorimé trique et repose

sur l’analyse de la cinétique de la réaction PCR au moyen d’un système capable de détecter ‘en

tube fermé ’ les produits de PCR formés après chaque cycle d’amplification.

Cette méthode permet une analyse à la fois quantitative et qualitative.

La PCR en temps réel de détection de N. meningitidis, H. influenzae et S. pneumoniae a

été́ mise au point et validée sur le thermocycleur Bio-rad cfx96 real time system C1000.

Elle comporte une étape d’extraction et une étape simultanée d’amplification et de

détection.

4.1. Matériels et réactifs :

− Tubes Eppendorf 1,5 ml

− Micropipettes et pointes stériles avec filtre

- Micro centrifugeuse avec rotor pour micro tubés de 1,5-2 ml

− Plaques PCR compatibles

− Films adhésifs optiques

− Thermocycleur temps réel

− Sondes et amorces

− contrôles positifs

- 11 -
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− Universal Master Mix 2X

− Agitateur-mélangeur vortex

− ddH2O

− colonne Qlamp

− Éthanol (96 à 100 %)

− Blouses jetables

- Masques

− Charlottes

− Bloc chauffant à 56°C

− Portoir de Plate

− Collecteur de déchets

− Hotte

Figure 9 : Hotte contenant le matériel de PCR

4.2. Etape d’extraction et de purification :

L’extraction et la purification de l'ADN sont réalisées avec le kit QIAamp DNA Mini (QIAGEN). Il

s’agit d’un système ayant recours à la technologie des membranes de silice (QIAamp) pour l’isolation

et la purification de l’ADN génomique à partir d’échantillons biologiques.

- 12 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

Le kit peut être conservé à température ambiante (15-25°C) jusqu'à 12 mois. Le kit

QIAamp DNA Mini contient une solution de Protéinase K prête à l'emploi, qui est conservée à 4°C

(réfrigérateur).

Figure 10 : Réactifs du kit QIamp

a. Principe :

L’extraction se base sur deux types de procédures : la procédure de centrifugation

réalisée à l’aide d’une centrifugeuse et la procédure d’aspiration sous vide à l’aide d’un système

à vide.

Chaque procédure comprend 4 étapes :

• la lyse de la membrane cellulaire : Les échantillons sont lysés dans des conditions

dénaturantes, à température élevée.

• la précipitation : fixation de l’ADN génomique à la membrane de la colonne de

centrifugation : L’ADN génomique est adsorbé sur la membrane de silice alors que le

lysat passe à travers la membrane sous l’effet d’une dépression ou de la force

centrifuge.

• la purification : Alors que l’ADN génomique reste fixé sur la membrane de la colonne

de centrifugation, les contaminants sont éliminés par lavage.

- 13 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

• l’élution de l’ADN génomique pur à partir de la membrane : L’ADN génomique est

élué de la membrane de la colonne de centrifugation à l’aide de tampon d’élution

(AE). L’ADN élué est prêt à être utilisé dans le cadre de diverses analyses en aval.

Figure 11: Schéma des étapes de purification de l’ADN génomique

- 14 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

b. Protocole :

b.1. Préparation du tampon de lyse avec lysozyme :

Lysozyme : Référence (L6876-5G, SIGMA) pour 5 grammes, ou deux lots de (L6876-1G,

SIGMA) pour 2 grammes en total.

Tampon TE : Référence (93283-100ML, SIGMA)

Pour 300 échantillons :

180μl x 300 = 54 000 μl= 54 ml (on arrondit à 60 ml pour les incertitudes de pipetage)

Pour 60ml on aurait besoin de 1,2 gramme (20 mg x 60 ml, pour une concentration

recommandée de 20 m/ml) :

- Peser 1,2 grammes de la poudre de lysozyme à suspendre dans 60ml du tampon de TE

(Tris HCL EDTA à Ph 8.0)

- Bien Vortexer jusqu’à homogénéisation totale.

b.2. Préparation des échantillons :

Resuspendre les colonies prélevées dans un volume de 180 μl de la solution enzymatique

à base lyzsozyme (20 mg / ml Lysozyme, et tampon TE composé de (20 mM Tris·HCl, pH 8.0; 2

mM EDTA; 1.2% Triton®), et vortexer jusqu’à homogénéisation totale.

Figure 12 :Mélange des prélèvements avec le tampon de lyse Figure 13 : vortexage du


mélange :prélèvement du LCR et le tampon de lyse

- 15 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

b.3. Lyse des bactéries :

1) Mélanger au vortex puis incuber pendant au moins 30 min à 37 ° C.

2) Ajouter 20 μl de protéinase K et 200 μl de tampon de lyse (Buffer AL).

3) Mélanger brièvement au vortex

4) Incuber à 56 ° C pendant 30 min, puis encore 15 min à 95 ° C.

Figure 14 : Incubateurs à 56°C à gauche et à 95°C à droite

5) Centrifugez pendant quelques secondes.

6) Ajouter 200 μl d'éthanol (96-100%) à l'échantillon et mélanger au vortex par

impulsions.

Figure 15 : Flacon d’éthanol avec micropipette dosée à 200 μl

- 16 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

7) Appliquer soigneusement le mélange de l'étape précédente (y compris le précipité) à la

colonne QIAamp Spin dans un tube de collecte de 2 ml, sans en mouiller le bord.

Figure 16 : Colonne QIamp Spin

8) Fermer le tube et centrifuger à 6000 x g (8000 rpm) pendant 1 min.

Figure 17 : Centrifugeuse

9) Placez la colonne QIAamp Spin dans un tube de collecte propre de 2 ml (fourni) et

jeter le tube contenant le filtrat.

- 17 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

10) Ouvrir soigneusement la colonne QIAamp Spin et ajouter 500 μl de tampon AW1 sans

mouiller le bord.

Figure 18 : Flacon contenant le buffer AW1 avec la micropipette dosée à 500 μl

11) Fermer le tube et centrifuger à 6000 x g (8000 rpm) pendant 1 min.

12) Placez la colonne QIAamp Spin dans un tube de collecte propre de 2 ml (fourni) et

jeter le tube de collecte contenant le filtrat.

Figure 19 : Tube collecteur contenant le filtrat

13) Ouvrir soigneusement la colonne QIAamp Spin et ajoutez 500 μl de tampon AW2

sans mouiller le bord.

- 18 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

Figure 20 : flacon contenant le tampon buffer AW2 avec micropipette dosée à 500 μl

14) Fermer le tube et centrifuger à grande vitesse (20 000 x g, 14 000 rpm) pendant 3

min.

15) Placez la colonne QIAamp Spin dans un tube à eppendorf stérile de 1,5 ml (non

fourni) et jeter le tube de collecte contenant le filtrat. Ouvrir soigneusement la

colonne QIAamp Spin et ajoutez 200 μl de tampon AE. Incuber à température

ambiante pendant 1 min, puis centrifuger à 6000 x g (8000 rpm) pendant 1 min.

16) Retirer la colonne et fermer le tube contenant l’éluat d’ADN, à conserver à 20°C

jusqu’à utilisation.

L’ADN purifié est prêt à l’emploi pour PCR ou d’autres applications. Il peut également être

conservé à une température comprise entre –25 °C et –15 °C.

- 19 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

4.3. Etape d’amplification et de détection

Figure 21:à gauche, l’automate d’amplification,


à droite l’ordinateur comprenant le logiciel d’interprétation

L’amplification comporte 3 étapes

a. La dénaturation :

A une température élevée de 95°C, les liaisons hydrogènes maintenant les brins d’ADN

ensemble sont rompues. A la fin de la dénaturation, on obtient alors deux simples brins d’ADN.

b. L’hybridation :

La température s’abaisse entre 45° et 65°C. Les amorces s’hybrident aux brins d’ADN

cibles par complémentarité des bases. Après s’être fixées, elles servent de point de départ à la

polymérisation du brin complémentaire à l’ADN matrice.

- 20 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

c. L’élongation :

A une température de 72°C, l’ADN polymérase commence à polymériser en ajoutant des

désoxyribonucléotides libres. Chaque base est complémentaire à la base correspondante sur le

brin matrice. La polymérisation se fait dans le sens 5’ 3’.

Les cycles thermiques décrits ci-dessous (tableau I), sont les mêmes pour chacun des

trois germes.

Tableau I : programme real time PCR.


Description
Etapes
Temps Température Nombre de cycles
1 2 min 50°C 1
2 10 min 95°C 1
15 sec 95°C
3 40
1 min 60°C

c.1. Expression des résultats :

C’est le cycle seuil en abscisse : c’est le nombre de cycle PCR pour lequel la fluorescence

mesurée par l'instrument est significativement au-dessus du zéro. La valeur de Ct est

inversement proportionnelle au nombre des copies du gè ne cible au début de la PCR .La grille

d’interprétation est représentée dans le tableau II.

Tableau II : interprétation des valeurs du Ct


Ct Résultats
<=35 Positif
36-40 Equivoque
>40 Négatif

- 21 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

RESULTATS

- 22 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

I. Caractères épidémiologiques :

1. Répartition selon le sexe :

Parmi 307 enfants prélevés,

- 65% des patients sont de sexe masculin

- Le sexe ratio H/F était de 1.8

2. Répartition selon l’âge :

- L’âge moyen de nos patients était de 18,5 mois (1 ans et demi),

- Les nourrissons sont majoritaires.

La répartition selon l’âge est résumée dans le tableau suivant

Tableau III :nombre de cas de méningites selon la tranche d’âge


Tranche d'âge [1 mois ; 1 an[ [1an ; 5 ans[ >=5ans
Nombre de cas 136 92 79

Figure 22: Répartition du nombre de cas selon les tranches d’âge

- 23 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

3. Répartition selon le statut vaccinal :

- 271 de nos patients sont correctement vaccinés selon le PNI (Vaccin anti pneumocoque

+ vaccin anti-Haemophilus)

- 3 de nos patients sont incomplètement vaccinés (Absence de vaccination anti

pneumocoque)

- 33 enfants ne sont pas vaccinés.

- Aucun patient de notre série n’a reçu le vaccin anti-méningocoque.

Figure 23 : Répartition des cas selon le statut vaccinal

4. Distribution géographique :

161 prélèvements ont été collectés au niveau du CHU de Marrakech soit 52,4%.

146 prélèvements proviennent du CHU de Tanger soit 47.5%.

- 24 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

II. Aspect clinique :

1. Fièvre :

95% des patients ont été fébriles à l’admission, avec une moyenne de température à

39.2°C.

2. Signes méningés :

- 103 cas ont présenté un syndrome méningé soit 33.5% dont 22 réunissaient la triade

complète faite de céphalées, vomissements et raideur de la nuque chez l’enfant âgé de

plus de 2 ans.

- La raideur de la nuque venait en tête de liste chez les enfants âgés de plus de 5 ans et

concernait 57 patients.

- 25 cas de céphalées.

- 21 cas de vomissements.

- Chez les nourrissons, l’hypotonie est le symptôme le plus fréquent est et a été

retrouvé chez 30 patients.

3. Signes neurologiques :

Les troubles de conscience ont été́ retrouvés chez 15 patients, soit dans 4.8 % des cas et

26 Cas de convulsions ont été recensés soit 20% des patients.

4. Autres signes :

1 cas de purpura et 4 cas du syndrome otite conjonctivite sont retrouvés.

Atteintes associées : 7 cas de pneumonie, 4 cas de diarrhées concomitantes, 4 cas

d’angine et 1 cas d’épiglottite.

- 25 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

Figure 25 : Répartition des patients selon les signes cliniques

III. DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE :

1. Numération formule sanguine :

Elle a été réalisé́ chez 265 patients (86,31%).

- 167 enfants admis ont présenté un taux de GB compris entre 5000-15000/mm3

- 90 patients ont présenté une hyperleucocytose supérieure ou égale à 15000 /mm3

- 8 patients ont présenté une leucopénie de moins de 5000 / mm3

La répartition des cas selon la leucocytose sanguine est rapportée sur le schéma suivant.

- 26 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

Figure 26: répartition des cas selon la leucocytose sanguine

2. proteine c réactive :

254 patients soit 82,73% des cas ont bénéficié d’une CRP.

- 119 enfants admis ont présenté avec une valeur de CRP comprise entre 20-100 mg/l

- 47 patients ont présenté une valeur de CRP supérieure ou égale à 100 mg/l

- 88 patients ont présenté une valeur de CRP inférieure à 20 mg/l

La répartition des cas selon la CRP est rapportée sur le schéma suivant.

Figure 27 : Répartition des cas selon le résultat de la CRP

- 27 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

3. Analyse du liquide céphalorachidien :

3.1. Étude chimique :

a. Glycorachie :

− Elle a été́ mesurée chez 250 patients, soit dans 81.43 % des cas.

35 cas ont présenté une glycorachie inférieure à 0.4 g/l dont 10 ont une

hypoglycorachie profonde (<0.1)

− la glycémie concomitante a été mesurée chez 108 patients.

31 cas ont présenté un rapport glycorachie/glycémie<0.5

b. Protéinorachie :

− Elle a été́ mesurée chez 246 patients ; soit 80,13 %

− Une hyperprotéinorachie a été́ retrouvée dans 123 cas ; soit 40% des cas,

parmi lesquels 37 cas (12%) avaient une protéinorachie supérieure à 1 g/l.

3.2. Étude cytologique :

a. Nombre de globules blancs :

Il a été́ relevé ́ chezla totalité de nos patients.

116 patients, avaient plus de 5 éléments, soit 37.78%.

b. Pourcentage de polynucléaires neutrophiles :

− Sa valeur moyenne était de 35 %, avec des extrêmes entre 10% et 90%.

− 50 prélèvements montraient une prédominance neutrophile soit 16.28%

- 28 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

IV. Profil bactériologique :

1. Taux de positivité :

Dans notre étude le taux de positivité était de 15.3%, le Pneumocoque a été le plus

représenté.

2. Pathogènes détectés :

2.1. Examen direct :

L’examen direct du LCR était positif dans 2,4 % des cas :

- 1 Cocci gram négatif (CGN)

2.2. La culture :

La culture a mis en évidence:2 pneumocoques et 1 méningocoque.

2.3. PCR en temps réel :

Tableau IV: Pathogènes détectés par PCR en temps réel


Pneumocoque Méningocoque H. Influenzae
Nombre total
32 9 6

2.4. Sérogroupage de N. meningitidis :

Le sérogroupe retrouvé est le groupe B .

2.5. Serotype de H. influenzae :

Dans notre série nous avons trouvé 2 Haemophilus influenzae de type a et 4 heamophilus

du type b.

- 29 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

2.6. Répartition des germes isolés dans le liquide céphalorachidien

Au total, 47 germes ont été́ isolés lors de l’analyse bactériologique du liquide céphalorachidien.

Leur répartition en matière de fréquence est représentée sur la figure ci-dessous.

Figure 28 : Répartition des germes isolés dans le liquide céphalorachidien

Parmi les germes isolés, le Pneumocoque, le méningocoque et l’Haemophilus ont

représenté respectivement 68%, 19% et 13%.

V. Antibiothérapie:

L’antibiothérapie préalable a concerné 26 patients de notre série soit 8,4 % des cas.

Parmi les molécules administrées, la ceftriaxone et l’amoxicilline ont été les plus

administrées, avec des fréquences respectives de 38 % et 27 %.

Tableau V: Répartition des cas selon l’antibiothérapie préalable

Molécule administrée Nombre de cas Pourcentage


Ceftriaxone 10 38 %
Amoxicilline 7 27%
Amoxicilline acide clavulanique 6 23%
Gentamycine et ceftriaxone 2 8%
Vancomycine et ceftriaxone 1 4%

- 30 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

VI. Evolution :

- 300 des cas ont évolué vers la guérison.

- 4 patients ont présenté des séquelles.

- 3 décès ont été enregistrés dans notre série.

Tableau VI : profil évolutif des patients

Guérison sans séquelles 97.7%


Guérison avec séquelles 1.3%
Décès 1%

Les principales séquelles observées dans notre série sont :

- 2 cas d’hydrocéphalie

- 1 cas d’épilepsie

- 1 cas de cécité

- 31 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

DISCUSSION

- 32 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

I. Rappel physiopathologique :

L’infection des méninges se fait le plus souvent par voie hématogène à partir d'un foyer

infectieux à distance, en particulier de la sphère naso-oro-pharyngée. La méningite bactérienne

est donc précédée ou accompagnée d'une bactériémie. Beaucoup plus rarement, la méningite

résulte d'une invasion bactérienne par continuité, à partir d'une affection otitique ou sinusienne,

d'un sinus dermique, d'un myéloméningocèle, d'une communication directe entre muqueuse et

méninges résultant de diverses malformations osseuses ou d'une fracture de la base du crâne,

en particulier de la lame criblée (6).

Une fois entrée dans le LCR, la bactérie rencontre peu d’obstacles à son développement.

Les éléments responsables de la bactéricide sériques font défaut dans le LCR. Le complément y

est quasiment absent même en cas de réaction inflammatoire méningée importante. La

concentration en immunoglobulines y est très basse par comparaison au sang. Ce déficit local en

anticorps et en complément contribue au faible pouvoir bactéricide du LCR.

La production de cytokines in situ est l’événement qui suit la pénétration de la bactérie

dans le LCR et qui conditionne l’ensemble de la cascade physiopathologique(7). Ainsi, les

macrophages et les cellules endothéliales cérébrales produisent le facteur de nécrose tumorale a

(TNFα), l’interleukine1 (IL-1) et l’interleukine 6. La production des cytokines est suivie par

l’apparition de l’exsudat inflammatoire, l’augmentation de la protéinorachie et un afflux de

polynucléaires neutrophiles.

La multiplication et autolyse des bactéries induisent une réaction inflammatoire. C'est la

réaction inflammatoire de l'hôte plutôt que l'agent pathogène lui-même qui est responsable des

lésions du parenchyme cérébral, en dépassant son but(8) . L'inflammation provoque une

altération de la barrière hémato-encéphalique et une vascularite.(9)

- 33 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

Figure 29 : physiopathologie de la méningite bactérienne aigue

II. RAPPEL ÉPIDÉMIOLOGIQUE :

Au Maroc, la méningite sévit à l’état endémo sporadique, et on note l’émergence

ponctuelle de micro-foyers épidémiques de méningites à méningocoque et de méningites

virales.

Le contexte épidémiologique s’est modifié avec la mise en place en 2007

d’une vaccination anti- Haemophilus, puis l’introduction du vaccin anti- pneumococcique

conjugué en 2010.

- 34 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

Figure 30 : Distribution des cas de méningites bactériennes par germe selon les années, de
l’année 2012 à 2020. (1)

Chez l’enfant, l’épidémiologie bactérienne varie en fonction de l’â[Link] le nourisson de

1 à 3 mois, quatre bactéries sont impliquées : le streptocoque du groupe B, le méningocoque,le

pneumocoque et plus rarement Escherichia coli.

Chez l’enfant entre trois et 12 mois, le pneumocoque représente habituellement la moitié

des cas, suivi de près par le méningocoque.

Chez l’enfant au-delà de un an et jusqu’à l’âge de 24 mois, le méningocoque et le

pneumocoque représentent environ 95% des cas.(10)

La mortalité à la phase aigue est globalement de 7% à 12% selon les années. Les séquelles

des méningites bactériennes aigues au Maroc restent très élevées, particulièrement pour les

méningites à pneumocoque et les infections invasives à méningocoque avec bactériémie.

- 35 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

Figure 31 : Distribution des cas de méningites bactériennes


par germe selon les tranches d’âge. (1)

III. Principaux agents pathogènes:

1. Streptocoque pneumoniae :

1.1. Taxonomie :

S. pneumoniae appartient à la famille des Streptococcaceae rassemblant plus de 80

espèces bactériennes (11). Elle regroupe les Cocci à gram positif, dépourvu de catalases et de

cytochromes oxydase, produisant de l’acide lactique par fermentation des glucoses.

1.2. Habitat :

S. pneumoniae est une bactérie commensale qui colonise les muqueuses de l’homme.

Son habitat principal est constitué par le rhino-pharynx. La proportion de sujets colonisés varie

en fonction de différents facteurs qui sont essentiellement l’âge, le mode de garde, la fratrie, les

conditions socio-économiques, la saison, l’existence d’une infection virale concomitante, le

statut vaccinal et la notion d’une antibiothérapie récente (12).

- 36 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

1.3. Caractéristiques bactériologiques :

a. Morphologie et structure

A l’examen microscopique, il se présente comme un Cocci gram positif, généralement

capsulé (halo clair autour de la bactérie), d’allure lancéolée (en flamme de bougie), typiquement

groupé en diplocoque ou parfois de manière isolée en chaînette (13).

Figure 32 : Aspect morphologique du S. pneumoniae après coloration de Gram


au microscope optique objectif 100

b. Caractères culturaux

S. pneumoniae est une bactérie aéro-anaérobie, cultivée sur des milieux riches,

généralement sur gélose supplémentée à 5% de sang de mouton. Il pousse en 24 à 36 heures en

anaérobiose strict ou sous atmosphère enrichie en CO2. Il se présente sous forme de petites

colonies rondes de 0,5 à 1,5 mm de diamètre, lisses, bombées, brillantes, entourées d'une zone

d'hémolyse partielle (alpha) donnant à la gélose une couleur verdâtre.

- 37 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

Figure 33 : Aspect morphologique des colonies de S. Pneumoniae en culture

1.4 La méningite a pneumocoque :

La méningite à pneumocoque concerne toutes les classes d’âge.

La gravité réside dans le pouvoir du germe à se multiplier localement en créant des

foyers infectieux à l’origine de dissémination locorégionale ou à distance.

Le pneumocoque à lui seul s’avère la cause de trois quarts des méningites fatales

diagnostiquées chez les enfants de 10 jours à 18 ans hospitalisés entre 1999 et 2000 dans les

services de réanimation pédiatriques français.(14)

Le pronostic est sévère: En France, la mortalité est évaluée à 10% chez l’enfant, 30 % chez

l’adulte, et les séquelles neuropsychiques précoces, dominées par la surdité et le retard

psychomoteur, de 30%. (15)

1.5 La vaccination :

Le premier vaccin conjugué introduit au Maroc était le PCV7 et contenait 7 sérotypes (4,

6B, 9V, 14, 18C, 19F et 23F). Bien qu’il ait entraîné une réduction des infections invasives des

souches couvertes par le vaccin , un remplacement par les sérotypes non-PCV7 a été observé

chez des enfants vaccinés, principalement par les sérotypes 19a et 7a (16).

En 2010, Le Maroc a bénéficié́ de l’introduction dans le PNI du vaccin 13-valent contre le

pneumocoque qui offre une couverture élargie. Le nouveau vaccin en a ajouté 6 (1, 3, 5, 6a, 7f et

- 38 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

19a) ce qui a permis une réduction significative du portage des sérotypes inclus dans le vaccin

(16) .

Plus tard ce vaccin a été́ remplacé par le vaccin 10-valent anti-pneumocoque.

2. Heamophilus influenzae

2.1. Taxonomie:

H. influenzae est l’espèce type du genre Haemophilus au sein de la famille des

Pasteurellaceae. Le genre Haemophilus regroupe 18 espèces d’origine animales et humaines ;

seul H. Ducrey peut être considéré comme une bactérie pathogène spécifique, responsable du

chancre mou, infection sexuellement transmissible.

2.2. Habitat:

[Link] fait partie de la flore normale des muqueuses des voies respiratoires

supérieures de l’enfant et de l’adulte. La colonisation débute très tôt après la naissance et se

poursuit tout au long de la vie ; elle concerne 5% des enfants à 1-3 mois, 40 % à 18 mois, et 62%

des adultes (17). La fréquence de la colonisation par [Link] augmente en fonction de la

fratrie et du séjour en crèche.(18)

2.3. Morphologie et structure :

[Link] est un petit bacille à Gram négatif (coccobacille), fin, immobile (Figure 34).

Certaines souches, responsables de manifestations invasives, possèdent une capsule

polysaccharidique permettant de définir différents sérotypes, de a à f (décrits par Miss

[Link] en 1931). Le type b est le plus fréquent(19).

- 39 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

Figure 34 : Aspect morpholoique du H. INFLUENZAE après coloration de Gram


au microscope optique objectif 100

2.4. Caractères culturaux :

Sa culture exige des facteurs de croissance intervenant dans les enzymes de

la chaîne respiratoire: le facteur X ou hémine et le facteur V ou NAD (nicotinomideadénine

- dinucléotide) présents dans le sang. [Link] est aérobie anaérobie facultative. Sa

croissance est optimale sur gélose « chocolat », gélose au sang cuit enrichi en facteur de

croissance V, à la température de 37°C dans une atmosphère enrichie de 5 à 10% de CO2.

2.5. Méningite à heamophilus influenzae :

Du point de vue pathogénique, la colonisation et l’invasion de la muqueuse

nasopharyngée sont à l’origine du passage des bactéries dans le sang.

L’expression clinique se fait en général par la survenue de convulsions et de déficits

moteurs avec le syndrome otite-conjonctivite. Le diagnostic est souvent tardif .La mortalité est

assez lourde en dehors d’un traitement antibiotique approprié précoce et d’une réanimation

adaptée.

- 40 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

2.6. Vaccination anti heamophilus :

Le Maroc a ainsi mis à disposition un vaccin combiné hexavalent offrant une protection

simultanée contre 6 pathogènes (Poliomyélite, Diphtérie, Tétanos, Coqueluche, Haemophilus

influenzae de type b et Hépatite B) en 2007

L'introduction du vaccin Hib a réduit de manière significative la survenue de la méningite

Hib chez les enfants âgés de moins de 5 ans.

3. Neisseria meningitidis :

3.1. Taxonomie :

Ils’agit du Neisseria meningitidis, 12 sérogroupes (de A à L), les

sérogroupes A, B, C, W 135, responsables de 90% des méningites. Le sérogroupe

B reste le dominant au Maroc, la prophylaxie de l’entourage reste obligatoire.

3.2. Habitat :

Neisseria meningitidis est une bactérie strictement humaine qui ne survit pas dans

l’environnement. La seule niche connue est le nasopharynx de l’homme qu'elle colonise chez

environ 5 à 15 % d’une population. Ce n’est que chez une très faible fraction des sujets colonisés

que la bactérie va disséminer à partir du nasopharynx et envahir le sang circulant(20).

3.3. Caractères bactériologiques:

• Coccis à Gram négatif immobiles ;

• Disposition en diplocoques à face aplatie ou en tétrades Aérobies strictes (mais

nécessité d’un enrichissement en CO2) ;

• Bactéries fragiles et sensibles aux variations de température, d’où la nécessité de

milieux de culture riches tels la gélose au sang cuit ou chocolat supplémentée ou non

(Polyvitex®, Supplément G).

- 41 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

3.4. Méningite à méningocoque :

La méningite cérébrospinale donne lieu à un syndrome méningé typique avec

hyperthermie et souvent purpura. Il existe des formes graves, encéphalitiques, des formes avec

septicémie.

Chez le nourrisson, la symptomatologie est parfois trompeuse et le risque de

complications et de séquelles est important.

Une forme suraiguë, gravissime, appelée "purpura fulminans" qui reste une grande

urgence thérapeutique que ce soit extensif ou comportant une seule ecchymose et quelque soit

l’état hémodynamique de l’enfant il faut administrer d’urgence un antibiotique par voie IM ou IV

ceftriaxone (75 à100 mg/kg) ou cefotaxime (200mg/kg/J ) ou a défaut l’amoxicilline (200

mg/kg/J) ; une dose d’Hémisuccinate d’hydrocortisone :

100 mg/m2/j en 4 injections/5 j recommandée par la Conférence de consensus de la

SRLF 2000. Le traitement préventif repose sur la prévention des cas secondaires par

l’instauration d’une chimioprophylaxie des sujets contacts associant Rifampicine 10 mg/kg/12h

pendant 48h ou ciprofloxacine 500mg en monodose ou Spiramycine pendant 5j associée a une

vaccination des sujets contacts .(21)

3.5. Vaccin antiméningococcique :

Les vaccins actuellement -disponible au Maroc sont des vaccins polysaccharidiques bi-

ou quadrivalents (A, C ou A, C, Y, W135). Ces vaccins induisent une réponse immunitaire

dépendant des lymphocytes B et n’entrainent pas de mémoire immunologique . Prescrits chez

l’enfant de plus de 2 ans, son efficacité́ est estimée entre 65% contre le sé rogroupe C et à 89%

contre le sé rogroupe A . Elle est par contre moins bien documentée en ce qui concerne les

sérogroupe Y et W135 (24). Aujourd’hui , la survenue de méningites de sérogroupe B prédomine

au Maroc (22).

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Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

DISCUSSION
DE NOS RESULTATS

- 43 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

I. EPIDEMIOLOGIE :

1. Répartition selon le sexe :

Plusieurs études menées sur la méningite ont rapporté une prédominance du sexe

masculin.

Ce sex-ratio en faveur des garçons est classique lors d’études sur les méningites.

Tableau VI : Répartition des cas selon le sexe


Lieu de Sexe
Étude Date Sexe féminin Sexe-ratio
l’étude masculin
[Link] et al(23) Tunisie 2006-2016 55,4 % 44,6 % 1,8
Soeters HM et
Niger 2015-2017 55,4 % 44,6 % 1,23
al(24)
Lise [Link]
États-unis 2001-2004 57,7 % 42,3 % 1,3
(25)
[Link] (26) Marrakech 2018 60 % 40 % 1,5
[Link](27) Tanger 2019 58 % 42 % 1,36
Marrakech-
Notre étude 2021 65% 35% 1.8
Tanger

2. Répartition selon l’âge :

La méningite touche tous les âges avec une prédilection pour les enfants de moins de 5 ans.

Diverses études ont trouvé un pic de survenue de la méningite chez le nourrisson âgé́ de

moins d’un an.

Ainsi, en France, C. Lévy et al(15) ont rapporté́ que la tranche d’âge la plus touchée était

celle de 2 mois à 11 mois avec un taux de 35% et dans la série de Franco-Pardes et al (28) les

moins de un an constituaient 67% des cas.

A l’instar des données internationales, les nourrissons âgés de moins d’un an

représentaient la population la plus massive avec 44.30% des cas de notre série.

- 44 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

Tableau VII : Répartition des cas selon la tranche d’âge


Lieu de
Étude Date <1 an 1an -5ans >5 ans
l’étude
[Link] (26) Marrakech 2009-2016 18,5 % 33,35 % 48,15 %
[Link](27) Tanger 2019 29.27% 38.21% 32.5%
C. Lé vy et al(15) France 2009 50 % 46,5 % 3,5 %
Franco Pardes et
Mexique 1993-2004 64,6 % 27,9 % 3,5 %
al(28)
Marrakech-
Notre étude 2021 44.30% 30% 25.70%
Tanger

3. Statut vaccinal :

3.1. Vaccination anti Haemophilus Influenzae :

L'introduction du vaccin Hib a réduit de manière significative la survenue de la méningite

Hib chez les enfants âgés de moins de 5 ans.

Dans l’étude américaine de [Link] et Lee(31), l'incidence minimale estimée de la

méningite à Hib confirmée a diminué de 10% en 1997 à 5.3% en 2010.

La grande majorité́ des infections à Hib influenzae est due aux souches capsulées de type

b. Toutefois et après la généralisation du vaccin on commence à assister à l’émergence

de souches encapsulées de H. influenzae de type non b et de souches non typables (22).

Dans notre série, 2 cas de méningite à Hib ont été mis en évidence chez des nourissons

non vaccinés, 4 cas d’Heamophilus non b chez des enfants correctement vaccinés. Ces résultats

sont supérieures aux données d’une étude de cas au CHU de Marrakech et au CHU de Tanger où

un cas de méningite à Hib non b (type a) a été isolé chez un nourrisson également vacciné.

3.2. Vaccination anti pneumocoque :

Dans notre série 88% de nos patients avaient reçu la vaccination contre le pneumocoque ;

Ces chiffres sont inférieurs aux taux retrouvés au Chu de Lille en 2012 (29), au Chu Mohamed VI

de Marrakech en 2018 (11) en 2007 aux Émirats arabes qui ont rapporté respectivement des

taux de 91%, 95% et 92%, mais supérieurs au taux enregistré au CHU de Tanger qui est de 79%.

- 45 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

La persistance des cas de méningite à pneumocoque chez nos patients pourrait

s’expliquer par l’émergence de nouvelles souches non couvertes par le vaccin actuel.

II. Aspect clinique :

Dans notre série, la fièvre est le symptôme le plus fréquent, suivi des signes méningés

puis viennent les signes neurologiques.

La fièvre figurait en tête de liste avec un pourcentage de 95%. Résultats en accord avec la

série Mexicaine de Franco-Paredes(28) et la série Grecque de Vasiliki et Al(29) qui rapportent

respectivement des pourcentages de 92 % et 93 %.

La triade méningée complète n’a été retrouvée que chez 7.1% des cas. Dans la plupart

des séries, la fréquence de la forme clinique typique des méningites ne dépasse pas 50% chez

l’enfant. Ainsi, les données de la série islandaise(30) et mexicaine(28) rapportaient un taux

respectivement de 25%et 21%, alors que le taux de l’étude tangéroise de 2019 n’était qu’à 15%.

Les convulsions concernaient 21% des cas dans notre étude. Ces résultats sont très

similaires à ceux de certains auteurs à l’echelle nationale :[Link] amrani(21) avec un taux de

19%.par contre , on retrouve un taux plus élevé chez Franco Pardes et al(28)

Le purpura a été́ retrouvé dans 0.3 % des cas ce qui est sensiblement inférieur aux

résultats de la série de Marrakech et de Tanger ou les pourcentages sont respectivement de

12,96% et de2.26% et aux séries de [Link] et EL Amrani K ou les taux s’élevaient

respectivement à 25,5% et 38,7 %.

Finalement, ces données montrent que les signes et symptômes méningés classiques ont

une valeur diagnostique clinique limitée. Aucun de ces signes cliniques ne pourrait distinguer

avec précision les patients atteints de méningite du reste des patients, de ce fait le diagnostic de

certitude d’une méningite septique nécessite obligatoirement une ponction lombaire et une

analyse biologique.

- 46 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

III. DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE :

1. Numération formule sanguine

L’ hyperleucocytose est un argument en faveur de l’origine bactérienne. Dans notre étude

l’hyperleucocytose était retrouvée dans 34% des cas, ce qui se rapproche des données de [Link]

ou elle a été retrouvée dans 38% des cas, taux inférieur à celui retrouvé dans les études

d’[Link] et [Link] qui avaient respectivement un taux de 75% et 73%.

2. CRP

Nous avons retrouvé une CRP supérieure à 50 mg/l chez 53% des patients, taux inférieur

à l’étude de M. Malki où la CRP était supérieure à 60 mg/l dans 71,1 % des cas, et de

[Link] avec un taux de 62%.

3. Analyse du LCR :

3.1. Étude cytologique du liquide céphalorachidien :

L'examen cytologique doit être effectué dans les 30 minutes suivant la collecte du LCR

sous peine d’occasionner une lyse des cellules . Le LCR normal est dépourvu d’éléments figurés

et peut contenir des globules blancs inférieur à 5 cellules /mm3 chez l’adulte et inférieur à 20

cellules /mm3 chez le nouveau-né.

Les globules blancs trouvés dans le LCR sont constitués à 70% de lymphocytes et à 30%

de monocytes. La présence de PNN dans le LCR est toujours anormale.

Dans les méningites bactériennes le nombre de GB est élevé avec une prédominance de

PNN (80 à 90% de PNN).

- 47 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

Néanmoins, elle peut être retrouvée dans la phase précoce de la méningite virale, la

phase précoce de la méningite tuberculeuse, la méningite fongique ou encore en cas d'abcès

cérébral .

Dans notre série, le nombre de globules blancs é tait supé rieur à 5/mm3 pour 55.3% des

méningites , et 38,29% des cas avaient un taux de PNN supérieur à 50%.

En effet ,la distinction entre méningite bactérienne ne peut pas se faire uniquement sur la

base d’une prédominance de PNN .Dans la série de Negrini B et al (31) la prédominance de PNN

indiquait une méningite bactérienne chez la population pédiatrique avec une sensibilité de 19%

seulement .

3.2. Analyse biochimique :

a. La Glycorachie :

Étant donné que la glycor achie ne dépend pas d’un seuil de normalité́, elle doit ê tre

comparée à la glycémie en même temps. Elle doit correspondre aux deux tiers de la glycémie.

Tout abaissement de la glycorachie doit faire évoquer une méningite purulente ou

tuberculeuse. En revanche une l’hypoglycorachie n’est pas spécifique aux infections bactériennes

puisqu’elle peut être observée dans les méningites virales dues au virus Ourlien, l'herpès

simplex et l'herpès zostérienne.

Finalement, il est important de noter que la glycorachie est diminué dans 50% des cas

seulement ; une valeur normale de glycorachie ne permet donc pas d’exclure une méningite.

Dans notre étude une hypoglycorachie est présente seulement dans 11.4%, un taux plus

faible que la série de Tanger 2019 qui est de 21%.

Tableau VIII : Répartition des cas selon les valeurs de la glycorachie

Étude Pays Année Moyenne (g/l) Extrêmes (g/l)


Notre étude Marrakech-Tanger 2021 0,62 0.001 – 2.91
[Link] Tanger 2019 0.98 0.01-1.79
[Link] Fès 2007-2008 0.46 0,01-0,96
[Link](32) Madagascar 1998 -2000 0,39 0-2.52

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Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

b. La protéinorachie :

La protéinorachie est l’un des indicateurs les plus importants d’atteinte du système

nerveux central.

La teneur en protéines du LCR est très élevée dans la méningite bactérienne, de l'ordre de

0,5 à 1 g / l.

Dans notre étude, la moyenne de la protéinorachie de 0,95 g/l et une hyperprotéinorachie a été

retrouvée chez 50% des cas rejoignant les résultats évoqués de [Link] et de [Link] .

Le tableau ci-dessus présente les différents taux de proteinorachie selon différentes

études.

Tableau IX: Répartition des cas selon les valeurs de la proteinorachie

Étude Pays Année Moyenne (g/l) Extrêmes (g/l)


Marrakech-
Notre étude 2021 1.44 0.4 et 1.9
Tanger
[Link] Tanger 2019 0.95 0.02-49
[Link](16) Fès 2007-2008 1,54 0,02-0,96
Vasiliki A et al (13) Grèce 1974 -2005 0,9 0,42-1.9

IV. Profil bactériologique du LCR:

Le profil bactériologique de notre série était dominé par les trois germes classiquement

rapportés dans la littérature : Neisseria meningitidis (MNO), Streptocoque pneumoniae (SP) et

Haemophilus influenzae(Hi).

Depuis la généralisation du vaccin contre l’Hib, le SP et le MNO constituent les deux

principaux germes responsables des méningites bactériennes chez l’enfant.

Ainsi dans notre série, le pneumocoque représentait 68 % des cas suivi du MNO dans

19% des cas.

Ces résultats rejoignent ceux des études de [Link] et de [Link] où une

prédominance du pneumocoque avec des taux respectivement de 47% et 51% des cas suivi du

MNO dans 26% et 40% des cas.

- 49 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

Sur le plan international, des taux similaires ont été enregistrés dans la série Tunisienne

de Haddad-BoubakerS et al avec respectivement 74,5% pour le PNO et 23.52% MNO.

En revanche, le MNO était majoritaire dans plusieurs études notamment à l’échelle

nationale. Dans la série de Merabet et al à Tanger et la série de [Link] à Fès Le MNO

constituait respectivement 71,43% et 18,3%. Le SP venait en deuxième place avec respectivement

16,84% et 4,1%.

Le sé rogroupe B de Neisseria meningitidis était prédominant ce qui est le cas au niveau

national avec un taux de 88,88 %.

L’incidence de l’infection invasive à heamophilus ainsi que le portage a connu une

diminution spectaculaire depuis l’introduction de la vaccination anti b dans le PNI.

Dans notre étude 6 cas a été identifiés ce qui représente un taux de 13%, ce taux se

rapproche de ce celui de l’étude réalisée dans l’hôpital des enfants à Rabat entre 2009 et 2013

avec un taux de 10% et du CHU de Marrakech avec un taux de 11,63 % et de Tanger (2019) avec

un taux à 9%.

Les sérotypes non b ont été analysés : il s’agit d’Heamophilus Influenzae de type a. Ce

sérotype commence à émerger non seulement au Maroc mais aussi dans le pourtour

méditerranéen. Ce qui soulève des inquiétudes concernant l’émergence de ce sérotype non

vaccinal et les moyens à entreprendre pour limiter sa propagation.

V. Antibiothérapie :

Devant toute suspicion de méningite il est de mise de pratiquer une ponction lombaire

avant l’administration d’antibiotique.

Cependant en présence de contre-indications ou si le délai entre le diagnostic à domicile

et l’admission à l’hôpital est jugée trop long, le geste sera différé.

En cas de suspicion de méningite le traitement antibiotique doit être démarré dans les

plus brefs délais.

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Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

Le traitement dépendra de l'âge du patient, ainsi que du taux local de sensibilité à la

Pénicilline et a la Céftriaxone de SP.

Tableau X: Traitement de première intention des méningites bactériennes aiguës en


fonction de l’examen direct du LCR (âge supérieur à 3mois)

Dans notre série nous avons retrouvé que 8.4% des cas ont reçu une antibiothérapie

préalable à la PL.

Ce chiffre est inférieur aux chiffres nationaux, notamment la série de Tanger avec un

taux de 16% et au CHU de Marrakech et de Merabet et al à Rabat chez qui l’antibiothérapie

préalable concernait respectivement 26% et 24,26% des cas.

Les deux principales molécules dans notre série étaient La ceftriaxone et l’amoxicilline

avec des taux respectifs de 38% et 27% contrairement aux résultats trouvés dans la série de

[Link] ou l’amoxicilline est la plus prescrite suivie de l’amoxicilline protégée avec des taux

respectifs de 64,29% et 21,43%.

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Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

VI. Evolution :

Les méningites bactériennes restent une cause importante de mortalité et de séquelles

neurologiques et sensorielles. En Afrique le taux de séquelles reste très élevé avec une moyenne

de 18 % et un intervalle allant de 13% à 27 % (29)

Au Maroc l’observatoire des méningites a noté un taux de séquelles de 12% en 2020.

Figure 35 : Taux des séquelles liées aux MB aux Maroc selon l’observatoire national de la
méningite au cours de l’année 2020.

Dans notre série le taux de séquelles était de 2,28 %, et 3 cas de décès dont un

correspondait à une méningite à pneumocoque confirmé par [Link] taux est moins important

que ce que rapporte la littérature. Le tableau ci-dessous représente les taux de létalité dans

différentes parties du monde.

Tableau XI : létalité de la méningite selon les différentes études

Auteur Pays Année Létalité


[Link] Marrakech 2009-2016 2,78
[Link] Tanger 2006 -2015 11,79%
[Link] et al Islande 1975-2010 4,4 %
Bari A et al(33) Pakistan 2012 10,1%
OMS (34) Burkina Faso 2019 7,06 %

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Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

RECOMMANDATIONS

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Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

 Promouvoir la prévention par le renforcement de la vaccination et l’évaluation de

l’efficacité des vaccins disponibles.

 Entretenir le réseau national de surveillance bactériologique des différents germes

responsables de la méningite bactérienne avec identification des sérotypes vaccinaux

et non vaccinaux.

 Améliorer les moyens du diagnostic étiologique en élargissant les indications de la

biologie moléculaire.

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Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

CONCLUSION

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Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

La méningite bactérienne est une urgence diagnostique et thérapeutique, l’issue des

patients suspects de méningite repose sur un diagnostic rapide et fiable de l’agent pathogène en

cause.

Malgré les progrès réalisés dans le diagnostic étiologique, l’incorporation de la

vaccination anti pneumocoque et anti heamophilus, les méningites purulentes constituent

encore une cause importante de mortalité et de morbidité.

Cela est probablement en rapport avec la grande diversité des sérotypes du

Pneumocoque non couverts par le vaccin 10-valent actuellement en vigueur ; par ailleurs

l’émergence du sérotype Haemophilus de type a pourrait expliquer la persistance des cas de

méningites à Haemophilus.

Notre travail basé sur l’analyse prospective a été réalisé sur 307 prélèvements de LCR

provenant de patients admis aux différents services de Pédiatrie de l’hôpital Mère-Enfant du

CHU Mohamed VI de Marrakech et du CHU de Tanger entre Janvier 2021 et juin 2021 dans le but

de faire le diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues, en faisant appel à la PCR

en temps réel associée aux méthodes de biologie conventionnelle.

Cette étude a permis de mettre en évidence les principaux germes responsables ainsi que

de voir l’impact de la vaccination sur le profil bactériologique des méningites bactériennes

aigues chez l’enfant.

Les résultats ont objectivé 47 prélèvements positifs soit un taux de positivité de 15.3%,

dont 32 pneumocoques, 9 méningocoques du groupe B, 4 heamophilus Influenzae de type b et 2

heamophilus Influenzae de type a, ce qui rejoint les résultats des études internationales.

Toutefois, certaines séries nationales notamment à Tanger et à Fès, montraient une

prédominance du méningocoque, d’où l’intérêt de l’instauration d’un vaccin anti Men B dans le

programme national d’immunisation.

Ainsi, adopter une politique sanitaire axée sur le renforcement de la vaccination et la

surveillance épidémiologique et bactériologique reste crucial pour adapter la prise en charge

thérapeutique et limiter le risque de propagation.

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Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

RESUMES

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Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

Resume
Au Maroc, les méningites bactériennes aigues chez l’enfant représentent un véritable

problème de santé publique du fait d’une mortalité, de séquelles et d’un coût socio-économique

important.

L’introduction de différents vaccins au cours dernières années a changé l’épidémiologie

des méningites bactériennes aigues. Cependant, l’incidence de la maladie est en constante

augmentation et de nouvelles souches de bactéries non couvertes par les vaccins actuels

commencent à émerger.

L’objectif de ce travail est d’étudier le profil bactériologique des LCR provenant des

services de pédiatrie du CHU de Marrakech et du CHU de Tanger afin d’adapter la prise en

charge thérapeutique et de limiter le risque d’épidémie.

Il s’agit d’une étude prospective réalisée sur une période de 6 mois de Janvier à Juin 2021

, au sein du service de Bactériologie-Virologie de l’Hôpital Militaire Avicenne de Marrakech,

incluant 307 prélèvements de LCR analysés par la technique de PCR en temps réel.

La moyenne d’âge était de 18.5 mois avec une prédominance masculine (sexe ratio H/F :

1,8). Le pic de fréquence s’observait au mois de juin avec un taux de 26,7%. 88% des enfants

sont correctement vaccinés,11% non vacciné et 1% incomplètement vacciné[Link] signes cliniques

les plus retrouvés sont : fièvre (95%), syndrome méningé (33.5%), signes neurologiques

(24.8%).Un traitement antibiotique préalable été administrée chez 26 enfants soit 8.4% des

patients. Les C3G étaient l’antibiotique le plus utilisé (38%). L’évolution était favorable dans

97.7%, le taux de séquelles était à 1.3%, la létalité était à 1%.

Sur le plan bactériologique, 47 prélèvements étaient positifs soit un taux de positivité de

15.3%, dont 32 positifs pour le pneumocoque,9 méningocoques de type B, 4 heamophilus

Influenzae de type B et 2 heamophilus Influenzae de type A, ce qui rejoint les résultats des

études internationales . Toutefois, certaines séries nationales notamment à Tanger et à Fès,

montraient une prédominance du méningocoque.

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Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

Ainsi,à travers notre étude, nous avons recommandé de :

 Promouvoir la prévention par le renforcement de la vaccination et l’évaluation de

l’efficacité des vaccins disponibles.

 Entretenir le réseau national de surveillance bactériologique des différents germes

responsables de la méningite avec identification des sérotypes vaccinaux et non

vaccinaux.

 Améliorer les moyens du diagnostic étiologique en élargissant l’usage de la

biologie moléculaire.

- 59 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

Abstract

In Morocco, acute bacterial meningitis in children represents a real public health problem

due to mortality, sequelae and a significant socio-economic cost.

The introduction of different vaccines in recent years has changed the epidemiology of

acute bacterial meningitis. However, the incidence of the disease is constantly increasing and

new strains of bacteria not covered by current vaccines are beginning to emerge.

The objective of this work is to study the bacteriological profile of CSF from the pediatric

departments of the University Hospital of Marrakech and the University Hospital of Tangier in

order to adapt the therapeutic management and limit the risk of epidemic.

This is a prospective study carried out over a period of 6 months from January to June

2021, within the Bacteriology-Virology department of the Avicenne Military Hospital in

Marrakech, including 307 CSF samples analyzed by the PCR technique in real time.

The average age was 18.5 months with a male predominance (sex ratio M/F: 1.8). The

frequency peak was observed in June with a rate of 26.7%. 88% of children are correctly

vaccinated, 11% unvaccinated and 1% incompletely vaccinated. The most common clinical signs

are: fever (95%), meningeal syndrome (33.5%), neurological signs (24.8%). Prior antibiotic

treatment was administered in 26 children, i.e. 8.4% of patients. C3Gs were the most used

antibiotic (38%). The evolution was favorable in 97.7%, the sequelae rate was 1.3%, the lethality

was 1%.

On the bacteriological level, 47 samples were positive, i.e. a positivity rate of 15.3%,

including 32 positive for pneumococcus, 9 meningococci type B, 4 heamophilus Influenzae type

B and 2 heamophilus Influenzae type A, which matches the results international studies.

However, some national series, particularly in Tangier and Fez, showed a predominance of

meningococcal disease.

- 60 -
Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.

Thus, through our study, we recommended:

 Promote prevention by strengthening vaccination and evaluating the effectiveness

of available vaccines.

 Maintain the national network of bacteriological monitoring of the various germs

responsible for meningitis with identification of vaccine and non-vaccine serotypes.

 Improve the means of etiological diagnosis by expanding the use of molecular

biology.

- 61 -
‫‪Diagnostic étiologique des méningites bactériennes aigues chez l’enfant.‬‬

‫ﻣﻠﺧﺹ‬
‫ﻓﻲ ﺍﻟﻤﻐﺮﺏ ‪ ،‬ﻳﻤﺜﻞ ﺍﻟﺘﻬﺎﺏ ﺍﻟﺴﺤﺎﻳﺎ ﺍﻟﺠﺮﺛﻮﻣﻲ ﺍﻟﺤﺎﺩ ﻋﻨﺪ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ ﻣﺸﻜﻠﺔ ﺻﺤﻴﺔ ﻋﺎﻣﺔ ﺣﻘﻴﻘﻴﺔ ﺑﺴﺒﺐ ﺍﻟﻮﻓﻴﺎﺕ‬
‫ﻭﺍﻟﻌﻘﺎﺑﻴﻞ ﻭﺍﻟﺘﻜﻠﻔﺔ ﺍﻻﺟﺘﻤﺎﻋﻴﺔ ﻭﺍﻻﻗﺘﺼﺎﺩﻳﺔ ﺍﻟﻜﺒﻴﺮﺓ‬

‫ﺃﺩﻯ ﺇﺩﺧﺎﻝ ﻟﻘﺎﺣﺎﺕ ﻣﺨﺘﻠﻔﺔ ﻓﻲ ﺍﻟﺴﻨﻮﺍﺕ ﺍﻷﺧﻴﺮﺓ ﺇﻟﻰ ﺗﻐﻴﻴﺮ ﻭﺑﺎﺋﻴﺎﺕ ﺍﻟﺘﻬﺎﺏ ﺍﻟﺴﺤﺎﻳﺎ ﺍﻟﺠﺮﺛﻮﻣﻲ ﺍﻟﺤﺎﺩ‪ .‬ﻭﻣﻊ ﺫﻟﻚ ‪،‬‬

‫ﻓﺈﻥ ﺣﺪﻭﺙ ﺍﻟﻤﺮﺽ ﻓﻲ ﺍﺯﺩﻳﺎﺩ ﻣﺴﺘﻤﺮ ﻭﺑﺪﺃﺕ ﺳﻼﻻﺕ ﺟﺪﻳﺪﺓ ﻣﻦ ﺍﻟﺒﻜﺘﻴﺮﻳﺎ ﺍﻟﺘﻲ ﻻ ﺗﻐﻄﻴﻬﺎ ﺍﻟﻠﻘﺎﺣﺎﺕ ﺍﻟﺤﺎﻟﻴﺔ ﻓﻲ ﺍﻟﻈﻬﻮﺭ ‪.‬ﻟـ‬
‫ﺍﻟﻬﺪﻑ ﻣﻦ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻌﻤﻞ ﻫﻮ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﺍﻟﻤﻼﻣﺢ ﺍﻟﺒﻜﺘﺮﻳﻮﻟﻮﺟﻴﺔ ﻟﻤﻦ ﺃﻗﺴﺎﻡ ﻁﺐ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ ﺑﺎﻟﻤﺴﺘﺸﻔﻰ ﺍﻟﺠﺎﻣﻌﻲ ﺑﻤﺮﺍﻛﺶ ﻭﺍﻟﻤﺴﺘﺸﻔﻰ‬

‫ﺍﻟﺠﺎﻣﻌﻲ ﺑﻄﻨﺠﺔ ﻣﻦ ﺃﺟﻞ ﺗﻜﻴﻴﻒ ﺍﻹﺩﺍﺭﺓ ﺍﻟﻌﻼﺟﻴﺔ ﻭﺍﻟﺤﺪ ﻣﻦ ﻣﺨﺎﻁﺮ ﺍﻟﻮﺑﺎء ‪.‬ﻫﺬﻩ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﺍﺳﺘﻄﻼﻋﻴﺔ ﺃﺟﺮﻳﺖ ﻋﻠﻰ ﻣﺪﻯ ‪6‬‬

‫ﺃﺷﻬﺮ ﻣﻦ ﻳﻨﺎﻳﺮ ﺇﻟﻰ ﻳﻮﻧﻴﻮ ‪ ، 2021‬ﺩﺍﺧﻞ ﻗﺴﻢ ﻋﻠﻢ ﺍﻟﺠﺮﺍﺛﻴﻢ ﻭﺍﻟﻔﻴﺮﻭﺳﺎﺕ ﻓﻲ ﻣﺴﺘﺸﻔﻰ‬

‫ﺍﻟﻌﺴﻜﺮﻱ ﻓﻲ ﻣﺮﺍﻛﺶ ‪ ،‬ﺑﻤﺎ ﻓﻲ ﺫﻟﻚ ‪ 307‬ﻋﻴﻨﺔ ‪ CSF‬ﺗﻢ ﺗﺤﻠﻴﻠﻬﺎ ﺑﻮﺍﺳﻄﺔ ﺗﻘﻨﻴﺔ ‪ PCR‬ﻓﻲ ﺍﻟﻮﻗﺖ ﺍﻟﻔﻌﻠﻲ ‪.‬ﻛﺎﻥ‬

‫ﻣﺘﻮﺳﻂ ﺍﻟﻌﻤﺮ ‪ 18.5‬ﺷﻬﺮًﺍ ﻣﻊ ﻏﻠﺒﺔ ﺍﻟﺬﻛﻮﺭ )ﻧﺴﺒﺔ ﺍﻟﺠﻨﺲ)‪M / F: 1.8‬‬

‫ﻭﻟﻮﺣﻆ ﺫﺭﻭﺓ ﺍﻟﺘﺮﺩﺩ ﻓﻲ ﺷﻬﺮ ﻳﻮﻧﻴﻮ ﺑﻤﻌﺪﻝ ‪ .٪26.7‬ﺗﻢ ﺗﻠﻘﻴﺢ ‪ ٪88‬ﻣﻦ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ ﺑﺸﻜﻞ ﺻﺤﻴﺢ ‪ ،‬ﻭ ‪ ٪11‬ﻟﻢ‬

‫ﻳﺘﻢ ﺗﻠﻘﻴﺤﻬﻢ ﻭ ‪ ٪1‬ﺗﻢ ﺗﻄﻌﻴﻤﻬﻢ ﺑﺸﻜﻞ ﻏﻴﺮ ﻛﺎﻣﻞ‪ .‬ﺍﻟﻌﻼﻣﺎﺕ ﺍﻟﺴﺮﻳﺮﻳﺔ ﺍﻷﻛﺜﺮ ﺷﻴﻮﻋًﺎ ﻫﻲ‪ :‬ﺍﻟﺤﻤﻰ ) ‪ ، (٪95‬ﺍﻟﻤﺘﻼﺯﻣﺔ‬

‫ﺍﻟﺴﺤﺎﺋﻴﺔ )‪ ، (٪33.5‬ﺍﻟﻌﻼﻣﺎﺕ ﺍﻟﻌﺼﺒﻴﺔ )‪ .(٪24.8‬ﺗﻢ ﺇﻋﻄﺎء ﺍﻟﻌﻼﺝ ﺍﻟﺴﺎﺑﻖ ﺑﺎﻟﻤﻀﺎﺩﺍﺕ ﺍﻟﺤﻴﻮﻳﺔ ﻓﻲ ‪ 26‬ﻁﻔﻼً ﺃﻱ‬

‫‪ ٪8.4‬ﻣﻥ ﺍﻟﻣﺭﺿﻰ‪ .‬ﻛﺎﻧﺕ ‪ C3Gs‬ﺃﻛﺛﺭ ﺍﻟﻣﺿﺎﺩﺍﺕ ﺍﻟﺣﻳﻭﻳﺔ ﺍﺳﺗﺧﺩﺍﻣًﺎ ) ‪ .(٪38‬ﻛﺎﻥ ﺍﻟﺗﻁﻭﺭ ﻣﻭﺍﺗﻳﺎ ً ﻓﻲ ‪، ٪97.7‬‬

‫ﻭﻛﺎﻥ ﻣﻌﺩﻝ ﺍﻟﻌﻭﺍﻗﺏ ‪ ، ٪1.3‬ﻭﺍﻟﻔﺗﻙ ‪. ٪1‬ﻋﻠﻰ ﺍﻟﻣﺳﺗﻭﻯ ﺍﻟﺟﺭﺛﻭﻣﻲ ‪ ،‬ﻛﺎﻧﺕ ‪ 47‬ﻋﻳﻧﺔ ﻣﻭﺟﺑﺔ ‪ ،‬ﺃﻱ ﺑﻧﺳﺑﺔ ﺇﻳﺟﺎﺑﻳﺔ‬

‫‪ ، ٪15.3‬ﻣﻧﻬﺎ ‪ 32‬ﻣﻭﺟﺑﺔ ﻟﻠﻣﻛﻭﺭﺍﺕ ﺍﻟﺭﺋﻭﻳﺔ ‪ 9 ،‬ﻣﻥ ﺍﻟﻣﻛﻭﺭﺍﺕ ﺍﻟﺳﺣﺎﺋﻳﺔ ﻣﻥ ﺍﻟﻧﻭﻉ ‪4 ، B‬ﺍﻟﻣﺳﺗﺩﻣﻳﺔ ﺍﻟﻧﺯﻟﻳﺔ ﻣﻥ‬

‫ﺍﻟﻧﻭﻉ ‪ B‬ﻭ ‪ 2‬ﺍﻟﻣﺳﺗﺩﻣﻳﺔ ﺍﻟﻧﺯﻟﻳﺔ ﻣﻥ ﺍﻟﻧﻭﻉ ‪ ، A‬ﻭﺍﻟﺗﻲ ﺗﺗﻁﺎﺑﻕ ﻣﻊ ﻧﺗﺎﺋﺞ ﺍﻟﺩﺭﺍﺳﺎﺕ ﺍﻟﺩﻭﻟﻳﺔ‪ .‬ﻭﻣﻊ ﺫﻟﻙ ‪ ،‬ﺃﻅﻬﺭﺕ ﺑﻌﺽ‬

‫ﺍﻟﻣﺳﻠﺳﻼﺕ ﺍﻟﻭﻁﻧﻳﺔ ‪ ،‬ﻭﻻ ﺳﻳﻣﺎ ﻓﻲ ﻁﻧﺟﺔ ﻭﻓﺎﺱ ‪ ،‬ﺍﻧﺗﺷﺎﺭ ﻣﺭﺽ ﺍﻟﻣﻛﻭﺭﺍﺕ ﺍﻟﺳﺣﺎﺋﻳﺔ ‪.‬‬

‫ﻭﻫﻛﺫﺍ ﻣﻥ ﺧﻼﻝ ﺩﺭﺍﺳﺗﻧﺎ ﺃﻭﺻﻳﻧﺎ ﺑﻣﺎ ﻳﻠﻲ ‪:‬‬


‫‪−‬ﺗﻌﺯﻳﺯ ﺍﻟﻭﻗﺎﻳﺔ ﻣﻥ ﺧﻼﻝ ﺗﻌﺯﻳﺯ ﺍﻟﺗﻁﻌﻳﻡ ﻭﺗﻘﻳﻳﻡ ﻓﻌﺎﻟﻳﺔ ﺍﻟﻠﻘﺎﺣﺎﺕ ﺍﻟﻣﺗﺎﺣﺔ‬
‫‪−‬ﺍﻟﺣﻔﺎﻅ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺷﺑﻛﺔ ﺍﻟﻭﻁﻧﻳﺔ ﻟﻠﺭﺻﺩ ﺍﻟﺑﻛﺗﺭﻳﻭﻟﻭﺟﻲ ﻟﻠﺟﺭﺍﺛﻳﻡ ﺍﻟﻣﺧﺗﻠﻔﺔ ﺍﻟﻣﺳﺅﻭﻟﺔ ﻋﻥ ﺍﻟﺗﻬﺎﺏ ﺍﻟﺳﺣﺎﻳﺎ ﻣﻊ ﺗﺣﺩﻳﺩ‬
‫ﺍﻷﻧﻣﺎﻁ ﺍﻟﻣﺻﻠﻳﺔ ﻟﻠﻘﺎﺣﺎﺕ ﻭﻏﻳﺭ ﺍﻟﻠﻘﺎﺡ‬
‫‪−‬ﺗﺣﺳﻳﻥ ﻭﺳﺎﺋﻝ ﺍﻟﺗﺷﺧﻳﺹ ﺍﻟﻣﺳﺑﺏ ﻟﻠﻣﺭﺽ ﻣﻥ ﺧﻼﻝ ﺍﻟﺗﻭﺳﻊ ﻓﻲ ﺍﺳﺗﺧﺩﺍﻡ ﺍﻟﺑﻳﻭﻟﻭﺟﻳﺎ ﺍﻟﺟﺯﻳﺋﻳﺔ‬

‫‪- 62 -‬‬
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‫ﺃ ْﻗ ِ‬
‫ﺴﻢ ﺎہﻠﻟ ﺍﻟ َﻌ ِﻈﻴﻢ‬
‫ﺃﺭﺍﻗﺐ ﷲ ﻓﻲ ِﻣ ْﻬﻨَﺘِﻲ‪.‬‬
‫َ‬ ‫ﺃﻥ‬

‫ﻮﻥ ﺣﻴﺎﺓ ﺍﻹﻧﺴﺎﻥ ﻓﻲ ﻛﺂﻓّ ِﺔ َ‬


‫ﺃﻁﻮﺍﺭ َﻫﺎ ﻓﻲ ﻛﻞ ﺍﻟﻈﺮﻭﻑ‬ ‫ﺻ َ‬‫ﻭﺃﻥ ﺃ ُ‬
‫ﺽ‬
‫ﻼﻙ ﻭﺍﻟﻤ َﺮ ِ‬
‫ﺳ ِﻌﻲ ﻓﻲ ﺍﻥﻗﺎﺫﻫﺎ ِﻣﻦ ﺍﻟ َﻬ ِ‬
‫ﻭﺍﻷﺣﻮﺍﻝ ﺑﺎﺫﻟﺔ ﻭ ْ‬
‫َ‬

‫ﻭﺍﻷﻟَﻢ ﻭﺍﻟﻘَﻠَﻖ‪.‬‬

‫ﺳ ﱠﺮ ُﻫ ْﻢ‪.‬‬
‫ﺳﺘﺮ َﻋ ْﻮ َﺭﺗ ُﻬﻢ‪ ،‬ﻭﺃﻛﺘ َﻢ ِ‬
‫ﻛﺮﺍ َﻣﺘ ُﻬﻢ‪ ،‬ﻭﺃ ْ‬
‫ﺱ َ‬‫ﻭﺃﻥ ﺃﺣﻔَﻆَ ﻟِﻠﻨَﺎ ِ‬
‫ﺍﻟﺪﻭﺍﻡ ﻣﻦ ﻭﺳﺎﺋِﻞ ﺭﺣﻤﺔ ﷲ‪ ،‬ﺑﺎﺫﻟﺔ ِﺭ َﻋﺎﻳَﺘﻲ ﺍﻟﻄﺒﻴﺔ ﻟﻠﻘﺮﻳﺐ ﻭﺍﻟﺒﻌﻴﺪ‪،‬‬
‫ﺃﻛﻮﻥ َﻋﻠﻰ َ‬
‫َ‬ ‫ﻭﺃﻥ‬

‫ﻟﻠﺼﺎﻟﺢ ﻭﺍﻝﻁﺎﻟﺢ‪ ،‬ﻭﺍﻟﺼﺪﻳﻖ ﻭﺍﻟﻌﺪﻭ‪.‬‬

‫ﺴﺎﻥ ﻻ ﻷ َﺫﺍﻩ‪.‬‬ ‫ﺳ ﱢﺨ َﺮﻩ ﻟِﻨَ ْﻔ ِﻊ ِ‬


‫ﺍﻹ ْﻧ َ‬ ‫ﻭﺃﻥ ﺃﺛﺎﺑﺮ ﻋﻠﻰ ﻁﻠﺐ ﺍﻟﻌﻠﻢ‪ ،‬ﻭﺃ َ‬
‫ﻣﻴﻞ ﻓﻲ ﺍﻟ ِﻤﻬﻨَ ِﺔ‬
‫ﺕ ﻟِ ُﻜ ﱢﻞ َﺯ ٍ‬‫ﻐﺮﻧﻲ‪ ،‬ﻭﺃﻛﻮﻥ ﺃﺥ ﺍً‬ ‫ﻭﺃﻥ ﺃُ َﻭﻗّ َﺮ َﻣﻦ َﻋﻠﱠ َﻤﻨﻲ‪ ،‬ﻭﺃُ َﻋﻠّ َﻢ َﻣﻦ ﻳَ ْ‬
‫ﺼ َ‬

‫ﺍﻟﺒﺮ ﻭﺍﻟﺘﻘﻮﻯ‪.‬‬ ‫ﺍﻟﻄﱢﺒﱢﻴَﺔ ُﻣﺘ َﻌﺎﻭﻧِ َ‬


‫ﻴﻦ َﻋﻠﻰ ﱢ‬
‫ﺳ ّﺮﻱ َﻭ َﻋﻼﻧﻴَﺘﻲ‪،‬‬
‫ﺼ َﺪﺍﻕ ﺇﻳ َﻤﺎﻧﻲ ﻓﻲ ِ‬
‫ﻭﺃﻥ ﺗﻜﻮﻥ ﺣﻴﺎﺗﻲ ِﻣ ْ‬

‫ﺳﻮﻟِ ِﻪ َﻭﺍﻟﻤﺆ ِﻣﻨﻴﻦ‪.‬‬ ‫ﻧَﻘِﻴﱠﺔ ِﻣ ّﻤﺎ ﻳُﺸﻴﻨ َﻬﺎ َ‬


‫ﺗﺠﺎﻩَ ﷲ َﻭ َﺭ ُ‬

‫ﻭﷲ ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﺃﻗﻮﻝ ﺷﻬﻴﺪﺍ‬


‫ﺃﻁﺮﻭﺣﺔ ﺭﻗﻢ ‪134‬‬ ‫ﺳﻨﺔ ‪2022‬‬

‫ﺗﺸﺨﻴﺺ ﺍﻟﻤﺴﺒﺒﺎﺕ ﻻﻟﺘﻬﺎﺏ ﺍﻟﺴﺤﺎﻳﺎ ﺍﻟﺠﺮﺛﻮﻣﻲ‬


‫ﺍﻟﺤﺎﺩ ﻋﻨﺪ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ‬
‫ﺍﻷﻁﺮﻭﺣﺔ‬
‫ﻗﺪﻣﺖ ﻭﻧﻮﻗﺸﺖ ﻋﻼﻧﻴﺔ ﻳﻮﻡ ‪2022/04/28‬‬
‫ﻣﻦ ﻁﺮﻑ‬
‫ﺍﻟﺴﻴﺪﺓ ﺧﺪﻳﺠﺔ ﺍﻟﻤﺠﻴﺪﻱ‬
‫ﺍﻟﻤﺰﺩﺍﺩﺓ ﻓﻲ ‪ 1996/05/23‬ﺑﻤﺮﺍﻛﺶ‬
‫ﻁﺒﻴﺒﺔ ﺩﺍﺧﻠﻴﺔ ﺑﻤﺮﻛﺰ ﻣﺴﺘﺸﻔﻰ ﻣﺤﻤﺪ ﺍﻟﺴﺎﺩﺱ ﺑﻤﺮﺍﻛﺶ‬
‫ﻟﻨﻴﻞ ﺷﻬﺎﺩﺓ ﺍﻟﺪﻛﺘﻮﺭﺍﻩ ﻓﻲ ﺍﻟﻄﺐ‬
‫ﺍﻟﻜﻠﻤﺎﺕ ﺍﻷﺳﺎﺳﻴﺔ‪:‬‬
‫ﺍﻟﺘﻬﺎﺏ ﺍﻟﺴﺤﺎﻳﺎ ـ ﻟﻘﺎﺡ ــ ﻭﺑﺎء‬

‫ﺍﻟﻠﺠﻨﺔ‬
‫ﺍﻟﺮﺋﻴﺲ‬ ‫ﻥ‪ .‬ﺻﺮﺍﻉ‬ ‫ﺍﻟﺴﻴﺪﺓ‬
‫ﺃﺳﺘﺎﺫﺓ ﻓﻲ ﻋﻠﻡ ﺍﻟﻔﻳﺭﻭﺳﺎﺕ ﻭﻋﻠﻡ ﺍﻷﺣﻳﺎء ﺍﻟﻣﺟﻬﺭﻱ‬
‫ﺍﻟﻤﺸﺮﻑ‬ ‫ﺱ‪ .‬ﺍﻟﺯﻭﻫﻳﺭ‬ ‫ﺍﻟﺴﻴﺪ‬
‫ﺃﺳﺘﺎﺫ ﻓﻲ ﻋﻠﻢ ﺍﻟﻔﻴﺮﻭﺳﺎﺕ ﻭﻋﻠﻢ ﺍﻷﺣﻴﺎء ﺍﻟﻤﺠﻬﺮﻱ‬
‫ﻍ‪ .‬ﺩﺭﺍﻳﺱ‬ ‫ﺍﻟﺴﻴﺪﺓ‬
‫ﺃﺳﺘﺎﺫﺓ ﻣﺒﺮﺯﺓ ﻓﻲ ﻁﺐ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ‬
‫ﺍﻟﺤﻜﺎﻡ‬ ‫ﻥ‪ .‬ﺭﺿﻰ‬ ‫ﺍﻟﺴﻴﺪﺓ‬
‫ﺃﺳﺘﺎﺫ ﻣﺑﺭﺯ ﻓﻲ ﻁﺏ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ‬

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