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Calcul Des Piliers-Fred Bokwala 1

Ce document présente une méthode d'exploitation minière souterraine appelée méthode des chambres et piliers. Il décrit les étapes de mise en place de cette méthode, notamment le traçage, l'élargissement des chambres et l'abandon des piliers.

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Calcul Des Piliers-Fred Bokwala 1

Ce document présente une méthode d'exploitation minière souterraine appelée méthode des chambres et piliers. Il décrit les étapes de mise en place de cette méthode, notamment le traçage, l'élargissement des chambres et l'abandon des piliers.

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nes

Faculté Polytechnique-Unilu
Département des Mines
Formation en Géotechnique

Route Kassapa N°5


Bâtiment Polytechnique (premier étage)
B.P 1825
Tél: +243(0)998537026 et + 243(0)818157786
E-mail: [email protected]
Http:/ / www.unilu.ac.cd

Calcul des piliers en mines


souterraines (Grade 1 et 2)
Dr. Ir. Freddy BOKWALA
Professeur Associé
Plan du cours
Chapitre I : Généralités sur la méthode des chambres et
piliers

Chapitre II : Calcul des piliers par des méthodes


analytiques

Chapitre III : Calcul des piliers par des méthodes


empiriques

Chapitre IV : Calcul des piliers par des méthodes


numériques
Bibliographie
1. Brady B.H.G and Brown E.T. 2002. Rock Mechanics for
undergound Mining, Springer.

2. Charles Jaeger,1991. Rock Mechanics and engineering.


Second edition Cambrigde University Press.

3. Hudson J.A, Harrison J.P. 1997. Engineering Rock Mechanics,


an introduction to the principles, Pergamont.

4. Pariseau W.G. 2006. Design Analysis in Rock Mechanics,


Balkema.
Plan du cours
Chapitre I : Généralités sur la méthode des chambres et
piliers

Chapitre II : Calcul des piliers par des méthodes


analytiques

Chapitre III : Calcul des piliers par des méthodes


empiriques

Chapitre IV : Calcul des piliers par des méthodes


numériques
Objectifs du cours de calcul des piliers

La méthode des chambres et piliers étant l’une des plus ancienne et l’une des
plus courantes en exploitation des mines, l’étudiant ingénieur en Pré terminal
doit être capable de:

1. Dimensionner le pilier pour lui assurer une stabilité à moyen et long


terme
2. Résoudre le problème dual qui existe entre la stabilité à garantir à un
pilier et le rendement de récupération de la méthode.
3. Donner une esquisse du design de la méthode des chambres et piliers
qui respectent les deux conditions évoquées ci-dessus.
Les méthodes d’exploitation des mines souterraines

Méthodes d’exploitation en
souterraine
Méthodes avec
abandon des piliers

Soutènement Soutènement
avec Piliers artificiel Sans soutènement

Sous- niveaux Gradins droits Chambres VCR chambres Sous-


Chambres et Chambres Traçage et Blocs
abattus : longs et chambres montantes ramblayées niveaux
piliers magasins dépilage foudroyés
trous remblayés remblayées CAF stoping foudroyés

Amplitude élevée de déplacements

Energie de déformation à l’approche de l’ouvrage


Une vue de la méthode des chambres et piliers: méthode de
traçage et dépilage

A. avancement
du front
d’abattage,

B. Elargissement
D des chambres
A
C. Abandon des
C piliers barrières

D. Remblayage des
vides.

B
Chambres et piliers
Cette méthode s’applique aux formations dont le pendage, nul à modéré, ne
dépasse pas 30°. Ces formations sont souvent d’origine sédimentaire. Le toit
des galeries peut être boulonné si sa stabilité pose problème. L’exploitation par
chambres et piliers est l’une des principales méthodes utilisées dans les mines
de charbon souterraines.
Chambres et piliers: mise en place de la méthode
L’abattage du minerai se fait par tir de mines horizontales, en avançant
sur plusieurs fronts et en formant des vides (chambres) séparés par
des piliers de minerai laissés en place pour empêcher le toit de
s’effondrer.
On obtient ainsi d’ordinaire un quadrillage régulier de chambres et de
piliers dont les dimensions relatives représentent un compromis
entre deux impératifs : assurer la stabilité du massif rocheux et
récupérer la plus grande part possible du minerai.

Cela implique une étude approfondie de la résistance des piliers, de la


portée de la couche supérieure et d’autres facteurs encore.
On utilise couramment des boulons d’ancrage pour augmenter la
résistance des piliers. Les chambres servent de voies de roulage pour
le transport par camions du minerai vers le silo de stockage
Elargissement des chambres: A. à l’explosif et B.à l’aide du
mineur continu

1. Dimension
A initiale de la
Elargissement de la chambre
chambre à l’explosif

2.Dimension définitive de la
chambres

Elargissement de la chambre au
mineur continu B

Mineur
continu
Découpage de la roche en
tranches
Forme élargie de la chambre: benching

1. Ouverture d’une galerie au toit de


la chambre
2. Elargissement des parement
3. Approfondissement de la galerie
4. Elargissement à la forme définitive

1
2 Phase II
a
Phase I Phase II
b

3
4 Phase IV Phase IV
Phase III
a b
Mise en place de la méthode : RAP avec benching

Des piliers de minerai sont laissés en place pour supporter le toit. Après avoir
tracé complètement deux ou trois chambres contiguës, on passe à l’étage
inférieur, en laissant un long pilier de minerai. Des parties de ce pilier peuvent
être récupérées ultérieurement, en pratiquant des recoupes et des refentes
depuis le chantier situé au-dessous:
• L’abattage peut se faire de façon entièrement mécanique au moyen des
matériels mobiles courants.
• Les matériaux abattus sont évacués par des chargeuses et placés dans des
camions pour leur évacuation. Si la chambre n’est pas assez haute pour
permettre le chargement des camions, celui-ci peut se faire sur des aires
spéciales aménagées dans la voie de roulage.
Mise en place de la méthode :RAP avec benching

1. Creusement de la galerie au toit


de la chambre

2.Elargisement de la galerie
située au toit

3 et 4. Approfondissement et
élargissement de chambre à la forme
définitive prévue dans le projet.

Abandon d’un pilier haut


dont il faut garantir la
sécurité
Les méthodes d’exploitation des mines souterraines:
Présence des piliers

Pilier
Pilier

1. Chambres remblayées et piliers 2. Sublevel stoping


Une vue spatiale des chambres et
piliers pendant et après les
opération d’abattage du minerai.

La présence d’inombrables vides crées de


pressions de terrain qui déstabilise les
piliers et les prédispose à la rupture et à
l’effondrement de toute la mine( cas de
Kamoto).

Il est donc nécessaire de procéder:

1. Au remblayage des vides laissés par


les excavations (cas de la méthode des
chambres et piliers avec remblayage)

1. Dimensions les piliers avant de la mise


en place du projet de manière à ce
que leur dimensions s’opposent aux
sollicitations (cas des chambres piliers
avec ou sans remblayage).
Application du remblayage en RAP

Le remblayage des chambres vides empêche la roche encaissante de


s’effondrer. Il conserve au massif rocheux sa stabilité intrinsèque, ce qui,
d’une part, garantit la sécurité des mineurs et, d’autre part, autorise une
meilleure exploitation du gisement.
1.La méthode traditionnelle consiste à déverser les déblais de traçage dans
les chambres vides plutôt que de les remonter à la surface.
2. En remblayage hydraulique, on utilise comme remblai les résidus de
l’atelier de concentration du minerai, qui sont amenés au fond par des trous
forés garnis de plastique. Les résidus sont d’abord déschlammés pour ne
retenir que la fraction grossière, soit le sable, qui est véhiculé en suspension
dans l’eau, à une concentration d’environ 65% de sable. Un liant hydraulique
ajouté à la dernière coulée consolide la surface du remblai.
Plan du cours
Chapitre I : Généralités sur la méthode des chambres et
piliers

Chapitre II : Calcul des piliers par des méthodes


analytiques

Chapitre III : Calcul des piliers par des méthodes


empiriques

Chapitre IV : Calcul des piliers par des méthodes


numériques
Calcul des piliers: approches analytiques
Le calcul analytique des piliers est basé sur l’hypothèse de l’équilibre limite,
c’est-à-dire le jusque équilibre entre les efforts de résistance et de
sollicitation sur le pilier.

Ces efforts dépendent généralement des contraintes autour du pilier.

Par hypothèse, on admet que les efforts de sollicitation du pilier dépendent


essentiellement de la couche sus-jacentes. Cela amène à considérer
l’hypothèse de l’aire tributaire évoquée par plusieurs auteurs (Toumaire,
Cheviakov, Hoek-Brown etc).

Par ailleurs, pour ce cours on cherche à approcher le mécanismes de


chargement d’un pilier par les hypothèses suivantes:
Chambres et piliers: principe du chargement du pilier

(A) (B)
Pz

Un ressort et une poutre


uniformément chargée

(C) (2)
(1)

Pz

(1) : Post-mining abutment (2) : Post-mining pillar


stress distribution stress distribution

Déformation du ressort suite à Chargement du pilier et des parements


l’application de la contrainte
Chargement du pilier: hypothèse de ressort
• Par hypothèse, on admet que le pilier chargé se déforme comme un
ressort et la charge au-dessus de lui se comporte comme une poutre
uniformément chargée. La charge reprise par le pilier sera beaucoup plus
élevée que le déplacement du ressort est plus important.
Chargement du pilier: impact de la récupération
L’état des contraintes sur le pilier dépend non seulement de la profondeur à la quelle
se trouve le pilier mais également de la récupération des chambres. L’idée de base
implique qu’une forte récupération se traduit par des piliers de taille réduite.

Plage de
rentabilité
de la
méthode

Ce figure montre bien la variation de l’état de contraintes sur le pilier en fonction de la


récupération. On réalise que pour une variation de la récupération de 0,9 à 0,911 le
taux de concentration des contraintes est de 10 à 11,1. Sur la même figure ,on se rend
compte qu’au-delà de 0,75 le taux de concentration des contraintes est anormal.
Hypothèses de calcul des piliers

La méthode de calcul des piliers consiste à récupérer partiellement les


ressources minérales et à laisser en place les piliers dont le rôle est
d’assurer la stabilité à long terme des ouvrages miniers environnants.

Pour le calcul des piliers , la méthode analytique la plus couramment utilisée


est celle de CHEVIAKOV. Cette méthode tire son origine de l’hypothèse de
TOUMAIRE. Cette hypothèse est à la base de la théorie de
l’aire tribut aire:

En général, l’hypothèse de l’aire tributaire admet ce qui suit:

1. Sur le pilier agit le poids des roches de couverture qui se trouvent au-
dessus des piliers jusqu’en surface.
2. Le pilier doit supporter son propre poids et celui des roches susjacentes.
Hypothèses de calcul des piliers
Méthode de CHEVIAKOV

𝒔𝝈𝒄
𝑾𝟎 𝑯𝜸𝒓 + 𝑾𝒑 𝒉. 𝜸𝒑 ≤
Prisme des
𝒏
roches

𝑾𝟎 𝝈𝒑 − 𝜸𝒑 𝒉

Pilier
Chambres
𝑾𝒑 𝜸𝒓 𝑯

W0 : base du prisme des


roches au dessus du
Perspective
Vue en coupe
Axe du pilier pilier
Axe de la chambre
Wp : section du pilier
Aire tributaire  H , h  sont respectivement
Axe du pilier

Axe de la chambre
la profondeur de
l’exploitation et la hauteur
du pilier
 c et  sont
Vue en plan
respectivement la
résistance en compr. Le
poids spécifique.
Dimensions et efforts de chargement du pilier
1. Les tensions verticales Sn de compression dans les sections
horizontales des piliers et considérés uniformément réparties sur
toutes la surface.

2. Dans les formules, la valeur de la résistance à la compression est


obtenue par des essais de laboratoire. D’autres théories font
intervenir un facteur d’échelle qui tient compte du RQD des massifs
rocheux.
Dimensions et efforts de chargement du pilier
Dans la catégorie des méthodes de l’aire tributaire on trouve les approches
plus anciennes comme celles de Cheviakov (1967) ou celles plus récentes
proposées par Hoek et Brown (1980).

Les approches utilisées dans les deux cas supposent qu’après l’excavation, le
pilier supporte le poids des roches d’un prisme imaginaire qui s’étend du
niveau de l’excavation jusqu’à la surface libre.

Dans l’hypothèse que le pilier est sollicité en compression uniaxiale, le


champ des contraintes et de déformation à l’intérieur du pilier est
considéré homogène, isotrope et élastique.

Cette méthode possède un avantage pratique certain de par sa simplicité par


rapport à d’autres méthodes, particulièrement les méthodes numériques,
plus complexes et qui nécessitent un grand nombre de paramètres.
Calcul des piliers: Approche de Hoek et Brown

L’approche de Hoek et Brown (1980) stipule que la charge moyenne sur le


pilier dépend de ses dimensions mais également des contraintes
naturelles qui lui sont soumises.
𝑊𝑃 + 𝑊0
𝜎𝑝 = 𝜎𝑐
𝑊𝑃

Le coefficient de sécurité représente le ratio de la résistance mécanique du


pilier aux charges transmises par le terrain. Il s’exprime de la manière ci-
après :
𝝈𝒑
𝑭𝒔 =
𝝈𝒗

Le calcul du coefficient de sécurité à partir des méthodes décrites ci-dessus


est très optimiste. Bien souvent, il surestime les contraintes sur les piliers.
Son utilisation courante est très limitée et on ne peut y recourir que pour
les calculs d’avant projet d’implantation d’une méthode d’exploitation par
chambres et piliers.
L’hypothèse de base
consiste à admette que
la géométrie de la
méthode est régulière,
A A’ Les chambres et les
piliers sont strictement
alignés de sorte que le
chargement des
chambres et des piliers
soit très uniforme.
Admet de plus que les
piliers sont constitués
d’une roche très
homogène, de ce fait,
la résistance de la
Coupe A-A’ roche est la même sur
tout le panneau.

On conçoit bien les limites de ces


hypothèses pour les matériaux
rocheux réputés hétérogènes et
anisotropes
Méthode proposée par Hoek-Brown( Brady et Brown,2002)

W0

𝝈𝒑 𝑾𝒑 = 𝒑𝒛𝒛 𝑾𝒐 + 𝑾𝒑
W0 𝝈𝒑 = 𝒑𝒛𝒛 𝑾𝒐 + 𝑾𝒑 𝑾𝒑

Ap

𝑹 = 𝑾𝟎 𝑾𝒐 + 𝑾𝒑
𝟏 − 𝑹 = 𝑾𝒑 𝑾𝟎 + 𝑾𝒑
W 𝝈𝒑 = 𝒑𝒛𝒛 𝟏 𝟏 − 𝑹
P

Calcul de la contrainte
verticale agissant sur le pilier.
On suppose que le pilier est carré
Effort sur le pilier : chargement par gravité W

Le poids des roches sus-


jacentes est calculé par
l’expression:

𝑾 = 𝜸𝑯𝑨 = 𝑺𝑽 𝑨 = 𝑭𝒑 = 𝑺𝑷 𝑨𝑷

𝐴 = 𝐴𝑝 + 𝐴𝑚
Am= ½ des aires autour du piliers
Effort sur le pilier : chargement par gravité W
Le poids des roches sus-jacentes: 𝑾 = 𝜸𝑯𝑨 = 𝑺𝒗 𝑨 = 𝑭𝒑 = 𝑺𝒑 𝑨𝒑

La contrainte sur le pilier Sp et la résistance du pilier en compression:


𝑺𝑽 𝑨 𝑺𝑽 𝑺𝑽 𝑺𝑽
𝑺𝒑 = = = =
𝑨𝒑 𝑨𝑷 𝑨 𝟏 − 𝑨𝒎 𝑨 𝟏−𝑹

𝑨𝒑 = 𝑾𝒑 𝑳𝒑 𝑨 = 𝑾 𝟎 + 𝑾 𝒑 𝑳𝒑 + 𝑾 𝒄 et 𝑨𝒎 = 𝑾𝟎 𝑳𝒑 + 𝑾𝒄 + 𝑾𝒄 𝑾𝒑

Récupération (rendement de la méthode) 𝑹 = 𝑨𝒎 𝑨

𝑹 = 𝟏 − 𝑳𝒑 𝑾𝒑 𝑾𝟎 + 𝑾𝒑 𝑳𝒑 + 𝑾𝒄
𝑾𝒑 𝑨𝒑
𝟏−𝑹= =
𝑾𝟎 + 𝑾𝒑 𝟏 + 𝑾𝒄 𝑳𝒑 𝑨

𝑪𝒑 𝑭𝒔 𝑺𝑽
Le facteur de sécurité 𝑭𝒔 = 𝑹=𝟏−
𝑺𝑷 𝑪𝒑
= La résistance de la roche en compression
Effort sur le pilier : chargement par gravité W

Pour les piliers rectangulaires de la figure ci-dessus la valeur:


𝟐
𝑾𝒑 𝟏
𝟏−𝑹= 𝟐 = 𝟐
𝑾 𝒑+𝑾𝟎 𝟏 + 𝑾 𝟎/𝑾𝒑

𝟐
𝑾𝟎 𝟏
𝟏+ =
𝑾𝒑 𝟏−𝑹

En tenant compte de tous les paramètres du piliers on obtient la relation


suivante:

𝑾𝒑 𝑳𝒑
𝑹=𝟏−
𝑾𝟎 + 𝑾𝒑 𝑾𝒄 + 𝑳𝑷
Piliers inclinés ( 20-30°): méthodes de calcul

Les efforts normaux Sn et


tangentiels Ts sont calculés à
partir des expressions suivantes:

𝑺𝒏 𝑨 = 𝑺𝒑 𝑨𝒑
𝑻𝒔 𝑨 = 𝑻𝒑 𝑨𝒑

Avec:
(Sn,Ts): contraintes normales
et tangentielles avant
l’ouverture de l’excavation
(Sp,Tp): contraintes normales
et tangentielles après
l’ouverture de l’excavation
Piliers inclinés ( 20-30°): méthodes de calcul

𝑺𝒏 Pour que l’équilibre du


𝑺𝒑 =
𝟏−𝑹
pilier soit assuré,
𝑾 𝑻𝒑
𝑻𝒔 ≤
𝑻 𝒑= l’inégalité suivante doit 𝒉𝒑 𝑺𝒑
𝟏−𝑹
être satisfaite:

Les contraintes normales et tangentielles sur le pilier sont calculées par les
expressions suivantes :

𝟏 𝑻
𝝈 = 𝟏 + 𝐜𝐨𝐬 𝟐𝜶 − 𝐬𝐢𝐧 𝟐𝜶
𝟐 𝟐
𝟏 𝟏
𝝉 = 𝐬𝐢𝐧 𝟐𝜶 + 𝟏 + 𝐜𝐨𝐬 𝟐𝜶
𝟐 𝟐
Piliers inclinés ( 20-30°): méthodes de calcul

En admettant que le glissement respecte l’hypothèse de Mohr-Coulomb, les


valeurs des contraintes normales et tangentielles deviennent:
𝑺𝒑 𝑺𝒑 𝑻𝒑
𝝈= 𝝈− = 𝐜𝐨𝐬 𝟐𝜶 − 𝐬𝐢𝐧 𝟐𝜶
𝟐 𝟐 𝟐
𝑻𝒑 𝑺𝒑 𝑻𝒑
𝑻= 𝝉− = 𝐬𝐢𝐧 𝟐𝜶 + 𝐜𝐨𝐬 𝟐𝜶 Avec : 𝑺𝟐 + 𝑻𝟐 = 𝑹𝟐
𝟐 𝟐 𝟐
𝟐 𝟐
𝑺 𝑻 𝟐 𝟐
𝝈− + 𝝉− = 𝑺𝒑 𝟐 + 𝑻𝒑 𝟐
𝟐 𝟐

L’analyse des contraintes


dans ce cas, se fait
aisément avec le cercle de
Mohr.
Piliers inclinés (cas des plateure inclinées 20-30°)

Chargement du pilier pour 𝜶 = 𝟎° Chargement du pilier pour 𝜶 ≥20°

On réalise que dans les extrémités du pilier , les


sollicitation dues au poids sont très élevées au coin.
Piliers inclinés ( 20-30°): méthodes de calcul

𝜏 = 𝜎𝑡𝑔 𝜙 + 𝑐 Cercle ce Mohr non conventionnel pour

𝒕𝒈 𝜷 = 𝑻𝑷 𝟐 𝑺𝒑 𝟐 calculer les paramètres de résistance du pilier

𝒄𝐜𝐨𝐬 𝝓 𝑺𝟐 + 𝑻𝟐 = 𝑹𝟐
𝑹 𝒔𝒕𝒓𝒆𝒏𝒈𝒕𝒉 = 𝑺𝒑 𝑻𝒑
𝟏 − 𝐬𝐢𝐧 𝝓 − 𝜷 𝑪= ,
𝟐 𝟐
𝟐 𝟏 𝟐 𝑻 𝟐
𝑹 𝒔𝒕𝒓𝒆𝒔𝒔 = 𝑺𝒑 𝟐 + 𝑻𝟐 𝟐 𝟐
𝒕𝒈𝜷 =
𝑺 𝟐

𝑺𝒑
𝝈𝟏 =
𝟐
𝑺𝒑
𝝈𝟑 =
𝟐
Piliers inclinés ( 20-30°): méthodes de calcul

𝑅 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑛𝑔𝑡ℎ
𝐹𝑠𝑝 =
𝑅 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑠𝑠

2𝑐𝑐𝑜𝑠 𝜙 1 − 𝑠𝑖𝑛 𝜙 − 𝛽
𝐹𝑠𝑝 =
2 2 1 2
𝑆𝑝 + 𝑇𝑝

𝟐𝒄𝐜𝐨𝐬 𝝓 𝟏 − 𝐬𝐢𝐧 𝝓 − 𝜷
𝑭𝒔𝒑 =
𝟐 𝟐 𝟏 𝟐 𝑪𝟎
𝑺𝒑 + 𝑻𝒑 𝑭𝒔𝒑 = 𝟏 − 𝑹
𝑺𝑽
𝒂𝒗𝒆𝒄:
𝑪𝟎
𝟏−𝑹 𝟐𝒄 𝐜𝐨𝐬 𝝓 𝟏 − 𝐬𝐢𝐧 𝝓 − 𝜷
𝑭𝒔𝒑 = 𝟏 − 𝑹
𝑭𝒔𝒑 =
𝑺𝒉
𝟐 𝟐 𝟏 𝟐
𝑺𝒑 + 𝑻𝒑
Pilier à géométrie non régulière
En général la méthode des chambres et piliers est requise pour une gisement à
épontes régulières. Mais, certains gisements métallifères traversés par des
accidents géologiques peuvent être exploités en chambres et piliers sans toute
fois que la géométrie de la méthode ne soit régulière. La stabilité de la méthode
est toujours étudiée par les aires tributaires, les surfaces au-dessus des piliers
sont associées à celles des polygones de Voronoi ( dispositif rarissime).

Section plane

Les points noirs représentent les piliers et les traits


rouges ,les polygones de Voronoi.
Coupe A-A’
Quelques exemples des piliers des gisements en plateure
Le cas des gisements en plateure de forme onduleuse ( Kamoto et Kambove en R.D
Congo) exige un choix judicieux de la géométrie de la méthode. Les cas de figure ci-
dessous se présentent:
A B

Les piliers de modèles A et C suivent


l’allure du gisement. Cela favorise une
bonne récupération mais la forme
C
résiduelle (la hauteur) des piliers est
défavorable à la stabilité.
Le modèle B permet une bonne
régularité de la méthode mais favorise
de pertes quantitatives du minerai. Le
bon sens de l’ingénieur est un atout
Limite du gisement
majeur pour de tels gisements.
Les piliers
Application du remblayage pour stabiliser les piliers
La figure ci-dessous reprend les grandes étapes d’application du remblayage
dans la méthode de RAP en trois phases.

Phase I Phase I Phase I


Phase I (ouverture de la
4m 8m chambre)

Phase II Phase II Phase II


Phase II( remblayage
4m 8m partielle )

Phase III Phase III Phase III ( remblayage


totale de la chambre)
4m 8m

Légende

Roche minéralisée Remblais Chambre vide


Remblayage en chambres et piliers (RAP)

Actions du remblayage:

 Réduire la surface libre (non soutenue ) pendant les travaux miniers;

 Rétablir le confinement perdu par la roche à l’ouverture de la chambre;

 Réduire les déformations de la roche (écaillement).


Type de remblai:
 Stériles et mort terrain des travaux préparatoires;
 Rejet du concentrateur (1);
 Rejet d’usine métallurgique(2);
 Rejets précédents (1 et 2)mélangés avec du ciment.
Progression du remblayage pour le cas du RAP

1. la chambre remblayée est séparée


entourées de deux chambres non
minées.

2. la chambre remblayée est


séparée entourées d’une
chambre non minée.

3. Ouverture et remblayage des


anciennes chambres (non
minées),
Calcul du remblai
A B C
Déplaceme
nt favorisé
par la Effort induit par les
dilation et ouvrages adjacents
la
fracturation
des roches
du pilier Effort interne généré
par les parements de
Rigidité de la l’ouvrages
roche qui
s’oppose au Réaction des
déplacement parements

Pilier
Remblai
Calcul des remblais
L’absence d’une littérature abondante sur le calcul du remblai, nous amène à
ne retenir que le cas des propriétés du remblai issue du mélange entre le
ciment et le sable (Brady et Brown, 2002). La résistance en compression de
ce remblai est obtenue par l’expression empirique ci-dessous:
Avec:
𝝈𝒄 = 𝑨 + 𝑩𝑪𝟐 𝒍𝒐𝒈𝒕 𝒌𝑷𝒂 A et B les constantes et C est la teneur en eau W
en général A=30 et B=5

Les autres
paramètres de
résistance du
remblai par
rapport à la
teneur en eau
sont
déterminées
au tableau ci-
contre.
Incidence du ciment sur propriétés mécanique et sur la qualité des
remblais
Incidence du ciment sur propriétés mécanique et sur la qualité des
remblais
𝐶0 2 𝑐 cos 𝜙
=
𝑇0 1 ± sin 𝜙

𝐶0 2 0,233 cos 34,4 0,88


= =
𝑇0 1 ± sin 34,4 0,25

𝐶0 2 2,333 cos 44 11,0


= = 𝑝𝑠𝑖
𝑇0 1 ± sin 44 1,98
Incidence du ciment sur propriétés mécanique et sur la qualité des
remblais
Résistance du pilier (Sp/Sn) Vs extraction
En se référant à la figure , l’analyse de l’équilibre limite des efforts avant
l’ouverture de la chambre et après l’ouverture est montré comme ci-dessous:

𝑺𝒏 𝑨 = 𝑺𝒑 𝑨𝒑 + 𝑺𝒇 𝑨𝒇

Avec : Sn, Sp,Sf: respectivement les efforts


normaux, sur le piliers et du remblai.
Af, Ap et Af: l’aire totale, du pilier et du
remblai.
𝑨 = 𝑨𝒑 + 𝑨𝒇 et 𝑹 = 𝑨𝒇 𝑨

𝑺𝒏 = 𝟏 − 𝑹 𝑺𝒑 + 𝑹𝑺𝒇

La formule ci-dessus montre que si la


récupération approche 100% . L’effort du
remblai est le seul effort qui supporte le
pilier.
Dans le même ordre, lorsque la récupération augmente l’effort sur le pilier
tend vers l’infini, cela se traduit que le pilier dévient de plus en plus instable.
Cette expression traduit également les limite
𝑺𝒏 𝑹𝑺𝒇 de la valeur de récupération R tolérable pour
𝑺𝒑 = +
𝟏−𝑹 𝟏−𝑹
la méthode des chambres et piliers ( voir les
deux figures ci-dessous).
Pour étudier l’incidence du remblai sur la stabilité, on pose dans un premier
temps que l’effort sur le remblai Rf le pilier Rp dépend de l’effort multiplié d’un
facteur f. 𝑒𝑡 𝑆𝑓 = 𝑓𝑆𝑝
L’effort sur le pilier qui tient compte à la fois de l’effort normal, de la
récupération et de facteur de remblayage f est obtenu à partir de
l’expression:
𝑺𝒏 𝑬𝒇
𝑺𝒑 = et 𝒇= 𝑺𝒑
𝟏−𝑹 𝟏−𝒇 𝑬 𝒑

Par ailleurs, le facteur f est généralement déterminé à parti des propriétés


élastiques de la roche du pilier Ep et des matériaux constituants le remblai Ef.
% Résistance du pilier (Sp/Sn) Vs extraction

Extraction ratio R

Evolution de la résistance du pilier par Evolution de la résistance du pilier par


rapport à la récupération des chambres rapport à la récupération des chambres
lorsque les chambres sont remblayées avec lorsque les chambres sont remblayées un
du sable. mélange sable+ ciment.
𝑺𝒑 𝟏
=
𝑺𝒏 𝟏−𝑹 𝟏−𝒇
Processus de remblayage en chambre et piliers

Evolution du dépilage et du
remblayage des chambres dans
un panneau.

𝑭𝒏 = 𝑭𝒑 + 𝑭𝒇
𝑺𝒏 𝑨 = 𝑺𝒑 𝑨𝒑 + 𝑺𝒇 𝑨𝒇

𝑨 = 𝑨𝒑 + 𝑨𝒇 𝒇 = 𝑬 𝒇 𝑬𝒑
𝑺𝒑 = 𝟐 𝑺𝒑 + 𝑺𝒇

𝑺𝒑 𝟐
=
𝑺𝒏 𝟏 + 𝒇
Plan du cours
Chapitre I : Généralités sur la méthode des chambres et
piliers

Chapitre II : Calcul des piliers par des méthodes


analytiques

Chapitre III : Calcul des piliers par des méthodes


empiriques

Chapitre IV : Calcul des piliers par des méthodes


numériques
Calcul des piliers: approches empiriques

Le calcul des piliers par les méthodes de Cheviakov et Hoek ignorent un


certain nombre de paramètres nécessaires permettant d’évaluer la résistance
du piliers. C’est le cas notamment de:

• La distribution des contraintes sur le pilier

• L’effet du confinement à l’intérieur du pilier

• La possibilité d’une rupture non brutale ( rupture différée).

Il faut donc d’autres approches pour évaluer l’impact des paramètres cités ci-
dessus sur le comportement mécanique du pilier.
Les autres facteurs qui influencent le comportement du pilier

Parmi les autres facteurs qui influencent le comportement du piliers on peut


citer:

• Les propriétés des roches: un pilier est plus résistant lorsqu’il est situé
dans un environnement relativement sain: moins altéré et moins
fracturé. Dans le cas contrainte sa durée de vie diminue.

• Le temps: les paramètres de résistance du piliers évoluent avec le temps;

• La taille du pilier: elle a un effet immédiat sur les conditions de rupture


du pilier ( effet d’échelle).

𝑺 = 𝑺 𝝈𝒄 , 𝒔𝒊𝒛𝒆, 𝒔𝒉𝒂𝒑𝒆
Calcul des piliers: approches empiriques
À partir de tests de laboratoire sur des échantillons des roches, plusieurs études ont
montré que la courbe de résistance du pilier est soit linéaire ou curviligne.

Par conséquent, les deux méthodes de calcul des piliers basées sur ces courbes ont
été élaborées (Salamon et Munro ,1967 ; Hedley et Grant, 1972).

Loi de puissance pour le calcul des piliers

Ces méthodes sont basées sur l’hypothèse que la résistance du pilier augmente
proportionnellement avec le ratio W/h en formant une parabole. Les tests menés
par Salamon et al. (1967) à partir de charbonnages d’Afrique du Sud ont montré
qu’un pilier épais et moins élancé est théoriquement plus résistant.

Des travaux similaires ont été réalisés par d’autres auteurs et sont montrés sur la
figure ci-dessous ; ceux-ci ont abouti aux mêmes conclusions.
Calcul des piliers: d’autres approches
Pour le calcul de résistance des piliers avec les méthodes de puissance, l’expression ci-dessous
est couramment utilisée:
b  2a ab
c et d
3 3
a: constante qui dépend de taille du pilier

b : constante qui dépend de forme du pilier

c et d sont les constantes de la roche : et

W: le poids des roches au-dessus du pilier

À partir des expériences de laboratoire, plusieurs auteurs ont calculé les coefficients
empiriques c et d dont l’essentiel des résultats obtenus est fourni dans le tableau
ci-dessous :
Calcul des piliers: d’autres approches
Valeurs empiriques permettant de déterminer la résistance du pilier (Salamon et
Munro,1967).

Méthodes Linéaires

Les travaux de Lunder et Palkanis (1997) ont montré que les roches dures
n’obéissent pas généralement à l’hypothèse de Salamon. Pour ces types de
matériaux, la courbe des contraintes par rapport aux dimensions du pilier est
de type linéaire. 𝑾𝒑 𝝈𝒑
𝑵𝒔𝒊𝒛𝒆 = 𝑨 + 𝑩 avec 𝑵𝒔𝒊𝒛𝒆 = = 𝒄𝒕𝒆
𝒉 𝝈𝒄
Calcul des piliers: d’autres approches

A et B sont les constantes des roches, la somme des deux constantes devant
être inférieure à 1.
En procédant de la même manière que précédemment, Van Herden (1975)
et Bekendam (1999) ont compilé plusieurs études effectuées sur les
charbons et les grès. À partir des expressions ci-dessus, les valeurs des
constantes des roches qu’ils ont obtenues sont montrées sur le tableau.

Auteurs A B W /h Types de roches


Bushinger (1876) 0,778 0,222 0,5-2 Grès
Holland(1967) 0,775 0,2252 2-6 Charbon
Obert et Duvall 0,778 0,222 0,5-3 Grès et granite
(1967)
Bieniawski (1968) 0,645 0,335 1-2,5 Charbon
Van Herden (1975) 0,64 0,36 1-5 Roches dures
Lunder Palkanis 0,68 0,52 - Roches dures
(1997)
Calcul des piliers: d’autres approches

Pour l’étude des problèmes de stabilité des piliers des roches dures, on
utilise généralement l’expression d’Obert-Duvall (1967).

𝝈𝒑 : Résistance du pilier  p   c  0, 778  0, 222W p / hp 


𝝈𝒄 : Résistance de la roche
La formule de Grady est une variante de
l’expression d’Obert et Duvall en tenant compte de
l’effet d’échelle entre l’échantillon de la roche et le
𝑾 𝑷 , 𝒉𝒑 pilier. 𝑾
𝝈𝒑 = 𝝈𝒄 𝒂 + 𝒃
𝒉𝒑
𝑾𝒆𝒄𝒉 , 𝒉𝒆𝒄𝒉
0,118 0,833
𝜎𝑝 𝑉𝑒𝑐ℎ 𝑊𝑝 ℎ𝑒𝑐ℎ
Echantillon =
de roche au 𝜎𝑐 𝑉𝑝 ℎ𝑝 𝑊𝑒𝑐ℎ
labo
Pilier
Effet d’échelle: hypothèse de Bieniawski

Les problèmes d’échelle ont été


analysés par Bieniawski à partir des
tests de compression sur des
échantillons cubiques.

Pour ces tests, il a été montré que


la courbe de la résistance en
compression est baissière avec
l’augmentation de la taille du cube
de roche.

Cela se justifie par le fait qu’un


échantillon d’une importante a plus
de probabilité de contenir une
Cours UMONS-FPMs, J,P Tshibangu et fracture qui induira inexorablement
F.Descamps, 2010 à la rupture.
Effets de taille et de forme sur la résistance du pilier

Plusieurs études menées à


travers le monde (Salamon et
Munro, 1967,Bokwala, 2009)
montrent que l’état de
contrainte sur le pilier par
rapport au ratio W/h ou L/D est
distribué sous la forme d’une
droite (linaire) ou d’une
parabole(curviligne). figure

Ce faisant plusieurs hypothèses


de calcul des piliers sont basées
sont soient linéaires , soient
curvilignes.
Effets de taille et de forme sur la résistance du pilier

Pilier stable: par contre le


rendement de récupération
est très faible.

Pilier potentiellement instable


(très élancé) avec un grand
rendement de récupération.
Effets de taille et de forme sur la résistance du pilier

En admettant par hypothèse que le pilier à la


forme cylindrique( analogie faites avec les
échantillons rocheux destinés aux essais de
compression simple et triaxiaux), on admet ce qui
suit:

L’effort horizontale p agissant sur la facette du


½ cylindre est déduite de l’expression ci-
dessous:
𝟏 𝑫𝟐
𝒑𝑫𝑳 = 𝟐 𝝉𝝅
𝟐 𝟒

𝝉𝝅 𝑫
𝒑=
En admettant par hypothèse que la rupture a lieu 𝟒 𝑳
suivant le critère de Mohr-Coulomb, on obtient 𝑪𝒑 = 𝑪𝟎 + 𝒑 𝑪𝟎 𝑻𝟎
l’expression suivante :
𝑪𝟎 𝝉𝝅 𝑫
𝑪𝒑 = 𝑪𝟎 +
𝑻𝟎 𝟒 𝑳
Effets de taille et de forme sur la résistance du pilier

En admettant que D/L=1 , on aura

𝑪𝟏
𝑪𝟎 = = 𝑪 𝟏 𝑵𝟏
𝟏 + 𝝉 𝝅 𝟒 𝑻𝟎

En substituant le critère de rupture de Mohr-Coulomb dans l’équation, nous


aurons:

𝑫
𝑪 𝑷 = 𝑪 𝟏 𝑵 + 𝟏 − 𝑵𝟏
𝑳

En faisant des essais sur les roches de Charbon Obert et Duvall ont obtenu les
relations empiriques suivantes:

𝑵𝟏 = 𝟎, 𝟕𝟖 𝑾𝒑
𝟏 − 𝑵𝟏 = 𝟎, 𝟐𝟐 𝑪 𝒑 = 𝑪𝟏 𝟎, 𝟕𝟖 + 𝟎, 𝟐𝟐
𝒉𝒑
Effets de taille et de forme sur la résistance du pilier

Pour l’exemple traité dans les pages précédentes, le calcul du coefficient de


sécurité avec la méthode d’Obert et Duvall dévient:
A. Approches linéaires

𝑾𝒑 𝑳𝑾
𝑭𝒔𝒑 𝑺𝑽 = 𝑪𝟏 𝟎, 𝟕𝟖 + 𝟎, 𝟐𝟐
𝒉𝒑 𝑾𝟎 + 𝑾𝒑 𝑾𝒄 + 𝑳𝒑

En remplaçant : 𝑳𝒑 = 𝒌𝑾𝒑

B. Approches quadratiques ou curvilignes

𝟐
𝑾𝒑 𝒌 𝑾𝒑
𝑭𝒔𝒑 𝑺𝑽 = 𝑪𝟏 𝟎, 𝟕𝟖 + 𝟎, 𝟐𝟐
𝒉𝒑 𝑾𝟎 + 𝑾𝒑 𝑾𝒄 + 𝒌𝑾𝒑
Méthodes quadratiques

L’effet de la forme du pilier (W/h) et du volume V du pilier sur la résistance C


ont été abordé par Solomon et Munro (1967) et Hardy et Agapito(19,,,).

La résistance du pilier prend la forme empirique ci-dessous:

𝑾𝒑 𝒃 Les valeurs de alpha et beta sont similaires à 𝑪 = 𝑪𝟎 𝑽𝒂 𝑹𝒃


𝑪 = 𝑪𝟎 𝑽𝒂
𝒉 celles déjà vue précédemment:

Pour les piliers carrés ,les valeurs de 𝜶, 𝜷, 𝒂, 𝒃 sont obtenues comme suit:

𝟏 𝟏
𝒂= 𝜶+𝜷 et 𝒃= 𝜷 − 𝟐𝜶
𝟑 𝟑
Exemple d’utilisation des méthodes quadratiques:
Soit une couche subhorizontale de grès d’épaisseur 2,5m ,située à une
profondeur de 80m et exploitée en chambres et piliers. La roche minéralisée à
une densité de 25kn/m3, les piliers carrés abandonnés on de dimensions 5X5m

et les chambres de 6m de portée. La hauteur des piliers est de 2,5m. La

résistance du pilier est calculée à partir de l’expression ci-dessous:


𝑪 = 𝟕, 𝟏𝟖𝒉−𝟎,𝟔𝟔
𝒑 𝑾 𝟎,𝟒𝟔
𝒑

Solution
𝑺𝑽 = 𝜸𝑯 = 80 25 𝐾𝑃𝑎 = 2𝑀𝑃𝑎

𝝈𝒑 = 𝟐 𝟔 + 𝟓 𝟓 𝟐 = 𝟗, 𝟔𝟖𝑴𝑷𝒂
−0,66 0,46
𝑆𝑝 = 7,18 2,5 5 = 8,22𝑀𝑃𝑎
𝑺𝒑 𝟖, 𝟐𝟐 La résistance du pilier n’est pas assurée car le
𝑭𝒔 = = = 𝟎, 𝟖𝟓 facteur de sécurité est inférieur à 1.
𝝈𝒑 𝟗, 𝟔𝟖
Méthodes empiriques: méthode quadratique

Roches
Au-dessus
du pilier

Roches
du pilier

L’équation 𝑺 = 𝑺. 𝒉𝜶 . 𝑾𝜷 permet de calculer le coefficient de sécurité sur


base du rapport W/h. Pour élucider le comportement des piliers Wagner à
montre que la résistance du pilier dépend d’une dimension opérationnelle
appelée We. D’après la figure, la rupture du pilier migre des extrémités vers
le centre.
Méthodes empiriques: méthode quadratique
En tous les cas, le pilier ne se détruira pas tant que l’épaisseur opérationnelle
ne sera pas atteinte. La valeur de We est évaluée par l’expression ci-dessous:

𝑨𝒑
𝑾𝒆 = 𝟒. 𝒎 Avec Ap: l’aire du pilier
𝑪𝒄𝒊𝒓𝒄
Méthodes empiriques: méthode quadratique

Le rapport W/h traduit également ,l’élancement du pilier. Il est évident que


lorsqu’il augmente le pilier dévient instable. Ainsi, la formule de Salamon et
Mouroe déjà évoqué ci-dessus n’est pas valable lorsque le rapport W/h≤ 4 ou
5.

Pour ce type de pilier la contrainte sur le pilier est déduite de l’expression


suivante:
𝜺
𝒃 𝑹
𝑺𝑷 = 𝑺𝟎 . 𝑽𝒂 . 𝑹𝒃𝟎 . −𝟏 +𝟏
𝜺 𝑹𝟎

Avec:
R0= le rendement de récupération en phase finale et R= le rendement de
récupération initiale. 𝜺 ≥ 𝟏 Avec 𝜺 le facteur d’accroissement des
contraintes.
Méthodes empiriques: méthode quadratique
Les conditions de sollicitations d’un pilier sont similaires à celles d’un échantillon de roche
soumis à un essai de compression simple.

Selon Wagner , la distribution des contraintes


verticales sur le pilier varie en différentes phases.
Pour la première étape les déformations sont très 2 3
faibles. Pour les étapes 2 et 3 les déformations
4
sont très élevées dans les parements. Pour la 1
dernière étape les déformations sont contrées
dans le centre du pilier. La résistance du pilier
dépendra alors de l’épaisseur We du pilier.
Critères de rupture associés aux piliers des roches

Par hypothèse, nous admettons que la loi de comportement associé aux pilier
est du type élasto-plastique. Le critère de rupture des massifs rocheux est une
fonction des contraintes exprimée par l’équation: 𝒇 𝝈𝟏 , 𝝈𝟐 , 𝝈𝟑 = 𝟎

Dans ces conditions, les critères de ruptures les plus répandus dans le massif
rocheux sont:

• Le critère de Hoek-Brown,

• Le critère de Mohr-Coulomb

• Le critère de Drucker-Pragger.

Par ailleurs, les matériaux rocheux impliqués dans la rupture des piliers sont
fracturés parallèlement ou en diagonale à l’axe du pilier. Il existe alors de
possibilité de cisaillement pour ces matériaux. Le critère Mohr-Coulomb est à
même d’approcher au mieux le comportement de ces matériaux.
Représentation graphique du critère de Mohr-Coulomb en 3D et en 2D

Critère de Mohr-Coulomb en 3D Critère de Mohr-Coulomb en 2D

𝑪𝟎 = 𝝈𝒄 et 𝑻𝟎 = 𝝈𝒕
L’expression du critère de Mohr-Coulomb s’exprime de ma manière ci-dessous:

|𝝉| = 𝒇 𝝈 |𝝉| = 𝝈𝒕𝒈 𝝓 + 𝒄

|𝜏| = La contrainte de 𝑐 = La cohésion


cisaillement
𝜙 = L’angle de frottement
𝜎= La contrainte normale interne

Le critère de Mohr-Coulomb peut également s’exprimer en termes des


contraintes principales majeures et mineures:

𝝈𝟏 − 𝝈𝟑 𝝈𝟏 + 𝝈𝟑
| |= 𝐬𝐢𝐧 𝝓 + 𝒄 𝐜𝐨𝐬 𝝓
𝟐 𝟐

Lorsque cisaillement maximum advient lorsque le critère prend la forme ci-


dessous: 𝝉𝒎 = 𝝈𝒎 𝐬𝐢𝐧 𝝓 + 𝒄 𝐜𝐨𝐬 𝝓

𝝉𝒎 = La contrainte de cisaillement max. 𝝈𝒎 = 𝝈𝟏 − 𝝈𝟑 : Contrainte normale sur le plan


Une autre formulation du critère de Mohr Coulomb avec les contraintes
principales se présente de la manière ci-dessous:

𝟏 + 𝐬𝐢𝐧 𝝓 𝟐𝒄𝐜𝐨𝐬 𝝓
𝝈𝟏 = 𝝈𝟑 +
𝟏 − 𝐬𝐢𝐧 𝝓 𝟏 − 𝐬𝐢𝐧 𝝓

La formule se présente aussi de la manière suivante:


𝑪𝟎
𝝈𝟏 = 𝑪𝟎 + 𝝈𝟑
𝑻𝟎

En tenant compte de la résistance en compression Cp et de la pression de


confinement p, on aura:
𝟐𝒄𝒄𝒐𝒔𝝓
𝑪𝟎 𝑪 𝟎 =
avec: 𝟏 − 𝒔𝒊𝒏𝝓
𝝈𝟏 = 𝑪𝟎 + 𝒑
𝑻𝟎 𝟐𝒄𝒄𝒐𝒔𝝓
𝑻𝟎 =
𝟏 + 𝒔𝒊𝒏𝝓
Essai de compression: dispositif d’essai et courbes obtenues après essai.

1.Courbe d’essai: 𝝈 = 𝒇 𝜺𝒂
Presse asservie pour les essais de compression .

Illustration de quelques types cas de ruptures


observées après essais de compression .
2. Courbe d’essai: 𝝈 = 𝒇 𝜺𝒂 , 𝜺𝒍
Valeurs de résistance en compression pour quelques roches

Roche du
Katanga
Module élastique (Module de Young) et résistance en traction

Module de Young

Module Elastique
Valeurs de la cohésion et du frottement de quelques roches
d’après Kulhawy(1975)
Critère de Hoek et Brown: HB
La forme originelle du critère de HB se présente comme ci-dessous:
1
 1   3   a 3  b 2
 2

1
 1   3   m 3  s 2
 2

Avec a=m et b=s, les propriétés des résistance de la roche similaires pour le critère
de MC avec la cohésion et le frottement. En admettant que la rupture du pilier est
favorisé par le cisaillement. La valeur de la contrainte de cisaillement  m s’exprime
comme suit:
 
1
a 1

 m    a 2  4 a m  b 2
2 2
2

Les paramètres de résistance du pilier s’expriment par l’expression suivante:


1
  C02  T02   2
CP  p     p  C0 
2

 T0  
Critère de Drucker-Prager : DP
L’expression en contraintes principales du critère de Drucker Pragger en 3D est
montrée ci-dessous:
1
 2    1   2    2   3    3   1 
2 2 2
2

          A  1   2   3   B
 3    2   2   2  
1
J  AI1  B
2
2

Avec A et B les constantes de résistance du matériau.

Le critère de DP diffère de celui de MC et HC par le fait qu’il tient compte de la


contrainte intermédiaire ( cette contrainte est négligeable pour MC et HB),
l’expression de la résistance en compression du pilier Cp est montrée ci-dessous:

 3 C0 1 
C p  C0    p
 2 T0 2 
Critère de Drucker-Prager : DP
Les résistances en compression C0 et en traction T0 s’expriment de la manière ci-
dessous en tenant compte de Drucker et Pragger. Le critère réduit de DP s’exprime
comme suit:

Résistance du
piliers en C0 et T0.

Les constantes de
résistance A et B
s’expriment de la manière
suivante:
Résistance de la roche intacte Vs résistance de la discontinuité.
Les résistances d’une matrice rocheuse et celle du joint peuvent être décrites
par le critère de Mohr-Coulomb déjà évoqué.

Habituellement les propriétés de résistance du


joint sont plus faibles que celles de la matrice
rocheuse.
Joint Par ailleurs, lorsque le joint intercepte une roche
comme illustré sur la figure ci-contre, trois
modes de rupture sont possible:

Matrice 1. Rupture du joint;


rocheuse 2. Rupture de la roche;
3. Rupture des deux.

Par ailleurs, les efforts de compression, traction


et cisaillement sont présents pendant la rupture.
La résistance au cisaillement max du joint
dévient: 𝝈 𝐬𝐢𝐧𝝓 + 𝒄 𝐜𝐨𝐬𝝓
𝒎 𝒋 𝒋 𝒋
𝝉𝒎 =
𝐬𝐢𝐧 𝟐𝜹𝒋 − 𝝓𝒋
Pour la roche intacte, la résistance au cisaillement est calculée à partir de
l’expression ci-dessous: 𝝉𝒎 = 𝝈𝒎 𝐬𝐢𝐧𝝓𝒓 + 𝒄𝒓 𝐜𝐨𝐬𝝓𝒓

La rupture du joint a lieu lorsque : 𝝅 𝝓𝒋


𝜹= +
𝟒 𝟐
Sur la figure ci-dessous, nous illustrons les tests de cisaillement direct effectués sur les
joints rocheux effectués par LAJTAI(1969). On remarque d’après la figure que la
cohésion entre les bords de la plupart des joints est nulle. La courbe de rupture
obtenue est montrée ci-dessous:

375psi

350psi
Piliers découpés par un joints

La rupture d’un pilier est souvent l’effet de la géo structure( discontinuité)


désavantageuse. C’est souvent le cas des piliers dont les axes sont découpés
par des joints inclinés (figure).

Joint

Axe du pilier
Piliers découpés par un joints

La résistance au glissement de la partie du pilier découpée par le joint est


régit par la relation d’équilibre ci-dessous:

𝑺𝒑
𝟐𝜶 ≥ 𝝉𝒊 𝒔𝒕𝒓𝒆𝒏𝒈𝒕𝒉 = 𝟏 + 𝐜𝐨𝐬 𝟐𝜶 𝒕𝒈 𝝓𝒋 + 𝒄𝒋
𝟐

Après réarrangement avec prise en compte du critère de M-C on aura:

𝑺𝒑 𝑺𝑷
𝐬𝐢𝐧 𝟐𝜶 − 𝝓𝒋 ≥ 𝐬𝐢𝐧 𝝓𝒋 + 𝒄𝒋 𝐜𝐨𝐬 𝝓𝒋
𝟐 𝟐
Piliers découpés par un joints

L’étude d’équilibre ( avec le critère de Mohr-Coulomb) de


la portion du pilier découpée par le joint se présente de
la manière suivante:

𝑁𝑗 𝑡𝑔 𝜙𝑗 + 𝑐𝑗 𝐴𝑗
𝐹𝑠𝑗 =
𝑇𝑗
𝑆𝑉 𝐴𝑝 cos 𝛿 𝑡𝑔 𝜙𝑗 1 − 𝑅 + 𝑐𝑗 𝐴𝑗
=
𝑆𝑉 𝐴𝑝 sin 𝛿 1−𝑅
𝑡𝑔 𝜙𝑗 𝑐𝑗 𝐴𝑗 1 − 𝑅 𝐴𝑝
= +
𝑡𝑔 𝛿 𝑆𝑉 sin 𝛿
Piliers découpés par un joints

𝝈𝒋 𝒕𝒈 𝝓𝒋 + 𝒄𝒋
𝑭𝒔𝒋 =
𝝉𝒋
𝑺 𝟐 𝟏 + 𝐜𝐨𝐬 𝟐𝜹 𝒕𝒈 𝝓𝒋 + 𝒄𝒋
=
𝑺𝑷 𝟐 𝐬𝐢𝐧 𝟐𝜹
𝑺 𝟐 𝒕𝒈 𝝓𝒋 + 𝒄𝒋 𝟏 − 𝑹
𝑭𝒔𝒋 = ≤𝟏
𝑺𝑽 𝟐 𝐬𝐢𝐧 𝟐𝜹

𝐬𝐢𝐧 𝟐𝜹 − 𝝓𝒋 ≥ 𝟎, 𝟕𝟕𝟗𝟕
𝟐𝜹 − 𝝓𝒋 ≥ 𝟓𝟏, 𝟎𝟕𝟓 ⇒ 𝟐𝜹 − 𝝓𝒋 ≤ 𝟏𝟖𝟎 − 𝟓𝟏, 𝟎𝟕𝟓
𝟒𝟓, 𝟓𝟎 ≤ 𝜹 ≤ 𝟖𝟎, 𝟓𝟎

Cette inégalité montre l’intervalle (angles) de rupture d’un joint.


Après réarrangement de l’inégalité on aura ce qui suit:
2𝑐𝑗 1 − 𝑅 cos 𝜙𝑗
sin 2𝛿 − 𝜙𝑗 ≥ sin 𝜙𝑗 +
𝑆𝑉
2 97,5 1 − 0,25 cos 320
≥ sin 320 +
500
Le facteur de sécurité calculé à partir du critère de Mohr-Coulomb est obtenu
par l’expression suivante:
𝜏𝑚 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑛𝑔𝑡ℎ 𝜎′𝑚 𝑠𝑖𝑛 𝜙′ + 𝑐 ′ 𝑐𝑜𝑠 𝜙′ 𝑅 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑛𝑔𝑡ℎ
𝐹𝑠 = = =
𝜏′𝑚 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑠𝑠 𝜏′𝑚 𝑅 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑠𝑠
L’effet du remblayage sur la sur le facteur de sécurité:
La facteur de sécurité du pilier qui tient compte de l’influence du remblayage
s’exprime de la manière suivante:
𝒔𝒕𝒓𝒆𝒏𝒈𝒕𝒉 𝑹 𝒔𝒕𝒓𝒆𝒏𝒈𝒕𝒉 𝑹 𝒔𝒕𝒓𝒆𝒏𝒈𝒕𝒉 𝟐𝑹𝒄 𝐬𝐢𝐧 𝝓 − 𝜷 + 𝟐𝒄
𝑭𝒔 = = = =
𝒔𝒕𝒓𝒆𝒔𝒔 𝑹 𝒔𝒕𝒓𝒆𝒔𝒔 𝑹 𝒔𝒕𝒓𝒆𝒔𝒔 𝟐 𝟐 𝟏 𝟐
𝑺𝒑 − 𝑺𝒔 + 𝑻𝒑 − 𝑻 𝒔

𝟏
𝟐 𝟐 𝟐
𝟐𝑹𝒄 = 𝑺𝒑 + 𝑺𝒔 + 𝑻𝒑 − 𝑻𝒔
Piliers découpés par les joints
La stabilité des piliers inclinés découpés des joints peut à son tour être analysée par les
méthodes d’équilibre limite. Deux cas de figures peuvent se présenter pour analyser la
stabilité de ces piliers.

B1.Premier cas

B2. Deuxième cas

B1.Premier cas B2. Deuxième cas


L’équilibre des contraintes par rapport à la discontinuité (fracture) se
présente de la manière suivante:

𝑆𝑝 𝑇𝑝
𝜎𝑗 = 1 + cos 2𝛼 − sin2𝛼
2 2
𝑆𝑝 𝑇𝑝
𝜏𝑗 = sin2𝛼 + 1 + cos 2𝛼
2 2

L’équilibre de l’autre côté de la fracture s est obtenu par comme ci-dessous:

𝑆𝑝 𝑇𝑝
𝜎𝑗 = 1 + cos 2𝛼 + sin2𝛼
2 2
𝑆𝑝 𝑇𝑝
𝜏𝑗 = − sin2𝛼 + 1 + cos 2𝛼
2 2

La rupture le long du joint se manifeste lorsque la condition ci-dessous est


remplie:
𝝉𝒎 𝐬𝐢𝐧 𝟐𝜶 − 𝝓𝒋 ≥ 𝝈𝒎 𝐬𝐢𝐧𝝓𝒋 + 𝒄𝒋 𝐜𝐨𝐬𝝓𝒋

Cisaillement Résistance Rupture


Exercice: Soit un gisement en plateure exploité par les chambres et piliers situé à
une profondeur de 964 ft. Le pendage des couches et de 13°. Le rendement de
récupération est de 50%. Par ailleurs, la facteur de pression de terrain (entre les
contraintes verticale et horizontale est de 0,25. Les paramètres de résistance de la
roche et du joint sont donnés sur le tableau ci-dessous. Déterminer les conditions
de stabilité du pilier.

Solution

Pour une analyse de l’équilibre limite , la stabilité du pilier ou du joint n’est pas
garantie lorsque le coefficient de sécurité est inférieur à 1.
Découpage du pilier en joints Sollicitation du
pilier
𝑺𝒙 + 𝑺𝒚 𝑺𝒙 − 𝑺𝒚
𝑺𝒏 = − 𝒄𝒐𝒔𝟐𝜶 + 𝑻𝒙𝒚 𝒔𝒊𝒏𝟐𝜶
𝟐 𝟐
𝑺 𝑲𝟎 + 𝟏 𝟏
= − 𝐜𝐨𝐬 𝟐𝟔 + 𝟐𝟔 𝐬𝐢𝐧 𝟐𝟔
𝟐 𝟐
𝟗𝟔𝟒 𝟏 𝟒 + 𝟏 𝟗𝟔𝟒 𝟏 𝟒 − 𝟏
= − 𝐜𝐨𝐬 𝟐𝟔 + 𝟐𝟔 𝐬𝐢𝐧 𝟐𝟔
𝟐 𝟐
𝑺𝒏 = 𝟗𝟐𝟕𝒑𝒔𝒊
𝑺𝒙 − 𝑺𝒚
𝑻𝒔 = − 𝒔𝒊𝒏𝟐𝜶 + 𝑻𝒙𝒚 𝒄𝒐𝒔𝟐𝜶
𝟐
𝟏 𝟒−𝟏
= − 𝟗𝟔𝟒 𝐬𝐢𝐧 𝟐𝟔
𝟐
𝑻𝑺 = 𝟏𝟓𝟖𝒑𝒔𝒊
La contrainte se calcule de la manière suivante:

𝑆𝑛 927
𝑆𝑛 = = = 1854𝑝𝑠𝑖
1−𝑅 1−1 2
𝑇𝑆 158
𝑇𝑝 = = = 316𝑝𝑠𝑖
1−𝑅 1−1 2

La résistance du pilier s’obtient à partir de l’expression suivante:

𝟐𝒄 𝒄𝒐𝒔𝝓 𝟏 − 𝐬𝐢𝐧 𝝓 − 𝜷
𝑭𝒔𝒑 =
𝑺𝟐𝒑 + 𝑻𝟐𝑷
𝟐 𝟐𝟑𝟎𝟎 𝐜𝐨𝐬 𝟑𝟓 𝟏 − 𝐬𝐢𝐧 𝟑𝟓 − 𝟗, 𝟓
=
𝟏𝟖𝟓𝟒 𝟐 + 𝟑𝟏𝟔 𝟐

𝑭𝒔𝒑 = 𝟑, 𝟓
Ainsi, le facteur de sécurité du pilier indique qu’il n’ay a aucune possibilité
de rupture:
𝑺𝒑 𝑻𝒑
𝝈𝒋 = 𝟏 + 𝐜𝐨𝐬 𝟐 𝜹 − 𝜶 − 𝐬𝐢𝐧 𝟐 𝜹 − 𝜶
𝟐 𝟐
𝟏𝟖𝟓𝟒 𝟑𝟏𝟔
= 𝟏 + 𝐜𝐨𝐬 𝟗𝟒 − 𝐬𝐢𝐧 𝟗𝟒
𝟐 𝟐

𝝈𝒋 = 𝟕𝟎𝟓𝒑𝒔𝒊

𝑺𝒑 𝑻𝒑
𝝉𝒋 = 𝐬𝐢𝐧 𝟐 𝜹 − 𝜶 + 𝟏 + 𝐜𝐨𝐬 𝟐 𝜹 − 𝜶
𝟐 𝟐
𝟏𝟖𝟓𝟒 𝟑𝟏𝟔
= 𝐬𝐢𝐧 𝟗𝟒 + 𝐜𝐨𝐬 𝟏 + 𝐜𝐨𝐬 𝟗𝟒
𝟐 𝟐
𝟏𝟖𝟓𝟒 𝟑𝟏𝟔
= 𝐬𝐢𝐧 𝟗𝟒 + 𝟏 + 𝐜𝐨𝐬 𝟗𝟒
𝟐 𝟐

𝝉𝒋 = 𝟏𝟎𝟕𝟐𝒑𝒔𝒊
La résistance du joint est obtenue à partir de l’expression ci-dessous:

𝝈𝒋 𝒕𝒈𝝓𝒋 +𝒄𝒋
𝑭𝒔𝒋 =
𝝉𝒋
𝟕𝟎𝟓 𝒕𝒈 𝟐𝟓 +𝟐𝟑
=
𝟏𝟎𝟕𝟐
𝑭𝒔𝒋 = 𝟎, 𝟑𝟐𝟖

Ainsi, le rupture du joint constitue une menace sérieuse pour la stabilité


du pilier.
Calcul des piliers sur un gisement multi-couches.

Les hypothèses de base pour le calcul des piliers évoquées dans les

paragraphes précédentes concernent exclusivement les piliers implantées

dans une seule couche minéralisée.

Par ailleurs, plusieurs exploitation à travers le monde, les charbonnières, le

gisement de Kamoto etc., sont réalisées sur au moins deux couches. Il est

essentiel d’étudier le comportement mécanique de ces piliers et d’ne

déterminer les conditions de stabilité ou de rupture.


Calcul des piliers sur un gisement multi-couches: trois couches
parallèles.

Schéma d’exploitation d’un gisement avec


plusieurs couches.
Calcul des piliers sur un gisement multi-couches: deux
couches parallèles.
A. Petites chambres

B. Grandes chambres
Cas de gisement avec deux couches parallèles:
application de la méthode
L’exploitation en RAP multicouches exige de s’assurer sur:
• La régularité de la géométrie de la méthode sur les couches supérieure et
inférieure
• Les axes des piliers (niveaux supérieur et inférieur) doivent être strictement
alignés ( aucun écart ne doit être toléré).
Si la deuxième condition n’est pas remplie; il naitre des contraintes de traction autour
de l’intercalaire de séparation entre les deux niveaux, La ruine de l’intercalaire peut
conduire à l’effondrement de tout le panneau.
Cas de gisement avec deux couches parallèles:
application de la méthode

Pour la sécurité de la méthode ,il est souhaitable:


D’ouvrir les chambres de la couche supérieure
Ensuite de procéder à la récupération de la couche inférieure.
L’opération contraire est réalisée pour le remblayage des chambres ( de bas
vers le haut) pour éviter de surcharger l’intercalaire de séparation entre les
deux niveaux.

Niveau
Sup

Intercalaire

Niveau
Inf
Cas de gisement avec deux couches parallèles:
application de la méthode

Ground surface

Roches stériles

Roches stériles

H0

H1

H0

Roches minéralisées Roches minéralisées


Cas de gisement avec deux couches parallèles:
application de la méthode

𝑪𝟎 𝑪𝟎 𝟏 − 𝑹 𝑭𝒔𝒑
𝑭𝒔𝒑 = = 𝑭𝒔′𝒑 = 𝟏 − 𝑹′ = 𝟏 − 𝑹′ 𝟔, 𝟏𝟗𝟒
𝑺𝑷 𝑺𝑽 𝟏−𝑹

Avec : 𝑳𝑷 = 𝟑𝑾𝑷

𝑊𝑝 𝐿𝑝 3𝑊𝑝 𝑊𝑃
1−𝑅 = 1 − 𝑅′ =
𝑊0 + 𝑊𝑃 𝑊𝐶 + 𝐿𝑃 2𝑊0 + 𝑊𝑃 𝑊𝐶 + 3𝑊𝑃
3𝑊𝑝 𝑊𝑃 3
= =
𝑊0 + 𝑊𝑃 𝑊0 + 3𝑊𝑃 2 𝑊0 𝑊𝑃 + 1 𝑊0 𝑊𝑃 + 3
Cas de gisement avec deux couches parallèles:
application de la méthode

𝐹𝑠
𝐹𝑠′ = 1 − 𝑅 ≥1 𝑾𝟎 𝑾𝑷 = 𝒓 = 𝟐 𝟑
1−𝑅
𝑊 2
𝑃
1 − 𝑅′ =
𝑛𝑊0 + 𝑛 − 1 𝑊𝑃 𝑊0 + 𝑊𝑃 n =nombre de chambres.
𝟏 𝟏 𝟏
𝒏= +𝟏
𝟏 − 𝑹′ 𝟏+𝒓 𝟏+𝒓

𝟏 𝟏 𝟏
𝒏= +𝟏
𝟎, 𝟏𝟔𝟏𝟒 𝟏+𝟐 𝟑 𝟏+𝟐 𝟑
𝒏 = 𝟐, 𝟖𝟑

n=2 à 3 chambres peuvent s’ouvrir sans entrainer de problèmes de stabilité


dans le panneau.
Calcul des piliers sur un gisement multi-couches: trois
couches parallèles.
Soit un gisement de cassitérite de forme plateure. La roche minéralisée est située à
trois horizons différents comme illustré sur la figure ci-dessous:
1. Trouver le rendement de récupération (sans
tenir compte de W/h)
2. Donner le croquis en section de la méthode
3. Trouver le coefficient de sécurité
Solution

Les paramètres ci-dessous permettent de calculer les paramètres de


résistance du pilier:

𝑺𝒗
𝑺𝒑 =
𝟏−𝑹 𝑹𝒎𝒂𝒙 ; 𝑭𝒔𝒎𝒊𝒏 = 𝟏 𝑺𝒗 = 𝟐𝟓𝒅 𝒌𝑷𝒂 ; 𝒅 = 𝟐𝟗𝟎𝒎 𝟗𝟓𝟏𝒇𝒕
𝑪𝟎 𝟏 − 𝑹 𝑺𝒗 𝑺𝒗 = 𝟐𝟓 𝟐𝟗𝟎
𝑭𝒔 = 𝑹𝒎𝒂𝒙 = 𝟏 −
𝑺𝒗 𝑪𝟎 𝑺𝒗 = 𝟕, 𝟐𝟓𝑴𝑷𝒂; 𝑪𝟎 = 𝟏𝟐𝟔𝑴𝑷𝒂
𝑭𝒔 𝑺𝒗
𝑹=𝟏−
𝑪𝟎

Les résistances en compression respectives de la couche


False Davis (FD) et du piliers sont vaut: 𝑪𝟎 = 𝟑𝟓, 𝟗𝑴𝑷𝒂 et 𝑪𝟎𝒑 = 𝟏𝟐𝟔𝑴𝑷𝒂

𝟕, 𝟐𝟓
𝑹𝒎𝒂𝒙 = 𝟏 − = 𝟎, 𝟗𝟒𝟐
𝟏𝟐𝟔
𝑹𝒎𝒂𝒙 = 𝟗𝟒, 𝟓%
Le rendement de récupération max est obtenu par la relation suivante:
𝑅max = 0,8(80%

b. Le projet de récupération se présente de la manière suivante:

c. Le facteur de sécurité recommandé pour piliers Fs=2; pour ce cas, le


rendement de récupération se présente de la manière ci-dessous:

𝟕, 𝟐𝟓
𝑹𝒎𝒂𝒙 = 𝟏 −
𝟑𝟓, 𝟗
𝑹𝒎𝒂𝒙 = 𝟕𝟗, 𝟖 𝟖𝟎%
Trouver Lmax tout en sachant que le minerai est plus résistant que la couche
F.D.

𝑛 2 𝑛
ℎ 𝛾ℎ
𝑚 1 𝑖 𝑖
3
𝐸𝑛 ℎ𝑛3 𝐸𝑚 ℎ𝑚 ℎ2 𝛾 ℎ
1 1 𝑖 𝑖
3
𝑝 𝑚, 𝑛 = 𝐸𝑚 ℎ𝑚 𝑛 = 𝑛
𝑚 𝐸𝑖 ℎ𝑖 𝐸𝑖 ℎ𝑖3 𝐸 ℎ3
𝑚 𝑖 𝑖

𝐸𝑖 ℎ𝑖3 𝛾𝑗 ℎ𝑗 − 𝑃𝑏 + 𝑃𝑔
𝑃=
𝐸𝑗 ℎ𝑗3

35,6 4,27 + 24 3,35


3
𝑃 1,2 = 60,3 4,27
60,3 4,27 3 + 26,1 3,35 3

𝑃 1,2 = 192,2𝑘𝑃𝑎
2
3 𝐿
𝜎𝑡 = 𝑝 ; 𝑝 = 192,2𝐺𝑃𝑎; ℎ = 4,27𝑀𝑃𝑎
4 ℎ
4
6,94 103 4,27 2
𝐿= 3 ; 𝐹𝑠𝑡 = 1 max𝐿
192,2
𝐿 = 29,6𝑚
Energie de déformation
L’énergie de déformation d’un pilier peut-être associé à l’énergie élastique
qu’il emmagasine pendant le processus de chargement. En admettant que le
pilier se comporte comme un matériaux élastique isotrope, la loi de Hooke en
1D s’exprime de la manière suivante:

𝝈 = 𝑬𝜺

Le travail réalisé pendant le chargement du pilier est gardé sous forme


d’énergie de déformation dw.
𝑭𝒅𝒍
𝒅𝑾 = 𝝈𝒅𝜺 =
𝑨𝑳𝟎
𝒍 − 𝒍𝟎
𝜺= ; 𝑾 = 𝝈𝒅𝜺
𝒍𝟎
𝒍
𝑬𝜺𝟐
𝑾= 𝑬𝜺𝒅𝜺 =
𝟐
𝒍
Energie de déformation
A. Contrainte normale B. Contrainte tangentielle

L
Les propriétés élastiques des matériaux comme le module élastique E et la
rigidité K.

𝑭 = 𝒌𝒏 𝑼; 𝑼 = 𝒍 − 𝒍𝟎
𝑭 = 𝝈𝑨 = 𝒌𝒏 𝜺𝒍𝟎
𝒌𝒏 𝒍𝟎 𝑨𝑬 𝑨𝑮 𝑬
𝑭= ; 𝒌𝒏 = ; 𝒌𝒔 = ,𝑮 =
𝑬 𝒍𝟎 𝒍𝟎 𝟐 𝟏−𝝂

En généralisant le problème en 3D, l’énergie de déformation d’un pilier prend


la forme ci-dessous:

En contrainte- 𝒌𝜺𝟐𝒗 𝟏
𝑾𝒏 = + 𝑮 𝜺𝟐𝒙 + 𝜺𝟐𝒚 + 𝜺𝟐𝒛 + 𝜸𝟐𝒙𝒚 + 𝜸𝟐𝒚𝒛 + 𝜸𝟐𝒙𝒛
Normale 𝟐 𝟐

𝝈𝒎 𝟐 𝟏 𝟐 𝟏
En contrainte- 𝑾𝑻 = + 𝝉𝒙 + 𝝉𝟐𝒚 + 𝝉𝟐𝒛 + 𝑺𝟐𝒙𝒚 + 𝑺𝟐𝒚𝒛 + 𝑺𝟐𝒙𝒛
𝟐𝒌 𝟐𝑮 𝟐
Tangentielle
𝑺𝒙 = 𝝈𝒙 − 𝝈𝒎
𝝈𝒙 + 𝝈𝒚 + 𝝈𝒛
Avec: 𝝈𝒎 = et 𝑺𝒚 = 𝝈𝒚 − 𝝈𝒎
𝟑 𝑺𝒛 = 𝝈𝒛 − 𝝈𝒎
Piliers barrières
Les piliers barrières ont pour rôle de protéger le panneau supporter une
grande partie de charge qui sollicite le panneau. En cas d’effondrement, le
pilier barrière permet de le contenir et d’effet l’effet de contagion sur le autre
panneaux. Pour assumer ce rôle la taille du pilier barrière doit être
importante.

A. Charge sur le pilier barrière B. Charge sur le panneau


Pilier barrière

Pilier individuel
Piliers barrières
Piliers barrières
Le dimensionnement des piliers barrières autour du panneau se présente de
la manière ci-dessous:
𝑺𝑷 𝑨𝑷 = 𝑺𝑽 𝑨
𝑺𝑷 𝑾𝑷 = 𝑺𝑽 𝑾𝑷 + 𝑾𝒆
𝑺 𝒑 𝑾𝒑 𝟐 + 𝑺𝒃 𝑾𝒃 = 𝑺𝑽 𝑾𝑷 𝟐 + 𝑾𝒆 𝟐 + 𝑾𝒃 + 𝑾𝟎 𝟐

𝑾𝟎
𝑺𝒃 = 𝑺𝑽 𝟏 +
𝟐𝑾𝒃

𝑪𝟎 𝑪𝟎
𝑪𝑷 = 𝑪𝟎 + 𝒑 = 𝑪𝟎 + 𝑺𝒉 . = 𝑪𝟎 + 𝑲𝟎 𝜸𝑯
𝑻𝟎 𝑻𝟎

𝑭𝒔𝒃 = 𝑪 𝑺 ≥ 𝟏
Exemple de calcul de l’épaisseur d’un pilier barrière

Soit un gisement de charbon situé à 10000 ft de profondeur, les tests


effectués sur les éprouvettes de la roche ont montré que la résistance en
compression est de 2500psi , la résistance en traction est de 250 psi. Le
facteur de pression de terrain est de 0,25 (1/4). Pour un facteur de sécurité
Fs>1.Calculer l’épaisseur Wp du pilier.

Solution
L’épaisseur du pilier barrière Wp s’obtient par l’expression suivante:

𝑾𝟐 𝟐
𝑾𝒑 ≥
𝑪𝟎 𝑺𝑽 + 𝑪𝟎 𝑻𝟎 𝑲𝟎 − 𝟏
𝟏𝟎𝟎𝟎𝟎 𝟐
𝑾𝒑 ≥
𝟐𝟓𝟎𝟎 𝟏𝟎𝟎𝟎 + 𝟏𝟎 𝟏 𝟒 − 𝟏
𝑾𝒑 ≥ 𝟏𝟐𝟓𝟎𝒇𝒕
Diminution progressive des paramètres de résistance
du pilier

Pilier peu ou pas fracturé

Pilier peu ou
moyennement fracturé
Coefficient de
sécurité

Pilier fracturé

Pilier très
fracturé

Densité de fracturation du pilier


Effet du temps
Dans le même ordre, les études effectués par Obert et Duvall montrent que la
résistance de la roche diminue progressivement avec le temps.

Le facteur temps ne peut être pris isolement, d’autres facteurs déjà énuméré
contribue concomitamment avec le temps à baisser les propriétés de
résistance de la roche; c’est le cas notamment des propriétés des roches
et de la géométrie du pilier ( sa taille et sa section).

Temps(années)

Résistance en compression (Mpa)


Mécanismes de rupture des piliers

Ecaillement du piliers dans les bords latéraux

c et e : rupture
b et d: rupture
par
par cisaillement
flexion

Cisaillement et flambement des bancs sur l’axe du pilier suite à l’augmentation


du ratio W/h
Quelques exercices résolus sur le calcul
des piliers
Piliers carrés: hypothèse de Cheviakov

Calculer la résistance du pilier lorsque


la récupération des chambres est de
l’ordre de 83.4%.
Ap
1 R
A
R  0.834 AP  Wp2
Ap
A  Wp  W0 
2
 0.166
A

𝑾𝟎 𝟏 𝟒𝟓
𝑾𝒑
𝟐 𝟏+ = 𝑾𝒑 =
𝑾𝒑 𝟎. 𝟏𝟔𝟔 𝟏. 𝟒𝟓
= 𝟎. 𝟏𝟔𝟔
𝑾𝒑 + 𝑾𝟎 𝑾𝟎 𝑾𝒑 = 𝟑𝟎. 𝟗𝒇𝒕
= 𝟏. 𝟒𝟓
𝑾𝒑
Piliers carrés: hypothèse de Cheviakov

Evaluer le coefficient de sécurité


Calculer le coefficient de sécurité tenant compte de l’effet de l’échelle
(formule d’Obert Duvall est souhaitée pour ce cas).
Cp
FS 
Sp
 Wp 
C p  C1  0.78  0.22 
 h 
L
C2  13.7 psi;  2
D
13.7
C1 
  1 
 0.78  0.22  
  2 
C1  15.393 psi
 159    45  
Sv   1.180  C p  C1 0.722  0.22  
Sp  Sp   
144   120  
1 R 0.25
C p  15.393(0.8625)
1 R 
Ap

 45  45  1  R  0.25 S p  5.212 psi
A  45  45 
2 C p  13.376 psi
Piliers carrés: hypothèse de Cheviakov

13.376 13.700
FS  FS 
5.212 5.212
FS  2.55 FS  2.63

Un Autre exercice impliquant les piliers carrés

Un gisement qui exploite le cuivre en


chambres et piliers est situé à 360m les
caractéristiques de l’exploitation sont les
suivantes:
Gamma= 25.2 KN/m3, Co=94.5 MPa et
Co=8.63MPa.
Evaluer les conditions de stabilité des
ouvrages (piliers) lorsque FS=1.75.
Piliers carrés: hypothèse de Cheviakov
Am Ap
R  1
A A
A  Ap  Am

L’équilibre au-dessus de A est obtenu


par la relation;
𝑪𝟎
W  Fp 𝐹𝑠𝑝 =
𝑆𝑃
 HA  S p Ap 𝑅 =1−
𝐴𝑃
𝐴
𝑪𝑷 1−𝑅
𝑭𝒔𝒃 = 𝛾𝐻 = 𝐶0 𝐹𝑠𝑝 𝛾𝐻
𝛾𝐻
𝑺𝑷 𝑅 =1−
𝐶0 1 − 𝑅 𝐶0
𝐹𝑠𝑝 = 1,75 25,2𝑘 𝑁 𝑚3 360𝑚
𝛾𝐻 𝑅 =1−
Si l’effet d’échelle n’est pas pris 94,4.103 𝑘𝑝𝑎
en compte: 𝑅 = 0,832
𝐶𝑃 = 𝐶0 𝑅 = 83,2%
Piliers carrés: hypothèse de Cheviakov
Pour le même problème que précédemment évaluer la résistance du pilier
lorsque la portée des drifts est de 13.7m.
Rmax  0.832
W0  Wc  13.7 m
Wp  Lp
𝐴𝑝 = 𝑊𝑃2
2
𝐴 = 𝑊𝑃 + 𝑊0
2
𝐴 𝑊𝑝
1− =1− =𝑅
𝐴 𝑊𝑝 + 𝑊0
2
𝑊𝑝
= 1 − 0,832
𝑊𝑝 + 𝑊0
2
𝑊𝑝
= 0,168 ⇒ 𝑾𝒑 = 𝟗, 𝟓𝟐𝒎
𝑊𝑝 + 𝑊0
Piliers carrés: hypothèse de Cheviakov
Soit des piliers carrés de dimensions 13.7X13.7m avec un effet de taille de:

𝐶𝑃 = 𝐶1 0,78 + 0,22 𝑊𝑝 𝐻𝑝 𝐻𝑃 1 = 9,14m avec 𝐻𝑃 2 = 36,6𝑚

𝑎 = 𝐹𝑆𝑝 2
Sans effet échelle
𝑏 = 𝐹𝑆𝑝 2

Solution
𝐶𝑝
𝐹𝑠𝑝 =
𝑆𝑝
𝑊𝑃
𝐶𝑝 = 𝐶1 0,78 + 0,22 Les données de labo donne: 𝜎𝑐 = 94,5𝑀𝑃𝑎
𝐻𝑃
1
Avec : 𝑯𝑷 = 𝟐 94,5 = 𝐶1 0,78 + 0,22
2
𝑪𝟏 = 𝟏𝟎𝟔, 𝟐𝑴𝑷𝒂
Piliers carrés: hypothèse de Cheviakov

13,7
𝐶𝑃 2 = 106,2 0,78 + 0,22
36,6
𝐶𝑃 2 = 91,6𝑀𝑃𝑎
𝛾𝐻
𝑆𝑝 2 =
1−𝑅
360
𝑆𝑝 2 = 25,2𝑘 𝑁 𝑚3
0,25
Piliers carrés: hypothèse de Cheviakov
𝐴𝑃
1−𝑅 =
𝐴
13,7 2
= = 0,25
13,7 + 13,7 2
𝑅 = 0,75

𝑆𝑃 2 = 36,29𝑀𝑃𝑎
91,6
𝐹𝑠𝑝 =
L’effet de taille est pris en compte. 36,29
𝑭𝒔𝒑 = 𝟐, 𝟓𝟐

𝟗𝟒, 𝟓
𝑭𝒔𝒑 =
𝟑𝟔, 𝟐𝟗
L’effet de taille n’ est pris en compte. 𝑭𝒔𝒑 = 𝟐, 𝟔𝟎
EX: Soit un gisement quelconque est exploité dans le secteur de Mokambo,
l’exploitation est réalisée en chambres et piliers. La roche minéralisée est
située à une profondeur de H=1560 ft et les dimensions des ouvrages sont les
suivantes: Wp=30ft, Lp=60ft, Hp=12ft, W0=Wc=24ft. Les essais de compression
réalisé par Serge Mukayi ont donné une résistance en compression de la roche
de 6740 psi, la valeur du CV=38% et le coefficient de sécurité proposé dans le
projet d’exploitation du gisement est de Fs=1,67. Déterminer la valeur de T0
et trouver Rmax.

Solution

𝐶𝑃
𝐹𝑠 = 𝑆𝑛 𝐹𝑠
𝑆𝑃 1−𝑅 =
𝑆𝑛 𝐶𝑃
𝑆𝑃 = 𝑆𝑛 = 1560𝑝𝑠𝑖
1−𝑅
𝑾𝒑
𝑪𝒑 = 𝑪𝟏 𝟎, 𝟕𝟖 + 𝟎, 𝟐𝟐(
La géométrie du panneau 𝑯𝒑
𝟏
𝟔, 𝟕𝟒𝟎 = 𝑪𝟏 𝟎, 𝟕𝟖 + 𝟎, 𝟐𝟐
𝟐
𝑪𝟏 = 𝟕, 𝟓𝟕𝟑𝒑𝒔𝒊

𝟑𝟎
𝑪𝒑 = 𝟕𝟓𝟕𝟑 𝟎, 𝟕𝟖 + 𝟎, 𝟐𝟐
𝟏𝟐
𝑪𝑷 = 𝟏𝟎𝟎𝟕𝟐𝒑𝒔𝒊
𝟏𝟓𝟔𝟎 𝟏, 𝟔𝟕
𝟏−𝑹=
𝟏𝟎𝟎𝟕𝟐
𝑹 = 𝟎, 𝟕𝟒𝟏
𝑹 = 𝟕𝟒, 𝟏%
Calcul de la résistance des piliers

Soit un gisement tabulaire dont les


dimensions sont montrées sur la figure ci-
contre. 𝑳𝒑 = 𝟐𝑾𝒑 ; 𝑾𝟎 = 𝑾𝟎
𝑹𝒎𝒂𝒙 , 𝑾𝒑 , 𝑭𝒔 = 𝟏, 𝟓
Solution

Le rendement de 𝑨𝒎
récupération est 𝑹=
𝑨𝒑 + 𝑨𝒎
calculé par
l’expression: 𝑨𝒑
𝟏−𝑹=𝟏−
𝑪𝒑 𝑨
𝑭𝒔 𝒄=
𝑺𝒑
𝑺𝒗 𝟗𝟖𝟎 𝟏
𝑺𝒑 = 𝟏−𝑹=
𝟏−𝑹 𝟑𝟕𝟓𝟎
𝑪𝒑 𝟏 − 𝑹 Pour Fs=1 𝟏 − 𝑹 = 𝟎, 𝟐𝟔
𝑭𝒔𝒄 = 𝑹𝒎𝒂𝒙 = 𝟕𝟒%
𝑺𝒗
Calcul de la résistance des piliers

980 1,5
Pour Fs=1,5 1−𝑅 =
3750
1 − 𝑅 = 0,39
𝑅max = 61%

𝟐
𝐴𝑝 𝟏−𝑹=
𝑅 =1− 𝑾𝟎 𝑾𝟎
𝐴 𝟐+ 𝟏+
𝐿𝑝 𝑊𝑝 𝑾𝒑 𝑾𝒑
𝑅 =1−
𝐿𝑝 + 𝑊0 𝑊𝑝 + 𝑊0 𝟐
𝟐 𝟑𝑾 𝑾𝟎
2𝑊𝑝2 =𝟐+ +
𝑅 =1− 𝟏−𝑹 𝑾 𝑾𝒑
2𝑊 + 𝑊0 𝑊𝑃 + 𝑊0 𝟐
𝑾𝟎 𝑾𝟎 𝟏
+𝟑 +𝟐− =𝟎
𝑾𝒑 𝑾𝒑 𝟏−𝑹
Calcul de la résistance des piliers

1 − 𝑅 = 0,39
2
𝑊0 𝑊0 2
+3 +2− =
𝑊𝑝 𝑊𝑝 0,39

1
2 2
𝑊0 9−4 2−
0,39 𝑾𝟎
= −3 ±
𝑊𝑝 2 𝑾𝒑 =
𝟎, 𝟖𝟏𝟗
−3 ± 4,64 𝟐𝟎
= 𝑾𝒑 =
2 𝟎, 𝟖𝟏𝟗
𝑊0 𝑾𝒑 = 𝟐𝟒, 𝟒𝒇𝒕
= 0,819
𝑊𝑝
𝟐𝟒, 𝟒 𝟐 𝟐
𝟎, 𝟔𝟏 = 𝟏 −
𝟐 𝟐𝟒, 𝟒 + 𝟐𝟎 𝟐𝟒, 𝟒 + 𝟐𝟎

La largeur des chambres = 𝑾𝒑 + 𝑾𝟎 = 𝟔𝟖, 𝟖𝒇𝒕


Piliers carrés: hypothèse de Cheviakov
Soit une chambre de 13.7m de portée, entourée de piliers carrés, les essais
ont été réalisés sur des échantillons d’élancement L/D=2, le gisement est
situé à une profondeur de 360m , les autres caractéristiques du gisement
sont: 𝑪𝑶 = 𝟗𝟒, 𝟓 𝑻𝑶 = 𝟖. 𝟔𝟑𝑴𝑷𝒂, 𝜸 = 𝟐𝟓, 𝟐𝑲 𝑵 𝒎𝟑 𝝆 = 𝟔𝟖°
Trouver:
1. La résistance au cisaillement ( avec le critère de Mohr-Coulomb) et la
valeur F.S=1
2. la décohésion du matériau
3. La résistance au frottement des joints ( perte de résistance).
Piliers carrés: hypothèse de Cheviakov
Solution
Pour prévenir le glissement le coefficient de sécurité doit être supérieur à 1.
Pour les conditions du critère de Mohr-Coulomb.
𝜏𝑖 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑠𝑠 = 𝜏𝑖 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑛𝑔𝑡ℎ 𝜏𝑗 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑛𝑔𝑡ℎ = 𝜎𝑗 𝑡𝑔 𝜙𝑗 + 𝑐𝑗

A l’équilibre on a:

𝑇𝑗 = 𝑆𝑝 𝐴𝑝 sin 𝛿𝑗 𝑆𝑃 = 36,29𝑀𝑃𝑎
𝐴𝑝 𝜏𝑗 = 36,29 cos680 sin680
𝜏𝑗 = 𝑆𝑝 sin𝛿𝑗 𝜏𝑗 = 12,6𝑀𝑃𝑎
𝐴𝑗
𝜏𝑗 = 𝑆𝑝 cos𝛿𝑗 sin𝛿𝑗
Deux cas de figure se présentent
Si le frottement est nulle
Si la cohésion est nulle 𝜙=0
𝑐=0 12,6
𝜎𝑗 𝐴𝑗 = 𝑆𝑗 𝐴𝑗 cos𝛿𝑗 𝑡𝑔𝜙𝑗 = = 2,474
5,09
𝜎𝑗 = 36,29 cos 68 cos 68 𝜙 = 68°
𝜎𝑧 = 5,09𝑀𝑃𝑎 𝑐 = 𝜏𝑗 = 12,6𝑀𝑃𝑎
Piliers découpés par un joint
Soit un gisement en plateure exploité par la méthode des chambres et piliers.
La contrainte verticale moyenne ( ou contrainte lithostatique) est estimée à
26.7 MPa ou 3870 psi. Les caractéristiques des roches sont : la cohésion 0.9
MPa ou 130 psi et le frottement est de 26°.

Le cisaillement a lieu lorsque les


conditions ci-dessous doivent être
réunies :
𝜏𝑗 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑠𝑠 ≥ 𝜏 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑛𝑔𝑡ℎ
𝜏𝑗 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑠𝑠 = 𝑆𝑝 cos𝛿(sin𝛿
𝜎𝑗 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑠𝑠 = 𝑆𝑝 cos𝛿(sin𝛿
𝜏𝑗 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑛𝑔𝑡ℎ = 𝜎𝑗 𝑡𝑔𝜙𝑗 + 𝑐𝑗
𝑆𝑝 cos𝛿sin𝛿 ≥ 𝑆𝑝 cos𝛿𝑡𝑔𝜙𝑗 + 𝑐𝑗
𝑆𝑝 𝑆𝑝
sin 2𝛿 ≥ 𝑡𝑔𝜙𝑗 1 + cos 2 𝛿 + 𝑐𝑗
2 2
Piliers carrés: hypothèse de Cheviakov
2𝑐cos 𝜙𝑗
sin 2𝛿 cos 𝜙𝑗 ≥ sin 𝜙𝑗 cos 2𝛿 + sin 𝜙𝑗 +
𝑆𝑝
2𝑐cos 𝜙𝑗
sin 2𝛿 − 𝜙𝑗 ≥ sin 𝜙𝑗 +
𝑆𝑝

2 130 cos 28
sin 2𝛿 − 𝜙𝑗 ≥ sin 280 +
3870
2𝛿 − 𝜙𝑗 ≥ 0,528
2𝛿 − 𝜙𝑗 ≥ sin−1 0,528
1
𝛿 ≥ 280 + 320
2
𝛿 ≥ 300

𝟏𝟖𝟎 − 𝟐𝜹 − 𝝓𝒋 ≥ 𝟑𝟐
𝟏𝟖𝟎 + 𝟐𝟖 − 𝟑𝟐
≥𝜹
𝟐
𝟖𝟖𝟎 ≥ 𝜹
𝟑𝟎𝟎 ≤ 𝜹 ≤ 𝟖𝟖𝟎
Piliers carrés: hypothèse de Cheviakov
Evaluer la récupération et le coefficient de sécurité d’une exploitation en
chambres et piliers dont les caractéristiques sont données ci-dessous:
inclinaison du gisement 15° la cohésion: 2000psi et T0= 350psi.

Le rendement de récupération
𝐴𝑚 𝐴𝑝
𝑅= =1−
𝐴 𝐴
𝐶0
𝐹𝑠𝑝 =
𝑆𝑝

𝑺𝒏
𝟏−𝑹=
𝑺𝒑
𝑆𝑛
𝑆𝑃 = 𝑺𝒏
1−𝑅 𝑹=𝟏−
𝑇𝑛 𝑺𝒑
𝑇𝑝 = 𝑺𝒏 𝑭𝒔𝒄
Avec: (Sp,Sn)= et 1−𝑅 𝑹=𝟏−
(Tp,Tn)= 𝑪𝟎
Piliers carrés: hypothèse de Cheviakov

𝑆𝑥 + 𝑆𝑦 𝑆𝑥 − 𝑆𝑦
𝑆𝑛 = + cos2𝛿
2 2
𝑆𝑦 = 𝑆𝑣
𝜈
𝑆𝑥 = 𝑆 = 𝑆𝑛
1−𝜈 𝑣

Si on considère que la roche est sollicitée par son


poids propre; la contrainte lithostatique est
calculée par l’expression de Heim suivante:

𝟏𝟐𝟎𝟎 + 𝟒𝟎𝟎 −𝟏𝟐𝟎𝟎 − 𝟒𝟎𝟎


𝑺𝒏 = + 𝐜𝐨𝐬 𝟐 𝟗𝟎 − 𝟏𝟓
𝟐 𝟐
= 𝟖𝟎𝟎 + −𝟒𝟎𝟎 −𝟎, 𝟖𝟔𝟔𝟕
𝑺𝒏 = 𝟏𝟏𝟒𝟕𝒑𝒔𝒊
Piliers carrés: hypothèse de Cheviakov
1147 1,5
𝑅 =1−
2000
= 1 − 0,860
𝑅 = 0,14(14%

𝐹𝑠𝑠 = 𝜏 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑛𝑔𝑡ℎ 𝜏 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑠𝑠 On pose: 𝜎𝑣 𝐶0


𝜏 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑠𝑠 = 𝑇𝑛 1 − 𝑅 = Et 𝐶0 = 𝜎𝑐
𝜎ℎ 𝑇0
𝜏 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑛𝑔𝑡ℎ = 𝜎𝑡𝑔𝜙 + 𝑐
𝜎 = 𝑆𝑃 𝐶0
Critère de Mohr-Coulomb 𝑇0 − 1
sin 𝜙 =
𝐶0
D’après ce critère, le frottement et 𝑇0 + 1
la résistance en compression 2𝑐cos𝜙 𝐶0 1 − sin𝜙
s’expriment de la manière 𝐶0 = ;𝑐 =
1 − sin𝜙 2
suivante: 2000
𝜎𝑣 −1 2000 1 − sin 44,6
350
𝜎𝑣 − 𝜎ℎ 𝜎ℎ − 1 sin𝜙 =
2000
;𝑐 =
2 cos 44,6
sin𝜙 = = +1
𝜎𝑣 + 𝜎ℎ 𝜎𝑣 + 1 350
𝜎ℎ sin𝜙 = 0,702, 𝑐 = 418𝑝𝑠𝑖
2𝑐cos𝜙 𝜙 = 44,60
𝜎𝑐 =
1 − sin𝜙
Piliers carrés: hypothèse de Cheviakov
𝑆𝑥 − 𝑆𝑦 𝜋
𝑇𝑛 = − sin 2 − 𝛿
2 2
400 − 1200
= sin 150
2
𝑇𝑛 = 200𝑝𝑠𝑖

200
𝜏 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑠𝑠 =
1 − 0,14
𝜏 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑠𝑠 = 233𝑝𝑠𝑖
𝜏 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑛𝑔𝑡ℎ = 𝑆𝑝 𝑡𝑔𝜙 + 𝑐
1
= 𝑡𝑔 44,60 + 418
2
= 1315 + 418
𝜏 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑛𝑔𝑡ℎ = 1733𝑝𝑠𝑖
𝟏𝟕𝟑𝟑
𝑭𝑺𝒄 = = 𝟕, 𝟒𝟒
𝟐𝟑𝟑
Piliers carrés: hypothèse de Cheviakov
Soit un gisement de direction 15°W et de pendage 75°E. Ce gisement est
situé à une profondeur h=1230 ft. Le poids spécifique des matériaux est
de 158 pcf.

𝟏
On admet que: 𝑺𝒉 = 𝑺𝒗
𝟒

Trouver :
1. Les contraintes naturelles avant l’ouverture des excavations : sigma
et tau.
2. Trouver les contraintes induites Sp et Tp.
3. Trouver les contrainte de cisaillement le long du joint lorsque le
coefficient de sécurité est 1.5.
Piliers carrés: hypothèse de Cheviakov

A. Le calcul des contraintes


naturelles se présente comme suit:
15000 1 − 0,8182
𝑐=
2 cos54,9
𝑆𝑥 + 𝑆𝑦 𝑆𝑥 − 𝑆𝑦
𝜎= − cos2,15 − 𝜏𝑥𝑦 sin2,15
2 2
𝑆𝑥 − 𝑆𝑦
𝜏=− sin2,15 + 𝜏𝑥𝑦 cos2,15
2
158 1 1
𝑆𝑣 = 𝑆𝑦 = 1230 𝑆ℎ = 𝑆𝑣 = 𝑆𝑥 = 1350
144 2 4
𝑆𝑦 = 1350𝑝𝑠𝑖 𝑆𝑥 = 337𝑝𝑠𝑖
Contrainte verticale Contrainte latérale
Calcul des piliers

A. Le calcul des contraintes naturelles se présente


comme suit (avant l’ouverture de la mine):

337 + 1350 337 − 1350


𝜎= − cos300 − 00
2 2
𝜎 = 843 − −506 0,868
𝜎 = 1281𝑝𝑠𝑖 𝑆𝑛
337 − 1350
𝜏=− sin300
2
𝜏 = 253𝑝𝑠𝑖 𝑇𝑠

B. Les contraintes induites après l’ouverture des chambres sont calculées de


la manière ci-dessous:
𝑺𝒏
𝑺𝒑 =
𝟏−𝑹
𝑆𝑝 , 𝑇𝑃 , 𝑆𝑛 = 𝜎; 𝑇𝑆 = 𝜏 𝑻𝒔
𝑻𝒑 =
𝟏−𝑹
Calcul des piliers

C. Calculer la valeur du coefficient de sécurité pour les ouvrages de


l’exploitation en cours se présente de la manière ci-dessous:
𝑇𝑃 En tenant 2𝑐𝑐𝑜𝑠𝜙
1−𝑅
𝑡𝑔 𝛽 = 2 compte du 1 − 𝑠𝑖𝑛 𝜙 − 𝛽
𝑆𝑃 critère de Mohr- 𝐹𝑠𝑝 = 1
2 Coulomb 𝑆𝑛2 + 𝑇𝑛2 2

𝑐 = 2322𝑝𝑠𝑖
𝐶0 1 − sin𝜙 𝑇𝑃 𝑇𝑆
𝐶=
2 cos𝜙 𝑡𝑔𝛽 = 2 = 1 − 𝑅
𝑆𝑃 𝑆ℎ 1 − 𝑅
𝐶0 − 𝑇0 2
sin𝜙 =
𝐶0 + 𝑇0 253
15000 − 1500 𝑡𝑔𝛽 =
1281
sin𝜙 = 𝑡𝑔𝛽 = 0,1975
15000 + 1500
sin𝜙 = 54,90 𝛽 = 11,10
Calcul des piliers

2 2372 cos54,8
1 − sin 54,8 − 11,1
1,5 = 1 − 𝑅 1
1281 2
+ 253 2 2

8835
1,5 = 1 − 𝑅
1306
1 − 𝑅 = 0,222
𝑅max + 77,8%
Calcul des piliers: cas des piliers rectangulaires
Calculer le paramètres de résistance
d’un pilier d’un pilier rectangulaire situé
dans un gisement en plateure dont ses
caractéristiques géométriques sont les
suivantes.
Solution
𝐴𝑃
1−𝑅 =
𝐴
𝐿𝑝 𝑊𝑝
=
𝑊0 + 𝑊𝑝 𝑊0 + 𝐿𝑝
3𝑊𝑝2
1−𝑅 =
𝑊0 + 𝑊𝑝 𝑊0 + 3𝑊𝑃
3
=
𝑊0 𝑊0 𝑊0
2
𝑊0 3
+ 1
𝑊𝑝 𝑊𝑃 + 3 +4 +3=
𝑊𝑃 𝑊𝑃 0,779
𝑊0 −4 ± 42 + 4 0,851 2
=
𝑊𝑃 2
Calcul des piliers: cas des piliers rectangulaires

𝑊0
= 0,203
𝑊𝑝
24
𝑊𝑝 =
0,203
𝑊𝑝 = 118,5𝑓𝑡
𝐿𝑝 = 3𝑊𝑝
𝐿𝑝 = 335,5𝑓𝑡

Trouver Sp et Tp, si le pendage du gisement est de 25°,la profondeur 11670 ft


et le rendement de récupération du gisement est estimé à R=20% ( voir figure
ci-dessous):
𝑆𝑛
Solution 𝑆𝑝 =
1−𝑅
𝑇𝑠
𝑇=
1−𝑅
Calcul des piliers: cas des piliers rectangulaires

La configuration spatiale du gisement se présente de la manière ci-dessous:

Equations d’équilibre des


contraintes verticale et
𝑆𝑥 + 𝑆𝑦 𝑆𝑥 − 𝑆𝑦
horizontale: S et T 𝑆𝑦 = 𝑆𝑛 = − cos2𝜃 − 𝜏𝑥𝑦 sin2𝜃
2 2
𝑆𝑥 − 𝑆𝑦
𝑇𝑥𝑦 = 𝑇𝑝 = − sin2𝜃 + 𝜏𝑥𝑦 cos2𝜃
2
Calcul des piliers: cas des piliers rectangulaires

La contraintes respectives; verticales et horizontales sont calculées par les


expressions suivantes:
𝜈
𝑆ℎ = 𝑆 En considérant que 𝜈 = 0,2 On aura:
1−𝜈 𝑉
1
En supposant que le pilier est 𝑆ℎ = 𝑆𝑉
4
sollicité uniquement par l’effort de
gravité, on aura: 𝜏𝑥𝑦 = 0 𝑺𝒉 = 𝟒𝟏𝟕𝒑𝒔𝒊

Les contrainte induites: 417 + 1670 417 − 1670


𝑆𝑛 = − cos −50° + 0°
2 2
𝑆𝑛 = 1044 − −403
𝑆𝑛 = 1446𝑝𝑠𝑖
𝑆𝑛 1446
𝑆𝑝 = =
1 − 𝑅 1 − 0,2
Calcul des piliers

417 − 1650
𝑇𝑠 = − sin −50° + 0°
2
𝑇𝑠 = −480𝑝𝑠𝑖
−480
𝑇𝑝 =
1−𝑅
𝑇𝑝 = −600𝑝𝑠𝑖

Déterminer la résistance d’un pilier quelconque d’une exploitation minière en


chambres et piliers dont les caractéristiques sont les suivantes:
Les paramètres mécanique de la roche cj=0, le frottement =28° la récupération est
R=20%. Sachez que l’axe du pilier est découpé diagonalement par un joint (figure).
Calcul des piliers découpés par une discontinuité

Solution

Le glissement a lieu lorsque la condition


ci-dessous est remplie: |𝜏𝑗 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑠𝑠 | ≥ 𝜏𝑗 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑛𝑔𝑡ℎ
𝑆𝑝 𝑆𝑝
𝜎𝑗 = − cos2𝛿𝑗
2 2
𝑆𝑃
𝜏 = sin −2𝛿𝑗
2
𝑆𝑉
𝑆𝑝 =
1−𝑅
1620
𝑆𝑝 =
1 − 0,2
𝑆𝑃 = 2088𝑝𝑠𝑖

L’expression de critère de Le facteur de sécurité


cisaillement de Mohr-Coulomb 𝝉𝒋 𝒔𝒕𝒓𝒆𝒏𝒈𝒕𝒉 = 𝝈𝒋 𝒕𝒈𝝓𝒋 + 𝒄𝒋 ; s’exprime par:
prend la forme ci-après: 𝜏𝑗 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑛𝑔𝑡ℎ
𝐹𝑠𝑗 =
𝜏𝑗 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑠𝑠
Calcul des piliers découpés par une discontinuité

𝜎𝑗 𝑡𝑔𝜙𝑗
𝐹𝑠𝑗 =
𝜏𝑗
𝑆𝑝
1 − cos2𝛿𝑗 𝑡𝑔𝜙𝑗
= 2
𝑆𝑝
sin2𝛿𝑗
2
cos 2 𝛿𝑗 𝑡𝑔𝜙𝑗
=
sin𝛿cos𝛿
𝑡𝑔𝜙𝑗
𝐹𝑠𝑗 =
𝑡𝑔𝛿𝑗
Le glissement par cisaillement d’un bord du pilier
découpé par la fracture s’obtient à partir de
l’expression ci-dessous: 𝜹𝒋 ≥ 𝝓 𝒋
𝑭𝒔𝒋 ≤ 𝟏
Exemple: Un gisement de charbon de 12ft d’épaisseur et de pendage 15° se
trouve à une profondeur de 1200 ft, Les chambres développées à l’Est du
gisement ont une porté de 17 ft. Les essais mécaniques effectués sur le
charbon ont montré que la résistance en compression de la roche est de 2750
psi et la résistance en traction de 350 psi.

Dans les calcul, on néglige l’effet de la taille. On demande de déterminer le


rendement de récupération maximum du gisement. On admet pour ce
problème que la contrainte horizontale est le tiers de la contrainte verticale.

Solution

Le facteur de sécurité d’un pilier est la ration entre la résistance du pilier et


les contraintes qui agissent sur lui. La contrainte sur le pilier se calcul de la
manière ci-dessous:
𝑺𝒏 𝑻𝑺
𝑺𝒑 = et 𝑻𝒑 =
𝟏−𝑹 𝟏−𝑹
Les contraintes lithostatiques Sn et Ts sont obtenues
par rotation des axes:

𝑆𝑦 + 𝑆𝑧 𝑆𝑦 − 𝑆𝑧
𝑆𝑛 = − cos 2𝛿 − 𝑇𝑦𝑧 sin 2𝛿
2 2
1
𝑇𝑠 = − sin 2𝛿 + 𝑇𝑦𝑧 cos 2𝛿
2

Avec : les contraintes verticales et horizontales sont calculées à partir des


expressions suivantes: Sz=Sv et Sy=Sh, Txy=0 et Sh=KSv.
𝑆𝑉 𝐾0 + 1 𝑆 𝐾0 − 1
𝑆𝑛 = − cos 2𝛿
2 2
1200 1 3 + 1 1200 1 3 − 1
= − cos 30
2 2
𝑆𝑛 = 1146𝑝𝑠𝑖

1 3−1
𝑇𝑠 = 1200 sin 30
2
𝑇𝑠 = 200𝑝𝑠𝑖

En considérant le critère de Mohr-Coulomb, on aura:


𝐶0 − 𝑇0 2750 − 350
sin 𝜙 = = = 0,7742
𝐶0 − 𝑇0 2750 + 350
𝜙 = 50,7°
𝐶0 1 − sin 𝜙 2750 1 − 0,7742
𝐶= = = 490𝑝𝑠
2cos 𝜙 2 0,6329
𝑇𝑆 2
𝑡𝑔 𝛽 =
𝑆𝑝 2
𝑇𝑆 2 1 − 𝑅 𝑇𝑆
𝑡𝑔 𝛽 = =
𝑆𝑛 2 1 − 𝑅 𝑆𝑛
200
𝑡𝑔 𝛽 = = 0,1745
1146
𝛽 = 9,90

Le calcul du rendement de récupération de la chambre vaut:

1−𝑅 2 490 cos 50,7 1 − sin 50,7 − 9,9


1=
1146 2 + 200 2

1 = 1 − 𝑅 1,5395
1 − 𝑅 = 0,6495
𝑅max = 0,350

Pour le même exercice, déterminer les dimensions des ouvrages: chambres


et piliers
𝐴𝑝
1−𝑅 =
𝐴
𝑊𝑝 𝐿𝑝
=
𝑊0 + 𝑊𝑝 𝑊𝑐 + 𝐿𝑝
𝑊𝑝 3𝑊𝑐
=
𝑊0 + 𝑊𝑝 𝑊𝑐 + 3𝑊𝑝
2
3 𝑊𝑝
0,6495 =
21 + 𝑊𝑝 18 + 3𝑊𝑃

𝟐
𝟏 − 𝟏 𝟎, 𝟔𝟒𝟗𝟓 𝑾𝒑 + 𝟐𝟕𝑾𝒑 + 𝟐𝟏 𝟔 = 𝟎

𝑊𝑝 = 54,3𝑓𝑡
𝐿𝑝 = 162,9𝑓𝑡
𝐻𝑝 = 12𝑓𝑡

𝟓𝟒, 𝟑 𝟏𝟔𝟐, 𝟗
𝟏−𝑹= = 𝟎, 𝟔𝟒𝟗𝟓
𝟐𝟏 + 𝟓𝟒, 𝟑 𝟏𝟖 + 𝟏𝟔𝟐, 𝟗
Cas d’un pilier découpé par une discontinuité
Trouver la résistance au cisaillement pour prévenir le glissement des flancs d’un
pilier lorsque dispose des données suivantes: la largeur de la chambre 30 ft, les
piliers sont carrés 30X30 ft, le pendage 60° et la direction N45E.

𝜎𝑥 + 𝜎𝑦 𝜎 − 𝜎
𝜎𝑗 = + cos2𝜃 + 𝜏𝑥𝑦 sin2𝜃
2 2
𝜎𝑥 + 𝜎𝑦
𝜏𝑗 = − sin2𝜃 + 𝜏𝑥𝑦 cos2𝜃
2

On admet que :

𝝈𝒙 = 𝟎; 𝝉𝒙𝒚 = 𝟎; 𝝈𝒚 = 𝑺𝒑
2
1 − 1 0,6495 𝑊𝑝 + 27 𝑊𝑝 + 21 6 = 0
𝑊𝑝 = 54,3𝑓𝑡
𝐿𝑝 = 162,9𝑓𝑡
𝐻𝑝 = 12𝑓𝑡
54,3 162,9
1−𝑅 = = 0,6494
21 + 54,3 18 + 162,9

𝜎𝑥 = 𝜏𝑥𝑦 = 0 et 𝜎𝑥 = 𝑆𝑝

𝑆𝑝
𝜏𝑖𝑗 = sin2𝜃 ⇒ 2𝜃 = 𝜋 − 2𝛿𝑗
2
𝑆𝑝
𝜏𝑗 = sin2𝛿𝑗
2
𝑆𝑣
𝑆𝑝 =
1−𝑅
𝐴𝑝 30 30
1−𝑅 = =
𝐴 30 + 30 2
1 − 𝑅 = 0,25
156 980
𝑆𝑝 =
144 0,25
𝑆𝑝 = 4247𝑝𝑠𝑖
4247
𝜏𝑗 = sin2 60
2
La valeur de la contrainte pour prévenir
𝜏𝑗 = 1839𝑝𝑠𝑖 le cisaillement.

𝑆𝑃 𝑆𝑃
𝜎𝑗 = − cos2 𝜋 − 2𝛿𝑗
2 2
𝑆𝑃 𝑆𝑃
𝜎𝑗 = + cos2𝛿𝑗 µ
2 2
4247
= 1 + cos 120
2
𝜎𝑗 = 1062𝑝𝑠𝑖

Si la cohésion est supposée nulle, l’expression du critère de Mohr-Coulomb


devient:
𝜏𝑗 = 𝜎𝑗 𝑡𝑔𝜙𝑗 𝒕𝒈𝝓 = 𝟏, 𝟕𝟑𝟐
1839 avec
𝑡𝑔𝜙 = 𝝓 = 𝟔𝟎°
1062
Calcul des piliers inclinés

Etudier la stabilité d’un gisement pentu exploité par la méthode des chambres
dont la géométrie des ouvrages est illustrée sur la figure ci-dessous.

Solution

1
𝑆𝑛 𝜎𝑥 + 𝜎𝑦 𝜎𝑥 − 𝜎𝑦 2
𝑆𝑝 = 𝜎1 2
2
1−𝑅 𝜎3 = 2
±
2
+ 𝜏𝑥𝑦
𝑇𝑠
𝑇𝑝 = 𝜎𝑦 = 𝑆𝑝 𝜏𝑥𝑦 = 𝑇𝑝
1−𝑅 Avec: 𝜎𝑥 = 0
Calcul des piliers inclinés

1
2 2 2
𝜎1 0 + 𝑆𝑛 −𝑆𝑛 𝑇𝑠
𝜎3 = 2 1 − 𝑅 ± 2 1−𝑅
+
1−𝑅
1
2 2
𝜎1 1 𝑆𝑛 𝑆𝑛
𝜎3 = ± ± + 𝑇𝑠2
1−𝑅 2 2

Il faut trouver la valeur de Sn pour déterminer les contraintes principales


Sigma1 et Sigma3.

𝑆𝑥 + 𝑆𝑦 𝑆𝑥 − 𝑆𝑦
𝑆𝑥 = − cos −2𝛿 + 𝑇𝑥𝑦 sin −2𝛿 𝑆𝑦 = 𝑆𝑣 = 1,05 1750
2 2 𝑆𝑦 = 1838𝑝𝑠𝑖
𝑆𝑥 = 𝑆ℎ = 600 + 0,25 1750 𝑇𝑥𝑦 = 0 ⇒ 𝛿 = 18°
𝑆𝑥 = 1038𝑝𝑠𝑖
Calcul des piliers inclinés
𝑆𝑦 = 𝑆𝑣 = 1,05 1750
𝑆𝑦 = 1838𝑝𝑠𝑖
𝑇𝑥𝑦 = 0 ⇒ 𝛿 = 180

1038 − 1838 1038 − 1838


𝑆𝑛 = − cos −38° + 0. sin −36°
2 2
𝑆𝑛 = 1438 + 324
𝑆𝑛 = 1761𝑝𝑠𝑖

𝑆𝑥 − 𝑆𝑦
𝑇𝑠 = − sin2𝛿 + 𝑇𝑥𝑦 cos2𝛿
2
1038 − 1838
=− sin −36° + 0. cos −36°
2
𝑇𝑠 = −235𝑝𝑠𝑖
1
2 2
𝜎1 1 1761 1761 2
𝜎3 = ± + −235
1−𝑅 2 2
Calcul des piliers inclinés
𝑆𝑥 − 𝑆𝑦
𝑇𝑠 = − sin2𝛿 + 𝑇𝑥𝑦 cos2𝛿
2
1038 − 1838
=− sin −36° + 0. cos −36°
2
𝑇𝑠 = −235𝑝𝑠𝑖

1
2 2
𝜎1 1 1761 1761 2
𝜎3 = ± + −235
1−𝑅 2 2
𝜎1 1
𝜎3 = 881 ± 911
1−𝑅

1792
𝜎1 =
1−𝑅
−30
𝜎3 =
1−𝑅
Calcul des piliers inclinés
1 1792 − −30
𝜏max =
1−𝑅 2
911
𝜏max = 𝑝𝑠𝑖
1−𝑅
On peut trouver c à partir du cisaillement max:

𝐶−𝑇 𝐶0 1 − sin𝜙
sin𝜙 = 𝑐=
2 cos𝜙
𝐶+𝑇
3400 − 310 3400 1 − sin56°
= =
2 cos56°
3400 + 310
𝑐 = 508𝑝𝑠𝑖
𝜙 = 0,833
Calcul des piliers inclinés

𝜏max = 𝜎𝑚 sin𝜙 + 𝐶cos𝜙


𝜎1 + 𝜎3
= sin56° + 508cos56°
2
1792 − 30
= sin56° + 508cos56°
2 1−𝑅
730
𝜏max = + 284𝑝𝑠𝑖
1−𝑅

𝜏max 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑛𝑔𝑡ℎ
𝐹𝑠 =
𝜏max 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑠𝑠
730
+ 284
1,75 = 1 − 𝑅
911
1−𝑅
1,75 911 = 730 + 284 1 − 𝑅
1 − 𝑅 = 3,04
Un rendement négatif
𝑅 = −2,04
n’est pas possible?
Calcul des piliers inclinés

𝐹𝑠max 911 = 730 + 1 − 𝑅 284


𝐹𝑠max = 0,801 + 1 − 𝑅 0,312 ≥ 1
𝑅=0
𝐹𝑠max = 1,11

0,179 𝑅 = 0,20 ⇒ 𝐹𝑠max = 1,05


1−𝑅 ≥ = 0,638 𝑅 = 0,40 ⇒ 𝐹𝑠max = 0.988
0,322
𝑅 ≤ 1 − 0,638 = 0,368 𝑅 = 0,362 ⇒ 𝐹𝑠max = 1

Pour Fs=1 alors le rendement max vaut:

𝑹𝒎𝒂𝒙 = 𝟎. 𝟑𝟔
𝑹𝒎𝒂𝒙 = 𝟑𝟔%
Calcul des piliers inclinés
Exemple : Soit un gisement de calcaire de tabulaire illustré sur la figure ci-
dessous. L’exploitation du gisement est effectuée en chambres et piliers.
Evaluer la résistance des piliers.

Evaluer la résistance des piliers en calculant le facteur de sécurité.


Solution
Pour que le pilier soit stable, il faut que la condition ci-dessous soit rempli:

Trouver Sp et Tp

𝑺𝒏 𝑻𝒔
𝑺𝒑 = ;𝑻 =
𝟏−𝑹 𝒑 𝟏−𝑹
𝑺𝒏 𝑻𝒔
𝑺𝒑 = ;𝑻 =
𝟏 − 𝟎, 𝟕𝟓 𝒑 𝟏 − 𝟎, 𝟕𝟓
𝑺𝒑 = 𝟒𝑺𝒏 ; 𝑻𝒑 = 𝟒𝑻𝒔

𝑺𝒙 + 𝑺𝒚 𝑺𝒙 − 𝑺𝒚 𝟐𝒄𝒄𝒐𝒔𝝓
𝑺𝒏 = + 𝒄𝒐𝒔𝟐𝜽 + 𝝉𝒙𝒚 𝒔𝒊𝒏𝟐𝜽 𝑪𝟎 = 𝟏𝟓𝟖
𝟐 𝟐 𝟏 − 𝒔𝒊𝒏𝝓 𝑺𝒚 = 𝟏𝟐𝟑𝟎
𝑪𝟎 𝟏 − 𝒔𝒊𝒏𝝓 𝟏𝟒𝟒
𝑺𝒙 − 𝑺𝒚 𝒄=
𝑻𝒔 = − 𝒔𝒊𝒏𝟐𝜽 + 𝝉𝒙𝒚 𝒄𝒐𝒔𝟐𝜽 𝟐𝒄𝒐𝒔𝝓 𝑺𝒚 = 𝟏𝟑𝟒𝟗, 𝟔 ≈ 𝟏𝟑𝟓𝟎𝒑𝒔𝒊
𝟐 𝟏𝟓𝟎𝟎𝟎 𝟏 − 𝟎. 𝟖𝟏𝟖𝟐
𝟏 𝟏
= 𝑺𝒙 = 𝟏𝟑𝟒𝟗, 𝟔 ≈ 𝟑𝟑𝟕𝒑𝒔𝒊
𝜽 = 𝟏𝟓°; 𝝉𝒙𝒚 = 𝟎; 𝑺𝒚 = 𝜸𝒉; 𝑺𝒙 = 𝑺𝒚 𝟐 𝟎, 𝟓𝟕𝟒𝟗 𝟒
𝟒 𝒄 = 𝟐𝟑𝟕𝟐𝒑𝒔𝒊
337 + 1350 337 − 1350 337 − 1350
𝑆𝑛 = − cos300 𝑇𝑆 = − 𝑠𝑖𝑛300
2 2 2
𝑆𝑛 = 843,7 − −438,5 𝑇𝑆 = 253𝑝𝑠𝑖
𝑆𝑛 = 1282𝑝𝑠𝑖

𝑺𝒑 = 𝟒 𝟏𝟐𝟖𝟐 𝑻𝒑 = 𝟒 𝟐𝟓𝟑
𝑺𝒑 = 𝟓𝟏𝟐𝟖𝒑𝒔𝒊 et 𝑻𝒑 = 𝟏𝟎𝟏𝟐𝒑𝒔𝒊
2𝑐cos𝜙
1−𝑅
1 − sin 𝜙 − 𝛽 𝐶0 − 𝑇0
𝐹𝑠𝑝 = 1 sin𝜙 =
𝑆𝑛2
+ 2 2
𝑇𝑛 𝐶0 + 𝑇0
2 2372 cos54,9 15000 − 1500
1 − 0,75 =
1 − sin 54,9 − 11,2 15000 + 1500
= 1 sin𝜙 = 6,8182
𝑆𝑛2 + 2 2
𝑇𝑛 𝜙 = 54,90
2728 𝑇𝑃 1012
0,3087
= 0,25 1 𝑡𝑔𝛽 = 2 = 2 = 0,1973
1282 + 253 2 2 2 𝑆𝑃 5128
2 2
0,25 2728
= 𝛽 = 11,20
0,3087 13067
𝑭𝒔𝒑 = 𝟏, 𝟕
Le pilier est stable
Exercices
EX1. Une exploitation d’une gisement par chambres et piliers située à une profondeur
de 300m (984 ft) , la roche minéralisée est une dolomie de résistance en compression
13,57MPa (1968psi). La résistance est obtenue à partir des essais dont les échantillons
d’élancement =1. La largeur des drifts et des recoupes est de 6m(20ft). Le pilier
résiduel de dimension carrée abandonné après l’exploitation a une hauteur de 4m.
Déterminer les dimensions du pilier ainsi que le rendement de récupération de la
chambre lorsque le facteur de sécurité du projet est de 1,5.

Solution
L’expression ci-dessous est utilisée pour calculer le coefficient de sécurité:
𝟐
𝑾𝒑 𝒌 𝑾𝒑
𝑭𝒔𝒑 𝑺𝒗 = 𝑪𝟏 𝟎. 𝟕𝟖 + 𝟎. 𝟐𝟐
𝑯𝒑 𝑾𝟎 + 𝑾𝒑 𝑾𝒄 + 𝒌𝑾𝒑
𝟐
𝑾𝒑 𝟏 𝑾𝒑
𝟏, 𝟓 𝟐𝟐, 𝟔 𝟏𝟎𝟑 𝟑𝟎𝟎 = 𝟏𝟑, 𝟓𝟕 𝟏𝟎 𝟔
𝟎. 𝟕𝟖 + 𝟎. 𝟐𝟐
𝟒 𝟔 + 𝑾𝒑 𝟔 + 𝑾𝑷
𝟐 𝟐 𝟑
𝟎, 𝟕𝟒𝟗𝟓 𝟔 + 𝑾𝒑 = 𝟎, 𝟕𝟖 𝑾𝒑 + 𝟎, 𝟎𝟓𝟓 𝑾𝒑

𝒇 𝑾𝒑 = 𝒈 𝑾𝒑
En admettant le coté du pilier à une dimension de 13,75. La résistance du
pilier mesurée à l’aide de la formule d’Obert et Duvall vaut:

𝟏𝟑, 𝟕𝟓
𝑪𝒑 = 𝑪𝟏 𝟎, 𝟕𝟖 + 𝟎, 𝟐𝟐 = 𝟏𝟑, 𝟓𝟕 𝟏, 𝟓𝟑𝟔 = 𝟐𝟎, 𝟖𝟒𝑴𝑷𝒂
𝟒

Le rendement de 𝑭𝒔𝒑 𝑺𝒗
récupération R vaut: 𝑹=𝟏−
𝑪𝒑
𝟏, 𝟓 𝟐𝟐, 𝟔 𝟏𝟎𝟑 𝟑𝟎𝟎
𝑹=𝟏−
𝟐𝟎, 𝟖𝟒 𝟏𝟎 𝟔
𝑹 = 𝟎, 𝟓𝟏𝟐
𝑹 = 𝟓𝟏, 𝟐%

𝟏𝟑, 𝟕𝟓 𝟐
Pilier carré 𝑹=𝟏− = 𝟎, 𝟓𝟏𝟔
𝟔 + 𝟏𝟑, 𝟕𝟓 𝟐
𝑹 = 𝟓𝟏, 𝟔%
EX2. Une couche de charbon d’épaisseur 1200 ft est exploitée par chambres
et piliers. Le gisement a un pendage de 15°, la largeur des drifts et refente est
de 20 ft. Les essais effectués sur la roche charbonnière donnent des
caractéristiques mécaniques ci-après: Co=2000psi; To=350 psi. Le pilier est
sollicité uniquement par son propre poids. Déterminer le rendement de
récupération et coefficient de sécurité (sur base du critère de Mohr-
Coulomb).

Solution

𝑺𝒏
𝑺𝒑 =
𝟏−𝑹 𝑺𝒏
𝑻𝒏 𝑹=𝟏−
𝑺𝒑
𝑻𝒑 =
𝟏−𝑹 𝑺𝒏 𝑭𝒔𝒄
𝑺𝒏 𝑹=𝟏−
𝟏−𝑹= 𝑪𝟎
𝑺𝒑
𝑺𝒙 + 𝑺 𝒚 𝑺𝒙 − 𝑺𝒚
𝑺𝒏 = + 𝒄𝒐𝒔𝟐𝜽
𝟐 𝟐
𝑺𝒚 = 𝑺𝒗
𝝂
𝑺𝒙 = 𝑺 = 𝑺𝒏
𝟏−𝝂 𝒗

𝑺𝒗 = 𝟏𝟐𝟎𝟎𝒑𝒔𝒊
𝝂 = 𝟎, 𝟐𝟓
1147 1,5
Le rendement de 𝑅 =1−
récupération R 2000
= 1 − 0,860
𝑅 = 0.15(14%

Le rendement de 𝐹𝑠𝑠 + 𝜏 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑛𝑔𝑡ℎ 𝜏 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑠𝑠


récupération R 𝜏 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑠𝑠 = 𝑇𝑛 ( 1 − 𝑅
𝜏 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑛𝑔𝑡ℎ = 𝜎𝑡𝑔𝜙 + 𝑐
𝜎 = 𝑆𝑝

2000
𝐶0 −1
350
Critère de Mohr- 𝑇0 − 1 sin𝜙 =
2000
Coulomb 𝑠𝑖𝑛𝜙 = +1
𝐶0 350
𝑇0 + 1 sin𝜙 = 0,702
2𝑐𝑐𝑜𝑠𝜙 𝐶0 1 − 𝑠𝑖𝑛𝜙 𝜙 = 44,6°
𝐶0 = ;𝑐 =
1 − 𝑠𝑖𝑛𝜙 2𝑐𝑜𝑠𝜙
2000 1 − 𝑠𝑖𝑛 44,6
𝑐=
2 𝑐𝑜𝑠 44,6

𝒄 = 𝟒𝟏𝟖𝒑𝒔𝒊
𝑆𝑥 − 𝑆𝑦 𝜋
𝑇𝑛 = − sin 2 − 𝛿
2 2
400 − 1200
=− sin 150
2
𝑇𝑛 = 200𝑝𝑠𝑖

200
𝜏 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑠𝑠 =
1 − 0,14
𝜏 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑠𝑠 = 233𝑝𝑠𝑖

𝜏 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑛𝑔𝑡ℎ = 𝑆𝑝 𝑡𝑔𝜙 + 𝑐
1147
= 𝑡𝑔 44,6
1 − 0.14
= 1315 + 418
𝜏 𝑠𝑡𝑟𝑒𝑛𝑔𝑡ℎ = 1733𝑝𝑠𝑖

𝟏𝟕𝟑𝟑
Le Facteur de 𝑭𝒔𝒔 =
sécurité 𝟐𝟑𝟑
𝑭𝒔𝒔 = 𝟕, 𝟒𝟒
EX3.Déterminer les dimension d’un pilier carré de hauteur… et dont les
dimensions des drifts et recoupes sont de 9m et facteur de sécurité calculé
est égale à 2. La résistance de la roche en compression est de 82 MPa.
Solution

𝐹𝑠𝑝 𝛾𝐻
(1) 𝑅 =1−
𝐶0
2 25 300
=1−
86 10 3
𝑅 = 0,826
𝑅 = 82,6%

𝑨𝒑 2
(2) 𝑹=𝟏− 𝑊𝑝
𝑨 0,826 = 1 − 2
𝑊𝑝 + 9
Le cotés des piliers 𝑊𝑝
ont une largeur de : = 0,417
𝑊𝑝 + 9 𝑾𝒑 = 𝟔, 𝟒𝟒𝒎
EX4. Soit un pilier carré de dimensions 9X9m, on propose de calculer Cp avec la
formule d’Obert et Duvall, pour Hp respectivement HP1=8m et HP2=27m. Trouver le
coefficient de sécurité FS2 en en tenant compte dans un premier temps de l’effet

.
d’échelle. Ensuite , en négligeant l’effet d’échelle

𝑪𝒑
𝑭𝒔𝒑 =
𝑺𝒑
𝑳
𝑪𝟎 = 𝟐 = 𝟖𝟔𝑴𝑷𝒂
𝑫
𝟏
𝟖𝟔 = 𝑪𝟏 𝟎, 𝟕𝟖 + 𝟐𝟐
𝟐 𝑪𝒑 𝟐 = 𝟖𝟐, 𝟓𝑴𝑷𝒂
𝑪𝟏 = 𝟗𝟔, 𝟔𝑴𝑷𝒂 𝜸𝑯
𝟏 𝑺𝒑 =
𝑪𝒑 𝟐 = 𝟗𝟔, 𝟔 𝟎; 𝟕𝟖 + 𝟎, 𝟐𝟐 𝟏−𝑹
𝟐 𝟐
𝟗 𝟐
𝟏−𝑹=
𝟗+𝟗
𝑹 = 𝟎, 𝟐𝟓
𝑹 = 𝟐𝟓% 𝑾𝟎 = 𝑾𝒄
𝑪𝒑 𝟐 = 𝟖𝟐, 𝟒𝑴𝑷𝒂
𝜸𝑯
𝑺𝒑 =
𝟏−𝑹
𝟗 𝟐
𝟏−𝑹= ; 𝑾𝟎 = 𝑾𝒄 = 𝟗𝒎
𝟗+𝟗 𝟐
𝟏 − 𝑹 = 𝟎, 𝟐𝟓

Coefficient de sécurité

𝟖𝟐, 𝟓 𝟎, 𝟐𝟓
𝑭𝒔𝒑 =
𝟐𝟓 𝟑𝟎𝟎 𝟏𝟎−𝟑 Avec effet de taille
𝑭𝒔𝒑 = 𝟐, 𝟕𝟓
𝟖𝟔 𝟎, 𝟐𝟓
𝑭𝒔𝒑 =
𝟐𝟓 𝟑𝟎𝟎 𝟏𝟎−𝟑
Sand effet de taille
𝑭𝒔𝒑 = 𝟐, 𝟖𝟕
Ex5. Le bureau d’étude SRK mène des travaux de stabilité des piliers dans la
partie en plateure de la mine souterraine de Kamoto. La géométrie du projet
est montré ci-dessous(Examen Polytech-Unilu : 2010-2011):
Surface

H Poids spécifique du stérile :2,52


T/m3

hp

Poids spécifique du minerai:2,7


Lp Avec:
T/m3 Hp=12m
Wp=10m
lch Wp
Modèle en Lp=15m
coupe Lch=15m
lp
H=500m
Solution
En choisissant par hypothèse une roche isotrope, homogène et élastique: la relation
entre contrainte et déformation par la loi de Hooke est donnée par les expressions:

Loi de Hooke Relation Contraintes-Déformations

𝐸
𝜎𝑦𝑦 = 𝜎𝑦 = 1 − 𝜈 𝜀𝑦 + 𝜈𝜀𝑥 + 𝜈𝜀𝑧
1 + 𝜈 1 − 2𝜈
𝐸
𝜎𝑧𝑧 = 𝜎𝑧 = 1 − 𝜈 𝜀𝑧 + 𝜈𝜀𝑥 + 𝜈𝜀𝑦
et 1 + 𝜈 1 − 2𝜈

𝜏𝑥𝑧 = 𝐺𝛾𝑥𝑧
𝜏𝑦𝑧 = 𝐺𝛾𝑦𝑧
𝜎𝑥𝑦 = 𝜏𝑥𝑦 , 𝜎𝑦𝑧 = 𝜏𝑦𝑧 , 𝜎𝑧𝑥 = 𝜏𝑧𝑥
Les études réalisées au laboratoire de Mécanique des roches de la Polytech-
Unilu ont montré que la résistance de la roche du pilier est:

 x   y   z  2 xy  1, 7 yz  0,9 xz (Psi)
C 
4

Les valeurs des contraintes ont été déduites des déformations en stipulant
l’hypothèse que la roche se comporte comme un matériau élastique, homogène
et isotrope. Ainsi, les valeurs ci-dessous ont été trouvées à partir des tests de
laboratoire.
𝜀𝑥 = 2000 𝛾𝑥𝑦 = −200
𝜀𝑦 = 3000 𝛾𝑦𝑧 = 300
avec 𝛾𝑧𝑥 = 225
𝜀𝑧 = 4000
Les déformations sont exprimées en micro in/in
Le facteur d’échelle des valeurs des résistance en compression mesurées sur le labo
et celle du terrain n =3
Les paramètres élastiques calculés pendant les mêmes tests sont :
𝑬
𝑬 = 𝟓 . 𝟏𝟎𝟔 et 𝑮 = 𝟐. 𝟏𝟎𝟔 et 𝝂 = −𝟏
𝟐𝑮

Questions:
1. Calculer le rendement de récupération de la méthode.

2. Calculer le coefficient de sécurité des piliers avec la méthode de Hoek-


Brown

3. Evaluer la stabilité des piliers avec la méthode d’Obert Duvall.


Solution
Pour un matériau isotrope dont le
comportement est jugé élastique, la 𝑬 𝟓
relation ci-contre est généralement 𝝂= − 𝟏 = − 𝟏 = 𝟎, 𝟐𝟓
𝟐𝑮 𝟒
vérifiée:
𝑬
En posant: =𝑲
𝟏 + 𝝂 𝟏 − 𝟐𝝂
On aura ce qui suit: 𝑇 = 1−𝜈

𝜎𝑥 = 𝐾 𝑇𝜀𝑥 + 𝜈𝜀𝑦 + 𝜈𝜀𝑧


𝜎𝑦 = 𝐾 𝑇𝜀𝑦 + 𝜈𝜀𝑥 + 𝜈𝜀𝑧
𝜎𝑧 = 𝐾 𝑇𝜀𝑧 + 𝜈𝜀𝑥 + 𝜈𝜀𝑦

𝟓. 𝟏𝟎𝟔
𝑲= = 𝟖. 𝟏𝟎𝟔 𝒑𝒔𝒊
𝟏. 𝟐𝟓 𝟏 − 𝟐 𝟏 − 𝟎, 𝟐𝟓
𝝈𝒙 = 𝟖. 𝟏𝟎𝟔 𝟏 − 𝟎, 𝟐𝟓 𝟐𝟎𝟎𝟎 + 𝟎, 𝟐𝟓 𝟑𝟎𝟎𝟎 + 𝟎, 𝟐𝟓 𝟒𝟓𝟎𝟎 𝟏𝟎−𝟔
𝝈𝒙 = 𝟖 𝟑𝟑𝟕𝟓
𝝈𝒙 = 𝟐𝟕𝟎𝟎𝟎𝒑𝒔𝒊

𝝈𝒚 = 𝟖. 𝟏𝟎𝟔 𝟎, 𝟕𝟓 𝟑𝟎𝟎𝟎 + 𝟎, 𝟐𝟓 𝟒𝟓𝟎𝟎 + 𝟐𝟎𝟎 𝟏𝟎−𝟔


𝝈𝒚 = 𝟑𝟏𝟎𝟎𝟎𝒑𝒔𝒊

𝝈𝒛 = 𝟖. 𝟏𝟎𝟔 𝟎, 𝟕𝟓 𝟒𝟓𝟎𝟎 + 𝟎, 𝟐𝟓 𝟐𝟎𝟎𝟎 + 𝟑𝟎𝟎𝟎 𝟏𝟎−𝟔


𝝈𝒛 = 𝟑𝟕𝟎𝟎𝟎𝒑𝒔𝒊

𝝉𝒙𝒚 = 𝟐. 𝟏𝟎𝟔 −𝟐𝟎𝟎 𝟏𝟎−𝟔


𝝉𝒙𝒚 = 𝟑𝟎𝟎𝒑𝒔𝒊 𝝈𝒙 = 𝟐𝟕𝟎𝟎𝟎𝒑𝒔𝒊
𝝈𝒚 = 𝟑𝟏𝟎𝟎𝟎𝒑𝒔𝒊
On aura ainsi: 𝝈𝒛 = 𝟑𝟕𝟎𝟎𝟎𝒑𝒔𝒊
𝝉𝒚𝒛 = 𝟐. 𝟏𝟎𝟔 𝟑𝟎𝟎 𝟏𝟎−𝟔
𝝉𝒚𝒛 = 𝟔𝟎𝟎𝒑𝒔𝒊 𝝉𝒙𝒚 = −𝟒𝟎𝟎𝒑𝒔𝒊
𝝉𝒚𝒛 = 𝟔𝟎𝟎𝒑𝒔𝒊
𝝉𝒙𝒛 = 𝟐. 𝟏𝟎𝟔 𝟐𝟐𝟓 𝟏𝟎−𝟔 𝝉𝒛𝒙 = 𝟒𝟓𝟎𝒑𝒔𝒊
𝝉𝒚𝒛 = 𝟒𝟓𝟎𝒑𝒔𝒊
Le calcul de la résistance en compression donne le résultat ci-
dessous :

𝝈𝒙 + 𝝈𝒚 + 𝝈𝒛 + 𝟐𝝉𝒙𝒚 + 𝟏, 𝟕𝝉𝒚𝒛 + 𝟎, 𝟗𝝉𝒙𝒛


𝝈𝑪 = =
𝟒
𝟐𝟕𝟎𝟎𝟎 + 𝟑𝟏𝟎𝟎𝟎 + 𝟑𝟕𝟎𝟎𝟎 − 𝟖𝟎𝟎 + 𝟏𝟏𝟎𝟓 + 𝟒𝟎𝟓
𝝈𝑪 =
𝟒
𝝈𝑪 = 𝟐𝟑𝟗𝟐𝟖𝒑𝒔𝒊

𝟏 𝑷𝒔𝒊 = 𝟔𝟗, 𝟑𝟖𝟏𝟎−𝟒 𝑴𝑷𝒂

𝝈𝒄 (𝒍𝒂𝒃𝒐 = 𝟐𝟑𝟗𝟐𝟐(𝟔𝟗, 𝟑𝟖. 𝟏𝟎−𝟒 = 𝟏𝟔𝟔 𝑴𝑷𝒂

La roche est considérée comme très résistante d’après le critère de Muller


(ISRM 1981).
Calcul de la résistance des piliers
Design de la méthode a. Calcul du rendement de
récupération:

S=10X15=150m
Lchd=15m
Lp=15m S= 25X30=750m
𝒔
s 𝑹= 𝟏−
𝑺
∗ 𝟏𝟎𝟎 =
𝟏𝟓𝟎
Lp=15m

s 𝟏− ∗ 𝟏𝟎𝟎 = 𝟖𝟎%
𝟕𝟓𝟎
𝑹 = 𝟖𝟎%
Lch=15m

Wp=10m
La méthode prévoir un taux
de défruitement du minerai
très élevée. Il est prudent de
penser à la sécurité du
travail.
Avec : H=500m; hp=12m
𝑪𝟎 𝟏 𝟏−𝑹
𝑭𝑺 = = 𝑪𝒐 . = 𝑪𝒐 .
𝑺𝒑 𝑺𝒗 𝑺𝒗
𝟏−𝑹

𝒍𝒑 𝑾𝒑
𝟏−𝑹= =0,8
𝑾 𝑷+𝒍𝒄𝒉𝒅 𝒍𝒑 +𝒍𝒄𝒉

𝑪𝑶 𝝈𝒄
𝑭𝒔 = 𝟎, 𝟖 = 𝟎, 𝟖
𝑺𝒗 𝜸𝑯

𝑪𝑶 𝝈𝒄 𝟏𝟔𝟔
𝑭𝒔 = 𝟎, 𝟖 = 𝟎, 𝟖 = 𝟎, 𝟖
𝑺𝒗 𝜸𝑯 𝟎, 𝟐𝟓𝟐 ∗ 𝟓𝟎𝟎
𝑭𝒔 = 𝟏, 𝟎𝟓𝟑
Le calcul du coefficient de sécurité avec la méthode
d’Obert et Duvall donne ce qui suit:

𝑾𝒑 𝟏𝟓
𝑪𝒑 𝟏𝟔𝟔 𝟎, 𝟕𝟖 + 𝟎, 𝟐𝟐
𝑪𝟏 𝟎, 𝟕𝟖 + 𝟎, 𝟐𝟐 𝟏𝟐
𝑪𝒑 𝒉𝒑 𝑭𝒔 = =
𝑭𝒔 = = 𝑺𝒗 𝟎, 𝟐𝟓𝟐 ∗ 𝟓𝟎𝟎
𝑺𝒗 𝜸𝑯

𝑪𝒑 𝟏𝟔𝟔 𝟎, 𝟕𝟖 + 𝟎, 𝟐𝟕𝟓 𝑪𝒑 𝟏𝟔𝟔 𝟏, 𝟎𝟓𝟓


𝑭𝒔 = = 𝑭𝒔 = =
𝑺𝒗 𝟎, 𝟐𝟓𝟐 ∗ 𝟓𝟎𝟎 𝑺𝒗 𝟏𝟐𝟔

𝑪𝒑 𝟏𝟕𝟓, 𝟏𝟑
𝑭𝒔 = = = 𝟏, 𝟑𝟗
𝑺𝒗 𝟏𝟐𝟔

Le constat général est que la méthode de Hoek est un peu plus


pessimiste que la méthode proposée par Obert et Duvall pour le calcul
du coefficient de sécurité.
Ex. Un projet d’exploitation gisement cuprifère de 5m d’épaisseur et de pendage 60° par la
méthode de CAF(chambres montantes remblayées) propose l’abandon des piliers entre les
vastes chambres remblayées. Le gisement est situé à 1700m de profondeur . L’exploitation se
fait dans le sens du pendage avec des chambres de 50 m de hauteur séparé des drifts espacés
de 100m . La géométrie de la méthode ainsi que les propriétés mécaniques relatives à la roche
et au remblai sont montrées sur le tableau ci-dessous.
On demande de calculer
la résistance du pilier en
MPa à 50% et à 90% du
taux d’extraction de la
chambre. De plus,
estimer les
déplacements obtenus à
50 et 90% de
récupération du
minerai.

Légende

Minerai

Remblai
Solution

La hauteur au niveau de la zone remblayée est calculée comme suit:


𝒉 = 𝟏𝟕𝟎𝟎 − 𝟏𝟓𝟎 𝟐 = 𝟏𝟔𝟐𝟓𝒎

A cette profondeur , les contraintes calculées sont les suivantes:

𝑆𝑉 = 25 1625 = 40,63𝑀𝑃𝑎
𝑆𝑁𝑆 = 1000 + 40 1625 = 66𝑀𝑃𝑎
𝑆𝐸𝑊 = 500 + 15 1625 = 24,8𝑀𝑃𝑎

La rotation sur l’axe N-S, nous donne les contraintes:

𝑆𝐸𝑊 + 𝑆𝑉 𝑆𝐸𝑊 + 𝑆𝑉
𝑆𝑛 = + cos 2,3
2 2
24,88 + 40,63 24,88 − 40,63
= + cos 2,3
2 2
𝑆𝑛 = 28,86𝑀𝑃𝑎
La relation d’équilibre par rapport au rendement de récupération s’obtient
par l’expression:
À 50 % de 𝑆 𝐸𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒
𝑆𝑝 = avec 𝑓 =
rendement de 1−𝑅 1−𝑓 𝐸𝑓𝑖𝑙𝑙
récupération 28,86
=
1 − 0,5 1 − 0,01
𝑺𝒑 = 𝟓𝟕, 𝟏𝑴𝑷𝒂

𝑺𝑷 ≤ 𝑹𝒄
𝟓𝟕, 𝟏𝑴𝑷𝒂 ≤ 𝟏𝟑𝟖𝑴𝑷𝒂

La contrainte sur le remblai est de0,571 MPa, les contraintes, la contrainte normale
avant l’ouverture de l’excavation (à 50% de récupération):
(57,1)(0,5)+(0,571)(0,5)=28,86MPa.

À 95% de récupération, les contraintes sur le pilier et sur le remblai ( à la profondeur


de 485m) sont estimées à 4,85MPa.
Le déplacement U s’obtient par l’expression suivante:

𝜟𝑳 𝑼 𝑺𝒑 𝑺𝒇
𝜺= = = =
𝑳𝟎 𝑾 𝑬 𝑬𝒇
𝑺𝒑
𝑼= 𝑾
𝑬𝒑
𝟓𝟕, 𝟏
𝑼 𝟓𝟎% = 𝟓 = 𝟎, 𝟎𝟐𝟏𝒎
𝟏𝟑, 𝟖 𝟏𝟎𝟑
𝟒𝟖𝟓
𝑼 𝟗𝟓% = 𝟓 = 𝟎, 𝟏𝟖𝒎
𝟏𝟑, 𝟖 𝟏𝟎𝟑

Les déformations observées respectivement pour les récupération de 50%


et 95% sont les suivantes: 0,42% et 3,5%.
Ex6: Un gisement de cassitérite situé à une profondeur de 500 ft est exploité
en chambres et piliers (nous rappelons que le pendage du gisement est de 00
). Les chambres abandonnées sont de 20 ft de largeur et les piliers ont une
hauteur de 135 ft. La roche du pilier a une résistance en compression de
15000 psi et le rapport entre les résistances en compression et en traction est
égale à 15.

Pour estimer la résistance du pilier, un avant projet est effectué par EMI-
Gécamines et le facteur de sécurité de l’ordre de 6 est proposé. On demande
de déterminer l’épaisseur du pilier lorsque ce dernier est protégé par un
support en remblai. Les caractéristiques du remblais sont montré ci-dessous:

𝟏
𝜸𝒔𝒂𝒃𝒍𝒆 = 𝟏𝟎𝟎𝒑𝒄𝒇; 𝝁 = 𝟏; 𝒌 =
𝟑
Piliers avec chambres remblayées: exercices
Solution
L’expression du facteur de sécurité est obtenue par la formule:

𝑪𝒐 𝑪 𝟎 𝟏 − 𝑹 𝟏𝟓𝟎𝟎𝟎 𝟏 − 𝑹
𝑭𝒔 = = 𝟔=
𝑺𝒑 𝑺𝑽 𝟓𝟎𝟎
𝟏 − 𝑹 = 𝟎, 𝟐
𝑹 = 𝟎, 𝟖 𝟖𝟎%
A.
En élévation

Remblai

Avant remblayage Après remblayage


B.
En coupe

𝑾𝒑
𝟏−𝑹= W0
𝑾𝟎 + 𝑾𝑷
𝑾𝒑
𝟎, 𝟐 =
𝟐𝟖 + 𝑾𝑷
𝑾𝒑 = 𝟕𝒇𝒕 W0
WP
En analysant le
comportement des piliers,
on se rend compte qu’ils
sont au bord de la rupture
du fait de leur élancement
et ce malgré une bonne Le calcul de la résistance du pilier suite à la
résistance de la roche. contrainte verticale est obtenue à partir de
l’expression suivante:

𝑺𝑽 𝟓𝟎𝟎
𝑺𝒑 = = = 𝟐𝟓𝟎𝟎𝒑𝒔𝒊
𝟏 − 𝑹 𝟎, 𝟐
En tenant compte de l’effet du remblai, Janssen a proposé l’expression
suivante pour calculer la contrainte verticale sur le pilier:

𝛾𝑊0 2𝜇𝑘
𝜎𝑣 = 1 − exp − 𝑧
2𝜇𝑘 𝑊0
100 28 2 1 1 3
= 1 − exp − 𝑧
2 1 1 3 28

Les contraintes qui 𝝈𝒗 = 𝒛 = 𝒉𝒑 = 𝟒𝟎𝟑𝟏𝒑𝒔𝒇(𝟐𝟖𝒑𝒔𝒊


surviennent à la base
du remblais 𝝈𝒉 = 𝒛 = 𝒉𝒑 = 𝒌𝝈𝒗 = 𝟏𝟑𝟒𝟒𝒑𝒔𝒇(𝟗, 𝟑𝟑𝒑𝒔𝒊
d’expriment de la 𝝉 = 𝒛 = 𝒉𝒑 = 𝝁𝝈𝒉 = 𝟏𝟑𝟒𝟒𝒑𝒔𝒇(𝟗, 𝟑𝟑𝒑𝒔𝒊
manière suivante:
𝜇𝑘
𝜏= 𝜎𝑣 𝑑𝑧 =
ℎ𝑝
ℎ𝑝

𝜇𝑘 𝛾𝑊0 2𝜇𝑘
1 − exp − 𝑧 𝑑𝑧
ℎ𝑝 2𝜇𝑘 𝑊0
ℎ𝑝
hp
𝜇𝑘 𝛾𝑊0 𝑊0 2𝜇𝑘
𝑧− exp − 𝑧
ℎ𝑝 2𝜇𝑘 2𝜇𝑘 𝑊0
ℎ𝑝 0
1 1 3 100 28
135 2 1 1 3
28 2 10 1 3 28
135 − exp −
2 1 1 3 28 2 1 1 3
𝜏 = 982𝑝𝑠𝑓 6,82𝑝𝑠𝑖
L’équilibre des force sur le pilier est la somme des effort sur la base du pilier
(bottom force) et les efforts exercés par le remblai sur les parements ( side
force).
𝑊 = 𝐹 𝑏𝑜𝑡𝑡𝑜𝑚 + 𝐹 𝑠𝑖𝑑𝑒 = 𝜎𝑣 𝑧 = ℎ𝑝 𝐴 𝑏𝑜𝑡𝑡𝑜𝑚 + 2𝜏𝐴 𝑠𝑖𝑧𝑒

𝑾 = 𝟏𝟎𝟎 𝟏𝟑𝟓 𝟐𝟖 𝟏

𝐹 𝑏𝑜𝑡𝑡𝑜𝑚 = 100 135 28 1

2𝜏𝐴 𝑠𝑖𝑑𝑒 = 2𝜏 135 1 = 2651.105

𝜏 = 982𝑝𝑠𝑓
La contrainte horizontal sur les parois du pilier est donnée par l’expression:

𝜎ℎ = 1 𝜇 𝜏 = 982𝑝𝑠𝑓 6,82𝑝𝑠𝑖
Comme on l’a dit ci-dessus l’effet du confinement du remblai agira sur les
parois du pilier ou sur sa base. En admettant que le critère de rupture au
cisaillement retenu est celui de Mohr-Coulomb, la résistance du pilier est
calculée par l’expression ci-dessous:
𝐶0
𝐶𝑝 = 𝐶0 + 𝑝. 𝐶𝑝 = 15000 + 15 6,82
𝑇0
𝐶𝑝 = 15102𝑝𝑠𝑖
Size

Pour étudier l’effet du remblai sur la base et les


parements du pilier, il faut étudier l’équilibre des
forces qui sollicitent le pilier comme illustré sur la
figure ci-contre.

Bottom
L’équilibre des efforts autour du pilier est déterminé de la manière suivante:

1. Les efforts normaux à la base du pilier de la manière ci-dessous:

𝑭𝒗 = 𝟎 = 𝑺𝒑 𝑨𝒑 + 𝑻𝒑 𝑨𝑺 − 𝑺′𝒑 𝑨𝒑

𝟎= 𝟐𝟓𝟎𝟎 𝟕 𝟏 + 𝟔, 𝟖𝟐 𝟏𝟑𝟓 𝟏 − 𝑺′𝒑 𝟕 𝟏


𝑺′𝒑 = 𝟐𝟔𝟑𝟐𝒑𝒔𝒊

On remarque la valeur de Sp augmente car : 𝑺𝑷 ≤ 𝑺′𝒑

2. Les efforts tangentiels ou horizontaux dans les parements du pilier de la


manière ci-dessous:

𝑭𝒉 = 𝟎 = 𝑺𝒑 𝑨𝒑 + 𝑻𝒔 𝑨𝒔 − 𝑺′𝒑 𝑨𝒔

𝟎 = 𝟏𝟒𝟒 𝟔, 𝟖𝟐 𝟏𝟑𝟓 𝟏 − 𝑻′𝒑 𝟕 𝟏


𝑻′𝒑 = 𝟏𝟑𝟐𝒑𝒔𝒊
Le calcul du coefficient de sécurité est obtenu à partir de l’expression ci-
dessous:

𝟐𝒄 𝐜𝐨𝐬 𝝓 𝟏 − 𝐬𝐢𝐧 𝝓 − 𝜷 𝐬𝐢𝐧 𝜼 𝒔𝒊𝒏 𝜷


𝑭𝑺 =
𝟐 𝟐
𝑺𝒑 − 𝑺𝒔 + 𝑻𝒑 − 𝑻𝒔

A partir des expressions précédentes, on trouve ce qui suit:

𝑇𝑝 − 𝑇𝑠 2 132 − 6,8
𝑡𝑔 𝛽 = = = 0,04744 avec 𝜷 = 𝟐, 𝟕𝟐𝟎
𝑆𝑝 + 𝑆𝑠 2 2,632 + 6,82

𝑇𝑝 − 𝑇𝑠 2 132 − 6,8
𝑡𝑔 𝜂 = = = 0,04768 avec 𝜼 = 𝟐, 𝟕𝟑𝟎
𝑆𝑝 − 𝑆𝑠 2 2,632 − 6,82

On remarque que les valeurs de ces angles sont proches les unes des autres
on peut les simplifier au numérateur:
Pour calculer le coefficient de sécurité , on fait une partition entre le
numérateur N et le dénominateur D.

2 1,936 cos 61,05


𝑁= = 12880𝑝𝑠𝑖
1 − 1,004 sin 61,05 − 2,72

𝐷= 2632 − 6,82 2 + 132 − 6,82 2 = 2628𝑝𝑠𝑖

𝑁 12880
Le facteur de sécurité FS est égal au rapport N/D: 𝐹𝑠 = =
𝐷 2618

𝑭𝒔 = 𝟒, 𝟗𝟖

On voit que dans ce cas, les efforts additionnels apportés par le sable
diminue la résistance du pilier surtout dans les parements. D’où la nécessité
de choisir un remblai qui possède de bonnes propriétés.
Plan du cours
Chapitre I : Généralités sur la méthode des chambres et
piliers

Chapitre II : Calcul des piliers par des méthodes


analytiques

Chapitre III : Calcul des piliers par des méthodes


empiriques

Chapitre IV : Calcul des piliers par des méthodes


numériques
Méthode numérique
Brève présentation du problème:

Les méthodes de calcul des piliers ne prennent pas en compte la déformation du terrain. Si
le terrain est très déformable ce type de calcul s’avère insuffisant voire même erroné. Il
dévient dès lors important de connaitre les déformations provoquée autour de
l’ouvrage à l’approche de la rupture.

Il est essentiel dans la plupart de cas de connaitre l’évolution des déformations par rapport
aux contraintes imposées. Il est donc essentiel de connaitre la loi de comportement du
massif rocheux. Ce comportement peut être approchée lorsque la géométrie de
l’ouvrage est simple: géométrie circulaire, un carré etc.

Par ailleurs, lorsque la géométrie est complexe ou que les conditions de sollicitation sont
variables. Il est alors important de résoudre ce problèmes par les approches dites
numériques: éléments finis, aux frontières, distincts, etc.
Méthodes des éléments finis: étapes du calcul

1. Définition du problème: géométrie et état de chargement;


2. Sélection des fonctions de discrétisation Pré-processeur

3. Equations de bases Processeur

4. Assemblage des éléments


5. Traitement des données
Post-processeur
6. Analyse des résultats
Définition du problème: EF
1. Définition du problème 2. Discrétisation (maillage du modèle)

On définit la géométrie du problème et On choisit un maillage triangulaire avec des


les efforts de sollicitation. mailles simples, ou des mailles géométriques.
Définition du problème
Selon la précision souhaitée et la vitesse
3. Les efforts dans les nœuds(les sollicitations
du processeur, on choisi soit un maillage
entrainent le déplacements des nœuds),
grossier ou un maillage fin( voir Phase2)

Les déplacements et les efforts nodaux sont


montrés comme ci-dessus.
Définition du problème

Les contraintes initiales et les efforts initiaux sont montrés comme


ci-dessous:
Définition du problème
L’assemblage des efforts nodaux, des déplacements et des vecteurs nodaux donnent
l’expression ci-dessous:

La matrice K regroupe les propriétés mécaniques des éléments du


modèle.
Si, nous considérons un élément quelconque du modèle, les efforts de
sollicitation et les déplacements nodaux autour de l’élément sont
illustrés sur la figure ci-dessous:

L’expression des sollicitations


sur l’élément a est donnée par
la formule ci-contre:
Définition du problème

L’expression vectorielle des sollicitations autour de l’élément à est donnée par:

La matrice K des propriétés mécanique de l’élément a est donnée par


l’expression suivante:
Assemblage

La généralisation de l’approche sur tous les éléments du modèle est illustrée


sur la figure ci-dessous.

Les données du
problème (connues)

Les conditions aux


limites

Les inconnues

L’expression mathématique des sollicitation


pour tout le corps est montrée ci-contre:
Définition du problème
Le vecteur des forces de réaction qui résultent de la sollicitation des nœuds est donné
par l’expression ci-dessous:
Définition du problème
Assemblage des propriétés des éléments dans la matrice globale
La matrice de rigidité s’exprime de la manière suivante:
Définition du problème

La solution de l’équation d’équilibre globale définie par les déplacements de


nœuds dans tous les éléments du maillage est donnée de la manière ci-
dessous:
On considère d’abord un point P de coordonnées X et Y situés arbitrairement
dans l’élément ou chaque vecteur nodal Ue. Le déplacement du vecteur u
pour chaque point est donnée par l’expression matricielle suivante:

𝒖 = 𝑵 𝒖𝒆
𝒖𝒙
𝒖 = 𝒖
𝒚

N est une matrice qui dépend de la fonction de forme choisie pendant la


création du maillage.
Définition du problème
Pour un élément à trois nœuds la fonction N s’exprime de la manière suivante:

Avec

Les coefficients Ni,Nj et Nk s’obtiennent à partir de la fonction scalaire f(x,y) comme


montré ci-dessous:
Pour chaque
nœuds de l’élément on aura
les fonction suivantes:
Calcul des contraintes et des déformations
Les déformations et les contraintes sont calculées à partir des expressions
suivantes:

La matrice des fonctions de La matrice des paramètres


dérivation élastiques
Exemple d’utilisation du logiciel Phase 2 pour l’étude
de la stabilité du pilier
Simulation numérique
Les grandes étapes d’un calcul numérique pour évaluer la stabilité des piliers:

1. Préparation du modèle Géométrie et états de sollicitations


Pré -Processeur Conditions aux limites dans les bords du modèles
Attribution des propriétés aux matériaux
Discrétisation du domaine et maillage

Sollicitation du modèle ( en contrainte ou en


2. Simulation déformation)
Prise en compte de l’effet de la gravité ou des
contraintes naturelles.

3. Réponse du modèle Variation des contraintes, déformations


Post- Processeur Présence des points de rupture ou des points
plastiques, mesure de la déformée etc.
Hypothèses de simulations

L’hypothèse générale sur base de la quelle les modèles des piliers sont
construits consiste à retrouver un état plan de déformation. Dans ces
conditions on admet que l’on se retrouve loin des limites du modèle.

• On admet également que les dimensions des ouvrages sont les mêmes
dans tous les panneaux;
• On admet également que tous les piliers sont constitués d’un même
minerai, de la même manière le toit et les mur sont constitués
respectivement d’une couche homogène.
• On admet que la loi de comportement des massifs rocheux est élasto
plastique: dans ces conditions les critères élasto plastique de Mohr-
Coulomb ou Hoek et Brown sont nécessaires.
Hypothèses de calcul des piliers avec les méthodes
numériques
Le Problème initial exprimé en 3D
est ramené en 2D à l’’ai de
l’hypothèse plane.

Etat plan de déformation


Géométrie du modèle de piliers

La
géométrie
du modèle Toit Pilier
est montré
sur la figure,
Le pilier est Minerai
chargé par
son propre
poids et Mur
celui des Chambre
terrains sus-
jacents.
Maillage triangulaire autour du pilier
Stérile

Minerai

Maillage avec éléments triangulaires


simples.
Base de données

Les bases des données


reprennent les

propriétés mécaniques
des roches et les lois de
comportement et les
critères de rupture
associées à ces roches.

Le critère de rupture
associé est celui de Hoek-
Brown
Conditions aux limites et de chargement

Le modèle est sollicité par Gravité, on


admet que l’ouvrage se trouve à une
très grande profondeur (600m). Il se
déforme très peu par rapport à la
surface. Dans ces conditions, on
bloque tous les déplacements en X et
en Y( triangle).

Vu que nous sommes dans


une zone à forte incidence
tectonique, on admet par
hypothèse que le facteur
de pression de terrain est
égale à 1. En d’autres
termes les pressions
verticales sont identiques
aux pressions latérales.
Exécution du calcul

La méthode d’élimination de Gauss est


retenue pour le calcul numérique des
contraintes, déformations,
déplacements etc.

Par défaut, nous considérons 500


itérations avec une tolérance de
0,001 pour la précision du calcul.
Résultats des simulations: contraintes, déplacements
et distribution des points plastiques

K=0,5 K=1

Contrainte principale majeure:


Les valeurs de la contrainte sigma 1 ont une amplitude beaucoup plus élevée au centre du
pilier.
Par ailleurs, les parements ne reprennent pas correctement la chargement, les raisons sont
diverses mais dans le cadre de ce cours , nous admettons par hypothèse que ces zones sont
relâchées ( suite à la fracturation). Cela explique sûrement pourquoi, elles ne reprennent pas
entièrement les contraintes.
Variation de la déformation horizontal du pilier par rapport à la valeur de la
pression latérale.

K=0,5 K=1

Sur la figure, on sait voir l’augmentation des pressions


latérales a un effet sur l’accroissement des amplitudes
des déformations. En d’autres termes ,on eut dire que
ces déformations provoquent la plastification de la
roche dans les parois du pilier. Cela se manifeste par la
présence des zones écaillées.
La déformée du pilier explique le même phénomène.
Le pilier étant très chargé, il se déforme en se
raccourcissant, la partie bombée pourra entre en
rupture par traction.
Distribution des points plastiques

K=0,5 K=1

La présence des points plastiques implique que le critère de rupture est rompu. Les
déformations du massif rocheux ont atteint un seuil tel que la ruine du matériau est
inéluctable. Dans notre, cas nous associons par hypothèse la distribution des points
plastiques à un début de rupture. Ainsi à k=0,5, on remarque que la partie central
du pilier n’est pas affectée par les points plastique, cela indique que le pilier peut
encore reprendre les charges qui lui sont transmises. Par contre, pour k=1; on
constate que la zone susceptible de rependre les efforts s’aminci, les piliers entre
inexorablement dans la phase de rupture.
Annexes: unités de mesure SI et impérial
Unités de mesure de la distance
Inch ft mm cm m Unités de longueur
Inch 1 0,8333 25,4 2,54 0,0254

ft 12 1 304,8 30,48 0,3048


mm 0,03937 0,003280 1 0,1 0,0001

cm 0,3937 0,03280 10 1 0,01

m 39,370 3,2808 1000 100 1


Unité de surface
Inch2 ft2 cm2 m2

Inch2 1 0,0069 6,4516 0,000645

ft2 144 1 929,03 0,0929


cm2 0,1550 0,00107 1 0,0001
m2 1550 10,7638 10000 1
Unité de volume
Inch3 ft3 cm3 m3 gal

Inch3 1 0,00057 16,3871 0,01638 0,0043

ft3 1728 1 28316,8 0,02831 7,4805


cm3 0,06102 0,003531 1 0,000001 0,00026
m3 61023,7 35,3146 1000000 1 264,171
gal 1
Unités de mesure de la distance
Kg pound ton T N kN Force

Kg 1 0,8333 25,4 2,54 0,0254 9,8066

pound 0,4535 1 0,0005 0,00045 4,4482 0,0044


36 2 482
ton 907,18 2000 1 0,90718 889604 8,8964
43 43
T 1000 2204,62 1,1023 1 9806,6 9,8066
2 5 5
N 0,1019 0,22480 0,00011 0,00010 1 0,001
9 24 2
kN 101,97 224,808 0,11240 0,10197 1000 1
16

Contraintes et pression atm bar Kg/cm2 psf psi ton/ft2 kPa


(N/m2)
atm 1 1,0133 1,0133 2116,2 14,698 1,0581 101,32
𝟏𝑷𝒂 = 𝟏𝒌 𝑵 𝒎𝟐 bar 0,9868 1 1,0197 2088,4 14,503 1,04421 99,995
𝟏𝑴𝒑𝒂 = 𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟏𝒌 𝑵 𝒎𝟐 Kg/cm2 0,9678 0,9807 1 2048,2 14,223 1,02407 98,066

𝟏𝟎𝟎𝟎𝒑𝒔𝒊 = 𝟔, 𝟖𝟗𝟒𝟕𝑴𝑷𝒂 psf 0,0047 0,0047 0,0005 1 0,0069 0,0005 0,0479


2 8
𝟏𝟎𝟎𝟎𝒑𝒔𝒊 ≈ 𝟕𝑴𝑷𝒂 psi 0,068 0,068 0,0703 144 1 0,072 6,8947
𝟏𝒑𝒔𝒊 ≈ 𝟎, 𝟎𝟎𝟕𝑴𝑷𝒂
ton/ft2 0,9450 0,9765 0,9765 2000 13,889 1 95,761
𝟏𝑴𝑷𝒂 ≈ 𝟏𝟒𝟓𝒑𝒔𝒊
kPa 0,0098 0,01 0,0102 20,885 0,145 0,01044 1
(N/m2) 6
Unités de mesure de la distance

Poids spécifique gr/cm3 t/m3 Kg/m3 pci pcf kN/m


3
gr/m3 1 1 1000 0,0361 62,4 9,803
2 279 9
t/m3 1 1 1000 0,0361 62,4 9,803
2 279 9
Kg/m3 0,001 0,001 1 0,0000 0,06 0,009
36 242 804
pci 27,6799 27,699 27679 1 1728 14,22
9 09 3
pcf 0,01601 0,0160 16,018 0,0005 1 0,157
8 18 46 79 04
KN/m3 0,102 0,102 102,00 0,0036 6,36 1
02 85 766
Les lettres de l’alphabet grec utilisé en mécanique des roches
Fin
Pour les remarques et suggestions écrivez à
l’adresse :

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Si des anomalies ou des incohérences demeurent dans ce cours, elles peuvent être le
résultat d’une faute de frappe, d’une évolution des techniques ou d’une imprécision
involontaire. De toutes les manières ,nous vous prions de les signaler à l’adresse
indiquée ci-dessus.

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