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Dora Maar

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Dora Maar

À présent nous allons voir les difficultés qu'a pu rencontrer l'artiste pour se faire connaître.
Déjà, le domaine de la photographie est alors bien moins reconnu que celui de la sculpture ou
encore de la peinture. En effet certains considérait que la photographie n’implique pas
l’utilisation de l’imagination, puisque l’artiste n’utilise pas de moyens intermédiaires pour
représenter ce qu’il voit, comme pour réaliser par exemple une peinture, mais prend
directement en photo ce qui existe déjà.

De plus, le mouvement du surréalisme dans lequel s’inscrivent ses œuvres et un mouvement


avant-gardiste et une partie de l’opinion publics n’est pas encore prête à le comprendre et à
l’apprécier. Effectivement, à partir du XXeme siècle débute l’art moderne, avec le cubisme, le
futurisme, le fauvisme, ou encore l’expressionnisme. Ces mouvements artistiques se
définissent alors comme en opposition à la tradition et visent à se libérer de règles établis
depuis l’antiquité. Les artistees se révoltent alors contre les mots « harmonie » et « bon
gout », puisqu’il ne doit selon eux pas exister de façon stricte d’exprimer son art.
Le surréalisme est un mouvement né dans les années 1920 et a pour but d’explorer le rêve et
l’inconscient qui est donc au-delà du réelle. L’exploration d’un monde imaginaire prime alors
sur la raison. Les théories du neurologue autrichien Freud qui est le fondateur de la
psychanalyse ont d’ailleurs un impact important sur le surréalisme. En effet, ce mouvement
met l’accent sur le psychisme et vise entre autres à reconnecter l’homme avec son intériorité.

C’est donc avec ces idées révolutionnaires que Dora Maar cherche à se faire une place dans le
monde artistique. Ses œuvres sont alors peu comprises.

Pour finir, en tant que femme il lui est d’autant plus difficile de se faire reconnaitre. Les
préjugés de l’époque poussent alors à penser que le milieu de la photographie est
principalement constitué d’homme, les femmes étant supposé ne pas s’intéresser aux
nouvelles technologies. Cependant, de nombreuses photographes réussissent à se frayer un
chemin, avec l’exemple de Gisèle Freund, Germaine Krull et bien évidement Dora Maar.

Dora Maar est l’une des rares femmes à être accepté dans le groupe des surréalistes, celui-ci
étant au départ exclusivement composé d’hommes. Cependant le mouvement prônant
l’importance de la liberté attire quelques femmes artistes comme la photographe Lee Miller
ou encore la peintre Valentine Hugo.

Son travail est trop souvent assimilé à celui du peintre Man Ray, auprès de qui elle travail en
tant qu’assistante. Ses œuvres ne sont d’ailleurs réellement reconnus que dans les années
1980, alors qu’elle ne travail plus pour Man Ray qui est mort en 1976.
Main-coquillage

Dora Maar (1907-1997), Sans titre [Main-coquillage], 1934, épreuve gélatino-argentique sur support
plastique, Centre Pompidou, Paris, musée national d'art moderne

Ce photomontage est créé en 1934, alors que Dora Maar commence à travailler pour Man
Ray. Elle est aujourd’hui conservée au Centre Pompidou à Paris.

D’abord, au premier plan se trouve une coquille, d’où semble sortir une main d’une femme
aux ongles vernis qui caresse le sable. De première vu, cette image évoquant un univers
maritime peut nous paraitre agréable. Mais, à l’arrière-plan, un ciel sombre en contraste avec
une lumière éclatante, dut à un effet de contre-jour, nous déstabilise.

Nous retrouvons donc bien ici le thème du rêve et de l’inconscient. Nous sommes plongés
dans un paysage mystérieux et fantastique, à l’image d’une forme hybride. De plus Dora
Maar, contrairement à d’autres artistes surréalistes, ne laisse aucune trace de collage avant de
photographier ses compositions et de réaliser ainsi ses photomontages. De cette Façon, cette
photographie qui nous semble invraisemblable est pourtant réaliste, et la frontière entre la
réalité et le rêve semble plus mince.

Avec cette technique, Dora Maar se démarque alors et s’éloigne du dadaïsme, un mouvement
à l’origine du surréalisme. C’est en efffet le mouvement « dada » qui a développé la pratique
du collage, affirmant une volonté d’une grande liberté de créativité et de rejet des contraintes
de la réalité et des conventions dans l’art.

De plus, le monde maritime, peut-être car les fonds marins était encore peu connu à l’époque,
la technologie n’étant pas suffisamment aboutit, est également un thème récurrent utilisé par
les surréalistes. Il suscite l’imagination et est par exemple présent dans la peinture de Yves
Tanguy intitulé « Divisibilité indéfinie ».

La main, nous évoquant la féminité, peut-être considéré comme une allégorie de la femme
moderne et libre des années 30, qui cherche à s’affirmer. Le vernis à ongle, étant
ordinairement utilisé à l’époque par des prostitués, est d’ailleurs alors un signe
d’émancipation de la femme.

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