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Cours Solide I

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Physique du solide

10 cours ([Link]) + 9TDs (S. Panayotis, P. Toulemonde, [Link])


[Link]@[Link] [[Link]]

Ce cours (et les suivants) est basé sur un des deux ouvrages suivants :

+ Polycopié Hervé Cercellier sur moodle


Il sera suivi d’une seconde partie consacrée à la physique
des semiconducteurs (9C/8TDs)
1
10-35 10-15 10-9 10-3 103 109 1015 1026

Taille noyau = 10-15 m Physique du GéoSciences Terre-soleil : 1011m


Trou noir (longueur de Planck) solide (SVT) Taille de l’Univers

Interactions faibles/fortes ELECTRONS Effets gravitationnelles


Energie de masse (non relativiste) Relativité
MQ relativiste (Klein-Gordon, = particule chargée Magnéto-hydrodynamique
Dirac, gravitation quantique) ➞ interactions Turbulence, Chaos
électrostatiques
(+ champ B )⃗

Physique à ~1 corps (quantique) Physique à Physique à N-corps (classiques)


1023 corps !!!
QUANTIQUES

2
La physique du solide c’est

la physique du monde De grandes questions


qui nous entoure fondamentales
pourquoi les miroirs sont-ils ré échissants, états quantiques critiques (intrication)
les aimants « collent-ils », certains matériaux supraconductivité non conventionnelle,
conduisent-ils le courant et pas d’autres, fractionalisation spin/charge, particules
pourquoi les solides sont-ils solides ?… « exotiques » (Dirac, Majorana) etc…

Pré-requis
Electromagnétisme I, II et III (= approche classique)
Mécanique quantique
Physique statistique (voir S8) et thermodynamique

mais aussi : analyse fonctionnelle et algèbre linéaire


Différentielles, intégrales, séries entières et développements limités

3
fl
S1 S2 S3-MQ
solide 1 solide 2 solide 3 : Physique à N-corps

Physique des états quantiques


Semi-conducteurs de la matière

N 2
⇥2i 1 1 e2
H= Ze 2
+
i=1
2m |ri R| 2 |ri rj |
R i=j
Energie cinétique Interactions
Electrons libres electrons-ions Interactions électrons-électrons
Insoluble !
corrélations : seconde quanti cation
électrons INDEPENDANTS LIQUIDE de FERMI
GAZ de FERMI
à l’origine de tous les effets exotiques
N 2
ℏ ∇2i (et souvent incompris) de la matière
∑ 2m* = masse effective

i=1

4
fi
1. Le gaz électronique quantique
A. Modèle de Sommerfeld
a. Niveau de Fermi et densité d’états
b. Développement de Sommerfeld
B. Propriétés Physiques du gaz d’électrons libres
a. Conductivité électrique
b. Transport thermique
c. Propriétés magnétiques

2. Réseau cristallin : phonons et introduction aux structure de bandes


A. Cohésion et vibrations des réseaux cristallins
a. Rappel sur les structures cristallographiques
b. Cohésion des solides
c. Phonons (relation de dispersion et propriétés)
B. Notions de bandes dans les solides périodiques

et au semestre 2 : Physique du Solide II


Calcul de la structure électronique dans les systèmes périodiques
(électrons presque libres et modèle des liaisons fortes)
Instabilités électroniques
(ondes de densité de charge, notions de supraconductivité,…)

Les effets de corrélations (interactions e/e, liquide de Fermi) ne sont traités qu’en M2
= seconde quanti cation
fi
Chap.1

Le gaz électronique quantique :


modèle de Sommerfeld

6
A. Modèle de Sommerfeld

a. Niveau de Fermi et densité d’états

Pourquoi doit-on traiter les électrons comme des particules quantiques ?


la densité ρ des électrons est 1000x supérieure à celle d’un gaz et
surtout leur masse est << inférieure à celle des atomes d’un gaz
Le principe d’Heisenberg (et exclusion de Pauli) impose que
ℏ2k 2 ℏ2Δk 2 ℏ2 ℏ2ρ 2/3
E= > ∼ ∼ ∼ 1eV pour le « gaz » électronique
2m 2m 2mΔx 2 2m
la théorie cinétique ne peut pas être appliqué si kT < < 1 eV ≡ 10000 K !
ou de façon équivalente si Δx 2 ∼ a 2 < λT2 = ℏ2 /2mkBT
où a = distance entre électron ~ entre atome,
λT = longueur d’onde thermique : 2.10−8 / T [m]
modèle de Sommerfeld

7
2
1 ikx
⌅ =E k⇥= ⇤ e
2m V
pour des électrons libres de se déplacer dans le solide

Il faut néanmoins tenir compte du fait que le solide est de taille nie L
Si on impose Φ(0) = Φ(L) = 0, on a alors une quanti cation de k
π
k = n , avec k>0 (n entier).
L
Mais on peut également choisir des Condition aux Limites Périodiques
(x) = (x + L)

ikL 2π
e = 1 et donc dans ce cas k = n avec cette fois n positif ou négatif.
L
On a donc « deux fois deux fois moins de points (facteur 2) », soit in ne autant d’états…

La « surface » d’un état (dans l’espace des k) : (2π/L)d (Heisenberg) étant très petite,
on peut donc parfaitement utiliser l’une ou l’autre condition aux limites
(On ne s’intéressera (ici) PAS aux détails de la fonction d’onde)

8
fi
fi
fi
ℏ2k 2
(dans les deux cas) l’énergie des particules est : E=
2m
et on doit respecter le principe d’exclusion de Pauli (Fermions)
on rempli les états en E croissant (2 par k en tenant compte du spin)
Quelle est la valeur de E du dernier état occupé ? Energie (niveau) de Fermi

d3 k remarque :
2 = N = nL3
= Z(L/a)3
car Δk << kmax k d3 k
spin ( 2L )3
A priori d 3k peut être très délicat à déterminer mais POUR DES ELECTRONS LIBRES,
les surfaces d’énergie constante sont des sphères de rayon : 2mE/ℏ2 donc
d 3k = 4πk 2dk
4 3
πk F
A T=0K tous les niveaux d’énergie < EF sont occupés : 2 32π = N,
( L )3
2 1/3 ℏ2(3π 2n)2/3
soit kF = (3π n) et EF =
2m
où n est la densité électronique = Z × Nat ∼ Z/a 3 avec Z la valence de l’ion
(kmax = kFermi =) kF EF vF

3Z 1/3 17, 8 Z 2/3 3, 57.108 Z 1/3
eV cm/s
a a2 [Å] a[A]

Z=2, a=3A : EF=3eV Pour a=3A, VF ∼ c/100 > > Vequipartition


~ énergie d’un électron dans une boite de rayon a l ∼ 100Å >> distance inter-atomique
Et, comme on l’a vu EF ~ 30000K >> kT les ions n’agissent PAS comme des centres diffuseurs

2
k k ⇤ 2⇤
2
mais E= 1µeV << kT
m ma L

EF >> kT >> δE

Seuls les états près de EF seront les niveaux peuvent être considérés
«UTILES», l’ensemble des états d’énergie comme CONTINUS, on peut dé nir une
EF dans l’espace des k est appelée DENSITE D’ETATS : g(E)
SURFACE DE FERMI
⇥d
dN = g(E)dE = 2 L
2
dd k
10
fi
comme précédemment, la dif culté réside dans la détermination de d d k
et pour des électrons libres :

et à 3D : d 3k = 4πk 2dk
dE = ℏ2kdk/m
2 3 2 L3 ⇥
g(E) = (m /ℏ ) × (L k /π ) = 2m 3/2
2 E
2 2

1D 2D
et pour les autres dimensions
ddk 2dk 2πkdk
(voir TDs) L 2m 1/2 1
mL2
g(E) (
π ℏ2
)
E 2

11
fi
EF
1 2m 3/2 3/2 2
∫0
Remarque : N[3D] = g(E)dE = 2 ( 2 ) EF = g(EF )EF
3π ℏ 3
et nalement l’énergie totale (à T=0K) est :

EF
3EF 3D
Ē = Eg(E)dE = N
5
[3D] Soit en moyenne Emoy = 3EF /5
O

Mais qu’en est-il à T ≠ 0 ?


Certains états proches de EF se vident car les électrons peuvent être thermiquement activés
pour occuper des états jusqu’à là vides au dessus de EF.
Comment trouver le nouveau remplissage ?
En mécanique classique
1 état microscopique = 1 point (trajectoire) de l’espace des phases.
Cette approche suppose que l’on puisse identi er individuellement les particules. Cette notion est
IMPOSSIBLE en mécanique quantique. On peut dé nir la probabilité de trouver une particule dans un
domaine de l’espace des phases
(de taille h3) mais on ne peut pas savoir laquelle
fonction statistique «propre» dite de Fermi-Dirac

12
fi
fi
fi
en prenant la encore en compte le principe d’exclusion de Pauli
(voir cours de physique statistique)

Fonction d’ondes <nk> <E>


Equipartition :
Classique ⇥= ki ki (ri ) e (Ek µ)
1/2mv2 = 3/2kT ~ 30meV
1
Fermions ANTI-symétrique
(déterminant Slater) e (Ek µ) +1 μ/2~qq eV : forte distribution

1
Bosons Symétrique ~ 0 : condensation
e (Ek µ) 1

où μ est le potentiel chimique,

13
± kT

A T = 0 tous les états sont occupés jusqu’à EF et


la fonction de distribution est une marche : EF = μ(0),
mais à T ≠ 0, f(E) s’élargit et les niveaux peuvent être occupés jusqu’à l’in ni
(avec une probabilité exponentiellement nulle)

Que vaut alors l’énergie moyenne ?

Ē(T ) = Eg(E)f (E, T )dE


O

14

fi
b. Développement de Sommerfeld

L’idée est de calculer cette intégrale pour n’importe quelle grandeur physique (observable)
∞ ∞

∫0 ∫0
X̄ = X(E)g(E)f(E)dE = A(E)f(E)dE

où A(E) une fonction de E tel que • A = ∂K /∂E


• K(0) = 0
• K ne diverge pas plus vite qu’une loi de puissance
Z 1 Z 1
df
Ā = A(E)f (E)dE = [Kf ]1 K(E) dE
0 | {z 0} 0 dE
=0

or df/dE n’est non nul que pour E ~ μ


C’est un résultat essentiel de la
physique des solides :
seuls les électrons dont l’énergie ∼ μ
contribuent aux propriétés physiques

15
(E µ)2
⇥ K(E) = K(µ) + (E µ)K (µ) + K”(µ) + ...
⇤ ⇥ ⌅ 2
donnera une contribution nulle par parité

df (E µ)2 df x2 df
Ā = K(µ)( )dE + K”(µ) ( )dE = K(µ) + K”(µ)(kT )2 ( )dx
0 dE 0 2 dE µ/kT 2 dx

Z µ 2

et µ/kT ⇥ d’où Ā = A(E)dE + A0 (µ)(kT )2 + ...
0 6

en particulier pour A = g(E) on trouve


μ

∫0
N= g(E)dE + g′(μ)(kT )2π 2 /6 = N + (μ − EF )g(μ) + g′(μ)(kT )2π 2 /6

π 2g′(EF )
soit μ(T ) ∼ EF − (kT )2
6g(EF )

et pour A = Eg(E) :
Ē(T ) = Ē(0) + (μ − EF )μg(μ) + [g(μ) + μg′(μ)](kT )2π 2 /6
∼ Ē(0) + g(EF )(kT )2π 2 /6


16


B. Propriétés quantiques du gaz d’électrons libres
a. transport électrique
La conductivité électrique, σ représente la capacité d’un matériau à transporter un

courant électrique. La densité de courant est alors relié au champ électrique par J ⃗= σE ⃗
et la résistance R est elle reliée à la résistivité ρ = 1/σ par la relation : ρ = RS/l

Cette résistivité est généralement de


l’ordre de quelques μΩcm à 300K
mais elle peut néanmoins varier d’un
facteur 1 à 100 et peut atteindre
ρ ~ 1012 Ωcm (à 300K) pour les semi-
conducteurs

Semi-conducteurs pour lesquels, la résistivité devient même INFINIE (diélectrique)


lorsque T → 0 alors que pour certains composés la résistivité est au contraire
parfaitement NULLE à basse température (supraconducteurs).

En « pratique » on ne peut ni mesurer l’in ni ni zéro mais ~ 50 ordres de grandeurs


séparent la résistivité de ces deux types de solides !
aucune autre grandeur physique ne présente une telle dispersion… (taille univers/taille quark ~ 1042…)
𝜇
fi
Les électrons de conduction « libres » Les électrons de coeur qui restent
de se déplacer dans tout le solide con nés sur leur orbitale atomique

On suppose que ces électrons subissent des chocs. Le temps moyen entre deux choc est noté τ
et la probabilité de subir un choc (pendant dt) est alors dt/τ (la direction de v est aléatoire après le choc)
p(t + dt) = (p(t) + dp)(1 − dt/τ) = (p(t) + f . dt)(1 − dt/τ) et
Il est résulte une force de « frottements » ffrot = − mv/τ

Et en présence de champs E, le PFD s’écrit alors : −e E ⃗ − mv/τ ⃗ = 0⃗


⃗ = md v/dt
à l’équilibre

Il reste à relier J ⃗ et E .⃗ Pour cela Paul Drude (1863-1906) suppose au début du XXe siècle
que tous les électrons sont équivalents et donc

ne2 ⇥ E ne2 ⇥
j= nev = ⇥ 0 =
m m
densité d’électrons « périphériques » (ou de conduction) ~ 1/atome ~ 1023cm−3

18
fi
le calcul microscopique de τ est loin d’être aisé….

Drude suppose qu’il s’agit du choc électron/ions et il suppose en n que le gaz


électronique suit la théorie cinétique des gaz : ces électrons sont alors supposés
être à l’équilibre thermique avec le bain ambiant, à la température T et
vinst ∼ kT/m ∼ 3.104 m/s.
et pour une distance entre choc ∼ 10−9 m (quelques distances interatomiques)
on obtient τ ∼ 10−13s et bien que les hypothèses soient FAUSSES
l’ordre de grandeur est correct !
(voir S2 et cours de transport en M2-MQ pour un traitement complet)

Et nalement :
1029.10−38.10−13
σ0 ∼ ∼ 10−8
Ωm
10−30

OK ! même si toutes les hypothèses sont fausses…

19
fi
fi
En fait l’élément fondamental de la physique du solide quantique est que
« seuls les électrons à EF comptent » champ électrique

Jx = neVx nutile eVx = [g(EF ) E]eVx = g(EF )(eEx vF ⇥ )eVx


2
v
Jx = g(EF )e2 vx2 .Ex = g(EF )e2 F .Ex
3

i.e. = g(EF )e2 D


Le calcul exact consiste à écrire : jx = − e g(E)fHE(E)vx(E)dE

où fHE est la fonction de distribution HORS EQUILIBRE car la surface de Fermi se déplace
sous l’action du champ Ex avec dpx /dt = ℏdkx /dt = − eEx
∂f ∂E ∂k ∂f
et fHE = f + τ . . =f−τ . ℏvx . eEx /ℏ
∂E ∂kx ∂t ∂E
∂f 2 e 2τ ∂f
∫ 3 ∫
2
soit jx = 0 + e τ g(E) vx dE . Ex et σ = g(E) v 2dE
∂E ∂E
2
2
vF τ
et comme ∂f/∂E ≈ δ(E − μ) on retrouve bien σ = e g(EF )
3
20
2e 2τ ∂f ne 2τ

et pour des électrons libres σ = g(E) EdE =
3m ∂E m
on retrouve DRUDE !!!
mais cette coïncidence est accidentelle car comme on l’a dit les hypothèses étaient
fausses..... seule une faible proportion des électrons contribuent réellement au transport
(δE autour de EF) mais avec une vitesse > > vDrude

Remarque : un composé pourra être isolant (ou semi-conducteur)


soit* si g(EF ) = 0 (isolant dit de bande ou isolant de MOTT, voir aussi S2),
soit si D = 0 : désordre important, la propagation n’est plus possible !
En fait il suf t pour cela que kFl ∼ 1 (et non pas 0) = isolant d’ANDERSON.
A l’opposé, dans un supraconducteur D = ∞ et le composé devient parfaitement
(idéalement !) conducteur : plus de dissipation d’énergie.

Comme mentionné en introduction la conductivité peut varier entre 0** et ∞ !

* il existe une « 3eme voie » : e=0 ! La « fractionalisation » spin/charge peut en effet conduire à des fermions sans
charge (isolants Kondo).
** Pour T ≠ 0 on peut retrouver un conductivité non nulle par activation thermique (voir semiconducteurs)
fi
Et en présence d’un champ magnétique B(||Oz) v⃗ ∧ B ⃗ = − E ⃗
(avec les même hypothèses « classiques »)
B
VH = Vy = − Ix ou d est l’épaisseur du matériaux
ned

La tension de Hall devrait être négative


et indépendante de T mais elle peut être
négative ou positive et même changer de
signe en fonction de T (ou B)
on parle alors de TROUS = « électrons
TiSe2
positifs » (voir semi-conducteurs et solide 2)

En n, il faut se rappeler (voir cours de mécanique quantique)


que l’Hamiltonien sous champ

( p⃗ + e A )⃗ 2 p2 e 2r 2 B 2 e
H= + gγ0Sz B = [ + ] + [γ0 Lz B + gγ0Sz B] avec γ0 =
2m 2m 8m 2m
Il est donc est équivalent à celui de l’oscillateur harmonique :
eB
EF = nℏωc avec ωc = : fréquence cyclotron.
m
22
fi
La densité d’états devient


g(E) = ν δ(E − nℏω)
n
et la conservation du nombre de particules implique
que la dégénérescence des pics
m ℏeB eB
ν= × =
2πℏ2 m h
la dégénérescence de spin est levée par le champ
entier

h
Et en écrivant nalement n2D = nν, on trouve RH =
ne 2

La résistance de Hall varie par plateaux* (si kT < ℏω) !

Remarque : le niveau de Fermi bascule


successivement d’un niveau de Landau au suivant lors
du changement de plateau
Néanmoins, la « pente moyenne » reste celle donnée
par l’approche classique et cette expression reste
l’expression « de base » pour une évaluation du
nombre de porteurs

* mise en évidence en 1980 par K. von Klitzing, alors à Grenoble (LNCMI), prix Nobel 1985
fi
Les propriétés optiques (en quelques mots)

Les équations de Maxwell doivent toujours être véri ées


mais elles ne soit pas autosuf santes.
en introduisent j = σ(ω)E, on trouve ΔE = μ0[σ(ω)∂E/∂t + ϵ0∂2E/∂t 2]
soit on a alors : ΔE = μ0σ0∂E/∂t pour ωτ < < 1 (équation de diffusion)

taux de diffusion

et, le champ électrique (et magnétique) ne peut pénétrer que sur une longueur
2/μ0σ0
2
= épaisseur de peau : δem = ∼ 2 μm à 1GHz pour le Cuivre
ω
ωp2 ne 2
et σ(ω) ∼ jϵ0 pour ωτ > > 1 où ωp = ∼ 1015Hz = fréquence « plasma »
ω mϵ0

et on a dans ce cas : c 2ΔE = j(ωp2 /ω)∂E/∂t + ∂2E/∂t 2

et en cherchant E ∝ e j(kz−ωt) on trouve ≠1


si on tient compte de l’indice du milieu
c 2k 2 = − ωp2 + ω 2 = ϵ(ω)ω 2 = polarisabilité du nuage électronique
avec ϵ(ω) = 1 − ωp2 /ω 2
= fonction diélectrique
fi
fi
et comme ϵ(ω) < 0 pour ω < ωp, le métal devient parfaitement ré échissant

et ωp ∼ fréquences visibles
couleur des métaux

pour l’Argent la fréquence plasma se trouve au delà du spectre du visible :


toutes les fréquences sont ré échies, alors que pour le Cuivre ωp ∼ vert et
seul le jaune et le rouge sont ré échis !
Pour ω → ∞, ϵ → ϵ0 et le solide devient transparent (le photon le traverse,
avec éventuellement une vitesse renormalisée par l’indice du milieu).

25
fl
fl
fl
b. transport thermique

Dulong-Petit
kBT
Equipartition E = p N
2
3kB
et donc C = N (pour 3 degrés de liberté)
2
Mais les mesures montrent que la chaleur
spéci que tend vers zéro pour T → 0 !
3kB 3
car C = Nutile 2 kB [g(EF ).2kB T ]

2

2
3 2 2
Le calcul exact C = dE/dT donne C= k g(EF )T = kB
2
[ g(EF )kB T ]
3 B 2 9

Ce résultat très général ne suppose qu’une chose : g(E) ~ constant au voisinage de EF

26
fi
Et par analogie au transport électrique (de
charge) on peut calculer le ux d’énergie
thermique traversant la surface

nvx
Jx = nchaud Echaudvchaud − nfroid Efroidvfroid ∼ (E − Efroid)
2 chaud

JT ⃗ = ( − ∇ ⃗T ) = − K ∇ ⃗T
2
v τC
3

div JT ⃗ × V = − K∂2T/∂x 2 × V est alors la puissance thermique « stockée » dans


un volume V, conduisant à une élévation de la température dQ/dt = C∂T/∂t
soit ∂2T/∂x 2 + (c/K )∂T/∂t = 0 (ou c est la chaleur spéci que par unité de volume).
Cette équation de diffusion (loi de Fick) fait apparaître une longueur de
pénétration lT = K/c × t de la chaleur dans le solide (brulure…)

27
fl
fi
En fait, le gradient thermique peut également induire un transport de charges
(et inversement), il existe donc une matrice de transport charge/chaleur (ou entropie) :

(Φx = JT,x /T) (L′ K′/T) ( −∂T/∂x )


Jx σ L E = − ∂V/∂x
= . x

et on peut montrer que L′ = L (relation de réciprocité d’Onsager)


∂T 2
On peut « éliminer » Ex et on a JT,x = TQJx − [K′ − σTQ ]
∂x
conductivité thermique K
effet PELTIER* calculée précédemment
L
on note Π = TQ le coef cient de Peltier et on a introduit Q =
σ
∂T
Remarque : pour Jx = 0 un gradient thermique induit un champ électrique Ex = Q
∂x
c’est (VOIR TDs) l’effet SEEBECK**

* découvert en 1834 par l’horloger (et physicien…) Jean-Charles Peltier


** en 1821 Thomas Seebeck pensait qu’il s’agissait d’un effet magnétique



28

fi
Les effets Seebeck et Peltier sont appelés effets thermo-électriques et la recherche de
nouveaux matériaux thermo-électriques (notamment semi-conducteurs et/ou nano-structurés) a
connu au cours des dernières décennies un regain d’intérêt considérable

Les coef cients σ et K et L ne sont PAS INDEPENDANTS.

L c T
Tout d’abord on peut montrer (VOIR TDs) que Q= =− ∼ × Qclas
σ 3e TF
kB
où Qclass = − ∼ 4.10−5V/K
2e
théorie cinétique des gaz
α = 1en classique

K v2 ⇥ C m 3 mv 2 /2 C kB 3 kB 2
etL = = = ( )2 = α × ( ) = α × 10−8WΩK−2
T 3 ne2 ⇥ T 2 3/2kB T 3/2nkB e 2 e

α = 2π 2 /9 ∼ 2 en quantique
l’expérience donne L ∼ 2.10−8 WΩK−2en excellent accord avec l’approche quantique
Wiedemann & Franz (1853)

même si le résultat classique est (presque) juste, la démarche est


FAUSSE et deux erreurs fondamentales se compensent…
fi
Classique Quantique

3kBT
2EF
Energie
2 + O(T 2)
moyenne
(équipartition)
3

π 2g(EF )kB2T
Chaleur 3NkB 3
spéci que C tend vers 0 à basse
2V température
e 2g(EF )D
Conductivité ne 2τ identique (par hasard) au
électrique m résultat classique mais
m → m*
h
B
Effet Hall ne 2
en2D quanti é, pente moyenne =
l’approche classique

30
fi
fi
Classique Quantique

π 2 Dg(EF )kB2τ
.T
Conductivité 3kB2τ 3
.T
2m
thermique également linéaire en T mais
pas pour la même raison !

3 kB2 −8 2 π 2 kB2 −8 2
∼ 1.10 WΩ/K = 2.10 WΩ/K
Lindemann Franz 2 e2 3 e2
K Constant (mais pour les Très bonne accord avec
L= mauvaises raisons), par hasard l’expérience (basse
σT « que » 2 fois trop faible… température)

π 2 kB T
kB −
Effet Seebeck − = 4.10−5V/K 6 e TF
2e S tend vers 0 à basse
température

31
c. propriétés magnétiques
comme on l’a souligné, on peut distinguer :
Les électrons de conduction « libres » Les électrons de coeur qui restent
de se déplacer dans tout le solide con nés sur leur orbitale atomique

boucle de courant champ magnétique (Biot et Savart)


et on peut montrer qu’il existe un moment magnétique
= champ crée par l’échantillon B ⃗ = μ0( M ⃗ + H)⃗
= loi de Lenz : diamagnétisme de Larmor
e 2r 2 B 2
Remarque : il s’agit du terme de l’Hamiltonien avec μ = − dH/dB
8m
surface − orbite a02 μB
< μdia > = − μB × ≈ − μB × 2 ∼ − à 1T et M = N < μdia > /V
surface − reference aB 1000000
ℏe
• μB = = magnéton de Bohr
2m
• a0 est le rayon de Bohr ∼ 1Å (taille de l’orbite)
• aB le rayon « magnétique » h/qB ∼ 10−7 m à 1T

32
fi
Le terme γ0(Lz + gSz)B donne lui naissance à un moment magnétique local : gJ μB
(J ⃗ = L ⃗ + S)⃗ et ces moments peuvent s’aligner (ou non = analyse statistique) avec le
champ extérieur : « effet boussole »

alignement = champ μ B μ
< μPara > = + μB × = + μB × BJ ( B ) ∼ B à 1T, 100K
desordre = thermique kT 100

où BJ(x) = fonction de Brillouin


donnant lieu à une contribution paramagnétique (de Curie)
(voir cours de magnétisme)

En mécanique classique (S=0) ces deux composantes se compensent exactement :


Les métaux ne possèdent pas de propriété magnétique à l’équilibre thermodynamique
théorème de Bohr (1911) - van Leeuwen (1912)
mais ceci ne tient ni compte de la quanti cation de Lz ni de l’existence d’un spin
et repose sur le théorème d’équipartition et en réalité μpara > > μdia
fi
Quid du gaz électronique = électrons délocalisées

Comme ces électrons possèdent un spin ± 1/2,


les densités d’états des deux types (up et down)
se décalent de Δ = ± μBB (dE = − μdB et μ = ± gμB /2)

Il en résulte un moment, de Pauli


∞ ∞

∫−Δ ∫Δ
< μPauli > = μB(n↑ − n↓) = (μB /2)[ g(E + Δ)f(E)dE − g(E − Δ)f(E)dE]

∫0
< μPauli > ≈ μBΔ g′(E)f(E)dE (VOIR TD)

et on peut utiliser le développement de Sommerfeld avec A=g’(E)

π 2g′′(EF)
< μPauli > ∼ μB × μBBg(EF)(1 + (kT )2]
6g(EF)

Nutile ∼ (π 3 /3)(T/TF )2 < < 1





34
Pour la réponse orbitale il faut partir de la densité d’états sous champs (niveau de Landau)
ℏ2kz2
E = nℏωc +
2m

con nement dans le plan électrons libres


(orbite cyclotron), En selon Oz

et la densité d’états s’écrit :


eB 1 2m 1/2 H(E − E′) 1 ℏωc 2m 3/2 3Nℏωc
∑∫ ∑
g(E) = ( 2) δ(E′ − nℏωc) dE′ = A avec A = ( 2) =
h π ℏ n E − E′ n E − nℏωc 4π ℏ
2 4EF3/2
EF
4
∑∫
[2EF EF − En − (EF − En)3/2]

et Ē = Eg(E)dE = A
n En IPP n
3

et pour ℏωc < < EF, nmax ∼ EF /ℏωc


nF EF
dE ℏω
∑ ∫0
la formule d’Euler -MacLaurin : f(n) = f(E) − ( f′(EF ) − f′(0))
0
ℏω 24
4 2EF5/2 ℏωc EF1/2
conduit à Ē = NEF − A[ − ] soit = 3NEF /5 + g(EF )(μB B)2 /6 + . . .
3 5ℏωc 16
contribution (magnétique) orbitale
on retrouve bien l’énergie totale en champ nul

et nalement (avec g(EF ) = 3E/2EF) : < μLandau > = − ∂(Ē)/∂B = − < μPauli > /3






fi
fi
Remarque : on a écrit

< μPauli > = μBΔn = μB × g(EF )/2 × ΔE = μB × g(EF )/2 × 2μBB


mais si on tient compte de la répulsion Coulombienne U entre les deux populations de spin
g(EF )μB2B
on doit écrire Δn = g(EF )/2 × (2μB B + UΔn) et < μPauli > =
1 − Ug(EF )/2

la susceptibilité ( ∝ ∂ < μ > /∂B) diverge pour Ug(EF )/2 → 1 et une aimantation
spontanée apparaît même en l’absence de champ extérieur
= FERROmagnétisme de Stoner
(tout comme les interactions entre spins localisés (états de coeur) peuvent donner
lieu à l’existence d’un moment en l’absence de champ extérieur
=(anti-)FERROmagnétisme de Curie-Weiss (voir magnétisme))

36
Paramagnétisme Diamagnétisme

LANGEVIN LARMOR
μB
Approche Classique μpara = − μdia μdia ∼ − . B[T ]
1000000
identique au diamagnétisme ! indépendant de T

Electrons CURIE LARMOR


μB B[T ] μB
localisées μpara ∼ μdia ∼ − . B[T ]
100 T [K ] 1000000
(couches atomiques) diverge en ~1/T indépendant de T

Electrons PAULI LANDAU


μB
délocalisées μpara ∼ B[T ] μdia ∼ − μpara /3
10000
(métaux) indépendant de T (sauf supraconducteurs)

37
En résumé

σ0 = e 2D × g(EF)
C = π 2kB 2T/3 × g(EF)
χPauli = μB2 × g(EF)
….
toutes les propriétés physiques des solides (électroniques,
thermodynamiques, magnétiques,…) sont déterminées par g(EF ) : c’est
la grandeur essentielle à déterminer et il faut pour cela (généralement)
aller au delà du modèle des électrons libres…
Néanmoins, les interactions e/ions (physique des solides 2)
conduisent essentiellement à une renormalisation de la masse
m → m* = masse effective (voir aussi partie « semi-conducteurs »)
et l’approche « électrons libres » est donc un point de départ essentiel.

38
Chap.2

Réseau cristallin, cohésion, vibrations et structure


de bandes

39
A. Cohésion et vibrations des réseaux cristallins
a. Rappels sur les structures cristallographiques

N Pour prendre en compte l’interaction entre les


2
⇥2i 1
H= Ze2 électrons de conduction et les ions, on doit connaître
2m R
|ri R|
i=1 la position (R) de ces ions

L’ensemble des opérations de symétrie laissant invariant un


réseau cristallin permet de dé nir 7 GROUPES PONCTUELS

• CUBIQUE : a=b=c, α=β=γ=90° : axes de symétrie 3 (4) et 4 (3) (+ plans miroirs)


• TETRAGONALE : a=b≠c, α=β=γ=90° : 1 axe de symétrie 4 (+ plans miroirs)
• RHOMBOEDRIQUE : a=b=c, α=β=γ≠90° : 3 axes de symétrie 3 (+ plans miroirs)
• HEXAGONAL : a=b≠c, α=β=90°, γ=120° : 1 axe de symétrie 6 (+ plans miroirs)
• ORTHORHOMBIQUE : a≠b≠c, α=β=γ=90° : plans miroirs (3) uniquement
• MONOCLINIQUE : a≠b≠c α=γ=90°, β≠90° : un seul plan miroir
• TRICLINIQUE : a≠b≠c, α≠β≠γ : ni miroir, ni axe de rotation (point d’inversion)
fi
Structure = cfc + motif à 2 points en (0,0,0) et a/
diamant 4(1,1,1), C=0.34, coordinence 4 (sp3)

Structure hexagonale
compacte
= 2 réseaux hexagonaux
décalés, c= 0.74

en tenant compte des


symétries du motif :
230 groupes d’espace

TOTAL : 14 Réseaux de Bravais

réseau cristallin = répétition d'une maille élémentaire dans les trois


directions de l'espace : un cristal est un objet périodique dont la
structure peut être déterminée par diffraction des rayons X
axe de symétrie 4 axe de symétrie 6 axe de symétrie 5 !

Modi cation de la dé nition of cielle d’un cristal : désormais selon l'Union


internationale de cristallographie,
cristal = solide dont le spectre de diffraction est essentiellement discret

Avionique : recherche de nouveaux alliages légers et résistants : Al + Mn

symétrie d’ordre 5 (ou 10) INCOMPATIBLE avec une périodicité en translation


ces alliages «interdits» ont été baptisés quasicristaux

42
fi
fi
fi
symétrie «interdite» mais pouvant être obtenue sous forme macroscopique
AlCuFe, AlPdMn,......

Pavage de Penrose

2 motifs élémentaires
et non pas un seul

“anti”-métaux, extrêmement résistants, très faible adhérence,....


Cristaux liquides
Molécules de formes allongées (cholestérol,...) pouvant adopter une
orientation préférentielle mais distribuées (quasi-)aléatoirement
systèmes d’af chage, tissus, peintures,... propriétés mécaniques intéressantes (Kevlar)

Dans la suite on ne s’intéressera qu’aux réseaux PERIODIQUES


maille primitive = volume de l’espace qui, translaté par tous les vecteurs du RB rempli
totalement l’espace sans se recouvrir ni laisser de trous, elle contient 1 point du réseau
Que vaut alors la distance entre les atomes ?
et pourquoi les solides sont-ils solides…

43
fi
b. Cohésion
- Composés ioniques :
la densité électronique reste localisée proche des ions (= isolant) mais un
des composants a un (ou plusieurs) électron sur sa couche périphérique qui
peut être «capté» par l’autre constituant pour donner A+B- : NaCl,… (sels)

Pas de terme cinétique et interaction électrostatique (Voir TDs)

N e2 1 1 N Ωe 2 R = vecteur du réseau
∑ ∑ α(R)
U=− [ − ]=− d = distance A+/B-
2 4πϵ0d signe−oppose α(R) meme−signe 2 4πϵ0d
et |R| = ↵(R)d

Ω = constante de Madelung,

il faut néanmoins rajouter une répulsion à courte portée (répulsion de coeur dur)
que l’on choisi (de façon phénoménologique) en A/r m, avec m : 6 à 10
! r

+q +q
chaine linéaire in nie : Ω = 2(1-1/2+1/3+...) = 2Ln2 = 1.386
-q -q +q -q +q

!
+q
-q

+q
+q
cluster de 8 atomes : Ω = (3-3/21/2+1/31/2) = 1.456

-q
réseau cubique cfc (NaCl) : Ω = 1.748
-q +q

U coh ∼ qq eV/atome
r

44
fi
- Systèmes Moléculaires :
Pour les atomes n’ayant que des couches électroniques
remplies : pas de déformation sensible des orbitales atomiques :
Ne, Ar,K,... (gaz rares)

Les atomes restent neutres (pas d’interaction électrostatique) mais


forces de van der Waals (−A/r 6, uctuations dipolaires) +
(comme pour les cristaux ioniques)
potentiel répulsif à courte portée que l’on suppose ici B/r 12 = Lennard-Jones

U = 4✏[(d/r)12 (d/r)6 ] distance inter-atomique R = 21/6d


U coh ∼ 10meV/atome : très bon accord avec mesures dans les gaz rares

- Systèmes covalents :
distribution électronique spatiale (presque) homogène pour les
métaux (ondes planes) mais la densité électronique peut néanmoins
être (très) faible dans certaines régions interstitielles : directions
privilégiées = «liaisons» (chimiste : π, σ, . . . sp3 : diamant, sp2 : graphite).

ℏ2 ∇2i 2 1 1 e2
= Ec + U ion + U el + U ech
∑ ∑ ∑
H= − − Ze +
i
2m R
| ri − R | 2 j≠j | rj − ri |

45
fl
On a vu que pour des électrons libres l’énergie cinétique
Ec = 3EF /5 = 30.1(a0 /rs)2 [eV]
avec 4πrs3 /3 = V/N et a0 = h 2ϵ0 /πme 2 (rayon de Bohr)

et on peut montrer que U ion + U el = 0 :


pas de cohésion associée à l’interaction Coulombienne directe

Le cristal ne devrait pas exister puisque « l’équilibre » (minimum d’énergie)


correspondrait à rs → ∞, mais il reste un terme dit d’échange (M2),
purement quantique, lié à l’indiscernabilité des électrons :
U ech = − 12.5(a0 /rs) [eV]

A l’équilibre rs = 4.8a0
U coh ∼ qq eV/atome
Pas mal ! Néanmoins l’expérience donne 2 à 6 selon les métaux :
les fonctions d’ondes ne sont pas des ondes planes,
il faut tenir compte de écrantage (e/r → e −k0r × e/r),
et du volume occupé par les électrons de coeur (Ec ≠ 3EF /5)

46
- Liaison hydrogène :

(1) H ne peut créer de liaison qu’avec UN atome ≠ covalents et


(2) énergie de ionisation 13.6eV plus forte que autres ions (Na+ ~ 4eV) ≠ionique.
«Ion H+» = proton : rayon 10-13 m (105 fois plus petit que tous les autres ions)
H vient se «coller» sur ion électronégatif (O) le long de la ligne O-H-O
= liaison (dynamique) essentiellement dipolaire
mais 10x plus forte que cristaux moléculaires, stabilisée par
la forte entropie de con guration dans la répartition des H.

Les interactions (électrostatiques ou dipolaires) conduisent donc à U(r)


dont le minimum dé ni la distance inter-atomiques = noeuds du réseau (R)
MAIS les atomes peuvent s’écarter de cette position d’équilibre et
des oscillations sont possibles dans le fond du puits (voir TDs)
Remarque : u(T ) = décalage et si u(T ) ∼ 0.2R (critère de Lindemann)
le solide devient instable = FUSION

47
fi
fi
c. Phonons

M @ 2 u/@t2 = ~ =R
@U/@u ~r(R) ~ + ~u(R)
~
on cherche des modes d’oscillations collectives :
PHONONS
u(na) = u0 ei(kna !t)

et pour des interactions harmoniques (le fond du puits est approximé par une parabole)
entre premiers voisins

eika + e ika
M ! = 2K(1
2
) = 2K(1 cos(ka)) = 4Ksin2 (ka/2)
2

r
K = relation de dispersion
!=2 |sin(ka/2)| = modes de vibration possibles
M
r
K
Pour les faibles valeurs de ω : !=a |k| = v|k|
M
où v est la vitesse du son
la relation de dispersion des phonons est périodique en 2π/a, de façon générale
(2D, 3D) ω(k)⃗ = ω(k⃗ + K )⃗ où K ⃗ est un noeud du réseau* (dit) RECIPROQUE
dé ni par les vecteurs bi ⃗( = Ki ⃗) véri ant : ai ⃗ bj ⃗ = 2πδij

2π/a
maille élémentaire
= cellule de Wigner-Seitz
= zone de l’espace qui est la plus proche by ⃗

bx ⃗
de ce point, construite à partir des plans
medians de tous les voisins
=1ere zone de Brillouin

Et à 3D on peut utiliser la relation :

a⇥2 a⇥3 car b1 est perpendiculaire à a2 et a3


b⇥1 = 2
a⌅1 .(a⌅2 a⌅3 ) car a1b1 = 2π

Réseau direct Cubique CFC CC Hexagonal

Hexagonal
Réseau réciproque Cubique CC CFC
(tourné de 30°)

* attention k⃗ est donc plus petit que K ⃗


fi
fi
Maille conventionnelle

Cellule de Wigner-Seitz

On identi e des points particuliers du RR


(notée K,L,X,… Γ=centre)

et à 3D la relation de dispersion des phonons


est alors tracée le long de ces directions
particuliers ΓX, ΓL, XL, . . .
On obtient 3 branches

2 branches transverses et
1 branche longitudinale

50
fi
Remarque : pour une interaction à tous les voisins X 4Km kma
! = 2
sin2 ( )
(voir TDs) m>0
M 2

s
X X Km m2
si Km m converge, on conserve les branches acoustiques linéaires (k➝0) ! = a
2 k
m>0
M

kmm 2 ne converge pas (=interactions A LONGUE PORTEE)



mais si
la situation est plus compliquée, par exemple Km = KO /m p : ω ∝ k (p−1)/2 pour p<2

en particulier pour l’interaction électrostatique : il ne devrait pas y avoir de mode acoustique


n(Ze)2
p=1 ⟹ ω = constante : il s’agit de….. … mode d’oscillation plasma : Ω2P =
Mϵ0

mais l’écrantage (ici par les électrons de conduction) va jouer un rôle fondamental
⌦2p
! =
2
✏(k) avec ✏(k) = 1 + k02 /k 2 [V / (1/r)e k0 r
] et donc pour k → 0 ω ≈ (ΩP /k0) . k

et on peut montrer que pour les électrons (presque) libres


r
⌦p Zm
v= ⇠ vF ⇠ vF /100
k0 3M
Pour un système diatomique : on suppose ici (pour simpli er l’écriture) que tous les atomes ont la
même masse M et que l’on a un MOTIF de 2 atomes distants de b , couplés par un ressort K et que
les motifs sont couplés entre eux par des ressorts G
Motif
K G K G On note ui le déplacement de l’atome i (i=0,1,2,…)
et le principe fondamental de la dynamique s’écrit
u0 u1 u2 u3 u5
b a
a

Md 2u1 /dt 2 = G(u2 − u1) + K(u0 − u1)


et comme on cherche
2 2
Md u2 /dt = G(u1 − u2) + K(u3 − u2) u ∝ e i(kx−ωt)
on a u1 = u3e −ika, u2 = u4e −ika,…
Md 2u3 /dt 2 = G(u4 − u3) + K(u2 − u3)
……
le deux dernière équations (par exemple) s’écrivent alors :
(Mω 2 − (K + G))u2 + (Ge −ika + K)u3 = 0
(Ge ika + K)u2 + (Mω 2 − (K + G))u3 = 0
et le déterminant doit être nul, soit

M 2ω 4 − 2M(K + G)ω 2 + (K + G)2 − (K + Ge −ika)(K + Ge ika) = 0


M 2ω 2 − 2M(K + G)ω + 2KG(1 − cos(ka)) = 0
52
fi
p
K +G± K 2 + G2 + 2KGcos(ka) K+G 4KG 2 ka
soit ! =
2 = [1 ± 1− sin ( )]
M M (K + G)2 2
r
2(K + G)
M
r
2K
M
r
2G
M

s
KG
!= ka
2M (K + G)

et pour un motif plus complexe :


3 modes (branches) acoustiques +
3(p- 1) branches optiques

53
correspond à des mouvements des atomes A et B en phase, et le mode optique correspond à
des mouvements en opposition de phase.
u1 K + Geika

En se rappelant que le produit k" ua2donne le|K + Geika
déphasage des| vibrations entre mailles du cristal, et
que ε" A /εB donne le déphasage entre les atomes de chaque maille, on peut représenter les
déplacements atomiques comme en figure 6.6. Schématiquement on peut dire que les modes
Si K >> G (ou k ~ 0)
optiques sont dominés par les vibrations de la « molécule » AB dans chaque maille, avec un
Sur lacouplage
faible brancheinter-maille
optique les et
atomes vibrent
une faible en opposition
dispersion, alors quede phase
dans (u1 =acoustiques
les modes − u2) : la
dynamique «molécules»
est donnée(quasi) indépendantes
par l’interaction entre(légèrement
mailles. couplées car G/K ≠ 0)
la branche devient plate (ω ≈ 2K/M )
Mode acoustique
Sur la branche acoustique, les atomes vibrent en phase (u1 = u2) :
k<<π/a
«molécule de masse 2M» couplée par un ressort de faible raideur, G
Mode optique
ω ≈ 2 G/2M | sin(ka/2) |

A B
Mode acoustique
k=π/a
Mode optique

Figure 6.6 : Représentation schématique des déplacements atomiques pour différents


modes de vibration de la chaîne diatomique.

54
quelles sont les propriétés physiques de ces phonons
Tout d’abord ils « participent » aux propriétés de transport électrique en diffusant les électrons*
Ils contribuent également à la conductivité thermique.

Ils ont une chaleur spéci que


La théorie classique donnerait C = 3NkB
en désaccord (comme pour les électrons) avec l’expérience
un calcul QUANTIQUE est nécessaire = oscillateur HARMONIQUE
X
E= (nk,s + 1/2)~!s (k) (s = polarisation)
k,s
1
nk,s=fonction de distribution de BOSE-EINSTEIN : nk,s = ~!s (k)
e 1
C 1 X @ 1
c= = ( ~!s (k)
)~!s (k)
V V
k,s
@T e 1

et comme pour les électrons, k est quanti é du fait de la taille nie du solide, k = n
L
d 3k 2πk 2dk
∑ ∫ ∫ ∫ (2π/L)3 ∫ (2π/L)3
et = =
k

* le calcul (M2-MQ…) du temps τ tient compte de l’interaction e-phonons (et des défauts structuraux) car un
réseau parfaitement périodique ne diffuse PAS les électrons (voir S2) contrairement à l’idée de Drude

55
fi
fi
fi
Pour les branches optiques on peut prendre ω = ωE (E pour Einstein)

(~!E /kB T )2 e~!E /kB T


!c opt
= ⇢nkB ρ = nombre de modes optiques
(e~!E /kB T 1)2

et on retrouve c opt → ρnkB = Dulong-Petit lorsque T > > ΘE

Et pour les branches acoustiques on peut prendre ω = vk (à basse température = modèle de

DEBYE) et on est alors exactement dans le cadre du calcul du rayonnement du corps

noir ! On connait donc le résultat : E ∝ T 4 (loi de Stephan) et donc C ∝ T 3

Voir TDs pour le calcul complet qui donne

C = [(2π 2 /5)(kBT/ℏv)3]kB = [(12π 4 /5)(T/ΘD)3]nkB

ATTENTION : contrairement aux électrons pour lesquels T >> TF (~ 104K),


ΘD ~ qq 100K (~ 100K : K,Bi,Pb jusqu’à 1860K : diamant, Al : 394K) l’approximation
C ∝ T 3 n’est donc valable qu’à «basses» températures (contrairement au corps
noir…) et généralement les données expérimentales doivent être décrites par
Cphonons = βT 3 + δT 5 + . . . et on retrouve C ac → (3/2)nkB à haute température
56
s ordres de grandeur observés sont v" ≈ 10 3m . s −1 , ℏω
" D ≈ 30m eV et les
ye θ" D ≈ 200 − 300K . Les matériaux très durs, comme le diamant par
r "θD ≈ 1000K. remarque : comme pour les électrons on peut dé nir
t la vitesse du son est v" , la densité de modes tridimensionnels
une densité d’états
est donnéede modes

V
F(ω)d ω = 4π k 2 d k
8π 3

V ω2
" ⇒ F(ω)vd k = 2018-2019
UGA M1 PFN
dk Cours de Physique du Solide et Magnétisme
2π 2 v 2
V ω2
⇒ F(ω) = au
Contrairement pour les
cas de électrons, modes
pour acoustiques
les phonons F(ω)
le spectre eneténergie est ∝ δ(ωdonc
borné, −ω la E ) pour les optiques
2π 2 v 3
densité de modes n’est définie que pour ω" ≤ ωD . La densité d’états pour un mode est
représentée en figure 6.9.

80
F (!)
<latexit sha1_base64="P9meqHu1sJq94JgkABT9J1+BfJY=">AAACzHicjVHLSsNAFD2Nr1pfVZdugkWom5KIoO4EQVxJBfuQtkiSTutgkgnJRJDSrT/gVr9L/AP9C++MU1CL6IQkZ86958zce/0k5Jl0nNeCNTM7N79QXCwtLa+srpXXN5qZyNOANQIRirTtexkLecwaksuQtZOUeZEfspZ/e6LirTuWZlzEl/I+Yb3IG8Z8wANPEnV1Wu2KiA293etyxak5etnTwDWgArPqovyCLvoQCJAjAkMMSTiEh4yeDlw4SIjrYURcSojrOMMYJdLmlMUowyP2lr5D2nUMG9NeeWZaHdApIb0pKW3skEZQXkpYnWbreK6dFfub90h7qrvd0983XhGxEjfE/qWbZP5Xp2qRGOBQ18CppkQzqrrAuOS6K+rm9peqJDkkxCncp3hKONDKSZ9trcl07aq3no6/6UzFqn1gcnO8q1vSgN2f45wGzb2a69Tci/3K8ZEZdRFb2EaV5nmAY5yhjgZ5R3jEE56tc0taI2v8mWoVjGYT35b18AGcNZJI</latexit>

Einstein
Figure 6.9 : Densités de modes dans le modèle de
Debye et dans le modèle d’Einstein.
Debye

<latexit sha1_base64="1CWQhJNxEeHTyizZa+Yoi8hTwRA=">AAACy3icjVHLSsNAFD2Nr1pfVZdugkVwVRIR1J2gCzdCBfuAtpRkOq2heZGZCFpd+gNu9b/EP9C/8M44BbWITkhy5txz7sy910/DQEjHeS1YM7Nz8wvFxdLS8srqWnl9oyGSPGO8zpIwyVq+J3gYxLwuAxnyVppxL/JD3vRHJyrevOaZCJL4Ut6kvBt5wzgYBMyTRLU6ScSHXu+0V644VUcvexq4BlRgVi0pv6CDPhIw5IjAEUMSDuFB0NOGCwcpcV2MicsIBTrOcY8SeXNScVJ4xI7oO6Rd27Ax7VVOod2MTgnpzchpY4c8Cekywuo0W8dznVmxv+Ue65zqbjf0902uiFiJK2L/8k2U//WpWiQGONQ1BFRTqhlVHTNZct0VdXP7S1WSMqTEKdyneEaYaeekz7b2CF276q2n429aqVi1Z0ab413dkgbs/hznNGjsVV2n6l7sV46PzKiL2MI2dmmeBzjGGWqo6zk+4gnP1rklrFvr7lNqFYxnE9+W9fABkmOSSg==</latexit>
!D <latexit sha1_base64="td8tu0KPDSAj3tx/N2KPkpTqx8w=">AAACy3icjVHLSsNAFD2Nr1pfVZdugkVwVRIR1J0gghuhgn1AW0oyndbQvMhMBK0u/QG3+l/iH+hfeGecglpEJyQ5c+45d+be66dhIKTjvBasmdm5+YXiYmlpeWV1rby+0RBJnjFeZ0mYZC3fEzwMYl6XgQx5K824F/khb/qjExVvXvNMBEl8KW9S3o28YRwMAuZJolqdJOJDr3faK1ecqqOXPQ1cAyowq5aUX9BBHwkYckTgiCEJh/Ag6GnDhYOUuC7GxGWEAh3nuEeJvDmpOCk8Ykf0HdKubdiY9iqn0G5Gp4T0ZuS0sUOehHQZYXWareO5zqzY33KPdU51txv6+yZXRKzEFbF/+SbK//pULRIDHOoaAqop1Yyqjpksue6Kurn9pSpJGVLiFO5TPCPMtHPSZ1t7hK5d9dbT8TetVKzaM6PN8a5uSQN2f45zGjT2qq5TdS/2K8dHZtRFbGEbuzTPAxzjDDXU9Rwf8YRn69wS1q119ym1CsaziW/LevgAlMOSSw==</latexit>
!E !
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<latexit

Dans l’approximation de Debye l’énergie interne est alors

ωDi
57
Vω 2 1
fi
B. Notions de bandes dans les solides périodiques
On peut montrer (voir S2) que la périodicité en translation implique que la fonction
d’onde peut se mettre sous la forme
⌅ avec u⇥k (r + R) = u⇥k (r) THEOREME DE BLOCH
(r) = eik⌅r u⌅k (r)
où k⃗ est un vecteur du réseau réciproque

remarque : | ψ(r) |2 est bien périodique, comme l’est le potentiel

En l’absence de potentiel U (électrons libres) : uk=1 et E = ℏ2k 2 /2m


MAIS SI U ≠ 0 ⇒ E ≠ ℏ2k 2 /2m

! V

On peut par exemple choisir un V0


II III

« potentiel en créneaux » I
c
b

modèle de Kronig-Penney
x
a

p
iKx iKx
1 = Ae + Be K = 2mE/~
p
2 = CeiQx + De iQx
Q = 2m(E V0 )/~

Et le théorème de Block impose alors Φ3(c) = e ikaΦ2(−b)


58
On a alors 4 équations de continuité
0 0 0 0
1 (0) = 2 (0); 1 (0) = 2 (0); 1 (c) = 3 (c); 1 (c) = 3 (c)

A+B=C+D
K(A − B) = Q(C − D)
e ika(Ce −iQb + De iQb) = Ae iKc + Be −iKc
Qe ika(Ce −iQb − De iQb) = K(Ae iKc − Be −iKc)

et 4 inconnues (A,B,C,D). Il faut donc que

1 1 −1 −1
K −K −Q Q
=0
e iKc e −iKc −e ikae −iQb −e ikae iQb
Ke iKc −Ke −iKc −Qe ikae −iQb Qe ikae iQb

après un calcul long (fastidieux mais sans dif culté…), on trouve :

Q2 − k2
sinh(Qb)sin(Ka) + cosh(Qb)cos(Ka) = cos(k(a + b))
2KQ

et pour V0 grand (et négatif) et b petit (Qb → 0) on trouve :

P ⇥ sinc(Ka) + cos(Ka) = cos(ka) avec P = Q2 ab/2

59
fi
cos(k

K1 K2 K3 K4
E1 E2 E3 E4

pas de solution = GAP solution = BANDE


lorsque P → ∞ les seules valeurs de Ka permises deviennent nπ soit
2 ~ ⇡
2 2
E=n 2
= électrons dans une boîte de taille a
2ma

Pour un vrai potentiel en 1/r le problème n’est plus soluble analytiquement. Mais lorsque le
potentiel est faible (devant l’énergie cinétique), on peut partir de la parabole des électrons libres

E(k)⃗ = E(k⃗ + K )⃗
et des gaps s’ouvrent aux points …−π/a,0,π/a…. bande 4

Chaque bandes peut contenir 2N électrons (2 pour le spin).


bande 3
La bande contenant le niveau de Fermi est appelée bande
bande 2
de conduction. La bande (vide) juste au dessus est appelée bande 1
bande de valence. (voir partie semi-conducteurs)

Remarque : En présence de U, la vitesse des électrons n’est plus ℏk /m


et vous verrez au semestre 2 que ∂E/∂k = ℏv
De même on peut dé nir une masse effective qui tient compte de ces
interactions avec les ions m* = ℏ2 /(∂2E/∂k 2)
cette masse peut être positive ou NEGATIVE : on parle alors de trous.
Localement la relation de dispersion peut rester quadratique et tous les
résultats des électrons libres restent alors valables mais m → m*
SUITE AU SEMESTRE 2….

61
fi

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