Algèbre II : Matrices et opérations
Algèbre II : Matrices et opérations
Algèbre II
2 Matrices 4
2.1 Définition et notations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.2 Opérations sur les matrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.2.1 Addition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.2.2 Multiplication par un scalaire : . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.2.3 Multiplication de deux matrices : . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.2.4 Pièges à éviter : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2.5 Transposée d’une matrice : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.2.6 Puissance d’une matrice : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.2.7 Formule du binôme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.3 Matrices particulières : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.3.1 Matrices carées : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.3.2 Matrices triangulaires, matrices diagonales : . . . . . . . . . . 12
2.3.3 La trace : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.3.4 Matrices symétriques : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.3.5 Matrices antisymétriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.4 Inversion de matrices : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.4.1 Propriétés : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.4.1.1 Unicité : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.4.1.2 Inverse de l’inverse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.4.1.3 Inverse d’un produit : . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.4.1.4 Simplification par une matrice inversible : . . . . . . 18
2.4.2 Inverse d’une matrice : calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.4.2.1 Matrices 2 × 2 : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
3 Polynômes 21
1
2 TABLE DES MATIÈRES
4 Fractions rationnelles 22
5 Espaces vectoriels 23
A. Azouani AP1-ENSAK
Chapitre 1
3
Chapitre 2
Matrices
4
5 Algèbre II
Remarque : on travaillera pour le moment avec des nombres réels mais il n’y a pas
de difficulté à étendre les notions de ce chapitre au cas où les coefficients sont dans
un corps commutatif K .
0 −1 3 4
Exemple 2.1. A = est une matrice 2 × 4 et son coefficient a22
1 2 −3 4
est égal à 2, alors que a13 = 3.
Une matrice 1×n est un vecteur ligne. Une matrice m×1 est un vecteur colonne.
2.2.1 Addition
Si A := (aij ) et B := (bij ) sont des matrices m × n alors A + B est une matrice
m × n dont les coefficients sont donnés par cij := aij + bij .
0 −1 3 4 1 2 0 0 1 1 3 4
Exemple 2.2. + =
1 2 −3 4 −1 3 2 1 0 5 −1 5
A. Azouani AP1-ENSAK
6 Algèbre II
A. Azouani AP1-ENSAK
7 Algèbre II
Exemple 2.4.
1 2
1 2 3
A= B = −1 1
2 3 4
1 1
On dispose d’abord le produit correctement (à gauche) : la matrice obtenue est de
taille 2 × 2. Puis on calcule chacun des coefficients, en commençant par le premier
coefficient c11 = 1 × 1 + 2 × (−1) + 3 × 1 = 2 (au milieu), puis les autres (à droite).
1 2 1 2 1 2
−1 1 −1 1 −1 1
1 1 1 1 1 1
1 2 3 c11 c12 1 2 3 2 c12 1 2 3 2 7
2 3 4 c21 c22 2 3 4 c21 c22 2 3 4 3 11
Un exemple intéressant est le produit d’un vecteur ligne par un vecteur colonne :
b1
b2
u = (a1 a2 · · · an ) v = ..
.
bn
Exemple 2.5.
5 1 2 0 14 3 2 0 5 1 10 2
= mais =
3 −2 4 3 −2 −6 4 3 3 −2 29 −2
A. Azouani AP1-ENSAK
8 Algèbre II
Exemple 2.6.
0 −1 2 −3 0 0
A= B= et AB =
0 5 0 0 0 0
Troisième piège : AB = AC n’implique pas B = C. On peut avoir AB = AC
et B ̸= C.
Exemple 2.7.
0 −1 4 −1 2 5 −5 −4
A= B= C= et AB = AC =
0 3 5 4 5 4 15 12
A. Azouani AP1-ENSAK
9 Algèbre II
A. Azouani AP1-ENSAK
10 Algèbre II
(A + B)2 = A2 + AB + BA + B 2
A. Azouani AP1-ENSAK
11 Algèbre II
D’où
1 p p2 p (p2 − p + 1)
0 1 2p p(3p − 2)
Ap =
0
0 1 3p
0 0 0 1
A. Azouani AP1-ENSAK
12 Algèbre II
— De même, une matrice qui n’a qu’une seule colonne (p = 1) est appelée matrice
colonne ou vecteur colonne. On la note
a1,1
a2,1
A = ..
.
an,1
— La matrice (de taille n × p ) dont tous les coefficients sont des zéros est appelée
la matrice nulle et est notée 0n,p ou plus simplement 0 . Dans le calcul matriciel,
la matrice nulle joue le rôle du nombre 0 pour les réels.
i < j =⇒ aij = 0.
A. Azouani AP1-ENSAK
13 Algèbre II
Exemple 2.10. Deux matrices triangulaires inférieures (à gauche), une matrice
triangulaire supérieure (à droite) :
4 0 0 1 1 −1
0 −1 0 5 0 0 −1 −1
1 −2
3 −2 3 0 0 −1
Une matrice qui est triangulaire inférieure et triangulaire supérieure est dite diago-
nale. Autrement dit : i ̸= j =⇒ aij = 0.
A. Azouani AP1-ENSAK
14 Algèbre II
— Inversement, supposons qu’au moins l’un des éléments diagonaux soit nul et
notons aℓℓ le premier élément nul de la diagonale. En multipliant les lignes 1 à
ℓ − 1 par l’inverse de leur élément diagonal, on obtient une matrice de la forme
1 ∗ ··· ··· ∗
.
0 .. ∗ · · · ··· ∗
0 0 1 ∗ ··· ∗
0 ··· 0 0 ∗ ··· ∗
0 ··· 0 0 ∗ ··· ∗
. . .. . . ..
.. .. . ··· 0 . .
0 ··· ··· 0 ∗
2.3.3 La trace :
Dans le cas d’une matrice carrée de taille n×n, les éléments a11 , a22 , . . . , ann sont
appelés les éléments diagonaux. Sa diagonale principale est la diagonale (a11 , a22 , . . . , ann ).
a11 a12 . . . a1n
a21 a22 . . . a2n
.. .. . . ..
. . . .
an1 an2 . . . ann
A. Azouani AP1-ENSAK
15 Algèbre II
Ainsi,
tr(AB) =a11 b11 +a12 b21 + · · · +a1n bn1
+ a21 b12 +a22 b22 + · · · +a2n bn2
..
.
+ an1 b1n +an2 b2n + · · · +ann bnn
On peut réarranger les termes pour obtenir
A. Azouani AP1-ENSAK
16 Algèbre II
A = AT ,
AT = −A,
Exemple 2.16.
0 4 2
0 −1 −4 0 −5
1 0
−2 5 0
Remarquons que les éléments diagonaux d’une matrice antisymétrique sont toujours
tous nuls.
Exemple 2.17. Toute matrice est la somme d’une matrice symétrique et d’une
matrice antisymétrique.
A. Azouani AP1-ENSAK
17 Algèbre II
2 10 2 9 0 1
Exemple 2.18. Pour A = alors A= + .
8 −3 9 −3 −1 0
| {z } | {z }
symétrique antisymétrique
Remarque 2.1. • La notion n’a pas bien sûr de sens dans le cas de matrices
qui ne sont pas carrées.
• L’inverse d’une matrice, quand il existe, est unique. C’est une conséquence de
l’étude générale de la symétrisabilité faite dans le chapitre sur les structures
algrébriques.
2.4.1 Propriétés :
2.4.1.1 Unicité :
Proposition 2.2. Si A est inversible, alors son inverse est unique.
A. Azouani AP1-ENSAK
18 Algèbre II
(AB)−1 = B −1 A−1
A. Azouani AP1-ENSAK
19 Algèbre II
2.4.2.1 Matrices 2 × 2 :
Considérons la matrice 2 × 2 :
a b
A=
c d
.
alors
1 0
AB = .
0 1
Idem pour BA.
A. Azouani AP1-ENSAK
20 Algèbre II
1 t
Conséquence : si A est inversible, A−1 = det(A)
(com(A)).
Démonstration. On va se contenter du cas des matrices d’ordre 2 où le calcul n’est
pas compliqué. Les mineurs sont constitués de déterminants de matrices
à une seule
d −c
ligne et une seule colonne, on obtient donc aisément com(A) = . Il
−b a
a b d −b ad − bc 0
ne reste plus qu’à calculer × = =
c d −c a 0 ad − bc
(ad − bc)I2
A. Azouani AP1-ENSAK
Chapitre 3
Polynômes
21
Chapitre 4
Fractions rationnelles
22
Chapitre 5
Espaces vectoriels
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