0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
200 vues7 pages

Concours Maths PC 2022

Ce document décrit le concours d'admission 2022 pour l'Ecole Polytechnique et les Ecoles Normales Supérieures. Il contient les informations sur la date, l'heure et la matière de la première épreuve pour la filière PC.

Transféré par

bessisnathane
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
200 vues7 pages

Concours Maths PC 2022

Ce document décrit le concours d'admission 2022 pour l'Ecole Polytechnique et les Ecoles Normales Supérieures. Il contient les informations sur la date, l'heure et la matière de la première épreuve pour la filière PC.

Transféré par

bessisnathane
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

ECOLE POLYTECHNIQUE - ESPCI

ECOLES NORMALES SUPERIEURES

CONCOURS D’ADMISSION 2022

LUNDI 25 AVRIL 2022


08h00 - 12h00
FILIERE PC - Epreuve n° 1

MATHEMATIQUES (XEULS)

Durée : 4 heures
L’utilisation des calculatrices n’est pas
autorisée pour cette épreuve
Notations
• Si z est un nombre complexe on note |z| son module.

• Si ` est un entier strictement positif, on munit l’espace vectoriel C` de la norme définie


par v
u `
uX
kxk = t |xj |2
j=1

pour x = (x1 , . . . , x` ).

• On note M` (C) l’ensemble des matrices de taille ` × ` à coefficients complexes.

• Si A ∈ M` (C), on désigne par σ(A) (le spectre de A) l’ensemble des valeurs propres
complexes de A, et
ρ(A) = max{|λ| ; λ ∈ σ(A)}
le rayon spectral de A.

• Étant donné un ensemble E, un point fixe d’une application φ : E → E est un élément x


de E tel que φ(x) = x.

Les trois premières parties sont mutuellement indépendantes. La quatrième partie utilise
des résultats établis dans la troisième.

1
Première Partie. Points fixes

1. Soit [a, b] un intervalle fermé borné de R. Si φ : [a, b] → [a, b] est continue, montrer que
φ possède au moins un point fixe.

2. Si φ : R → R est de classe C 1 et vérifie

(1) sup{|φ0 (x)| ; x ∈ R} < 1,

montrer que φ possède au moins un point fixe (on pourra étudier le signe de x − φ(x)
pour |x| assez grand). Montrer que ce point fixe est unique.

3. Au moyen de la fonction ψ(x) = 1 + x2 , montrer que dans la question précédente
l’hypothèse (1) ne peut pas être remplacée par

∀x ∈ R , |φ0 (x)| < 1.

4. Soit ` un entier strictement


P positif. On se donne une suite (vn )n>0 de vecteurs dans R`
telle que la série n kvn+1 − vn k converge.

(a) Montrer que la suite (vn )n>0 est convergente.


(b) Notons v ∗ la limitePde cette suite. Majorer kvn − v ∗ k au moyen d’un reste de la
somme de la série n kvn+1 − vn k.

5. Soit ` un entier strictement positif. Soit F une partie fermée de R` et soit φ : F → F une
application. On suppose qu’il existe k ∈ [0, 1[ tel que

∀x ∈ F, ∀y ∈ F, kφ(y) − φ(x)k 6 kky − xk.

(a) On choisit un point x0 ∈ F . Montrer que la formule xn+1 = φ(xn ) définit une suite
(xn )n>0 d’éléments de F , et que cette suite est convergente dans F .
(b) En déduire que φ possède un unique point fixe dans F .
(c) Ce point fixe étant noté x∗ , majorer kxn − x∗ k en fonction de kx0 − x∗ k.
(d) Dans ce qui précède, on suppose que

φ = θ| ◦ ·{z
· · ◦ θ},
m fois

où θ : F → F est une application et m > 2 est un entier. Montrer que θ possède un
point fixe, et un seul, dans F .

2
6. Soit g : [0, 1] → [0, 1] une fonction croissante (mais pas nécessairement continue). Montrer
que g possède au moins un point fixe. Indication: on pourra considérer l’ensemble

E = {x ∈ [0, 1] ; x 6 g(x)}.

Deuxième Partie. Matrices contractantes


 
λ a
1. Pour une matrice triangulaire T = ∈ M2 (C), calculer explicitement les puis-
0 µ
sances successives T n pour n entier strictement positif.

2. Soit A ∈ M2 (C) une matrice et soit  > 0 un nombre réel.

(a) Montrer l’existence d’un nombre réel α > 0 tel que pour tout entier positif n les
valeurs absolues des coefficients de An soient majorées par α(ρ(A) + )n .
(b) En déduire l’existence d’un nombre réel β > 0 tel que pour tout entier positif n et
tout x ∈ C2 on ait
kAn xk 6 β(ρ(A) + )n kxk.

3. Soit A ∈ M2 (C) une matrice et soit η un nombre réel strictement positif.

(a) Pour x ∈ C2 , montrer que la série


X
(ρ(A) + η)−n kAn xk
n

est convergente.
On note ∞
X
N (x) = (ρ(A) + η)−n kAn xk
n=0

la somme de cette série.


(b) Montrer que x 7→ N (x) est une norme sur C2 , qui satisfait l’inégalité suivante

∀x ∈ C2 , N (Ax) 6 (ρ(A) + η)N (x).

(c) Montrer qu’il existe un réel C > 0 tel que pour tout x ∈ C2 on ait

kxk 6 N (x) 6 C kxk.

3
4. (a) Si B ∈ M` (C) est diagonalisable, montrer qu’il existe une norme || · ||B sur C` telle
que ||Bx||B 6 ρ(B)||x||B pour tout x ∈ C` . Indication: on pourra vérifier que si
P ∈ GL` (C), alors x 7→ kP xk est une norme sur C` .
(b) Montrer qu’il existe une matrice C ∈ M2 (C) telle que, pour toute norme N sur C2
il existe y ∈ C2 tel que N (Cy) > ρ(C)N (y).
5. Soit φ : R2 → R2 une application et soit x∗ un point fixe de φ. Soit A ∈ M2 (R) une
matrice vérifiant ρ(A) < 1, et soit M > 0 un nombre réel. On suppose que φ satisfait
∀x ∈ R2 , kφ(x) − φ(x∗ ) − A(x − x∗ )k 6 M kx − x∗ k2 .
Montrer qu’il existe ε > 0 tel que pour tout x0 ∈ R2 satisfaisant kx0 − x∗ k < ε, la suite
(xn )n>0 définie par xn+1 = φ(xn ) (pour n > 0) converge vers x∗ quand n → +∞.

Troisième Partie. Fonctions de deux variables réelles

1. Soient a, b, c, d quatre nombres réels tels que a 6 b et c 6 d. Soit U un ouvert de R2


contenant [a, b] × [c, d]. Soit h : U → R une fonction de classe C 2 .
(a) Montrer l’identité
Z b
h(b, d) − h(a, d) − h(b, c) + h(a, c) = ĥ(s1 ) ds1 ,
a

où ĥ est définie par


d
∂ 2h
Z
ĥ(s1 ) = (s1 , s2 ) ds2 .
c ∂s1 ∂s2
(b) En déduire qu’il existe un point (s̄1 , s̄2 ) de [a, b] × [c, d] tel qu’on ait les deux égalités
∂ 2h
h(b, d) − h(a, d) − h(b, c) + h(a, c) = (b − a)ĥ(s̄1 ) = (b − a)(d − c) (s̄1 , s̄2 ).
∂s1 ∂s2
2. Soit I un intervalle ouvert de R. On se donne une fonction f : I → R de classe C 3 , telle
que f 0 (x) > 0 pour tout x ∈ I. Montrer que f est bijective de I sur l’intervalle ouvert
f (I).
On note g : f (I) → I sa fonction réciproque. Rappeler la valeur de g 0 (f (x)). Exprimer
g 00 (f (x)) en fonction des dérivées successives de f en x.
3. On conserve, jusqu’à la fin de cette troisième partie, les hypothèses et la notation de la
question précédente. Pour x, y ∈ I tels que y 6= x, on pose
xf (y) − yf (x)
Hf (x, y) = .
f (y) − f (x)

4
(a) Montrer que pour tous x, y ∈ I tels que y 6= x on a
Z 1
Hf (x, y) = x − f (x) g 0 (λf (x) + (1 − λ)f (y)) dλ.
0

(b) En déduire que Hf admet un unique prolongement par continuité à I × I tout entier.
On note encore ce prolongement Hf : I × I → R.
(c) Montrer que Hf est de classe C 2 sur I × I.
(d) Calculer Hf (x, x).

4. On suppose maintenant 0 ∈ f (I) et on note x∗ = g(0). Pour x ∈ I on note Ix l’intervalle


fermé d’extrémités x et x∗ .

(a) Soient x, y ∈ I. Montrer qu’il existe (x̄, ȳ) ∈ Ix × Iy , tel que

∂ 2 Hf
Hf (x, y) − x∗ = (x − x∗ )(y − x∗ ) (x̄, ȳ).
∂x∂y

(b) Calculer
∂ 2 Hf ∗ ∗
(x , x )
∂x∂y
en fonction des dérivées de f .

Quatrième Partie. Méthode de la sécante


Soit I un intervalle ouvert, borné ou non, de R. Soit f : I → R une fonction de classe C 3 .
On désire calculer une approximation d’une solution de l’équation f (x) = 0. Pour cela on met
en œuvre un procédé itératif appelé méthode de la sécante. En voici le principe :

Initialisation. On choisit deux nombres réels x0 , x1 ∈ I.

Itération. Soit n > 1. On suppose que les valeurs xk sont bien définies pour 1 6 k 6 n. On
considère la droite Ln passant par les points (xn−1 , f (xn−1 )) et (xn , f (xn )) du plan R2 ,
avec la convention que Ln est la tangente en (xn , f (xn )) au graphe de f lorsque xn = xn−1 .
Si Ln intersecte l’ensemble {(x, 0) | x ∈ I} en un unique point (x, 0) on définit xn+1 = x
et on poursuit les itérations. Sinon on considère que la méthode a échoué et on arrête
l’itération.

1. Illustrer la construction ci-dessus au moyen d’une figure. Lorsque f 0 > 0 sur I, exprimer
xn+1 en fonction de xn−1 , xn au moyen de la fonction Hf définie dans la question 3 de la
troisième partie.

5
2. Dans cette question, on examine le cas particulier d’une fonction polynomiale du second
degré f définie par la formule f (x) = (x − α)(x − β) où α et β sont réels et α > β. On
prend I =](α + β)/2, +∞[.
x−α
Pour x ∈ R on définit h(x) = x−β
, avec la convention h(β) = ∞.

(a) Pour x ∈ R montrer qu’on a |h(x)| < 1 si et seulement si x ∈ I.


(b) Expliciter la relation de récurrence satisfaite par la suite un := h(xn ) et en déduire
que la suite (xn )n>0 est bien définie quels que soient x0 et x1 dans I.
(c) Montrer que la suite (un )n>0 tend vers 0 et en déduire que (xn )n>0 tend vers α.

1+ 5
(d) Soit φ = 2
. Montrer qu’il existe un nombre réel strictement négatif s tel que
n
xn − α = O(esφ ).

3. On revient au cas général, f étant une fonction quelconque de classe C 3 . On suppose que
f s’annule en un point x∗ ∈ I, pour lequel f 0 (x∗ ) > 0.

(a) Montrer qu’il existe  > 0 tel que [x∗ − , x∗ + ] ⊂ I et f 0 > 0 sur l’intervalle
[x∗ − , x∗ + ]. On fixe un tel  pour la suite et on définit

∂ 2 Hf
M= sup (x, y) .
(x,y)∈[x∗ −,x∗ +]2 ∂x∂y

(b) On suppose que xn−1 , xn ∈ [x∗ − , x∗ + ]. Montrer que

|xn+1 − x∗ | 6 M |xn−1 − x∗ | · |xn − x∗ |.

(c) On fixe 0 ∈]0, ] tel que M 0 < 1. Montrer que si x0 , x1 appartiennent à [x∗ −0 , x∗ +0 ]
alors la suite (xn )n>0 est bien définie et converge vers x∗ .

Vous aimerez peut-être aussi