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pa5 forces de porter

Le pouvoir de négociation des clients


Le pouvoir de négociation des clients acheteurs de vin est globalement limité. Considérés
individuellement, les clients semblent avoir peu d'influence sur les producteurs de vin et sur le
marché dans son ensemble. Seuls quelques clients particulièrement importants ou prestigieux
semblent être à même d'impacter le marché du vin. C'est le cas par exemple d'immenses
groupes hôteliers ou encore de chaînes de distribution de grande envergure, pour certains
producteurs de vin. Néanmoins, le pouvoir de négociation des clients semble demeurer limité
sur le marché du vin, qui semble être plus favorable aux producteurs qu'aux consommateurs.

Le pouvoir de négociation des fournisseurs


Les fournisseurs du marché du vin sont principalement les producteurs de raisin destiné à la
filière viticole, ainsi que les producteurs de bouteilles en verre. Le raisin étant la matière
première du vin, son importance est capitale. Les producteurs de raisin sont extrêmement
nombreux et l'on pourrait croire, de fait, que leur pouvoir de négociation est relativement
limité. Cela n'est néanmoins pas du tout le cas, notamment pour les parcelles les plus
prestigieuses, les plus connues, permettant les meilleurs rendements, les vins de la meilleure
qualité. De fait, le pouvoir de négociation des fournisseurs peut clairement être établi comme
étant important. Ce sont en effet eux qui dictent partiellement les prix de vente du vin, via les
prix d'achat des matières premières. Ceux-ci ne dépendent pas uniquement de leur volonté,
mais également des quantités, de la qualité des raisins, elles-mêmes fortement dépendantes
des conditions météorologiques durant la culture et la récolte du raisin.

La menace de produits de substitution


D'une façon générale, la menace de produits de substitution est modérée. Il semble difficile de
remplacer le vin par un quelconque autre produit, alcoolisé ou non. Certains consommateurs,
néanmoins, tendent à réduire leur consommation d'alcool et optent donc pour des boissons pas
ou moins alcoolisées, telles que la bière ou les sodas. Néanmoins, le vin conserve une place
importante dans l'alimentation des Français et des Européens, et la menace représentée par les
produits de substitution semble être limitée et sous contrôle, notamment pour les vins les plus
célèbres, les plus reconnus, issus des grandes maisons et des grands châteaux français. Il
semble par exemple irréaliste aujourd'hui d'imaginer un repas dans un restaurant
gastronomique sans vin, avec un autre alcool proposé ou seulement de l'eau offerte aux
clients. Le vin est un produit souvent associé au luxe et au plaisir notamment de la
gastronomie, et cette hégémonie ne semble pas pour le moment remise en question.
La menace de nouveaux entrants
Le marché du vin est un marché mature, déjà bien établi, sur lequel on peut considérer la
menace de nouveaux entrants comme modérée. En effet, s'il semble relativement acquis qu'il
est très difficile de ne partir de rien et de créer du vin rapidement, à partir d'une parcelle de
terrain, on observe néanmoins une évolution du marché et l'arrivée de nouveaux entrants sur
le sous-segment des vins en biodynamie par exemple. Ceux-ci ne sont pas des acteurs
complètement nouveaux sur le marché, mais ils ont opéré un virage depuis une activité
traditionnelle, le plus souvent, et arrivent donc sur un segment plutôt récent, encore peu
encombré et non encore mature. Ils peuvent ainsi partiellement être considérés comme de
nouveaux entrants sur le marché, ou du moins comme des acteurs ayant opéré un virage hors
du tracé classique et commun au marché. Les consommateurs semblent être de plus en plus en
recherche de ces produits moins transformés, plus à l'écoute de la terre, plus en osmose avec
la naturalité.

L'intensité concurrentielle globale sur le marché du vin


Après l'étude des quatre premiers segments du modèle de Porter, il semble que l'intensité
concurrentielle sur le marché du vin soit moyenne ou modérée. Le pouvoir de négociation des
clients est clairement limité, celui des fournisseurs plus importants. La menace de produits de
substitution, si elle ne peut être complètement occultée, n'est pas très intense. En revanche, la
menace de potentiels nouveaux entrants n'est pas à négliger. Ceux-ci pourraient en effet bien
venir de l'intérieur du marché lui-même, avec une forte évolution et transformation du marché
en faveur de nouveaux produits orientés vers la biodynamie, notamment, qui opéreraient un
virage important pour l'ensemble du marché.
Le marché du vin est un marché où l'intensité concurrentielle, d'après l'analyse de Michael
Porter, est modérée. Cet aspect modéré cache néanmoins de grandes disparités selon les
régions, les types de vins, les cépages, les châteaux, leur renommée. Dans tous les cas, le
marché du vin est un marché actif, en perpétuelle mutation, qui contribue positivement à
l'économie nationale, et cette tendance devrait se poursuivre dans les années à venir.
Parts de marchés

Le marché national est dominé par les Maisons (76,8 millions de bouteilles), devant les Vignerons
(45,9 millions) et les Coopératives (15,7 millions). A l’export, les Maisons expédient 16,4 millions de
bouteilles (+2,8% en un an), les Vignerons 12,3 millions (+6,4%) et les coopératives 14,8 millions. Ce
sont ces dernières qui enregistrent la plus forte progression (+21,6%) en un an.

Etude de la demande
La recherche menée par Future Market Insights annonce un chiffre d’affaires de 11, 5 milliards
d’euros pour 2032. Le groupe britannique d’analyses économique étudie le marché de la Champagne
sur sur les perspectives mondiales du champagne pour la période 2022-2032. Le marché mondial du
champagne devrait atteindre une valorisation de 7 milliards de dollars d’ ici 2022, accélérant à un
TCAC ( taux de croissance annuel composé) de 5,08 % d’ici 2022-2032, pour atteindre une valeur de
11,5 milliards de dollars.
stel

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