Étude de suites et séries réelles
Étude de suites et séries réelles
Montrer que les deux suites (an ) et (bn ) divergent vers +∞.
Z 1 Z 1 2
2
xf (x) dx ≤ f (x) dx .
(c) Calculer 0 3 0
wn = an+1 bn − an bn+1 .
(d) On pose cn = an /bn lorsque l'entier n est supérieur ou égal à 1. Démontrer Exercice 16 [ 02977 ] [Correction]
l'existence de Soit f ∈ C([0 ; 1], R). Déterminer la limite de la suite
` = lim cn .
n→+∞
R 1
tn f (t) dt
(e) Démontrer l'existence d'un unique réel r tel que 0
R1 .
tn dt n≥0
lim (an + rbn ) = 0.
0
n→+∞
Soit a > 0. Montrer qu'il existe un unique réel, noté xn tel que fn (xn ) = a.
Déterminer un équivalent de xn quand n → +∞. Exercice 18 [ 01334 ] [Correction]
Soient (a, b)R∈ R2 avec a < b et f ∈ C 0 (R, R) admettant une limite nie ` en −∞
et telle que 0+∞ f existe.
Exercice 12 [ 01338 ] [Correction] Justier l'existence, puis calculer :
Calculer
+∞
1 +∞
.
X Z
f (a + x) − f (b + x) dx.
n=0
(4n + 1)(4n + 3)
−∞
(c) Établir que la suite (Ap )p∈N converge et déterminer le rang de sa limite.
Exercice 23 [ 02972 ] [Correction]
Soit, pour n ∈ N, fn la fonction dénie sur R+ par
x
n Exercice 27 [ 00795 ] [Correction]
fn (x) = 1− si x ∈ [0 ; n[ et fn (x) = 0 si x ≥ n. Soit n ∈ N avec n ≥ 2. Existe-t-il une norme k · k sur Mn (C) invariante par
n
conjugaison, c'est-à-dire telle que :
Étudier le mode de convergence de (fn ).
∀(A, P ) ∈ Mn (C) × GLn (C), kAk = P −1 AP .
(b) On pose
Montrer que A ∩ (R \ Q) est dense dans ]inf A ; sup A[. n−1
√
k+1
−h .
X
Sn = F n δ
n
k=0
Exercice 33 [ 02946 ] [Correction] Déterminer un équivalent de Sn lorsque n tend vers +∞.
Soit a une suite de réels telle que an+1 − an tend vers 0. Montrer que l'ensemble
des valeurs d'adhérence de a est un intervalle.
Exercice 38 [ 03650 ] [Correction]
Soit f : R+ → R de classe C 1 intégrable ainsi que sa dérivée.
Exercice 34 [ 02947 ] [Correction] (a) Déterminer pour x > 0
Déterminer les suites réelles bornées telle que un + u22n converge.
n≥0
Z +∞
lim n cos t(sin t)n f (xt) dt.
n→+∞ 0
Corrections Ainsi
1X
n
2kt2 k
1
ln Pn = − ln 1 + + O .
Exercice 1 : [énoncé] 2
k=1
(2n − k)2 (2n − k)2 n
La suite (un ) est à terme strictement positifs car u0 > 0 et la fonction Sachant ln(1 + x) ≤ x, on a
x 7→ ln(1 + x) laisse stable l'intervalle ]0 ; +∞[.
Puisque pour tout x ≥ 0, ln(1 + x) ≤ x, la suite (un ) est décroissante. n
2kt2 k
1
Puisque décroissante et minorée, la suite (un ) converge et sa limite ` vérie .
X
−2 ln(Pn ) ≤ 2
+ 2
O
(2n − k) (2n − k) n
ln(1 + `) = ` ce qui donne ` = 0. k=1
1 1 un − un+1 1 2
u 1 Posons Sn le second membre de cette comparaison. D'une part
− = ∼ 2 2n → .
un+1 un un un+1 un 2 n n
k 1 n 1 1
→ 0.
X X
Par le théorème de Cesaro, (2n − k)2
O
n
≤
n2
O
n
= O
n
k=1 k=1
n−1
X
1 1 1 1
− → D'autre part
n uk+1 uk 2
k=0
n 2n−1
X 2(2n − `) 2n−1 2n−1
et donc
X 2k X 1 X 1
= = 4n − 2
1 1 (2n − k)2 `2 `2 `
→ . k=1 `=n `=n `=n
nun 2
avec
On en déduit un ∼ 2
n et donc la série de terme général un diverge. +∞ n
1 1 1
et = ln n + γ + o(1).
X X
∼
`2 n `
`=n `=1
Exercice 2 : [énoncé]
Posons Après calculs asymptotiques, on obtient
n
2n − k
. Sn → (2 − 2 ln 2)t2 .
Y
Pn =
zn − k
k=1
On a Sachant ln(1 + x) ≥ x − 21 x2 , on a
n 2
1 X |zn − k|
2.
ln Pn = − ln n 2
1X 2kt2 k 1
2
k=1
|2n − k| −2 ln Pn ≥ Sn − 2
+ 2
O .
2 (2n − k) (2n − k) n
Puisque k=1
Puisque 0 ≤ k
≤ 1
,
2 t t (2n−k)2 n
|zn − k| = (2n)2 − 4nk cos √ + k 2 = (2n − k)2 + 8nk sin2 √
n 2 n
n 2 Xn
2kt2
k 1 1 1
on obtient → 0.
X
+ O = O 2 =O
1X
n
8nk
t
(2n − k)2 (2n − k)2 n n n
ln Pn = − ln 1 + sin2
√ . k=1 k=1
2 (2n − k)2 2 n
k=1 Finalement −2 ln Pn est encadré par deux quantités de limite (2 − 2 ln 2)t2 . On en
Sachant sin u = u + O(u ), on peut écrire
2 2 4 déduit
Pn → exp (ln 2 − 1)t2 .
t2
t 1
sin2 √ = +O 2 .
2 n 4n n
et donc nu1 n → 1.
On en déduit que un ∼ n1 et donc un diverge.
P Exercice 5 : [énoncé]
Posons vn = uβn . La suite (vn ) vérie vn ∈ ]0 ; 1] et vn+1 = sin(vn ) pour tout n ∈ N.
(b) Comme ci-dessus, on obtient que (un ) décroît vers 0 par valeurs strictement
Puisque la fonction sinus laisse stable l'intervalle ]0 ; 1], on peut armer que pour
supérieures.
1 1 uα − uα αuα tout n ∈ N, vn ∈ ]0 ; 1].
α − α = n n+1
α
∼ α
n
→ α. De plus, pour x ≥ 0, sin x ≤ x donc la suite (vn ) est décroissante.
un+1 un (un un+1 ) un+1
Puisque décroissante et minorée, (vn ) converge et sa limite ` vérie sin ` = ` ce qui
Par le théorème de Cesaro, 1
nuα → α et donc donne ` = 0.
Finalement (vn ) décroît vers 0 par valeurs strictement supérieures.
n
un ∼
λ On a 1 3
n1/α 1 1 (vn − vn+1 )(vn+1 + vn ) 6 vn × 2vn 1
2 − 2
= 2 2
∼ 4
→ .
avec λ > 0. P vn+1 vn vn vn+1 vn 3
Si α ∈ ]0 ; 1[, un converge et si α ≥ 1, un diverge. Par le théorème de Cesaro,
P
n−1
1X 1 1 1
[énoncé]
Exercice 4 :P 2 − 2 →
n vk+1 vk 3
Posons Sn = nk=1 uk . On observe que k=0
√
n n et donc 1
nvn2 → 13 . On en déduit vn ∼ 3
n1/2
puis
Sk .
X X
kun = (n + 1)Sn −
k=1 k=1 λ
un ∼
Par suite n1/(2β)
n
wn =
n+1
vn − 2
1 X
Sk (∗). avec λ > 0.
n n un Pour β ∈ ]0 ; 1/2[, vn converge et pour β ≥ 1/2, vn diverge.
P P
k=1
Exercice 6 : [énoncé] (c) Puisque A − Sn est du signe de un+1 , on peut écrire A − Sn = θn+1 un+1 avec
Pour θn+1 ∈ R+ .
k(k − 1)
<n≤
k(k + 1) Puisque A − Sn+1 = (θn+1 − 1)un+1 est du signe de un+2 et puisque un+1 et
2 2 un+2 sont de signes opposés, on a θn+1 − 1 ≤ 0 et donc θn+1 ∈ [0 ; 1].
on pose On ne peut rien dire de plus, sauf à savoir que A − Sn est non nul pour tout
(−1)k−1 n ∈ N.
un = .
k En eet pour un = (−1)n et A = 1, la série de terme général un est alternée et
Ceci dénit la suite (un )n≥1 de sorte que ses premiers termes sont : pour n pair : A − Sn = 1 − 1 = 0 est du signe de un+1 .
pour n impair : A − Sn = 1 − 0 = 1 est du signe de un+1 .
1 1 1 1 1 1 1 1 1
1, − , − , , , , − , − , − , − , . . . Si en revanche, on suppose A − Sn 6= 0 pour tout n ∈ N, obtenir θn+1 ∈ ]0 ; 1[
2 2 3 3 3 4 4 4 4 est désormais immédiat.
Les termes sommées tendent vers 0 et les sommes partielles oscillent entre 0 et 1. (d) Par l'absurde, supposons un+1 , un+2 > 0.
On a A − Sn ≤ un+1 donc A − Sn+1 ≤ 0 puis A − Sn+2 ≤ −un+2 et donc
|A − Sn+2 | ≥ |un+2 |. Or |A − Sn+2 | ≤ |un+3 | et |un+3 | < |un+2 |, c'est absurde
Exercice 7 : [énoncé] et donc un+1 et un+2 ne sont pas tous deux strictement positifs. Un
(a) Pour un = (−1)n , la série de terme général un est divergente et puisque ces raisonnement symétrique établit qu'ils ne sont pas non plus tous deux
sommes partielles valent 0 ou 1, elle enveloppe tout réel de l'intervalle [0 ; 1]. strictement négatifs et donc la série de terme général un est alternée à partir
Pour un = (−1)n /(n + 1), la série de terme général un satisfait le critère du rang 1 (on ne peut rien armer pour le rang 0).
spécial des séries alternées et donc elle converge et la valeur absolue de son Puisque A − Sn+1 = A − Sn − un+1 , on a
reste est inférieure à son premier terme. Cette série enveloppe donc sa − |un+1 | − un+1 ≤ A − Sn+1 ≤ |un+1 | − un+1 .
somme, à savoir ln 2. Si un+1 > 0 alors A − Sn+1 ≤ 0 et donc du signe de un+2 .
Pour un = 1/2n , la série de terme général un converge. Puisque un → 0, le Si un+1 < 0 alors A − Sn+1 ≥ 0 et donc à nouveau du signe de un+2 .
seul réel qu'elle peut envelopper est sa somme, or Enn A − Sn+1 n'est pas nul, car sinon
A − Sn+3 = A − Sn+1 − (un+2 + un+3 ) = −(un+2 + un+3 ) est de signe strict
+∞
1
n
1
+∞
1 1 opposé à un+2 et n'est donc pas du signe de un+4 .
On peut alors exploiter le résultat du c) et armer que la série de terme
X X X
k
− k
= k
= n
2 2 2 2
k=0 k=0 k=n+1 général un encadre strictement A.
n'est pas inférieur à un+1 . Cette série convergente n'enveloppe aucun réel.
(b) Posons pour la suite de notre étude
Exercice 8 : [énoncé]
n
Sn =
X
uk .
Puisque un → 0, il revient au même d'étudier la nature de la série de terme
k=0
général
vn = u2n + u2n+1 .
On a
Or
θn+2 un+2 = A − Sn+1 = A − Sn − un+1 = (θn+1 − 1)un+1 . sin(ln 2n) sin(ln(2n + 1)) − sin(ln 2n)
vn = + .
2n(2n + 1) 2n + 1
Puisque θn+2 > 0 et θn+1 − 1 < 0, on peut armer que un+2 et un+1 sont de
signes opposés. D'une part
Puisque A − Sn = θn+1 un+1 est du signe de un+1 , les réels A − Sn et
sin(ln 2n) 1
A − Sn+1 sont de signes opposés et donc A est encadré par Sn et Sn+1 . =O 2
2n(2n + 1) n
et d'autre part en vertu du théorème des accroissements nis, il existe c compris (a) Il est immédiat de vérier que E est un sous-espace vectoriel de l'espace RN
entre ln 2n et ln(2n + 1) tel que des suites réelles. L'application
ϕ : E → R2 dénie par ϕ(u) = (u0 , u1 ) étant un isomorphisme (car un
élément de E est déterminé de façon unique par la donnée de ses deux
cos(c) ln(2n + 1) − ln 2n
sin(ln(2n + 1)) − sin(ln 2n) 1
= =O 2 .
2n + 1 2n + 1 n premiers termes), on peut armer que l'espace E est de dimension 2.
(b) Il est immédiat de vérier que les suites (an ) et (bn ) sont formés d'entiers
On en déduit que vn = O 1/n2 et donc la série de terme général vn est
naturels, qu'elles sont croissantes à partir du rang 1 et qu'elles sont à termes
absolument convergente donc convergente.
strictement positifs à partir du rang 2.
Ainsi
∀n ≥ 2, an , bn ≥ 1
Exercice 9 : [énoncé]
et donc
an+2 ≥ n + 1 et bn+2 ≥ n + 1.
1 3 1 1 1 3 1 1 1 1
− + + = − + + +O 2 =O 2
4n + 1 4n + 2 4n + 3 4n + 4 4n 4n 4n 4n n n Ainsi les deux suites (an ) et (bn ) tendent vers +∞ en croissant (seulement à
partir du rang 1 pour la première)
donc la série étudiée est absolument convergente.
On a (c) On a
wn+1 = (n + 1)an+1 + an bn+1 − an+1 (n + 1)bn+1 + bn .
N 4N +4 N
1 3 1 1 1 1
.
X X X
− + + = −4
n=0
4n + 1 4n + 2 4n + 3 4n + 4 k n=0
4n +2 Après simplication, on obtient
k=1
Or wn+1 = −wn
N N 2N +1 N
1 1 1 1
.
X X X X
4 =2 =2 −2
n=0
4n + 2 n=0
2n + 1 k
k=1
2k
k=1
et donc
wn = (−1)n w0 = (−1)n+1 .
Par le développement
n
X 1 (d) On a
= ln n + γ + o(1)
k wn (−1)n+1
k=1 cn+1 − cn = = .
bn bn+1 bn bn+1
on parvient à
Puisque la suite de terme général bn bn+1 croît vers +∞, on peut appliquer le
N
1 3 1 1
critère spécial des séries alternées et armer que la série numérique
0.(cn+1 − cn ) converge. Par conséquent la suite (cn ) converge.
X
− + + = ln(4N +4)+γ−2 ln(2N +1)−2γ+ln N +γ+o(1) →P
n=0
4n + 1 4n + 2 4n + 3 4n + 4
(e) On a
Ainsi ∞
+∞
(ck+1 − ck ).
X
X 1 3 1 1 ` − cn =
− + + =0
n=0
4n + 1 4n + 2 4n + 3 4n + 4 k=n
(ce qui change du ln 2 traditionnel. . . ;-) Par le critère spécial des séries alternées, on peut borner ce reste par la valeur
absolue de son premier terme
1
Exercice 10 : [énoncé] |` − cn | ≤ .
bn bn+1
et par suite
1 2
Z t
du
x
1
Z x
1 − t2
n S(x) = (t − 1) + dt
xn ≤ n + 1 + a . 2 0 1 − u4 0 2 0 1 − t4
e −1
Aussi et ainsi Z x Z x
1 dt 1 dt
n−1
1
Z n
dt
n
S(x) = (x2 − 1) + .
.
X
f (n + y) = ≥ = ln 1 + 2 0 1 − t4 2 0 1 + t2
y+k t+y y
Quand x → 1
k=0 0 −
x
Pour y = , f (n + y) ≥ a et par suite
Z
n dt 1
ea −1 = O ln(1 − x) = o
0 1 − t4 x−1
n
xn ≥ n + a . donc 1
e −1
Z
1 dt π
S(x) → 2
= .
2 1+t 8
On en déduit 0
n ea n On en déduit
xn ∼ n + a = a . +∞
e −1 e −1 1 π
= S(1) = .
X
n=0
(4n + 1)(4n + 3) 8
Exercice 13 : [énoncé] On a √
On remarque bn
X ei k
+∞ +∞ Sbn − San = √
X 1 n 1X k k=an +1
k
n 2
e k = ϕ
k n n
k=n k=n et donc par construction
avec ϕ : x 7→ x2 e.
1 1/x
1 X
bn
1
La fonction ϕ est décroissante en tant que produit de deux fonctions décroissantes Re(Sbn − San ) ≥ √ √ .
positives. Par suite 2 k=a
n+1
k
√
Z (k+1)/n
1
Z k/n
k Puisque la fonction t 7→ 1/ t est décroissante, on a la comparaison intégrale
ϕ(t) dt ≤ ϕ ≤ ϕ(t) dt.
k/n n n (k−1)/n bn
1 X
Z k+1
dt √ p √
√ = 2 bn + 1 − an + 1 .
Re(Sbn − San ) ≥ √
En sommant et en exploitant l'intégrabilité de ϕ au voisinage de +∞ 2 k=a +1 k t
n
Z +∞
1 1/t
+∞
1
Z +∞
k 1 1/t Or
e dt.
X
2
e dt ≤ ϕ ≤ 2
p √ bn − an 2nπ 2 π
1 t n n (n−1)/n t bn + 1 − an + 1 = √ √ ∼ →
k=n bn + 1 + an + 1 4nπ 2
Or donc Sbn − San ne tend par 0 et l'on peut conclure que la série étudiée diverge.
Z +∞ i+∞ Z +∞ i+∞
1 1 h 1 1 h
e t dt = − e 1/t
= e−1 et e t dt = − e 1/t
→ e−1.
Exercice 15 : [énoncé]
1 t2 1 (n−1)/n t
2 (n−1)/n
Par un argument géométrique (trapèze sous la courbe) la concavité donne
Par encadrement Z x
+∞ f (0) + f (x)
f (t) dt.
1 n x ≤
e k = e − 1.
X
lim n 2 0
n→+∞ k2
k=n
On en déduit xf (x) ≤ 2 f (t) dt − x donc
Rx
0
Z 1 Z 1 Z x
1
Exercice 14 : [énoncé] xf (x) dx ≤ 2 f (t) dt dx − (1).
2
Montrons que la série étudiée est divergente. Notons Sn la somme partielle de rang 0 x=0 t=0
n de cette série. Nous allons construire deux suites (an ) et (bn ) de limite +∞ telles Or
que Sbn − San ne tend pas zéros ce qui assure la divergence de la série étudiée. Z 1 Z x Z 1 Z 1 Z 1 Z 1 Z 1
Soit n ≥ 1 xé. Les indices k vériant f (t) dt dx = f (t) dx dt = (1−t)f (t) dt = f (t) dt− tf (t) dt.
√ x=0 t=0 t=0 x=t t=0 0 0
π π
2nπ − ≤ k ≤ 2nπ + La relation (1) donne alors
4 4
sont tels que 1 1
Z Z
1
√ 1 3 xf (x) dx ≤ 2 f (t) dt − (2).
Re(e i k
)≥ √ . 0 0 2
2
Enn
Posons alors Z 1
1
2
an = b2nπ − π/4c et bn = b2nπ + π/4c . 2 f (t) dt − ≥0
0 2
1 + (α1 . . . αn )1/n ≤ (1 + α1 ) . . . (1 + αn )
1/n
pour tout αi > 0. Établissons cette (b − a) min f≤ f (x) dx ≤ (b − a) max f
[−A+a;−A+b] −A+a [−A+a;−A+b]
identité. avec
Considérons la fonction f : x 7→ ln 1 + ex .
min f −−−−−→ ` et max f −−−−−→ `
f est dérivable et f 0 (x) = 1+e
ex
x = 1 − 1+ex . La fonction f est croissante donc f
1 0 [−A+a;−A+b] A→+∞ [−A+a;−A+b] A→+∞
Exercice 19 : [énoncé] Les pôles de cette fraction rationnelle sont les éléments de U12 \ U4 et ils sont
On procède au changement de variable simples.
On peut donc écrire en combinant les parties polaires conjuguées
1 1
x= + sin t
2 2 1 α1 α2 α4 α5
= 2 Re +2 Re +2 Re +2 Re
avec t ∈ [−π/2 ; π/2]. 1 + X4 + X8 X − ω1 X − ω2 X − ω4 X − ω5
On obtient Z 1 avec ωk = exp(2ikπ/12), les ω1 , ω2 , ω4 et ω5 de parties imaginaires strictement
dx
p =π positives.
0 x(1 − x) 1 − X4 1 5
ω − ωk .
αk = =
(avec convergence de l'intégrale) et (1 − X 12 )0 X=ωk 12 k
Z 1
π Soit ω = a + ib ∈ C avec a ∈ R et b > 0. On a
x(1 − x) dx = .
p
0 8 Z A
dt
Z A
(t − a) + ib
1 t−a
A
ln (t − a)2 + b2 + i arctan
= dt = −−−−−→ iπ
−A t−ω −A (t − a)2 + b2 2 b −A
A→+∞
Puisque α1 = α0 , on obtient alors par récurrence que la suite (αn ) est Exercice 23 : [énoncé]
décroissante. Soit x ∈ R+ . Pour n assez grand
Étant aussi minorée par 0, elle converge et en passant la relation de fn (x) = (1 − x/n)n = exp n ln(1 − x/n) −−−−−→ e−x .
récurrence à la limite, on obtient n→+∞
Par étude des variations de ϕn , on obtient l'existence de xn ∈ [0 ; n[ tel que La fonction x 7→ n∈N\A,n≤N an |x − xn | est dérivable au voisinage de a.
P
ϕn (x) ≥ 0 pour x ≤ xn et ϕn (x) ≤ 0 pour x ≥ xn . On en déduit que pour x ≤ xn , Cependant, la fonction
δn0 (x) ≥ 0 et pour x ≥ xn , δn0 (x) ≤ 0. Ainsi X
n−1 n ϕ : x 7→ α |x − a| + an |x − xn |
xn xn xn −xn n∈N\A,n≥N +1
kδn k∞,[0;n[ = δn (xn ) = 1 − − 1− = e .
n n n n'est quand à elle pas dérivable en a.
Puisque la fonction x 7→ xe −x
est bornée par un certain M sur R+ , on obtient En eet, pour h > 0,
1 α α
M ϕ(a + h) − ϕ(a) ≥ α − ≥
kδn k∞,[0;n[ ≤ . h 2 2
n
alors que pour h < 0,
Finalement
1 α α
M −n
→ 0. ϕ(a + h) − ϕ(a) ≤ −α + = − .
kδn k∞,[0;+∞[ ≤ max ,e
n h 2 2
On peut donc armer que la suite (fn ) converge uniformément sur R+ vers f . Ainsi, les éventuels nombres dérivés à droite et à gauche ne peuvent pas coïncider.
Exercice 25 : [énoncé]
Exercice 24 : [énoncé] Les fonctions constantes sont solutions et les solutions forment un sous-espace
Puisque an > 0 et an (1 + |xn |) converge, les séries an et an xn sont
P P P
vectoriel.
absolument convergentes. Soit f une solution. Quitte à ajouter une fonction constante, on peut supposer
Posons fn (x) = an |x − xn |. f (0) = 0.
Comme an |x − xn | ≤ |an | |x| + |an xn |, la série des fonctions fn converge On a
simplement sur R. +∞
f (x) X f (xn )
Les fonctions fn sont continues et sur [−M ; M ], kfn k∞ ≤ M an + an |xn |. f (x) =
2
+
2n
Par convergence normale sur tout segment d'une série de fonctions continues, on n=2
peut armer que la somme f est continue. donc
Soit [α ; β] ∈ R tel que xn ∈/ [α ; β] pour tout n ∈ N.
+∞ +∞
f (xn ) X f (xn+1 )
.
X
f (x) = =
Les fonctions fn sont de classe C 1 sur [α ; β] et fn0 (x) = εan avec |ε| = 1. 2n−1 2n
Par convergence normale de la série des dérivées sur [α ; β], on peut armer que f n=2 n=1
est de classe C 1 sur tout intervalle ouvert ]a ; b[ vériant ∀n ∈ N, xn ∈/ ]a ; b[. Posons h(x) = sup[0;x] |f |.
Soit a ∈ R tel qu'il existe n ∈ N vériant xn = a. Pour x > 0, on a xn+1 ∈ [0 ; x2 ] pour tout n ≥ 1. On en déduit
En considérant A = {n ∈ N | xn = a}, on peut écrire par absolue convergence +∞
1
h(x2 ) = h(x2 ).
X
X X f (x) ≤ n
f (x) = an |x − a| + an |x − xn | = α |x − a| + g(x) n=1
2
n∈A n∈N\A
Ainsi h(x) ≤ h(x2 ) puis en itérant 0 ≤ h(x) ≤ h(x2 ) pour tout n ∈ N.
n
avec α > 0. Or pour x ∈ [0 ; 1[, x2 → 0 et lim0+ h = 0 (car f (0) = 0) donc h(x) = 0 sur [0 ; 1[.
n
k=N +1 an ≤ 2 .
Puisque la série an converge, pour N assez grand, +∞ α
Finalement f est nulle sur [0 ; 1[ puis en 1 par continuité.
P P
Exercice 26 : [énoncé] Les deux suites min(Ap X) p∈N et max(Ap X) sont donc respectivement
p∈N
(a) Soit i ∈ J1 ; nK. Les coecients yj de la colonne Y étant tous positifs, on peut croissante et décroissante. Aussi, on a
écrire n n max(Ap+1 X) − min(Ap+1 X) ≤ (1 − 2α) max(Ap X) − min(Ap X)
αyj ≥ α max(Y ).
X X
[AY ]i = ai,j yj ≥
j=1
|{z} j=1
et, par une récurrence immédiate,
≥α
0 ≤ max(Ap X) − min(Ap X) ≤ (1 − 2α)p max(AX) − min(AX) .
Cette comparaison valant pour tout indice i, il vient
Or 1 − 2α ∈ [0 ; 1[ car les coecients de A sont strictement positifs et la
min(AY ) ≥ α max(Y ).
somme de ceux-ci sur chaque ligne vaut 1 ce qui oblige nα ≤ 1. La suite
géométrique (1 − 2α)p est donc de limite nulle et, par comparaison, on
(b) Par construction, la colonne Y est à coecients positifs. Aussi, on vérie
AU = U car les lignes de A sont de sommes constantes égales à 1. On a donc conclut que la diérence des deux suites max(Ap X) p∈N et min(Ap X) p∈N
est de limite nulle. Finalement, ces deux suites sont adjacentes.
min(AY ) ≥ α max(Y ) (d) Pour X ∈ Mn,1 (R), l'adjacence des suites min(Ap X) p∈N et
(c) Soit p ∈ N. En appliquant les comparaisons qui précèdent à la colonne Ap X , Exercice 27 : [énoncé]
on obtient Cas n = 2
Par l'absurdesupposons qu'une
telle
norme existe.
min(Ap+1 X) ≥ α max(Ap X) + (1 − α) min(Ap X) 0 1
0 2
≥ α min(Ap X) + (1 − α) min(Ap X) = min(Ap X)
Posons A = et B = .
0 0 0 0
et Les matrices A et B sont semblables (via P = diag(1/2, 1)) donc kAk = kBk. Or
B = 2A donc kBk = 2 kAk puis kAk = 0.
max(Ap+1 X) ≤ α min(Ap X) + (1 − α) max(Ap X)
C'est absurde car A 6= O2 .
≤ α max(Ap X) + (1 − α) max(Ap X) = max(Ap X). Cas général : semblable.
Exercice 28 : [énoncé] Si la suite (λn ) n'est pas bornée, quitte à considérer une suite extraite, on peut
Soient x ∈ R et ε > 0. supposer |λn | → +∞.
Il existe n0 ∈ N∗ tel que 1/n0 ≤ ε. Posons alors zn = λ1n xn = λ1n yn + u.
Pour a ≥ ln n0 et n = E(ea ) ≥ n0 , on a ln n ≤ a ≤ ln(n + 1). Puisque kxn k → kxk et |λn | → +∞, on a kzn k → 0 et donc λ1n yn → −u.
On en déduit Or la suite de terme général λ1n yn est une suite d'éléments de l'espace fermé F ,
donc −u ∈ F ce qui exclu.
|a − ln n| ≤ ln(n + 1) − ln n = ln(1 + 1/n) ≤ 1/n ≤ 1/n0 ≤ ε.
Ainsi la suite (λn ) est bornée et on peut en extraire une suite convergente (λϕ(n) )
Puisque m − x −−−−−→ +∞, pour m assez grand, on a a = m − x ≥ ln n0 et donc de limite λ ∈ K.
m→+∞ Par opérations, la suite (yϕ(n) ) est alors convergente.
il existe n ∈ N∗ vériant |a − ln n| ≤ ε i.e. En notant y sa limite, on a y ∈ F car l'espace F est fermé.
En passant la relation xn = yn + λn u à la limite on obtient
|m − ln n − x| ≤ ε.
x = y + λu ∈ F + Vect(u).
Par suite m − ln n (m, n) ∈ Z × N∗ est dense dans R.
Ainsi l'espace F + Vect(u) est fermé.
Exercice 31 : [énoncé]
Exercice 29 : [énoncé]
Cas A ∈ Mn (C) est diagonalisable.
Par l'absurde supposons A 6= E . Soit (Ap ) une suite convergente de matrices semblables à A.
Il existe un élément a ∈ E tel que a ∈/ A. Par translation du problème, on peut Notons A∞ la limite de (Ap ).
supposer a = 0. Si P est un polynôme annulateur de A, P est annulateur des Ap et donc P annule
Posons n = dim E . A∞ . Puisque A est supposée diagonalisable, il existe un polynôme scindé simple
Si Vect(A) est de dimension strictement inférieure à n alors A est inclus dans un annulant A et donc A∞ et par suite A∞ est diagonalisable.
hyperplan de E et son adhérence aussi. C'est absurde car cela contredit la densité De plus χA = χAp donc à la limite χA = χA∞ .
de A. On en déduit que A et A∞ ont les mêmes valeurs propres et que celles-ci ont
Si Vect(A) est de dimension n, on peut alors considérer (e1 , . . . , en ) une base de E mêmes multiplicités. On en conclut que A et A∞ sont semblables.
formée d'éléments de A. Ainsi la classe de similitude de A est fermée.
Puisque 0 ∈/ A, pour tout x ∈ A, on remarque : ∀λ ∈ R− , −λx ∈/ A (car sinon, par Cas A ∈ Mn (C) non diagonalisable.
convexité, 0 ∈ A). À titre d'exemple, considérons la matrice
Par convexité de A : ∀λ1 , . . . , λn ≥ 0, λ1 + · · · + λn = 1 =⇒ λ1 e1 + · · · + λn en ∈ A
et donc :
λ 1
/ A.
∀λ ∈ R− , ∀λ1 , . . . , λn ≥ 0, λ1 + · · · + λn = 1 =⇒ λ(λ1 e1 + · · · + λn en ) ∈ A= .
0 λ
Ainsi ∀µ1 , . . . , µn ≤ 0, µ1 e1 + · · · + µn en ∈/ A.
Or la partie {µ1 e1 + · · · + µn en | µi < 0} est un ouvert non vide de A et donc
p 0
Pour Pp = , on obtient
aucun de ses éléments n'est adhérent à A. Cela contredit la densité de A. 0 1
λ 1/p
Pp−1 APp = → λI2
Exercice 30 : [énoncé] 0 λ
Pour obtenir ce résultat, il sut de savoir montrer F + Vect(u) fermé pour tout qui n'est pas semblable à A.
u∈/ F. De façon plus générale, si la matrice A n'est pas diagonalisable, il existe une
Soit (xn ) une suite convergente d'éléments de F + Vect(u) de limite x. valeur propre λ pour laquelle
Pour tout n ∈ N, on peut écrire xn = yn + λn u avec yn ∈ F et λn ∈ K.
Montrons en raisonnant par l'absurde que la suite (λn ) est bornée. Ker(A − λI2 )2 6= Ker(A − λI2 ).
Pour X2 ∈ Ker(A − λI2 )2 \ Ker(A − λI2 ) et X1 = (A − λI2 )X2 , la famille (X1 , X2 ) avec
vérie AX1 = λX1 et AX2 = λX2 + X1 . En complétant la famille libre (X1 , X2 )
a 1 b 0
en une base, on obtient que la matrice A est semblable à 0
T =
a 0 b.
−b 0 a 1
λ 1 (∗) 0 −b 0 a
T = 0 λ (∗) .
(0) (0) B
Pour Pp = diag(p, 1, p, 1, . . . 1), on obtient
∗0
T∞
Pour Pp = diag(p, 1, . . . , 1), on obtient Pp−1 T Pp → = A∞
O B
avec
λ 1/p (∗/p) λ 0 (0)
Pp−1 T Pp = 0 λ (∗) = A∞ .
λ (∗) → 0 a 0 b 0
(0) (0) B (0) (0) B 0 a 0 b
T∞ = .
−b 0 a 0
Or cette matrice n'est pas semblable à T ni à A car rg(A∞ − λIn ) 6= rg(T − λIn ). 0 −b 0 a
Ainsi, il existe une suite de matrices semblables à A qui converge vers une matrice
qui n'est pas semblable à A, la classe de similitude de A n'est pas fermée. Or dans Mn (C), la matrice A∞ est semblable est à diag(λ, λ, λ, λ, B) qui n'est pas
Cas A ∈ Mn (R) semblable à A pour des raisons de dimensions analogues à ce qui a déjà été vu.
Si A est diagonalisable dans C alors toute limite A∞ d'une suite de la classe de Les matrices réelles A et A∞ ne sont pas semblables dans Mn (C) ni a fortiori
similitude de A est semblable à A dans Mn (C). Soit P ∈ GLn (C) telle que dans Mn (R).
P −1 AP = A∞ . On a alors AP = P A∞ . En introduisant les parties réelles et On en déduit que la classe de similitude de A n'est pas fermée
imaginaires de P , on peut écrire P = Q + iR avec Q, R ∈ Mn (R).
L'identité AP = P A∞ avec A et A∞ réelles entraîne AQ = QA∞ et AR = RA∞ .
Puisque la fonction polynôme t 7→ det(Q + tR) n'est pas nulle (car non nulle en i), Exercice 32 : [énoncé]
il existe t ∈ R tel que P 0 = Q + tR ∈ GLn (R) et pour cette matrice AP 0 = P 0 A∞ . Considérons l'ensemble B = ln A = {ln a√| a ∈ A}.
Ainsi les matrices A et A∞ sont semblables dans Mn (R). Pour tout x, y ∈ B , x+y
2 =
ln a+ln b
2 = ln ab ∈ B .
Si A n'est pas diagonalisable dans C. En raisonnant par récurrence, on montre que pour tout x, y ∈ B , on a la propriété
Il existe une valeur propre complexe λ pour laquelle kx + (2n − k)y
Ker(A − λI2 )2 6= Ker(A − λI2 ). ∀n ∈ N, ∀k ∈ 0, . . . , 2n , ∈ B.
2n
Pour X2 ∈ Ker(A − λI2 )2 \ Ker(A − λI2 ) et X1 = (A − λI2 )X2 , la famille (X1 , X2 )
vérie AX1 = λX1 et AX2 = λX2 + X1 . Soit x ∈ ]inf A ; sup A[. Il existe a, b ∈ A tels que a < x < b.
Si λ ∈ R, il sut de reprendre la démonstration qui précède. On a alors ln a < ln x < ln b avec ln a, ln b ∈ B .
Si λ ∈ C \ R, on peut écrire λ = a + ib avec b ∈ R∗ . On peut écrire ln x = λ ln a + (1 − λ) ln b avec λ ∈ ]0; 1[.
Posons X3 = X 1 et X4 = X 2 .
Posons alors kn la partie entière de λ2 et xn = exp
n kn
ln a + 1 − kn
ln b
La famille (X1 , X2 , X3 , X4 ) est libre car λ 6= λ. 2n 2n
Introduisons ensuite Y1 = Re(X1 ), Y2 = Re(X2 ), Y3 = Im(X1 ) et Y4 = Im(X2 ). Il est immédiat que xn → x avec pour tout n ∈ N, xn ∈ A.
Puisque VectC (Y1 , . . . , Y4 ) = VectC (X1 , . . . , X4 ), la famille (Y1 , . . . , Y4 ) est libre et Si, dans cette suite, il existe une innité d'irrationnels, alors x est limite d'une
peut donc être complétée en une base. suite d'éléments de A ∩ (R \ Q).
On vérie par le calcul AY1 = aY1 − bY3 , AY2 = aY2 − bY4 + Y1 , AY3 = aY3 + bY1 Sinon, à partir d'un certain rang, les termes de la suite xn sont tous rationnels.
et AY4 = bY2 + aY4 + Y3 . et on obtient que la matrice A est semblable dans Le rapport xn+1 /xn est alors aussi rationnel ; mais
Mn (R) à la matrice kn+1
n+1
−k
2n
n
T ∗ xn+1 a 2 kn+1 kn 1
= avec n+1 − n = 0 ou n+1 .
O B xn b 2 2 2
Exercice 33 : [énoncé]
Soit A l'ensemble des valeurs d'adhérence de la suite a. Exercice 35 : [énoncé]
Nous allons établir que A est un intervalle en observant que
(a) Pour t ∈ R \ N∗ ,
∀α < β ∈ A, [α ; β] ⊂ A
an 1 2 1
≤ an +
n−t 2 (n − t)2
(caractérisation usuelle des intervalles)
Soit α < β ∈ A et γ ∈ [α ; β]. Si γ = α ou γ = β alors évidemment γ ∈ A. donc n−t an
est absolument convergente. La fonction f est dénie sur R \ N∗ .
P
Supposons maintenant γ ∈ ]α ; β[. (b) Pour |t| < 1,
Soient N ∈ N et ε > 0. Puisque an+1 − an → 0, il existe un rang N 0 tel que +∞ +∞ X
+∞
an 1 an tm
.
X X
f (t) = =
∀n ≥ N 0 , |an+1 − an | ≤ ε. n 1 − t/n n=1 m=0 nm+1
n=1
Comme α est valeur d'adhérence de a et que α < γ il existe p ≥ max(N, N 0 ) tel Puisque la série
P |an tm |
converge pour tout n ≥ 1 et puisque
que ap < γ . Aussi, il existe q ≥ max(N, N 0 ) tel que aq > γ . m≥0 nm+1
Si p < q , on introduit +∞
|an tm | X |an |
E = {n ∈ Jp ; qK, an < γ} .
XX
=
nm+1 n − |t|
Cet ensemble E est une partie de N, non vide (carp ∈ E ) et majoré (parq ). Cet m=0
n≥1 n≥1
ensemble admet donc un plus grand élément r. Nécessairement r < q car aq ≥ γ . converge, peut appliquer le théorème de Fubini pour intervertir les deux
Puisque r ∈ E et r + 1 ∈/ E , ar < γ ≤ ar+1 et donc |γ − ar | ≤ |ar+1 − ar | ≤ ε. sommes.
Si p > q , un raisonnement semblable conduit à la même conclusion. +∞ X+∞
!
an
Finalement tm .
X
f (t) = m+1
∀N ∈ N, ∀ε > 0, ∃r ≥ N, |γ − ar | ≤ ε. m=0 n=1
n
On peut donc armer que γ est valeur d'adhérence de a et conclure. La fonction f apparaît alors comme développable en série entière sur ]−1 ; 1[.
(c) Si f (t) = 0 sur [−1/2 ; 1/2] alors le développement en série entière de f sur Exercice 37 : [énoncé]
]−1 ; 1[ est nul et on en déduit que f est nulle sur ]−1 ; 1[. (a) Appliquons le théorème de convergence dominée.
Or Posons fn : [0 ; 1] → R dénie par
+∞
a1 X an
f (t) = + √
n(δt − h) .
1 − t n=2 n − t fn (t) = F
avec t 7→ +∞
P
n=2 n−t dénie et continue au voisinage de 1. On en déduit que
an Pour t ∈ [0 ; h/δ[, on a fn (t) → 1.
a1 = 0. Pour t ∈ ]h/δ ; 1], on a fn (t) → 0.
On peut alors reprendre l'étude du b) et, sachant a1 = 0, on peut armer Enn, pour t = h/δ , fn (t) = F (0) → F (0).
que f est développable en série entière sur ]−2 ; 2[. Or ce dernier Ainsi la suite de fonctions (fn ) converge simplement sur [0 ; 1] vers f dénie
développement étant nul, on obtient comme ci-dessus a2 = 0 etc. par
si t ∈ [0 ; h/δ[
Au nal, la suite (an )n∈N∗ est nulle. 1
f (t) = F (0) si t = h/δ
si t ∈ ]h/δ ; 1].
0
Exercice 36 : [énoncé]
n2 Les fonctions fn sont continues et la limite simple f est continue par
Posons fn (x) = cos n
x
si x ∈ [0 ; n] et fn (x) = 0 si x ∈ ]n ; +∞[. morceaux.
Enn
Pour x ∈ R+ , quand n → +∞, ∀t ∈ [0 ; 1], fn (t) ≤ 1 = ϕ(t)
x
n2
avec ϕ continue par morceaux et intégrable.
.
2
= exp n2 ln 1 − x2 /2n2 + o(1/n2 ) → e−x /2
fn (x) = cos
n Par convergence dominée,
Z 1 Z h/δ
h
Ainsi, la suite de fonctions (fn ) converge simplement vers f : x 7→ e−x /2 sur .
2
In → f (t) dt = 1 dt =
[0 ; +∞[. Les fonctions fn et f sont continues par morceaux. 0 0 δ
Soit ψ : [0 ; 1] → R dénie par ψ(t) = 1 − t2 /4 − cos t. Par étude des variations, (b) Par la décroissance de F , on peut écrire
∀x ∈ [0 ; 1], ψ(x) ≥ 0. Z (k+2)/n √ 1 √
k+1
Z (k+1)/n
√
F n(δt−h) dt.
F n(δt−h) dt ≤ F n δ −h ≤
On en déduit que, pour x ∈ [0 ; n], (k+1)/n n n k/n
x
x2
x2 En sommant ces inégalités
ln cos ≤ ln 1 − 2 ≤ − 2
n 4n 4n Z (n+1)/n √ Sn
F n(δt − h) dt ≤ ≤ In
puis 1/n n
fn (x) ≤ e −x2 /4
. et Z (n+1)/n √
Z 1 √
Cette inégalité vaut aussi pour x ∈ ]n ; +∞[ et puisque la fonction x 7→ e est −x2 /4
n(δ(t + 1/n) − h) dt.
F n(δt − h) dt = F
intégrable, on peut appliquer le théorème de convergence dominée pour armer 1/n 0
(b) On vient déjà d'obtenir une convergence simple de la suite de fonctions (un ) π
Z
5AM AM
vers la fonction nulle. Montrons qu'en fait il s'agit d'une convergence un (x) ≤ (sin t)n+1 dt + √ n+1 + ε
π 0 2
uniforme.
Par changement de variable et donc pour n assez grand, on a pour tout x > 0.
+∞
un (x) ≤ 2ε.
Z
n
un (x) = − (sin(u/x))n+1 f 0 (u) du.
n+1 0
Il y a donc convergence uniforme vers la fonction nulle.
Soit ε > 0. Puisque la fonction f 0 est intégrable, il existe A ∈ R+ tel que
Z +∞
f 0 (u) du ≤ ε Exercice 39 : [énoncé]
A
(a) Cas a = c :
n
nban−1 ea bea
a b a
M= , Mn = et exp(M ) = .
0 a 0 a 0 ea
Cas a 6= c :
an − cn
n
a αn
n
avec αn = b an−1 c0 + an−2 c + · · · + a0 cn−1 = b
M =
0 cn a−c
et
b(ea − ec )
a
e x
exp(M ) = avec x = .
0 ec a−c
(b) Avec des notations immédiates, si exp(M ) = exp(M 0 ) alors par identication
des coecients diagonaux, on obtient a = a0 et c = c0 .
Dans le cas a = c, l'identication du coecient d'indice (1, 2) donne
0
bea = b0 ea
d'où b = b0 .
Dans le cas a 6= c, la même identication donne
0 0
b(ea − ec ) b0 (ea − ec )
=
a−c a0 − c0
et à nouveau b = b0 .
Ainsi l'application exp : T → T + est injective.
Considérons maintenant
α β
N= ∈ T +.
0 γ
Si α = γ alors pour a = ln α et b = β/α, on obtient M ∈ T vériant
exp(M ) = N .
Si α 6= γ alors pour a = ln α, c = ln γ et b = β(a − c)/(α − γ), on obtient
M ∈ T vériant exp(M ) = N .
Ainsi l'application exp : T → T + est surjective.