Géographie de la Santé : Histoire et Approches
Géographie de la Santé : Histoire et Approches
Homme Vecteur
(Rats, moustiques, mouches)
Le complexe pathogène est limité aux maladies transmissibles qui mettent en évidence les
relations étroites qu’entretiennent dans un milieu donné l’homme l’agent causal de la maladie
et son vecteur.
(Pavlovski, Jusatz, J. May géographes de la santé des années trente)
Dans la lignée des travaux de Sorre, la géographie des maladies va évoluer sous la pression
de nombreux facteurs.
La nouvelle définition donnée par OMS en 1946 ébranle les traditions. La santé est
maintenant comprise comme un tout, comme un système et non uniquement à travers
le couple antithétique santé-maladie et il ne s’agit plus désormais uniquement du seul
déterminisme naturel mais également de déterminisme social, économique et
culturel.
Conjointement les causes de décès évoluent en Occident puis dans les pays en
développement. Les maladies transmissibles s’effacent plus ou moins vite, et les affections
chroniques et les maladies dégénératives. Ces transformations impliquent le développement
d’une démarche systémique dans laquelle toutes les variables de l’état de santé d’une
population doivent être prises en compte.
Les inégalités observées de la santé se renforcent dans des environnements naturels
qui sont très proches. L’étude comparée de la transition épidémiologique dans les
territoires de la zone chaude et humide vient le démontrer. L’état de santé des
habitants de Singapour, de Malaisie, de l’Iles Maurice est le résultat de la croissance
économique accompagné de politiques de santés efficaces.
Le coût de la santé atteint de tel niveau que les exigences de rationalisation n’ont
jamais été aussi fortes dans les pays développés, tandis que dans les pays en
développement les insuffisances sont si grandes qu’il s’agit de gérer au mieux la
pénurie.
Ces trois facteurs vont pousser H. Picheral de pousser le concept de système pathogène.
L’approche spatiale focalisée sur les maladies est insuffisante pour comprendre l’état de santé
des populations, il faut l’étendre à l’étude des systèmes de santé, c’est-à-dire à l’organisation
des services de santé. La géographie des maladies et la géographie du système de soins
deviennent ainsi les deux champs complémentaires et indissociables d’une géographie de la
santé rénovée.
En 1991, Julio Frenk introduit le concept de transition sanitaire qui de plus en plus remplace
la notion de transition épidémiologique, cette notion comprend non seulement le
développement des caractéristiques épidémiologique mais également les manières qu’ont les
sociétés de répondre à la situation sanitaire et vice versa.
En conclusion 4 temps peuvent être identifiés dans les manières dont la géographie de la santé
a traité les problématiques de santé :
Le 1er temps a été celui de la géographie tropicale où les espaces physiques ont été étudiés en
tant que milieux pathogènes.
Le 2eme temps a été celui du lien entre la géographie médicale, la géographie économique et
la géographie des populations. Il a conduit à formuler, à analyser la santé et les soins en terme
de besoins et d’offres territorialisés.
Le 3eme temps a été celui de l’analyse spatiale qui vise à établir des corrélations souvent
multiples grâce à l’analyse factorielle entre des caractéristiques observés de l’état de santé
d’une population et un ensemble d’indicateurs territoriaux afin de comprendre la structure
du système de santé.
Le 4eme temps correspond au renouveau actuel des questionnements en santé publique. Il met
l’accent sur l’influence des facteurs sociaux sur la santé de la population (telles que les
conditions de vie, l’éducation) et replace les questions de santé à l’échelle fine de l’individu.
Ainsi des effets de lieu sont identifiés selon les particularités locales d’une communauté de
vie. Le paysage peut devenir thérapeutique et il revêt alors des qualités qui confèrent un bien
être. Les lieux sont étudiés en fonction de leur accessibilité et les espaces sont capacitants ou
non selon qu’ils permettent ou non d’atténuer les effets d’un handicap ou d’une barrière.
En définitif la géographie de la santé est beaucoup plus que la simple addition de la géographie
des soins et de la géographie des maladies. Elle vise à mettre en perspective les déterminants
naturels et sociaux des états de santé en un lieu donné.
II. La démarche
1. Les approches
Globalement on parle de trois approches.
La 1ère s’intéresse à la distribution spatio-temporelle des faits de santé. Ces faits de santés
peuvent être des maladies (EX : surveillance épidémiologique, d’analyse de covariation,
d’analyse de la proximité des sources d’exposition). Cette distribution peut être liée à l’offre
de soins et dans ce cas on va s’intéresser à l’organisation du système de soin et à son évolution.
La 2eme s’intéresse à l’identification des populations et des espaces à risque. Il s’agit d’analyser
les espaces de risque connu ou supposé puis repérer les populations exposées et leur
localisation. On peut également analyser l’organisation d’un espace et son fonctionnement et
des interactions à différentes échelles.
La 3eme approche est dite territoriale. Elle répond à la question suivante : comment
l’organisation territoriale participe-t-elle aux inégalités de santé, et comment la santé
participe-t-elle aux constructions du territoire ?
2. Découpage spatial et échelle
La référence permanente à l’espace suppose un recours systématique à la carte. Cet outil
permet de localiser les phénomènes et de mesurer leur fréquence. La juxtaposition ou la
superposition de plusieurs cartes permet de soulever des questions d’émettre des
hypothèses. Elle permet également de mettre en évidence des zones critiques et d’orienter
les choix d’une politique de santé. Toute carte suppose un préalable qui est le choix de
l’échelle. Le souci du géographe est d’observer à l’échelle la plus fine possible afin de mesurer
les disparités. Mais cette volonté se heurte à des contraintes statistiques. Par exemple dans
le cas d’une pathologie rare, il serait risqué voire absurde d’en analyser la fréquence à l’échelle
communale. Deux solutions se posent alors à nous,
La 1ere est de calculer le taux moyen annuel en agrégeant les cas sur une période de 3ans.
La 2eme est d’opter pour un autre découpage avec des unités géographiques plus grandes et
plus peuplées.
Une telle opération est délicate et implique une bonne connaissance de l’espace et de la
société considérée pour éviter des regroupements artificiels. L’échelle est adoptée en
fonction des données disponibles mais aussi en fonction du thème et de la nature des
variables liées à l’environnement. Le plus souvent c’est l’échelle nationale ou régionale qui est
privilégiée, il faut désormais orienter la recherche vers des démarches plus fine pour mieux
répondre à la demande des populations et des collectivités locales.
L’échelle nationale permet d’évaluer le système de santé et de comparer l’allocation des
ressources dans l’espace nationale. Elle fait ressortir des espaces surmédicalisés en général le
milieu urbain par rapport aux zones défavorisées. Ces inégalités traduisent le plus souvent des
choix politiques ou étatiques et témoignent de la valeur inégale que les décideurs accordent
à l’espace nationale.
L’échelle régionale, Picheral en 1989 la présente comme ce prétend pour la mesure de
l’adéquation des ressources sanitaires aux besoins de la population. Elle constitue une échelle
de gestion et de planification plus que le niveau national. Cependant l’analyse des faits de
santé à l’échelle régionale n’est pas toujours significative car de grandes disparités peuvent
exister au sein d’une région.
L’échelle locale présente l’avantage de nuancer l’image trop simpliste des disparités
régionales dans le cadre des unités administratives. Le découpage administratif ne prend pas
en compte les mouvements et les systèmes de relations en dehors des normes administratifs.
L’unité spatial qui est alors choisit le sera en fonction de la question à étudier et cette unité
spatial est appelée aire socio-sanitaire, aire géographique et aire homogène.
A la différence d’une aire administrative dont la définition repose sur des considérations
historique, politique et de gestion.
Une aire homogène correspond à un milieu et à une population partageant un ensemble de
caractéristiques physiques, démographique, socioéconomique, culturelle en lien avec la
question de santé posée.
En définitif l’échelle choisit doit être pertinente par rapport à la problématique et donc
permettre :
d’établir un échantillon statistiquement représentatif
il doit ressortir l’hétérogénéité des unités spatiales en dépassant le découpage
administratif.
il doit permettre de prendre en compte les facteurs de risques connu
Au final l’objectif de la géographie de la santé est de mesurer les inégalités sociales face à la
santé à travers leur projection dans l’espace et en identifiant les facteurs et les populations à
risque, en identifiant et en décrivant les espaces pathogènes et les espaces de soin et en
comparant la répartition géographique de l’offre et de la demande de soin pour situer des
espaces de santé et évaluer ainsi l’ajustement ou l’adéquation du système de soins aux
besoins des populations.
Apparaitrons alors les véritables aires de risques où les populations sont face à un double
handicap, des risques morbides élevées et un mauvais accès aux soins.
Le système de santé
Le système de santé est défini par San Martin (1983) comme étant « l’ensemble des activités
de santé (officielles ou non, publiques ou privées) cohérentes, interdépendantes et qui
agissent de façon continue suivant des objectifs communs et des programmes de manière à
produire un effet total souhaitable et évaluable dans une population donnée ».
Ainsi le système de santé concerne à la fois les soins donnés au malade, la prévention et la
santé publique.
Les soins donnés au malade se définissent comme l’ensemble des actes accomplis pour
restaurer la santé du malade. Il peut s’agir de soins hospitaliers, les soins à domicile, les soins
ambulatoires.
La prévention se défini comme l’ensemble des mesures visant à réduire ou à éviter le nombre
ou la gravité des maladies ou des accidents.
La santé publique concerne tout ce qui est relié à la santé de la population et non de l’individu
(ex : service d’hygiène, service sanitaire, administrations des services sanitaires)
En définitive le système de santé n’est pas le seul système de soin mais l’ensemble des
pratiques sociales dans un espace donné pour améliorer la santé des populations.
Selon l’OMS, le système de soin est défini comme « toutes les activités officielles ou non qui
porte sur les services de santé mis à la disposition des populations et sur l’utilisation de ces
services par la population ».
Le système de soin a pour objectif la distribution des soins. C’est un ensemble complexe et
dynamique organisé sous forme systémique.
I. La mesure de la Santé
1. La morbidité
C’est la proportion de personnes malades ou le dénombrement de cas de maladie dans une
unité géographique. Elle peut être obtenue à l’aide de 2 taux :
Le taux d’incidence : le rapport entre la fréquence de nouveau cas et
l’effectif moyen de la population pendant la période concernée.
Taux d’incidence= Nombre de nouveaux cas/effectif de la population ou sur la population
exposée
Les problèmes de santé sont mesurés par la morbidité diagnostiquée c’est-à-dire en fonction
des individus qui passent par le système de soin. Un individu atteint d’une infection qui n’est
ni ressentie par le malade, ni dépistée par le médecin, cet individu restera inconnu puisqu’il
n’a pas fait recours aux soins.
La morbidité diagnostiquée ne reflète pas l’état réel de santé d’une population (nombre total
de personnes malades).
L’expression du besoin de santé est influencée par de nombreux facteurs dont la maladie et
les facteurs démographiques. La revue de la littérature souligne que le besoin ressentie est
directement ou indirectement influencé par les relations avec les professionnels de santé
(Wolinski, 1983). Ainsi la faible expression en besoin de santé dans les pays en développement
sont à liés avec l’impact et le nombre de contacts avec les professionnels de santé.
La mesure du besoin est complexe, il peut être ressenti ou perçu, il peut être mesuré ou réel.
L’analyse du besoin réel introduit le plus souvent une combinaison d’indicateurs,
démographique, socio-économique, culturel qui peuvent être à la fois quantitatifs et
qualitatifs.
L’espérance de vie, espérance de vie saine
L’espérance de vie saine c’est le nombre d’année que l’individu espère de vivre moins le
nombre qu’il risque de passé en incapacité.
2. Mortalité
Les sources pour mesurer la mortalité sont les registres d’états civils, les certificats de décès
des médecins et les rapports statistiques.
Le taux de mortalité : nombre de décès pour 1000 ou 100 milles habitants dans une
collectivité donnée pour une période donnée (décès enregistré selon le lieu de
résidence). La population moyenne peut être l’effectif en milieu d’année ou la
moyenne des effectifs en début et en fin d’année. On peut interroger le taux de
mortalité par sexe, par âge (taux de mortalité infantile, décès d’enfant de moins d’un
an). La mortalité infanto-juvénile (de la naissance jusqu’à 5ans), la mortalité juvénile
(de 1 à 5 ans).
Le taux de mortalité prématuré est mesuré dans les pays développés comme tout
décès avant l’âge de 65 ans en général lié à des causes de comportement (accident,
tabagisme etc).
Le taux brut de mortalité proportionnel est égale au nombre de décès pour une
cause donnée sur le nombre total de décès*100. Ce taux permet de comparer la
distribution des causes de mortalités entre région et pays permet également
d’analyser l’évolution dans le temps.
L’accessibilité physique
La notion d’accessibilité est un composant....
L’accès peut etre mesuré de l’acces potentiel à l’acces réelle. L’acessibilité peut etre spatiale
ou sociale.
Les indicateurs utilisés pour l’acessibilité physique sont un des moyens utilisés pour cerner
les disparités et mesure la qualité de la desserte.
L’acces au soins dépend en premier lieu de facteurs géographiques, la distance physique et
l’organisation sociospatiale du système de soin peuvent constituer une contraite ou un
avantage éloignant ou raprochant le malade du service de soin auxquel il en a droit . Selon
Picheral 1983, l’accessibilté est fonction du couple distance temps donc de l’éloignement de
l’établissement de soins et de la longueur du trajet à parcourir. L’accesssibilité traduit ainsi la
possibilité d’utiliser les services de soins. Parmi les indicatueurs, nous avons :
IASSP : Indicateur d’Acess aux Soins de Santé Primaire , définit par le ministère de
santé 1994, seule la population vivant à une distance inférieure ou égale à 5 km du
poste de santé a une bonne accessibilité aux services primaires. C’est donc la
proportion de populations situées à une distance inférieure ou égale à 5km d’un post
sur la population totale.
IASSP= pop sur une distance < 5km/ pop Tot
√𝑠𝑢𝑝𝑒𝑟𝑓𝑖𝑐𝑖𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑧𝑜𝑛𝑒
𝑹𝑴𝑨 = ∗ 3,14
𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑜𝑠𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑎𝑛𝑡é 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑧𝑜𝑛𝑒
L’espace médicale (EM) d’un poste de santé est son aire de prestation de soin qui
correspond égalment au territoire de santé.
EM= (superficie de la zone/effectif de poste) *100
Modèles gravitaires
Il ne faut pas perdre de vue que la définition de ces normes sont souvent générales et ne
répondent pas aux réalités locales. l’évaluation globale de l’offre de soins ne permettent pas
de faire ressortir les inégalités internes dans les zones étudiées , par exemple la desserte
moyenne peut cacher d’importantes disparités spatiales.
2) Le recours aux soins
Le système de santé est mesuré grace à l’offre et grace à l’activité. Ce type de mesure permet
de cerner l’influence de la desserte médicale sur le recours aux soins. On peut ainsi mettre en
lien l’espace médicale définit comme aire de prestance de soins que l’on met en lien avec
l’espace sanitaire qui est l’espace de recours aux soins. On peut les comparer pour faire
ressortir les zone de polarisation et de marginalisation du système de soin.
Taux d’utilisation
Il sert à identifier l’accès au soin de la population cible.
Taux d’utilisation= Population consultant d’une structure/population cible de cette
structure.
Pour qu’un système de soins soit considéré comme efficace , son taux d’utilsation ne doit pas
etre inférieur à 70%.
Les faibles volumes d’activités des services de santé surtout en Afrique ne sont pas des signes
d’une population en bonne santé mais plutôt le signe d’un manque d’efficacité. Les volumes
importants témoignent d’une bonne identification des malades et de leur acces aux soins.
Taux de fréquentation
Il est défini comme étant le rapport entre la population consultante en provenance d’un lieu
sur la population totale de ce lieu.
Selon les normes de l’OMS le recours au soin est satisfaisant quand la fréquentation atteint
un taux de 70% de la population cible dans l’année. Les résultats obtenus par des etudes de
géographes montren le role important de la proximité spatiale des structures de santé sur la
fréquentation. Ces études ont montré que la diminution de la fréquentation était importante
lorsque la distance qui séparent la structure de santé à la population augmente (Hagget 1973,
Diack, 1986, Amina Niang,1997) aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural.
3. Organisation du système de santé
Le système de santé est organisé sur une base pyramidale.
Géographie du Paludisme
Agent pathogène
(parasite)
Complexe
pathogène
du
paludisme
Homme (biologie,
Vecteur (anophèle
cadre de
femelle)
vie,comportement)
Autrefois le paludisme couvrait la quasi-totalité des terres émergées et c’est l’homme qui a
réduit progressivement son domaine ou son aire par des mesures d’assainissement et par la
chimio-prophylaxie.
Actuellement le palu demeure solidement implanté en Afrique noir, en Madagascar dans la
péninsule indienne, au SRILANKA, dans toute l’Asie des moussons, en Indonésie, en Amérique
Latine sauf Argentine et Chili. Le palu semble éradiqué en Europe, en Amérique du Nord, aux
Antilles sauf Haïti, en Australie, dans certaines iles comme Iles Maurice. Dans ces régions sa
réapparition sous une forme endémique parait peu probable. Cependant il s’y pose le
problème du Paludisme d’importation dont la fréquence est en augmentation constante.
L’épidémie de bilharziose intestinal est ainsi vite considérée comme un problème de Santé
majeure de l’après barrage. La mise en service des barrages Diama (1886) et Manantali (1988)
a dès l’apparition des 1e cas était incriminé comme étant responsable de l’épidémie.
Richard Toll est le seul pôle industriel de la vallée du fleuve Sénégal, dynamisé par le complexe
crié de la CSS qui exploite près de 7.000ha, emploie 6.000 personnes dont près de la moitié
sont des saisonniers migrants en provenance pour plus du tiers d’autres régions du Sénégal. La
ville qui ne comptait que 3.000 hbts en 1960, dépassait dans les années 90 40.000hbts surtout
en période de coupe de Novembre en Juin. Rien a été fait pour recevoir une population aussi
importante. Pouvoir public et compagnie sucrière se renvoyant les responsabilités des lacunes
et des carences.
Pour remédier à l’indigence du réseau d’eau potable, les habitants vont s’approvisionner aux
eaux de surface qui sont présentes tout autour de la ville (fleuve Sénégal, marigot Taouey, canal
taouey : construit pour favoriser le remplissage du lac de guerre, les canaux d’irrigations :
construit pour la culture de la canne à sucre). Les berges herbeuses sont alors des lieux aisances
en l’absence de latrines.
Dans des conditions d’hygiène aussi précaire avec des densités de populations unique dans la
vallée, des mouvements de population et un mode de mise en valeur spécifique nécessitant la
présence permanente de l’eau, il ne manquait plus que la présence du mollusque biomphalaria
en quantité suffisante pour qu’un porteur d’œuf de schistosoma pour que le cycle puisse
démarré. Ce coup de pouce de la nature a été apporté par la mise en service des barrages, à
partir de 1986 et encore plus de 1988, les fluctuations des niveaux dans les canaux d’irrigations
ont été faible entrainant une stabilisant des conditions physico-chimiques de l’eau. Cette étude
montre que ce foyer bien territorialisé est dû à une conjonction de situation favorable pour
chaque membre du complexe. Le programme de développement de la vallée repose sur des
aménagements hydrauliques (barrages, canaux, etc.) qui vont bouleverser l’environnement
fluvial mais qui seul n’explique pas cette explosion épidémique. Le fonctionnement de l’espace
social explique la naissance et la … de ce foyer épidémique en ce lieu. Les mouvements
migratoires vont être un facteur favorisant la circulation et l’apport du parasite dans la ville. Cet
épidémie à Richard-Toll illustre bien les propos de P. Hervouet « l’apparition, le
développement, la diffusion ou le maintien de maladies à vecteur, le passage d’une situation
endémique à une phase épidémique ne sont pas des phénomènes inéluctables, imprévisibles
découlant d’une quelconque fatalité naturelle. Ils ne sont que les manifestations d’un
déséquilibre durable ou passager des relations hommes/milieux en des temps et des lieux
données. »
Conclusion : les liens entre l’eau et la santé sont très ancien. On peut classer les maladies liées
à l’eau en 3 catégories :
L’eau est un formidable prétexte pour s’intéressé à la géographie des faits de santé dans un
espace qui n’est plus seulement support des activités car l’espace s’analyse désormais comme
une dynamique entre un milieu et une population. Les sociétés en modifiants perpétuellement
leur environnement créé des conditions favorables à la disparation, le maintien ou l’émergence
de certaines pathologies.
Ces 4 paramètres sont à placées dans des contextes plus globaux liées à la politique d’accès de
l’eau, de l’assainissement, à la géopolitique de l’eau, le système social de contrôle sur
l’utilisation de la ressource, densité humaine et activités économiques.
La Géographie du VIH/SIDA