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Supports de Textes - Légendes

Ce document contient plusieurs légendes et récits traditionnels provenant de différentes régions du monde arabe et d'Asie. Les histoires racontent des événements merveilleux ou surnaturels mettant en scène des personnages courageux.

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Kader Maz
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Textes supports

Lounja aux cheveux d’or


Il était une fois une très jolie princesse surnommée « Lounja aux cheveux d’or ». Elle était tellement belle que l’ogresse « el ghoula », en l’apercevant
jouer, décida de l’enlever. Malgré les pleurs et les cris de la petite fille, elle l’emmena dans la forteresse où elle habitait et la jeta dans la plus haute tour. La
petite princesse ne pouvait pas se sauver car il n’y avait pas de porte, seulement une fenêtre par laquelle entrait et sortait l’ogresse. En fait, el ghoula se servait
des longs cheveux de Lounja pour descendre de sa tour et, pour rentrer, elle appelait Lounja en chantant : « Lounja, Lounja, envoie-moi ta chevelure ! ». Ainsi,
ses cheveux lui servaient de corde pour escalader jusqu’à sa tour inaccessible.
Un jour, un prince se promenant dans la forêt, aperçut l’ogresse et décida de la suivre discrètement. Il la vit chanter quand soudain une superbe natte de
cheveux dorés s’élança de la fenêtre. El ghoula la saisit et monta jusqu’en haut de la tour. Etonné par ce manège, le prince décida de revenir le lendemain et, de
nouveau, l’ogresse escalada jusqu’en haut de la tour grâce à cette merveilleuse natte dorée. Le surlendemain, il guetta tôt le matin quand l’ogresse fut partie et
appela Lounja. Surprise d’entendre une autre voix, la princesse, devenue une belle jeune fille, se pencha et vit le prince. Subjugué par la beauté de Lounja, il lui
sourit et lui promit de venir la sauver dans la nuit quand l’ogresse dormira. Il prit une longue corde avec lui et escalada la tour. Une fois arrivé, il attacha
silencieusement la corde à un pilier près duquel l’ogresse dormait profondément. Puis il fit descendre la princesse et glissa à son tour le long de la corde. Une
fois qu’ils eurent touché terre, ils entendirent soudain les hurlements de l’ogresse qui s’était rendu compte de l’absence de la princesse.
Vite, ils montèrent sur le cheval du prince qui galopa pour traverser le fleuve. En se retournant, le prince aperçut l’ogresse les poursuivant et essayant à son tour
de traverser le fleuve. Le prince tendit sa main vers les eaux et dit : « Ô fleuve, mon ami, je veux sauver la vie de Lounja ! Protège-nous d’el ghoula, ne la
laisse pas traverser ! ». Soudain, le fleuve gonfla ses eaux. De grandes vagues et tourbillons menacèrent l’ogresse qui tentait de rattraper le prince… En vain,
car engloutie par les vagues, elle finit par se noyer.
Le prince arriva à son royaume, acclamé par sa famille, heureuse de le voir accompagné de la belle princesse. Quelques jours après, la princesse et le
prince firent un très beau mariage et ils vécurent heureux très longtemps…
Légende algérienne

La légende de Hammam El Meskhoutine


Il y a de cela très longtemps, vivait dans cette belle région de Guelma, une tribu puissante et redoutée dans tout le pays. Enfant déjà, le héros de
l’histoire s’illustre par son intelligence et sa supériorité dans le jeu avec les autres petits enfants de son âge. Homme, il devient le cavalier le plus valeureux de
toute la tribu. Rien ne paraissait pouvoir l’arrêter. Le valeureux cavalier avait une sœur qui, aussi, était la plus belle femme qu’on ait jamais vue dans toute la
région et même dans tout le pays, chose qui poussa hélas notre puissant cavalier à être persuadé de plus en plus de sa supériorité …
Le jour vint où notre cavalier, devenu le plus grand guerrier qu’ait connu tout le pays, voulut aimer une femme. Il n’en trouva point à son goût. La seule
qui lui plut fut sa propre sœur, laquelle ne s’opposa pas à cette idée. Les gens du village voulurent l’en dissuader et l’appeler à la raison ... Rien de cela ne
suffit. Il persista dans son entreprise, organisa la fête de mariage qui fut célébrée sur la plus belle colline de toute la vallée. Beaucoup ne voulant pas assister à
ce mariage incestueux quittèrent les lieux.
Les habitants de la région, enfuis, ne revinrent à cet endroit qu’un certain temps après cet « événement ». Ils n’en crurent guère leurs yeux. Ils se
trouvèrent devant une scène effrayante : les mariés furent pétrifiés au moment où ils allèrent officialiser leur union, ainsi que tous leurs invités. Cette effroyable
scène se tient de nos jours au même endroit, les mariés sont toujours là se regardant, les invités discutant et écoutant de la musique, le juge s’enfuyant sur la
montagne d’en face ... tous changés en pierre... pour rester une leçon pour l'éternité.
Légende algérienne
L'héroïne Gouraya !
À Béjaïa, vivait autrefois Gouraya, une célèbre femme reconnue pour sa forte personnalité, sa volonté d'acier et son courage exemplaire. Excédé
d'entendre sans cesse vouer les louanges de cette femme aux multiples qualités, le chef de la tribu ordonna, un jour, de la capturer et de la jeter au cachot.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Pendant que Gouraya croupissait derrière les barreaux, une horde de bandits de grands chemins, envahit le village. Pillant,
détruisant et écrasant tout sur son passage. Gouraya demanda, alors, à être libérée sur-le-champ en jurant qu'elle ne ferait qu'une bouchée de ces hors-la-loi. Une
fois dehors, elle sollicite du chef du village, un gros sac d'or et des bijoux, dont elle se servirait comme appât.
Pour mettre en branle son petit stratagème, Gouraya traverse le village en semant soigneusement “le butin” sur tout le long de son passage. Les brigands n'y
virent que du feu. Ils la suivirent à la trace en remplissant leurs musettes, de cette moisson exceptionnelle. Gouraya, se sachant pistée par les bandits, prit alors
la direction de la mer et se jette à l'eau. Totalement absorbés par leur “cueillette”, ils s'enfoncent, la tête en avant, comme des moutons de panurge, dans la
grande bleue, se noyant les uns après les autres. Gouraya, en excellente nageuse, regagna le rivage au prix de quelques brasses. Elle fut accueillie en héroïne par
la population de Béjaïa.

Nadia AREZKI

La cruche magique
Il y avait une fois, prés de la mer, un jeune homme nommé Liu. Il était tellement désespéré qu’il ne pouvait dormir. Alors un vieil homme lui apparut :
« Liu, tu as été courageux, lui dit-il, et pour cela je te donne cette cruche magique. Tu n’auras qu’à lui dire : « cruche, donne-moi du sel », et elle se remplira
de cet aliment précieux. Ensuite tu lui diras : « arrête-toi, je te remercie, et elle se videra ».
Chaque jour, il vendait son sel et devenait riche. Chen, son frère était rongé de jalousie. Il vola la cruche et s’enfuit sur son bateau en plein mer et
prononça la formule magique. Aussitôt la cruche se remplit et le sel envahit le bateau. Celui-ci alourdi, s’enfonçait, … s’enfonçait de plus en plus dans l’eau.
« Au secours ! Au secours ! Je coule … » criait Chen qui ne connaissait pas la formule magique qui permettait d’arrêter la cruche. Alors le bateau, Chen et la
cruche tombèrent au fond de la mer.
Depuis ce jour, le sel continue, toujours, à déborder de la cruche ; c’est pour ça que la mer est devenue salée.
Légende d’Asie

La Reine d’Asie
Il y a bien longtemps, une reine régnait sur l’Asie. Elle était bien aimée de tout son peuple ; et son pays était tranquille. En Europe, il y avait une autre reine
qui était méchante. Elle était jalouse de la reine d’Asie parce qu’elle était tellement gentille.
Un jour, la reine d’Europe envoya un oiseau magique pour la voler. Ce dernier était immense, très puissant et aucun soldat ne lui résistait. L’oiseau prit la
reine dans ses griffes, et s’envola dans le ciel. Arrivé très haut, le collier de perles qu’avait la reine autour de son cou, se détacha et les perles s’éparpillèrent
dans le ciel.
Depuis ce jour, les étoiles qu’on voit briller, ce sont les perles de la bonne reine.
Légende – Hachette D.R
La légende du Sahara
Une légende arabe raconte qu'autrefois, la terre était un immense jardin peuplé de grands palmiers, de jasmins parfumés et de rossignols dont le chant
suave inondait le paysage verdoyant d'une cascade de mélodie. A cette époque, tous les hommes étaient francs et loyaux, à tel point que le mot "mensonge"
n'existait pas.
Mais, un jour, quelqu'un en a dit un tout petit, sans importance, mais s'en était fini du prodige.
Alors Allah réunit les hommes :
─ « Chaque fois que vous mentirez, leur dit-il, je jetterai un grain de sable sur le monde ».
Les hommes haussèrent les épaules :
─ « Un grain de sable ? …On ne le voit même pas »
Et pourtant, de mensonge en mensonge, petit à petit, le sable commence à recouvrir toute la région : le Sahara s'est formé, avec de ci, de là, quelques traces de
l'ancien Éden, car tous les hommes ne mentent pas.
Légende marocaine
La légende des deux sœurs
Il y a très longtemps, un vieux pêcheur vivait à Ghazaouet avec ses deux jolies petites filles. Il aimait beaucoup ces dernières et, le temps passa et, ainsi
elles grandirent et devinrent de jolies femmes.

Un jour, deux frères vinrent les demander en mariage. Les filles étaient contentes mais, le père refusa de les marier à ses hommes car ils étaient des
personnes malhonnêtes. Alors, quand la nuit tomba, le père s’endormait profondément et les filles se sauvèrent de la maison pour rejoindre les deux hommes
et partirent ensemble sur une petite barque dans la mer.
Lorsque le père se réveilla, il ne trouva pas ses filles et comprit ce qui se passa. IL était tellement déçu qu’il demanda à Dieu de les empêcher d’aller plus loin
avec ces deux bandits par n’importe quel moyen. Par miracle, son vœu s’est réalisé : la mer s’agita si fort que les deux frères se noyèrent et les deux filles
résistèrent mais se transformèrent en deux grands rochers qui s’exposèrent, depuis ce temps-là, non loin du port de Ghazaouet.
Légendes populaires

La légende de Lalla Kh’didja


D’après une légende qui se transmet de génération en génération et qui remonte à un passé très lointain, Kh’didja était dotée de pouvoirs surnaturels. Elle
pouvait par exemple déplacer les objets, tisser la laine, préparer le repas, moudre le blé et réaliser d’autres tâches ménagères rien qu’en fermant les yeux et en
pensant très fort à ce qu’elle voulait accomplir, le tout sans exécuter aucun geste. Kh’didja, qui était bergère, pouvait se transformer en chacal pour surveiller
son troupeau lorsqu’elle se trouvait dans les pâturages.
Un jour, un villageois suivit discrètement la jeune bergère dans les champs. Tout en gardant, respectueusement, ses distances de la jeune fille, le curieux
aperçu un spectacle inimaginable. C’était l’heure de la prière du D’hor, lorsque Kh’didja s’est littéralement envolée vers le plus haut sommet de la montagne de
Djurdjura alors qu’elle avait, au préalable, confié son troupeau à un chacal.
Le lendemain, une poignée de villageois voulant vérifier la véracité des propos tenus par le curieux, décide de suivre la jeune bergère. Ils eurent à constater les
mêmes faits. Suite à cela, le sommet de cette montagne fut rebaptisé au nom de la bergère « Lalla Kh’didja » et devint, de fait, un lieu de culte et un lieu de
pèlerinage après la mort de la jeune fille.
Légende kabyle

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