Cours Opérations Unitaires
Cours Opérations Unitaires
كليــــــة :التكنولوجيا
اﻟﻤﻮﺳﻢ اﻟﺪراﺳﻲ2021/ 2022 : قســــــم :هندسة الطرائق وبتروكيمياء
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
Chapitre 1
Généralités et rappel sur les équilibres liquide-vapeur
I.1. Généralités sur les opérations unitaires :
De la matière première au conditionnement du produit fini, toute production chimique fait
appel, quelle que soit l’échelle, à une suite coordonnée d’opérations fondamentales distinctes et
indépendantes du procédé lui-même que l’on appelle opérations unitaires. Tout procédé peut se
ramener à une combinaison d’un nombre restreint d’opérations unitaires.
Le principe fondamental de toute opération unitaire est toujours le même, à savoir la
préparation et la mise en contact intime des phases en présence pour assurer le développement des
réactions, les mécanismes de transport et de transfert de masse (ou matière), de chaleur et de quantité
de mouvement qui ont lieu durant la chaîne de transformation, ainsi que la séparation des constituants
du mélange résultant.
Les opérations unitaires représentent donc un concept utilisé par les ingénieurs chimistes afin
de permettre de façon optimale la transformation des substances brutes déterminées en un ou plusieurs
produits (naturels ou artificiels) commercialisables ou en produits de base destinés à une autre usine
chimique.
Le choix d’une opération unitaire dépend de différentes considérations :
– La possibilité effective de séparation sur des bases thermodynamiques ;
– La possibilité offerte par la cinétique physique d’avoir un transfert plus ou moins rapide selon
la nature des phases en présence ;
– La volonté d’utiliser préférentiellement certaines sources d’énergie (par exemple l’énergie
électrique) ;
– Le souhait d’économiser de l’énergie ou de diminuer les frais de fonctionnement ainsi que
celui d’abaisser les coûts d’investissement.
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
PT = i =1 Pi
n
(I.1)
Puisque la pression partielle (Pi) constitue une fraction de la pression totale (PT), alors il vient :
Pi = yi pT (I.2)
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
PA PB
PT = (I.6)
PB − yB ( PB − PA )
On obtient le tracé d'une droite et d'un arc d'hyperbole.
L'expérience montre que 3 zones peuvent être différenciées :
- Partie supérieure : phase liquide homogène ;
- Partie comprise entre les deux courbes : 2 phases (liquide et vapeur) présentes simultanément ;
- Partie inférieure : phase vapeur homogène.
La droite est nommée courbe d'ébullition et l'arc d'hyperbole courbe de rosée. On remarque
logiquement que pour xB et yB égaux à 1, la pression totale est égale à la pression de vapeur saturante
de B car on se trouve en présence d'un seul composé. Le raisonnement est le même pour A si xA et
yA sont égaux à 1 (c'est à dire xB et yB égaux à 0).
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
PA xA
yA = (I.8)
PT
Après avoir identifié le domaine de températures pertinent pour le binaire A-B, on choisit
différentes valeurs de la température dans cet intervalle et pour chaque température, on calcule les
pressions de saturation de A et B avec les relations d’Antoine (I-4) puis les valeurs de xA et yA avec
les relations (I-7) et (I-8).
On en tire comme conclusion que contrairement à un corps pur l'ébullition ne s'effectue pas à
une température fixe mais dans un intervalle de température.
La manipulation permet donc de distinguer trois zones (inversées par rapport au diagramme
isotherme) :
- Partie supérieure : phase vapeur homogène ;
- Partie comprise entre les deux courbes : 2 phases (liquide et vapeur) présentes simultanément ;
- Partie inférieure : phase liquide homogène.
La courbe inférieure est nommée courbe d'ébullition (T en fonction de xB) et la courbe
supérieure est la courbe de rosée (T en fonction de yB). Le terme courbe de rosée s'explique par
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
Remarques importantes :
1) On remarque logiquement que pour xB et yB égaux à 1, la température est égale à la température
d'ébullition de B car on se trouve en présence d'un seul composé. Le raisonnement est le même
pour A si xA et yA sont égaux à 1 (c'est à dire xB et yB égaux à 0).
2) La température d'ébullition d'un mélange quelconque se lit sur la courbe d'ébullition.
3) Les deux variances dans le domaine biphasique ont une application directe dans la lecture des
compositions des mélanges liquide-vapeur. Si on connaît la pression totale (ceci fixe le
diagramme isobare à utiliser) et la température (ceci fixe le palier dans le domaine liquide-vapeur)
les compositions des phases liquide et vapeur sont obtenues en se reportant sur la courbe
d'ébullition pour la phase liquide et sur la courbe de rosée pour la phase vapeur. Cette "recette"
(d'ailleurs démontrable) prouve donc bien que seules les connaissances de P et T sont nécessaires.
4) On remarque que la composition d'un mélange liquide-vapeur montre toujours que la phase
vapeur est plus riche que la phase liquide en le composé le plus volatil (B) : ceci a une application
directe en distillation.
5) Comme dans le cas d'un corps pur, un mélange binaire liquide est soumis dans l'air à une
évaporation même s'il se trouve en dessous de sa température d'ébullition.
Pour deux composés i et j, on définit la volatilité relative, αij a par le rapport suivant :
Ki
ij = (I.10)
Kj
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La séparation entre i et j est d'autant plus difficile que αij a est voisin de 1.
Soit un mélange binaire A-B sous une pression constante P, avec les lois de Dalton et de
Raoult on peut déterminer les relations suivantes :
pA
= (I.11)
PB
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
2. Les garnissages : Le contact entre les deux phases est continu tout le long de la colonne. Les
performances de cette technologie dépendent de sa capacité à disperser les flux liquide et
vapeur afin de maximiser la surface de contact et à éviter la formation de chemins préférentiels
forts préjudiciables.
Fig. 01
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
−1 −1
L L L+D D
Rinterne = = = = 1 + ……………. (1)
V L+D L L
−1 −1
L L V − L V
Rexterne = = = = − 1 ………….…. (2)
D V −L L L
Chaque plateau est un contacteur gaz-
liquide. Les courants liquide et vapeur qui
entrent dans le plateau ne sont pas à
l'équilibre. Les courants liquide et vapeur
qui sortent du plateau sont à l'équilibre
thermodynamique (dans le cas idéal où le
plateau est équivalent à un étage
théorique). La fonction de chaque plateau
est d'amener à l'équilibre les courants qui
vont en sortir.
II.2.1. Bilan matière
On distingue sur la figure ci-contre les
trois zones sur lesquelles nous allons
écrire les bilans matières :
Zone de rectification (1)
Zone d'épuisement (2)
Toute l'unité (3)
Pour chaque zone, le bilan matière total et
partiel, en régime permanent, se résume à
l'équation simple :
Fig. 03
• Bilan matière global sur l'unité (la zone 3 fig. 03)
Ce qui entre = Ce qui sort
F = D + B …………………………..…… (3)
• Bilan matière partiel (soluté) sur l'unité :
z F F = xD D + xB B …………………….….. (4)
z F F = xD D + xB ( F − D)
F (z F − xB ) = D( xD − xB )
D (z F − xB ) B (z F − xD )
= et = ………… (5)
F ( xD − xB ) F ( xB − xD )
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
yn+1Vn+1 = xn Ln + xD D
Ln D
yn +1 = xn + xD ……….. (7)
Vn +1 Vn +1
L'équation ci-dessus relie la composition du liquide xn avec celle de la vapeur yn+1 : il s'agit donc
des compositions de deux courants qui se croisent. Cette équation définit la ligne opératoire de la
zone de rectification. Dans un diagramme y vs x, on trouvera sur la ligne opératoire les points de
coordonnées (xn, yn+1) qui correspondent à deux courants qui se croisent.
Lm B
ym+1 = xm − xB ……………… (9)
V m+1 V m+1
On obtient ainsi l'équation de la ligne opératoire de la zone d'épuisement.
Remarque : Les lignes opératoires ne sont pas des droites (pas encore), car à priori, les débits des
courants liquide et vapeur peuvent changer dans la colonne.
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
Pour tracer une droite il faut soit connaître deux points, soit connaître un point et la pente.
Nous allons chercher un point particulier de chacune des droites opératoires en trouvant l'intersection
de ces droites avec la droite y=x.
Zone de rectification :
L D L D V − L D D
y = x = x + xD x 1 − = xD x = x = xD x = xD
V V V V V V V
La droite opératoire de la zone de rectification passe donc par le point de coordonnée [xD, xD]
L
et a une pente égale à de pente .
V
Zone d’épuisement :
L B L B V − L −B B
y = x = x − xB x 1 − = xB x = x = − xB x = x B
V V V V V V V
La droite opératoire de la zone d’épuisement passe donc par le point de coordonnée [xB, xB]
L
et a une pente égale à .
V
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
Un liquide sous refroidi, non seulement va descendre dans la zone d'épuisement mais il va
aussi entrainer la condensation d'une partie de la vapeur présente sur le plateau. De même, pour une
vapeur surchauffée qui entraînera la vaporisation d'une partie du liquide.
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
Considérons les équations des deux droites opératoires et cherchons l'intersection de ces deux
droites. Il faut résoudre :
L D L B
y= x + xD (e1) et y = x − xB (e2)
V V V V
On multiplie (e1) par V, et (e2) par V , et on retranche les 2 relations :
( ) ( )
yV = xL + xD D et yV = xL − xB B y V − V = x L − L + ( xD D + BxB )
Mais
zF F = xD D + xB B …………………… (12)
( ) (
y V − V = x L − L + zF F)
y= x
( L − L) + z F ………… (13)
(V − V ) (V − V )
F
Ainsi l'intersection des deux droites vérifie l'équation (13) qui est l'équation d'une troisième
droite qu'on appelle la droite de l'alimentation. On introduit alors le coefficient, q, comme
caractérisant les variations du débit liquide entre les zones de rectification et d'épuisement. Cette
variation va être quantifiée par rapport au débit F. On appelle q, la fraction de F qui descend sous
forme liquide :
L−L
L = L + qF q = …………………..….. (14)
F
On a aussi
V −V
V = V + (1 − q ) F (1 − q ) = ………….. (15)
F
En utilisant ces relations, l'équation (13) de la droite d'alimentation s'écrit :
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
q zF
y = x + ……………………….. (16)
q −1 1 − q
Un point particulier de la droite d'alimentation s'obtient en cherchant l'intersection avec la
droite y=x :
q zF q z x zF
y = x = x + x − 1 = F = x = zF
q −1 1 − q q −1 1− q q −1 1− q
La droite d'alimentation passe donc par le point de coordonnées z F , z F et sa pente vaut
q
.
q −1
Le coefficient q peut aussi être relié au bilan enthalpique sur
l'étage d'alimentation (supposé adiabatique) :
F H F + L H L + V HV = L H L + V HV …………….. (17)
et H LV = HV
F H F + L H L + V HV = L H L + V HV
( )
F H F = H L L − L + HV V − V ( )
Et avec (14) et (15) : F H F = H L q F + HV (1 − q ) F ( HV − H F ) = q ( H V − H L )
q=
( HV − H F ) …………………………. (18)
( HV − H L )
Cette relation permet de calculer q dans les situations complexes.
Pour une alimentation qui est sous forme d'un liquide sous-refroidi, le terme (HV − HF) correspond à
l'énergie nécessaire pour réchauffer le liquide jusqu'à sa température d'ébullition (point de bulle, Tb)
puis pour le vaporiser. On remarque que (HV – HL) correspond à la chaleur latente de vaporisation du
liquide, HVap . On a donc l'expression :
CPL (Tb − TF )
Liquide sous-refroidi : q = 1 + ………………. (19)
HVap
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
Le condenseur et le rebouilleur sont alimentés par des fluides caloporteurs. Afin d'obtenir le
transfert de chaleur, il faut une certaine différence de températures entre les fluides. On trouvera dans
les tableaux ci-dessous les différences de températures qui sont en général utilisées en fonction de la
nature des fluides caloporteurs utilisés.
Fluide caloporteur du condenseur Gamme de ΔT (OC)
Système de réfrigération 3-10
Eau de refroidissement 6-20
Fluide de procédé 10-20
Eau bouillante 20-40
Air 20-50
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
Où y n est la composition d'une vapeur hypothétique qui serait en équilibre avec le liquide Ln .
Où xn est la composition d'un liquide hypothétique qui serait en équilibre avec la vapeur Vn .
L'efficacité de Murphree n'est pas une constante et peut changer d'un plateau à l'autre. En
utilisant les définitions précédentes on peut envisager une version modifiée de la construction de Mc
Cabe et Thiele. Sur la figure suivante, on présente les constructions sur la base des efficacités soit en
phase vapeur soit en phase liquide. Une vapeur correspondant au point a été en équilibre avec un
liquide correspondant au point b. Le liquide qui sort réellement du plateau avec la vapeur correspond
ac
au point c tel que : EML = .
ab
De même, un liquide correspondant au point d
serait en équilibre avec une vapeur
correspondant au point e. La vapeur qui sort
réellement du plateau avec le liquide correspond
df
en fait au point f tel que : EMV = .
de
L'efficacité de Murphree est une information précise mais difficile à calculer. Souvent on
utilise le concept d'efficacité globale d'une colonne qui se définit comme le rapport du nombre de
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
plateaux théoriques nécessaires pour obtenir une certaine séparation sur le nombre de plateaux
réellement utilisés.
Nbre d ' étages théoriques
EGLOBALE =
Nbre d ' étages réels
Les isothermes dans les zones monophasiques liquide ou vapeur indique le niveau enthalpique
d'un liquide sous refroidi ou d'une vapeur surchauffée. L'utilisation de la règle des bras de levier
inverse permet le calcul des quantités respectives de chacune des phases d'un mélange liquide vapeur.
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
qB par :
QD Q
qD = et qB = B
D B
On remarque que :
qD 0 et qB 0
❖ Bilan enthalpique :
H n+1Vn+1 + qD D = hn Ln + hD D ………. (3.3)
(3.1) + (3.1) yn +1 ( Ln + D ) = xn Ln + xD D Ln ( yn +1 − xn ) = ( xD − yn +1 )
Ln xD − yn +1
= …………….……. (3.4)
D yn +1 − xn
H n +1 ( Ln + D ) + qD D = hn Ln + hD D Ln ( H n +1 − hn ) = D ( hD − qD ) − H n +1
Ln ( hD − qD ) − H n +1
= …………………. (3.5)
D H n +1 − hn
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
xD − yn +1 ( hD − qD ) − H n +1
(3.4) + (3.5) =
yn +1 − xn H n +1 − hn
H n +1 − hn ( hD − qD ) − H n +1
= ……………. (3.6)
yn +1 − xn xD − yn +1
L'équation 3.6 s’interprète facilement sur le diagramme enthalpique (h-H) vs (x-y). En effet, le
membre de gauche correspond à la pente de la droite qui passe par les 2 points de coordonnées xn , hn
et yn +1 , H n +1 alors que le membre de droite correspond à la pente de la droite passant par les deux
points xD , hD , qD et yn +1 , H n +1 . Si deux droites passent par un même point et ont même pente alors
définie s'appelle la droite opératoire. Les points 1 et 2 correspondent aux courants liquide et
vapeur qui se croisent entre deux plateaux. Le point 3 s'appelle le pôle P' de la zone
d'enrichissement. Il existe une droite opératoire particulière pour chaque croisement des courants
liquide et vapeur, cependant, toutes les droites opératoires passent par le pôle P'.
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
Ln y −x
= n +1 D ……………….. (3.8)
Vn +1 xn − xD
Vn +1 H n +1 + qD − hD = Ln hn + qD − hD
Ln H − ( hD − qD )
= n +1 ……………….. (3.9)
Vn +1 hn − ( hD − qD )
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
Les équations [3.8 et 3.9] donnent la valeur du reflux interne (L/V) entre les étages n et (n+1) et
correspondent sur le graphe au rapport des segments Vn+1P' sur Ln P' :
Ln Vn +1 P
= ……………….. (3.10)
Vn +1 Ln P
Avec la méthode de Ponchon-Savarit, on détermine, à chaque niveau, la valeur du reflux interne qui
n'est pas forcément constant.
dernier point étant le pôle, P'', de la zone d'épuisement. Dans la zone d'épuisement toutes les droites
opératoires qui caractérisent le croisement des courants liquide et vapeur entre deux plateaux passent
par le pôle P''.
hF F + qB B + qD D = hD D + hB B
B zF − xB hF − ( hB − qB )
= =
D xD − zF ( hD − qD ) − hF
( hD − qD ) − hF =
hF − ( hB − qB )
…………….. (3.15)
xD − z F z F − xB
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
Où y n est la composition d'une vapeur hypothétique qui serait en équilibre avec le liquide de
composition xn. Sur le graphe ci-dessous, en supposant que la vapeur sortant de l'étage est une vapeur
saturée, on place le point yn correspondant à la vapeur réellement produite ainsi que le point y n qui
serait en équilibre avec xn. On peut ainsi trouver une courbe de pseudo-équilibre de la vapeur qui
pourrait être utilisée pour faire la construction de Ponchon-Savarit.
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
III.2. Principe
Soient B et S les deux solvants et A le soluté qui se distribue entre ces deux phases. Avec B
le diluant et S solvant (A et C) (C un solvant pur).
Ces phases sont misées en contact pour favoriser le transfert du soluté. La densité des deux
phases son différentes donc séparées par décantation. Ces étapes sont réalisées dans un bac
mélangeur-décanteur représenté sur la figure I.1.
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
III.3. Applications
L’extraction liquide-liquide a pour but de concentrer, de séparer et de purifier. Parmi les
nombreuses applications, on cite :
Recyclage des solvants ;
Purification des principes actifs (exp : la pénicilline, les antibiotiques, les vitamines A, B12 et C,
les aliments alimentaires dans le domaine pharmaceutique) ;
Extraction des métaux (cuivre, molybdène, vanadium, tungstène, chrome) dans l’industrie
d’hydrométallurgie ; - Récupération de l’uranium.
Le mélange de E et R donne une solution M qui se trouve sur le segment qui relie les points
ternaires E et R.
Comment trouver dans ce cas, la position du point M sur ce segment pour lire sa composition
?
La position du point M sur la droite ER est donnée
par le rapport des longueurs :
ER M
=
EM R
R ER
Où : M EM = R ER EM =
M
Avec : M= E+R
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
T1>T2>T3
K 1 K 1 K =1
III.4.7. Le choix de solvant
Le solvant d’extraction doit avoir les caractéristiques suivantes :
Peut miscible avec le diluant ;
De masse volumique différente de celle de diluant ;
Chimiquement inerte et stable vis à vis des autres composants et des parois des installations ;
Non inflammable, non toxique et bon marché.
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
Etage d’extraction
L’extraction peut se faire en discontinu (Batch) ou en continu.
Dans le procédé discontinu, on parle de masses ;
Dans le procédé continu, on parle de débits.
Si on introduit une charge F de composition en soluté xF et un solvant S de composition en
soluté xs (si S est pur xs= 0%), les compositions de E et R dépendent de plusieurs facteurs ayant une
influence sur le procédé de l’extraction tels que :
Le temps de contact (temps de mélangeage).
La surface de contact (d’échange).
A. Méthode analytique
Bilan massique global F+S=M
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
F xF + S xS
xM =
F xF F +S
Si S est pur alors xS= 0 xM =
F +S
B. Méthode graphique (Règle du bras de Levier)
M FS M SF
= ou =
S FM F SM
Au point M le mélange est hétérogène et à l’équilibre ce mélange se sépare en deux phases E
et R donc le segment (ER) est une corde d’équilibre.
Si nous ne connaissons ni la position de E ni celle de R comment les déterminés dans ce cas?
Si par hasard M tombe sur une corde existante alors la réponse est immédiate car les
extrémités de la corde donnent les positions de E et R donc on peut lire leurs compositions et
leurs débits se calculs soit analytiquement soit graphiquement.
❖ Analytiquement
E+R=M
xE E + xR R = xM M
Nous avons deux équations et deux inconnus (E et R) et pour calculer leurs valeurs ont résolu
ce système d’équations.
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
Smin =
(
F xF − xM1 )
(x M1 − xS )
Graphiquement
FM 1
Smin = M1
FS
xF F + xS S max = xM 2 M 2 = xM 2 ( F + S max )
Smax =
(
F xF − xM 2 )
(x M2 − xS )
Graphiquement
FM 2
Smax = M 2
FS
Donc S doit être choisi entre Smin et Smax
Remarque :
F et S peuvent être des ternaires donc les points F et S seront à l’intérieur du triangle.
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
xF xFmax ), il n’est pas possible d’obtenir le système hétérogène et par conséquent pas d’extraction.
( xRN et xEN ).
– Le mode de fonctionnement croisé et sa représentation sur le diagramme ternaire est comme
suit :
1. Connaissant F et S on détermine M1 pour le premier étage à l’aide d’un bilan ou en utilisant
la règle du bras de Levier.
2. E1 et R1 passent obligatoirement par M1. Ils sont obtenus en traçant une corde parallèle à la
corde la plus proche passant par M1.
3. Pour le deuxième étage, on mélange R1 et S, donc on joints ces deux points sur le diagramme
ternaire et on détermine la position du mélange M2 en calculant xM2. On trace une corde
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
passant par M2 parallèle à la corde la plus proche, on trouve les positions des mélanges E2 et
R2 .
4. De la même façon que pour le ième étage, on détermine Ei et Ri jusqu'à atteindre la composition
N
xAET ET = xAEi Ei (Cette quantité représente la masse totale du soluté extraite)
i =1
Remarque : Il est montré que la séparation est maximale lorsque le solvant est réparti de façon
uniforme entre les étages (S1=S2=……Si).
F − E1 = R1 − E2
❖ 2ème étage
F + E3 = R2 + E1
F − E1 = R2 − E3
❖ ième étages
F + Ei +1 = Ri + E1
F − E1 = Ri − Ei +1
N=2, deux étages théoriques
❖ Toute la cascade
F + S = E1 + RN
F − E1 = RN − S
– Dans tous les cas, nous avons un terme qui revient c’est (F- E1) si on pose :
F − E1 = P F = P + E1
Alors F, P et E1 sont alignés et F se trouve entre E1 et P.
– Nous avons aussi : P = RN − S RN = P + S
➢ Débit de solvant
Le bilan total de toute la cascade est : F+S = E1+RN = M
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
Globalement, on mélange F et S (ce qui n’est pas le cas) et le point M n’existe nulle part, on
va donc réaliser une construction hypothétique.
Si xE1 et xRN sont connus, alors l’intersection de FS et E1RN donne le point M.
Le débit de solvant dans le cas d’extraction à contre courants se calcul comme suit :
Analytiquement :
F + S = M et xF F + xS S = xM M
F ( xF − xM )
S=
( xM − xS )
Graphiquement :
M FS FM
= S=M
S FM FS
Remarques :
1. Si le débit de solvant utilisé S est très important ( Smax ), on risque d’avoir un extrait dilué et le
Avec :
F ( X 0 − X ) = S (Y − Y0 )
F F
Y = − X + X 0 + Y0 C’est l’équation de la droite opératoire.
S S
Dans les coordonnées X, Y, le processus peut être présenté comme suit :
1. Tracer la courbe d’équilibre Y = K X ;
2. Fixer la position du point D de coordonnées (X0, Y0) ;
F
3. Tracer la droite opératoire de pente −
S
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
F F
Y = − X + X0
S S
Remarques :
1. Le nombre de droites opératoires égal au nombre d’étages utilisés pour l’extraction.
2. Si la quantité de S est la même dans les étages, les droites opératoires sont parallèles.
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
X 0 .R + YN +1.E = X N .R + Y1.E
F R Y1 − YN +1
= =
S E X0 − X N
❖ Faisons un bilan entre les étages 1 et n :
X 0 .R + Yn+1.E = X n .R + Y1.E
R
(Yn+1 − Y1 ) = ( X n − X 0 )
E
Cette équation d'une droite qu'on
appelle la droite opératoire de pente (R/E).
Dans le cas particulier où n=N, le point
[ X N , YN +1 ] vérifie donc l'équation de la droite
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
Chapitre IV : Absorption
IV.1. Généralités
Absorption de gaz : Il s'agit d'une opération de transfert de masse dans laquelle un ou plusieurs
solutés de gaz sont éliminés par dissolution dans un liquide. Le gaz porteur dans le mélange est appelé
"le gaz inerte". Un contact intime entre le gaz dissous et le liquide absorbant est obtenu dans un
équipement d'absorption approprié, à savoir une tour à plateaux, une colonne à garnissage, une tour
de pulvérisation, .... etc. L'opération d'inverse est appelée le stripage ou désorption.
– Exemples :
L'absorption est l'une des méthodes les plus fréquemment utilisées, de plus dans un certain
nombre de cas le processus d'absorption est accompagné d'une réaction chimique en phase liquide.
De nombreux exemples illustrent la capacité des liquides à dissoudre des gaz :
– Dissolution de l'oxygène de l'air dans le sang au cours de la respiration des humains ;
– Dissolution de l'oxygène dans l'eau indispensable pour les poissons.
Les applications industrielles faisant appel à une colonne d'absorption peuvent être classées
en familles de procédés :
– Lors de la synthèse des acides minéraux (HC1, H2SO4, HNO3)
– Lors des fermentations :
• L’absorption de O2 et CO2 pour la fabrication de la bière et des antibiotiques.
– Le lavage des gaz :
• Élimination de H2S et CO2 du gaz de Lacq
• Élimination du SO2 des fumées de combustion
• Élimination de H2 du gaz de synthèse de NH3
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
L'estimation de la hauteur de la colonne est plus complexe et fait appel aux notions de plateau
théorique ou d'unité de transfert.
IV.2. Notations :
Soluté A : les constituants du système de solubilités notables ;
Gaz inerte ou gaz porteur B (diluant) : le ou les constituants de la phase gazeuse dont les
solubilités sont très faibles comparées à celles des solutés ;
Solvant ou absorbant S : les constituants de la phase liquide peu échangés avec la phase
gazeuse. L’eau est l’absorbant le plus utilisé.
L : débit de la phase liquide, indice 0 à l'entrée, 1 à la sortie.
x : titre massique ou molaire en soluté dans la phase liquide.
G : débit de la phase gaz à l'entrée, indice 0 à l'entrée, 1 à la sortie.
y : titre massique ou molaire en soluté dans la phase gaz.
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
G = G1 = G2 = ........ = GN +1 (II.7)
yN +1GN +1 + xL = yG + xN LN (II.9)
Fig. II.5 : Construction dans le cas de gaz dilue et colonne d'absorption à contre-courant.
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
Le rapport entre le débit de solvant pur et gaz inerte pur est constant (L'/G' = constant), nous
aurons les relations suivantes :
❖ L = L(1 − x) (II.11)
L’: débit du liquide exempt de soluté (solvant pur).
❖ G = G(1 − y) (II.12)
G' : débit de gaz inerte exempt de soluté.
Ce débit est constant tout le long de la colonne lorsque le gaz inerte est insoluble dans le
liquide.
x q tite de soluté dans le solvant
❖ X= = (II.13)
1− x q tite de solvan pur
X : rapport massique ou molaire en soluté dans la phase liquide.
y qtite de soluté dans le gaz
❖ Y= = (II.14)
1− y q tite de gaz inerte pur
Y : rapport massique ou molaire en soluté dans la phase gaz.
yN +1GN +1 + xL = yG + xN LN (II.16)
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
L L G
En remplaçant LN par , L par , GN+1 par et
(1 − xN ) (1 − x) (1 − yN +1 )
G
G par on obtient :
(1 − y )
x xN y yN +1
L − L = G − G
(1 − x) (1 − xN ) (1 − y ) (1 − yN +1 )
L
(Y − YN +1 ) = (X − XN ) (II.19)
G
Fig. II.5 : Schéma d’absorbeur dans le cas de cas gaz concentre.
C'est l'équation de la droite opératoire, qui passe par les points (XN, YN+1) et (X0, Y1),
coordonnées des deux extrémités de la colonne. Le tracé de cette droite opératoire sur la courbe
d'équilibre permet de déterminer le NET de la colonne.
Notez que la ligne de fonctionnement en absorption est au-dessus de la ligne d'équilibre car le
soluté est transféré du gaz au liquide. Dans la distillation, nous avons eu du matériel (le composant le
plus volatil) transféré du liquide au gaz, et la ligne de fonctionnement était en dessous de la courbe
d'équilibre. La raie Y = X n'a aucune signification pour l'absorption. Comme d'habitude, les étapes
sont comptées à la courbe d'équilibre.
Y + YX + YX − YX = X + XY Y + YX + YX − YX = X + XY
Y =X
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Opérations unitaires I (Absorption-Stripage, Extraction-Mélangeage)
Remarques :
– Cette construction peut être tracée sur la courbe
d'équilibre en rapport massique ou en rapport
molaire, le rapport L'/G' devant être dans les
mêmes unités.
– Cette construction peut également être tracée
sur la courbe d'équilibre en titre massique ou en
titre molaire avec une approximation tout à fait
satisfaisante si les titres sont inférieurs à
quelques pourcent (1 à 5% par exemple).
Fig. II.6 : Construction dans le cas de gaz concentre et colonne d'absorption à contre-courant.
Le rapport L'/G' minimum correspond à une valeur de XN laissant le bas de la colonne en
équilibre avec YN+1, la concentration en soluté dans le gaz d'alimentation. Il faut un nombre infini
d'étages pour que cet équilibre soit atteint. Ce rapport minimal L'/G' peut être dérivé du diagramme
de McCabe-Thiele comme le montre la fig. II.7. Le choix du débit d'absorbant opérationnel réel est
basé sur un certain multiple de L'min, typiquement entre 1,1 et 2. Une valeur de 1,5 est habituellement
proche des conditions économiquement optimales.
Fig. II.7 : Détermination du rapport minimum (L/G) d'absorption à partir d'un diagramme de
McCabe-Thiele.
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