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Géographie de la Santé : Histoire et Approches

Ce document décrit l'histoire et les concepts clés de la géographie de la santé. Il explique comment la discipline s'est développée depuis l'Antiquité en intégrant progressivement des facteurs sociaux et environnementaux dans son analyse spatiale de la santé des populations.

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Géographie de la Santé : Histoire et Approches

Ce document décrit l'histoire et les concepts clés de la géographie de la santé. Il explique comment la discipline s'est développée depuis l'Antiquité en intégrant progressivement des facteurs sociaux et environnementaux dans son analyse spatiale de la santé des populations.

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Géographie de la Santé

Introduction : Qu’est-ce-que la géographie de la Santé ?


Hippocrate, Airs, eaux, lieux (460 – 377 av. J.C.) « Pour approfondir la médecine, il faut
considérer d’abord les saisons, connaitre la qualité des eaux, des vents, étudier les divers
états du sol et le genre de vie des habitants. »
L’OMS, 1946 « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social qui ne
consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. »
La santé est un concept qui est complexe, subjectif, qui fait appel à de nombreuses
compétences autres que la compétence médicale.
La pratique de la géographie de la santé est très différente selon qu’il s’agit du contexte
anglophone ou du contexte francophone. Aux Etats-Unis et en Angleterre, il y a une
intégration très précoce de la discipline dans le contexte scientifique et une pratique très
répandue, tandis que dans les milieux francophones c’est seulement à la fin du 20e siècle que
la spécialité va connaitre une large diffusion.
Tandis que l’épidémiologie considère l’espace comme un cadre, la géographie considère
l’espace comme une grille d’analyse socio-spatiale qui va permettre une analyse des
localisations des maladies en des lieux précis.
L’originalité du géographe réside dans sa capacité à identifier des aires ou des espaces à risque
et surtout d’identifier l’échelle la mieux adaptée aux phénomènes observés. Le géographe est
alors en mesure de localiser des espaces potentiels à risque et de contribuer à la mise en
œuvre d’une politique prédictive de santé publique. La référence fondamentale du géographe
est l’espace quel que soit le thème abordé, toute analyse géographique repose sur 2 principes
intimement liées :
- L’espace est différencié : ni homogène, ni uniforme, sa diversité tient autant à ses
caractères naturels, physiques, qu’à ses caractères humains, économiques, socio-
culturels, etc. Cette diversité du milieu détermine les paysages dont l’analyse vise à
souligner les différences, les disparités.
- Espace = Produit social = l’espace est le produit social d’un groupe, d’une
communauté, d’une société qui l’a construit, aménagé, modifié au rythme des
changements économiques et sociaux. Du fait de l’action de l’homme l’espace dit
naturel a presque disparu. L’espace est donc bien la projection et le support des
rapports sociaux et des inégalités.
C’est dans ce double optique que se situe la contribution du géographe à l’approche des
problèmes de santé.
H. Picheral, 1995 défini ainsi la géographie de la santé comme « L’étude globale et spatiale
de la qualité de la santé des populations et des facteurs de leur environnement qui
concours à sa promotion ou à sa dégradation. »
Chapitre I :
I. Historique
L’histoire de la géographie de la santé montre que ce sont les médecins qui, les premiers, ont
exploré les relations entre les maladies, les lieux et les environnements. Dès l’antiquité, les
médecins ont pensé espace et santé pour agir. Il s’agit par exemple les médecins indiens et
chinois dès les 1er et 2e millénaires av JC, l’école hippocratique au 5e siècle av. J.C.
Pendant la deuxième moitié du 18e siècle jusqu’à la fin du 19e, cette problématique a connu
en Europe un véritable âge d’or avec la rédaction par les médecins d’innombrables
topographies médicales. Cette étude avait pour objectif « la description des lieux et des
hommes dans leur relation de santé et de maladie afin d’éclairer la connaissance d’une part
de l’étiologie des maladies, et d’autre part des moyens appropriés à mettre en œuvre pour
préserver la santé et prévenir la maladie ». Il y a par exemple :
_La topographie de FINK en 1789 : « Map of human diseases ».
_Boudin, 1843 « Essais de géographie médicale ou étude des lois qui président la distribution
géographique des maladies ainsi qu’à leurs rapports topographiques entre elles, loi de
coïncidences et d’antagonismes ». C’est une des premières mentions d’une géographie
médicale, et en 1854, John Snow (1813-1858) qui est le précurseur de la carte en géographie
de la santé (Carte de Londres).
Pendant le 19e siècle, la géographie médicale reste le fait de médecin, les géographes
professionnels s’intéressent plus aux explorations et à la cartographie. La géographie va
connaitre un renouveau avec l’organisation d’un enseignement universitaire tandis que la
révolution pasteurienne va mettre un terme aux topographies médicales. Paul Vidal De La
Blache (1845-1918) est le fondateur de l’école générale de géographie, en 1903 il écrit
ceci : « Je me bornerai à signaler à cause de son utilité à la fois scientifique et pratique
une étude encore trop peu avancée : celle des rapports que présentent les climats, les sols
et la maladie ; autant de questions qui touchent de près la géographie humaine car il s’agit
de fléaux qui rendent l’occupation du sol précaire ou qui même interdisent à l’homme une
partie de son domaine ». C’est dans les années 30 que les géographes vont se préoccuper
dans le domaine de la géographie de la santé.
M. Sorre (1880-1962) pose les fondements d’une géographie médicale, en 1833 il introduit
le concept de « complexe pathogène ». Il met en relation l’agent pathogène, le vecteur et
l’homme.
Agent pathogène
(Virus, parasite)

Homme Vecteur
(Rats, moustiques, mouches)

Le complexe pathogène est limité aux maladies transmissibles qui mettent en évidence les
relations étroites qu’entretiennent dans un milieu donné l’homme l’agent causal de la maladie
et son vecteur.
(Pavlovski, Jusatz, J. May géographes de la santé des années trente)
Dans la lignée des travaux de Sorre, la géographie des maladies va évoluer sous la pression
de nombreux facteurs.
 La nouvelle définition donnée par OMS en 1946 ébranle les traditions. La santé est
maintenant comprise comme un tout, comme un système et non uniquement à travers
le couple antithétique santé-maladie et il ne s’agit plus désormais uniquement du seul
déterminisme naturel mais également de déterminisme social, économique et
culturel.
Conjointement les causes de décès évoluent en Occident puis dans les pays en
développement. Les maladies transmissibles s’effacent plus ou moins vite, et les affections
chroniques et les maladies dégénératives. Ces transformations impliquent le développement
d’une démarche systémique dans laquelle toutes les variables de l’état de santé d’une
population doivent être prises en compte.
 Les inégalités observées de la santé se renforcent dans des environnements naturels
qui sont très proches. L’étude comparée de la transition épidémiologique dans les
territoires de la zone chaude et humide vient le démontrer. L’état de santé des
habitants de Singapour, de Malaisie, de l’Iles Maurice est le résultat de la croissance
économique accompagné de politiques de santés efficaces.
 Le coût de la santé atteint de tel niveau que les exigences de rationalisation n’ont
jamais été aussi fortes dans les pays développés, tandis que dans les pays en
développement les insuffisances sont si grandes qu’il s’agit de gérer au mieux la
pénurie.
Ces trois facteurs vont pousser H. Picheral de pousser le concept de système pathogène.
L’approche spatiale focalisée sur les maladies est insuffisante pour comprendre l’état de santé
des populations, il faut l’étendre à l’étude des systèmes de santé, c’est-à-dire à l’organisation
des services de santé. La géographie des maladies et la géographie du système de soins
deviennent ainsi les deux champs complémentaires et indissociables d’une géographie de la
santé rénovée.
En 1991, Julio Frenk introduit le concept de transition sanitaire qui de plus en plus remplace
la notion de transition épidémiologique, cette notion comprend non seulement le
développement des caractéristiques épidémiologique mais également les manières qu’ont les
sociétés de répondre à la situation sanitaire et vice versa.
En conclusion 4 temps peuvent être identifiés dans les manières dont la géographie de la santé
a traité les problématiques de santé :
Le 1er temps a été celui de la géographie tropicale où les espaces physiques ont été étudiés en
tant que milieux pathogènes.
Le 2eme temps a été celui du lien entre la géographie médicale, la géographie économique et
la géographie des populations. Il a conduit à formuler, à analyser la santé et les soins en terme
de besoins et d’offres territorialisés.
Le 3eme temps a été celui de l’analyse spatiale qui vise à établir des corrélations souvent
multiples grâce à l’analyse factorielle entre des caractéristiques observés de l’état de santé
d’une population et un ensemble d’indicateurs territoriaux afin de comprendre la structure
du système de santé.
Le 4eme temps correspond au renouveau actuel des questionnements en santé publique. Il met
l’accent sur l’influence des facteurs sociaux sur la santé de la population (telles que les
conditions de vie, l’éducation) et replace les questions de santé à l’échelle fine de l’individu.
Ainsi des effets de lieu sont identifiés selon les particularités locales d’une communauté de
vie. Le paysage peut devenir thérapeutique et il revêt alors des qualités qui confèrent un bien
être. Les lieux sont étudiés en fonction de leur accessibilité et les espaces sont capacitants ou
non selon qu’ils permettent ou non d’atténuer les effets d’un handicap ou d’une barrière.
En définitif la géographie de la santé est beaucoup plus que la simple addition de la géographie
des soins et de la géographie des maladies. Elle vise à mettre en perspective les déterminants
naturels et sociaux des états de santé en un lieu donné.

II. La démarche
1. Les approches
Globalement on parle de trois approches.
La 1ère s’intéresse à la distribution spatio-temporelle des faits de santé. Ces faits de santés
peuvent être des maladies (EX : surveillance épidémiologique, d’analyse de covariation,
d’analyse de la proximité des sources d’exposition). Cette distribution peut être liée à l’offre
de soins et dans ce cas on va s’intéresser à l’organisation du système de soin et à son évolution.
La 2eme s’intéresse à l’identification des populations et des espaces à risque. Il s’agit d’analyser
les espaces de risque connu ou supposé puis repérer les populations exposées et leur
localisation. On peut également analyser l’organisation d’un espace et son fonctionnement et
des interactions à différentes échelles.
La 3eme approche est dite territoriale. Elle répond à la question suivante : comment
l’organisation territoriale participe-t-elle aux inégalités de santé, et comment la santé
participe-t-elle aux constructions du territoire ?
2. Découpage spatial et échelle
La référence permanente à l’espace suppose un recours systématique à la carte. Cet outil
permet de localiser les phénomènes et de mesurer leur fréquence. La juxtaposition ou la
superposition de plusieurs cartes permet de soulever des questions d’émettre des
hypothèses. Elle permet également de mettre en évidence des zones critiques et d’orienter
les choix d’une politique de santé. Toute carte suppose un préalable qui est le choix de
l’échelle. Le souci du géographe est d’observer à l’échelle la plus fine possible afin de mesurer
les disparités. Mais cette volonté se heurte à des contraintes statistiques. Par exemple dans
le cas d’une pathologie rare, il serait risqué voire absurde d’en analyser la fréquence à l’échelle
communale. Deux solutions se posent alors à nous,
La 1ere est de calculer le taux moyen annuel en agrégeant les cas sur une période de 3ans.
La 2eme est d’opter pour un autre découpage avec des unités géographiques plus grandes et
plus peuplées.
Une telle opération est délicate et implique une bonne connaissance de l’espace et de la
société considérée pour éviter des regroupements artificiels. L’échelle est adoptée en
fonction des données disponibles mais aussi en fonction du thème et de la nature des
variables liées à l’environnement. Le plus souvent c’est l’échelle nationale ou régionale qui est
privilégiée, il faut désormais orienter la recherche vers des démarches plus fine pour mieux
répondre à la demande des populations et des collectivités locales.
L’échelle nationale permet d’évaluer le système de santé et de comparer l’allocation des
ressources dans l’espace nationale. Elle fait ressortir des espaces surmédicalisés en général le
milieu urbain par rapport aux zones défavorisées. Ces inégalités traduisent le plus souvent des
choix politiques ou étatiques et témoignent de la valeur inégale que les décideurs accordent
à l’espace nationale.
L’échelle régionale, Picheral en 1989 la présente comme ce prétend pour la mesure de
l’adéquation des ressources sanitaires aux besoins de la population. Elle constitue une échelle
de gestion et de planification plus que le niveau national. Cependant l’analyse des faits de
santé à l’échelle régionale n’est pas toujours significative car de grandes disparités peuvent
exister au sein d’une région.
L’échelle locale présente l’avantage de nuancer l’image trop simpliste des disparités
régionales dans le cadre des unités administratives. Le découpage administratif ne prend pas
en compte les mouvements et les systèmes de relations en dehors des normes administratifs.
L’unité spatial qui est alors choisit le sera en fonction de la question à étudier et cette unité
spatial est appelée aire socio-sanitaire, aire géographique et aire homogène.
A la différence d’une aire administrative dont la définition repose sur des considérations
historique, politique et de gestion.
Une aire homogène correspond à un milieu et à une population partageant un ensemble de
caractéristiques physiques, démographique, socioéconomique, culturelle en lien avec la
question de santé posée.
En définitif l’échelle choisit doit être pertinente par rapport à la problématique et donc
permettre :
 d’établir un échantillon statistiquement représentatif
 il doit ressortir l’hétérogénéité des unités spatiales en dépassant le découpage
administratif.
 il doit permettre de prendre en compte les facteurs de risques connu
Au final l’objectif de la géographie de la santé est de mesurer les inégalités sociales face à la
santé à travers leur projection dans l’espace et en identifiant les facteurs et les populations à
risque, en identifiant et en décrivant les espaces pathogènes et les espaces de soin et en
comparant la répartition géographique de l’offre et de la demande de soin pour situer des
espaces de santé et évaluer ainsi l’ajustement ou l’adéquation du système de soins aux
besoins des populations.
Apparaitrons alors les véritables aires de risques où les populations sont face à un double
handicap, des risques morbides élevées et un mauvais accès aux soins.

Chapitre2 : La mesure de la santé


Introduction
Il y a trois grands modèles d’analyse de la santé :
Le 1er est appelé le modèle biomédical et il définit la santé comme une absence de maladie
(disease en anglais) ou de perturbation de fonction physiologique.
Dans le modèle holistique, la santé s’exprime en termes de bien être, de qualité de vie liée à
la santé perçue et la mauvaise santé (illness) est ressentie lors de l’apparition d’un malaise,
d’un mal être ou d’une gêne fonctionnelle.
Dans le modèle socio-médicale, la santé est perçue comme la bonne adaptation de la
personne à son environnement sociale et la mauvaise santé (sickness) s’exprime par la perte
des rôles sociaux.
Aucun de ces 3 modèles n’accorde le même poids à différentes catégories déterminant de la
santé. En ce qui concerne par exemple, l’impact des variables environnementales sur la santé,
le modèle biomédicale va s’intéresser surtout à l’environnement physique tandis que le
modèle holistique s’interrogera davantage aux conséquences en termes de bien être de
l’environnement social.
Les déterminants de la santé

Le système de santé
Le système de santé est défini par San Martin (1983) comme étant « l’ensemble des activités
de santé (officielles ou non, publiques ou privées) cohérentes, interdépendantes et qui
agissent de façon continue suivant des objectifs communs et des programmes de manière à
produire un effet total souhaitable et évaluable dans une population donnée ».
Ainsi le système de santé concerne à la fois les soins donnés au malade, la prévention et la
santé publique.
Les soins donnés au malade se définissent comme l’ensemble des actes accomplis pour
restaurer la santé du malade. Il peut s’agir de soins hospitaliers, les soins à domicile, les soins
ambulatoires.
La prévention se défini comme l’ensemble des mesures visant à réduire ou à éviter le nombre
ou la gravité des maladies ou des accidents.
La santé publique concerne tout ce qui est relié à la santé de la population et non de l’individu
(ex : service d’hygiène, service sanitaire, administrations des services sanitaires)
En définitive le système de santé n’est pas le seul système de soin mais l’ensemble des
pratiques sociales dans un espace donné pour améliorer la santé des populations.
Selon l’OMS, le système de soin est défini comme « toutes les activités officielles ou non qui
porte sur les services de santé mis à la disposition des populations et sur l’utilisation de ces
services par la population ».
Le système de soin a pour objectif la distribution des soins. C’est un ensemble complexe et
dynamique organisé sous forme systémique.

I. La mesure de la Santé
1. La morbidité
C’est la proportion de personnes malades ou le dénombrement de cas de maladie dans une
unité géographique. Elle peut être obtenue à l’aide de 2 taux :
Le taux d’incidence : le rapport entre la fréquence de nouveau cas et
l’effectif moyen de la population pendant la période concernée.
Taux d’incidence= Nombre de nouveaux cas/effectif de la population ou sur la population
exposée

Le taux de prévalence est égal au nombre total de cas de malades existants à


un moment donné rapporté à la population.
Taux de prévalence= nombre total de cas/effectif moyen ou la population présentée

Les problèmes de santé sont mesurés par la morbidité diagnostiquée c’est-à-dire en fonction
des individus qui passent par le système de soin. Un individu atteint d’une infection qui n’est
ni ressentie par le malade, ni dépistée par le médecin, cet individu restera inconnu puisqu’il
n’a pas fait recours aux soins.
La morbidité diagnostiquée ne reflète pas l’état réel de santé d’une population (nombre total
de personnes malades).
L’expression du besoin de santé est influencée par de nombreux facteurs dont la maladie et
les facteurs démographiques. La revue de la littérature souligne que le besoin ressentie est
directement ou indirectement influencé par les relations avec les professionnels de santé
(Wolinski, 1983). Ainsi la faible expression en besoin de santé dans les pays en développement
sont à liés avec l’impact et le nombre de contacts avec les professionnels de santé.
La mesure du besoin est complexe, il peut être ressenti ou perçu, il peut être mesuré ou réel.
L’analyse du besoin réel introduit le plus souvent une combinaison d’indicateurs,
démographique, socio-économique, culturel qui peuvent être à la fois quantitatifs et
qualitatifs.
L’espérance de vie, espérance de vie saine
L’espérance de vie saine c’est le nombre d’année que l’individu espère de vivre moins le
nombre qu’il risque de passé en incapacité.
2. Mortalité
Les sources pour mesurer la mortalité sont les registres d’états civils, les certificats de décès
des médecins et les rapports statistiques.
Le taux de mortalité : nombre de décès pour 1000 ou 100 milles habitants dans une
collectivité donnée pour une période donnée (décès enregistré selon le lieu de
résidence). La population moyenne peut être l’effectif en milieu d’année ou la
moyenne des effectifs en début et en fin d’année. On peut interroger le taux de
mortalité par sexe, par âge (taux de mortalité infantile, décès d’enfant de moins d’un
an). La mortalité infanto-juvénile (de la naissance jusqu’à 5ans), la mortalité juvénile
(de 1 à 5 ans).
Le taux de mortalité prématuré est mesuré dans les pays développés comme tout
décès avant l’âge de 65 ans en général lié à des causes de comportement (accident,
tabagisme etc).
Le taux brut de mortalité proportionnel est égale au nombre de décès pour une
cause donnée sur le nombre total de décès*100. Ce taux permet de comparer la
distribution des causes de mortalités entre région et pays permet également
d’analyser l’évolution dans le temps.

II. La mesure de l’offre de soins et du recours aux soins


1) L’offre de soins
Il existe 3 catégories de mesure : la première est liée à la couverture sanitaire qui s’emploie
dans le sens de la couverture de la population par un service de santé. Les mesures de
couvertures sanitaires (nombre de services pour X habitants ou nombre de professionnels de
santé pour X habitants) permettent une comparaison rapide de grandes unités
administratives et son utilisés par les acteurs de la politique sanitaire afin de fixer les seuils de
desserte. Toute fois ces mesures rendent mal compte de la situation individuelle et des
questions d’accessibilité. Elles ne prennent pas non plus en compte les obstacles qui peuvent
avoir des conséquences sur l’utilisation effective des services disponibles.

 Densité médicale, desserte médicale :


Les mesurent de densité mettent l’accent sur les professionnelles de santé ou sur les
équipements. Par exemples nombres de médecins ou nombre de lits d’hospitalisation pour
100millles habitants.
Les mesures de desserte médicale privilégient les usagers. Ils évaluent en termes de
population desservie par un service ou par un professionnel de santé. Par exemple nombre
d’habitants pour un médecin ou nombre d’habitants pour un lit.
L’offre de soins dans une zone est évaluée par rapport aux normes définies au niveau national
ou international. Ces normes permettent de faire des comparaisons dans le temps et dans
l’espace. Norme de l’OMS (1 poste de santé pour 10 000 habitants), pour le Sénégal un poste
de santé urbaine pour 7714 habitants et un poste de santé rural pour 3871 habitants. L’OMS
préconise un centre de santé pour 50 000 habitants, pour le Sénégal la norme est un centre
de santé pour 116519 habitants. Pour l’Hôpital, l’OMS préconise 1 hôpital pour
150 000habitants. Pour le Sénégal, un hôpital pour 150 000 habitants.
En 2010, au Sénégal on a en réalité un poste de santé pour 10 000 habitants, un centre de
santé pour 144 000 habitants, un hôpital pour 378 000 habitants.
Pour l’Oms un médecin pour 5000 à 10 000 habitants, un infirmier pour 300 habitants, une
sagefemme pour 300 femmes en âge de production.

 L’accessibilité physique
La notion d’accessibilité est un composant....
L’accès peut etre mesuré de l’acces potentiel à l’acces réelle. L’acessibilité peut etre spatiale
ou sociale.
Les indicateurs utilisés pour l’acessibilité physique sont un des moyens utilisés pour cerner
les disparités et mesure la qualité de la desserte.
L’acces au soins dépend en premier lieu de facteurs géographiques, la distance physique et
l’organisation sociospatiale du système de soin peuvent constituer une contraite ou un
avantage éloignant ou raprochant le malade du service de soin auxquel il en a droit . Selon
Picheral 1983, l’accessibilté est fonction du couple distance temps donc de l’éloignement de
l’établissement de soins et de la longueur du trajet à parcourir. L’accesssibilité traduit ainsi la
possibilité d’utiliser les services de soins. Parmi les indicatueurs, nous avons :
 IASSP : Indicateur d’Acess aux Soins de Santé Primaire , définit par le ministère de
santé 1994, seule la population vivant à une distance inférieure ou égale à 5 km du
poste de santé a une bonne accessibilité aux services primaires. C’est donc la
proportion de populations situées à une distance inférieure ou égale à 5km d’un post
sur la population totale.
IASSP= pop sur une distance < 5km/ pop Tot

 Le rayon moyen d’action RMA, est obtenue grace à la formule suivante

√𝑠𝑢𝑝𝑒𝑟𝑓𝑖𝑐𝑖𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑧𝑜𝑛𝑒
𝑹𝑴𝑨 = ∗ 3,14
𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑜𝑠𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑎𝑛𝑡é 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑧𝑜𝑛𝑒

 L’espace médicale (EM) d’un poste de santé est son aire de prestation de soin qui
correspond égalment au territoire de santé.
EM= (superficie de la zone/effectif de poste) *100

 Les mesures de distances


On va s’intéresser à la distance au plus proche service. Généalement c’est mesurée à partir du
lieu d’habitation de l’usager. L’appréciation de la distance se fait grace aux mesures de la
distance euclidienne (trajet en ligne droite), de la distance en fonction du resau de ransport
(trajet le long du reseau routier, coup su transport etc). Cette mesure de la distance au plus
proche service permet une bonne appréciation et très pertinent surtout en milieu rural. En
ville à distance égale il existe souvent une pluralité de choix d’où la necessité de combiner
cette mesure avec celle de la disponibilité des services, la répartition de la population cible.

 Modèles gravitaires
Il ne faut pas perdre de vue que la définition de ces normes sont souvent générales et ne
répondent pas aux réalités locales. l’évaluation globale de l’offre de soins ne permettent pas
de faire ressortir les inégalités internes dans les zones étudiées , par exemple la desserte
moyenne peut cacher d’importantes disparités spatiales.
2) Le recours aux soins
Le système de santé est mesuré grace à l’offre et grace à l’activité. Ce type de mesure permet
de cerner l’influence de la desserte médicale sur le recours aux soins. On peut ainsi mettre en
lien l’espace médicale définit comme aire de prestance de soins que l’on met en lien avec
l’espace sanitaire qui est l’espace de recours aux soins. On peut les comparer pour faire
ressortir les zone de polarisation et de marginalisation du système de soin.
 Taux d’utilisation
Il sert à identifier l’accès au soin de la population cible.
Taux d’utilisation= Population consultant d’une structure/population cible de cette
structure.
Pour qu’un système de soins soit considéré comme efficace , son taux d’utilsation ne doit pas
etre inférieur à 70%.
Les faibles volumes d’activités des services de santé surtout en Afrique ne sont pas des signes
d’une population en bonne santé mais plutôt le signe d’un manque d’efficacité. Les volumes
importants témoignent d’une bonne identification des malades et de leur acces aux soins.

 Taux de fréquentation
Il est défini comme étant le rapport entre la population consultante en provenance d’un lieu
sur la population totale de ce lieu.
Selon les normes de l’OMS le recours au soin est satisfaisant quand la fréquentation atteint
un taux de 70% de la population cible dans l’année. Les résultats obtenus par des etudes de
géographes montren le role important de la proximité spatiale des structures de santé sur la
fréquentation. Ces études ont montré que la diminution de la fréquentation était importante
lorsque la distance qui séparent la structure de santé à la population augmente (Hagget 1973,
Diack, 1986, Amina Niang,1997) aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural.
3. Organisation du système de santé
Le système de santé est organisé sur une base pyramidale.

Organisation du niveau périphérique

Le district sanitaire est le niveau opérationel comprenant au minimum un centre de santé et


un réseau de postes de santés. Il couvre une zone géographique pouvant épouser les limites
d’un département ou d’une partie d’un departement. Le districte est géré par une équippe
cadre dirigé par un médecin chef. Un district devrait couvrir une population variant de
100milles à 150 000.
Les postes de santé sont implantés dans les communes et les communes rurales qui sont
relativement peuplées de sorte que la pop de la zone de responsabilité se situe autour de
10 000 habitants et que chaque commune rural puisse avoir access à un poste de santé à
moins de 15km et à vil distance ramenée à moin de 5km. Ils s’appuient au niveau ruaral sur
les infrastructures communautaires de village telles que les cases de santé et les maternités
rurales créées par les populations qui en assurent la gestion par l’intermédaire des ASC ou des
matrores.
La région médicale est la structure de coordination au niveau régional. Chaque région
médicale correspond à une région administrative. Elle est dirigée par un medecin de santé
publique ou par un spécialiste en santé publique.
La direction régionale de santé et de l’action socile quant-à elle a pour mission le suivi de la
mis en œuvre des politiques sanitaires et sociales et la coordination de toutes les structures
de la région y compris les établissements publics de santé.
Le niveau central comprend le cabinet du ministre et les directions et services rattachés telles
que la direction générale de la santé, de l’action sociale, de la planification etc.

Géographie du Paludisme
Agent pathogène
(parasite)

Complexe
pathogène
du
paludisme
Homme (biologie,
Vecteur (anophèle
cadre de
femelle)
vie,comportement)

Autrefois le paludisme couvrait la quasi-totalité des terres émergées et c’est l’homme qui a
réduit progressivement son domaine ou son aire par des mesures d’assainissement et par la
chimio-prophylaxie.
Actuellement le palu demeure solidement implanté en Afrique noir, en Madagascar dans la
péninsule indienne, au SRILANKA, dans toute l’Asie des moussons, en Indonésie, en Amérique
Latine sauf Argentine et Chili. Le palu semble éradiqué en Europe, en Amérique du Nord, aux
Antilles sauf Haïti, en Australie, dans certaines iles comme Iles Maurice. Dans ces régions sa
réapparition sous une forme endémique parait peu probable. Cependant il s’y pose le
problème du Paludisme d’importation dont la fréquence est en augmentation constante.

La vallée du fleuve Sénégal : Richard-Toll. Le fleuve pérenne au cœur du sahel semi-aride


connait depuis siècles des aménagements hydro-agricole à plusieurs échelles. En Janvier 1988,
les 1ers cas de bilharziose sont diagnostiqués à Richard-Toll et en 1990, 43% de la population
était infecté. Or, cette ville en amont du delta situé au Nord du 16e parallèle est bien loin de l’air
de répartition de la maladie quand on est traditionnellement dans les régions plus humides, car
le mollusques (biomphalaria) résiste mal à la sécheresse.

L’épidémie de bilharziose intestinal est ainsi vite considérée comme un problème de Santé
majeure de l’après barrage. La mise en service des barrages Diama (1886) et Manantali (1988)
a dès l’apparition des 1e cas était incriminé comme étant responsable de l’épidémie.

Richard Toll est le seul pôle industriel de la vallée du fleuve Sénégal, dynamisé par le complexe
crié de la CSS qui exploite près de 7.000ha, emploie 6.000 personnes dont près de la moitié
sont des saisonniers migrants en provenance pour plus du tiers d’autres régions du Sénégal. La
ville qui ne comptait que 3.000 hbts en 1960, dépassait dans les années 90 40.000hbts surtout
en période de coupe de Novembre en Juin. Rien a été fait pour recevoir une population aussi
importante. Pouvoir public et compagnie sucrière se renvoyant les responsabilités des lacunes
et des carences.

Pour remédier à l’indigence du réseau d’eau potable, les habitants vont s’approvisionner aux
eaux de surface qui sont présentes tout autour de la ville (fleuve Sénégal, marigot Taouey, canal
taouey : construit pour favoriser le remplissage du lac de guerre, les canaux d’irrigations :
construit pour la culture de la canne à sucre). Les berges herbeuses sont alors des lieux aisances
en l’absence de latrines.

Dans des conditions d’hygiène aussi précaire avec des densités de populations unique dans la
vallée, des mouvements de population et un mode de mise en valeur spécifique nécessitant la
présence permanente de l’eau, il ne manquait plus que la présence du mollusque biomphalaria
en quantité suffisante pour qu’un porteur d’œuf de schistosoma pour que le cycle puisse
démarré. Ce coup de pouce de la nature a été apporté par la mise en service des barrages, à
partir de 1986 et encore plus de 1988, les fluctuations des niveaux dans les canaux d’irrigations
ont été faible entrainant une stabilisant des conditions physico-chimiques de l’eau. Cette étude
montre que ce foyer bien territorialisé est dû à une conjonction de situation favorable pour
chaque membre du complexe. Le programme de développement de la vallée repose sur des
aménagements hydrauliques (barrages, canaux, etc.) qui vont bouleverser l’environnement
fluvial mais qui seul n’explique pas cette explosion épidémique. Le fonctionnement de l’espace
social explique la naissance et la … de ce foyer épidémique en ce lieu. Les mouvements
migratoires vont être un facteur favorisant la circulation et l’apport du parasite dans la ville. Cet
épidémie à Richard-Toll illustre bien les propos de P. Hervouet « l’apparition, le
développement, la diffusion ou le maintien de maladies à vecteur, le passage d’une situation
endémique à une phase épidémique ne sont pas des phénomènes inéluctables, imprévisibles
découlant d’une quelconque fatalité naturelle. Ils ne sont que les manifestations d’un
déséquilibre durable ou passager des relations hommes/milieux en des temps et des lieux
données. »

Conclusion : les liens entre l’eau et la santé sont très ancien. On peut classer les maladies liées
à l’eau en 3 catégories :

- Les maladies hydriques (eau sale) :


o Les maladies liées aux déchets humains, tel que les diarrhées – le choléra – les
hépatites – la typhoïde – la poliomyélite.
o Les maladies liées aux déchets chimiques : la fluorose
- Les maladies à support hydrique : la bilharziose – helminthiases
- Les maladies dû aux vecteurs liés à l’eau : le paludisme – la dengue – l’onchocercose.

L’eau est un formidable prétexte pour s’intéressé à la géographie des faits de santé dans un
espace qui n’est plus seulement support des activités car l’espace s’analyse désormais comme
une dynamique entre un milieu et une population. Les sociétés en modifiants perpétuellement
leur environnement créé des conditions favorables à la disparation, le maintien ou l’émergence
de certaines pathologies.

Les problèmes de santé liés à l’eau peuvent se forme sous 4 angles :

- La quantité d’eau disponible


- La qualité de l’eau
- Assainissement et conditions d’hygiène
- La question des points d’eau : gites de vecteurs…

Ces 4 paramètres sont à placées dans des contextes plus globaux liées à la politique d’accès de
l’eau, de l’assainissement, à la géopolitique de l’eau, le système social de contrôle sur
l’utilisation de la ressource, densité humaine et activités économiques.
La Géographie du VIH/SIDA

I. Epidémiologie : le Syndrome d’immuno d… a été décrit en 1981 comme une nouvelle


découverte clinique. Les 1ers soulignent un accroissement inhabituel de maladies très
rares sous le nom de Sarcome Kaposi … maladies qui indiquent une sévère
immunodéficience et qui n’avaient jamais été observé chez les zones. Puisque que les
1ers cas ont été diagnostiqué auprès des homosexuels, la maladie est alors vite liée à un
mode de vie et à un certain type de comportement. 1983, le VIH est identifié comme la
véritable cause de la maladie. 1987, le 1er agent antirétroviral AZT est autorisé pour le
traitement du SIDA. Très vite, les médicaments vont évolués avec l’introduction du
traitement ARV qui va permettre une suppression de la capacité de reproduction du
virus. D’une maladie mortelle à brève échéance, on est évolué à une maladie contrôlée
avec traitement.
II. L’infection et son évolution naturel
a. Primo infection ou incubation : la pénétration du virus dans l’organisme peut
être suivi ou non de manifestation. 8 personnes / 10 ne présentent pas de signes.
b. La séropositivité sans la maladie : dans les 3 1ers mois qui suivent la pénétration
du virus, l’organisme produit des anticorps pour combattre le virus. La
découverte de ces anticorps dans le sang signifie la séropositivité. La durée de
cette phase est variable (entre 2 et 8 ou +). La personne séropositive peut rester
avec aucun signe pendant une phase qui est dire asymptomatique.
c. Maladie (SIDA) : Quand le nombre de lymphocyte (CD4) détruit par le VIH
commence à devenir nombreux, l’organisme s’affaiblit et s’expose à d’autres
infections. On observe souvent la tuberculose, le paludisme, etc. Le malade
n’arrive plus à combattre les infections successives : la perte de poids, fièvre
persistance, diarrhée, etc.
III. La mode de transmission :
Les principaux modes de transmission sont :
o La relation sexuelle : c’est la mode de transmission la plus importante. Et en
Afrique, la relation hétérosexuelle constitue 80 à 90% des modes de
transmission. Certains facteurs vont faciliter la mode de transmission : la
présence d’IST, le genre de la personne, la circoncision, les types de relations
sexuelles (types anales). Les études menées en 2007 ont montré que l’utilisation
systématique du préservative réduit 80% des risques de la maladie.
o Les partages de seringues : il s’agit des modes de transmissions les plus
importantes parmi les usagers de la drogue.
o La transmission verticale : Sans intervention, 40% des nouveaux nées avec des
mères séropositives seraient infectées dans les pays développées depuis 1995.
Le risque de la transmission verticale a été réduit pour atteindre 1 à 2% de risque.
II. la géo du VIH : En décembre 2015, l’OMS considère le VIH toujours comme un
problème de santé public majeur avec plus de 34 millions de morts cumulés et 1,2 millions de
morts en 2014. L’Afrique sub-saharien concentre 70% des nouveaux infections mais il est
important de noté que le nombre de cas a globalement baissé de 35% entre 2011 et 2015 à
l’échelle du monde, grâce aux efforts internationaux, mais ces progrès sont inégaux.
Dans les pays développés, les progrès réalisés dans le domaine de l’accès aux thérapies
ont permis de stabilisé le nombre de décès dû aux VIH, environs 30.000 décès pour l’ensemble
de l’amérique du Nord et l’Europe occidental. Toutefois dans de nombreux pays, les acquis
sont remis en question, parce que les populations les plus pauvres bénéficient difficilement des
progrès thérapeutiques.
Pour les pays en développement, ils ont en commun de présenté une proportion
importante de personnes très vulnérables aux VIH/SIDA et très peu informés sur les modes de
prévention. L’Afrique avec 10% de la population mondiale compte plus de 60% de personnes
vivant avec le VIH. Sur 2,5 millions de décès (2003), 2,2 millions sont africains. Les femmes
africaines sont 1,2 fois plus exposées que n’importe quelle autre femme au monde.

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