Matière 1 Sûreté de Fonctionnement: Fstm-Ge
Matière 1 Sûreté de Fonctionnement: Fstm-Ge
Matière 1
Sûreté de Fonctionnement
Introduction
Définition
La sûreté de fonctionnement (SdF) d’un système est la propriété qui permet
de placer une confiance justifiée dans les services attendus de ce système.
Objectif du cours :
• étudier les 4 indicateurs FMDS « attributs de SdF »
• présenter quelques méthodes d’évaluation et d’amélioration de la SdF
I Fonction fiabilité
I. 1. Définition
La fiabilité est l’aptitude d’une entité à accomplir les fonctions requises dans
des conditions données pendant une durée donnée. Elle est caractérisée par la
probabilité R(t) que l’entité accomplissant ces fonctions à l’instant 0 les
accomplisse toujours à l’instant t.
Exemple :
Considérons le fonctionnement de N0 (200) dispositifs identiques utilisés dans
des conditions identiques. A chaque période de fonctionnement (toutes les
100h), on note le nombre N (t) de dispositifs qui fonctionnent encore.
N (t )
R (t )
N0
N (t )
R (t )
N0
T désigne la variable qui, à tout dispositif tiré au hasard, associe son temps de
bon fonctionnement ou sa durée de vie avant une défaillance. T est une
variable aléatoire car les durées de vie observées pour des équipements
identiques sont différentes; d'où la nécessité de cerner les lois de probabilité
qui régissent T.
R (t) = P(E non défaillante sur la durée [0, t], en supposant qu’elle n’est pas
défaillante à l’instant t = 0).
Pr(T< t)= F(t) est la fonction de répartition des durées de vie T (temps jusqu’à
défaillance) (voir Rappel).
Rappel
Définition
La fonction de répartition d’une variable aléatoire X est la fonction définie
Propriétés
Pr(T< t)= F(t) est la fonction de répartition des durées de vie T (temps jusqu’à
défaillance). F(t) est donc la probabilité pour qu'un équipement soit défaillant
entre [0, t] :
Interprétation :
Supposons qu’une entité ait déjà effectué t heures de service et qu’on veuille
calculer la probabilité de sa défaillance dans l’intervalle de temps dt qui suit.
λ(t) dt = la probabilité qu’une entité ayant atteint l’âge t sans défaillance, ait
une défaillance subitement à l'instant t + dt.
Pr(t T t dt )
(t )dt
Pr(t T )
f (t )dt dR (t )
(t )dt
R (t ) R (t )
(t )dt d ( InR(t ))
Sûreté de Fonctionnement par Y. MIR
FSTM-GE
D’où
t t
(u ) du d ( InR (t )) InR (t ) t
0 InR (t ) (car R(0) 1)
0 0
t
( u ) du
R(t ) e 0
Exercice
Considérons un essai de N0 = 200 lampes à incandescence placées sur un
banc d’essai. Toutes les 100 h, on note le nombre N (t) de lampes qui
fonctionnent encore.
Durée d'essai Nombre de
Calculer pour chaque durée de fonctionnement t, (h) survivants
0 200
1. la fiabilité R (t) du lot de lampes essayées 100 190
2. la densité de probabilité de défaillance f(t)
200 188
3. le taux de défaillance (t)
300 187
400 186
500 184
600 180
700 162
800 99
900 46
1000 18
1100 6
1200 0
0 200 1,000
100 190 0,950
1. Fiabilité R(t) 200 188 0,940
300 187 0,935
On calcule la fiabilité R (t ) du lot de lampes
400 186 0,930
essayées par :
500 184 0,920
600 180 0,900
N (t )
R (t ) 700 162 0,810
N0 800 99 0,495
Où N(t) est le nombre de survivants à 900 46 0,230
l’instant t
1000 18 0,090
1100 6 0,030
1200 0 0,000
(t)
MTBF (Mean Time Between Failure) est la Moyenne des Temps de Bon
Fonctionnement. Elle correspond à la durée de vie moyenne entre deux
défaillances consécutives (pour les systèmes réparables) :
T E (T ) tf (t )dt
0
MTTF (Mean Time To Failure) : Temps moyen de bon fonctionnement avant la 1ère
défaillance,
Fiabilité de l’homme
Le taux de défaillance de l'homme est en général de l'ordre de l0-3 (par action).
Ainsi, la plupart des catastrophes industrielles ont pour origine des défaillances
humaines : erreur de diagnostic ou de communication, non perception d'un
signal (exemple: signal d'alarme), décision prise trop tard, non respect d'une
procédure ou réglementation.
Pour les actions machinales (ou reflexes) : 5.10-5 à 5.10-3
Pour les actions procedurales (check-list) : 5.10-4 à 5.10-2
Pour les actions cognitives (part d’invention) Sûreté
: 5.10-3 à 5.10-1
de Fonctionnement par Y. MIR 28
FSTM-GE
I.4. Lois et modèles de fiabilité
Loi binomiale
CKN = N!/[K!(N-K)!]
Np
Sûreté de Fonctionnement par Y. MIR 30
FSTM-GE
Exemple 1
Réponse :
On a N = 40, p = 0,012 et k = 2.
P ( k 2 ) C 402 p 2 (1 p ) 38
C 402 0 . 012 2
(1 0 . 012 ) 38 0 . 071
Exemple 2
Une machine-outil a une probabilité de 1,2 % de tomber en panne sur une durée de
fonctionnement (sans arrêt de 2 jours). On fait fonctionner cette machine 40 fois tous les
2 jours dans les mêmes conditions sur une période de 80 jours. Quelle est la probabilité
pour qu’elle tombe en panne 2 fois ?
Sûreté de Fonctionnement par Y. MIR 31
FSTM-GE
Exemple 3
On suppose que les réacteurs d’un avion ont, avec une probabilité 1-p une défaillance
en cours de vol. Les défaillances se produisent indépendamment les unes des autres.
L’avion peut terminer sans difficulté son vol si la moitié de ses réacteurs au moins
fonctionnent.
Calculer en fonction de p la probabilité de fonctionnement d’un avion quadriréacteurs.
Solution :
Du fait de l’indépendance des défaillances le nombre de réacteurs opérationnels jusqu’à
la fin du vol est une variable aléatoire binomiale. La probabilité pour qu’un quadrimoteur
achève son vol est donc :
4
P (k 2)
k2
P (k ) P 2 P 3 P 4
C 42 p 2 (1 p ) 2 C 43 p 3 (1 p ) C 44 p 4
6 p 2 (1 p ) 2 4 p 3 (1 p ) p 4
Distribution normale
densité de probabilité :
• moyenne : La distribution est symétrique par rapport à μ qui
caractérise donc la tendance centrale.
• variance : 2
Distribution normale
Distribution normale
• moyenne :
• écart type :
• variance : 2
• Variable normale centrée réduite par un changement de variable u = (t-)/ :
La nouvelle variable suit donc une loi normale qui est dite
centrée (E(u)=0) et réduite ( σ²(u)=1), et qui ne fait intervenir aucun paramètre.
Fonction de répartition :
-
-
Cette loi, appelée loi normale réduite, est tabulée. Les tables donnent
généralement, pour différentes valeurs de u, les probabilités :
-x
- - dx
- -
-
-
-
……………………………………………………………………………………………………
3.9 1.0000 1.0000 1.0000 1.0000 1.0000 1.0000 1.0000 1.0000 1.0000 1.0000
37
Sûreté de Fonctionnement par Y. MIR
FSTM-GE
λ(t)
A démontrer …
Exercice
La durée de vie d’un dispositif suit une loi normale de moyenne μ = 1 000 h et
d’écart type σ = 200 h.
• Quelle est sa fiabilité pour une mission t= 700 h ?
• Quelle sera son taux de défaillance à la fin de cette mission ?
Réponse
Pour une mission t = 700 h, sa fiabilité sera R(t) =1-F(t)
Distribution exponentielle
1
MTBF R (t )dt = e dt = t
0 0
Rq
Me = 0,69 MTBF
Si les points (ti, Ni/N0) peuvent s’ajuster sur une droite, sur une échelle semi logarithmique,
alors le modèle exponentiel s’applique.
Exercice 1
Un dispositif a une MTBF de 10 000 h.
• Quelle est sa fiabilité pour une mission de durée t = 2 000 h
• Quelle est sa durée de vie médiane ?
Réponse
Le taux de défaillance est :
λ = 1/MTBF = 0,000 1 donc R (2 000) = e– 0,2 = 0,819 et R(Me) = 0.5 et
Me = 0,69 MTBF = 6 900 h
Exercice 2
Une ampoule électrique a un taux de défaillance de 0.0008 défaillances par heure.
• Déterminez la probabilité pour qu’elle dure au moins 1 000 heures.
• Déterminer la probabilité d’avoir une défaillance entre 1 000 et 1100 h.
• Si on désire avoir une fiabilité de 90% pour établir la garantie, quelle durée de vie allez-
vous prendre ?
Réponse
• Pr(T≥1000h) = R(1000)=e-0.0008*1000 = 45%
• La probabilité d’avoir une défaillance entre 1000 et 1100h est : F(1100)-F(1000)= 3,4%
• R(L10) = 0.9 L10 = -Log(0.9)/0.0008 = 131h
Exercice
Un mécanisme, dans sa période de maturité, a un taux de défaillance de 0.000001
défaillance par heure.
• Quelle est la durée de vie moyenne du mécanisme ?
• Quelle est la fiabilité du mécanisme à l'instant MTBF ?
Réponse
Distribution de Weibull
Le mathématicien suédois Waloddi Weibull a défini en 1937 que la formule
de la fiabilité pouvait s’exprimer par :
t
R (t ) exp
Cette loi est très utilisée pour représenter le comportement des matériels pendant
toute leur période de vie avec une loi de densité de probabilité définie par :
f (t)
time
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FSTM-GE
f (t)
time 48
Sûreté de Fonctionnement par Y. MIR
FSTM-GE
f (t)
time
définit le type de phénomène de dégradation en cause.
Sûreté de Fonctionnement par Y. MIR 49
FSTM-GE
Le MTBF = η = 1 / λ.
Les trois périodes sont considérées comme indépendantes les unes des autres.
Mais chacune d’entre elles est la représentation de la loi de Weibull pour une variable t :
dans la période « Jeunesse » : β <1 – période « Vie opérationnelle » : β =1 – et période
« Vieillissement » : β >1.
(t)
Exercices
(z) u z 1e u du
0
Fonction de répartition
Fiabilité
t 1
Taux de défaillance (t ) ( ) pour t
(t) = 0 pour t <
Exercice
On fait la transformation :
t
F (t ) 1 exp ( ) Ln Ln(1 F (t ) Ln(t ) Ln( )
avec X Ln(t )
Y Ln[ Ln(1 F (t ))]
C Ln( )
1er cas : = 0
Il existe un papier graphique (graphique d’Allan Plait) dont :
les ordonnées sont proportionnelles à Y et graduées en F
les abscisses sont proportionnelles à X et graduées en t
Si l’on porte sur ce graphique des points (t, F(t)), ces points s’aligneront sur
une droite, si F(t) suit une loi de Weibull.
t 2.72
M
F 30%
X 1
M X 1
Y 1
M
Y 1
X 1
M
Y 1
Le facteur de forme est donné par la pente de cette droite sur le papier
d’Allan Plait
2ème cas : 0
Dans ce cas, les points obtenus ne s’alignent pas sur une droite.
Si les points semblent suivre une courbe ayant une asymptote verticale, la loi
suit une distribution de Weibull à 3 paramètres et l’abscisse de l’asymptote
verticale correspond au paramètre de décalage .
Pour s’en assurer, on refera le tracé à partir des durées de vie t1 = t – jusqu’à
retrouver une droite.
YA1 YA3
YA 2 YA2 X A2
2
YA3 X A1
YA1 YA3
YA 2 Ln (t1 ) Ln (t3 ) 2Ln (t 2 )
2
t 2 2 t1t3
(t1 )(t3 ) (t 2 ) 2
d'où
2t 2 t1 t3
Une fois la valeur de connue, on redresse la courbe suivant une droite et on détermine
les valeurs de et comme dans le cas où = 0. 64
Sûreté de Fonctionnement par Y. MIR
FSTM-GE
• expériences cumulées par les uns et les autres constituant les réserves
d’informations à disposition des « fiabilistes » : normes, bases de données
établies par l'Agence Europeenne de l’Espace, les télécommunications,
Centre National d’Etudes Spatiales, …
II. Maintenabilité
II.1 Définition
La maintenabilité M(t) est l'aptitude (la probabilité) d'une entité à être maintenue
ou remise en service sur un intervalle donné de temps, dans un état dans
lequel elle peut accomplir une fonction requise, lorsque la maintenance est
accomplie dans des conditions données avec des procédures et des moyens
prescrits.
Définition probabiliste : c’est la probabilité M(t) d’une entité d’être en état, à
l’instant t, d’accomplir ses fonctions sachant qu’elle était en panne à l’instant 0.
Le temps technique de réparation TTR est une variable aléatoire qui résulte de
différents facteurs : habileté des agents de maintenance, disponibilité des
pièces de rechange et du personnel de réparation, ...
TTR
M(t) n'est rien d'autre que la fonction de répartition des temps de réparation TTR.
La probabilité contraire correspond à : 1 - M(t) = P (E n'est pas réparée sur [0, t])
Pr(t TTR t dt )
(t )dt
Pr(t TTR )
g (t )
(t )
1 M (t )
d ' où
t
t
( t ) dt
( t ) dt
M (t ) 1 e 0
M (t ) 1 e
0
1
Si (t) est constant alors MTTR e t dt
0
Remarque :
• Les données sont obtenues par la saisie des TTR sur les bons de travaux
et la procédure d’estimation de M(t) est semblable à celle de la fiabilité.
• Comme il y a en général plusieurs modes de défaillances, il faut définir
plusieurs MTTR d’une entité : à chaque mode de défaillance correspondra
un MTTR spécifique. Cela implique de définir clairement le ou les états de
l’entité pour lesquels celle-ci est considérée comme réparée.
Fiabilité Maintenabilité
Probabilité de Probabilité de
« durée de bon fonctionnement » « durée de réparation »
t 1 1
R(t ) e MTBF M (t ) 1 e t MTTR
IV.1 Définition
La disponibilité D(t) est une grandeur instantanée. L’entité peut donc avoir subi
une panne puis une réparation avant l’instant t, contrairement à la fiabilité R (t) qui
est une grandeur mesurée sur une durée (intervalle [0, t]).
Pour augmenter la disponibilité d'une entité, il faut réduire le nombre de ses
arrêts (fiabilité), réduire le TTR (maintenabilité) et mettre en œuvre des
procédures et des moyens de maintenance efficaces.
( ) t
D (t ) e
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FSTM-GE
Pour le modèle exponentiel ( et constants), D(t) tend vers une limite, notée
D, quand t tend vers l’infini :
1 1
D(t ) MTBF MTTR
MTBF
D
MTBF MTTR
Exercice
Trouver cette expression asymptotique de D en utilisant la décomposition des
temps de la page 26 et en supposant une organisation de maintenance
performante.
Sûreté de Fonctionnement par Y. MIR 77
FSTM-GE
MDT MTTR
MTBF MUT
tF Temps de Fonctionnement
D
tR Temps Re quis
MUT MTBF
D
MUT MDT MTBF MTTR
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FSTM-GE
V. La sécurité
V.1 Danger
Le danger est une propriété intrinsèque d’une substance, d’un équipement,
d’une situation, d’un système à causer des dommages aux personnes, aux
biens ou à l’environnement ;
V.2 Risque
Le risque est un événement redouté (ER) (ou indésirable, EI) évalué en
termes de fréquence et de gravité.
Exemple.
• les écarts aux exigences du cahier des charges. Ces événements sont
caractéristiques d’une approche « fiabilité ».
V.2.2 Fréquence
La fréquence est le nombre d’occurrences de l’ER par unité de temps (ou
par unité d’usage).
V.2.3 Gravité
La gravité est la valeur accordée à l’événement. C’est une grandeur
subjective qui dépend de l’événement et du point de vue duquel on l’évalue.
Exemple l’incendie du bâtiment de l’entreprise n’a pas la même gravité pour
son propriétaire, son directeur, ses employés, ses clients, l’assureur, etc.
Sûreté de Fonctionnement par Y. MIR 81
FSTM-GE
2/
• associer à chaque ER recensé une gravité g et une fréquence f
• confronter ces évaluations aux objectifs de sécurité
• classer les risques en fonction du besoin : acceptable en l’état, réduire
dans une certaine proportion, inacceptable à éliminer.
Echelle à 4 niveaux
Une analyse prévisionnelle de SdF est une modélisation d'un système pour
évaluer et étudier des événements susceptibles de se produire dans le système
et son environnement, tels par exemple :
Définition de AMDEC
Types d’AMDEC
Etude de l’AMDEC-Moyen
VI.1.2 Définitions
Défaillance
C’est la cessation de l’aptitude d’une entité à accomplir une fonction requise.
Mode de défaillance
Cause de défaillance
C’est l’événement initial pouvant conduire à la défaillance d’un dispositif par
l’intermédiaire de son mode de défaillance. Voir les 5M dans le "diagrammes de
causes à effets".
Effet de la défaillance
C’est la conséquence du mode de défaillance sur la qualité du produit, sur la
productivité, sur la sécurité
Mode de détection
C’est la manière par laquelle un utilisateur est susceptible de détecter la
défaillance avant que le mode de défaillance ne se soit produit complètement,
c’est-à-dire bien avant que l’effet de la défaillance ne puisse se produire (voir
maintenance conditionnelle).
Criticité
VI.1. 3 Méthodologie
La réalisation d’une AMDEC comprend 6 étapes.
Etape 1 : Initialisation
Description fonctionnelle
Décomposition matérielle
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Composant
Exemple : moteur LS 5494 - puissance 3,5 kW
Fonction
Exemple : fournir une énergie mécanique de rotation à partir de l’énergie
électrique.
Modes de défaillance
Exemple : grippage, court-circuit, blocage, etc.
Causes possibles
Exemple : un grippage peut être dû à une mauvaise lubrification, à une surcharge,
Effets possibles
Exemple : arrêt du cycle, arrêt machine, risque opérateur.
Mode de détection
Exemple : analyse vibratoire, capteur de température, etc.
Sûreté de Fonctionnement par Y. MIR 95
FSTM-GE
G est déterminé à partir du barème de cotation : 1 < G < 4 (ou 5). Elle est
systématiquement 4, si :
Barème F G D
Criticité
Mode de défaillance
Mode de Détections
Criticité
Causes possibles
Effets possibles
Indices Actions correctives
Indices finaux
Composant
nominaux
Fonction
Resp / délai
Objectif
Action
G F D C G’ F' D' C'
… … … … … … … … … … … … … … … …
… … … … … … … … … … … … … … … …
… … … … … … … … … … … … … … … …
Détection
Fonction
Causes
Modes
Effets
Actions
F D G C F' D' G' C'
Correctives
Défaillance Radiateurs
Bruit
Pas du moteur NC 1 2 3 6
d’entrainement
des
Roulement
Entraînemen turbulateurs Radiateurs Contrôle
à rouleaux
AT5 t des NC préventif 1 2 3 6
défectueux
turbulateurs
Changement
Mauvais
des
entraînement Radiateurs
Courroies Bruit courroies
des NC 2 3 3 18 1 3 2 6
usées tous les 4
turbulateurs
mois
Comment ?
• Une représentation graphique du système et de la fiabilité
• Chaque composant est représenté par un bloc en position UP ou DOWN
• Le modèle détermine si le système est UP ou DOWN en fonction des états des
composants
• Il y a une entrée E et une sortie S dans le diagramme
• On suppose que les défaillances des différents composants sont indépendantes
• Le système est UP si il y a au moins un chemin passant par des éléments UP et
reliant E à S.
• Si tous les composants sont nécessaires, les modéliser en série
• Si un seul des composants est nécessaire, les modéliser en parallèle
E S
4
2 5
Sûreté de Fonctionnement par Y. MIR
FSTM-GE
Exemple
Diagramme de fiabilité d’un système composé de 5 éléments :
E1 E3
E E4 S
E2 E5
E E1 E2 E3 En S
Rs fiabilité du système S
Ri fiabilités des composants i
Fs=1- Rs probabilités de défaillance du système S
Fi=1-Ri probabilités de défaillance des composants i.
La fonction du système est réalisée si les n fonctions en série sont tous en état de
fonctionnement. La fiabilité du système est : n
Rs (t ) Ri (t )
i 1
it
Dans le cas de la loi exponentielle : R (t ) e
i
n
( i )t n
R (t ) e i i
s
d’où
s i
E1
E2
En
n
La fiabilité du système est donc : Rs (t ) 1 (1 Ri (t ))
i 1
E2
En
Exercices d’application
Exercice 1/
Nous considérons un système composé par n étages en série, chaque étage est
composé de m composants en parallèle tous identiques.
Calculer la fiabilité du système Rs en fonction de la fiabilité R d’un composant, de
n et de m.
Rs = (1 - (1 - R)m)n
Exercice 2/
On considère un serveur de fichiers, 2 stations de travail identiques connectées
par un réseau. On suppose que le réseau est fiable (UP).
Le système est opérationnel si le serveur de fichiers est opérationnel et au
moins une des deux stations de travail est opérationnelle.
• Modéliser graphiquement le système
• Calculer la fiabilité du système Rs en fonction de la fiabilité d’une station de
travail Rw et la fiabilité du serveur de fichier Rf.
Station 1
Serveur Réseau
E S
Fichier
Station 2
Rs = (1 - (1 – Rw)2) Rf
Quoi ?
• C’est une méthode déductive qui part d’un EI, dont on veut représenter les scénarios
de survenues. On se pose la question « quels événements ou combinaisons
d’événements et de conditions pourraient produire cet EI ? ».
• C’est un mode de défaillance d’un système en fonction des modes de défaillance de
ses sous-systèmes.
• C’est une méthode statique qui utilise des opérateurs ET et OU
• Elle est complétée par un traitement mathématique qui permet la combinaison de
défaillances simples ainsi que leur probabilité d'apparition.
Pourquoi ?
• Déterminer les diverses combinaisons possibles d’événements qui entraînent la
réalisation d’un EI donné.
• Représenter graphiquement sous forme d’un arbre ces combinaisons au moyen
d’une structure arborescente.
Quand ?
L’arbre de défaillance a été inventé par Watson (Bell Telephone Company) en 1962.
Il est utilisé en conception ou en exploitation et suppose la connaissance parfaite du
système, de ses composants et de tous les EI y afférents.
Sûreté de Fonctionnement par Y. MIR
FSTM-GE
Comment ?
Les connecteurs logiques (OU, ET) sont utilisés pour combiner les événements
et produire l’événement qui nous intéresse.
L’algèbre de Boole est utilisée pour trouver la probabilité de l’EI en fonction des
probabilités des événements de base.
S
S
E1 E2 En E1 E2 En
Porte ET Porte OU
A B
A A B
B
A B
1ère étape
On sélectionne l’EI unique à analyser (événement initiateur). Les autres
événements ne seront pris en compte que s’ils concourent à la réalisation de
cet événement initiateur.
2ème étape
On recherche des causes immédiates, nécessaires et suffisantes de
l’événement initiateur. Les causes possibles peuvent être :
3ème étape
Une fois que tous les événements susceptibles de provoquer "au 1er niveau"
l’apparition de E.I ont été recensés, chaque branche est examinée pour
déterminer si l’on a atteint un "événement de base", c’est-à-dire soit :
A B
C D E Evénements de base
F G H I
Source Disjoncteur
Transformateurs 1 et 2
Alimentation de 2 calculatrices en
redondance
Source Disjoncteur
Transformateurs 1 et 2
Alimentation de 2
calculatrices
en redondance
Non alimentation
simultanée des
2 calculateurs
A1 A2 A3 A4
121
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FSTM-GE
Exemples
E1
E S Une coupe minimale : {E1, E2.
E2
A1 A2 A3 A4
A+B+C C + (AB)
A B+C C A.B
A B
B C Arbre d’origine
AB
C
A B
Arbre réduit