PFE La Gestion de Tresorerie FINALE PDF
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La gestion de trésorerie
Et la performance financière
Des entreprises
REMERCIEMENTS
Malgré les efforts que nous avons déployés, ce mémoire de recherche n’aurait pas pu être
mené à terme sans l’aide de DIEU tout puissant, qui nous a donner santé, force, et courage, et la
contribution d’autres personnes.
Ainsi on adresse nos remerciements:
-A Monsieur MOHAMMED ATOUNTY, le Directeur de l’école supérieure de
technologie, pour sa volonté de diriger notre école.
-A Monsieur TAREK ELAKHLOUFI, Chef de filière, Responsable de notre filière. Merci
pour son sacrifice dans le but de développer notre Mention.
-A Monsieur JAMAL MIR, enseignant à l’ESTN, notre encadreur pédagogique, pour les
conseils et temps qu’il nous a consacré tout au long du développement de ce mémoire. La mise
en place du Prof qui nous permet de se documenter et faire des recherches.
-A tous les enseignants de l’ESTN et le personnel administratif, qui nous ont formé durant
ses 2 ans d’études et de nous avoir servis.
– Nos parents et nos amis, pour leur soutien.
-Tous ce qui est de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de ce mémoire.
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La gestion de trésorerie et la performance financière des entreprises FCF EST
Nador
SOMMAIRE
- REMERCIEMENTS
- INTRODUCTION GENERALE
- Premier Chapitre : CADRE THEORIQUE
- Section 1 : Evolution historique de la gestion de trésorerie et la
performance financière dans une entreprise
- Section 2 : Approche trésorerie et pratique de la gestion de
trésorerie et la performance financière dans une entreprise
- Deuxième Chapitre : Analyse de la performance financière de
l’entreprise à travers les indicateurs de la gestion de la trésorerie
- Section 1: L’optimisation de la gestion de la trésorerie
- Section 2: La gestion de la trésorerie et la performance financière
de l’entreprise
- Troisième Chapitre : L’apport de la gestion de trésorerie sur
la performance financière : Cas station-service Shell
- Section 1 : La gestion de trésorerie station-service Shell
- Section 2 : l’analyse financière trésorerie station-service Shell
- CONCLUSION Générale
- BIBLIOGRAPHIE
- TABLE DES MATIERES
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La gestion de trésorerie et la performance financière des entreprises FCF EST
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INTRODUCTION GENERALE
alors être fait, pour la simple raison qu’elle joue un rôle très important dans une entreprise. Une
mauvaise gestion de la trésorerie à long terme peut entraîner la faillite. La gestion de trésorerie
peut se définir comme la planification, l’organisation, la direction et le contrôle du niveau de la
trésorerie à l’intérieur de la société. Par trésorerie, on parle des flux monétaire de l’entreprise,
c’est le mouvement de fonds, les décaissements ou sorties de fonds d’une part et les
encaissements ou entrées fonds d’autre part et on fait la différence, d’où la gestion de trésorerie
expliquée par les flux monétaires. Traditionnellement gérer la trésorerie d’une firme se résume
en deux activités suivantes : contrôler le niveau de l'encaisse et maintenir la solvabilité. Le
contrôle du niveau de l'encaisse s'effectue à partir de l’étude du bilan. La trésorerie s’analyse
comme une résultante de l'activité d’une entreprise. Autrement dit, la trésorerie d'une entreprise
à un moment donné est la différence, à cette date, entre son fonds de roulement (FR) qui est la
part des capitaux permanents non absorbée par le financement des valeurs immobilisées et donc
disponibles pour financer les besoins liés au cycle d'exploitation, et ses besoins en fonds de
roulement(BFR), c'est-à-dire liés au cycle d'exploitation. Lorsqu’à une date déterminée le fonds
de roulement(FR) est supérieur aux besoins en fonds de roulement(BFR) la trésorerie(T) est
positive. Au contraire, si le fonds de roulement est insuffisant la trésorerie est négative. Le
maintien de la solvabilité qui revient à assurer le règlement des échéances résulte, quant à lui,
des décisions financières à court terme.
Cette Action se subdivise en deux volets : d’une part, la détermination d'un niveau
d'encaisse à conserver pour des motifs de transaction, de précaution, de financement et de
spéculation ; d’autre part, le choix du meilleur mode de financement des déficits de trésorerie qui
peuvent apparaître. L'objectif de solvabilité serait facilement atteint si l'entreprise pouvait
disposer d'une large encaisse lui procurant une grande marge de sécurité. Or toute détention de
monnaie implique un coût. Ce qui nous amène a formulé la problématique suivante : « Quels
sont les défis spécifiques rencontrés par les entreprises marocaines dans la gestion de leur
trésorerie et comment ces défis impactent-ils leur performance financière? ». Les mots clé ici
sont les défis spécifiques et performance, les défis spécifiques peut se traduire par les entreprises
marocaines peuvent mettre en place des stratégies adaptées pour améliorer leur gestion de
trésorerie et leur performance financière dans un environnement économique complexe et
dynamique. Et le concept de performance fait référence au jugement sur un résultat et à la façon
dont ce résultat est atteint, 3 compte tenu des objectifs et des conditions de réalisations. La
performance financière qui est généralement évaluée à partir des documents comptables peut en
outre être entendue comme les revenues issues de la détention des actions. Hypothèse : une
gestion optimale de la trésorerie, permet une meilleure performance financière. Dans cette
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analyse on veut vérifier que si la gestion de trésorerie d’une entreprise s’effectue d’une façon
optimale cela permet d’améliorer la performance financière de l’entreprise. Cette idée part du
fait que la politique financière d’une entreprise est un des déterminants de la performance
financière. La politique financière est la conduite des affaires de l’entreprise sur ses aspects
financiers structurels, elle concerne la préparation et la prise des décisions utiles en vue
d’atteindre l’objectif de maximisation de richesse. La gestion de trésorerie fait partie de la
fonction finance et une modification de la politique financière modifie automatiquement la
gestion de trésorerie dans une entreprise. Cette étude trouve son intérêt dans le fait qu’elle nous
permettra de mettre en pratique les Connaissances théoriques sur la gestion de trésorerie et
l’analyse financière acquises durant notre école. Le travail nous constitue une première recherche
qui va nous conduire dans le monde professionnel. Pour la société Station-service Shell le travail
réalisé à son sein constitueront un document de travail consultable à volonté.
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l’actif) et les dettes à court terme bancaires (au passif). Au regard de toutes ces définitions, nous
pouvons réaffirmer que la trésorerie ou l’encaisse disponible représente « l’ensemble des fonds
dont dispose l’entreprise pour assurer ses payements à court terme et faire face aux échéances
que génère son activité »4 . Cela permet à l’entreprise de satisfaire trois exigences, à savoir : •
La liquidité qui représente l’aptitude de l’entreprise à faire face à ses dépenses par une circulation
optimale de ses flux du cycle d’exploitation.
• L’exigibilité qui est l’aptitude de l’entreprise à rembourser rapidement ses dettes envers
ses partenaires.
• La solvabilité qui constitue l’aptitude de l’entreprise à rembourser à terme l’ensemble de
ses dettes.
2.2. Eléments constitutifs de la trésorerie : Les éléments constitutifs de la trésorerie sont
:
2.2.1. La caisse : Elle représente un élément essentiel de la trésorerie, car elle contient
toutes les liquidités dont l’entreprise dispose et dont elle a accès sur l’immédiat, sans recours, et
à portée de main. Elle est constituée des encaissements (recettes) et des décaissements (dépenses)
qu’effectue l’entreprise.
Les recettes : Les recettes les plus importantes sont :
- Les recettes de l’activité principale de l’entreprise :
Les règlements en caisse se font en espèces, par chèque ou encore par inscription à un
compte courant faisant l’objet d’un règlement périodique. Le principe de l’unité de trésorerie
nécessite le versement par les caisses à la trésorerie de leur fonds disponible, et qui s’effectue
aux banques ou à la poste. Ces fonds sont centralisés à des comptes gérés par la trésorerie. Les
recettes dites « hors activité principale », concernent généralement des ventes de vieilles
matières, des locations diverses, etc.…. Il existe un problème particulier à ses recettes : la
reconnaissance des sommes encaissées est souvent difficile, et le débiteur détient l’initiative du
mode de règlement. Ce problème est résolu par l’utilisation des comptes « avis de recettes » tenus
au bureau des clients, et à la trésorerie qui ont pour charge de reconnaître la nature des recettes.
- Les produits financiers : Il s’agit généralement des intérêts bancaires créditeurs, les
produits financiers correspondent aux produits issus de l’endettement net et du placement de la
trésorerie (en particulier les valeurs mobilières de placement). Parmi ces produits on cite «les
produits financiers hybrides » qui sont à base d’option (bon, obligation convertible), ou sans
option (obligation remboursable en action, certificat d’investissement) et qu’on ne peut pas
toujours classer immédiatement en capitaux propres ou en dette.
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- Les subventions de l’Etat : (en cas de besoin) Ces versements viennent en couverture de
la part de l’organisme dans les charges des emprunts et les dépenses d’établissement.
Les dépenses : Elles peuvent être classées comme suit :
- Les salaires et les pensions des retraités réglés par virements postaux, virement bancaire
ou par la caisse centrale.
- L’alimentation des caisses ; la trésorerie adresse à la banque, auprès de laquelle l’agent
bénéficiaire est accrédité, une mise à disposition de fonds, elle demande à la banque de mettre à
disposition de l’agent accréditif les fonds nécessaires.
- Les règlements en relation directe avec l’activité principale. Il s’agit des débours (argent
avancé), des indemnités (somme allouée pour dédommager d’un préjudice, exemple :
expropriation…), et des remboursements (billets non utilisés…).
- Les impôts et taxes auxquels les entreprises sont assujetties, à savoir :
• Impôts précomptés sur les salaires et la pension ;
• Impôts sur l’activité (exemple : transport…) ;
• Les patentes et les taxes diverses.
2.2.2. La banque : En ce qui concerne la banque, deux éléments doivent être suivis par le
comptable afin d’assurer une meilleure information concernant le compte banque au niveau de
l’entreprise. Ces éléments sont:
Le rapprochement bancaire: Le solde du compte banque à la date réelle de l’inventaire
est comparé au solde du compte tenu par la banque, au moyen du relevé de ce compte à la même
date. Ce relevé permet à l’entreprise de pointer les sommes portées au débit et au crédit.
En général, le solde de ce compte ne se concorde jamais avec le solde du compte tenu par
la banque à la même date. Les différences qui se dégagent, résultent d’un décalage dans le temps
entre les enregistrements des mêmes opérations dans les livres de l’entreprise et ceux de la
banque. Pour y remédier, on établit un document appelé « état de rapprochement bancaire ».
Les comptes banques : L’entreprise dispose en général, de plusieurs comptes dans des
banques différentes. En effet, lors d’une demande d’emprunt, la banque prêteuse peut exiger une
ouverture d’un compte et assurer un certain montant de mouvement confié. Par ailleurs, le fait
d’avoir plusieurs comptes permet une forte concurrence entre les banques. Le suivi de la
trésorerie doit se faire en tenant compte de l’ensemble des avoirs sur les différents comptes.
2.3. Les sources de financements de la trésorerie : Pour le bon fonctionnement de
l’entreprise, celle-ci doit disposer de ressources financières qu’elle obtiendra, à condition d’avoir
des sources de financement de sa trésorerie. Ce financement peut s’opérer, soit à partir des
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ressources générées par les activités de l’entreprise, soit par le financement des activités de
l’entreprise par des ressources d’origine externe.
2.3.1. Le financement interne : Il est fondé sur les éléments suivants :
Les ventes au comptant : Les ventes au comptant obligent le client à effectuer le
règlement de la facture, par versement d’espèces ou par virement bancaire, avant la livraison des
marchandises. Le reçu de versement remis par la caisse ou l’avis de virement remis par la banque,
devra être présenté au gestionnaire de stocks afin de faire la livraison des marchandises au client.
Ces ventes au comptant sont très importantes et avantageuses pour le fonctionnement de
l’entreprise parce qu’elles permettent de disposer de liquidités immédiates.
Les ventes à terme : Les ventes à terme (ou à crédits) concernent généralement les
montants importants, et permettent au client de disposer de la marchandise et de la régler à une
date déterminée. A la réception du bon de commande du client, la facture de ce dernier est établie
avec la date de règlement de la facture spécifiée dessus, ensuite la commande est livrée. La durée
de crédit est déterminée par l’entreprise.
2.3.2. Le financement externe : Il s’appuie essentiellement sur:
Les emprunts bancaires (long terme) : Lorsque l’entreprise a des déficits de trésorerie,
elle peut avoir recours à des emprunts bancaires, qui sont des dettes financières résultant de
l’octroi de prêts remboursables à terme et qui participent, conjointement avec les capitaux
propres, à la couverture des besoins de financement durable de l’entreprise. L’entreprise
emprunte ces sommes importantes des banques avec qui elle est en relation, c’est-à-dire, où ses
comptes sont domiciliés, ce qui lui permet d’avoir plus aisément ces prêts.
Les contrats de leasing (crédit-bail) : Pour le financement de ses investissements,
l’entreprise peut avoir recours à des contrats de leasing, autrement appelé contrat de crédit-bail
avec sa banque ou d’autres établissements spécialisés, lorsqu’elle est en déficit de trésorerie.
Le contrat de crédit-bail est un contrat de location de biens concerné, contre paiement d’un
prix comportant pour le locataire la faculté d’acquérir ce bien, contre paiement d’un prix convenu
(levée d’option) en fin de contrat. Selon le principe comptable du SYSCOHADA : «la
prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique », le contrat de leasing est
comptabilisé chez le preneur, comme une acquisition d’immobilisation financée par emprunt, en
faisant l’hypothèse que l’option sera levée.
Les crédits bancaires (à court terme) : Encore appelés « crédits courants » ou «crédits
d’exploitation » ou encore « crédits de fonctionnement », les crédits bancaires à court terme ont
pour objet d’assurer l’équilibre de la trésorerie de l’entreprise. Ils servent, par exemple, à faire
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face aux règlements des fournisseurs et aux dépenses courantes de l’entreprise (salaire, frais de
mission, etc.) Les crédits bancaires sur lesquels nous nous appuyons, bien qu’il en existe d’autres,
sont les escomptes d’effets et les découverts bancaires :
- L’escompte d’effet : est l’opération par laquelle le banquier met à la disposition d’une
entreprise le montant d’un effet de commerce (lettre de change, billet à ordre), sous déduction
d’agios.
- Le découvert bancaire : on appelle découvert le solde débiteur d’un compte bancaire. En
général, le banquier fixe un plafond (montant maximum débiteur) selon la taille, le chiffre
d’affaires, et la situation financière de l’entreprise. En d’autres termes, la banque donne la
possibilité pour l’entreprise d’effectuer des dépenses à partir de son compte bancaire non
provisionné, jusqu’à un certain plafond. Il présente l’avantage d’avoir un crédit ne donnant lieu
au paiement d’intérêts que sur les utilisations réelles. Toutefois, au taux du découvert s’ajoutent,
lors de l’arrêt du compte de l’entreprise, la « commission de découvert » et la «commission de
mouvement», qui accroissent considérablement le coût de cette forme de crédit, dont le taux
d’intérêt est toujours supérieur à celui de l’escompte.
Les avances de fonds : L’entreprise peut, non seulement bénéficier des crédits à
l’intérieur d’un groupe lorsqu’elle en fait partie, mais elle peut aussi se faire régler une facture
d’un fournisseur quelconque par une entreprise du groupe, lorsqu’elle est en difficulté de
trésorerie. Une note de débit lui sera alors adressée, pour le remboursement du montant de la
facture qui se fera sans intérêt ou à un taux d’intérêt faible.
3. La performance Financière :
La performance financière d’une entreprise est évaluée à travers une gamme d’indicateurs
et de mesures qui reflètent sa santé économique et sa capacité à créer de la valeur pour les
actionnaires. Voici une vue plus détaillée des principaux aspects de la performance financière
3.1. Rentabilité : La rentabilité mesure la capacité d’une entreprise à générer des
bénéfices par rapport à ses investissements et ses coûts. Les principaux ratios de rentabilité
incluent le retour sur investissement (ROI), le retour sur capitaux propres (ROE) et la marge
bénéficiaire nette.
3.2. Liquidité : La liquidité fait référence à la capacité d’une entreprise à honorer ses
obligations financières à court terme. Les ratios de liquidité, tels que le ratio de liquidité générale
et le ratio de liquidité rapide, évaluent la capacité d’une entreprise à convertir ses actifs en
liquidités pour faire face à ses dettes à court terme.
3.3. Endettement : L’endettement mesure la proportion des dettes par rapport aux
capitaux propres de l’entreprise. Un niveau d’endettement excessif peut augmenter le risque
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La gestion de la trésorerie s’est fortement développée depuis les années 1970. Elle est au
cœur de l’activité financière de l’entreprise, connaître ses bases et ses procédures de contrôle est
donc très important avant toute chose. La gestion de trésorerie regroupe l’ensemble des décisions,
règles et procédures qui permettent d’assurer, au moindre coût, le maintien de l’équilibre
financier instantané de l’entreprise8. C’est donc, un processus de planification et de contrôle des
flux monétaires de l’entreprise et de l’ensemble de ses possibilités de paiement considérés par
rapport à la totalité des engagements qu’elle a contracté.
1. L’importance de la gestion de trésorerie :
Le système de gestion de trésorerie est assuré, selon la structure organisationnelle de
l’entreprise, soit naturellement par le trésorier dans les entreprises fortement structurées, soit par
le directeur financier si les moyens humains de l’entreprises sont limités, ou enfin, par le chef
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comptable dans le cas où les fonctions de comptabilité et de trésorerie sont intimement mêlées.
Pour assurer sa survie, il est important pour toutes entités de garantir ces trois préoccupations, à
savoir :
- La solvabilité : afin d’honorer ses engagements à leurs échéances.
- La rentabilité : pour bénéficier du placement des excédents de trésorerie et éviter
l’épargne oisive.
- La sécurité : en vue de se protéger contre les risques de taux d’intérêt, de change et des
conditions bancaires. Étant longtemps délaissé, ce domaine commence à prendre ses véritables
dimensions grâce à des facteurs endogènes et exogènes à l’entreprise, dont les conséquences
n’ont pas été envisagées de façon quantifiable, tant par les entreprises, que par les banquiers. Ces
facteurs peuvent être résumés dans les points suivants :
- La hausse généralisée des taux d’intérêt : au cours de ces dernières années, cette hausse
s’est traduite par un gonflement des frais financiers qui rend plus évident la nécessité d’employer
à bon escient les services bancaires.
- Les fluctuations économiques : ressenties par un grand nombre d’entreprises, ces
fluctuations détiennent non seulement, un rôle révélateur de l’importance de la gestion des
liquidités, mais aussi, ils sont susceptibles de provoquer une détérioration de la trésorerie de
l’entreprise puisque celle-ci est sensible aux cycles conjoncturels (expansion, inflation,
récession).
- L’insuffisance des fonds propres : le trésorier est de plus en plus sollicité pour prévoir
et gérer sainement les flux financiers de l’entreprise, à anticiper et à garantir les risques
financiers, et surtout, à assurer la liquidité et la solvabilité de l’entreprise au moindre coût et ce,
d’une manière permanente.
2. La mise en œuvre de la gestion de la trésorerie :
La réalisation d’une bonne gestion de trésorerie, suppose de prendre certaines mesures ou
de suivre quelques procédures à savoir : les prévisions, les ajustements nécessaires, et le contrôle
de la trésorerie.
2.1. Première phase : la prévision. La gestion prévisionnelle est la première étape du
processus, elle permet d’identifier les flux monétaires afin d’évaluer les différentes
entrées/sorties de fonds, et d’anticiper les éventuelles difficultés auxquelles l’entreprise va être
confrontée.
Les prévisions de trésorerie sont élaborées à partir de l’ensemble de budget d’exploitation,
d’investissement et de financement. Elles sont étroitement liées à la qualité du système
d’information (comptabilité générale, analytique, budgétaire... etc.).
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La qualité de la prévision est tributaire de celle de l’information de base sur laquelle elle
est bâtie, c’est-à-dire que lorsque la qualité de l’information comptable ou des séries statistiques
élaborées est fiable, la prévision peut être établie avec un degré de précision satisfaisant.
Il existe plusieurs méthodes de prévision, dont la qualité et les difficultés de mise en œuvre
sont variables.
- L’extrapolation proportionnelle : La prévision est généralement réalisée à partir du
chiffre d’affaires. Cette méthode est simple, elle suppose une relation proportionnelle entre le
chiffre d’affaires, le fonds de roulement, le besoin de fonds de roulement, ou la trésorerie
observée à un moment donné. On peut donc déduire des prévisions pour des périodes spécifiques.
- L’extrapolation linéaire : Cette méthode est similaire à la première, dans la mesure où
elle établit grâce à des données historiques, une relation proportionnelle de type Y= ax+b entre
le chiffre d’affaires, le fond de roulement, le besoin en fonds de roulement ou la trésorerie.
Il s’agira alors d’identifier et d’estimer les paramètres a et b de la fonction d’ajustement ;
on pourra ainsi prévoir le niveau du BFR ou de la trésorerie. Toutefois, ces deux méthodes
présentent des inconvénients :
- Pour la première méthode, elle part de la relation FR = BFR + TN et suppose une relation
proportionnelle entre le chiffre d’affaires et le BFR. Or, le BFR observé, à un moment donné à
partir du bilan, ne traduit pas nécessairement l’exacte réalité des délais de rotation des stocks ou
des durées des crédits clients et fournisseurs.
Seule une analyse des échéanciers réels des encaissements et décaissements, peut autoriser
une bonne extrapolation des flux prévisionnels.
- La seconde méthode présente les mêmes lacunes que la première. De plus, elle suppose
que le BFR et la trésorerie observée au bilan correspondent à des niveaux optimums, or que ce
n’est pas toujours le cas.
2.2. Deuxième phase : les ajustements nécessaires/ l’arbitrage :
Une fois que les prévisions sont établies, la trésorerie sera facilement estimée (par exemple
par la méthode des moindre carrées ordinaires), deux situations peuvent apparaître :
- Trésorerie négative (encaissements < décaissements) ;
- Trésorerie positive (encaissement > décaissements). Dans les deux situations, l’entreprise
devra prévoir les ajustements nécessaires, puisque ces dernières, ne reflètent pas forcément une
situation délicate ou mauvaise.
- Première situation : L’entreprise rencontre un besoin de financement dont il convient
d’envisager les actions destinées pour combler le déficit et rétablir l’équilibre financier. Ces
actions peuvent s’illustrer par : la demande de concours bancaire de trésorerie en fonction de
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leurs coûts et de leurs flexibilités, les réajustements des délais de règlement clients, des délais de
paiement fournisseurs et l’augmentation de la rotation des stocks.
- Deuxième situation : L’entreprise présente un excédent de financement qui ne signifie
pas forcément que la firme est en meilleure santé, car cette situation peut résulter d’une sur-
mobilisation du crédit qui engendre des frais financiers. Dans cette situation, l’entreprise peut
envisager de placer ses fonds dégagés ou de rembourser ses dettes. En conclusion, dans les deux
cas, il consiste d’améliorer indirectement la rentabilité de l’entreprise, soit en minimisant les
coûts des crédits de trésorerie à solliciter, soit en optimisant l’utilisation de la trésorerie
excédentaire.
2.3. Troisième phase : le contrôle de la trésorerie :
Cette dernière étape consiste à faire l’analyse des écarts résultant de la comparaison entre
les prévisions, les réalisations et le contrôle des conditions bancaires grâce à des documents
comptables (tel que : l’extrait de compte et l’échelle d’intérêt). Elle a pour but de confronter les
prévisions des encaissements/décaissements, des concours bancaires nécessaires ou des
placements financiers à effectuer avec les réalisations
- Le contrôle de la caisse : Il est effectué par le trésorier de l’entreprise, il consiste à faire
une comparaison entre les existants réels en caisse et ceux théoriques récapitulés sur le brouillard
de caisse. Un procès-verbal de contrôle de caisse est rédigé à la fin du processus de contrôle qui
se fait à chaque fin du mois.
- Le contrôle de la banque : Le contrôle du compte bancaire se fait par l'établissement des
états de rapprochement bancaire, dont l'objectif est de comparer le solde du compte résultant des
mouvements d'entrée et de sortie saisies dans le brouillard du trésorier, et le solde qui apparaît
sur le relevé remis par la banque.
3. Les outils d'aide à la gestion de trésorerie :
Dans le souci d'une gestion de trésorerie efficiente, les outils de gestion pertinents utilisés
qui nous permettent de suivre la trésorerie ainsi que ses éléments constitutifs, sans être exhaustifs,
sont les suivants :
3.1. Le bon de décaissement provisoire : C'est un document qui sert à effectuer des
dépenses urgentes à l'intention des entreprises se trouvant dans le besoin et nécessitant une
régularisation à terme. Il permet de connaître les affectations auxquelles ont servi les différents
frais des opérations dont le total récapitulé correspond à son montant. Le bon de décaissement
provisoire alors repris au niveau du journal de caisse à hauteur de la somme déboursée prend le
caractère de bon de décaissement définitif.
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3.2. Le carnet des entrées de caisse : Ce document servant de justificatif est constitué de
plusieurs bons d'entrée de caisse dont l'unité représentée en quatre exemplaires avec une souche
restante au niveau de la comptabilité, permet de constater les règlements quotidiens des différents
clients de l'entreprise.
3.3. L'état hebdomadaire des recettes : C'est un document qui permet au comptable
d'avoir une idée sur l'ensemble des encaissements qu'il a perçus au cours de la semaine avant de
procéder aux dépôts des fonds dans ses différentes banques. Ce document est soumis à la
signature du contrôleur interne pour contrôle d'efficacité des encaissements.
3.4. Le registre des clients : Le registre des clients est un document dans lequel sont
répertoriés l'ensemble de ses clients ainsi que les mouvements entretenus en ce qui concerne le
règlement des factures. Il permet de détecter non seulement les clients qui ne se sont pas exécutés
de l'entièreté de leurs créances afin de procéder à des relances pour le solde des factures à honorer,
mais aussi les clients insolvables en vue de les contraindre à honorer leurs règlements.
3.5. Le registre des fournisseurs : Ce document contient la liste des fournisseurs de
l'entreprise et les mouvements qu'ils effectuent. Il permet de détecter les factures impayées de
ses différents fournisseurs venues à échéance dans le but de procéder à leurs règlements dès
disposition de liquidités.
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Sans être exhaustif, ces instruments sont aux nombres de quatre : le plan de financement, le
budget de trésorerie, le plan de trésorerie et la trésorerie en date de valeur.
2.1. Le plan de financement :la démarche annuelle Le plan de financement est un
document prévisionnel pluriannuel permettant de mesurer la trésorerie dans les années à venir
dans le but de négocier les prêts pour financer les projets d’investissement ou pour prévoir
d’éventuelles difficultés. Il est établi pour une durée de plus de 3 ans et regroupe :
- Les ressources stables dont disposera l’entreprise pour chacune des années futures d’un
projet ;
- Les emplois stables auxquels elle devra faire face pendant ces mêmes années.
L’expérience a montré que certains projets pouvaient être intéressants sur le plan de la
rentabilité, mais pouvaient connaître des difficultés au niveau du montage financier. Donc, le
plan de financement permet de s’assurer de l’équilibre financier d’un projet en récapitulant, d’une
part, l’ensemble des besoins financiers du projet à satisfaire et, d’autre part, les ressources
apportées. Il vise donc à mettre en adéquation les emplois (dépenses) et les ressources (recettes)
pour chaque projet, et permet de savoir à l’avance si celui-ci pourra être financé d’une manière
rationnelle
Il a pour fonction de :
- Contrôler la cohérence du projet, c’est-à-dire qu’il permet de s’assurer que les ressources
prévisionnelles sont suffisantes pour couvrir les emplois prévisionnels et donc que le projet soit
financièrement réalisable.
- Prévenir des difficultés financières, ce rôle a notamment été officialisé par la loi relative
à la prévention et au redressement des entreprises en difficulté.
- Servir comme un instrument de négociation auprès des banques, c’est-à-dire que les
banques exigent un plan de financement équilibré avant d’accorder leur prêt.
Un plan de financement équilibré aidera à convaincre la banque que le projet est rentable
et que les emprunts seront remboursés. Ce plan comporte des prévisions annuelles sur plusieurs
années car ses chiffres traduisent les décisions d’investissement, d’emprunt, d’augmentation de
capital et de la distribution des dividendes.
2.1.2. La construction du plan de financement :Le plan de financement, dont l’horizon
de prévision est compris entre 03 à 05 ans, se présente sous la forme d'un tableau en deux parties
généralement superposées. Dans l'une des parties sont listé, année par année, l'ensemble des
dépenses liées aux investissements prévus, et dans l'autre, les moyens de financement ou
ressources qui seront mises en œuvre pour couvrir les dépenses. On peut aussi y distinguer les
soldes qui comprennent les soldes annuels et cumulés.
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Dans sa construction, le total des ressources prévisionnelles doit être légèrement supérieur
au total des besoins estimés de façon à laisser une marge de sécurité. En effet, un excès de
ressources se traduira par une augmentation des disponibilités, alors qu'un excès des emplois se
traduira par des besoins en trésorerie (concours bancaires).
Tableau n°01 : Présentation d’un modèle de plan de financement (1)
Désignation N N +1 N +2 N +3 N +4
Trésorerie initiale (1)
Ressources
CAF
Augmentation de capital
Prix de cession d’éléments d’actif
Subventions d’investissement
Apport des associés
Nouveau emprunts souscrits
Autres ressources
=total ressources (2)
Emplois
Dividendes
Remboursement des emprunts
Variation du BFR (augmentation)
Investissements nouveaux
Autres besoins à financer
=total emplois ou besoin (3)
=variation annuelle (4)=(2)-(3)
Solde cumulé (5)=(1)+(4)
(1)Source : BELLIER DELIENNE. A, KHATH.S « Gestion de la trésorerie », édition Economica, Paris, 2000, P.28
De ce fait, on dira alors que ce plan prend en compte l’ensemble des opérations courantes
(CAF), les opérations d’investissement, les sources de financement, ainsi que la politique de
distribution des dividendes. Dès lors, on retrouve tous les flux financiers qui sont susceptibles
d’affecter la trésorerie de l’entreprise. Ainsi, il existe un lien direct entre le solde général du plan
de financement et le niveau de la trésorerie. On a donc la relation suivante à la fin de chaque
année du plan de financement :
20
La gestion de trésorerie et la performance financière des entreprises FCF EST
Nador
Cependant, pour une bonne réalisation du plan, l’entreprise doit s’assurer que :
- Son plan est personnalisé en fonction de ses besoins réels (car ils diffèrent d’un secteur
et d’une activité à l’autre) ;
- Les besoins stables doivent être totalement couverts par les ressources stables ;
- Si le total des apports, reste inférieur à la somme des besoins permanents, de combler
cette différence par un financement externe ou par la réduction des besoins stables ;
- Si les intérêts de l'emprunt sont importants comptes tenus de la capacité de
remboursement, de redimensionner le projet.
2.2. Le budget de trésorerie : la démarche mensuelle : Le budget de trésorerie est le
reflet en trésorerie de l’ensemble des budgets et des prévisions de l’entreprise. Les budgets
concernés sont très divers : budgets des ventes, des charges, des approvisionnements, mais aussi
d’investissements ou de recherche et développement... Il constitue la synthèse de toutes les
actions de l’entreprise à court ou à long terme .
L’information à la base de la prévision en valeur est constituée par l’information
comptable. A partir des hypothèses annuelles de l’activité d’exploitation, l’entreprise est
décomposée selon les principales fonctions. Chaque fonction devient un centre budgétaire. Les
encaissements et les décaissements de ces centres viennent s’inscrire dans le budget de trésorerie
par l’articulation suivante :
Figure n°1 : Représentation hiérarchique de l’élaboration du budget(1)
21
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L’horizon du budget de trésorerie est traditionnellement annuel, Il est pourtant possible que
des prévisions concernent une période au-delà de celle couverte par le budget. Son découpage
s’effectue avec un pas, le plus souvent mensuel. Les mois qui intéressent le plus le trésorier
sont ceux qui sont les plus immédiats. Cependant, il présente plusieurs avantages pour
l’entreprise, car il permet notamment :
- D’améliorer la communication entre les différents partenaires financiers de l’entreprise
- De mesurer la performance de l’entreprise ;
- Le suivi de trésorerie (au jour le jour ou mois par mois, etc.) ;
- D’identifier les causes d’une trésorerie négative (baisse d’activité, coûts trop élevés,
retard de paiement, défaillance d’un ou de plusieurs clients, etc.) ;
- D’anticiper les besoins en financement ;
- De décider sur les actions correctrices pour résoudre les difficultés de trésorerie. Il se
présente, en général, comme suit :
Tableau n°02 : Présentation d’un modèle du budget de trésorerie(2)
Source : [Link]
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2 - [Link]
2.3. Le plan de trésorerie : Le plan de trésorerie est un complément du budget de
trésorerie. Il est un document financier qui prévoit l’argent qui sera disponible (liquidités) pour
l’entreprise, mois par mois.
Le budget prévisionnel permet de voir si l’ensemble des coûts sur l’année seront couverts
par les recettes prévisionnelles, tandis que le plan de trésorerie révèle si le rythme de réception
des produits (collectes, subventions des bailleurs, cotisations, etc.) permettra de couvrir toutes
les échéances.
Le plan de trésorerie tente de répartir les entrées et les sorties de caisse de l’organisation
tout au long de l’année en subdivisant son budget en périodes plus courtes, de généralement un
mois. Grâce à lui, on peut identifier les déficits de caisse probables et éventuellement prendre
certaines mesures, telles que :
• Demander aux donateurs ou aux bailleurs de fonds d’avancer le versement de leur
subvention;
• Différer le règlement de certaines factures ;
• Reporter certaines activités ;
• Négocier un découvert temporaire ;
• Renforcer ses fonds propres et constituer des réserves.
C’est donc un gage pour les partenaires de l’entreprise d’une gestion suivie et anticipée, et
un outil de gestion « vivant » qui doit être réactualisé en permanence (à chaque nouvelle
information susceptible de le modifier). Le plan de trésorerie a une triple utilité :
- A court terme : il permet d’anticiper, voire de contrecarrer les crises et les difficultés
financières ponctuelles.
- A moyen terme : il permet d’identifier des difficultés structurelles (par exemple : si
l’entreprise connaît chaque année, à la même période, les mêmes difficultés financières).
• A long terme : il permet de sécuriser la structure et lui éviter de mettre en danger son
fonctionnement, ses activités et son existence.
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3 - [Link]
24
La gestion de trésorerie et la performance financière des entreprises FCF EST
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Pour être efficace, un plan de trésorerie doit être mis à jour régulièrement afin que chaque
mouvement financier soit pris en compte et qu’il puisse donner des indications régulières sur
l’évolution du solde mais aussi sur les conséquences des mesures prises.
Il représente un outil de pilotage qui permet à l’entrepreneur de suivre l’équilibre mensuel
de la trésorerie (solde positif ou négatif), et d’avoir une visibilité permanente sur la santé de sa
gestion et de faire face à d'éventuels problèmes de trésorerie.
2.4. La trésorerie en date de valeurs : Selon VERNIMMEN, la date de valeur est le
moment à partir duquel une somme créditée en compte peut être retirée sans que le titulaire ait à
payer d’agios débiteurs (dans le cas où le retrait rendrait débiteur le solde du compte) lors d’un
encaissement. Et c’est l’instant à partir duquel une somme débitée en compte devient
indisponible lors d’un décaissement.
Autrement dit, elles se définissent comme les dates effectives de débit ou crédit en compte
d’une opération bancaire. Les dates de valeur se différencient des dates des opérations, un chèque
remis jour (J) est souvent crédité sur le compte, en J+2, soit deux jours plus tard.
L’application des dates de valeur se justifiait à l’origine par les délais nécessaires pour le
traitement des opérations dans le circuit bancaire. Mais la dématérialisation des documents, la
modernisation des traitements, l’information et les moyens actuels de communication ne
justifient plus l’existence de ces dates de valeurs. Néanmoins, leur application très fréquente reste
toujours d’actualité, et à l’avantage du banquier, qui y voit un moyen complémentaire d’obtenir
une rémunération des capitaux mis à sa disposition du fait de ces décalages temporels.
On constate que :
- Les opérations d’encaissements (remises de chèque d’espèces, virements, etc.) sont
créditées en valeur après leurs dates d’opération (J+ X jours) ;
- Les opérations de décaissements (paiement de chèques, retrait d’espèce, etc.) sont
débitées en valeur, avant leurs dates d’opérations (J- X jour).
Ce décalage en jours s’exprime soit en jours calendaires qui correspondent aux jours
effectifs de la semaine (du dimanche au samedi), soit en jours ouvrés qui sont les jours où la
banque fonctionne normalement (du dimanche au jeudi).
Par ailleurs, nous distinguons ci-après un exemple de conditions bancaires applicables aux
entreprises :
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Tableau n°04 :
Présentation d’un standard de conditions bancaires applicables aux Entreprises (4)
La maîtrise des prévisions en dates de valeurs est primordiale dans une gestion de trésorerie
puisqu’elle permet à l’entreprise d’éviter les frais financiers et ainsi de préserver sa rentabilité.
3. Techniques d’optimisation de la gestion de la trésorerie :
Le complément des outils qu’on vient de voir est le panel des techniques, qui auront pour
objectif de venir en aide au trésorier afin de mieux asseoir son contrôle des cash-flows. Ces
techniques se présentent au nombre de trois :
l’équilibrage entre banques et arbitrage de trésorerie, l’utilisation des crédits et des
placements à court terme et le contrôle des conditions bancaires.
3.1. L’équilibrage entre banques et arbitrage de trésorerie : Selon VERNIMMEN,
l’équilibrage des comptes s’appuie sur les conditions suivantes :
- Eviter la présence simultanée des comptes débiteurs et de comptes créditeurs en
transférant les fonds des comptes excédentaires vers les comptes déficitaires ;
- Orienter les décaissements et les encaissements de manière à atteindre une position
globale de trésorerie équilibrée. L’équilibrage entre banques s’affirme comme une des techniques
de création d’économie sur la gestion des comptes bancaires. Il intervient dans le contexte où
l’entreprise possède plusieurs banques, et vise à minimiser les intérêts débiteurs.
4 - BELLIER. D-A, KATH. S, « gestion de trésorerie », éd. Economisa, Paris, 2000, P :48.
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4.2. Les politiques possibles : L’idée à la base étant que la trésorerie s’améliore à mesure
que le fonds de roulement permanent couvre le besoin en fonds de roulement, et que ce fonds de
roulement varie sous l’induction du cash-flow. La situation d’équilibre de la trésorerie se
recherche alors dans l’accroissement du cash-flow qui doit être supérieur ou au moins égal à
l’augmentation du besoin en fonds de roulement. Ainsi, les politiques possibles à adapter sont :
- La première politique est celle de la prudence, qui consiste à faire augmenter les capitaux
permanents et le cash-flow plus vite que ne croissent l’actif immobilisé et le besoin en fonds de
roulement. Dans ce cas, la trésorerie s’améliore constamment et les capitaux permanents ne sont
même pas toujours utilisés. L’entreprise renonce ainsi à une expansion plus rapide et supporte de
ce fait un coût de financement plus élevé.
- La deuxième politique est celle qui préfère d’une part, maintenir le plus possible l’égalité
entre le fonds de roulement permanent et le besoin en fonds de roulement, et d’autre part, couvrir
les impératifs courants de trésorerie par des ressources à court terme. Cette politique de
l’équilibre permet aussi une moins grande immobilisation des fonds comme la première.
- La troisième politique est celle du risque, qui consiste à assurer la couverture de
l’ensemble du besoin en fonds de roulement par la trésorerie à court terme. Plus fréquente dans
les entreprises dont la croissance est forte et qui se préoccupent moins d’assurer la croissance de
leur cash-flow, ou dans les entreprises en déclin.
L’optimum de la trésorerie est illustré, comme nous venons de le voir, à travers la mise en
place d’une parfaite combinaison synchronisée entre outils et techniques financières permettant
d’assurer la liquidité de l’entreprise au moindre coût, ainsi qu’au suivi régulier de la trésorerie
qui représente l’une des tâches les plus importantes au cours du cycle de vie de l’entreprise. Ce
suivi renforce sa réactivité, sa capacité d’adaptation et ses moyens de réaction, et aide aussi le
dirigeant à affiner et à améliorer la gestion et la rentabilité de son entreprise.
Mais ceci reste bien évidemment insuffisant, car pour mener à bien une gestion de
trésorerie, il faudrait également, d’une part, étudier les équilibres financiers et les ratios de
liquidité qui nous permettrons de nous renseigner sur la situation financière de l’entreprise en
termes de sécurité, en mettant l’accent sur la liquidité et la solvabilité et, d’autre part, analyser la
performance financière par les différents flux de trésorerie. C’est ce qui fera l’objet de la section
suivante
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La gestion de trésorerie et la performance financière des entreprises FCF EST
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La gestion de trésorerie et la performance financière des entreprises FCF EST
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En termes strictement descriptifs, cette notion peut être commentée à deux niveaux :
- Par le haut du bilan : ce mode de calcul démontre l’origine du FRNG et permet de
comprendre les causes de ses variations. Il représente l’excédent des capitaux permanents sur les
actifs immobilisés nets et, par conséquent, la part des capitaux permanents qui peuvent être
affectés au financement d’actifs circulants.
En d’autres termes, cette définition repose sur le concept de l’équilibre financier à MLT,
c’est-à-dire que les emplois stables doivent être financés par des ressources de même échéance.
Il est ainsi calculé :
- Par le bas du bilan : ce mode de calcul nous renseigne plutôt sur le mode d’utilisation du
FRNG qui repose sur le concept de la solvabilité à CT. Il représente l’excédent des actifs
circulants, liquides à moins d’un an, sur les dettes à CT exigibles à moins d’un an, et constitue
un élément important pour l’appréciation des conditions d’équilibre financier.
Il est ainsi calculé :
Mais, qu’elle soit abordée par le haut ou par le bas du bilan, c’est bien entendu d’une seule
notion de FRNG qu’il s’agit, même si le changement d’approche fournit deux points de vue et
deux éclairages différents sur la même grandeur.
L’interprétation du fonds de roulement se base sur trois (03) cas suivants :
1. FR > 0 : Un FR positif (+) signifie que l’entreprise arrive à financer l’intégralité de ses
immobilisations par ses capitaux permanents, et de dégager un excédent des ressources qui lui
permet de couvrir une partie de son cycle d’exploitation. Il représente aussi une marge de sécurité
pour l’entreprise qui lui permet de faire face aux décalages pouvant se produire entre les entrées
et les sorties de fonds et d’éviter les éventuels problèmes de trésorerie.
2. FR < 0 : Un FR négatif (-), signifie que les capitaux permanents n’arrivent pas à financer
l’intégralité des immobilisations, autrement dit l’entreprise finance une partie de ses
immobilisations par ses dettes à court terme (DCT). Dans ce cas, la situation de l’entreprise est
délicate.
3. FR = 0 : Un FR nul, indique une harmonisation totale entre la structure des emplois et
les ressources, c’est-à-dire que les actifs immobilisés sont financés seulement par les capitaux
permanents, et les actifs circulants couvrent strictement les dettes à court terme.
1.2. Le besoin en fonds de roulement, une sécurité financière à court terme :Par
définition, le BFR représente la part des besoins en financement liés à l’activité (exploitation ou
hors exploitation) non couverte par les ressources provenant de cette même activité.
Les BFR naissent des décalages temporels entre les décaissements et les encaissements des
flux liés à l’activité de production de l’entreprise. Autrement dit, des décalages qui existent dans
le cycle d’exploitation et de leur reproduction d’un cycle à l’autre.
Si l’on postule que le cycle d’exploitation est la résultante des flux physiques et de flux
financiers, alors les BFR naissent des décalages constatés entre ces deux catégories de flux.
Figure n°05 : Représentation schématique du BFR(9)
9 - RIVERT. A, « science de gestion : gestion financière : analyse et politique financière de l’entreprise » éd.
Ellipses, Paris, 2003, P : 27.
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La gestion de trésorerie et la performance financière des entreprises FCF EST
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1. BFR > 0 : un BFR positif, montre que les ressources cycliques ne parviennent pas à
financer tous les emplois cycliques : les actifs circulants sont supérieurs aux dettes circulantes.
L’entreprise doit alors financer ses besoins à court terme, soit à l’aide de son excédent de
ressources à long terme (fonds de roulement), ou à l’aide des ressources financières
complémentaires à court terme (concours bancaires).
2. BFR < 0 : un BFR négatif, signifie que les ressources cycliques (DCT) permettent de
financer la totalité des emplois cycliques (VE +VR) et de dégager un excédent de financement.
C'est-à-dire qu’à terme, l’entreprise aura des difficultés à rembourser ses dettes, ce qui se
traduit par une lacune en termes de sécurité à CT. Dans ce cas, l’optimisation de la gestion de la
trésorerie suggère une amélioration dans les délais clients, par rapport aux délais fournisseurs.
3. BFR = 0 : Cette situation signifie que les dettes à court terme financent la totalité des
emplois à court terme, sans dégager un excédent de ressource à court terme.
Dans tous les cas, les besoins éventuels de financement du cycle d’exploitation pour une
entreprise dépendent en grande partie de son pouvoir de négociation qui lui permet d’agir sur le
montant de ses créances clients ou de ses dettes fournisseurs. Cette négociation, comme nous
l’avons vu plus haut, entre dans le cadre de l’optimisation de la gestion de la trésorerie
l’entreprise.
1.3. La trésorerie nette, une sécurité immédiate : La trésorerie joue un rôle fondamental
dans l’entreprise dans la mesure où elle permet de réaliser un ajustement et un équilibre financier
à court terme entre le FRNG (qui dépend des décisions à LT) et le BFR (qui résulte des décalages
de temps à CT).
Cet équilibre est atteint si l’entreprise dégage une trésorerie nette qui se rapproche de zéro
(représentant une gestion optimale de la trésorerie), ce qui signifie que la situation financière de
l’entreprise est saine et qu’elle est même en mesure de financer un surcroît de dépenses sans
avoir recours à un emprunt. Autrement dit, elle nous permet de nous renseigner sur l’utilisation
33
La gestion de trésorerie et la performance financière des entreprises FCF EST
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Cette formule met en évidence la relation absolue de l’équilibre financier. Elle démontre
que la trésorerie résulte non seulement des opérations qui affectent les capitaux permanents et
l’actif immobilisé, mais également les actifs et les passifs courants. On déduit alors que, la TN
augmente soit par une augmentation du FRNG ou une diminution du BFR, et elle diminue suite
à une diminution du FR ou une augmentation du BFR.
• Par le bas du bilan, cet indicateur de sécurité financière se calcule ainsi :
34
La gestion de trésorerie et la performance financière des entreprises FCF EST
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n°16).
1. Première situation : FRNG+, BFR+, TN+ : Les BFR sont entièrement financés par des
ressources stables. A certains moments de l’année, l’importance du FR permet de dégager des
capitaux21
2. Deuxième situation : FRNG+, BFR+, TN- : Cas le plus fréquent : Le BFR est financé
par des ressources permanentes et par des emprunts à CT (un découvert bancaire). Il est prudent
de s’assurer de l’importance du découvert.
3. Troisième situation : FRNG-, BFR+, TN- : La TN finance intégralement les actifs
immobilisés et le cycle d’exploitation. Cette situation est délicate si elle devient récurrente, car
l’entreprise se retrouve dans une situation de déséquilibre financier22
figure n°16).
4. Quatrième situation : FRNG+, BFR-, TN+ : Les ressources dégagées par le cycle
d’exploitation viennent renforcer l’excédent de ressources stables pour dégager une trésorerie
structurellement positive. Dans cette situation, l’entreprise supporte un risque de sous-emplois
de capitaux
5. Cinquième situation : FRNG-, BFR-, TN- : Les BFR dégagent des ressources
permanentes, appelées ressources en fonds de roulement, pour financer une partie de l’actif
immobilisé. L’autre partie est financée par un découvert bancaire. Il convient de s’assurer que ce
découvert n’est pas trop important.
6. Sixième situation : FRNG-, BFR-, TN+ : Les ressources dégagées par le cycle
d’exploitation assurent le financement d’une partie de l’actif immobilisé. En d’autres termes, cela
signifie que les fournisseurs financent les investissements de l’entreprise. Cette situation
nécessite un renforcement des RS
2. La sécurité financière de l’entreprise à travers l’approche relative de la trésorerie
L’approche relative de la trésorerie est généralement représentée par l’analyse des
différents ratios. Ces derniers sont un rapport significatif entre deux grandeurs cohérentes ou
corrélées qui mettent toujours en jeu deux éléments, et s’expriment en pourcentage, en nombre,
ou en jours.
Ils constituent un outil puissant d’analyse puisqu’ils permettent de faciliter la
compréhension de la situation de l’entreprise et d’identifier rapidement d’éventuels problèmes.
Ils simplifient également l’exploitation de l’information en opérant une sélection des données les
plus significatives
Cette approche nous permet d’apprécier à la fois la sécurité, à travers les ratios de gestion,
ainsi que la performance financière à travers les ratios de liquidité qui traduisent une solvabilité
à CT.
2.1. Les ratios de liquidité, une expression de la performance financière de
l’entreprise :
Tableau n° 06 : les ratios de liquidité(11)
11 - : Réalisé par nous-même, à partir de l’ouvrage DOV Ogien « gestion financière de l’entreprise », éd. Dunod,
Paris, 2008.
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La gestion de trésorerie et la performance financière des entreprises FCF EST
Nador
Dans ce cas, nous pouvons affirmer que, plus généralement, la performance peut
s’exprimer par la capacité de l’entreprise à transformer ses actifs en liquidités, dans les délais les
plus courts possibles.
2.2. Les ratios de gestion, une expression de la sécurité et de la performance
financières de l’entreprise : La liquidité d'une entreprise est un phénomène temporel : les
encaissements et les décaissements s’échelonnent dans le temps. Les ratios « cinétiques » qui
sont des indicateurs de performance à ne pas négliger, rendent compte de ce facteur, et ils
mesurent la rotation des principales composantes du cycle d'exploitation. On calcule usuellement
trois ratios de délai d’écoulement concernant les grands types d’emplois et de ressources liés au
cycle d’exploitation :
– le délai d’écoulement de stock ;
– l’écoulement des créances clients ;
– le délai moyen des dettes fournisseurs.
2.2.1. Le délai d’écoulement de stock : Il existe une articulation de plusieurs délais
d’écoulement de stock en fonction de la nature différente des éléments stockés. Le calcul de ces
délais devient donc pertinent puisqu'ils donnent une idée de la qualité des marchandises en stock
(leur désuétude ou péremption), et surtout du degré de précision de l'entreprise dans ses pratiques
d'achat.
Cette différenciation d’éléments est surtout importante pour les entreprises industrielles car
elle explique les étapes du processus de production et sa durée :
- Le stock de MP ;
- Le stock de produits semi-ouvrés ;
- Le stock de PF.
Le calcul du délai d’écoulement des stocks de matières premières (ou produits semi-ouvrés)
fait intervenir au dénominateur la mesure du flux de sortie de stock ; il ne s’agit pas des achats
(flux d’entrée), mais du coût d’achat des matières consommées. Ce coût est hors taxe ; les stocks
étant évalués en HT.
Avec : coût d’achat des matières consommées = achats de matières premières + stock initial
matières – stock final matières
Les délais d’écoulement des stocks de produits finis correspondent à la durée moyenne de
réalisation des ventes. Cette durée recouvre deux éléments différents : la gestion logistique et la
commercialisation. Ce délai moyen est la traduction directe des efforts commerciaux de
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La gestion de trésorerie et la performance financière des entreprises FCF EST
Nador
L’idéal est bien entendu le paiement des clients en espèces. Plus la durée moyenne de
règlement est importante, plus le montant du BFR est élevé et plus la société est obligée de
trouver des fonds pour financer son exploitation (le délai de ce crédit ne devra pas dépasser 60
jours en moyenne).
2.2.3. Le délai moyen des dettes fournisseurs : Les fournisseurs accordent des délais de
règlement à l’entreprise ; ceux-ci sont mesurables en estimant leur durée moyenne à l’aide d’un
ratio fondé sur le montant de ces dettes au passif. Les mêmes limites et les mêmes précautions
que celles signalées lors du calcul du délai d’écoulement moyen des créances clients s’appliquent
pour le délai de paiement des fournisseurs.
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La gestion de trésorerie et la performance financière des entreprises FCF EST
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La gestion de trésorerie et la performance financière des entreprises FCF EST
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3.1. Les objectifs du tableau de flux de trésorerie : les objectifs du tableau de flux de
trésorerie sont :
de trésorerie d’exploitation ;
3.2. Présentation du tableau de flux de trésorerie : Les flux de trésorerie provenant des
activités opérationnelles peuvent être présentés de deux méthodes différentes :
3.2.1. Par la méthode directe : La méthode directe consiste à présenter les principales
catégories d’entrées et sorties de trésorerie liées aux activités opérationnelles à partir des
enregistrements comptables ou en retraitant les charges et produits des variations de besoin en
fonds de roulement, des transactions sans effet sur la trésorerie (charges d’amortissement, par
exemple) ou liées aux flux d’investissement et financement. Recommandée cette méthode
consiste :
- A présenter les principales rubriques d’entrée et de sortie de trésorerie brute (clients,
fournisseurs, impôts) afin de dégager un flux de trésorerie net ;
- A rapprocher ce flux de trésorerie net du résultat avant impôts de la période observée.
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La gestion de trésorerie et la performance financière des entreprises FCF EST
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La gestion de trésorerie et la performance financière des entreprises FCF EST
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La différence entre ces deux méthodes est que : la première raisonne en flux monétaires
qu’elle regroupe en différentes catégories d’encaisses et de décaissements, tandis que la seconde
part principalement du résultat net pour arriver à la variation de la trésorerie provenant des
activités d’exploitation.
3.3. Analyse des flux de trésorerie dans l’entreprise :
3.3.1. Analyse du flux de trésorerie de l’activité (FTA) : Le flux de trésorerie de l’activité
représente l’excédent de trésorerie généré par les activités principales de l’entreprise, c’est-à-dire
son chiffre d’affaires hors activités d’investissement et de financement. Cet excédent traduit la
création de richesse générée par l’entreprise, et est évidemment vital tout à la fois pour
rembourser les emprunts, autofinancer une partie des investissements, et verser des dividendes
43
La gestion de trésorerie et la performance financière des entreprises FCF EST
Nador
A l’inverse des deux flux suivants, le flux de l’activité se détermine de façon indirecte :
(FTA) = Capacité d’autofinancement (CAF) – Variation du BFR
La capacité d’autofinancement a pu augmenter soit parce que les ventes ont augmenté soit
parce que les ventes ont été plus profitables. Il est donc indispensable d’analyser la capacité
d’autofinancement en lien avec le pourcentage d’évolution des ventes et la capacité
d’autofinancement exprimée en pourcentage des ventes.
Le besoin en fonds de roulement a pu augmenter soit parce que les ventes ont augmenté
(crise de croissance), soit parce que les délais d’écoulement du BFR se sont dégradés sur la
période (crise de gestion du BFR). On ne pourra donc analyser correctement la variation du
BFR qu’au regard de l’évolution des ventes et des ratios d’écoulement du BFR : le BFR en
jours de ventes HT, le délai d’écoulement des stocks, le délai de paiement client et fournisseur.
Un flux de trésorerie de l’activité en forte baisse, voire négatif, ne traduit pas
nécessairement une situation dégradée. Ainsi, en période de forte croissance des ventes pour une
activité ayant un besoin en fonds de roulement élevé, l’augmentation du BFR sera telle qu’elle
rendra le flux de trésorerie de l’activité très faible, voire négatif. Une fois les ventes stabilisées,
le BFR cessera d’augmenter et la totalité de la capacité d’autofinancement se retrouvera ainsi
dans le flux de trésorerie de l’activité.
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La gestion de trésorerie et la performance financière des entreprises FCF EST
Nador
entreprise doit financer des investissements en matériel importants et va recourir à des emprunts
MLT, à moins que le flux de trésorerie de l’activité soit suffisamment élevé pour autofinancer
ses investissements.
D’une manière générale, l’entreprise génère de l’argent grâce à son activité. Elle en
consomme une partie (voire plus) lors de ses investissements et de son financement.
4. Les outils d’analyse de la performance financière de l’entreprise :
L’objectif ultime de chaque entreprise est de toujours améliorer sa performance pour
assurer sa pérennité et occuper une place sur le marché pour faire face à ses concurrents.
Cette notion de performance reste difficile à cerner, car elle ne fait pas l’unanimité autour
d’une définition ou d’une mesure précise. Elle dépend en effet de l’objectif visé, de la perspective
d’analyse choisie, ainsi que du champ d’intérêt de son utilisateur.
Pour notre part, nous avons choisi de consacrer notre étude à sa dimension financière et
économique.
Cette performance constitue un tableau de bord efficace qui parcourt les champs
d’application d’une société et permet de donner des renseignements sur sa santé financière.
C’est donc un outil de mesure et d’aide à la décision qui comprend trois axes essentiels : la
sécurité, la rentabilité et la solvabilité ; objet de notre étude.
Tout d’abord, l’axe de la sécurité où nous avons insisté sur l’analyse financière qui présente
une large panoplie d’outils de performance, avec une attention particulière aux outils de gestion
de la trésorerie à savoir le budget, les équilibres financiers, les ratios de trésorerie, et le TFT. Ces
derniers qui portent davantage sur la liquidité et la sécurité nous informent sur la contribution
que peut avoir l’optimisation de la gestion de la trésorerie à la performance financière de
l’entreprise.
Ensuite pour compléter notre étude sur ladite performance, il nous est nécessaire de
présenter quelques ratios de solvabilité et de rentabilité. Les premiers nous aident à examiner
l’autonomie financière de l’entreprise ainsi que sa capacité à rembourser ses dettes, alors que les
seconds nous permettent de mesurer la capacité des capitaux investis à dégager un certain niveau
de profit.
4.1. Les ratios de solvabilité : La solvabilité d’une entreprise peut être définie comme la
capacité de cette dernière à honorer ses engagements de moyens et long terme. Deux ratios
principaux sont utilisés pour apprécier la solvabilité des entreprises qui sont les suivants :
- Ratio de solvabilité générale : Ce ratio mesure la capacité de l’entreprise à payer la totalité
de ses dettes en utilisant l’ensemble de son actif. Il doit être supérieur à 1.
Les entreprises qui disposent d’indicateurs de performance financière peuvent évaluer avec
précision la rentabilité de leurs activités, les besoins en trésorerie pour assurer la pérennité de
celle-ci, le cycle d’exploitation des produits ou des services proposés sur le marché, et grâce aux
informations générées par des logiciels, les responsables sont en mesure de déterminer
précisément les délais de paiements des clients et des fournisseurs. Ces données permettent
d’estimer la santé financière de l’entreprise.
Ces indicateurs précités ne constituent qu’une partie des KPI (Key Performance Indicators)
car ils s’arrêtent seulement à la performance financière. Mais dans le cas d’une analyse plus
approfondie, il faudra apprécier également les indicateurs de performance commerciale,
organisationnelle et de responsabilité sociétale de l’entreprise, mais notre thématique nous
conditionne à la dimension financière uniquement.
L’objectif premier d’une entreprise est d’assurer sa rentabilité et sa pérennité aussi forte
que possible des capitaux engagés par l’exploitant ou les associés. Le recours à la gestion de la
trésorerie s’avère indispensable pour la prise de décisions de gestion cohérentes avec la stratégie
définie par l’entreprise. Les outils étudiés au préalable constituent des instruments d’aide à la
décision ayant pour objet la collecte et l’analyse d’information dans le but de porter une
appréciation sur la performance et la pérennité de l’entreprise, d’identifier et de prendre des
mesures correctives en vue de maîtriser les risques inhérents à la gestion de la trésorerie.
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- Commentaire : Le TCR présente des soldes intermédiaires de gestion (SIG) tous positifs.
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Le chiffre d’affaire est en augmentation : il est passé de 136 067 992 en 2015, à 182 903
786 en 2016 et pour atteindre 239 116 552 en 2017, cette hausse est due à l’augmentation des
volumes et des prix des ventes.
Le résultat net est positif durant les trois années d’études, ce qui indique que la station est
performante.
Fig. 08 : Représentation graphique de l’évolution des grands agrégats de gestion (16)
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1.1. La consommation :
Tableau 10 : calcule du ratio consommation/CA (18)
- Commentaire : Avec des taux situés autour de 92% par rapport au chiffre d’affaires en
2015 et en 2017, les niveaux de consommation sont très importants laissant ainsi une marge de
manœuvre minime à l’entreprise en matière de disponibilités. La station doit améliorer le niveau
de rationalisation de ses consommations.
1.2. Valeur ajoutée:« C’est le meilleur indicateur de mesure de l’activité de l’entreprise,
il traduit le supplément de valeur donné par l’entreprise dans son activité ».
Tableau 11 : calcule du ratio VA/CA(19)
D’après le graphe ci-dessus on constate une contribution faible de la valeur ajoutée dans le chiffre
d’affaire avec des pourcentages faibles avoisinant les 7.8% en maximum.
1.3. L’excédent brut d’exploitation: L’excédent brut d’exploitation correspond à ce qui
reste à l’entreprise après la rémunération du personnel et de l’état.
Tableau 12 : calcule du ratio EBE/VA (22)
- Commentaire : Les données chiffrées de ce tableau, nous montrent que l’EBE est positif
sur les trois années d’étude, avec une forte augmentation en 2017, c’est le même constat pour le
ratio (EBE/VA). Donc, les activités de la station-service ont dégagé suffisamment de richesse
pour la rémunération des différentes charges liée à son exploitation.
1.4. Le résultat à répartir :
Tableau 13 : Calcule du ratio résultat/CA(23)
- Commentaire :La station – service enregistre un chiffre d’affaires par agent en nette
progression en passant de 11 338 999.33 DA en 2015 à 19 926 379.33 DA en 2017. Cet indice
qui mesure la force productive du facteur travail, est évidemment à l’avantage de la station.
2. Détermination de la capacité d’autofinancement
La capacité d’autofinancement (CAF) représente la ressource dégagée aux cours d’un
exercice, par l’ensemble des opérations de gestion, C’est des ressources d’origine interne,
dégagée par l’activité de la station, qui permet à cette dernière d’assurer son développement et
faire face à ses dettes.
Ainsi le tableau suivant nous présente la CAF pour le cas de notre étude.
Le CAF est en évolution continue : 1 779 064 (26%) entre 2015-2016, et atteint 3 782 074
(44%) entre 2016-2017.
Fig. 13 : présentation graphique de l’évolution de la marge d’autofinancement(27)
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Les actifs courants de la station-service ont enregistré une augmentation entre 2015 et 2016
passant de 10 308 752 Dh à 14 594 997 Dh Contrairement à 2017 où la valeur diminue pour
atteindre 12 976 508 Dh.
Cette diminution résulte de la baisse des stocks : 725 732 en 2017.
1.3. Les passifs non courants :
Le passif courant enregistre une augmentation très importante de 2841077 Dh en 2016, par
apport au 2015 et [Link] accroissement s’explique par la hausse de la trésorerie passive.
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- Commentaire : Nous constatons un FR positif pour les trois années 2015,2016 et 2017,
ce qui signifie que la station-service a financé ses actifs immobilisés tout en générant des
excédents de ressources stables (10 008 369 Dh pour 2015, 11 753 007 Dh pour 2016 et 12 627
666 Dh pour 2017). Ils représentent une marge de sécurité qui pourront être utilisés en cas de
besoin à court terme, ceci constitue un bon indicateur, car il traduit une bonne structure
financière.
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- Commentaire : Le BFR est négatif durant l’année 2016, dans ce cas la station-service
procure des ressources de financement de son cycle d’exploitation, cela s’explique par le fait que
les dettes à court terme arrivent à couvrir la totalité des besoins à court terme (actif circulants).
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Pour les années 2015 et 2017, le BFR est positif, ce signifie un besoin de financement qui peut
être absorbé par le fonds de roulement positif dégagé.
- La représentation graphique de l’évolution de BFR :
Fig 15 : Diagramme représentant l’évolution du BFR (2015-2017)(32)
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- Commentaire : Au cours de ces trois exercices 2015,2016 et 2017 nous constatons que
le taux (excédents bruts d’exploitation/ventes) est positif : 5% en 2015, 4.6% en 2016 et 5.15%
en 2017, ce qui signifier que la station-service est rentable sur l’ensemble des années d’exercice.
Cependant, un ratio de tels niveaux reste insuffisant pour une station-service.
- Commentaire :Le ratio de la rentabilité financière est positif, avec une nette progression
en passant de 49.73% en 2015, 56.68 % en 2016 et 66.09% en 2017. Cela confirme la capacité
de la station-service a rentabilisé ses capitaux propres.
Donc la station-service « SHELL » est suffisamment rentable financièrement.
2.2.3. La Solvabilité
Tableau 22 : calcul de la solvabilité(37)
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- Recommandations :
- La station doit améliorer le niveau de rationalisation de ses consommations.
- Optimiser ses facteurs de production afin de maintenir les coûts à des niveaux bas.
- Elle doit offrir des services autour des carburants pour attirer de nouveaux clients et
augmenter ainsi sa rentabilité.
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CONCLUSION GENERALE
L’entreprise qui ne fait pas de profits se meurt lentement, mais l’entreprise qui n’a pas de
liquidités disparaît rapidement. Au fil des années, la gestion de la trésorerie qui était autrefois
qu’une simple exécution de budget, est devenue indispensable à la gestion d'entreprise, mais plus
particulièrement à toutes opérations nécessitant la circulation d'argent.
Sa gestion ne se limite pas uniquement à l’évaluation d’un solde en valeur, mais elle
nécessite aussi la maîtrise des axes stratégiques définis par l’entreprise, de ses divers acteurs et
de ses systèmes d’informations. Elle devrait être optimale.
Déterminée à partir des données comptables, la trésorerie est étudiée dans le prolongement
de l’analyse financière et prend en compte l’environnement interne et externe du service de
trésorerie dont l’activité est triple : prévoir, gérer et optimiser les flux et les risques.
A travers notre travail, nous avons en premier lieu, présenté la fonction de la trésorerie en
montrant comment elle est passée du poste de "trésorerie comptable" au poste de "centre de
profit", ainsi que le rôle important que joue le trésorier dans les choix stratégiques en matière de
politique financière et de gestion des risques. Sans oublier d’exposer la gestion de trésorerie par
sa définition, ses objectifs et ses enjeux.
En deuxième lieu, nous avons abordé le cœur de notre sujet qui est l’optimisation de la
gestion de trésorerie, en mettant l’accent sur ses conditions, ses techniques, ses politiques et
surtout ses instruments qui entrent dans le cadre de sa gestion prévisionnelle. Ensuite, dans une
optique de sécurité financière, nous avons procédé à une analyse des équilibres financiers et des
différents ratios afin de déterminer la situation financière de l’entreprise. Plus encore, nous avons
analysé le tableau des flux de trésorerie pour comprendre la variation de la trésorerie pendant la
période étudiée en identifiant la provenance et l'allocation des flux d'activité, d'investissement et
de financement et leurs répercussions sur la performance financière de l'entreprise puis sur son
rendement.
En dernier lieu, nous avons essayé de mettre en application tous les éléments étudiés dans
les deux précédents chapitres sur le cas station SHELL, pour voir concrètement l'impact que peut
avoir la gestion de la trésorerie sur la performance, la sécurité et le rendement financiers. A partir
desquelles, nous avons aboutis aux constatations suivantes :
• L’analyse des ratios de solvabilité et de rentabilité qui se sont avérés favorables, nous a
permis de déduire que l’entreprise est performante sur les deux années étudiées.
• L’analyse par l’approche bilancielles à travers l’étude des indicateurs de l’équilibre
financier, démontre que la structure financière de SHELL est équilibrée durant la période étudiée
; la trésorerie reste positive.
• L’analyse par l’approche relative indique que SHELL est solvable à court terme et peut
donc couvrir ses dettes en utilisant l’ensemble de ses actifs.
• L’analyse par l’approche dynamique explique l’insuffisance des FTE qui n’arrivent pas
à financer les investissements due à une mauvaise gestion du BFR.
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Bibliographia
Les ouvrages :
1 Source : BELLIER DELIENNE. A, KHATH.S « Gestion de la trésorerie », édition
Economica, Paris, 2000, P.28
4- BELLIER. D-A, KATH. S, « gestion de trésorerie », éd. Economisa, Paris, 2000, P :48.
5- élaborer par nous-même à partir des cours de gestion financière.
6 - COHEN. E, « analyse financière » éd. Ellipses, Paris, 2003, P : 249.
7 - COHEN. E, « analyse financière », éd. Economica, Paris, 2006, p : 250.
8- COHEN. E, « analyse financière », éd. Economica, Paris, 2006, p : 250.
9- RIVERT. A, « science de gestion : gestion financière : analyse et politique financière de
l’entreprise » éd. Ellipses, Paris, 2003, P : 27.
10 - A. Bouteley, L Wiart, M.L’Hostis, Fiche pratique de gestion, Gestion financière, 2009.
11- : Réalisé par nous-même, à partir de l’ouvrage DOV Ogien « gestion financière de
l’entreprise », éd. Dunod, Paris, 2008.
12- Revue algérienne d'économie et de gestion, Volume 10, Numéro :2.
13- Revue algérienne d'économie et de gestion, Volume 10, Numéro :2.
14- Source : à partir de TCR de la station-service « SHELL »
15- Source : nous-même a travers le comptable de de la station-service « SHELL ».
16- Source : nous-même a travers le comptable de de la station-service « SHELL ».
17- Source : à partir des documents interne de la station-service « SHELL ».
18 - à partir des documents interne de la station-service « SHELL».
19 - Source : nous-même a travers le comptable de de la station-service « SHELL ».
20- Source : nous-même a travers le comptable de de la station-service « SHELL ».
21 - Source : nous-même a travers le comptable de de la station-service « SHELL ».
22- Source : le comptable de de la station-service « SHELL » à partir du TCR .
23- Source : nous-même a travers le comptable de de la station-service « SHELL ».
24- Source : à partir des documents interne de la station-service « SHELL » .
25- Source : à partir des données de la station « SHELL » .
26- Source : à partir des données interne de la station.
27- Source : Nous même à partir des documents interne de la station-service « SHELL » .
28- Source : à partir des données interne de la station.
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Sites internet :
• [Link]
• [Link]/plan-de-trésorerie/
• [Link]
• [Link]/finance/tré[Link]
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• [Link]
• [Link]
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• [Link]
• [Link]
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