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Introduction aux Fonctions Numériques et Proportionnalité

Ce document traite de la notion de fonctions numériques et de proportionnalité. Il définit ces concepts de manière détaillée et fournit de nombreux exemples pour illustrer les différentes propriétés.

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Fonctions numériques

Proportionnalité

I Fonctions numériques

1°) Définition et notations

Définir une fonction f qui à x associe y c’est donner une formule mathématique qui permet
pour toute valeur donnée de x soit de dire que y n’existe pas (dans ce cas la valeur de x
n’appartient pas au domaine de définition de f) soit de déterminer y de façon unique.

1
Exemple : soit f la fonction qui à x associe y valant
x −4
2

Notations possibles :

f:3 0,2 ou f(3) = 0,2 (on dit que 0,2 est l’image de 3 et on dit que 3 est un antécédent
de 0,2)

Pour cette fonction f(-2) et f(2) n’existent pas.

Remarque : Une fonction peut être définie par plusieurs formules mathématiques à condition
que soit clairement précisée quelle formule on doit employer selon l’intervalle auquel
appartient la valeur de x (on parle alors de fonction définie par morceaux).

Exemple : Un représentant reçoit mensuellement un fixe de 800 € et une commission égale


à 10% des ventes réalisées à condition que celles-ci dépassent 3000 €. Si on note x le
montant en € des ventes mensuelles réalisées par le représentant et y la valeur en € de son
salaire alors y est fonction de x et on a :

si x ≤ 3000 alors y =800



 si x > 3000 alors y 0,1x + 800
=

2°) Représentation graphique d’une fonction


Soit une fonction qui à x associe y. A chaque valeur de x pour laquelle y existe on peut faire
correspondre un point d’abscisse x et d’ordonnée y dans un repère bien choisi (se donner un
repère c’est se donner deux axes gradués). L’ensemble de tous les points obtenus s’appelle
la représentation graphique de la fonction.

Exemple :

Reprenons l’exemple précédent. La représentation de la fonction qui à x associe y est :

y : valeur du
salaire
mensuel en €

x : montant des ventes mensuelles en €

D. Pernoux [Link]
3°) Cas particuliers qu’il faut bien connaître (fonction linéaires et fonctions affines)

a) Si y = ax alors la fonction qui à x associe y est appelée fonction linéaire et sa


représentation graphique est une droite qui passe par l’origine du repère. C’est un type de
fonction particulièrement important car on verra plus loin que ceci correspond au cas où
deux grandeurs sont proportionnelles.

b) Si y = ax+b alors la fonction qui à x associe y est appelée fonction affine et sa


représentation graphique est une droite.
Remarque : Si b = 0 on retrouve y = ax donc les fonctions linéaires sont des cas particuliers
de fonctions affines.

c) Représentations graphiques des fonctions linéaires et des fonctions affines:

yy

xx

D. Pernoux [Link]
II Proportionnalité

1°) Remarque préalable


La notion de proportionnalité peut être introduite en utilisant des suites (on définit ce que
sont deux suites de nombres proportionnelles) ou en utilisant des tableaux (on définit ce
qu’est un tableau de proportionnalité) ou en utilisant des grandeurs (on définit ce que sont
deux grandeurs proportionnelles). Dans le cadre de ce cours, on choisit, d’utiliser des
grandeurs.

2°) Définition

On note x la mesure d’une première grandeur et y la mesure d’une deuxième grandeur.

On dit que la deuxième grandeur est proportionnelle à la première s’il existe une fonction
linéaire f (donc une fonction du type x ax ) qui permet de passer de la mesure x de la
première grandeur à la mesure y de la deuxième grandeur. Dans ce cas on dit que a est le
coefficient de propotionnalité.

Exemple concernant un achat de pommes :

« Poids » des 3 5 8 16
pommes en kg
×1,5
Prix des 4,5 7,5 12 24
pommes en €

Si on appelle x le « poids » des pommes en kg et y le prix des pommes en €, on a (dans cet


exemple où on suppose que le prix est uniforme c’est-à-dire qu’il n’y a pas, par exemple, de
réduction pour un achat important) : y = 1,5 x

Dans cet exemple, le prix des pommes est proportionnel au « poids » des pommes.
Remarque : Le coefficient de proportionnalité 1,5 est ici le prix unitaire (en €/kg).

D. Pernoux [Link]
3°) Propriétés

Exemple de grandeurs proportionnelles : Exemples de grandeurs non proportionnelles :


Le salaire (si on est payé à l’heure) est Le “poids” d’un individu donné n’est pas
proportionnel à la durée du travail. proportionnel à sa taille

Propriété n°1 Age (en années) 2 6


x Durée du travail 4 12
(en heures) ×
×8 “Poids” (en 8 10
y Salaire (en euro) 32 96 kilogrammes)

8 (€ / h) est le coefficient de proportionnalité


Remarque : la fonction qui à x associe y est la fonction
linéaire x 8x

Propriété n°2 :
×3 ×3

Durée du travail 4 12 Age (en années) 2 6


(en heures)
Salaire (en euro) 32 96 “Poids” (en 8 10
kilogrammes)

Il s’agit de la propriété de linéarité pour


×3 ×3
la multiplication par un nombre :
f(kx) = kf(x)

Propriété n°3 :
+ +
Durée du travail 4 12 16 Age (en années) 2 8 10
(en heures)
Salaire (en euro) 32 96 128 “Poids” (en 8 10 16
kilogrammes)
Il s’agit de la propriété de linéari-
té pour l’addition :
+ +
f(x1 + x2) = f(x1) + f(x2)

Propriété n° 4 :
Si on fait un graphique les points sont tous sur Si on fait un graphique les points ne sont pas
une même droite passant par l’origine. tous sur une même droite passant par l’origine.

Remarques:
a) On peut écrire : a) Si j’ai 2 ans, je pèse 8 kg
Si je travaille 4 heures, je gagne 32 €
Si j’ai 1 an, je pèse 8 : 2 = 4 kg
:4
Si je travaille 1 heure, je gagne 32 : 4 = 8 €

×5
Si je travaille 5 heures, je gagne 5 × 8 = 40 €
b) On peut utiliser un “automatisme”appelé b) On ne peut pas utiliser le "produit en croix".
"produit en croix" qu'il ne
semble pas souhaitable
4 5 d'enseigner à l'école primaire :
4 x ? = 5 x 32
32 ?
Pour la notion de "règle de trois" voir page suivante.
D. Pernoux [Link]
Remarques concernant l’expression « règle de trois »

La signification précise de l’expression « règle de trois » peut varier d’un auteur à l’autre mais,
dans tous les cas, ce qui est sous-jacent c’est la procédure de « passage par l’unité » suivante :
.

4 pommes coûtent 2 €.
2
1 pomme coûte 4 fois moins donc coûte €.
4
2××5
2
5 pommes coûtent 5 fois plus donc coûtent 4 5 €.
4

On appelle assez souvent, me semble-t-il, « règle de trois » le fait de produire rapidement le


résultat final 4 ×25€
2× €5 sans nécessairement écrire des explications.
4

Mais cette procédure peut garder du sens si on produit ce résultat de la manière suivante :

On pense et/ou on dit : « 4 pommes coûtent 2 € ».

On écrit le nombre 2.

On pense et/ou on dit : « 1 pomme coûte 4 fois moins ».

On complète ce qu’on a commencé d’écrire : 2 .


4

On pense et/ou on dit : « 5 pommes coûtent 5 fois plus ».

On complète ce qu’on a commencé d’écrire : 2×5


2 ×5

44

D. Pernoux [Link]
4°) Pourcentages

a) Pourcentages pour décrire une situation (exemples) :

Premier exemple : dans une classe de 32 élèves il y a 12,5 % de filles.


12,5
Nombre de filles : 32 × =4
100

Deuxième exemple : dans une classe de 32 élèves il y a 8 filles.

Première présentation possible des calculs :


8
Pourcentage de filles : = 0,25 = 25%
32

Deuxième présentation possible des calculs :


8
Pourcentage de filles : × 100 % = 0,25 × 100% = 25 %
32

Troisième exemple :

b) Pourcentages pour décrire une évolution :

♦ Si des prix augmentent de t%, les nouveaux prix sont proportionnels aux anciens et le
t
coefficient de proportionnalité est égal à 1 +
100
Exemple : un objet qui coûtait 32 € va coûter après augmentation de 25 %
25
32 × (1 + ) € soit 32 × 1,25 € soit 40 €.
100
(attention : on a multiplié l’ancien prix par 1,25 pour trouver directement le nouveau prix mais si on
avait voulu calculer l’augmentation on aurait multiplié l’ancien prix par 0,25)

D. Pernoux [Link]
♦ Si des prix diminuent de t%, les nouveaux prix sont proportionnels aux anciens et le coefficient
t
de proportionnalité est égal à 1 -
100
Exemple : un objet qui coûtait 32 € va coûter après diminution de 25 %
25
32 × (1 - ) € soit 32 × 0,75 € soit 24 €.
100
(attention : on a multiplié l’ancien prix par 0,75 pour trouver le nouveau prix mais si on veut calculer
seulement l’augmentation on multiplie l’ancien prix par 0,25)

♦ On peut aussi retenir les formules suivantes :


Si une quantité est multiplié par c avec c > 1, cette quantité augmente de (c - 1) × 100%
Si une quantité est multiplié par c avec c < 1, cette quantité diminue de (1 - c) × 100%

♦ Pour trouver un pourcentage d’augmentation ou de diminution, on peut présenter les calculs ainsi :

Un prix passe de 130 à 133,38 €.


133,38
= 1,026 donc le prix est multiplié par 1,026 donc le prix augmente de (1,026 - 1) × 100 % donc le
130
prix augmente de 2,6 %.

Un prix passe de 140 à 139,16 €.


139,16
= 0,994 donc le prix est multiplié par 0,994 donc le prix diminue de (1 - 0,994) × 100 % donc le
140
prix diminue de 0,6 %.
nouvelle valeur
Remarque : dans les deux cas, on a calculé .
ancienne valeur

D. Pernoux [Link]
7°) Compléments concernant les registres utilisés pour parler de la proportionnalité

Registre de la langue naturelle


Registre symbolique
Chaque heure, un véhicule parcourt soixante kilomètres.
d  60  t

Soixante kilomètres sont parcourus par un véhicule


chaque heure. d
t
60

2

t 1 2 3
d
d 60 120 180

2
10
2
1 t
d 60 120 180 t

t 1 2 3

2

Registre des tableaux de valeurs 1

Chaque registre dispose de sa propre “grammaire” (règles de formation des écrits admissibles dans ce registre) 10 d

Passage d’un écrit à un autre dans un même registre (selon des règles internes au registre)
Registre des représentations graphiques cartésiennes
Passage d’un registre à l’autre (selon des procédures plus ou moins explicitées) D. Pernoux [Link]

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