ENSA d’Al-Hoceima Année 2019/2020
AP-II, Deuxième Année, Semestre 4
Probabilité & Statistique, TD2
Solution de la Série No 2 : Espace de probabilité et probabilité conditionnelle
N,B : Il faut d’abord lire le cours et enseuite travailler les exercices et en comparant avec les
propriétés du cours
Exercice 1
On a demandé à 200 lycéens de donner leur activité la plus prenante en temps, en dehors du
travail scolaire
1. Compléter le tableau 1 des effectifs par les effectifs à la marge.
activité Première Seconde Bac Total
M : musique 14 22 24
D : discussion 3 11 16
S : sport 15 18 17
A : autres 16 21 23
Total 200
2. Établir les tableaux des fréquences en lignes 2 et en colonnes 3
activité Première Seconde Bac Total
M : musique
D : discussion
S : sport
A : autres
Total 2
activité Première Seconde Bac Total
M : musique
D : discussion
S : sport
A : autres
Total
3. Vérifier si chacune des phrases suivantes est vraie. (On donnera une justification.)
(a) 25 % des élèves de Seconde pratiquent un sport :
(b) 36 % des élèves pratiquant un sport sont en Seconde :
(c) 20 % des 40 % des élèves en Bac aiment discuter :
(d) enviro 53 % des élèves du Bac aiment discuter :
(e) 7 % des lycéens sont en Première et aiment la musique :
(f) 30 % des 24 % d’élèves de Première pratiquent un sport :
Solution : 200 lycéens ont été demandés de donner leur activité la plus prenante en temps, en
dehors du travail scolaire
1. Voir que le tableau 1 des effectifs par les effectifs à la marge a été complété.
2. Voir les tableaux des fréquences en lignes (2) et en colonnes (3)
3. Vérifier si chacune des phrases suivantes est vraie. (On donnera une justification.)
1
activité Première Seconde Bac Total
M : musique 14 22 24 60
D : discussion 3 11 16 30
S : sport 15 18 17 50
A : autres 16 21 23 60
Total 48 72 80 200
(2) Première Seconde Bac Total
14 22 24
M : musique 60 = 0.2333 60 = 0.3667 60 = 0.4 1
3 11 16
D : discussion 30 = 0.1 30 = 0.3667 30 = 0.5333 1
15 18 17
S : sport 50 = 0.3 50 = 0.36 50 = 0.34 1
16 21 23
A : autres 60 = 0.2667 60 = 0.35 60 = 0.3833 1
48 72 80
Total 200 = 0.24 200 = 0.36 200 = 0.4 1
(3) Première Seconde Bac Total
14 22 24 60
M : musique 48 = 0.2917 72 = 0.3056 80 = 0.3 200 = 0.3
3 11 16 30
D : discussion 48 = 0.0625 72 = 0.1528 80 = 0.2 200 = 0.15
15 18 17 50
S : sport 48 = 0.3125 72 = 0.25 80 = 0.2125 200 = 0.25
16 21 23 60
A : autres 48 = 0.3333 72 = 0.2917 80 = 0.2875 200 = 0.3
Total 1 1 1 1
(a) 25 % des élèves de Seconde pratiquent un sport : la phrase est corrècte car d’après le
Tableau (3) (Ligne ”Sport” et Colonne ”Seconde”) on a 0.25 × 100 = 25%.
(b) 36 % des élèves pratiquant un sport sont en Seconde : la phrase est corrècte car d’après
le Tableau (2) (Ligne ”Sport” et Colonne ”Seconde”) on a 0.36 × 100 = 36%.
(c) 20 % des 40 % des élèves en Bac aiment discuter : la phrase est corrècte car d’après
le Tableau (3) (Ligne ”Discussion” et Colonne ”Bac”) on a 0.2 × 100 = 20% où bien
0.2 × 0.4 × 200 = 16.
(d) enviro 53 % des élèves du Bac aiment discuter : la phrase est fausse car on a 0.53 × 80 =
42 6= 16 ; mais 53% des élèves qui aiment discuter sont en Terminale.
(e) 7 % des lycéens sont en Première et aiment la musique : la phrase est corrècte car
14
d’après le Tableau (1) (Ligne ”Musique” et Colonne ”Première”) on a 200 × 100 = 7%.
(f) 30 % des 24 % d’élèves de Première pratiquent un sport : la phrase est fausse car on a
0.3 × 0.24 × 48 = 3.456 6= 15. Mais 30 % des 24 % d’élèves en Seconde pratiquent un
sport.
2
Exercice 2
Soit X et Y deux variables aléatoires qui peuvent prendre chacune les valeurs 1 et 0, les probabilités
respectives des couples de valeurs de X et Y étant données par le tableau ci-dessous :
HH X
HH 1 0
Y H 1
1 p 2 −p
1 1
0 3 − p 6 +p
où p est un nombre réel.
1. Dans quel intervalle doit se trouver le nombre p pour que ces données soient acceptables ?.
2. Calculer les probabilités des valeurs de X et Y .
3. Calculer les espérances mathématiques et les écarts-types de X et Y .
4. Calculer p de façon que les variables aléatoires X et Y soient indépendantes.
Solution :
1. Les valeurs du tableau sont des nombres probabilistes, alors les données sont acceptables si
0≤p≤1 0≤p≤1
0 ≤ 12 − p ≤ 1
1
− 2 ≤ p ≤ 21
⇔
0 ≤ 13 − p ≤ 1 − 2 ≤ p ≤ 31
31
1
0≤ 6 +p≤1 − 6 ≤ p ≤ 65
donc les données sont acceptable si et seulement si p ∈ [− 12 ; 12 ] ∩ [− 32 ; 13 ] ∩ [− 61 ; 56 ] ∩ [0; 1] ;
d’où p ∈ [0; 13 ].
2. Soit Ω l’univers, soit X : Ω → {0; 1} et Y : Ω → {0; 1} deux variables aléatoires, alors
calculons P ([X = 0]), P ([X = 1]), P ([Y = 0]) et P ([Y = 1]) ; pour cela on a
Ω = [X = 0] ∪ [X = 1] et Ω = [Y = 0] ∪ [Y = 1]
avec [X = 0] ∩ [X = 1] = ∅ et [Y = 0] ∩ [Y = 1] = ∅. On a
[X = 0] = [X = 0] ∩ Ω = [X = 0] ∩ ([Y = 0] ∪ [Y = 1])
= = ([X = 0] ∩ [Y = 0]) ∪ ([X = 0] ∩ [Y = 1])
= [(X, Y ) = (0, 0)] ∪ [(X, Y ) = (0, 1)]
comme [(X, Y ) = (0, 0)] ∩ [(X, Y ) = (0, 1)] = ∅, alors
1 1 4
P ([X = 0]) = P ([(X, Y ) = (0, 0)]) + P ([(X, Y ) = (0, 1)]) = +p+ −p=
6 2 6
d’où P ([X = 0]) = 23 . De la même façon, on a
[X = 1] = [X = 1] ∩ Ω = [X = 1] ∩ ([Y = 0] ∪ [Y = 1])
= ([X = 1] ∩ [Y = 0]) ∪ ([X = 1] ∩ [Y = 1])
= [(X, Y ) = (1, 0)] ∪ [(X, Y ) = (1, 1)]
comme [(X, Y ) = (1, 0)] ∩ [(X, Y ) = (1, 1)] = ∅, alors
1
P ([X = 1]) = P ([(X, Y ) = (1, 0)]) + P ([(X, Y ) = (1, 1)]) = −p+p
3
d’où P ([X = 1]) = 31 . De la même façon, on a
[Y = 0] = [Y = 0] ∩ Ω = [Y = 0] ∩ ([X = 0] ∪ [X = 1])
= = ([Y = 0] ∩ [X = 0]) ∪ ([Y = 0] ∩ [X = 1])
= [(X, Y ) = (0, 0)] ∪ [(X, Y ) = (1, 0)]
3
comme [(X, Y ) = (0, 0)] ∩ [(X, Y ) = (1, 0)] = ∅, alors
1 1
P ([Y = 0]) = P ([(X, Y ) = (0, 0)]) + P ([(X, Y ) = (1, 0)]) = +p+ −p
6 3
d’où P ([Y = 0]) = 21 . De la même façon, on a
[Y = 1] = [Y = 1] ∩ Ω = [Y = 1] ∩ ([X = 0] ∪ [X = 1])
= = ([Y = 1] ∩ [X = 0]) ∪ ([Y = 1] ∩ [X = 1])
= [(X, Y ) = (0, 1)] ∪ [(X, Y ) = (1, 1)]
comme [(X, Y ) = (0, 1)] ∩ [(X, Y ) = (1, 1)] = ∅, alors
1
P ([Y = 1]) = P ([(X, Y ) = (0, 1)]) + P ([(X, Y ) = (1, 1)]) = −p+p
2
d’où P ([Y = 1]) = 21 .
3. Calculons les espérances mathématiques et les écarts-types de X et Y :
1
E(X) = 1 ∗ P ([X = 1]) + 0 ∗ P ([X = 0]) = P ([X = 1]) = ,
3
1
E(Y ) = 1 ∗ P ([Y = 1]) + 0 ∗ P ([Y = 0]) = P ([Y = 1]) = ,
2
d’après la propriété de Hygens, on a la variance σ 2 (X) = E(X 2 ) − (E(X))2 alors
1 1 2
σ 2 (X) = E(X 2 ) − (E(X))2 = − =
3 9 9
√
2
d’où l’écart-type de X est σ(X) = 3 · De même, on a
1 1 1
σ 2 (Y ) = E(Y 2 ) − (E(Y ))2 = − =
2 4 4
d’où l’écart-type de Y est σ(Y ) = 12 ·
4. Calculons p tel que les variables aléatoires X et Y soient indépendantes : X et Y soient
indépendantes si et seulement si
P ([X = k] ∩ [Y = `]) = P ([X = k]) ∗ P ([Y = `]), ∀(k, `) ∈ JX × JY
où JX = JY = {0; 1}.
– Pour k = ` = 1, on a
1 1
p = P ([(X, Y ) = (1, 1)]) = P ([X = 1] ∩ [Y = 1]) = P ([X = 1]) ∗ P ([Y = 1]) = ∗
3 2
donc p = 16 ·
– Pour k = ` = 0, on a
1 2 1
+ p = P ([(X, Y ) = (0, 0)]) = P ([X = 0] ∩ [Y = 0]) = P ([X = 0]) ∗ P ([Y = 0]) = ∗
6 3 2
donc p = 13 − 61 , soit p = 61 .
– On peut de la même manière discuter les cas (k = 0 et ` = 1), puis (k = 1 et ` = 0) et on
trouvera toujours p = 61 .
4
Exercice 3
On considère deux urnes C1 et C2 contenant des boules rouges et des boules blanches. Dans l’urne
C1 , la probabilité de tirer une boule rouge est 0.9 ; dans l’urne C2 , elle est 0.2.
On choisit au hasard (c’est-à-dire avec des probabilités égales) une urne, et on en tire une boule.
On constate que la boule tirée est rouge ;
*Quelle est la probabilité pour qu’elle provienne de l’urne C1 ?
Solution : On note par
E l’ensemble des tirages possibles,
C1 l’ensemble des tirages de l’urne C1
C2 l’ensemble des tirages de l’urne C2
alors E = C1 ∪ C2 une boule est tirée de l’urne C1 ou de l’urne C2
C1 ∩ C2 = ∅ aucune boule n’est tirée des deux urnes à la fois. On désigne par A l’ensemble des
tirages donnant une boule rouge, alors on a les données suivantes :
PC1 (A) = 0.9 est la probabilité de tirer une boule rouge de C1 ,
PC2 (A) = 0.2 est la probabilité de tirer une boule rouge de C2 ,
P (C1 ) = P (c2 ) = 0.5
1. La probabilité pour que la boule rouge provienne de l’urne C1 est PA (C1 ) : D’après la formule
de Bayes on a
P (C1 ) ∗ PC1 (A) 0.5 ∗ 0.9 9
PA (C1 ) = = = ·
P (C1 ) ∗ PC1 (A) + P (C2 ) ∗ PC2 (A) 0.5 ∗ 0.9 + 0.5 ∗ 0.2 11
2. La probabilité pour que la boule rouge provienne de l’urne C2 est PA (C2 ) : D’après la formule
de Bayes on a
P (C2 ) ∗ PC2 (A) 0.5 ∗ 0.2 2
PA (C2 ) = = = ·
P (C1 ) ∗ PC1 (A) + P (C2 ) ∗ PC2 (A) 0.5 ∗ 0.9 + 0.5 ∗ 0.2 11
Remarque : on peut remarquer que
9 2
PA (C1 ) + PA (C2 ) = + =1
11 11
Exercice 4
Soit A et B deux événements de probabilité non nulle.
P (A)−P (B)PB (A)
1. Démontrer que PB (A) = P (B) .
2. Une population peut être atteinte par deux maladies A et B. Une étude statistique révèle
que :
– la probabilité pour une personne d’être atteinte par A est 0.2, celle d’être atteinte par B
est 0.3 ;
– la probabilité pour une personne n’étant pas atteinte par B de l’être par A est 0.1.
(a) Calculer la probabilité pour une personne atteinte par B de l’être aussi par A.
(b) Les maladies A et B frappent-elles indépendamment les individus de la population ?
Solution : Soit A et B deux événements de probabilité non nulle.
P (A)−P (B)PB (A)
1. Montrons que PB (A) = P (B) : on a
A = Ω ∩ A = A ∩ (B ∪ B̄) = (A ∩ B) ∪ (A ∩ B̄)
5
avec (A ∩ B) et (A ∩ B̄) sont 2 événements disjoints ; alors
P (A) = P (A ∩ B) + P (A ∩ B̄)
= PB (A) P (B) + PB̄ (A) P (B̄)
d’où P (A) − PB̄ (A) P (B̄) = PB (A) P (B),
finalement
P (A) − PB̄ (A) P (B̄)
PB (A) = ·
P (B)
2. Soit P (A) = 0.2, P (B) = 0.3, P (B̄) = 1 − P (B) = 0.7 et PB̄ (A) = 0.1
(a) La probabilité pour une personne atteinte par B de l’être aussi par A est PB (A)
P (A) − PB̄ (A) P (B̄) 0.2 − 0.7 × 0.1 13
PB (A) = = =
P (B) 0.3 30
(b) On a P (A ∩ B) = P (B) × PB (A) = 0.3 × 13 13
30 = 100 = 0.13 et P (A) × P (B) = 0.2 × 0.3 =
0.06,
comme 0.06 6= 0.13 alors P (A ∩ B) 6= P (A) × P (B) ; ce qui prouve que Les maladies A
et B ne frappent pas indépendamment les individus de la population.
Exercice 5
Par une journée particulière de l’année, on a observé que la probabilité de subir un orage est de
10% et que la probabilité de voir un éclair est de 30%. On sait que, si l’on observe un éclair, la
probabilité qu’il pleuve est de 50%.
1. Estimer la probabilité d’expérimenter à la fois un éclair et un orage durant cette journée.
2. Estimer cette même probabilité dans le cas de deux événements indépendants.
Solution : On note par A = [X = Observé un éclair] et B = [X = Observé un orage] ; on a les
données suivantes
30 10 50
P (A) = = 0.3, P (B) = = 0.1 et PA (B) = = 0.5
100 100 100
1. La probabilité d’expérimenter à la fois un éclair et un orage durant cette journée est
P (A ∩ B) = PA (B) ∗ P (A) = 0.5 ∗ 0.3 = 0.15
2. Si les deux événements indépendants sont indépendants, alors la propbabilité d’observer la
pluie qu’il y a un éclair ou non est de 0.1 soit un pourcentage de 10%, c’est à dire que
PA (B) = P (B) = 0.1 ; d’où
P (A ∩ B) = P (A) ∗ P (B) = 0.3 ∗ 0.1 = 0.03.
Exercice 6
Une personne I0 transmet à une personne I1 un message qui se résume à oui ou non ; I1 transmet
le message à I2 qui le transmet à I2 qui le transmet à I3 , et ainsi de suite jusqu’à Ir+1 (les personnes
I0 , I1 , . . . , Ir+1 sont toutes différentes).
On admet que les probabilités que la personne In (n = 1, 2, . . . , r) transmette le message reçu de
In−1 ou le message opposé sont p et q = 1−p ; on désigne par φ(n) la probabilité que In transmette
le message exact (transmis par I0 ).
1. Établir une relation de récurrence entre φ(n) et φ(n − 1).
2. Étudier la suite un = φ(n).
6
3. Calculer la valeur numérique de u10 = φ(10) si p = 0.9.
4. Pour p = 0.7.
(a) Donner un tableau montrant les calculs de valeurs de un pour n = 0, 1, . . . , 10.
(b) On considère la fonction x ∈ [0, +∞[→ φ(x). Calculer φ(0) et lim φ(x), que peut-on
x→+∞
déduire ?
(c) Dans un même repère (O; i, j), tracer la courbe (C) de la fonction x 7→ φ(x), ainsi que les
valeurs de la suite (un )0≤n≤10 par une couleur différente. (Choisir l’échelle convenable)
5. Conclure.
Solution :
1. La relation de récurrence entre φ(n) et φ(n − 1) : on a I0 = In−1 ∪ In−1 , alors
In = I0 ∩ In = (In ∩ In−1 ) ∪ (In ∩ In−1 )
donc
P (In ) = P (In ∩ In−1 ) + P (In ∩ In−1 )
= P (In−1 ) PIn−1 (In ) + P (In−1 ) PIn−1 (In )
donc φ(n) = φ(n − 1) PIn−1 (In ) + (1 − φ(n − 1)) PIn−1 (In ),
or PIn−1 (In ) = p et PIn−1 (In ) = 1 − p, alors
φ(n) = φ(n − 1) p + (1 − φ(n − 1)) (1 − p)
d’où la relation de récurrence suivante : φ(n) = q + (p − q)φ(n − 1).
2. Soit la suite un = φ(n), alors un = q + (p − q)un−1 .
Si la suie (un )n≥0 converge vers x, alors lim un = lim un−1 = x, donc x = q + (p − q)x
n→+∞ n→+∞
1
soit x = 2 ; on pose wn = un − 21 , alors
1 1
un − = q + (p − q)un−1 −
2 2
1
= q− + (1 − 2q)un−1
2
1 1
= 1−p− +2 − 1 + p un−1
2 2
1 1
= −p+2 p− un−1
2 2
1
= p− (2un−1 − 1)
2
1 1
= 2 p− un−1 −
2 2
donc wn (2p−1)wn−1 pour tout n ≥ 0 ; on pose r = 2p−1, alors la suite (wn )n≥0 est une suite
géométrique de raison r et donc la suite (wn )n≥0 converge si et seulement si −1 < r < 1.
Or 0 < p < 1 alors 0 ≤ 2p ≤ 2, donc −1 ≤ 2p − 1 ≤ 1, d’où −1 < r < 1 ce qui prouve
que la suite (wn )n≥0 converge vers 0 lorsque n → +∞, ceci car wn = (2p − 1)n w0 avec
1
w0 = u0 − 12 = P (I0 ) − 21 = 1 − 12 = 21 · Finalement lim un = .
n→+∞ 2
3. La valeur numérique de u10 = φ(10) si p = 0.9 :
on a wn = (2p − 1)n w0 , alors un = 21 + 12 (2p − 1)n ; donc un = 12 + 12 (2 × 0.9 − 1)n pour
p = 0.9, soit pour n = 10, on obtient
1 1 1 1
u10 = + (1.8 − 1)10 = + 0.810 = 0.5537.
2 2 2 2
7
Table 1 – Les variables aléatoires X et Y
n 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
un 1 0.7 0.58 0.532 0.5128 0.5051 0.502 0.5008 0.5003 0.5001 0.5001
4. On prend p = 0.7.
1
(a) Le tableau de calcul de valeurs de un pour n = 0, 1, . . . , 10 : on a un = 2 + 12 (2p − 1)n
(b) On considère la fonction x ∈ [0, +∞[→ φ(x), la fonction φ(x) = 0.5 + 0.5 ∗ ex ln(0.4) ,
alors φ(0) = 1 et lim φ(x) = 0.5 ; on en déduit qu’à l’infini les deux messages oui et
x→+∞
non ont la même probabilité d’être transmis.
(c) Pour la courbe (C) de la fonction x 7→ φ(x) et les valeurs de la suite (un )0≤n≤10 par
une couleur différente, voir la Figure 1.
La diagramme de un=0.5+0.5*0.4n La fonction φ(x)=0.5+0.5 exp(log(0.4) x)
1 1
0.95 0.95
0.9 0.9
0.85 0.85
0.8 0.8
La suite un
φ(x)
0.75 0.75
0.7 0.7
0.65 0.65
0.6 0.6
0.55 0.55
0.5 0.5
0 2 4 6 8 10 0 2 4 6 8 10
Nombre n Distance x
Figure 1 – Les courbes de φ(x) = 0.5 + 0.5 ∗ ex ln(0.4)
5. Conclusion : La probabilité que le message transmis soit correct ne dépasse plus 0.5.
Exercice 7
Un circuit électronique est composé de 10 blocs identiques en série ; chacun de ces blocs peut
être formé d’un élément unique ou de deux éléments identiques en parallèle (il suffit alors qu’un
des deux éléments fonctinne pour que le bloc fonctionne). On admet que chaque élément a une
probabilité égale à 0.02 de tomber en panne pendant les 5000 premières heures de fonctionnement
et que les pannes des divers éléments sont des événements indépendants.
Calculer les probabilités P1 et P2 d’une panne du circuit pendant les 5000 premières heures de
fonctionnement :
1. si chaque bloc est formé d’un seul élément.
2. si chaque bloc est formé de deux éléments.
Solution : Calculons les probabilités P1 et P2 d’une panne du circuit pendant les 5000 premières
heures de fonctionnement : on désigne par Ai l’événement le ième bloc fonctionne pendant 5000
heures.
Soit A l’événement le circuit tout entier fonctionne pendant 5000 heures ; A l’événement le circuit
tombe en panne, c’est-à-dire que A = CA Ω est le complémentaire de A dans l’univers Ω.
Le circuit fonctionne si chacun des blocs fonctionne, c’est-à-dire si chacun des événements Ai est
réalisé :
\10
A= Ai
i=1
8
Par hypothèse, on sait que les événements Ai sont indépendants, alors
10
Y
P (A) = P (Ai ) = p10
i=1
où p désigne la valeur commune des probabilités P (Ai ) pour 1 ≤ i ≤ 10.
1. si chaque bloc est formé d’un seul élément, alors p = 1 − 0.02 = 0.98 ; donc P (A) = 0.9810 =
0.817
d’où P1 = P (A) = 1 − P (A) = 1 − 0.817 = 0.183.
2. si chaque bloc est formé de deux éléments en parallèle, alors un bloc tombe en panne si chacun
des 2 éléments tombe en panne ; la probabilité d’une panne pour un bloc est P (Ai ) = 0.022 ;
alors dans ces conditions on a p = 1 − 0.022 = 0.9996 ; donc P (A) = 0.999610 = 0.9961
d’où P1 = P (A) = 1 − P (A) = 1 − 0.9961 = 0.0.0039.
Remarque : On notera combien le second montage a accru la sécurité de fonctionnement (la
fiablité) du matériel ; mais le coût de fabrication est plus considérable. On choisira l’une ou l’autre
des solutions en fonction des conditions d’emploi du matériel.