Cours Solide I
Cours Solide I
Ce cours (et les suivants) est basé sur un des deux ouvrages suivants :
2
La physique du solide c’est
Pré-requis
Electromagnétisme I, II et III (= approche classique)
Mécanique quantique
Physique statistique (voir S8) et thermodynamique
3
fl
S1 S2 S3-MQ
solide 1 solide 2 solide 3 : Physique à N-corps
N 2
⇥2i 1 1 e2
H= Ze 2
+
i=1
2m |ri R| 2 |ri rj |
R i=j
Energie cinétique Interactions
Electrons libres electrons-ions Interactions électrons-électrons
Insoluble !
corrélations : seconde quanti cation
électrons INDEPENDANTS LIQUIDE de FERMI
GAZ de FERMI
à l’origine de tous les effets exotiques
N 2
ℏ ∇2i (et souvent incompris) de la matière
∑ 2m* = masse effective
≡
i=1
4
fi
1. Le gaz électronique quantique
A. Modèle de Sommerfeld
a. Niveau de Fermi et densité d’états
b. Développement de Sommerfeld
B. Propriétés Physiques du gaz d’électrons libres
a. Conductivité électrique
b. Transport thermique
c. Propriétés magnétiques
Les effets de corrélations (interactions e/e, liquide de Fermi) ne sont traités qu’en M2
= seconde quanti cation
fi
Chap.1
6
A. Modèle de Sommerfeld
7
2
1 ikx
⌅ =E k⇥= ⇤ e
2m V
pour des électrons libres de se déplacer dans le solide
Il faut néanmoins tenir compte du fait que le solide est de taille nie L
Si on impose Φ(0) = Φ(L) = 0, on a alors une quanti cation de k
π
k = n , avec k>0 (n entier).
L
Mais on peut également choisir des Condition aux Limites Périodiques
(x) = (x + L)
ikL 2π
e = 1 et donc dans ce cas k = n avec cette fois n positif ou négatif.
L
On a donc « deux fois deux fois moins de points (facteur 2) », soit in ne autant d’états…
La « surface » d’un état (dans l’espace des k) : (2π/L)d (Heisenberg) étant très petite,
on peut donc parfaitement utiliser l’une ou l’autre condition aux limites
(On ne s’intéressera (ici) PAS aux détails de la fonction d’onde)
8
fi
fi
fi
ℏ2k 2
(dans les deux cas) l’énergie des particules est : E=
2m
et on doit respecter le principe d’exclusion de Pauli (Fermions)
on rempli les états en E croissant (2 par k en tenant compte du spin)
Quelle est la valeur de E du dernier état occupé ? Energie (niveau) de Fermi
d3 k remarque :
2 = N = nL3
= Z(L/a)3
car Δk << kmax k d3 k
spin ( 2L )3
A priori d 3k peut être très délicat à déterminer mais POUR DES ELECTRONS LIBRES,
les surfaces d’énergie constante sont des sphères de rayon : 2mE/ℏ2 donc
d 3k = 4πk 2dk
4 3
πk F
A T=0K tous les niveaux d’énergie < EF sont occupés : 2 32π = N,
( L )3
2 1/3 ℏ2(3π 2n)2/3
soit kF = (3π n) et EF =
2m
où n est la densité électronique = Z × Nat ∼ Z/a 3 avec Z la valence de l’ion
(kmax = kFermi =) kF EF vF
⇥
3Z 1/3 17, 8 Z 2/3 3, 57.108 Z 1/3
eV cm/s
a a2 [Å] a[A]
2
k k ⇤ 2⇤
2
mais E= 1µeV << kT
m ma L
EF >> kT >> δE
Seuls les états près de EF seront les niveaux peuvent être considérés
«UTILES», l’ensemble des états d’énergie comme CONTINUS, on peut dé nir une
EF dans l’espace des k est appelée DENSITE D’ETATS : g(E)
SURFACE DE FERMI
⇥d
dN = g(E)dE = 2 L
2
dd k
10
fi
comme précédemment, la dif culté réside dans la détermination de d d k
et pour des électrons libres :
et à 3D : d 3k = 4πk 2dk
dE = ℏ2kdk/m
2 3 2 L3 ⇥
g(E) = (m /ℏ ) × (L k /π ) = 2m 3/2
2 E
2 2
1D 2D
et pour les autres dimensions
ddk 2dk 2πkdk
(voir TDs) L 2m 1/2 1
mL2
g(E) (
π ℏ2
)
E 2
11
fi
EF
1 2m 3/2 3/2 2
∫0
Remarque : N[3D] = g(E)dE = 2 ( 2 ) EF = g(EF )EF
3π ℏ 3
et nalement l’énergie totale (à T=0K) est :
EF
3EF 3D
Ē = Eg(E)dE = N
5
[3D] Soit en moyenne Emoy = 3EF /5
O
12
fi
fi
fi
en prenant la encore en compte le principe d’exclusion de Pauli
(voir cours de physique statistique)
1
Bosons Symétrique ~ 0 : condensation
e (Ek µ) 1
13
± kT
14
fi
b. Développement de Sommerfeld
L’idée est de calculer cette intégrale pour n’importe quelle grandeur physique (observable)
∞ ∞
∫0 ∫0
X̄ = X(E)g(E)f(E)dE = A(E)f(E)dE
15
(E µ)2
⇥ K(E) = K(µ) + (E µ)K (µ) + K”(µ) + ...
⇤ ⇥ ⌅ 2
donnera une contribution nulle par parité
⇥
df (E µ)2 df x2 df
Ā = K(µ)( )dE + K”(µ) ( )dE = K(µ) + K”(µ)(kT )2 ( )dx
0 dE 0 2 dE µ/kT 2 dx
Z µ 2
⇡
et µ/kT ⇥ d’où Ā = A(E)dE + A0 (µ)(kT )2 + ...
0 6
∫0
N= g(E)dE + g′(μ)(kT )2π 2 /6 = N + (μ − EF )g(μ) + g′(μ)(kT )2π 2 /6
π 2g′(EF )
soit μ(T ) ∼ EF − (kT )2
6g(EF )
et pour A = Eg(E) :
Ē(T ) = Ē(0) + (μ − EF )μg(μ) + [g(μ) + μg′(μ)](kT )2π 2 /6
∼ Ē(0) + g(EF )(kT )2π 2 /6


16


B. Propriétés quantiques du gaz d’électrons libres
a. transport électrique
La conductivité électrique, σ représente la capacité d’un matériau à transporter un
courant électrique. La densité de courant est alors relié au champ électrique par J ⃗= σE ⃗
et la résistance R est elle reliée à la résistivité ρ = 1/σ par la relation : ρ = RS/l
On suppose que ces électrons subissent des chocs. Le temps moyen entre deux choc est noté τ
et la probabilité de subir un choc (pendant dt) est alors dt/τ (la direction de v est aléatoire après le choc)
p(t + dt) = (p(t) + dp)(1 − dt/τ) = (p(t) + f . dt)(1 − dt/τ) et
Il est résulte une force de « frottements » ffrot = − mv/τ
Il reste à relier J ⃗ et E .⃗ Pour cela Paul Drude (1863-1906) suppose au début du XXe siècle
que tous les électrons sont équivalents et donc
ne2 ⇥ E ne2 ⇥
j= nev = ⇥ 0 =
m m
densité d’électrons « périphériques » (ou de conduction) ~ 1/atome ~ 1023cm−3
18
fi
le calcul microscopique de τ est loin d’être aisé….
Et nalement :
1029.10−38.10−13
σ0 ∼ ∼ 10−8
Ωm
10−30
19
fi
fi
En fait l’élément fondamental de la physique du solide quantique est que
« seuls les électrons à EF comptent » champ électrique
∫
Le calcul exact consiste à écrire : jx = − e g(E)fHE(E)vx(E)dE
où fHE est la fonction de distribution HORS EQUILIBRE car la surface de Fermi se déplace
sous l’action du champ Ex avec dpx /dt = ℏdkx /dt = − eEx
∂f ∂E ∂k ∂f
et fHE = f + τ . . =f−τ . ℏvx . eEx /ℏ
∂E ∂kx ∂t ∂E
∂f 2 e 2τ ∂f
∫ 3 ∫
2
soit jx = 0 + e τ g(E) vx dE . Ex et σ = g(E) v 2dE
∂E ∂E
2
2
vF τ
et comme ∂f/∂E ≈ δ(E − μ) on retrouve bien σ = e g(EF )
3
20
2e 2τ ∂f ne 2τ
∫
et pour des électrons libres σ = g(E) EdE =
3m ∂E m
on retrouve DRUDE !!!
mais cette coïncidence est accidentelle car comme on l’a dit les hypothèses étaient
fausses..... seule une faible proportion des électrons contribuent réellement au transport
(δE autour de EF) mais avec une vitesse > > vDrude
* il existe une « 3eme voie » : e=0 ! La « fractionalisation » spin/charge peut en effet conduire à des fermions sans
charge (isolants Kondo).
** Pour T ≠ 0 on peut retrouver un conductivité non nulle par activation thermique (voir semiconducteurs)
fi
Et en présence d’un champ magnétique B(||Oz) v⃗ ∧ B ⃗ = − E ⃗
(avec les même hypothèses « classiques »)
B
VH = Vy = − Ix ou d est l’épaisseur du matériaux
ned
( p⃗ + e A )⃗ 2 p2 e 2r 2 B 2 e
H= + gγ0Sz B = [ + ] + [γ0 Lz B + gγ0Sz B] avec γ0 =
2m 2m 8m 2m
Il est donc est équivalent à celui de l’oscillateur harmonique :
eB
EF = nℏωc avec ωc = : fréquence cyclotron.
m
22
fi
La densité d’états devient
∑
g(E) = ν δ(E − nℏω)
n
et la conservation du nombre de particules implique
que la dégénérescence des pics
m ℏeB eB
ν= × =
2πℏ2 m h
la dégénérescence de spin est levée par le champ
entier
h
Et en écrivant nalement n2D = nν, on trouve RH =
ne 2
* mise en évidence en 1980 par K. von Klitzing, alors à Grenoble (LNCMI), prix Nobel 1985
fi
Les propriétés optiques (en quelques mots)
taux de diffusion
et, le champ électrique (et magnétique) ne peut pénétrer que sur une longueur
2/μ0σ0
2
= épaisseur de peau : δem = ∼ 2 μm à 1GHz pour le Cuivre
ω
ωp2 ne 2
et σ(ω) ∼ jϵ0 pour ωτ > > 1 où ωp = ∼ 1015Hz = fréquence « plasma »
ω mϵ0
et ωp ∼ fréquences visibles
couleur des métaux
25
fl
fl
fl
b. transport thermique
Dulong-Petit
kBT
Equipartition E = p N
2
3kB
et donc C = N (pour 3 degrés de liberté)
2
Mais les mesures montrent que la chaleur
spéci que tend vers zéro pour T → 0 !
3kB 3
car C = Nutile 2 kB [g(EF ).2kB T ]
⇥
2
2
3 2 2
Le calcul exact C = dE/dT donne C= k g(EF )T = kB
2
[ g(EF )kB T ]
3 B 2 9
26
fi
Et par analogie au transport électrique (de
charge) on peut calculer le ux d’énergie
thermique traversant la surface
nvx
Jx = nchaud Echaudvchaud − nfroid Efroidvfroid ∼ (E − Efroid)
2 chaud
JT ⃗ = ( − ∇ ⃗T ) = − K ∇ ⃗T
2
v τC
3
27
fl
fi
En fait, le gradient thermique peut également induire un transport de charges
(et inversement), il existe donc une matrice de transport charge/chaleur (ou entropie) :
L c T
Tout d’abord on peut montrer (VOIR TDs) que Q= =− ∼ × Qclas
σ 3e TF
kB
où Qclass = − ∼ 4.10−5V/K
2e
théorie cinétique des gaz
α = 1en classique
K v2 ⇥ C m 3 mv 2 /2 C kB 3 kB 2
etL = = = ( )2 = α × ( ) = α × 10−8WΩK−2
T 3 ne2 ⇥ T 2 3/2kB T 3/2nkB e 2 e
α = 2π 2 /9 ∼ 2 en quantique
l’expérience donne L ∼ 2.10−8 WΩK−2en excellent accord avec l’approche quantique
Wiedemann & Franz (1853)
3kBT
2EF
Energie
2 + O(T 2)
moyenne
(équipartition)
3
π 2g(EF )kB2T
Chaleur 3NkB 3
spéci que C tend vers 0 à basse
2V température
e 2g(EF )D
Conductivité ne 2τ identique (par hasard) au
électrique m résultat classique mais
m → m*
h
B
Effet Hall ne 2
en2D quanti é, pente moyenne =
l’approche classique
30
fi
fi
Classique Quantique
π 2 Dg(EF )kB2τ
.T
Conductivité 3kB2τ 3
.T
2m
thermique également linéaire en T mais
pas pour la même raison !
3 kB2 −8 2 π 2 kB2 −8 2
∼ 1.10 WΩ/K = 2.10 WΩ/K
Lindemann Franz 2 e2 3 e2
K Constant (mais pour les Très bonne accord avec
L= mauvaises raisons), par hasard l’expérience (basse
σT « que » 2 fois trop faible… température)
π 2 kB T
kB −
Effet Seebeck − = 4.10−5V/K 6 e TF
2e S tend vers 0 à basse
température
31
c. propriétés magnétiques
comme on l’a souligné, on peut distinguer :
Les électrons de conduction « libres » Les électrons de coeur qui restent
de se déplacer dans tout le solide con nés sur leur orbitale atomique
32
fi
Le terme γ0(Lz + gSz)B donne lui naissance à un moment magnétique local : gJ μB
(J ⃗ = L ⃗ + S)⃗ et ces moments peuvent s’aligner (ou non = analyse statistique) avec le
champ extérieur : « effet boussole »
alignement = champ μ B μ
< μPara > = + μB × = + μB × BJ ( B ) ∼ B à 1T, 100K
desordre = thermique kT 100
∫−Δ ∫Δ
< μPauli > = μB(n↑ − n↓) = (μB /2)[ g(E + Δ)f(E)dE − g(E − Δ)f(E)dE]
∞
∫0
< μPauli > ≈ μBΔ g′(E)f(E)dE (VOIR TD)
π 2g′′(EF)
< μPauli > ∼ μB × μBBg(EF)(1 + (kT )2]
6g(EF)
et nalement (avec g(EF ) = 3E/2EF) : < μLandau > = − ∂(Ē)/∂B = − < μPauli > /3






fi
fi
Remarque : on a écrit
la susceptibilité ( ∝ ∂ < μ > /∂B) diverge pour Ug(EF )/2 → 1 et une aimantation
spontanée apparaît même en l’absence de champ extérieur
= FERROmagnétisme de Stoner
(tout comme les interactions entre spins localisés (états de coeur) peuvent donner
lieu à l’existence d’un moment en l’absence de champ extérieur
=(anti-)FERROmagnétisme de Curie-Weiss (voir magnétisme))
36
Paramagnétisme Diamagnétisme
LANGEVIN LARMOR
μB
Approche Classique μpara = − μdia μdia ∼ − . B[T ]
1000000
identique au diamagnétisme ! indépendant de T
37
En résumé
σ0 = e 2D × g(EF)
C = π 2kB 2T/3 × g(EF)
χPauli = μB2 × g(EF)
….
toutes les propriétés physiques des solides (électroniques,
thermodynamiques, magnétiques,…) sont déterminées par g(EF ) : c’est
la grandeur essentielle à déterminer et il faut pour cela (généralement)
aller au delà du modèle des électrons libres…
Néanmoins, les interactions e/ions (physique des solides 2)
conduisent essentiellement à une renormalisation de la masse
m → m* = masse effective (voir aussi partie « semi-conducteurs »)
et l’approche « électrons libres » est donc un point de départ essentiel.
38
Chap.2
39
A. Cohésion et vibrations des réseaux cristallins
a. Rappels sur les structures cristallographiques
Structure hexagonale
compacte
= 2 réseaux hexagonaux
décalés, c= 0.74
42
fi
fi
fi
symétrie «interdite» mais pouvant être obtenue sous forme macroscopique
AlCuFe, AlPdMn,......
Pavage de Penrose
2 motifs élémentaires
et non pas un seul
43
fi
b. Cohésion
- Composés ioniques :
la densité électronique reste localisée proche des ions (= isolant) mais un
des composants a un (ou plusieurs) électron sur sa couche périphérique qui
peut être «capté» par l’autre constituant pour donner A+B- : NaCl,… (sels)
N e2 1 1 N Ωe 2 R = vecteur du réseau
∑ ∑ α(R)
U=− [ − ]=− d = distance A+/B-
2 4πϵ0d signe−oppose α(R) meme−signe 2 4πϵ0d
et |R| = ↵(R)d
Ω = constante de Madelung,
il faut néanmoins rajouter une répulsion à courte portée (répulsion de coeur dur)
que l’on choisi (de façon phénoménologique) en A/r m, avec m : 6 à 10
! r
+q +q
chaine linéaire in nie : Ω = 2(1-1/2+1/3+...) = 2Ln2 = 1.386
-q -q +q -q +q
!
+q
-q
+q
+q
cluster de 8 atomes : Ω = (3-3/21/2+1/31/2) = 1.456
-q
réseau cubique cfc (NaCl) : Ω = 1.748
-q +q
U coh ∼ qq eV/atome
r
44
fi
- Systèmes Moléculaires :
Pour les atomes n’ayant que des couches électroniques
remplies : pas de déformation sensible des orbitales atomiques :
Ne, Ar,K,... (gaz rares)
- Systèmes covalents :
distribution électronique spatiale (presque) homogène pour les
métaux (ondes planes) mais la densité électronique peut néanmoins
être (très) faible dans certaines régions interstitielles : directions
privilégiées = «liaisons» (chimiste : π, σ, . . . sp3 : diamant, sp2 : graphite).
ℏ2 ∇2i 2 1 1 e2
= Ec + U ion + U el + U ech
∑ ∑ ∑
H= − − Ze +
i
2m R
| ri − R | 2 j≠j | rj − ri |
45
fl
On a vu que pour des électrons libres l’énergie cinétique
Ec = 3EF /5 = 30.1(a0 /rs)2 [eV]
avec 4πrs3 /3 = V/N et a0 = h 2ϵ0 /πme 2 (rayon de Bohr)
A l’équilibre rs = 4.8a0
U coh ∼ qq eV/atome
Pas mal ! Néanmoins l’expérience donne 2 à 6 selon les métaux :
les fonctions d’ondes ne sont pas des ondes planes,
il faut tenir compte de écrantage (e/r → e −k0r × e/r),
et du volume occupé par les électrons de coeur (Ec ≠ 3EF /5)
46
- Liaison hydrogène :
47
fi
fi
c. Phonons
M @ 2 u/@t2 = ~ =R
@U/@u ~r(R) ~ + ~u(R)
~
on cherche des modes d’oscillations collectives :
PHONONS
u(na) = u0 ei(kna !t)
et pour des interactions harmoniques (le fond du puits est approximé par une parabole)
entre premiers voisins
eika + e ika
M ! = 2K(1
2
) = 2K(1 cos(ka)) = 4Ksin2 (ka/2)
2
r
K = relation de dispersion
!=2 |sin(ka/2)| = modes de vibration possibles
M
r
K
Pour les faibles valeurs de ω : !=a |k| = v|k|
M
où v est la vitesse du son
la relation de dispersion des phonons est périodique en 2π/a, de façon générale
(2D, 3D) ω(k)⃗ = ω(k⃗ + K )⃗ où K ⃗ est un noeud du réseau* (dit) RECIPROQUE
dé ni par les vecteurs bi ⃗( = Ki ⃗) véri ant : ai ⃗ bj ⃗ = 2πδij
2π/a
maille élémentaire
= cellule de Wigner-Seitz
= zone de l’espace qui est la plus proche by ⃗
bx ⃗
de ce point, construite à partir des plans
medians de tous les voisins
=1ere zone de Brillouin
Hexagonal
Réseau réciproque Cubique CC CFC
(tourné de 30°)
Cellule de Wigner-Seitz
2 branches transverses et
1 branche longitudinale
50
fi
Remarque : pour une interaction à tous les voisins X 4Km kma
! = 2
sin2 ( )
(voir TDs) m>0
M 2
s
X X Km m2
si Km m converge, on conserve les branches acoustiques linéaires (k➝0) ! = a
2 k
m>0
M
mais l’écrantage (ici par les électrons de conduction) va jouer un rôle fondamental
⌦2p
! =
2
✏(k) avec ✏(k) = 1 + k02 /k 2 [V / (1/r)e k0 r
] et donc pour k → 0 ω ≈ (ΩP /k0) . k
s
KG
!= ka
2M (K + G)
53
correspond à des mouvements des atomes A et B en phase, et le mode optique correspond à
des mouvements en opposition de phase.
u1 K + Geika
=±
En se rappelant que le produit k" ua2donne le|K + Geika
déphasage des| vibrations entre mailles du cristal, et
que ε" A /εB donne le déphasage entre les atomes de chaque maille, on peut représenter les
déplacements atomiques comme en figure 6.6. Schématiquement on peut dire que les modes
Si K >> G (ou k ~ 0)
optiques sont dominés par les vibrations de la « molécule » AB dans chaque maille, avec un
Sur lacouplage
faible brancheinter-maille
optique les et
atomes vibrent
une faible en opposition
dispersion, alors quede phase
dans (u1 =acoustiques
les modes − u2) : la
dynamique «molécules»
est donnée(quasi) indépendantes
par l’interaction entre(légèrement
mailles. couplées car G/K ≠ 0)
la branche devient plate (ω ≈ 2K/M )
Mode acoustique
Sur la branche acoustique, les atomes vibrent en phase (u1 = u2) :
k<<π/a
«molécule de masse 2M» couplée par un ressort de faible raideur, G
Mode optique
ω ≈ 2 G/2M | sin(ka/2) |
A B
Mode acoustique
k=π/a
Mode optique
54
quelles sont les propriétés physiques de ces phonons
Tout d’abord ils « participent » aux propriétés de transport électrique en diffusant les électrons*
Ils contribuent également à la conductivité thermique.
* le calcul (M2-MQ…) du temps τ tient compte de l’interaction e-phonons (et des défauts structuraux) car un
réseau parfaitement périodique ne diffuse PAS les électrons (voir S2) contrairement à l’idée de Drude
55
fi
fi
fi
Pour les branches optiques on peut prendre ω = ωE (E pour Einstein)
V
F(ω)d ω = 4π k 2 d k
8π 3
V ω2
" ⇒ F(ω)vd k = 2018-2019
UGA M1 PFN
dk Cours de Physique du Solide et Magnétisme
2π 2 v 2
V ω2
⇒ F(ω) = au
Contrairement pour les
cas de électrons, modes
pour acoustiques
les phonons F(ω)
le spectre eneténergie est ∝ δ(ωdonc
borné, −ω la E ) pour les optiques
2π 2 v 3
densité de modes n’est définie que pour ω" ≤ ωD . La densité d’états pour un mode est
représentée en figure 6.9.
80
F (!)
<latexit sha1_base64="P9meqHu1sJq94JgkABT9J1+BfJY=">AAACzHicjVHLSsNAFD2Nr1pfVZdugkWom5KIoO4EQVxJBfuQtkiSTutgkgnJRJDSrT/gVr9L/AP9C++MU1CL6IQkZ86958zce/0k5Jl0nNeCNTM7N79QXCwtLa+srpXXN5qZyNOANQIRirTtexkLecwaksuQtZOUeZEfspZ/e6LirTuWZlzEl/I+Yb3IG8Z8wANPEnV1Wu2KiA293etyxak5etnTwDWgArPqovyCLvoQCJAjAkMMSTiEh4yeDlw4SIjrYURcSojrOMMYJdLmlMUowyP2lr5D2nUMG9NeeWZaHdApIb0pKW3skEZQXkpYnWbreK6dFfub90h7qrvd0983XhGxEjfE/qWbZP5Xp2qRGOBQ18CppkQzqrrAuOS6K+rm9peqJDkkxCncp3hKONDKSZ9trcl07aq3no6/6UzFqn1gcnO8q1vSgN2f45wGzb2a69Tci/3K8ZEZdRFb2EaV5nmAY5yhjgZ5R3jEE56tc0taI2v8mWoVjGYT35b18AGcNZJI</latexit>
Einstein
Figure 6.9 : Densités de modes dans le modèle de
Debye et dans le modèle d’Einstein.
Debye
<latexit sha1_base64="1CWQhJNxEeHTyizZa+Yoi8hTwRA=">AAACy3icjVHLSsNAFD2Nr1pfVZdugkVwVRIR1J2gCzdCBfuAtpRkOq2heZGZCFpd+gNu9b/EP9C/8M44BbWITkhy5txz7sy910/DQEjHeS1YM7Nz8wvFxdLS8srqWnl9oyGSPGO8zpIwyVq+J3gYxLwuAxnyVppxL/JD3vRHJyrevOaZCJL4Ut6kvBt5wzgYBMyTRLU6ScSHXu+0V644VUcvexq4BlRgVi0pv6CDPhIw5IjAEUMSDuFB0NOGCwcpcV2MicsIBTrOcY8SeXNScVJ4xI7oO6Rd27Ax7VVOod2MTgnpzchpY4c8Cekywuo0W8dznVmxv+Ue65zqbjf0902uiFiJK2L/8k2U//WpWiQGONQ1BFRTqhlVHTNZct0VdXP7S1WSMqTEKdyneEaYaeekz7b2CF276q2n429aqVi1Z0ab413dkgbs/hznNGjsVV2n6l7sV46PzKiL2MI2dmmeBzjGGWqo6zk+4gnP1rklrFvr7lNqFYxnE9+W9fABkmOSSg==</latexit>
!D <latexit sha1_base64="td8tu0KPDSAj3tx/N2KPkpTqx8w=">AAACy3icjVHLSsNAFD2Nr1pfVZdugkVwVRIR1J0gghuhgn1AW0oyndbQvMhMBK0u/QG3+l/iH+hfeGecglpEJyQ5c+45d+be66dhIKTjvBasmdm5+YXiYmlpeWV1rby+0RBJnjFeZ0mYZC3fEzwMYl6XgQx5K824F/khb/qjExVvXvNMBEl8KW9S3o28YRwMAuZJolqdJOJDr3faK1ecqqOXPQ1cAyowq5aUX9BBHwkYckTgiCEJh/Ag6GnDhYOUuC7GxGWEAh3nuEeJvDmpOCk8Ykf0HdKubdiY9iqn0G5Gp4T0ZuS0sUOehHQZYXWareO5zqzY33KPdU51txv6+yZXRKzEFbF/+SbK//pULRIDHOoaAqop1Yyqjpksue6Kurn9pSpJGVLiFO5TPCPMtHPSZ1t7hK5d9dbT8TetVKzaM6PN8a5uSQN2f45zGjT2qq5TdS/2K8dHZtRFbGEbuzTPAxzjDDXU9Rwf8YRn69wS1q119ym1CsaziW/LevgAlMOSSw==</latexit>
!E !
<latexit sha1_base64="WR8Y3em/iNdNNlzM7/VYFaWsnFc=">AAACyXicjVHLSsNAFD3GV62vqks3wSK4KokI6q7gRnBTwT6gFkmm0xqbZGIyEWtx5Q+41R8T/0D/wjvjFNQiOiHJmXPvOTP3Xj8Jg0w6zuuUNT0zOzdfWCguLi2vrJbW1huZyFPG60yEIm35XsbDIOZ1GciQt5KUe5Ef8qY/OFLx5g1Ps0DEZ3KY8E7k9eOgFzBPEtU4FxHvexelslNx9LIngWtAGWbVROkF5+hCgCFHBI4YknAIDxk9bbhwkBDXwYi4lFCg4xz3KJI2pyxOGR6xA/r2adc2bEx75ZlpNaNTQnpTUtrYJo2gvJSwOs3W8Vw7K/Y375H2VHcb0t83XhGxEpfE/qUbZ/5Xp2qR6OFA1xBQTYlmVHXMuOS6K+rm9peqJDkkxCncpXhKmGnluM+21mS6dtVbT8ffdKZi1Z6Z3Bzv6pY0YPfnOCdBY7fiOhX3dK9cPTSjLmATW9ihee6jimPUUCfvKzziCc/WiXVt3Vp3n6nWlNFs4NuyHj4AvmaRkw==</latexit>
<latexit
ωDi
57
Vω 2 1
fi
B. Notions de bandes dans les solides périodiques
On peut montrer (voir S2) que la périodicité en translation implique que la fonction
d’onde peut se mettre sous la forme
⌅ avec u⇥k (r + R) = u⇥k (r) THEOREME DE BLOCH
(r) = eik⌅r u⌅k (r)
où k⃗ est un vecteur du réseau réciproque
! V
« potentiel en créneaux » I
c
b
modèle de Kronig-Penney
x
a
p
iKx iKx
1 = Ae + Be K = 2mE/~
p
2 = CeiQx + De iQx
Q = 2m(E V0 )/~
A+B=C+D
K(A − B) = Q(C − D)
e ika(Ce −iQb + De iQb) = Ae iKc + Be −iKc
Qe ika(Ce −iQb − De iQb) = K(Ae iKc − Be −iKc)
1 1 −1 −1
K −K −Q Q
=0
e iKc e −iKc −e ikae −iQb −e ikae iQb
Ke iKc −Ke −iKc −Qe ikae −iQb Qe ikae iQb
Q2 − k2
sinh(Qb)sin(Ka) + cosh(Qb)cos(Ka) = cos(k(a + b))
2KQ
59
fi
cos(k
K1 K2 K3 K4
E1 E2 E3 E4
Pour un vrai potentiel en 1/r le problème n’est plus soluble analytiquement. Mais lorsque le
potentiel est faible (devant l’énergie cinétique), on peut partir de la parabole des électrons libres
E(k)⃗ = E(k⃗ + K )⃗
et des gaps s’ouvrent aux points …−π/a,0,π/a…. bande 4
61
fi