Analyse Urbaine de Bejaia
Analyse Urbaine de Bejaia
Université de Bejaia
Faculté de technologie
Département d’architecture
2014
Analyse de Bejaia
Analyse de Bejaia
Réalisé par :
-Kacimi Ali
-Kerbouche Amine
-Khelifa Hilal
-Kharoun Makhlouf
ANALYSE DE BEJAIA 2
PLAN DE TRAVAIL :
I-Wilaya de Bejaia :
1-Présentation de la wilaya de Bejaia
2-Fiche technique
3-Situation et accessibilité
4-Limites administratives
5-Relief
6-Climatologie+sismicité
7-Population, démographie et activités
II-Ville de Bejaia :
1-Présentation de la ville
2-Situation et accessibilité
3-Processus de transformation et d’évolution historique de la ville de
Bejaia.
4-Topographie et morphologie.
5-Population et démographie.
6-Lecture typologique.
7-Réseau viaire.
8-Schéma de structure.
III-Potentialités et contraintes.
IV-Conclusion.
V-Bibliographie.
Wilaya de Bejaia : 3
La wilaya de Bgayet, appelée aussi Bejaïa ou Bougie, est située au nord de l’Algérie dans la
région de la Kabylie. Une cité économiquement importante de par ses infrastructures et
son ouverture sur la méditerranée.
Bejaïa est le nom officiel de la ville et de la wilaya (département). Ses habitants, ainsi que le
reste de la Kabylie utilisent le nom de Bgayet (ou bien Vgayet) qui est son nom Kabyle
(Berbère : Tamazight).
Bougie est le nom français de la ville ; ou devrait-on dire le nom européen. Ce nom est en
réalité, bien antérieur à la colonisation française. Il fait référence à la bougie de cire qu’on
dit inventée et fabriquée depuis notre ville puis revendu dans toute la Méditerranée et
l’Europe du moyen âge.
La wilaya se trouve au cœur de l’espace méditerranéen, wilaya d’Algérie qui donna son
nom aux petites chandelles (les Bougies) et à partir de laquelle les chiffres arabes ont été
popularisés en Europe, renferme de nombreux sites naturels et vestiges historiques, qui
témoignent encore aujourd’hui des fastes de sa longue histoire. Son tissu urbain est
caractérisé par une continuité ininterrompue d’occupation depuis l’antiquité.
4
La commune de BEJAIA existait en tant qu’entité administrative avant 1962 et fut siège de
Daïra dès 1963 (1er découpage administratif) dans la préfecture de SETIF. En 1974 lors du
nouveau découpage administratif, l’ancien siège de Daïra est promu au rang de Chef-lieu
d’une nouvelle Wilaya.
En 1984, lors du dernier découpage administratif, la commune de Bejaia a été réduite
spatialement au profit de la constitution de nouvelles communes à partir des centres
secondaires de la commune mère Oued-Ghir et Tala Hamza.
D’une superficie initiale de 207 Km² en 1977, elle se réduit à 120,22 Km²
Actuellement, (Année de référence 1992), la commune administre et gère un territoire de
12022 hectares sur lesquels vit une population évaluée à 138065 habitants et caractérisée
par une forte tendance à l’agglomération. En témoigne l’indice d’urbanisation de 95,22 %
représentée par la masse urbaine d’un seul tenant de Bejaia ville et quelques appendices
dispersés çà et là dans la proximité immédiate du côté Sud et Ouest et la zone naturelle
qui constitue la matière première soit pour l’aménagement urbain (extension de la ville de
Bejaia), soit pour l’aménagement touristique, soit l’aménagement agricole.
2-Fiche technique : 5
3-Situation et accessibilité
La wilaya de Bejaia se situe au nord-est de la région centre d’Algérie a 240km d’Alger
occupant l’extrême ouest d’une large baie de près de 100km s’étendant sur une superficie
de 3223.5km².
4- Limites administratives
BGAITH est délimitée par :
La wilaya de Bordj Bou Arreridj et de Sétif au sud.
La wilaya de Jijel à l’est.
La wilaya de Tizi-Ouzou et de Bouira à l’ouest.
La méditerranée au Nord.
Elle est connue pour être un coin privilégie du pays avec des potentialités dont on peut
citer quelques-unes :
important port en voie d’extension.
Une ville en pleine expansion
Un aéroport de classe internationale.
Le troisième pôle industriel de l’Est algérien.
Des atouts touristiques de 1er plan.
Une des régions des plus arrosées du pays.
5-Relief 7
Situé en plein atlas tellien le territoire de la Wilaya de Bejaia se présente comme une
masse montagneuse compacte et bosselée, traversée par le couloir formé par la vallée de la
Soummam.
On peut distinguer trois ensembles de reliefs:
L’ensemble de montagnes: occupe 75% (3/4) de la superficie totale de la Wilaya. Elle est
constituée des chaînes des Bibans, Babors et Djurdjura.
L’ensemble de piémonts: d'une morphologie ondulée constitué d'une succession de collines,
il apparaît moins accidenté que la zone de montagne. Il représente la zone intermédiaire
entre la plaine et la montagne.
L’ensemble de plaine: composé des plaines de la vallée de la Soummam qui apparaît comme
une bande sinueuse de 80 Kms de long sur une largeur maximale de 04 Kms et la plaine
côtière qui sépare la mer et la chaîne des babors, elle se présente comme une bande
étroite qui s’étend de l’embouchure de Oued Soummam à celui de Oued Agrioun soit une
trentaine de Kilomètres
5-Climatologie et sismicité 8
- Climatologie :
Mois
معلومــات مناخيــة
Pluviométrie (mm)
2011 السنــةAnnée
)تساقـط األمطار(ملم
Mois Pluviométrie (mm) Nombre de jours de pluie عدد األيام
Nombre de jours de pluieعدد األيام الممطرة الممطرة
)تساقـط األمطار(ملم
الشهـر
Janvier 55,1 13
Janvier
Février 138,8 17
55,1
Mars 34,5 7
13
Avril 73,5 10
جانفـي
Mai 81,5 9
Février
Juin 34,1 8
138,8
Juillet 0,4 2
17
Aout 0,2 1
فيفـري
Septembre 7,7 5
Mars
Octobre 159 12
34,5
Novembre 67,5 11
7
Décembre 116,9 13
مارس
Taux Annuel où Total 769,2 108
Avril
73,5
La ville bénéficie du climat méditerranéen, caractérisé par un hiver doux/humide et un été
chaud/sec, avec une température moyenne annuelle
10 de 15 degrés.
La saison des pluiesافـريل
va de novembre à avril .Bejaia est considérée comme l’une des régions
les plus arrosées d’Algérie.
Mai
La zone montagneuse connaît ses gelées fréquentes, tout le long de la saison hivernale.
Les vents dominants soufflent par : 81,5
34,1
8
9
- Sismicité :
Bejaia est classée dans la zone (II A) (zone à moyenne sismicité).
2 derniers séismes2012
7- Population et démographie 10
1 000 000
900 000
800 000
POPULATION
700 000
600 000
500 000
400 000
300 000
200 000
100 000
0
1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010
R G P H
La distribution de la population fait ressortir que 61 % des habitants vivent dans les chefs-
lieux, 26 % dans les agglomérations secondaires et le reste dans des hameaux et les zones
éparses. Ainsi, la population vivant en agglomération représente 87,64 % et la population
urbaine est de l’ordre de 314 230 habitants soit 34,34 % de la population totale de la wilaya
et l'essentiel de cette dernière est concentré dans les villes situées dans la vallée de la
Soummam et son prolongement vers le Nord.
Répartition de la population par groupe d’âge 12
80 ans et +
70-74
F
60-64
Tranches d' âge
50-54 M
40-44
30-34
20-24
oct-14
0-4 Ans
-60000 -40000 -20000 0 20000 40000 60000
Population
Estimation de l’emploi 13
Designation
Données arrêtées التسمية
Au 31/12/2011
Part du secteur
Nombre Designation
%
العدد التسمية
حصة القطاع
Services
25%
Agriculture
24%
Bejaïa Bougie, est une commune algérienne située en bordure de la mer Méditerranée, à
180 km à l'est d'Alger, dans la wilaya de Bejaïa et la région de Kabylie. Elle est le chef-lieu
éponyme de la wilaya de Bejaïa et de la daïra de Bejaïa.
Avec ses 177 988 habitants au dernier recensement de 2008, Bejaïa est en termes de
population la plus grande ville de Kabylie. Elle est aussi, grâce à sa situation géographique, le
plus important pôle industriel de la région, notamment par la concentration de nombreuses
industries et la présence d'un des plus grands ports pétroliers et commerciaux de
Méditerranée. Elle est dotée d'un aéroport international.
La ville de Bejaia s’étend sur une superficie de 120 Km² dont le territoire est réparti
comme suit :
Située à 258 Km à l’est de la capitale, Contenue entre les grands massifs du Djurdjura,
des Bibans et des babors.
Ce territoire est marqué par la prépondérance des reliefs montagneux (3/4) , coupé
par la vallée de la Soummam et les plaines situées près du littoral
Le territoire communie est délimité ainsi :
-Nord/Nord-ouest Mer méditerranée.
-Nord-ouest Commune de TOUDJA.
-Sud/Sud-ouest Commune de TALA HAMZA.
-Sud/Sud-est Commune d’OUED-GHIR.
-Sud Commune BOUKHLIFA.
Accessibilité
3-Processus de transformation et d’évolution historique de la 17
ville de Bejaia :
I .La cité forteresse :À l’intérieur des remparts.
La ville évoluant aux rythmes de son relief, a connu une période de stratification
importante qui a vu un défilé de plusieurs civilisations. Ces dernières ont toutes apportés
une contribution au processus de sa formation.
Cette succession de manières de faire la ville s'est structurée par un passage déductif, d'une
époque à une autre, Mettant en valeur des éléments récurrents qui se traduisent souvent
par des concepts opératoires.
De par son histoire plus que millénaire, Bejaïa est l'une des plus anciennes villes d'Algérie.
En -27/-26, l'empereur romain Auguste fonde la colonie Julia Augusta Saldensium
Septimana Immunis à l'intention des vétérans de la Légion : Legio VII Claudia. Cette ville
Numide est intégrée à la Maurétanie Césarienne en 42 de notre ère. Elle est mentionnée
comme étant un siège épiscopal au Ve siècle. Une inscription du second siècle qualifie
Saldae de « Civitas Splendidissima ». Selon Léon Renier, cette inscription a été transportée
au musée algérien du Louvre, à Paris. Plusieurs amphores, des mosaïques, des chapiteaux,
des pièces de monnaies ont été découvertes en 2009 à proximité de Fenaïa Ilmaten.
En l’an 1067, l’insécurité qui régna à la Qualaa des Beni Hammad a contraint NACER BEN
ALENNAS, de transférer sa capitale vers Bejaia en raison de l’anfractuosité de son site, et de
ses richesses naturelles.
La ville est la plus importante des états Hammadides, construite complètement sur
l’emplacement de l’ancienne ville romaine, dont EN-NACER entendit les limites jusqu’aux
flancs extrêmes de GOURAYA au nord, et vers l’est, en dépassant oued ABEZAZ, l’enceinte
est percée par quatre portes nouvelles, en plus des trois existantes.
En effet « En-Naceria était une ville intra-muros délimitée par une enceinte définissant un
dedans et un dehors ; l’articulation entre ces deux milieu se faisait par des portes à l’échelle
de la ville ; son organisation était comme celle de toutes les médinas du Maghreb avec un
tissu organique, des voies de circulation en arborescence, et un centre matérialisé par la
grande mosquée, avec son minaret haut de 40 m, à proximité se trouvait le palais de la
perle ou se tenait le trône et une quaysaria (fonction économique) ; autour d’elle
s’organisaient ses vingt et un quartiers, ou chaque fonctions avait une implantation de
prédilection, telle que la fonction économique s’installait près des fortes modalités, comme
les portes, et l’esplanade du port »
Les espagnoles occupèrent la ville sur une superficie qui ne dépassait pas 25Ha. La ville
connait une décroissance urbaine, le périmètre de l'enceinte fut réduit à 1/3 par rapport à
l'enceinte romaine les 2/3 restant reconvertis en terrains agricoles.
La médina était implantée dans le périmètre de la ville espagnole. La structure urbaine est
marquée par une centralité spirituelle (Mosquée Sidi el Mouhoub), et économique (les
marchés).
« Depuis le moyen âge islamique, les villes du moyen orient se distinguent en particulier par
leur Souk, quartiers central des affaires…..Le souk est la caractéristique et le signe le plus
frappant des villes de culture islamique. »
La mosquée et les Souks, forment ainsi le cœur de la cité, ils articulent les croisements des
grands axes de parcours, ils sont le point d'aboutissement (ou de départ) de l'ensemble des
parcours les plus importants.
Notons aussi la permanence des quatre portes et des trois forts de la période espagnole.
Les faits urbains :
Occupation de l’enceinte espagnole.
Mise en place d’une structure d’échange et de rencontre (places, marchés).
Un début d'adaptation de la ville aux besoins des arrivants. Afin de consolidé la présence
militaire, on construisant de nouvelles casernes, hôpital militaire et création de la place luis
Philip et du nouveau quartier autochtone à l’extérieures des remparts.
L’état des lieux des villes occupées par les français décris par les militaires. Les premiers
rapports français sur les villes arabes étaient négatifs ; elles sont considérées comme un
champ de ruines et de labyrinthe, BOUAC, interprète militaire a décrit les villes arabes à
l’arrivée des français ainsi :
« Emprisonnée dans ces rues étroites, l'armée ne pouvait faire usage de son matériel
qu'avec des difficultés et des lenteurs infinies. Il fallut donc se frayer promptement à
travers ce labyrinthe de petites rues et des constructions accolées les unes aux autres, des
voies de communication, désormais indispensables. C'est ce qui fit ouvrir promptement les
premières rues et places ». A. Picard in « La Ville Régulière, Modèles et Tracés », P 151.
Quelles en seront les implications urbaines induites, par cette vision française (militaire) de
la Médina à Bougie ?
La transformation exemplaire de la ville de bougie par le Génie militaire : 24
Ce constat bien qu’il soit élaboré par les colonisateurs dès leurs arrivé. Ne donna lieu dans
le cas de bougie à un changement dans le tissu urbain que vers 1854. Retardé par la
nécessité d’assurer la prise du pouvoir et le contrôle de la ville avant toutes choses.
Tout en gardant les éléments récurrents, ils ont projeté un nouveau tracé de la ville,
élaboré grâce à des outils juridiques et techniques :
Les lois foncières : ce sont des lois qui justifient les besoins les plus pressants, surtout
en ville, pour les transactions entre autochtones et Européens.
L’expropriation des terres : suite à la demande de concession, et le besoin des voies
de communication, qui permet de récupérer du foncier pour l’utilité publique.
Ce plan est non seulement un dessin de la ville, ou le service du génie militaire définit les
espaces publics par la localisation des places et des rues avec leurs dimensionnements et
leurs hiérarchies, mais aussi une répartition des équipements publics dans la ville. Cette
réflexion sur le nouveau tracé de la ville a été caractérisée par un souci d'économie et de
moindre changement. Tout en apportant des solutions aux problèmes de circulation des
troupes militaires, de Salubrité et d'écoulement des eaux.
Le centre historique de Bejaia n’a connu aucune importante mutation dans sa forme
urbaine, depuis l’indépendance
En 1975, Bejaia s’est dotée d’un PUD qui a repris et développé l’idée du plan de
Constantine c.-à-d., donnée une emprise importante à la zone industrielle vu l’importance
du port. La création d’un centre administratif vers l’ouest et la programmation de zones
d’habitations urbaines nouvelles (Z.H.U.N) telle que celle de Sidi Ahmed et Tala ainsi que la
région ouest de la RN24.
On notera que l’emprise au sol de la ville a quadruplée pendant cette dernière décennie. 26
Pour conclure, nous pouvons dire, durant toutes les colonisations successives qu’a
connues la ville de Bejaia, qu’il y a eu superposition de schémas d’intervention et
juxtaposition de villes sur le même site ; c.-à-d. que la ville de Bejaia est le résultat de
stratification de différents tissus, témoins des diverses civilisations.
4-Topographie et morphologie
Mont Gouraya
Mont Boukhantouche +600
+260
Mont Babour
+206
Image aérienne montrant le relief.
Le Golf de Bejaia sur le bord duquel la Ville s’élève en amphithéâtre, offre l’aspect d’une
plaine entourée d’un rideau de montagnes. Elle occupe une superficie de 120,22 Km² dont :
Le Golf de Bejaia sur le bord duquel la Ville s’élève en amphithéâtre, offre l’aspect d’une
plaine entourée d’un rideau de montagnes. Elle occupe une superficie de 120,22 Km²
dont : Le Golf de la ville de Bejaia se longe sur plus de 8 Km.
Le Mont Gouraya est classé patrimoine national, par sa nature et la biodiversité dont il est
le rempart qui protège la ville des vents dominants.
Bejaia se singularise par l’occupation d’un site qui est une synthèse des principaux reliefs
(mer, plaine, vallée, la montagne, rivière et piémont).
27
+300 +600
+206 +260
5-Population et démographie :
En égard aux contraintes du relief, la population est répartie sur le territoire communal de
manière irrégulière.
Le plus gros de la population se regroupe dans le centre urbain de Bejaia dans une
proportion de 95,22 % qui reflète également l’indice d’urbanisation.
Cette population a été estimée à 138065 habitants dont 131465 habitants au Chef-lieu de
l’année 1993. La densité relevée est de 11,50 Habitants/ha, densité faible. Mais il s’avère en
réalité que la répartition des densités est inégale et déséquilibrée à travers les
configurations topographiques de la commune et le pôle attractif de la ville de Bejaia.
De plus Bejaia a plus des relations avec les préfectures des hauts plateaux (notamment
Sétif) qu’avec ses propres campagnes, et ses campagnes ont plus de relations avec Alger
qu’avec leur Chef-lieu. En Outre, l’industrie de Bejaia tire son dynamisme de l’Etranger.
Les mutations socio-économiques aidant, la tendance générale est vers une agriculture
spéculative aux abords de la ville et la désaffection du travail de la terre : l’industrie et
l’habitat s’emparent des terres agricoles fertiles.
29
Mont Babours
6-
Le
ct
ur
e
ty
po
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7-
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air
e
31
8-Schéma de structure
32
Le Littoral :
La Corniche du Sahel jusqu’à Alger, Corniche Kabyle de Dellys à Bejaia et de Tichy à Jijel.
Elle a des chaussées étroites, mais le parcours sinueux et escarpé offre quelques-uns des
plus beaux sites méditerranéens.
Leparc national Gouraya :
33
Les parcs nationaux ont été instaurés afin de conserver des échantillons représentatifs de la
grande variété de paysages, de forêts, de plantes et d'animaux qui font l'unicité de l'Algérie.
Il existe dix parcs nationaux en Algérie, le parc national Gouraya est l’aire protégée la
moins tendue sur une superficie de 2082 hectares.
Le Cap-Carbone :
Le sentier du Cap Carbone débute par un petit tunnel au débouché duquel la vue est
saisissante sur le phare (l’un des plus hauts phares naturels au monde).
B/Les contraintes :
La ville de Bejaia a suivi un développement spontané, diffus en taches d’huile, une
urbanisation dela ville vers la périphérie.
L’analyse de la structure actuelle de la ville soulève une réalité néfaste, que vit cette ville et
de nombreuses contradictions à savoir :
IV-Conclusion :
La ville de BEJAIA occupe l’extrême Ouest d’une large baie de la méditerranée (entre le cap
34
Carbone et El-Aouana), accrochée aux flancs du mont Gouraya qui la garantit absolument
contre les vents du Nord et en fait l’un des mouillages les plus surs d’Afrique du Nord.
Le développement de la ville, depuis l’indépendance a concerné uniquement l’espace de la
plaine d’EL-KHEMIS (Ex. Redoute) et la vallée de la Soummam engendrant une croissance
urbaine anarchique, l’empiétement sur des terres agricoles (bassin alimentaire de la ville) et
la marginalisation de l’espace montagneux environnant.
Ce déséquilibre spatial constaté est le résultat du processus d’industrialisation et son
corollaire le processus d’urbanisation inévitable qui a engendré un bouleversement
antagonique entre la ville (comme structure agglomérée moderne et résultat d’un effort
d’aménagement) et l’arrière-pays enclavé traditionnel et déshérité résultant d’une absence
d’aménagement.
C’est à partir des années 60 que la ville a commencé à glisser lentement mais de façon
irréversible vers la plaine à l’Ouest, au début timidement, puis de manière effrénée depuis la
mise en œuvre de son plan spécial de développement des années 70 (zone industrielle) et
les années 60 (ZHUN, IHADDADENE et SIDI AHMED), investissant la zone maraîchère de
la plaine qui lui servait jusque-là de terrain agricole. C’est la première fois que BEJAIA quitte
les flancs de Gouraya pour occuper la plaine.
Mais l’occupation de cette plaine (Pour les nécessités d’extension de la ville), option la
moins onéreuse, s’est effectuée spontanément sous l’effet de la spéculation et des
impératifs de la planification mettant l’aménageur méticuleux devant le fait accompli
(consommation abusive et anarchique du sol).
Ainsi, on assiste à la perte d’un terrain agricole, bouleversa sous les coups de boutoir
d’une extension par à-coups par le fait d’une urbanisation anarchique.
Il s’avère ensuite que la plaine “agressée” par ce pseudo urbanisation, repose sur une nappe
aquifère et un terrain de faible portance, ce qui explique du reste, sa mise en réserve par
l’occupant colonial.
Cette extension pourtant planifiée, guidée par une politique sociale en vue de la résorption
du chômage et l’implantation d’un nouveau modèle d’habitat a entraîné la localisation d’une
zone industrielle en plein milieu de la dite plaine (pour le motif de la proximité du port),
mais on relève son caractère agressif par la mutilation des terres maraîchères et non
rentables par la non intégration entre les unités industrielles implantées (chacune d’elle
dépend de l’Etranger et n’ayant aucune relation entre elles).
V- Bibliographie : 35