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Corrigé de l'épreuve de mathématiques E3A 2003

Ce document contient le corrigé d'un examen de mathématiques portant sur des séries de Fourier et des intégrales. Il présente les solutions détaillées à plusieurs questions, avec des calculs et démonstrations, sur la convergence de séries, l'intégrabilité de fonctions et le calcul d'intégrales.

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E3A 2003 PC

Epreuve de mathématiques A
Corrigé

Partie I
1) On obtient de suite la courbe suivante :

2) f est de classe C1 sur [-π, π], 2π-périodique, et f(-π)=f(π). Il s’en suit que f est continue et
C1 par morceaux sur R.

3) Par parité, on obtient : ∀n ∈ N, bn = 0 .


( −1)
n

Avec une double intégration par parties, on obtient : ∀n ∈ N , an*


=4 .
n2
2π 2
Enfin, une intégration directe fournit : a0 = .
3

4) f est périodique, continue et C1 par morceaux sur R. Donc la série de Fourier de f converge
normalement vers f sur R. On a en particulier la convergence simple qui permet d’écrire :
( −1)
n
π2 ∞
∀x ∈ R, f ( x ) = + 4∑ 2 cos ( nx ) .
3 n =1 n

( −1) ( −1)
n n
π2 ∞ ∞
π2
5) Pour x=0, la formule ci-dessus fournit : 0 =
3
+ 4∑ 2 , et donc
n

n =1 n2
=−
12
.
n =1

1 π2
On trouve de même avec x=π : ∑
n =1 n
2
=
6
.

Partie II
1) Soit n un entier naturel. fn est alors continue sur ]0,1], et on a au voisinage de 0 :
 1 
f n ( t ) =t →0 o  
 t

1
1
Or, la fonction t → est intégrable sur ]0, 1]. Donc fn est intégrable sur ]0, 1].
t
Autre preuve :
Pour n≥1, fn est en fait prolongeable par continuité au segment [0, 1], et est donc à ce titre
intégrable sur [0, 1].
Le cas n=0 est par ailleurs bien connu, et peut par exemple se traiter par un calcul direct de la
limite de l’intégrale en remarquant que fn est de signe constant sur ]0, 1].

Pour ε∈]0, 1], on fait une intégration par parties :


1
1  t n +1  1 t
n

∫ ε ( )  n + 1 ( ) ∫ ε n + 1 dt
= −
n
t ln t dt ln t
ε

tn
En remarquant l’intégrabilité sur [0, 1] de t → (car continue sur le segment [0, 1] ), on
n +1
obtient alors, en faisant tendre ε vers 0 par valeurs supérieures :
n
1 1 t 1
∫0 t n
ln ( t ) dt = − ∫ 0 n + 1 dt = − ( n + 1)2 .
1
Finalement : un = − .
( n + 1)
2

∞ ∞
1 1
∑tn = ∑ ( −1)
n
2-i) On sait que pour t∈]-1, 1[, on a : et tn = .
n=0 1− t n=0 1+ t
On en déduit que, pour t∈]0, 1[ :
∞ ln ( t ) ∞ ln ( t )
∑ t n ln ( t ) = ∑ ( −1) t n ln ( t ) =
n
et .
n=0 1− t n=0 1+ t
En d’autres termes :
∑f ∑ ( −1)
n
n converge simplement vers –g et f n converge simplement vers h sur ]0, 1[.

2-ii) Intégrabilité de g :
g est de signe constant sur ]0, 1[ et on a g ( t ) ∼ t →0 − ln ( t ) et on a déjà vu l’intégrabilité de ln
sur ]0, ½]. Par ailleurs, le changement de variable t=1-h montre aisément que lim g ( t ) = 1 et
t →1

donc g est continue, donc intégrable sur le segment [½, 1]. Au final, g est intégrable sur ]0, 1[.
Intégrabilité de h :
h est continue sur ]0, 1], de signe constant, et h ( t ) ∼ t →0 ln ( t ) , ce qui assure de même que h
est intégrable sur ]0, 1[.
Calcul de I :
- Les applications fn sont toutes continues et intégrables sur ]0, 1[ et ∑f n converge
simplement vers –g sur cet intervalle, et –g est continue.
1
∑∫
1
- La série numérique f n , en d’autre termes la série ∑ −u = ∑ est
( n + 1)
n 2
0

convergente.
Donc, d’après le théorème d’intégration terme à terme d’une série de fonctions, on a :

2
∞ ∞
−1 π2
− g = ∑ ∫ fn = ∑
1 1
∫ 0
n=0
0
n=0 ( n + 1)
2
=−
6
1 π2
Et donc : I = ∫ g = .
0 6
Calcul de J :
La même utilisation du théorème montre que :
( −1) = ∞ ( −1)
n +1 n
∞ ∞
π2
∫0 ∑ ( ) ∫0 n ∑ ∑
1 n 1
h = −1 f = =− .
n = 0 ( n + 1)
2
n=0 n =1 n2 12
π2
Et donc : J = − .
12

Partie III
1) hn est continue sur ]0, 1] et on a en 0 : hn ( t ) ∼ f n ( t ) et on a déjà établi l’intégrabilité de
t →0

fn sur ]0, 1]. Donc hn est intégrable sur ]0, 1].

2) On a clairement :
- Les hn sont toutes continues et intégrables sur ]0, 1], donc a fortiori sur ]0, 1[.
- (hn) converge simplement sur ]0, 1[ vers la fonction nulle θ qui est continue.
- Pour tout t∈]0, 1[, la suite numérique (hn(t))n∈N est décroissante.
De plus, θ est intégrable sur ]0, 1[, donc la suite (∫ h )
0
1
n
n∈N
converge vers ∫
1

0
θ = 0 . En

d’autres termes : lim J n = 0 .


n →∞

3-i) On applique cette fois le théorème de convergence monotone pour les séries de
fonctions :
- Les hn sont toutes continues et intégrables sur ]0, 1], donc a fortiori sur ]0, 1[.
ln ( t )
- ∑ hn converge simplement vers u : t → sur ]0, 1[, et u est continue sur ]0, 1[.
1− t2
- Les hn sont toutes négatives.
De plus, u est intégrable sur ]0, 1[ : en effet u est continue sur ]0, 1[ et on a u ( t ) ∼ − ln ( t ) ,
t →0

 1
fonction dont on a déjà démontré l’intégrabilité sur ]0, 1], donc a fortiori sur  0,  ; enfin,
 2
t −1 1 1 
u (t ) ∼ = − et donc u est intégrable sur  ,1 .
t →1 2 (1 − t ) 2 2 

∑∫ ∑∫
1 1 1
Donc la série hn converge et hn = ∫ u . En d’autres termes :
0 0 0
n=0
∞ ln ( t )
S = ∑ Jn = ∫
1
dt .
n=0
0 1− t2

3-ii) En reprenant cette dernière écriture, on a :

3
1 1 1 1  1 1  π2 π2 
S= ∫  +  ln ( t ) dt = ( J − I ) = − − .
2  1− t 1+ t 
0 2 2  12 6 
π2
Donc : S = − .
8

4) On a vu que ∑J n converge, et de plus : ∀n ∈ N, J n ≤ 0 . Donc ∑J n = ∑ − J n converge.

∑ ( −1)
n
Par suite, J n converge absolument.

Partie IV
1) On a immédiatement : J n + J n +1 = un . En multipliant par (-1)n on obtient alors :
Rn-Rn+1=(-1)nun, et donc Rn=Rn+1+(-1)nun .

n + k −1

∑ ( −1)
p
2) En itérant on a pour tout entier k≥1 : Rn = Rn + k + u p . Or, Rn=(-1)nJn et on a
p =n

montré que Jn est de limite nulle. Donc lim Rn + k = 0 et ainsi, en faisant tendre k vers l’infini
k →∞

( −1) . Donc
p +1
( −1)
p
∞ ∞ ∞
Rn = ∑ ( −1) u p = ∑ ∑
p
dans la relation ci-dessus, on obtient : Rn = .
p = n ( p + 1) p2
2
p =n p = n +1

( −1) ( −1)  ( −1) 


k k k
∞ 2 n + 2 p +1 2 n + 2 p +1 n + p −1
1 1
3) Ainsi, R2 n +1 = ∑ = lim ∑ . Or ∑ 

= ∑  −
( ) ( )
2 2 2 2 2
k =2n+2 k k k + +
p →∞
k =2n+2 k =2n+ 2 k =n
 2 k 2 2 k 3 
(on a regroupé les termes 2 par 2). Ainsi, en faisant tendre p vers +∞, on obtient :
∞  
1 1 ∞
4k + 5
R2 n +1 = ∑  −  , et finalement : R2 n +1 = ∑
k = n ( 2k + 2 ) ( 2k + 3 )
2 .
k = n  ( 2k + 2 ) ( ) 
2 2 2
 2 k + 3 

4k + 5 4k + 6 2 2
4) Pour k∈N, on a : ≤ = ≤
( 2k + 2 ) ( 2k + 3) ( 2k + 2 ) ( 2k + 3) ( 2k + 2 ) ( 2k + 3 ) ( 2k + 2 )
2 2 2 2 2 3

4k + 5 1 1
Et donc : ≤ . Or la fonction t → est continue, décroissante, et
( 2k + 2 ) ( 2k + 3 ) 4 ( k + 1)
2 2 3
4t 3
1 k +1 dt
donc, par comparaison avec une intégrale on a ≤∫ . Donc :
4 ( k + 1)
3 k 4t 3
4k + 5 k +1 dt
≤∫ .
( 2k + 2 ) ( 2k + 3 )
2 2 k 4t 3
4k + 5 4k + 4 1 1
Par ailleurs : ≥ = ≥ .
( 2k + 2 ) ( 2k + 3 ) ( 2k + 2 ) ( 2k + 3 ) ( k + 1)( 2k + 3) ( k + 2 )( 2k + 4 )
2 2 2 2 2 2

4k + 5 1
Donc ≥ , et le même raisonnement de comparaison avec une
( 2k + 2 ) ( 2k + 3 ) 4 ( k + 2)
2 2 3

intégrale établit :

4
4k + 5 k +3 dt
≥∫ .
( 2k + 2 ) ( 2k + 3 )
2 2 k + 2 4t 3

Cette inégalité n’est pas celle demandée, mais me paraît être la plus cohérente. L’inégalité de
l’énoncé peut néanmoins être prouvée : en calculant l’intégrale, il s’agit de prouver que :
4k + 5 1 2k + 3 4k + 5 1 2k + 3
≥ , ce qui équivaut à ≥ , qui
( 2k + 2 ) ( 2k + 3) 8 ( k + 1) ( k + 2 ) ( 2k + 3 ) 2 ( k + 2 )
2 2 2 2 2 2

équivaut lui-même à 2 ( k + 2 ) ( 4k + 5 ) ≥ ( 2k + 3) , ce qui donne après développement :


2 3

6k2+18k+13≥0, ce qui est bien réalisé pour tout k≥0.


1
5) La fonction t → 3 étant intégrable sur [1, +∞[, on en déduit en sommant :
4t
∞ dt ∞
4k + 5 ∞ dt
∫ n+2 4t 3 ∑

k = n ( 2k + 2 ) ( 2k + 3 )
2 2
≤∫
n 4t 3
.

Et donc :
1 1
≤ R2 n +1 ≤ .
8 ( n + 2)
2
8n 2

( 2n + 1) ≤ 2n + 1 2 R ≤ ( 2n + 1)
2 2

6) Par suite : ( ) 2n+1 , et les deux termes extrêmes tendent vers


8 ( n + 2)
2
8n 2
1
quand n tend vers l’infini. Donc, d’après le théorème des gendarmes :
2
1
lim ( 2n + 1) R2 n +1 = .
2

n →∞ 2
2
2  2n 
Or ( 2n ) R2 n =  
 2n + 1 
(( 2n + 1) R
2
2 n +1 )
− 1 , donc lim ( 2n ) R2 n = −
n →∞
2 1
2
.

7) Sachant que Jn=(-1)nRn, on a alors :


1
lim ( 2n + 1) J 2 n +1 = −
= lim ( 2n ) J 2 n .
2 2

n →∞ 2 n→∞
1 1
Il s’en suit que : lim n 2 J n = − , et donc J n ∼ − 2 .
n →∞ 2 n →∞ 2n

Partie V
P ( t ) ln ( t )
1) Soit P∈R[X]. L’application m : t → est continue sur ]0, 1], et P est continu,
t +1
donc borné par une constante K sur le segment [0, 1]. Donc on a sur ]0, 1] la majoration :
m ( t ) ≤ − K ln ( t ) ce qui prouve l’intégrabilité de m sur ]0, 1]. Donc T(P) est bien défini.

2) T est trivialement linéaire à valeurs dans R. cqfd.

n
3) On a alors, pour P∈R[X] avec P = ∑ ak X k :
k =0

5
n
ln ( t ) ∑ ak t k dt
P ( t ) ln ( t ) dt n n
T ( P) ≤ ∫ = −∑ ak J k ≤ P ∑
1 1
≤∫ k =0
(−Jk ) .
0 1+ t 0 1+ t k =0 k =0

(toutes les intégrales écrites étant bien licites). Finalement, sachant que –Jk≥0 et que

π2 n ∞
π2
∑ ( − J k ) = (cf partie III), on a ∑ ( − J k ) ≤ ∑ ( − J k ) , et donc : T ( P ) ≤ P .
k =0 8 k =0 k =0 8

4) De la linéarité de T on en déduit, pour P, Q∈R[X] :


π2
T ( P ) − T (Q ) = T ( P − Q ) ≤ P−Q ,
8
π2
et donc T est -lipschitzienne.
8

π2
5) Appelons A l’ensemble en question. D’après la question 3, A est majoré par (et
8
π2
clairement minoré par 0), donc A est borné, et sup(A)≤ .
8
n n
Par ailleurs, en considérant le polynôme Pn = ∑ X k , on a bien Pn = 1 , et T ( Pn ) = ∑ ( − J k ) ,
k =0 k =0
n n
π 2
ce qui assure ∑ ( − J ) ∈A. Donc ∑ ( − J ) ≤sup(A)≤ 8
k =0
k
k =0
k et, en faisant tendre n vers l’infini, on

π2
obtient sup(A)=
8

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