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Calcul des Primitives et Intégration

Ce document décrit des méthodes pour calculer des primitives, notamment le changement de variable, l'intégration par parties et les primitives de fonctions usuelles comme les fonctions trigonométriques.

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Chapitre 1

CALCUL DES
PRIMITIVES

1.1 Changement de variable et Intégration par


parties
1.1.1 Changement de variable
Théorème 1 Soit ϕ une fonction numérique de classe C 1 (i.e. dérivable et à
dérivée continue) sur un intervalle fermé et borné [a, b]. Soit f une fonction
continue sur un intervalle I contenant ϕ([a, b]), alors :
Z b Z ϕ(b)
(f ◦ ϕ)(t)ϕ0 (t)dt = f (x)dx
a ϕ(a)

[a, b] −→ ϕ([a, b]) ⊂ I −→ R


t 7−→ ϕ(t) 7−→ (f ◦ ϕ)(t)
Remarque : Ce théorème Rse généralise au cas des primitives.
Exemple : Calculons I = cos 3xdx. R
On pose u = 3x. Donc du = 3dx et I s’écrit I = 1/3 cos udu = (1/3) sin udu +
C = (1/)3 sin(3x) + C.

1.1.2 Intégration par parties


Soient u et v deux fonctions de classe C 1 . On a :
Z Z
udv = uv − vdu

Le procédé d’intégration par parties s’applique souvent pour calculer les primi-
tives des fonctions de l’un des type suivants :
• Pn (x)eu(x) où Pn désigne un polynôme de degré n,
• Pn (x) sin u(x) ou Pn (x) cos u(x),
• e(x) sin v(x) ou e(x) cos v(x),
• Pn (x) ln(u(x)),
• fonctions trigonométriques et hyperboliques réciproques.

1
2 CHAPITRE 1. CALCUL DES PRIMITIVES

Remarque : En pratique, on combine souvent les changements de variables et


l’intégration par parties dans le calcul de primitives.

1.2 Primitives des fonctions usuelles


R
Soit F une fonction rationnelle dans R(x) ou C(x). Pour calculer F (x)dx,
on commence par décomposer F (x) en éléments simples. Les seuls termes de la
décomposition qui pourraient présenter des difficultés pour le calcul sont :
Z Z
dx dx
où z ∈ (C \ R) et
(x − z)n (ax2 + bx + c)n

Remarque : ∀z ∈ C, ∀k ∈ N, k > 1, on a
Z
dx 1
=
(x − z)k (1 − k)(x − z)k−1

1. Pour la première, si z = a + ib, avec b 6= 0, alors

1 1 x − a + ib
= =
x−z x − a − ib (x − a)2 + b2

d’où
x−a
Z
dx 1
= ln[(x − a)2 + b2 ] + i arctan( )
x − a − ib 2 b
2. pour la seconde Soit n ∈ N∗ . On note
Z
dx
In = ; a, b, c ∈ R et b2 − 4ac < 0
(ax2 + bx + c)n

En écrivant le trinôme (ax2 + bx + c) sous sa forme canonique,

b 2 4ac − b2
ax2 + bx + c = a[(x + ) + ] = a[(x − u)2 + v 2 ]
2a 4a2
2
b
où u = − 2a et v 2 = 4ac−b
4a2 tous deux dans R.
Ainsi, le calcul de In se ramène au calcul de la primitive
Z
dx
[(x − u)2 + v 2 ]n

i. Si n = 1
x−u
Z
dx 1
= arctan( ).
[(x − u)2 + v 2 ] v v
Il suffit de poser t = x − u, il vient alors :
Z Z
dx dt 1 t
2 2
= 2 2
= arctan( )
[(x − u) + v ] [t + v ] v v

ii. Si n > 1
1 1
R R
a) On se ramène à (t2 +v 2 )n dt (ou à (t2 +1)n dt),
1.3. INTÉGRALES TRIGONOMÉTRIQUES 3

b) La primitive précédente peut être calculée en utilisant une relation


de récurrence entre les
Z
1
In = dt , n ∈ N.
(t + v 2 )n
2

En effet, une intégration par parties de In conduit à :

t2
Z
t
In = 2 2 n
+ 2n dt
(t + v ) (t + v 2 )n+1
2

puis avec :

t2 t2 + v 2 − v 2 1 v2
= 2 = 2 − 2
(t2 2
+v ) n+1 (t + v )2 n+1 2
(t + v )n (t + v 2 )n+1
on obtient :
t
In = + 2n[In − v 2 In+1 ]
(t2 + v 2 )n
et finalement :
1 t
In+1 = [ 2 + (2n − 1)In ]
2nv (t + v 2 )n
2

Maintenant pour le calcul d’une primitive d’un élément simple de seconde espèce
α(x − u)
Z
αx + β αu + β
= + .
[(x − u)2 + v 2 ]n [(x − u)2 + v 2 ]n [(x − u)2 + v 2 ]n
Le second terme de cette somme vient d’être calculé. Pour le premier :
a. si n > 1
α(x − u)
Z
α 1
dx =
[(x − u)2 + v 2 ]n 2(1 − n) [(x − u)2 + v 2 ]n−1

b. si n = 1
α(x − u)
Z
α
2 2 n
dx = ln[(x − u)2 + v 2 ]
[(x − u) + v ] 2
Exemple : Z
x+2
dx
x2 + x + 1

1.3 Intégrales trigonométriques


1.3.1 Méthode générale
Soit F une fonction rationnelle à deux variables X et Y , i.e. F (X, Y ) =
P (X,Y )
Q(X,Y )où P et Q sont deux fonctions polynômiales à deux variables.
On se propose de calculer une primitive de la fonction F (cos x, sin x).
On rappelle les formules trigonométriques suivantes : si
x
t = tan ,
2
4 CHAPITRE 1. CALCUL DES PRIMITIVES

alors
2t 1 − t2 2t
sin x = , cos x = et tan x =
1 + t2 1 + t2 1 − t2
Règles de Bioche :
On note ω(x) lélément différentiel,

ω(x) = F (cos x, sin x)dx

On dispose alors des règles suivantes :


1. Si ω(−x) = ω(x), pour tout x ∈ DF , on posera u = cos x et on pourra se
ramenar à la recherche d’une primitive d’une fonction rationnelle.
2. Si ω(π − x) = ω(x), pour tout x ∈ DF , on posera u = sin x et on pourra
se ramenar à la recherche d’une primitive d’une fonction rationnelle.
3. Si ω(π + x) = ω(x), pour tout x ∈ DF , on posera u = tan x et on pourra
se ramener à la recherche d’une primitive d’une fonction rationnelle.
Exemple : Soit à calculer :
Z
1
dx
cos x − cos 3x
La fonction x 7−→ cos x − cos 3x s’annule pour x vérifiant :

cos x − cos 3x = 2 sin x sin 2x = 0

donc pour x = kπ π π
2 , k ∈ Z. On se limitera aux intervalles ]0, 2 [ et ] 2 , π[ en raison
de la parité de la fonction et de sa périodicité.
Posons
1
ω(x) = dx
cos x − cos 3x
on vérifie que ω(π − x) = ω(x) (penser à dx) et on pose alors u = sin x. Il vient :

cos x − cos 3x = 2 sin x sin 2x = 4 sin2 x cos x

et du = cos xdx d’où


Z Z Z
1 cos x 1 1
dx = 2 dx = 2 (1 − u2 )
du
cos x − cos 3x 2
4 sin x cos x 4 u
Mais
1 1
= avec v = u2
u2 (1 2
−u ) v(1 − v)
1 1 1 1 1 1
= + ⇒ 2 = 2+ .
v(1 − v) v 1−v u (1 − u2 ) u 1 − u2
Maintenant :
Z Z Z
1 1 1 1 1 1+u
du = du + du = − + ln( )
u (1 − u2 )
2 u2 1−u2 u 2 1−u

car ici | u |< 1. En résumé :


Z
1 1 1 1 + sin x
dx = − + ln( ).
cos x − cos 3x 4 sin x 8 1 − sin x
1.4. INTÉGRALES ABÉLIENNES 5

1.3.2 Cas particuliers


1. Z Z
I= sin px cos qx dx I = sin px sin qx dx
Z
I = cos px cos qx dx p, q ∈ Z

On utilise les formules suivantes :


• sin a cos b = 1/2[sin(a + b) + sin(a − b)],
• sin a sin b = 1/2[cos(a − b) − cos(a + b)],
• cos a cos b = 1/2[cos(a + b) + cos(a − b)].
2. Z
Ip,q = cosp x sinq x dx p, q ∈ N

(a) si p et q sont impairs, on pose le changement de variable u = cos 2x,


(b) si p est impair et q est pair, on pose le changement de variable u =
sin x,
(c) si p est pair et q est impair, on pose le changement de variable u =
cos x,
(d) si p et q sont pairs, on peut baisser les degrés en remplaçant cos2 x
et sin2 x en fonction de cos 2x et sin x cos x en fonction de sin 2x
(linéarisation).
Exemple : Calculer Z
I= cos2 x sin4 x dx

On a
cos2 x sin4 x = (cos x sin x)2 sin2 x
1
= sin2 2x(1 − cos 2x)
8
1
= (1 − cos 4x)(1 − cos 2x)
16
1
= (1 − cos 2x − cos 4x + cos 4x cos 2x)
16
1 1 1
= (1 − cos 2x − cos 4x + cos 6x + cos 2x)
16 2 2
1
= (2 − cos 2x − 2 cos 4x + cos 6x)
32
D’où
1 1 1 1
I= (2x − sin 2x − sin 4x + sin 6x) + C C∈R
32 2 2 6

1.4 Intégrales abéliennes


On se donne F (X, Y ) une fraction rationnelle à deux variables. L’objectif de
cette section est de calculer des primitives de fonctions qui se présentent sous
l’une des deux formes suivantes :
r
ax + b p
f (x) = F (x, n ) ; f (x) = F (x, ax2 + bx + c)
cx + d
6 CHAPITRE 1. CALCUL DES PRIMITIVES

1.4.1 Intégrales abéliennes de première espèce


Il s’agit des primitives de la forme :
Z r
n ax + b
F (x, ) dx
cx + d
On supposera de ad−bc 6= 0. Le principe est simple, on effectuera le changement
de variable : r
ax + b
y= n
cx + d
Exemple : Calculer
Z r
1+x 1
dx.
1 − x 2x − 1

1.4.2 Intégrales abéliennes de deuxième espèce


R √
F (x, ax2 + bx + c)dx avec a 6= 0.
Si a = 0, on se retrouve dans le cas précédent.
2
b 2
Si a 6= 0, on écrit encore ax2 + bx + c = a[(x + 2a ) + 4ac−b
4a2 ].
2
−4ac
Si on pose k = b 4a 2
b
et t = x + 2a , on se ramène au calcul de la primitive
Z p
J = S(t, a(t2 − k)dt

On suppose k 6= 0 et on évite le cas a < 0 et k < 0. Trois cas sont alors possibles :

1. si a > 0 et k < 0, on pose t = −k sinh u,

2. si a > 0 et k > 0, on pose t = k cosh u,

3. si a < 0 et k > 0, on pose t = k sin u.
Exemple : Calculer Z
dx

1− x2 + 2 1 − x2
Cas Particuliers :

1. Z
dx
I= √
ax2 + bx + c
Si a = 0, le changement de variable t = bx + c montre que

2√ 2√
Z
1 dt
I= √ = t= bx + c
b t b b
2
b 2
Si a 6= 0, Par l’écriture ax2 + bx + c = a[(x + 2a ) + 4ac−b
4a2 ] on se trouve
ramené à l’un des trois sous cas suivants :
Z Z
du u du u
√ = arcsin ; √ = arg sinh
2
k −u 2 k 2
u +k 2 k
Z
du u
√ = arg cosh si u > k
u2 − k 2 k
1.4. INTÉGRALES ABÉLIENNES 7

On retiendra plutôt
Z
du p
√ = ln | u + u2 − k 2 | si | u |> k
2
u −k 2

Exemple :
(a) Z
dx x
1 = arg cosh si x > 2
(x2 − 4) 2 2
Z
dx p
1 = ln | x + x2 − 4 | si | x |> 2
(x2 − 4) 2

(b)
Z Z
dx dx x+6
I= √ = p = arg sinh √
2
x + 12x + 48 (x + 6)2 + 12 2 3
2. Z
dx
I= √
(αx + β) ax2 + bx + c
1
On se ramène au cas précédent en posant : u = αx+β .
Exemple : Z
1 dx
I= √
1 − x 1 − x2
1
On pose u = d’où dx = du
1−x , u2 . Il vient alors que :
Z Z
du du
I= q =− √
u 1 − (1 + u )1 2 −2u −1

Comme x2 < 1 alors u < 0. On a



r
1+x
I= −2u − 1 =
1−x
3. Z p
I= ax2 + bx + c dx

Si a = 0, on pose t = bx + c.
2
b 2
Si a 6= 0, on a ax2 + bx + c = a[(x + 2a ) + 4ac−b
4a2 ]. 3 cas sont alors
possibles :
Z p Z p Z p
I= 2 2
k − u du ; J = 2 2
u + k du ; K = u2 − k 2 du

avec k > 0.
On peut alors :
• soit intégrer par parties,
• soit utiliser l’un des changements de variable suivants :
1. pour I, poser u = k sin t, où t ∈ [− π2 π2 ]
2. pour J, poser uk sinh t,
3. pour K, poser u = k cosh t où t ≥ 0

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