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Étude de suites et séries réelles

Le document contient la présentation de 16 exercices portant sur des notions de mathématiques comme les suites, les séries, les limites ou les intégrales. Chaque exercice est identifié par un numéro et propose une ou plusieurs questions.

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Khaled Jberi
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[[Link]

fr] édité le 17 août 2017 Enoncés 1

Exercice 1 [ 02961 ] [Correction] Exercice 6 [ 02962 ] [Correction]


Soit (un ) une suite réelle telle que u0 > 0 et pour tout n > 0, Donner un exemple de série divergente dont le terme général tend vers 0 et dont
les sommes partielles sont bornées.
un = ln(1 + un−1 ).
Étudier la suite (un ) puis la série de terme général un .
Exercice 7 [ 03097 ] [Correction]
On dit que la série de terme général un enveloppe le réel A si, pour tout entier
Exercice 2 [ 03057 ] [Correction] naturel n, on a :
On note (zn )n≥1 la suite de terme général

 un 6= 0 et A − (u0 + u1 + · · · + un ) ≤ |un+1 | .
it
zn = 2n exp √ . On dit qu'elle enveloppe strictement le réel A s'il existe une suite (θn )n≥1
n
d'éléments de ]0 ; 1[ telle que pour tout entier naturel n :
Étudier
2n − 1 2n − 2 2n − n
n
2n − k A − (u0 + u1 + · · · + un ) = θn+1 un+1 .
.
Y
lim ··· = lim
n→+∞ zn − 1 zn − 2 zn − n n→+∞ zn − k
k=1 (a) Donner un exemple de série divergente qui enveloppe A > 0.
Donner un exemple de série convergente qui enveloppe un réel.
Exercice 3 [ 02951 ] [Correction] Donner un exemple de série convergente qui n'enveloppe aucun réel.
Soit (un )n≥0 la suite dénie par u0 ∈ [0 ; 1] et (b) Démontrer que, si la série de terme général un enveloppe strictement A, alors
elle est alternée.
∀n ∈ N, un+1 = un − u2n . Démontrer que A est alors compris entre deux sommes partielles consécutives.
(a) Quelle est la nature de la série de terme général un ? (c) Démontrer que, si la série de terme général un est alternée et que, pour tout
(b) Même question lorsque un est dénie par la récurrence un+1 = un − u1+α entier n ∈ N∗
(avec α > 0).
n
A − (u0 + u1 + · · · + un ) est du signe de un+1 , alors, elle enveloppe
strictement A.
(d) Démontrer que, si la série de terme général un enveloppe A et si la suite de
Exercice 4 [ 02950 ] [Correction] terme général |un | est strictement décroissante, alors, la série est alternée et
Soit (un )n≥1 une suite d'éléments de R∗+ . encadre strictement A.
On pose ! !
n n
1 1
et wn = 2 kuk .
X X
vn = uk Exercice 8 [ 01335 ] [Correction]
nun n un
k=1 k=1
Étudier la série de terme général
On suppose que (vn ) tend vers a ∈ R∗+ .
Étudier la convergence de (wn ). un = (−1)n
sin(ln n)
.
n

Exercice 5 [ 02960 ] [Correction]


Soit u ∈ RN telle que u0 ∈ ]0 ; 1] et que, pour un certain β > 0 et pour tout n ∈ N, Exercice 9 [ 02964 ] [Correction]
Calculer
uβn+1 = sin uβn . ∞  
1 3 1 1
.
X
− + +
4n + 1 4n + 2 4n + 3 4n + 4
Étudier la nature de la série de terme général un . n=0

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[[Link] édité le 17 août 2017 Enoncés 2

Exercice 10 [ 03207 ] [Correction] Exercice 14 [ 01337 ] [Correction]


Soit E l'ensemble des suites réelles (un )n≥0 telles que Quelle est la nature de la série de terme général

un+2 = (n + 1)un+1 + un . ei n
√ ?
(a) Montrer que E est un espace vectoriel de dimension 2. n
(b) Soient a et b deux éléments de E déterminés par

a0 = 1

b0 = 0 Exercice 15 [ 02942 ] [Correction]
et Soit f : [0 ; 1] → R continue, concave et vériant f (0) = 1. Établir
a1 = 0 b1 = 1.

Montrer que les deux suites (an ) et (bn ) divergent vers +∞.
Z 1 Z 1 2
2
xf (x) dx ≤ f (x) dx .
(c) Calculer 0 3 0
wn = an+1 bn − an bn+1 .
(d) On pose cn = an /bn lorsque l'entier n est supérieur ou égal à 1. Démontrer Exercice 16 [ 02977 ] [Correction]
l'existence de Soit f ∈ C([0 ; 1], R). Déterminer la limite de la suite
` = lim cn .
n→+∞
R 1
tn f (t) dt

(e) Démontrer l'existence d'un unique réel r tel que 0
R1 .
tn dt n≥0
lim (an + rbn ) = 0.
0
n→+∞

Exercice 17 [ 02945 ] [Correction]


Exercice 11 [ 03045 ] [Correction] Soient x1 , . . . , xn , y1 , . . . , yn des réels positifs.
Pour n ∈ N∗ , soit Montrer
n
1
.
X
.
1/n
fn : x ∈ ]n ; +∞[ → (x1 . . . xn )1/n + (y1 . . . yn )1/n ≤ (x1 + y1 ) × · · · × (xn + yn )
x−k
k=1

Soit a > 0. Montrer qu'il existe un unique réel, noté xn tel que fn (xn ) = a.
Déterminer un équivalent de xn quand n → +∞. Exercice 18 [ 01334 ] [Correction]
Soient (a, b)R∈ R2 avec a < b et f ∈ C 0 (R, R) admettant une limite nie ` en −∞
et telle que 0+∞ f existe.
Exercice 12 [ 01338 ] [Correction] Justier l'existence, puis calculer :
Calculer
+∞
1 +∞
.
X Z
f (a + x) − f (b + x) dx.

n=0
(4n + 1)(4n + 3)
−∞

Exercice 13 [ 03086 ] [Correction] Exercice 19 [ 02965 ] [Correction]


Étudier Calculer
+∞   1 1
1 n
Z Z
dx
.
X
et x(1 − x) dx.
p
lim n e k
k2
n→+∞
p
k=n 0 x(1 − x) 0

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[[Link] édité le 17 août 2017 Enoncés 3

Exercice 20 [ 02968 ] [Correction] Exercice 25 [ 02973 ] [Correction]


Soient P etR Q dans R[X], où Q ne s'annule pas sur R et deg P ≤ deg Q − 2. Trouver les fonctions f ∈ C([0 ; 1], R) telles que
Exprimer R P/Q à l'aide des coecients intervenant dans la décomposition en
éléments simple de P/Q. +∞
f (xn )
.
X
∀x ∈ [0 ; 1], f (x) =
n=1
2n

Exercice 21 [ 01333 ] [Correction]


Calculer Z +∞ Exercice 26 [ 04980 ] [Correction]
dx
. Soient n ≥ 2 et A = (ai,j ) ∈ Mn (R) une matrice à coecients strictement positifs
1 + x4 + x8
−∞
vériant n
ai,j = 1 pour tout i ∈ J1 ; nK.
X

Exercice 22 [ 02970 ] [Correction] j=1


On note E l'ensemble des fonctions f : [0 ; 1] → R+ continues. On note α le plus petit coecient de la matrice A et, étant donné X ∈ Mn,1 (R),
On pose on note min(X) et max(X) le plus petit et le plus grand coecient de la colonne
Z x
X.
p
Φ(f )(x) = f (t) dt
0
(a) On suppose que les coecients de Y ∈ Mn,1 (R) sont tous positifs, établir
pour toute f ∈ E . min(AY ) ≥ α max(Y ).
On pose f0 = 1 puis fn+1 = Φ(fn ) pour tout n ∈ N.
(b) Soit X ∈ Mn,1 (R) et Y = X − min(X)U avec U la colonne de hauteur n
(a) Étudier la suite (fn ).
dont tous les coecients valent 1. Montrer
(b) Soit f = lim(fn ).
Trouvez une équation diérentielle dont f est solution. min(AX) ≥ d max(X)+(1−d) min(X) puis max(AX) ≤ d min(X)+(1−d) max(X).
Y a-t-il unicité de la solution nulle en 0 ?
En déduire que les suites min(Ap X) p∈N et max(Ap X) p∈N sont adjacentes.
 

(c) Établir que la suite (Ap )p∈N converge et déterminer le rang de sa limite.
Exercice 23 [ 02972 ] [Correction]
Soit, pour n ∈ N, fn la fonction dénie sur R+ par

x
n Exercice 27 [ 00795 ] [Correction]
fn (x) = 1− si x ∈ [0 ; n[ et fn (x) = 0 si x ≥ n. Soit n ∈ N avec n ≥ 2. Existe-t-il une norme k · k sur Mn (C) invariante par
n
conjugaison, c'est-à-dire telle que :
Étudier le mode de convergence de (fn ).
∀(A, P ) ∈ Mn (C) × GLn (C), kAk = P −1 AP .

Exercice 24 [ 02971 ] [Correction]


Soit des suites réelles (an ) et (xn ) avec an > 0 pour tout
 n.
Exercice 28 [ 03017 ] [Correction]
On suppose que la série de terme général an 1 + |xn | converge. Montrer que m − ln n (m, n) ∈ Z × N∗ est dense dans R.
On pose

an |x − xn |.
X
f : R → R, x 7→ Exercice 29 [ 02944 ] [Correction]
n=0
Soit A une partie convexe et partout dense d'un espace euclidien E .
Étudier la continuité et la dérivabilité de f . Montrer que A = E .

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[[Link] édité le 17 août 2017 Enoncés 4

Exercice 30 [ 03021 ] [Correction] Exercice 36 [ 02982 ] [Correction]


Soient E un espace vectoriel normé, F un sous-espace fermé de E et G un Déterminer n2
sous-espace vectoriel de dimension nie de E . Montrer que F + G est fermé
Z n
x
lim cos dx.
n→+∞ 0 n

Exercice 31 [ 03037 ] [Correction]


Caractériser dans Mn (C) les matrices dont la classe de similitude est fermée. Exercice 37 [ 03159 ] [Correction]
Même question avec R au lieu de C Soit F une application continue décroissante de R dans R, tendant vers 1 en −∞
et vers 0 en +∞. Soient deux réels h et δ vériant 0 < h < δ .
(a) Déterminer la limite éventuelle de
Exercice 32 [ 03020 ] [Correction]
Soit A une partie non vide de R∗+ vériant Z 1 √
n(δt − h) dt.

In = F

∀(a, b) ∈ A2 , ab ∈ A.
0

(b) On pose
Montrer que A ∩ (R \ Q) est dense dans ]inf A ; sup A[. n−1

  
k+1
−h .
X
Sn = F n δ
n
k=0
Exercice 33 [ 02946 ] [Correction] Déterminer un équivalent de Sn lorsque n tend vers +∞.
Soit a une suite de réels telle que an+1 − an tend vers 0. Montrer que l'ensemble
des valeurs d'adhérence de a est un intervalle.
Exercice 38 [ 03650 ] [Correction]
Soit f : R+ → R de classe C 1 intégrable ainsi que sa dérivée.
Exercice 34 [ 02947 ] [Correction]   (a) Déterminer pour x > 0
Déterminer les suites réelles bornées telle que un + u22n converge.
n≥0
Z +∞
lim n cos t(sin t)n f (xt) dt.
n→+∞ 0

Exercice 35 [ 02975 ] [Correction] (b) Préciser le mode de convergence.


Étant donné une suite complexe (an )n∈N∗ de carré sommable, on pose

an
Exercice 39 [Correction]
X
f (t) = [ 03094 ]
n=1
n−t On note   
a b
où la variable t est réelle. T = | a, b, c ∈ R
0 c
(a) Préciser le domaine de dénition de f . et T + le sous-ensemble de T formé des matrices de coecients diagonaux
(b) Montrer que f est développable en série entière autour de 0. strictement positifs.
(c) Montrer que si f est identiquement nulle sur [−1/2 ; 1/2], la suite (an )n∈N∗ (a) Soit M ∈ T . Déterminer les puissances de M . Calculer exp(M ).
est identiquement nulle. (b) L'application exp : T → T + est-elle injective ? surjective ?

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[[Link] édité le 17 août 2017 Corrections 5

Corrections Ainsi
1X
n 
2kt2 k
 
1
ln Pn = − ln 1 + + O .
Exercice 1 : [énoncé] 2
k=1
(2n − k)2 (2n − k)2 n
La suite (un ) est à terme strictement positifs car u0 > 0 et la fonction Sachant ln(1 + x) ≤ x, on a
x 7→ ln(1 + x) laisse stable l'intervalle ]0 ; +∞[.
Puisque pour tout x ≥ 0, ln(1 + x) ≤ x, la suite (un ) est décroissante. n 
2kt2 k
 
1
Puisque décroissante et minorée, la suite (un ) converge et sa limite ` vérie .
X
−2 ln(Pn ) ≤ 2
+ 2
O
(2n − k) (2n − k) n
ln(1 + `) = ` ce qui donne ` = 0. k=1

1 1 un − un+1 1 2
u 1 Posons Sn le second membre de cette comparaison. D'une part
− = ∼ 2 2n → .
un+1 un un un+1 un 2 n   n    
k 1 n 1 1
→ 0.
X X
Par le théorème de Cesaro, (2n − k)2
O
n

n2
O
n
= O
n
k=1 k=1
n−1
X 
1 1 1 1
− → D'autre part
n uk+1 uk 2
k=0
n 2n−1
X 2(2n − `) 2n−1 2n−1
et donc
X 2k X 1 X 1
= = 4n − 2
1 1 (2n − k)2 `2 `2 `
→ . k=1 `=n `=n `=n
nun 2
avec
On en déduit un ∼ 2
n et donc la série de terme général un diverge. +∞ n
1 1 1
et = ln n + γ + o(1).
X X

`2 n `
`=n `=1
Exercice 2 : [énoncé]
Posons Après calculs asymptotiques, on obtient
n
2n − k
. Sn → (2 − 2 ln 2)t2 .
Y
Pn =
zn − k
k=1
On a Sachant ln(1 + x) ≥ x − 21 x2 , on a
n 2
1 X |zn − k|
2.
ln Pn = − ln n   2
1X 2kt2 k 1
2
k=1
|2n − k| −2 ln Pn ≥ Sn − 2
+ 2
O .
2 (2n − k) (2n − k) n
Puisque k=1

Puisque 0 ≤ k
≤ 1
,
   
2 t t (2n−k)2 n
|zn − k| = (2n)2 − 4nk cos √ + k 2 = (2n − k)2 + 8nk sin2 √
n 2 n
n   2 Xn
2kt2
   
k 1 1 1
on obtient → 0.
X
+ O = O 2 =O
1X
n 
8nk

t
 (2n − k)2 (2n − k)2 n n n
ln Pn = − ln 1 + sin2
√ . k=1 k=1
2 (2n − k)2 2 n
k=1 Finalement −2 ln Pn est encadré par deux quantités de limite (2 − 2 ln 2)t2 . On en
Sachant sin u = u + O(u ), on peut écrire
2 2 4 déduit
Pn → exp (ln 2 − 1)t2 .

t2
   
t 1
sin2 √ = +O 2 .
2 n 4n n

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[[Link] édité le 17 août 2017 Corrections 6

Exercice 3 : [énoncé] Puisque nuSn


→ a, on a Sn ∼ anun .
Dans le cas où u0 = 0, la suite est nulle. La série de terme général Sn est une série à termes positifs divergente donc
n

Dans le cas où u0 = 1, la suite est nulle à partir du rang 1 n n


On suppose désormais ces cas exclus. X
Sk ∼ a
X
kuk .
(a) La suite (un ) est à termes dans ]0 ; 1[ car l'application x 7→ x − x2 laisse k=1 k=1
stable cet intervalle.
La suite (un ) est décroissante et minorée donc convergente. Sa limite ` vérie Par suite n
` = ` − `2 et donc ` = 0. 1 X
Sk ∼ awn .
Finalement (un ) décroît vers 0 par valeurs strictement supérieures. n2 un
k=1

1 1 un − un+1 u2 La relation (∗) dévient alors


− = = 2 n 3 → 1.
un+1 un un un+1 un − un n+1
wn = vn − awn + o(wn )
Par le théorème de Cesaro, n
n−1  et en on en déduit que
1X 1 1 1 a
n uk+1

uk
→1 wn ∼ vn → .
k=0
a+1 a+1

et donc nu1 n → 1.
On en déduit que un ∼ n1 et donc un diverge.
P Exercice 5 : [énoncé]
Posons vn = uβn . La suite (vn ) vérie vn ∈ ]0 ; 1] et vn+1 = sin(vn ) pour tout n ∈ N.
(b) Comme ci-dessus, on obtient que (un ) décroît vers 0 par valeurs strictement
Puisque la fonction sinus laisse stable l'intervalle ]0 ; 1], on peut armer que pour
supérieures.
1 1 uα − uα αuα tout n ∈ N, vn ∈ ]0 ; 1].
α − α = n n+1
α
∼ α
n
→ α. De plus, pour x ≥ 0, sin x ≤ x donc la suite (vn ) est décroissante.
un+1 un (un un+1 ) un+1
Puisque décroissante et minorée, (vn ) converge et sa limite ` vérie sin ` = ` ce qui
Par le théorème de Cesaro, 1
nuα → α et donc donne ` = 0.
Finalement (vn ) décroît vers 0 par valeurs strictement supérieures.
n

un ∼
λ On a 1 3
n1/α 1 1 (vn − vn+1 )(vn+1 + vn ) 6 vn × 2vn 1
2 − 2
= 2 2
∼ 4
→ .
avec λ > 0. P vn+1 vn vn vn+1 vn 3
Si α ∈ ]0 ; 1[, un converge et si α ≥ 1, un diverge. Par le théorème de Cesaro,
P

n−1 
1X 1 1 1
[énoncé]
Exercice 4 :P 2 − 2 →
n vk+1 vk 3
Posons Sn = nk=1 uk . On observe que k=0

n n et donc 1
nvn2 → 13 . On en déduit vn ∼ 3
n1/2
puis
Sk .
X X
kun = (n + 1)Sn −
k=1 k=1 λ
un ∼
Par suite n1/(2β)
n
wn =
n+1
vn − 2
1 X
Sk (∗). avec λ > 0.
n n un Pour β ∈ ]0 ; 1/2[, vn converge et pour β ≥ 1/2, vn diverge.
P P
k=1

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[[Link] édité le 17 août 2017 Corrections 7

Exercice 6 : [énoncé] (c) Puisque A − Sn est du signe de un+1 , on peut écrire A − Sn = θn+1 un+1 avec
Pour θn+1 ∈ R+ .
k(k − 1)
<n≤
k(k + 1) Puisque A − Sn+1 = (θn+1 − 1)un+1 est du signe de un+2 et puisque un+1 et
2 2 un+2 sont de signes opposés, on a θn+1 − 1 ≤ 0 et donc θn+1 ∈ [0 ; 1].
on pose On ne peut rien dire de plus, sauf à savoir que A − Sn est non nul pour tout
(−1)k−1 n ∈ N.
un = .
k En eet pour un = (−1)n et A = 1, la série de terme général un est alternée et
Ceci dénit la suite (un )n≥1 de sorte que ses premiers termes sont : pour n pair : A − Sn = 1 − 1 = 0 est du signe de un+1 .
pour n impair : A − Sn = 1 − 0 = 1 est du signe de un+1 .
1 1 1 1 1 1 1 1 1
1, − , − , , , , − , − , − , − , . . . Si en revanche, on suppose A − Sn 6= 0 pour tout n ∈ N, obtenir θn+1 ∈ ]0 ; 1[
2 2 3 3 3 4 4 4 4 est désormais immédiat.
Les termes sommées tendent vers 0 et les sommes partielles oscillent entre 0 et 1. (d) Par l'absurde, supposons un+1 , un+2 > 0.
On a A − Sn ≤ un+1 donc A − Sn+1 ≤ 0 puis A − Sn+2 ≤ −un+2 et donc
|A − Sn+2 | ≥ |un+2 |. Or |A − Sn+2 | ≤ |un+3 | et |un+3 | < |un+2 |, c'est absurde
Exercice 7 : [énoncé] et donc un+1 et un+2 ne sont pas tous deux strictement positifs. Un
(a) Pour un = (−1)n , la série de terme général un est divergente et puisque ces raisonnement symétrique établit qu'ils ne sont pas non plus tous deux
sommes partielles valent 0 ou 1, elle enveloppe tout réel de l'intervalle [0 ; 1]. strictement négatifs et donc la série de terme général un est alternée à partir
Pour un = (−1)n /(n + 1), la série de terme général un satisfait le critère du rang 1 (on ne peut rien armer pour le rang 0).
spécial des séries alternées et donc elle converge et la valeur absolue de son Puisque A − Sn+1 = A − Sn − un+1 , on a
reste est inférieure à son premier terme. Cette série enveloppe donc sa − |un+1 | − un+1 ≤ A − Sn+1 ≤ |un+1 | − un+1 .
somme, à savoir ln 2. Si un+1 > 0 alors A − Sn+1 ≤ 0 et donc du signe de un+2 .
Pour un = 1/2n , la série de terme général un converge. Puisque un → 0, le Si un+1 < 0 alors A − Sn+1 ≥ 0 et donc à nouveau du signe de un+2 .
seul réel qu'elle peut envelopper est sa somme, or Enn A − Sn+1 n'est pas nul, car sinon
A − Sn+3 = A − Sn+1 − (un+2 + un+3 ) = −(un+2 + un+3 ) est de signe strict
+∞
1
n
1
+∞
1 1 opposé à un+2 et n'est donc pas du signe de un+4 .
On peut alors exploiter le résultat du c) et armer que la série de terme
X X X
k
− k
= k
= n
2 2 2 2
k=0 k=0 k=n+1 général un encadre strictement A.
n'est pas inférieur à un+1 . Cette série convergente n'enveloppe aucun réel.
(b) Posons pour la suite de notre étude
Exercice 8 : [énoncé]
n
Sn =
X
uk .
Puisque un → 0, il revient au même d'étudier la nature de la série de terme
k=0
général
vn = u2n + u2n+1 .
On a
Or
θn+2 un+2 = A − Sn+1 = A − Sn − un+1 = (θn+1 − 1)un+1 . sin(ln 2n) sin(ln(2n + 1)) − sin(ln 2n)
vn = + .
2n(2n + 1) 2n + 1
Puisque θn+2 > 0 et θn+1 − 1 < 0, on peut armer que un+2 et un+1 sont de
signes opposés. D'une part
Puisque A − Sn = θn+1 un+1 est du signe de un+1 , les réels A − Sn et
 
sin(ln 2n) 1
A − Sn+1 sont de signes opposés et donc A est encadré par Sn et Sn+1 . =O 2
2n(2n + 1) n

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[[Link] édité le 17 août 2017 Corrections 8

et d'autre part en vertu du théorème des accroissements nis, il existe c compris (a) Il est immédiat de vérier que E est un sous-espace vectoriel de l'espace RN
entre ln 2n et ln(2n + 1) tel que des suites réelles. L'application
ϕ : E → R2 dénie par ϕ(u) = (u0 , u1 ) étant un isomorphisme (car un
élément de E est déterminé de façon unique par la donnée de ses deux

cos(c) ln(2n + 1) − ln 2n
 
sin(ln(2n + 1)) − sin(ln 2n) 1
= =O 2 .
2n + 1 2n + 1 n premiers termes), on peut armer que l'espace E est de dimension 2.
(b) Il est immédiat de vérier que les suites (an ) et (bn ) sont formés d'entiers
On en déduit que vn = O 1/n2 et donc la série de terme général vn est

naturels, qu'elles sont croissantes à partir du rang 1 et qu'elles sont à termes
absolument convergente donc convergente.
strictement positifs à partir du rang 2.
Ainsi
∀n ≥ 2, an , bn ≥ 1
Exercice 9 : [énoncé]
et donc
    an+2 ≥ n + 1 et bn+2 ≥ n + 1.
1 3 1 1 1 3 1 1 1 1
− + + = − + + +O 2 =O 2
4n + 1 4n + 2 4n + 3 4n + 4 4n 4n 4n 4n n n Ainsi les deux suites (an ) et (bn ) tendent vers +∞ en croissant (seulement à
partir du rang 1 pour la première)
donc la série étudiée est absolument convergente.
On a (c) On a
wn+1 = (n + 1)an+1 + an bn+1 − an+1 (n + 1)bn+1 + bn .
 
N   4N +4 N
1 3 1 1 1 1
.
X X X
− + + = −4
n=0
4n + 1 4n + 2 4n + 3 4n + 4 k n=0
4n +2 Après simplication, on obtient
k=1

Or wn+1 = −wn
N N 2N +1 N
1 1 1 1
.
X X X X
4 =2 =2 −2
n=0
4n + 2 n=0
2n + 1 k
k=1
2k
k=1
et donc
wn = (−1)n w0 = (−1)n+1 .
Par le développement
n
X 1 (d) On a
= ln n + γ + o(1)
k wn (−1)n+1
k=1 cn+1 − cn = = .
bn bn+1 bn bn+1
on parvient à
Puisque la suite de terme général bn bn+1 croît vers +∞, on peut appliquer le
N 
1 3 1 1

critère spécial des séries alternées et armer que la série numérique
0.(cn+1 − cn ) converge. Par conséquent la suite (cn ) converge.
X
− + + = ln(4N +4)+γ−2 ln(2N +1)−2γ+ln N +γ+o(1) →P
n=0
4n + 1 4n + 2 4n + 3 4n + 4
(e) On a
Ainsi ∞ 
+∞
(ck+1 − ck ).
 X
X 1 3 1 1 ` − cn =
− + + =0
n=0
4n + 1 4n + 2 4n + 3 4n + 4 k=n

(ce qui change du ln 2 traditionnel. . . ;-) Par le critère spécial des séries alternées, on peut borner ce reste par la valeur
absolue de son premier terme
1
Exercice 10 : [énoncé] |` − cn | ≤ .
bn bn+1

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[[Link] édité le 17 août 2017 Corrections 9

On peut ainsi écrire Exercice 12 : [énoncé]


Introduisons la série entière de somme
 
1
cn = ` + o .
bn bn+1 +∞
x4n+3
.
X
On a alors S(x) =
  n=0
(4n + 1)(4n + 3)
1
an + rbn = bn (cn + r) = bn (` + r) + o .
bn+1 On vérie aisément que son rayon de convergence est égale à 1 et que sa somme
est dénie et continue sur [−1 ; 1] par convergence normale.
Sachant bn → +∞, on peut armer
Sur ]−1 ; 1[
+∞
an + rbn → 0 ⇐⇒ r = −`. x4n+2
.
X
S 0 (x) =
n=0
4n + 1
Pour x 6= 0
Exercice 11 : [énoncé]
 0 +∞
1 0 1
.
X
S (x) = x4n =
La fonction fn est continue, strictement décroissante et de limites +∞ et 0 en n x n=0
1 − x4
et +∞. On en déduit que fn réalise une bijection de ]n ; +∞[ vers ]0 ; +∞[. Ainsi,
pour tout a > 0, il existe un unique xn > n vériant fn (xn ) = a. On en déduit que sur ]−1 ; 1[
On a Z x
dt
S 0 (x) = x
n
1
n
1
n Z k
dt
Z n
dt

n

0 1 − t4
.
X X X
fn (n+1+y) = = ≤ = = ln 1+
n+1+y−k k+y k−1 t+y 0 t+y y puis
k=1 k=1 k=1 Z x Z t
du
Pour y = n
, S(x) = t .
ea −1 0 0 1 − u4
f (n + 1 + y) ≤ ln 1 + (ea − 1) = a Par intégration par parties


et par suite 
1 2
Z t
du
x
1
Z x
1 − t2
n S(x) = (t − 1) + dt
xn ≤ n + 1 + a . 2 0 1 − u4 0 2 0 1 − t4
e −1
Aussi et ainsi Z x Z x
1 dt 1 dt
n−1
1
Z n
dt

n

S(x) = (x2 − 1) + .
.
X
f (n + y) = ≥ = ln 1 + 2 0 1 − t4 2 0 1 + t2
y+k t+y y
Quand x → 1
k=0 0 −
x  
Pour y = , f (n + y) ≥ a et par suite
Z
n dt  1
ea −1 = O ln(1 − x) = o
0 1 − t4 x−1
n
xn ≥ n + a . donc 1
e −1
Z
1 dt π
S(x) → 2
= .
2 1+t 8
On en déduit 0
n ea n On en déduit
xn ∼ n + a = a . +∞
e −1 e −1 1 π
= S(1) = .
X

n=0
(4n + 1)(4n + 3) 8

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[[Link] édité le 17 août 2017 Corrections 10

Exercice 13 : [énoncé] On a √
On remarque bn
X ei k
+∞   +∞   Sbn − San = √
X 1 n 1X k k=an +1
k
n 2
e k = ϕ
k n n
k=n k=n et donc par construction
avec ϕ : x 7→ x2 e.
1 1/x
1 X
bn
1
La fonction ϕ est décroissante en tant que produit de deux fonctions décroissantes Re(Sbn − San ) ≥ √ √ .
positives. Par suite 2 k=a
n+1
k

Z (k+1)/n
1
  Z k/n
k Puisque la fonction t 7→ 1/ t est décroissante, on a la comparaison intégrale
ϕ(t) dt ≤ ϕ ≤ ϕ(t) dt.
k/n n n (k−1)/n bn
1 X
Z k+1
dt √ p √
√ = 2 bn + 1 − an + 1 .

Re(Sbn − San ) ≥ √
En sommant et en exploitant l'intégrabilité de ϕ au voisinage de +∞ 2 k=a +1 k t
n

Z +∞
1 1/t
+∞
1
  Z +∞
k 1 1/t Or
e dt.
X
2
e dt ≤ ϕ ≤ 2
p √ bn − an 2nπ 2 π
1 t n n (n−1)/n t bn + 1 − an + 1 = √ √ ∼ →
k=n bn + 1 + an + 1 4nπ 2
Or donc Sbn − San ne tend par 0 et l'on peut conclure que la série étudiée diverge.
Z +∞ i+∞ Z +∞ i+∞
1 1 h 1 1 h
e t dt = − e 1/t
= e−1 et e t dt = − e 1/t
→ e−1.
Exercice 15 : [énoncé]
1 t2 1 (n−1)/n t
2 (n−1)/n
Par un argument géométrique (trapèze sous la courbe) la concavité donne
Par encadrement Z x
+∞  f (0) + f (x)
f (t) dt.

1 n x ≤
e k = e − 1.
X
lim n 2 0
n→+∞ k2
k=n
On en déduit xf (x) ≤ 2 f (t) dt − x donc
Rx
0
Z 1 Z 1 Z x 
1
Exercice 14 : [énoncé] xf (x) dx ≤ 2 f (t) dt dx − (1).
2
Montrons que la série étudiée est divergente. Notons Sn la somme partielle de rang 0 x=0 t=0

n de cette série. Nous allons construire deux suites (an ) et (bn ) de limite +∞ telles Or
que Sbn − San ne tend pas zéros ce qui assure la divergence de la série étudiée. Z 1 Z x Z 1 Z 1 Z 1 Z 1 Z 1
Soit n ≥ 1 xé. Les indices k vériant f (t) dt dx = f (t) dx dt = (1−t)f (t) dt = f (t) dt− tf (t) dt.
√ x=0 t=0 t=0 x=t t=0 0 0
π π
2nπ − ≤ k ≤ 2nπ + La relation (1) donne alors
4 4
sont tels que 1 1
Z Z
1
√ 1 3 xf (x) dx ≤ 2 f (t) dt − (2).
Re(e i k
)≥ √ . 0 0 2
2
Enn
Posons alors Z 1
1
2
an = b2nπ − π/4c et bn = b2nπ + π/4c . 2 f (t) dt − ≥0
0 2

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[[Link] édité le 17 août 2017 Corrections 11

donne 2 et par la croissance de la fonction exponentielle, on obtient


Z 1 Z 1
1
2 f (t) dt ≥ 2 f (t) dt − (3).
.
1/n
0 0 2 1 + (α1 . . . αn )1/n ≤ (1 + α1 ) . . . (1 + αn )
Les relations (2) et (3) permettent alors de conclure.
Exercice 18 : [énoncé]
Exercice 16 : [énoncé] Puisque l'intégrale 0+∞ f converge, il en est de même de
R
On peut écrire R 1 n 1
Z +∞ Z +∞
t f (t) dt
Z
0
R1 = (n + 1)t f (t) dt.n f (a + x) dx et f (b + x) dx
0
tn dt 0 0 0

Par le changement de variable u = tn+1 avec


Z +∞ Z +∞ Z +∞ Z +∞
f (x) dx et f (x) dx.
R1 1
tn f (t) dt f (a + x) dx = f (b + x) dx =
Z
0
R1 = f (u1/(n+1) ) du. 0 a 0 b
0
tn dt 0
On en déduit la convergence de l'intégrale suivante et sa valeur
Par convergence dominée par kf k∞ , on obtient Z +∞ Z b
f (x) dx.

R1 n
t f (t) dt f (a + x) − f (b + x) dx =
0
R1 → f (1). 0 a
tn dt
0
D'autre part, on a par découpage et pour tout A ≥ 0
Z 0 Z −A+b Z b
Exercice 17 : [énoncé] f (x) dx.

f (a + x) − f (b + x) dx = f (x) dx −
Si l'un des xi ou des yi est nul, la relation est immédiate. On suppose désormais −A −A+a a
xi , yi > 0.
Or
En divisant par (x1 . . . xn )1/n , la propriété demandée équivaut à Z −A+b

1 + (α1 . . . αn )1/n ≤ (1 + α1 ) . . . (1 + αn )
1/n
pour tout αi > 0. Établissons cette (b − a) min f≤ f (x) dx ≤ (b − a) max f
[−A+a;−A+b] −A+a [−A+a;−A+b]
identité. avec
Considérons la fonction f : x 7→ ln 1 + ex .

min f −−−−−→ ` et max f −−−−−→ `
f est dérivable et f 0 (x) = 1+e
ex
x = 1 − 1+ex . La fonction f est croissante donc f
1 0 [−A+a;−A+b] A→+∞ [−A+a;−A+b] A→+∞

est convexe. car f converge vers ` en −∞.


Par l'inégalité de Jensen : On en déduit la convergence et la valeur de l'intégrale suivante
 
a1 + · · · + an 1
f (a1 ) + · · · + f (an ) .
 Z 0 Z b
∀a1 , . . . , an ∈ R, f ≤ 
n n f (a + x) − f (b + x) dx = (b − a)` − f (x) dx
−∞ a
Pour ai = ln αi , on obtient
et nalement on obtient la convergence et la valeur de l'intégrale suivante
1 1
n (ln α1 +···+αn )
 
ln 1 + e ≤ ln(1 + α1 ) + · · · + ln(1 + αn ) Z +∞
n f (a + x) − f (b + x) dx = (b − a)`.

puis −∞
1/n
 1/n
ln 1 + (α1 · · · αn ) ≤ ln (1 + α1 ) . . . (1 + αn )

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[[Link] édité le 17 août 2017 Corrections 12

Exercice 19 : [énoncé] Les pôles de cette fraction rationnelle sont les éléments de U12 \ U4 et ils sont
On procède au changement de variable simples.
On peut donc écrire en combinant les parties polaires conjuguées
1 1
x= + sin t        
2 2 1 α1 α2 α4 α5
= 2 Re +2 Re +2 Re +2 Re
avec t ∈ [−π/2 ; π/2]. 1 + X4 + X8 X − ω1 X − ω2 X − ω4 X − ω5
On obtient Z 1 avec ωk = exp(2ikπ/12), les ω1 , ω2 , ω4 et ω5 de parties imaginaires strictement
dx
p =π positives.
0 x(1 − x) 1 − X4 1 5
ω − ωk .

αk = =
(avec convergence de l'intégrale) et (1 − X 12 )0 X=ωk 12 k
Z 1
π Soit ω = a + ib ∈ C avec a ∈ R et b > 0. On a
x(1 − x) dx = .
p
0 8 Z A
dt
Z A
(t − a) + ib

1 t−a
A
ln (t − a)2 + b2 + i arctan

= dt = −−−−−→ iπ
−A t−ω −A (t − a)2 + b2 2 b −A
A→+∞

Exercice 20 : [énoncé] la limite de l'arc tangente étant obtenue sachant b > 0.


La fonction t 7→ P (t)/Q(t) est dénie et continue sur R. Soit de plus α ∈ C.
Pour |t| → +∞, P (t)/Q(t) = O 1/t2 car deg(P/Q) ≤ −2.
Par suite l'intégrale R Q converge.
R P Z A     Z A 
α dt
lim 2 Re dt = 2 Re lim α = −2π Im α.
Les pôles de la fraction P/Q sont complexes conjugués non réels et les parties A→+∞ −A t−ω A→+∞ −A t − ω
polaires correspondantes sont deux à deux conjuguées. On en déduit que
P/Q = 2 Re(F ) où F est la fraction rationnelle obtenue en sommant les parties Puisque la convergence de l'intégrale que nous étudions est assurée
polaires relatives aux pôles de partie imaginaire strictement positive. +∞ A
Considérons un pôle a = α + iβ avec α ∈ R et β > 0.
Z Z
dx dx
= lim
Pour les éléments simples de la forme (X−a) 1
m avec m > 1, on a −∞ 1 + x4 + x8 A→+∞ −A 1 + x4 + x8
i+∞
et on en déduit
h
dt 1 1
= 0.
R
R (t−a)m
= − m−1 (t−a)m−1
−∞
Pour les éléments simples de la forme 1
X−a on a Z +∞
dx
A = −2π Im(α1 + α2 + α4 + α5 )
1 + x4 + x8
 
. Quand A → +∞, on
RA dt
RA t−α+iβ t−α −∞
−A t−a
= −A (t−α)2 +β 2
= ln |t − a| + i arctan β
−A
ce qui donne
obtient −A t−a → iπ .
RA
dt
+∞
Puisque R Q = limA→+∞ −A Q(t) dt, on obtient R Q = 2 Re(σ)π avec σ la
R A P (t) Z
dx π
R P R P
= Im ω 2 − ω 10 + ω 4 − ω 8 .

somme des coecients facteurs des éléments simples X−a avec a de parties
1 4
1+x +x 8 6
−∞
imaginaires strictement positive.
Or √ √
π 2π
ω 2 − ω 10 = 2i sin = i 3 et ω 4 − ω 8 = 2i sin =i 3
3 3
Exercice 21 : [énoncé] et nalement
On a Z +∞
dx π
1 1−X 4 =√ .
= . −∞
4
1+x +x 8
3
1 + X4 + X8 1 − X 12
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[[Link] édité le 17 août 2017 Corrections 13

Exercice 22 : [énoncé] De plus  


1 2
(a) On vérie sans peine que la suite (fn ) est bien dénie. βn 2
x .

fn (x) − f (x) = αn x −x + αn −
4
f1 (x) = x, f2 (x) =
2 3/2
x ,... Puisque βn ≤ 2, on a pour tout x ∈ [0 ; 1] et en exploitant eu ≤ 1 + u
3 Z 2
Si f (x) = αx alors
β 0 ≤ xβn − x2 = ln(x) xt dt
βn

≤ (2 − βn ) ln(x) .xβn ≤ (2 − βn ) ln(x) x.

Z x
2 α β/2+1
Φ(f )(x) = α t β/2
dt = x .
0 β+2
Puisque la fonction x 7→ x |ln x| est bornée par 1/e sur [0 ; 1],
Ainsi fn (x) = αn xβn avec
0 ≤ xβn − x2 ≤ 2 − βn

2 αn β
αn+1 = et βn+1 = n + 1. et ainsi
βn + 2 2 
1

fn (x) − f (x) = αn (2 − βn ) + αn −
On a 4
2n − 1
βn = →2 et ce majorant uniforme tend vers 0.
2n−1 Il y a donc convergence uniforme de la suite de fonctions (fn ) vers f .
et, pour n ≥ 1, √
2 αn (b) La relation
1 .
Z x
αn+1 = p
4 − 2n−1 fn+1 (x) = fn (t) dt
0
On a √ √ donne à la limite
2 αn+1 2 αn x
1 .
Z
αn+2 − αn+1 = −
p
4 − 21n 4 − 2n−1 f (x) = f (t) dt
0
Or 2n ≥ 2n−1 donne d'où l'on tire f dérivable et f 0 (x) = f (x).
p
2 2 √
≤ Pour l'équation diérentielle y 0 = y , il n'y a pas unicité de la solution nulle
4 − 21n 1
4 − 2n−1 en 0, car outre la fonction nulle, la fonction y : x 7→ (x/2)2 est justement
donc solution.
2 √ √
αn .

αn+2 − αn+1 ≤ 1 αn+1 −
4− 2n−1

Puisque α1 = α0 , on obtient alors par récurrence que la suite (αn ) est Exercice 23 : [énoncé]
décroissante. Soit x ∈ R+ . Pour n assez grand
Étant aussi minorée par 0, elle converge et en passant la relation de fn (x) = (1 − x/n)n = exp n ln(1 − x/n) −−−−−→ e−x .

récurrence à la limite, on obtient n→+∞

αn → 1/4. La suite (fn ) converge simplement vers f : x 7→ e−x avec fn ≤ f .


Étudions δn = f − fn ≥ 0.
On en déduit que la suite de fonctions (fn ) converge simplement vers la Pour x ∈ [n ; +∞[, δn (x) = e−x ≤ e−n .
fonction Pour x ∈ [0 ; n[, δn (x) = e−x − (1 − x/n)n et δn0 (x) = −e−x + (1 − x/n)n−1 .
Posons
 2
x
f : x 7→ . ϕn (x) = (n − 1) ln(1 − x/n) + x.
2

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[[Link] édité le 17 août 2017 Corrections 14

On a On peut alors écrire


n−1 1 x−1
ϕ0n (x) = +1=
an |x − xn | .
X X
n x/n − 1 x−n f (x) = α |x − a| + an |x − xn | +
est du signe de 1 − x. n∈N\A,n≥N +1 n∈N\A,n≤N

Par étude des variations de ϕn , on obtient l'existence de xn ∈ [0 ; n[ tel que La fonction x 7→ n∈N\A,n≤N an |x − xn | est dérivable au voisinage de a.
P
ϕn (x) ≥ 0 pour x ≤ xn et ϕn (x) ≤ 0 pour x ≥ xn . On en déduit que pour x ≤ xn , Cependant, la fonction
δn0 (x) ≥ 0 et pour x ≥ xn , δn0 (x) ≤ 0. Ainsi X
 n−1  n ϕ : x 7→ α |x − a| + an |x − xn |
xn xn xn −xn n∈N\A,n≥N +1
kδn k∞,[0;n[ = δn (xn ) = 1 − − 1− = e .
n n n n'est quand à elle pas dérivable en a.
Puisque la fonction x 7→ xe −x
est bornée par un certain M sur R+ , on obtient En eet, pour h > 0,
1  α α
M ϕ(a + h) − ϕ(a) ≥ α − ≥
kδn k∞,[0;n[ ≤ . h 2 2
n
alors que pour h < 0,
Finalement
1 α α
 
M −n
→ 0. ϕ(a + h) − ϕ(a) ≤ −α + = − .

kδn k∞,[0;+∞[ ≤ max ,e
n h 2 2
On peut donc armer que la suite (fn ) converge uniformément sur R+ vers f . Ainsi, les éventuels nombres dérivés à droite et à gauche ne peuvent pas coïncider.

Exercice 25 : [énoncé]
Exercice 24 : [énoncé] Les fonctions constantes sont solutions et les solutions forment un sous-espace
Puisque an > 0 et an (1 + |xn |) converge, les séries an et an xn sont
P P P
vectoriel.
absolument convergentes. Soit f une solution. Quitte à ajouter une fonction constante, on peut supposer
Posons fn (x) = an |x − xn |. f (0) = 0.
Comme an |x − xn | ≤ |an | |x| + |an xn |, la série des fonctions fn converge On a
simplement sur R. +∞
f (x) X f (xn )
Les fonctions fn sont continues et sur [−M ; M ], kfn k∞ ≤ M an + an |xn |. f (x) =
2
+
2n
Par convergence normale sur tout segment d'une série de fonctions continues, on n=2
peut armer que la somme f est continue. donc
Soit [α ; β] ∈ R tel que xn ∈/ [α ; β] pour tout n ∈ N.
+∞ +∞
f (xn ) X f (xn+1 )
.
X
f (x) = =
Les fonctions fn sont de classe C 1 sur [α ; β] et fn0 (x) = εan avec |ε| = 1. 2n−1 2n
Par convergence normale de la série des dérivées sur [α ; β], on peut armer que f n=2 n=1

est de classe C 1 sur tout intervalle ouvert ]a ; b[ vériant ∀n ∈ N, xn ∈/ ]a ; b[. Posons h(x) = sup[0;x] |f |.
Soit a ∈ R tel qu'il existe n ∈ N vériant xn = a. Pour x > 0, on a xn+1 ∈ [0 ; x2 ] pour tout n ≥ 1. On en déduit
En considérant A = {n ∈ N | xn = a}, on peut écrire par absolue convergence +∞
1
h(x2 ) = h(x2 ).
X
X X f (x) ≤ n
f (x) = an |x − a| + an |x − xn | = α |x − a| + g(x) n=1
2
n∈A n∈N\A
Ainsi h(x) ≤ h(x2 ) puis en itérant 0 ≤ h(x) ≤ h(x2 ) pour tout n ∈ N.
n

avec α > 0. Or pour x ∈ [0 ; 1[, x2 → 0 et lim0+ h = 0 (car f (0) = 0) donc h(x) = 0 sur [0 ; 1[.
n

k=N +1 an ≤ 2 .
Puisque la série an converge, pour N assez grand, +∞ α
Finalement f est nulle sur [0 ; 1[ puis en 1 par continuité.
P P

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[[Link] édité le 17 août 2017 Corrections 15

Exercice 26 : [énoncé] Les deux suites min(Ap X) p∈N et max(Ap X) sont donc respectivement
 
p∈N
(a) Soit i ∈ J1 ; nK. Les coecients yj de la colonne Y étant tous positifs, on peut croissante et décroissante. Aussi, on a
écrire n n max(Ap+1 X) − min(Ap+1 X) ≤ (1 − 2α) max(Ap X) − min(Ap X)


αyj ≥ α max(Y ).
X X
[AY ]i = ai,j yj ≥
j=1
|{z} j=1
et, par une récurrence immédiate,
≥α
0 ≤ max(Ap X) − min(Ap X) ≤ (1 − 2α)p max(AX) − min(AX) .

Cette comparaison valant pour tout indice i, il vient
Or 1 − 2α ∈ [0 ; 1[ car les coecients de A sont strictement positifs et la
min(AY ) ≥ α max(Y ).
somme de ceux-ci sur chaque ligne vaut 1 ce qui oblige nα ≤ 1. La suite
géométrique (1 − 2α)p est donc de limite nulle et, par  comparaison, on

(b) Par construction, la colonne Y est à coecients positifs. Aussi, on vérie
AU = U car les lignes de A sont de sommes constantes égales à 1. On a donc conclut que la diérence des deux suites max(Ap X) p∈N et min(Ap X) p∈N
est de limite nulle. Finalement, ces deux suites sont adjacentes.
min(AY ) ≥ α max(Y ) (d) Pour X ∈ Mn,1 (R), l'adjacence des suites min(Ap X) p∈N et


max(Ap X) p∈N entraîne la convergence de (Ap X) vers une colonne dont



avec
 tous les coecients sont égaux :
min(AY ) = min AX − min(X)U = min(AX) − min(X)  
`(X)
et
Ap X −−−−−→  ...  avec `(X) ∈ R.
  
max(Y ) = max X − min(X)U = max(X) − min(X) p→+∞
`(X)
ce qui donne après réorganisation des termes
Pour tout j ∈ J1 ; nK, la j -ème colonne de Ap correspond au produit de Ap par
min(AX) ≥ α max(X) + (1 − α) min(X). la j -ème colonne élémentaire Ej de Mn,1 (R). Colonne par colonne, on justie
Pour obtenir la seconde comparaison, on peut reprendre ce qui précède à
 
`(E1 ) · · · `(En )
partir de Y = max(X)U − X ou bien employer ce qui suit :  .. .. 
Ap −−−−−→ A∞ = . . .
Par passage à l'opposé min(−X) = − max(X) et p→+∞
`(E1 ) · · · `(En )
max(−X) = − min(X).
En appliquant le résultat précédent à la colonne −X , il vient après échange Cette limite est de rang au plus 1 car ses lignes sont toutes identiques, elle est
des min et des max et renversement de la comparaison même de rang exactement 1 car ce n'est pas la matrice nulle. En eet,
AU = U donne Ap U = U puis, à la limite, A∞ U = U .
max(AX) ≤ α min(X) + (1 − α) max(X).

(c) Soit p ∈ N. En appliquant les comparaisons qui précèdent à la colonne Ap X , Exercice 27 : [énoncé]
on obtient Cas n = 2
Par l'absurdesupposons qu'une
 telle
 norme existe.
min(Ap+1 X) ≥ α max(Ap X) + (1 − α) min(Ap X) 0 1

0 2
≥ α min(Ap X) + (1 − α) min(Ap X) = min(Ap X)
Posons A = et B = .
0 0 0 0
et Les matrices A et B sont semblables (via P = diag(1/2, 1)) donc kAk = kBk. Or
B = 2A donc kBk = 2 kAk puis kAk = 0.
max(Ap+1 X) ≤ α min(Ap X) + (1 − α) max(Ap X)
C'est absurde car A 6= O2 .
≤ α max(Ap X) + (1 − α) max(Ap X) = max(Ap X). Cas général : semblable.

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Exercice 28 : [énoncé] Si la suite (λn ) n'est pas bornée, quitte à considérer une suite extraite, on peut
Soient x ∈ R et ε > 0. supposer |λn | → +∞.
Il existe n0 ∈ N∗ tel que 1/n0 ≤ ε. Posons alors zn = λ1n xn = λ1n yn + u.
Pour a ≥ ln n0 et n = E(ea ) ≥ n0 , on a ln n ≤ a ≤ ln(n + 1). Puisque kxn k → kxk et |λn | → +∞, on a kzn k → 0 et donc λ1n yn → −u.
On en déduit Or la suite de terme général λ1n yn est une suite d'éléments de l'espace fermé F ,
donc −u ∈ F ce qui exclu.
|a − ln n| ≤ ln(n + 1) − ln n = ln(1 + 1/n) ≤ 1/n ≤ 1/n0 ≤ ε.
Ainsi la suite (λn ) est bornée et on peut en extraire une suite convergente (λϕ(n) )
Puisque m − x −−−−−→ +∞, pour m assez grand, on a a = m − x ≥ ln n0 et donc de limite λ ∈ K.
m→+∞ Par opérations, la suite (yϕ(n) ) est alors convergente.
il existe n ∈ N∗ vériant |a − ln n| ≤ ε i.e. En notant y sa limite, on a y ∈ F car l'espace F est fermé.
En passant la relation xn = yn + λn u à la limite on obtient
|m − ln n − x| ≤ ε.
x = y + λu ∈ F + Vect(u).
Par suite m − ln n (m, n) ∈ Z × N∗ est dense dans R.
 Ainsi l'espace F + Vect(u) est fermé.

Exercice 31 : [énoncé]
Exercice 29 : [énoncé]
Cas A ∈ Mn (C) est diagonalisable.
Par l'absurde supposons A 6= E . Soit (Ap ) une suite convergente de matrices semblables à A.
Il existe un élément a ∈ E tel que a ∈/ A. Par translation du problème, on peut Notons A∞ la limite de (Ap ).
supposer a = 0. Si P est un polynôme annulateur de A, P est annulateur des Ap et donc P annule
Posons n = dim E . A∞ . Puisque A est supposée diagonalisable, il existe un polynôme scindé simple
Si Vect(A) est de dimension strictement inférieure à n alors A est inclus dans un annulant A et donc A∞ et par suite A∞ est diagonalisable.
hyperplan de E et son adhérence aussi. C'est absurde car cela contredit la densité De plus χA = χAp donc à la limite χA = χA∞ .
de A. On en déduit que A et A∞ ont les mêmes valeurs propres et que celles-ci ont
Si Vect(A) est de dimension n, on peut alors considérer (e1 , . . . , en ) une base de E mêmes multiplicités. On en conclut que A et A∞ sont semblables.
formée d'éléments de A. Ainsi la classe de similitude de A est fermée.
Puisque 0 ∈/ A, pour tout x ∈ A, on remarque : ∀λ ∈ R− , −λx ∈/ A (car sinon, par Cas A ∈ Mn (C) non diagonalisable.
convexité, 0 ∈ A). À titre d'exemple, considérons la matrice
Par convexité de A : ∀λ1 , . . . , λn ≥ 0, λ1 + · · · + λn = 1 =⇒ λ1 e1 + · · · + λn en ∈ A
et donc :
 
λ 1
/ A.
∀λ ∈ R− , ∀λ1 , . . . , λn ≥ 0, λ1 + · · · + λn = 1 =⇒ λ(λ1 e1 + · · · + λn en ) ∈ A= .
0 λ
Ainsi ∀µ1 , . . . , µn ≤ 0, µ1 e1 + · · · + µn en ∈/ A.
Or la partie {µ1 e1 + · · · + µn en | µi < 0} est un ouvert non vide de A et donc
 
p 0
Pour Pp = , on obtient
aucun de ses éléments n'est adhérent à A. Cela contredit la densité de A. 0 1
 
λ 1/p
Pp−1 APp = → λI2
Exercice 30 : [énoncé] 0 λ
Pour obtenir ce résultat, il sut de savoir montrer F + Vect(u) fermé pour tout qui n'est pas semblable à A.
u∈/ F. De façon plus générale, si la matrice A n'est pas diagonalisable, il existe une
Soit (xn ) une suite convergente d'éléments de F + Vect(u) de limite x. valeur propre λ pour laquelle
Pour tout n ∈ N, on peut écrire xn = yn + λn u avec yn ∈ F et λn ∈ K.
Montrons en raisonnant par l'absurde que la suite (λn ) est bornée. Ker(A − λI2 )2 6= Ker(A − λI2 ).

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Pour X2 ∈ Ker(A − λI2 )2 \ Ker(A − λI2 ) et X1 = (A − λI2 )X2 , la famille (X1 , X2 ) avec
vérie AX1 = λX1 et AX2 = λX2 + X1 . En complétant la famille libre (X1 , X2 )
 
a 1 b 0
en une base, on obtient que la matrice A est semblable à 0
T =
a 0 b.
  −b 0 a 1
λ 1 (∗) 0 −b 0 a
T = 0 λ (∗) .
(0) (0) B
Pour Pp = diag(p, 1, p, 1, . . . 1), on obtient
∗0
 
T∞
Pour Pp = diag(p, 1, . . . , 1), on obtient Pp−1 T Pp → = A∞
O B
avec
   
λ 1/p (∗/p) λ 0 (0)
Pp−1 T Pp =  0 λ (∗) = A∞ .
 
λ (∗)  →  0 a 0 b 0
(0) (0) B (0) (0) B 0 a 0 b
T∞ = .
−b 0 a 0
Or cette matrice n'est pas semblable à T ni à A car rg(A∞ − λIn ) 6= rg(T − λIn ). 0 −b 0 a
Ainsi, il existe une suite de matrices semblables à A qui converge vers une matrice
qui n'est pas semblable à A, la classe de similitude de A n'est pas fermée. Or dans Mn (C), la matrice A∞ est semblable est à diag(λ, λ, λ, λ, B) qui n'est pas
Cas A ∈ Mn (R) semblable à A pour des raisons de dimensions analogues à ce qui a déjà été vu.
Si A est diagonalisable dans C alors toute limite A∞ d'une suite de la classe de Les matrices réelles A et A∞ ne sont pas semblables dans Mn (C) ni a fortiori
similitude de A est semblable à A dans Mn (C). Soit P ∈ GLn (C) telle que dans Mn (R).
P −1 AP = A∞ . On a alors AP = P A∞ . En introduisant les parties réelles et On en déduit que la classe de similitude de A n'est pas fermée
imaginaires de P , on peut écrire P = Q + iR avec Q, R ∈ Mn (R).
L'identité AP = P A∞ avec A et A∞ réelles entraîne AQ = QA∞ et AR = RA∞ .
Puisque la fonction polynôme t 7→ det(Q + tR) n'est pas nulle (car non nulle en i), Exercice 32 : [énoncé]
il existe t ∈ R tel que P 0 = Q + tR ∈ GLn (R) et pour cette matrice AP 0 = P 0 A∞ . Considérons l'ensemble B = ln A = {ln a√| a ∈ A}.
Ainsi les matrices A et A∞ sont semblables dans Mn (R). Pour tout x, y ∈ B , x+y
2 =
ln a+ln b
2 = ln ab ∈ B .
Si A n'est pas diagonalisable dans C. En raisonnant par récurrence, on montre que pour tout x, y ∈ B , on a la propriété
Il existe une valeur propre complexe λ pour laquelle kx + (2n − k)y
Ker(A − λI2 )2 6= Ker(A − λI2 ). ∀n ∈ N, ∀k ∈ 0, . . . , 2n , ∈ B.

2n
Pour X2 ∈ Ker(A − λI2 )2 \ Ker(A − λI2 ) et X1 = (A − λI2 )X2 , la famille (X1 , X2 )
vérie AX1 = λX1 et AX2 = λX2 + X1 . Soit x ∈ ]inf A ; sup A[. Il existe a, b ∈ A tels que a < x < b.
Si λ ∈ R, il sut de reprendre la démonstration qui précède. On a alors ln a < ln x < ln b avec ln a, ln b ∈ B .
Si λ ∈ C \ R, on peut écrire λ = a + ib avec b ∈ R∗ . On peut écrire ln x = λ ln a + (1 − λ) ln b avec λ ∈ ]0; 1[.
Posons X3 = X 1 et X4 = X 2 .
  
Posons alors kn la partie entière de λ2 et xn = exp
n kn
ln a + 1 − kn
ln b
La famille (X1 , X2 , X3 , X4 ) est libre car λ 6= λ. 2n 2n

Introduisons ensuite Y1 = Re(X1 ), Y2 = Re(X2 ), Y3 = Im(X1 ) et Y4 = Im(X2 ). Il est immédiat que xn → x avec pour tout n ∈ N, xn ∈ A.
Puisque VectC (Y1 , . . . , Y4 ) = VectC (X1 , . . . , X4 ), la famille (Y1 , . . . , Y4 ) est libre et Si, dans cette suite, il existe une innité d'irrationnels, alors x est limite d'une
peut donc être complétée en une base. suite d'éléments de A ∩ (R \ Q).
On vérie par le calcul AY1 = aY1 − bY3 , AY2 = aY2 − bY4 + Y1 , AY3 = aY3 + bY1 Sinon, à partir d'un certain rang, les termes de la suite xn sont tous rationnels.
et AY4 = bY2 + aY4 + Y3 . et on obtient que la matrice A est semblable dans Le rapport xn+1 /xn est alors aussi rationnel ; mais
Mn (R) à la matrice   kn+1
  n+1
−k
2n
n
T ∗ xn+1 a 2 kn+1 kn 1
= avec n+1 − n = 0 ou n+1 .
O B xn b 2 2 2

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S'il existe une innité de n tels que kn+1


2n+1 − kn
2n = 1
2n+1 alors il existe une innité de Exercice 34 : [énoncé]
n ∈ N tels que
 
  21n Posons ` = limn→+∞ un + u2n
2 et vn = un − 23 ` de sorte que εn = vn + v2n
2 → 0.
a
∈Q Soit a une valeur d'adhérence de la suite (vn ).
b
Il existe ϕ : N → N strictement croissante telle que vϕ(n) → a.
et puisque l'élévation au carré d'un rationnel est un rationnel, le nombre a/b est
lui-même rationnel. Or les racines carrées itérés d'un rationnel diérent de 1 sont v2ϕ(n) = 2εϕ(n) − 2vϕ(n) −−−−−→ −2a
irrationnelles à partir d'un certain rang. n→+∞

Il y a absurdité et donc à parti d'un certain rang kn+1 = 2kn .


donc −2a est aussi valeur d'adhérence de (vn ).
Considérons à la suite (x0n ) dénie par
En reprenant ce processus, pour tout p ∈ N, (−2)p a est valeur d'adhérence de (vn ).
 0
k

k0
 
Or la suite (un ) est bornée, la suite (vn ) l'est donc aussi et ses valeurs d'adhérence
x0n = exp nn ln a + 1 − nn ln b avec kn0 = kn + 1. le sont encore. On peut donc armer a = 0.
2 2
La suite (vn ) est bornée et 0 est sa seule valeur d'adhérence donc elle converge
On obtient une suite d'éléments de A, convergeant vers x et qui, en vertu du vers 0 (car si tel n'était pas le cas, il existerait une innité de termes de la suite
raisonnement précédent, est formée d'irrationnels à partir d'un certain rang. (vn ) en dehors d'un intervalle [−ε ; ε], ε > 0, et de ces termes bornés on pourrait
extraire une suite convergente d'où l'existence d'une valeur d'adhérence non nulle).

Exercice 33 : [énoncé]
Soit A l'ensemble des valeurs d'adhérence de la suite a. Exercice 35 : [énoncé]
Nous allons établir que A est un intervalle en observant que
(a) Pour t ∈ R \ N∗ ,
∀α < β ∈ A, [α ; β] ⊂ A
 
an 1 2 1
≤ an +
n−t 2 (n − t)2
(caractérisation usuelle des intervalles)
Soit α < β ∈ A et γ ∈ [α ; β]. Si γ = α ou γ = β alors évidemment γ ∈ A. donc n−t an
est absolument convergente. La fonction f est dénie sur R \ N∗ .
P
Supposons maintenant γ ∈ ]α ; β[. (b) Pour |t| < 1,
Soient N ∈ N et ε > 0. Puisque an+1 − an → 0, il existe un rang N 0 tel que +∞ +∞ X
+∞
an 1 an tm
.
X X
f (t) = =
∀n ≥ N 0 , |an+1 − an | ≤ ε. n 1 − t/n n=1 m=0 nm+1
n=1

Comme α est valeur d'adhérence de a et que α < γ il existe p ≥ max(N, N 0 ) tel Puisque la série
P |an tm |
converge pour tout n ≥ 1 et puisque
que ap < γ . Aussi, il existe q ≥ max(N, N 0 ) tel que aq > γ . m≥0 nm+1

Si p < q , on introduit +∞
|an tm | X |an |
E = {n ∈ Jp ; qK, an < γ} .
XX
=
nm+1 n − |t|
Cet ensemble E est une partie de N, non vide (carp ∈ E ) et majoré (parq ). Cet m=0
n≥1 n≥1

ensemble admet donc un plus grand élément r. Nécessairement r < q car aq ≥ γ . converge, peut appliquer le théorème de Fubini pour intervertir les deux
Puisque r ∈ E et r + 1 ∈/ E , ar < γ ≤ ar+1 et donc |γ − ar | ≤ |ar+1 − ar | ≤ ε. sommes.
Si p > q , un raisonnement semblable conduit à la même conclusion. +∞ X+∞
!
an
Finalement tm .
X
f (t) = m+1
∀N ∈ N, ∀ε > 0, ∃r ≥ N, |γ − ar | ≤ ε. m=0 n=1
n

On peut donc armer que γ est valeur d'adhérence de a et conclure. La fonction f apparaît alors comme développable en série entière sur ]−1 ; 1[.

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(c) Si f (t) = 0 sur [−1/2 ; 1/2] alors le développement en série entière de f sur Exercice 37 : [énoncé]
]−1 ; 1[ est nul et on en déduit que f est nulle sur ]−1 ; 1[. (a) Appliquons le théorème de convergence dominée.
Or Posons fn : [0 ; 1] → R dénie par
+∞
a1 X an
f (t) = + √
n(δt − h) .

1 − t n=2 n − t fn (t) = F

avec t 7→ +∞
P
n=2 n−t dénie et continue au voisinage de 1. On en déduit que
an Pour t ∈ [0 ; h/δ[, on a fn (t) → 1.
a1 = 0. Pour t ∈ ]h/δ ; 1], on a fn (t) → 0.
On peut alors reprendre l'étude du b) et, sachant a1 = 0, on peut armer Enn, pour t = h/δ , fn (t) = F (0) → F (0).
que f est développable en série entière sur ]−2 ; 2[. Or ce dernier Ainsi la suite de fonctions (fn ) converge simplement sur [0 ; 1] vers f dénie
développement étant nul, on obtient comme ci-dessus a2 = 0 etc. par
si t ∈ [0 ; h/δ[

Au nal, la suite (an )n∈N∗ est nulle. 1

f (t) = F (0) si t = h/δ
si t ∈ ]h/δ ; 1].

0

Exercice 36 : [énoncé]
 n2 Les fonctions fn sont continues et la limite simple f est continue par
Posons fn (x) = cos n
x
si x ∈ [0 ; n] et fn (x) = 0 si x ∈ ]n ; +∞[. morceaux.
Enn
Pour x ∈ R+ , quand n → +∞, ∀t ∈ [0 ; 1], fn (t) ≤ 1 = ϕ(t)

x
n2
avec ϕ continue par morceaux et intégrable.
.
2
= exp n2 ln 1 − x2 /2n2 + o(1/n2 ) → e−x /2

fn (x) = cos
n Par convergence dominée,
Z 1 Z h/δ
h
Ainsi, la suite de fonctions (fn ) converge simplement vers f : x 7→ e−x /2 sur .
2
In → f (t) dt = 1 dt =
[0 ; +∞[. Les fonctions fn et f sont continues par morceaux. 0 0 δ
Soit ψ : [0 ; 1] → R dénie par ψ(t) = 1 − t2 /4 − cos t. Par étude des variations, (b) Par la décroissance de F , on peut écrire
∀x ∈ [0 ; 1], ψ(x) ≥ 0. Z (k+2)/n √ 1 √
 
k+1
 Z (k+1)/n

F n(δt−h) dt.
 
F n(δt−h) dt ≤ F n δ −h ≤
On en déduit que, pour x ∈ [0 ; n], (k+1)/n n n k/n


x
 
x2

x2 En sommant ces inégalités
ln cos ≤ ln 1 − 2 ≤ − 2
n 4n 4n Z (n+1)/n √  Sn
F n(δt − h) dt ≤ ≤ In
puis 1/n n
fn (x) ≤ e −x2 /4
. et Z (n+1)/n √
Z 1 √
Cette inégalité vaut aussi pour x ∈ ]n ; +∞[ et puisque la fonction x 7→ e est −x2 /4
n(δ(t + 1/n) − h) dt.
 
F n(δt − h) dt = F
intégrable, on peut appliquer le théorème de convergence dominée pour armer 1/n 0

n2 Par convergence dominée, on obtient de façon analogue à ce qui précède, la


limite de ce terme et on conclut
Z n Z +∞
r
x π
lim cos dx = e −x2 /2
dx = .
n→+∞ 0 n 0 2 h
Sn ∼ n.
δ

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[[Link] édité le 17 août 2017 Corrections 20

Exercice 38 : [énoncé] et alors


(a) Pour x > 0, posons Z A
du + ε avec M = max f 0 (u) .
n+1
un (x) ≤ M sin(u/x)
Z +∞ 0 u∈[0;A]
un (x) = n cos t(sin t)n f (xt) dt.
0 Pour x ≥ 4A/π , on a
L'intégrabilité de f assure que un (x) est bien dénie. u A π
Puisque f 0 est intégrable, la fonction f converge en +∞ et, puisque f est ∀u ∈ [0 ; A], 0 ≤ ≤ ≤
x x 4
aussi intégrable, f tend vers 0 en +∞. Par intégration par parties, on obtient
alors Z +∞ et donc
n A
(sin t)n+1 xf 0 (xt) dt.
Z
un (x) = − A
.
n+1
n+1 0
sin(u/x) du ≤ √ n+1
0 2
Posons gn (x) = |sin t|n+1 xf 0 (xt) dt.
Chaque fonction gn est continue par morceaux. Pour x ≤ 4A/π , on a par changement de variable
La suite de fonctions (gn ) converge simplement vers une fonction continue Z A Z A/x
par morceaux, nulle en chaque x 6= π/2 + kπ . sin(u/x)
n+1
du = x |sin t|
n+1
dt.
La fonction limite simple est continue par morceaux. 0 0
Enn on a la domination
Pour k entier tel que kπ < A/x ≤ (k + 1)π .
gn (x) ≤ xf 0 (xt) = ϕ(t) Z A Z (k+1)π Z π
(sin t)n+1 dt.
n+1 n+1
sin(u/x) du ≤ x |sin t| dt = x(k + 1)
avec la fonction ϕ intégrable. 0 0 0
Par convergence dominée
Or x(k + 1)π ≤ A + xπ ≤ 5A et donc
Z +∞
gn (t) dt −−−−−→ 0 Z A Z π
n→+∞ 5A
(sin t)n+1 dt.
0 n+1
sin(u/x) du ≤
π
et par comparaison 0 0

un (x) −−−−−→ 0. Finalement, pour tout x > 0,


n→+∞

(b) On vient déjà d'obtenir une convergence simple de la suite de fonctions (un ) π
Z
5AM AM
vers la fonction nulle. Montrons qu'en fait il s'agit d'une convergence un (x) ≤ (sin t)n+1 dt + √ n+1 + ε
π 0 2
uniforme.
Par changement de variable et donc pour n assez grand, on a pour tout x > 0.
+∞
un (x) ≤ 2ε.
Z
n
un (x) = − (sin(u/x))n+1 f 0 (u) du.
n+1 0
Il y a donc convergence uniforme vers la fonction nulle.
Soit ε > 0. Puisque la fonction f 0 est intégrable, il existe A ∈ R+ tel que
Z +∞
f 0 (u) du ≤ ε Exercice 39 : [énoncé]
A

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[[Link] édité le 17 août 2017 Corrections 21

(a) Cas a = c :
 n
nban−1 ea bea
    
a b a
M= , Mn = et exp(M ) = .
0 a 0 a 0 ea

Cas a 6= c :
an − cn
 n 
a αn
n
avec αn = b an−1 c0 + an−2 c + · · · + a0 cn−1 = b

M =
0 cn a−c
et
b(ea − ec )
 a 
e x
exp(M ) = avec x = .
0 ec a−c
(b) Avec des notations immédiates, si exp(M ) = exp(M 0 ) alors par identication
des coecients diagonaux, on obtient a = a0 et c = c0 .
Dans le cas a = c, l'identication du coecient d'indice (1, 2) donne
0
bea = b0 ea

d'où b = b0 .
Dans le cas a 6= c, la même identication donne
0 0
b(ea − ec ) b0 (ea − ec )
=
a−c a0 − c0
et à nouveau b = b0 .
Ainsi l'application exp : T → T + est injective.
Considérons maintenant  
α β
N= ∈ T +.
0 γ
Si α = γ alors pour a = ln α et b = β/α, on obtient M ∈ T vériant
exp(M ) = N .
Si α 6= γ alors pour a = ln α, c = ln γ et b = β(a − c)/(α − γ), on obtient
M ∈ T vériant exp(M ) = N .
Ainsi l'application exp : T → T + est surjective.

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